Musique de Denean, merci à Chantal Coté, oeuvre & poésie par Ginette Villeneuve
Aspect planétaire basculant La lune arrive, se balancant Promis, un petit déplacement intéressant Un moment motivant Pour un signe si attachant
Lendemains enlevants Tu es convainquant Des contrats, des propositions Sans cesse arriveront Puisqu'Uranus est en Poisson
Union durable pour les amants Car Jupiter en transit accourt Chemins de vie en mouvement Âmes coeurs et soeurs Se suivent comme des aimants
À coeur ouvert Étudie l'endroit comme l'envers Sans ondes de choc Cherche tous ces signes en bloc
Ginette Villeneuve 22 avril 2005
Mon horoscope du jour...
Vous subissez la contrainte de penser à quelqu'un en particulier. Vous aviez la certitude que c'était quelque chose de très important pour vous de lui parler de ce sentiment qui vous animait. La communication est un élément indispensable dans l'harmonie des relations mais s'ouvrir ainsi était-ce l'idéal.
Fais-moi du cinéma Dessine-moi la vie Écrits-moi un scénari Transforme le trac en énergie Allez Tu verras c'est exaltant ça.
Oublie le terre à terre Des mathématiciens Sois mon prisme de couleurs Mon magicien Mon poème Sois mon cadeau à jouer
Flirte avec ma vie Accepte que Je m'approprie un peu De la tienne Mise en scène Décor, musique Et comédiens sont prêts L'excellence est au rendez-vous Séduisons, libérons l'imagination
Dans les champs l’herbe se colore De mille fleurs de mille feux, Il est grand temps d’aller dehors, Voici la fin du couvre-feux !
On voit aussi sur ces couleurs Remuer de vivantes fleurs, Les papillons sont à l’honneur, C’est même l’heure de leur bonheur !
Leurs ailes, toiles impressionnistes, Peintes par Monet ou par Gauguin, (Qui était plutôt un symboliste) En tous cas par un artiste, Sont les chefs d’œuvres du jardin.
Cette euphorie et cette fête Ont eu lieu des millions de fois Pourtant chaque acteur la répète Comme pour la première fois !
Une institutrice à un élève : - Comment t'appelles-tu? -Mohammed Ben Ahmed.
- Ici nous sommes en France, il n'y a pas de Mohammed. Dorénavant tu vas t'appeler Jean-Marc, lui rétorque la maîtresse. Rentrant chez lui, le petit croise sa mère : - Alors, Mohammed, une bonne journée? - J'mappelle plus Mohammed, mais Jean-Marc, car je suis en France.
La mère, folle de rage, lui flanque une raclée et en hurlant appelle son mari qui, une fois au courant de la situation, refile une claque à Jean-Marc.
Le lendemain, arrivé en classe, la prof constate que Jean-Marc a des marques de doigts sur son visage. - Que s'est-il passé, Jean-Marc? dit-elle, toute consternée.
- Eh bien, Madame, ça faisait pas deux heures que j'étais Français, que je me suis fait agresser par deux Arabes.
Deux orphelins Aux ailes brisées, Réfugiés loin De la foule enragée, Ont trouvé Dans l’oubli De leur vie d’isolés, L’égarement dans l’infini.
Le désert de leur âme Sans le réconfort De la tendre flamme, Brûle doucement leur corps Qui se meurt lentement Sous les coups du destin, Les menant vers le néant Des sombres lendemains.
Le fond de l’abîme Les attire inexorablement, Leur regard tombe des cimes Sur la fin de leur temps, Se noie dans les tourbillons D’une rivière en furie Qu’est leur esprit en fusion Empli d’utopiques lubies.
Avec de la pluie dans le regard, Fruit d’une existence sans espoir, Ils rodent dans le brouillard Sans désir à échoir. La lueur fragile D’une lune crépusculaire Les découvre immobiles, Esseulés dans leur désert.
Noir est leur monde D’égarés sans avenir, La tristesse qui les inonde Les empêche de frémir. Leurs envies se sont perdues Au fil des jours, Sur des routes inconnues Où ils ont cru trouver l’amour.
L’âme au bord du gouffre, Un pied déjà dans l’au-delà, Dans le nez, l’odeur du souffre De leur enfer ici-bas, Ils ont voulu tout arrêter, Evacuer l’amertume, Cesser de respirer, Enfin sortir de la brume.
L’autre jour, un de mes amis me dit : "T’es bête comme tes pieds".
Je n’ai pas tellement apprécié, je me suis senti alors pas mal insulté et je n’arrivais même pas à oublier. Je pleurais, quand tout à coup, j’ai entendu, en chœur, mes orteils (la famille pied) me dire : " Ne t’en fais pas, tu penses que ça nous fait pas mal, à nous aussi, d’entendre des phrases commes celles-ci :
"Y joue comme un pied", "Y sent les petits pieds",
"Y a les pieds dans la même bottine", "Y est-y pied rien qu’un peu",
"Y traîne les pieds", "Y a été mis à pied, comme si on était des paresseux",
"On lui a fait un pied de nez".
Nous avons mal ainsi, au fond tout ça c’est des "On dit" Nous, nous savons qui nous sommes.
C’est vrai, nous autres les orteils, nous habitons la basse-ville, le quartier des pauvres, c’est pas la haute-ville, c’est pas chez les intellectuels, chez les bourgeois. Y a pas de parfum, puis, c’est vrai que ça sent pas toujours bon – ça sent pas le Fabergé. Que veux-tu, parce qu’on travaille fort, on sue. D’ailleurs, on ne nous connaît pas très bien ou très mal. Nous n’avons pas été baptisés, nous n’avons pas de nom comme Pouce, Index, Majeur, Annulaire, Auriculaire (ou Petit Doigt), non, les seuls noms qu’on nous donne, c’est des surnoms, et on nous les donne avec un certain mépris : Gros orteil, petite orteil,
Et pourtant, nos journées sont bien remplies, et la vie n’est pas toujours facile pour nous.
Souvent on travaille dans l’ombre, comme les marins dans la cale.
On n’est pas toujours bien chaussés – on a honte de nous autres, on nous tient cachés,
on voit rarement le soleil.
C’est vrai, on ne sait pas écrire comme les doigts, mais on sait marcher.
Et que de fois, on nous écrase.
Si tu prenais la peine de nous regarder, tu verrais, on ressemble à des blessés de guerre,
on est pleins de cicatrices dues à des petits corps, des oignons, des ongles incarnés mal soignés. Puis, on ne nous donne pas de vacances, on porte des poids pas seulement légers. Mais on travaille en équipe : le plus fort protège le plus faible, et cette fois, c’est le gros orteil qui avait pris la parole,
oui c’est pour ça qu’étant le plus grand je marche le premier,
je protège les autres.
J’ouvre le chemin, je peux en prendre davantage. Et c’est le plus petit qui marche en arrière
Nous sommes heureux de nous aider les uns les autres, Nous aimons aussi beaucoup les sports : la marche, la danse, grimper, faire su ski. Tu sais, on skie avec les pieds plus qu’avec sa tête. Et nous sentons la neige depuis la pression qui se fait sur nous les orteils, jusqu’au déroulement complet de la cheville. Nous avons l’impression de courir pieds nus dans la neige.
Quand Gros Orteil s’arrêta de parler, tous s’exclamèrent :
inspirations d'un instant volé à la musique aux mots venus d'ailleurs aux images et aux couleurs dont mon monde est rempli et qui animent ma tête et mon coeur.
Du haut du ciel tombe une fleur que je ne connais pas. Il avait plu des printemps trempés de cris ébouriffés. Ils avaient percé l’azur, de leurs orages en fulgurances éparpillées. Jaunes crève-nuage. Mauves transperce-paupières. Blancheurs de foudres piquantes. Des trombes sanguines ourlées d’éclats désordonnés. Des printemps aux fracas aveuglants. Des printemps de guerres étourdissantes à écraser le chant des oiseaux. L’heure immobile, criblée de tant de coups d’épée, s’était enfoncée dans l’océan jusqu’à descendre au fond de sa gorge, jusqu’à se faire avaler, jusqu’à couler plus bas, lourde de toutes les heures d’avant. On croit encore que l’océan enlise ses pieds dans l’imperceptible mouvance d’une boue sombre et trouble. Moi, je sais que le grand fond se recouvre des heures muettes tuées par les printemps d’en-haut. Il avait plu des printemps acérés sur la terre frémissante. Le ciel s’était refermé brusquement. Et puis plus rien. Je le regarde. Il a la fraîcheur de la création. Le soupir d’aise que procure la chair repue après l’amour. Je t’aime, mon ciel aux chevelures changeantes. Tombe une fleur que je ne connais pas, depuis tes lèvres d’étoiles lavées. Tombe une fleur fragile en pétales furtifs, une fleur innocente. Elle glisse sans hâte, paisible et rayonnante. Elle fredonne la mémoire d’ailleurs et dans sa mélodie, j’ai reconnu mon nom.
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