6. Et alors nous apercevons dans une grande science, et dans une vraie
connaissance que chaque vie désire pour nourriture sa mère, d’où la vie
est née. C’est ainsi que le bois est la mère du feu, laquelle le feu
désire, et s’il est séparé de sa mère il s’éteint. Ainsi la terre est la
mère des arbres et des plantes, et ils la désirent ; ainsi l’eau avec
les autres éléments est la mère de la terre, et sans cela elle resterait
dans la mort, et il ne croîtrait en elle ni métaux, ni arbres, ni
plantes, ni herbes.
7. Nous voyons particulièrement que la vie élémentaire consiste dans un
bouillonnement, qu’elle est une ébullition, et que quand elle ne bout
plus elle s’éteint. Nous savons aussi que la constellation allume les
éléments, que les étoiles sont le feu des éléments, que le soleil
enflamme les étoiles, de façon qu’il y a un travail et un bouillonnement
l’un dans l’autre ; mais la vie élémentaire prend fin et est périssable,
au lieu que la vie de l’âme est éternelle.
8. Si donc elle est éternelle, elle doit aussi tenir de l’Éternel, comme
le cher Moïse en a écrit avec raison. Dieu a soufflé à l’homme un
souffle vivant, et l’homme est devenu une âme vivante.