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lcsm bénédictions
Nous en devons dire autant de ceux qui sont préposés à la garde et à la
conservation du mineur ; quoique leurs fonctions soient beaucoup
supérieures à celles des êtres qui ne sont attachés qu'au temporel et au
temps ; ils ne pourraient pas opérer auprès de l'homme mineur et
dégradé, tant de faits de préservation, de soutien, de consolation, de
lumière, de justice et de récompense, s'ils n'avaient en eux toutes les
vertus analogues à de pareilles opérations : et comment pourraient-ils
avoir de semblables vertus qui sont autant de bénédictions, s'ils ne les
recevaient pas de la source de toutes les bénédictions, c'est-à-dire du
Verbe même, et du centre de la vie divine ? Chacune des grâces qui nous
sont accordées dans ce genre sont donc réellement autant de bénédictions
; et quand nous réfléchirons que, depuis le moment où le mineur
s'incorpore dans sa forme matérielle, jusqu'à ce qu'il soit remis à son
terme de réconciliation, l'Être consolateur ne le quitte pas ; quand
nous réfléchirons, dis-je, que pour peu que cet Être suspende ou
ralentisse seulement son action sur nous, nous sommes dans le néant ou
dans la mort, nous verrons bientôt que son opération divine spirituelle
a pour nous le même but et le même effet que celle des êtres
spirituels-temporels sur la création matérielle, c'est-à-dire, qu'il
nous communique réellement la vie divine analogue à notre essence, comme
les autres communiquent la vie temporelle aux êtres passagers de la
création. Nous pouvons donc convenir également, que notre existence
spirituelle dans la vie, et la lumière qui lui est propre, est en effet
une bénédiction continuelle, puisque nous ne sommes pas un instant sans
avoir autour de nous, sur nous et dans nous, les vertus de l'Etre vivant
et vivifiant, d'où découlent toutes les bénédictions.
On pressent aisément que le nombre ternaire, étant le mode universel
selon lequel tout s'opère et se produit, les deux classes d'êtres dont
nous venons de parler, doivent le représenter aussi dans leur action ;
elles doivent avoir trois temps d'opération : elles doivent avoir, comme
la matière même, un temps de production ou d'émanation, un temps de
conservation et un temps de réintégration, lesquels temps ne sont que
les résultats des actes spirituels qu'ils opèrent, conformément à leurs
différentes vertus : ils ont donc par conséquent trois sortes de
bénédictions à manifester, ou trois Verbes principaux à opérer. J'ai
assez parlé des trois bénédictions données pour les lois de la matière ;
je me suis même assez étendu sur les êtres spirituels-temporels qui,
formant les sept arceaux de cette matière, sont destinés à en opérer la
rupture à la fin des temps, pour l'entier accomplissement des décrets de
la justice divine : mais je ne me suis point assez arrêté sur l'espèce
d'êtres septénaires chargés de la direction du mineur et il est à propos
de les observer encore, pour y découvrir ce nombre ternaire d'opérations
spirituelles qui s'exécutent en effet sur nous.
La première est cette jonction spirituelle
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