--- Dans cetace-fr@..., "andreas" <a_gu64@...> a écrit :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080115/tsc-canada-usa-environnement-
animaux-our-c2ff8aa_1.html
Mardi 15 janvier, 12h36
MONTREAL (AFP) - Des leaders inuits canadiens ont vivement reproché
lundi à des organisations écologistes américaines de pousser
Washington à classer les ours polaires parmi les espèces menacées,
insistant sur l'importance de cet animal pour l'économie locale.
"Ces groupes environnementaux (...) utilisent l'ours polaire pour des
raisons politiques contre l'administration Bush dans le dossier des
émissions de gaz à effet de serre. En tant qu'Inuits nous sommes
fondamentalement opposés à ces tactiques", a déclaré dans un
communiqué Mary Simon, présidente de la société Inuit Tapiriit.
Cette organisation représente les Inuits vivant dans le nord du
Québec et les territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut, dans
le grand nord canadien.
"L'ours polaire représente un important enjeu économique, culturel et
juridique touchant aussi à la subsistance et à la préservation. C'est
une affaire complexe (...) mais il semble que les médias, les groupes
écologistes et le public considèrent tout ça de manière trop
simpliste", a ajouté Mme Simon.
Le service américain de la pêche et de la faune (USFWS) devait rendre
une décision la semaine dernière sur une proposition visant à classer
les ours polaires parmi les espèces menacées d'extinction, mais il a
retardé la publication de sa recommandation finale "d'ici un mois".
Ce retard est attribué aux nombreuses réactions suscitées par des
études américaines publiées en septembre selon lesquelles la
réduction attendue des glaces arctiques en raison du réchauffement
climatique pourrait entraîner la disparition des deux tiers des ours
polaires dans le monde d'ici 2050.
Le Canada compte sur son territoire plus de la moitié des ours
polaires de la planète, dont le nombre est estimé à entre 20.000 et
25.000.
Les modèles utilisés par les scientifiques du Bureau géologique
américain, montrent que les superficies de glaces arctiques formant
l'habitat des ours polaires en été vont se réduire de 42% au cours
des prochaines décennies.
Les leaders inuits canadiens ne voient pas d'un bon oeil une
éventuelle consécration de l'ours polaire comme emblème du
réchauffement climatique car ils craignent les répercussions d'une
telle décision sur leur culture et les lucratifs marchés de la chasse
et du tourisme.
"Nos chasseurs et nos guides bénéficient économiquement (de la
chasse, ndlr)", a fait valoir Duane Smith, président de la branche
canadienne du Conseil Circumpolaire Arctique, organisation
représentant plus de 150.000 Inuits répartis dans différents pays
nordiques dont les Etats-Unis (Alaska).
Des milliers de touristes paient des milliers de dollars chaque année
afin de chasser ou d'observer l'ours polaire dans le Grand Nord
canadien, un important secteur économique pour plusieurs Inuits.
"Nous pouvons faire (ce développement) de façon responsable et
durable", a assuré M. Smith, précisant que dans le cas de la
chasse "toutes les parties de l'animal" était récupérées.
Si ces leaders Inuits s'opposent à la classification de l'ours
polaire comme espèce en voie d'extinction, ils reconnaissent et
témoignent toutefois des effets du réchauffement climatique sur leur
territoire.
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