Bonne année à tous et toutes, et qu'il y ait plus de débats
métaphysico-cosmologiques, hi! hi! hi!....car je suis resté sur ma
faim.......
ooooh, j'plaisante......mais bon....comme chaque année je me repose les
mêmes questions...
c'est pas grave, çà me passera...hi! hi!
Anthony.
Bonsoir à tous,
Bon,
1- J'ai retrouvé une des sauvegardes du brouillon de l'article concernant
la production de l'énergie solaire, dont je pense que ce devait -être une
des premières.
2- Je n'ai pas vu de protestations sur la liste, entre-temps.... il faut
dire que je ne me suis pas connecté non plus :-))))
Amitiés à tous et bonne lecture, année, et santée.
Serge R.
PS : Le projet d'article.
Energie solaire
D'où vient l'énergie du Soleil ? Le mystère resta entier durant des
siècles. Puis, le mystère eut une explication, puis une autre, et encore
une autre... toutes aussi invalides les unes que les autres.
Connaissons-nous la vérité aujourd'hui ? Certainement ! Mais... toute la
vérité ? Sûrement pas !
À l'époque où les hommes ne connaissaient que la combustion chimique, ils
imaginèrent naturellement qu'elle était la source d'énergie du Soleil,
c'est-à-dire qu'ils imaginaient le Soleil comme une simple boule de feu
avec en son centre un énome tas de matière combustible. N'ayant pas la
moindre idée de ce que pouvait être la taille de notre étoile, pas plus que
de notions précises sur le phénomène de combustion, ils ne pouvaient pas
percevoir l'incohérence de l'hypothèse. Pourtant, la combustion d'aucune
matière ne permet d'atteindre la température que l'on connaît à la surface
du Soleil ; d'autre part, en se consumant de cette manière, notre étoile
n'aurait guère rayonné plus de 4 à 5 millions d'années... or on sait par
ailleurs que la Terre est déjà plus âgée, de même que nombre de ses
habitants, végétaux et animaux.
Les choses se précisant ça et là - le savoir naissant en chimie, en
zoologie, en minéralogie, en physique.... - l'hypothèse de la combustion se
fissura sur plusieurs fronts, partout où les incohérences naissaient avec
la connaissance. En même temps, l'homme découvrait que la science posait
plus de questions qu'elle n'apportait de réponses aux interrogations
antérieures. Sans doute est-ce le prix de la curiosité. Le Soleil n'était
donc pas un corps se consumant comme une bûche au fond de la cheminée...
Dommage, l'image était aussi plaisante que poétique. Mais alors, qui a-t-il
au fond de l'âtre du système solaire ? C'est vers le milieu du XIXe siècle
que l'Allemand Hermann Helmholtz émit l'hypothèse que le Soleil tirait son
énergie de la contraction gravitationnelle. Au cours de cette contraction,
une partie de l'énergie rayonnait vers les planètes, et le reste chauffait
le gaz des couches externes plus ténues. Mais en regard de la masse et du
volume du Soleil, ce mécanisme de production d'énergie n'était capable de
libérer que 10exp41 joules, ce qui était encore 500 fois insuffisant.
Nouvelle déception.
Au début du XXe siècle, Einstein élabore sa théorie selon laquelle,
indépendamment de la nature chimique d'un corps, sa masse correspond à une
quantité d'énergie, ce qu'il traduit par une relation d'une simplicité
exemplaire : E = mc exp 2. S'appuyant sur cette découverte, Jean Perrin
formule qu'au cours d'une réaction de fusion nucléaire, il y a annihilation
de matière et création de l'énergie correspondante, avec pour 1 kg de
matière annihilée la production de 9.10exp16 joules. Sur la base de ces
calculs, il n'y a plus de paradoxe quant à l'âge du Soleil, même si l'on
suppose que seulement une fraction de la masse du Soleil procède de la
transformation. Mais ce n'est que plus récemment que, la théorie de
l'évolution stellaire s'affinant, la proportion de sa masse qui
contribuera à la vie du Soleil sur la séquence principale, a été estimée.
En effet, l'hydrogène des couches externes ne se transformera pas en hélium
et son rôle restera réduit à celui d'un caisson de confinement, jusqu'à ce
que le Soleil se transforme en géante rouge.
Dans tous les cas, la première étape d'annihilation de matière passe par la
fusion de l'hydrogène en hélium, qui constitue la plus longue période de la
vie d'une étoile, celle-ci étant essentiellement une boule d'hydrogène,
notamment à sa naissance. Pour les étoiles plus massives que notre Soleil,
d'autres étapes d'annihilation de matière suivent avec la transmutation
d'autres corps que l'hydrogène, mais elles sont plus brèves. Au fil du
temps, la part d'hélium va donc croître au détriment de l'hydrogène. Mais
une étoile contient toujours d'autres corps, à dose homéopathique. Seules
les étoiles de première génération, aujourd'hui disparues, en étaient
dépourvues... mais c'est une autre histoire. A titre indicatif, le Soleil
contient aujourd'hui 78,4 % d'hydrogène, 19,8 % d'hélium et le reste, soit
moins de 2 %, d'oxygène, de carbone, d'azote...
Plusieurs processus concurrents sont susceptibles d'aboutir à
l'annihilation de matière à partir de la transformation d'hydrogène en
hélium, des processus plus ou moins complexes qui dépendent de la
température. Ainsi, selon la température qui règne au coeur d'une étoile
son évolution est différente, et le processus de fusion dominant aussi,
tous ces mécanismes étant fonction de la masse initiale de l'étoile. Mais
toutes les étoiles sont le siège de la même lutte entre l'effondrement
gravitationnel et la pression interne produite pas la fusion nucléaire qui
les allume. La gravitation ayant toujours le dernier mot, l'issue est
inexorable : un jour, plus ou moins éloigné de la date de naissance de
l'étoile, la fusion nucléaire épuise son stock de carburant et doit rendre
les armes. Pour certaines étoiles, il n'y aura qu'une seule longue
bataille, pour d'autres il y en aura plusieurs, plus ou moins longues, plus
ou moins violentes... mais la gravitation finira toujours par l'emporter.
Pour les étoiles d'une masse inférieure à 1,5 masse solaire, la température
au coeur de l'étoile reste en dessous de 20 millions de degrés. Dans cette
gamme de température, c'est le type de chaîne "proton-proton" qui est le
vecteur de fusion majoritaire (voir encadré). Certains processus de
transmutation connaissent des variantes à certaines étapes de la
transformation notamment en raison, comme il est dit plus haut, de la
présence d'atomes autres que ceux de l'hydrogène et de l'hélium. Certains
d'entre eux sont "héliumphobes" et d'autres "héliumphiles", par exemple.
Ainsi, la fusion des premiers avec un atome d'hélium est hautement
improbable aux températures régnant dans notre étoile alors que c'est
l'inverse pour les seconds. De ce fait, mais si ces atomes "héliumphiles"
sont d'une population minoritaire il se réalise une petite quantité de
"mariages" minoritaires.
Pour les étoiles enrichies en métaux dont la masse dépasse 1,5 masse
solaire la température dépasse les 20 millions de degrés et la
transmutation de l'hydrogène en hélium se fait majoritairement selon un
autre processus appelé CNO (carbone, azote, oxygène). C'est ce processus
qui a été découvert le premier, en 1938 par Bethe et Weizsäcker. Il suppose
déjà une population importante d'atomes de carbone C12 qui capturent un des
protons dont les étoiles regorgent, pour former un noyau d'azote N13
instable. Cette instabilité conduit la perte d'un positon le transformant
en carbone C13. Le carbone C13 capture ensuite un proton avec un nouveau
retour dans la famille de l'azote avec N 14. Une nouvelle capture de proton
transforme notre atome d'azote N 14 en oxygène O 15. Ce noyau perd un
positon, ce qui le ramène dans la famille de l'azote avec N 15. Ensuite,
une dernière capture de proton conduit à une fusion-désintégration créant
simultanément un carbone C12, et un noyau d'hélium 4, appelé particule
alpha.
On voit que ce processus repose essentiellement sur l'alternance des
mutations entre carbone et azote, et la conversion subnucléaire de protons
en neutrons par émission de positons libérant la charge électrique du
proton et un accroissement réduit de masse. En effet, le neutron et
légèrement plus massif que le proton.
Les autres processus, "chaîne proton-proton" et "réaction triple alpha",
n'ont été compris que dans les années 1950. Il n'y a donc pas si longtemps
que l'on a les idées claires sur le fonctionnement du Soleil, bien que les
zones... "d'ombre" soient encore nombreuses. Il faut garder à l'esprit que
tous ces processus ne sont pas exclusifs, mais concurrents. De la même
façon que la transmission de la chaleur depuis le coeur du Soleil vers la
surface ne se fait pas dans un premier temps par radiation puis dans un
second par convection mais par addition des deux véhicules lorsque le
second prend naissance (voir encadré), tous les processus de mutation
nucléaire susceptibles d'exister dans les conditions ambiantes de chaque
lieu du Soleil coopèrent dans la production d'énergie. Ce qui rend
majoritaire un processus, par rapport à chacun des autres, n'est à
l'origine que la température, mais la présence d'atomes minoritaire joue
également un rôle, même s'il est très effacé.
En dessous de 5 millions de kelvins, par désintégration, le lithium, le
béryllium et le bore peuvent se transformer en hélium, mais ces atomes sont
en nombre marginal dans le Soleil et ne procédent pas significativement à
la production d'énergie.
Si nous nous en tenons au cycle CNO et à la chaîne P-P, on sait que la
totalité de l'énergie produite, jusqu'à près de 10 millions de kelvins, ne
résulte que de la transmutation par la chaîne P-P. À partir de 10 millions
de kelvins jusqu'au voisinage de 15 millions de kelvins, où elle rejoint la
contribution P-P, la part CNO croît rapidement. Au-delà de 15 millions de
kelvins, l'énergie d'origine P-P continue à croître faiblement, mais
devient de plus en plus négligeable en regard de l'énergie d'origine CNO.
Le coeur du Soleil n'atteignant même pas cette température, critique,
l'apport CNO reste secondaire.
Concernant la chaîne P-P, il faut savoir que la combinaison initiale de
deux protons, bien qu'ils soient surabondants dans les étoiles, nécessitent
dans le Soleil, par exemple, une moyenne de 14 milliards d'années. En
revanche, la phase suivante conduisant du Deutérium à l'hélium 3 ne prendra
en moyenne que 6 secondes, et la phase 3 de fusion-désintégration de deux H
3 produisant un H 4 et deux protons prendra encore un million d'année en
moyenne.
Ces délais, dont le premier paraît exorbitant en raison de l'age même du
Soleil, peuvent laisser penser à certains que le Soleil vient seulement de
s'allumer. Il n'en est évidemment rien, l'erreur est de vouloir appliquer
notre raisonnement du quotidien à un phénomène "astronomico-quantique". Si
le loto ne nous laissait qu'une chance sur un milliard de milliards, d'être
seulement remboursé de notre mise, personne ne jouerait au loto, car en
quelques secondes de réflexion l'on se rendrait vite compte en estimant le
nombre de joueurs, il s'écoulerait des millions de milliards d'années avant
qu'il n'y ait un gagnant. Mais à l'échelle du Soleil, de la taille, et du
nombre de particules, ce qui a une chance sur un milliard de milliards de
se produire, se concrétise des milliards de fois à chaque seconde, dans le
volume d'un dès à coudre de Soleil. Vous qui entrez dans les étoiles,
oubliez vos préjugés de terriens.
En récapitulant, nous avons d'un côté la gravitation qui tend à comprimer
la matière solaire vers le centre, et de l'autre la fusion nucléaire du
noyau qui exerce une pression vers l'extérieur. Tant que les forces en
présence sont égales, on a affaire à un corps stable et l'équilibre est
assuré par l'état hydrostatique. Le noyau central du Soleil est si dense
que la moitié de la masse totale se concentre dans 0,8 % du volume.
L'énorme coquille gazeuse qui l'entoure confine le réacteur thermonucléaire
au centre et le stabilise. C'est elle qui transporte l'énorme quantité
d'énergie produite vers la surface du Soleil, en la dilluant sur une plage
de longueurs d'ondes extrêment étendue, afin qu'elle se dissipe à travers
le système solaire. Cette dillution est une fonction du nombre
d'intéractions qui se produit entre les photons qui sont les vecteurs de
transmission de l'énergie et les atomes de la masse de confinement. En
première approximation, chaque interaction correspond à une perte d'énergie
pour le photon réémis, la différence élevant le potentiel énergétique de
l'atome catalyseur par modification de son état d'ionisation. Mais si le
mécanisme se soldait à cette opération, tous les atomes du Soleil auraient
leur bande électronique, à l'opposé du niveau fondamental, portée au niveau
d'énergie maximum. Or, en dehors d'un "ballaste" énergétique rémanent, le
Soleil rayonne toute l'énergie produite.
Il arrive donc qu'un photon de moindre énergie libère un photon d'énergie
plus élevée lors d'une collision avec la bande électronique portée à un
haut niveau d'énergie, d'un atome de l'enveloppe de confinement. Celle-ci
est donc un facteur retardateur du transport énergétique sans l'écrêter
dans ce rôle. En revanche son volume allant croissant dans un rapport
radial cubique de 4/3 et sa surface de diffusion dans un rapport de radial
de 4, les hauts niveaux d'énergie se divisent en rapport du volume qui
étale la longueur d'onde et la diffusion spatiale se répartie sur la
surface de l'étoile.
Les photons émis par les réactions nucléaires sont, en dehors des rayons
cosmiques, les plus énergétiques que nous connaissons, leur longueur d'onde
est des plus courtes et ils portent le nom de rayons gamma. Les longueurs
d'onde souvent données pour délimiter les rayonnements gamma et X (ou X et
UV, IR et radio...) sont arbitraires. Il n'y a pas de limites précises
effectives, mais un spectre continu passant insensiblement d'un domaine à
l'autre.
Lorsqu'une boule de billard parcourt les premiers centimètres de sa
trajectoire après avoir été percutée, nous pouvons deviner la direction
qu'elle prendra après le rebond sur la bande. L'équation géométrique se
résout "à l'oeil", l'angle réfléchi étant égal à l'angle d'incidence. Mais
ce phénomène banal n'est valable qu'au niveau de la mécanique "classique".
Dans le monde de l'infiniment petit, en mécanique quantique, cette vérité
n'a pas cours. Lorsqu'un photon percute une particule placée sur sa
trajectoire, la direction qu'il va emprunter est imprévisible. Oui, mais
quel est le rapport avec notre affaire ?
Qu'advient-il de notre photon gamma de haute énergie à la première
collision ?
Contrairement à la boule de billard qui stagne sur les lieux de la
percussion, après le choc ayant transféré son énergie cinétique à l'autre
boule, le photon qui est un être sans masse, ne peut pas stationner, il ne
connaît que la mouvance de la vitesse de la lumière. On peut dire qu'il est
simplement absorbé sous forme d'énergie par la bande électronique de
l'atome qu'il a percuté dans la mesure où celui-ci était en capacité de
l'absorber. Mais que devient l'éventuel surplus énergétique ?
Rien ne se perdant jamais, on peut considérer que ce photon a réparti son
énergie entre deux consommateurs :
- La bande électronique de l'atome percuté qui enrichi son niveau d'énergie
potentielle;
- Le photon qui repart de l'atome percuté, moins énergétique car diminué de
l'énergie ayant enrichi l'atome percuté, que celui qui est à l'origine de
la percussion. Il repart, mais dans une direction aléatoire ce qui se
comprend très bien puisqu'il ne s'agit pas d'un rebond comme dans le cas de
la boule de billard, mais d'un photon issu du saut d'un électron entre deux
niveaux d'énergie. La direction prise ne dépend donc que de la position de
cet électron et de ses caractéristiques propres, à l'intérieur de l'atome.
Comme il a autant de chance de prendre la direction du centre du Soleil que
celle de sa surface, ou toute autre entre ces deux extrêmes, on pourrait en
conclure statistiquement qu'il "piétinera" éternellement dans un espace
restreint sans jamais sortir du Soleil... Pourtant, le Soleil brille !
Alors, comment notre photon fait-il pour trouver la sortie ?
Au centre du Soleil, la matière est comprimée infiniment plus que dans les
couches proches de la surface. Aussi, l'espace moyen entre particules
est-il considérablement plus réduit au centre que dans les couches
externes. De ce fait, la longueur moyenne d'un trajet de photon entre deux
collisions est plus importante lorsqu'il se dirige vers la surface que
lorsqu'il s'en éloigne. Ainsi, notre photon s'approche progressivement de
la surface et finit par émerger de la photosphère, au bout de 50 à 100
millions d'années d'après les spécialistes, alors qu'il lui suffirait d'à
peine plus de deux secondes en ligne droite !
Comme discuté précédemment, la virulence du photon géniteur d'origine,
s'émousse lentement durant le voyage vers le nirvana de la couronne,
passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel après un stage chez les X
puis les UV, avant de finir, pour certains, dans l'infrarouge, les
micro-ondes, ou le rayonnement radio. En fait, comme toutes les étoiles, le
Soleil rayonne dans toute la largeur du spectre. Mais il y a toujours une
longueur d'onde privilégiée, qui ne dépend que de la température : c'est le
maximum donné par la loi de Wien. Le problème de la détermination de la
longueur d'onde privilégiée se résout simplement sur les points d'une
courbe de température, mais le fondement en est assez complexe. Si le
Soleil était un peu moins massif, la zone de confinement du coeur nucléaire
serait moins dense et moins large. On serait tenté d'en conclure que les
photons émergeant à la surface auraient été le fruit d'un nombre
d'interactions plus réduit, ils seraient donc en moyenne plus énergétiques
et la longueur d'onde majoritaire serait plus courte. Mais si le Soleil
était moins massif, sa zone de coeur serait plus réduite, et qu'en
serait-il de la variation de densité des couches de confinement ? La
gravitation étant moindre, les couches de confinement seraient moins
ramassées vers le coeur et la distance à parcourir du coeur à la surface,
proportionnellement plus grande, mais moins dense. À cela il faut ajouter
que la quantité de photons émis depuis le coeur serait moindre, à distance
radiale égale.
Plus l'on s'éloigne du centre du Soleil, plus la température s'abaisse et,
parallèlement, plus le nombre de collisions susceptibles d'avoir affaibli
l'énergie du photon (allongement de sa longueur d'onde) augmente. Il y a
donc une relation entre la distance au centre, d'une part, et l'énergie du
photon et la température du point où il se trouve, d'autre part. Dès que le
photon a atteint la surface du Soleil, il continue sa course dans l'espace
sans rencontrer d'obstacle tous les quelques micromètres, et il ne perd
donc plus d'énergie. Voilà pourquoi le photon finit par sortir du Soleil et
pourquoi sa longueur d'onde majoritaire est fonction de la température de
la surface. Mais pourquoi se crée-t-il des mouvements de convection ?
Près du centre du Soleil, la très haute densité de la matière (et par là
même les distances ultracourtes entre les obstacles au libre passage des
photons) et la direction aléatoire des photons, font qu'il n'y a aucun
mouvement coordonné dans une direction préférentielle, et donc aucun
mouvement de matière. En effet, la matière solaire ne subit que des
pressions de photons individuels et contradictoires, sans aucun mouvement
d'ensemble. Au niveau des photons, c'est "chacun pour soi". Ils sont les
seuls véhicules de l'énergie. Dans les couches proches de la surface, les
distances pouvant être parcourues étant beaucoup plus importantes dans
cette direction moins riche en obstacles, les photons en direction de la
surface seront plus nombreux que ceux qui se déplacent en direction du
centre. Ce mouvement d'ensemble exerce sur la matière une pression qui
finit par l'entraîner dans la direction de la surface. Ainsi naissent les
courants de convection alimentant la photosphère, qui seront pour beaucoup
dans la création des champs magnétiques de surface. D'autres trouveront
leur origine dans les frottements liés à la rotation différentielle de la
surface du Soleil, et d'autres encore par les frictions entre les deux
précédents. Ce sont ces mouvements convectifs de matière ionisée, appelée
plasma, qui sont à l'origine des champs magnétiques conduisant à la plupart
des manifestations visibles à la surface du Soleil et qui sont observées,
et enregistrées par différents instruments au Pic du Midi.
Serge Rochain (OA)
Avec le précieux concours de Jacques-Clair Noëns (OA). Les OA sont
parrainés par Fiducial.
Paul :
>>>>Je serais, à titre personnel intéressé par ta prose longueur nature (si
ça ne te pose pas de problème de me la faire parvenir en privé).<<<<<<
Bien sûr que cela ne pose aucun problème de te l'envoyer en privé, mais si
dans une revue "grand public" on est obligé d'utiliser des paraboles
réductrices pour éviter 50 lignes de blabla, ou un crobar qu'il faut
commenter de toutes les façons, sur Ouranos, on n'a pas cette
restriction... enfin je crois. Donc, à moins qu'il n'y ait des
protestations, je vais l'envoyer ici.
Pour l'instant, le problème est de retrouver le brouillon d'une des plus
anciennes versions, celles qui devaient être les plus "riches", car je ne
me souviens pas avoir ajouté grand choses par la suite mais surtout avoir
compacté, divisé, réduit, condensé...
Le seul problème vient du fait que la rédaction remonte à plusieurs mois,
c'est comme ça dans la presse grande diffusion, on s'y prend à l'avance, et
j'ai dû le faire en août ou septembre, à cheval sur les deux mois, je ne me
souviens plus exactement. Tu te rends compte ? L'année dernière !! Mais
comme tout informaticien qui se méfie de l'informatique, je fais
heureusement des sauvegardes sur disquettes dont l'étiquette ne porte que
des dates (j'écris souvent beaucoup de choses différentes en même temps).
C'est ce que je vais essayer de retrouver, car sur le HD je ne conserve des
différents articles, que la version qui est publiée.
Amitiés.
Serge R.
-----Message d'origine-----
De : ROCHAIN <SergeRochain@...>
À : INTERNET:liste-ouranos@... <liste-ouranos@...>
Date : lundi 31 décembre 2001 20:37
Objet : [ouranos] Prose rochainienne.
..................
Le texte original était plus explicatif et ..... beaucoup trop long.
..............
Dommage Serge !
Les lecteurs auraient mieux profité de tes enseignements. Et le pigiste
aurait été mieux rémunéré :-)
Par contre j'ai pu en profiter lâchement pour étaler ma confiture (euh ...
non ma science *<:-)) !)
Je serais, à titre personnel intéressé par ta prose longueur nature (si ça
ne te pose pas de problème de me la faire parvenir en privé). Après tout je
donne parfois l'impression de prétendre tout savoir mais c'est loin d'être
vrai. Et même ce que je crois savoir peut être amélioré (dans ma tête) par
une autre présentation.
Tartinement vôtre.
Paul
Un grand mesci à Ghislain et Rose pour les voeux adressés à
la liste Ouranos.
A mon tour, je souhaite à tous les membres de la Liste une
BONNE ET HEUREUSE ANNEE
Bien
amicalement.
Jacques.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Paul :
>>>>>>>>> Et lorsque un vieux ratiocineur comme moi tombe dessus
(l'article) il ne peut sempêcher de critiquer (au risque de subir les
foudres rochainiques. Ou doit-on dire rochainesques ?)<<<<<<<<<<<
Enfin une critique constructive.... ce n'est pas comme celle du Remco
PPPfff!
Paul à raison. Je n'ai qu'une raison à fournir et elle concerne la plupart
des remarques de Paul :
Le texte original était plus explicatif et ..... beaucoup trop long. Par
exemple, un photon n'est jamais à l'arrêt. Dans les collisions, ce n'est
pas deux photons qui se "collisionnent" bien sur, le photon est absorbé par
un atome d'hydrogène, et le désordre résultant dans la ceinture
électronique génère l'émission d'un photon de moindre énergie, c'est à ce
titre que je dis "un autre photon". Sur le strict plan de la physique, il
ne s'agit que de transfert d'énergie... le reste est à l'avenant. Il
fallait rendre le texte assez simple, le plus proche possible de ce qui est
perceptible en mécanique classique, celle qui est bien encrée dans le
référentiel de connaissance. C'est la différence entre un article
scientifique et un article de vulgarisation qui ne vise qu'à expliquer les
grandes lignes de fonctionnement, quitte à faire l'impasse sur la stricte
vérité.
Amitiés et bonne année à tous.
Serge R.
Bonjour à toutes et à tous,
Il en a déjà été question, Serge Rochain a commis (tant pis pour lui) un bel
article sur l'énergie du Soleil dans la revue Astronomie Magazine.
Bien sûr lorsqu'on publie on s'expose à la critique (pas de bol Serge JE lis
aussi Astronomie Magazine). Et lorsque un vieux ratiocineur comme moi tombe
dessus (l'article) il ne peut sempêcher de critiquer (au risque de subir les
foudres rochainiques. Ou doit-on dire rochainesques ?)
Avant de dire du mal je commencerais quand même par conseiller de lire cet
article qui est, dans son ensemble, fort bien écrit. Et si la critique est
aisée (je vais le montrer tout à l'heure) l'art est difficile.
Donc, page 14 au bas de la première colonne je relève le passage suivant
"Qu'advient-il de notre photon gamma de haute énergie [ça c'est un pléonasme
;-) ] à la première collision ? Ayant perdu de l'énergie qui l'animait il
reste aux environs du point d'impact, et c'est le photon percuté, moins
énergétique que celui qui est à l'origine de la percussion qui repart dans
une direction aléatoire."
1/ "il reste aux environs du point d'impact" : c'est parfaitement
IMPOSSIBLE. En effet, quel que soit son niveau d'énergie, un photon
(contrairement à une particule massive) ne peut se déplacer qu'à une seule
vitesse (300 000 km/s environ). Ce n'est que parce qu'il est constamment
absorbé puis réémis que sa vitesse moyenne chute dans un milieu matériel
comme le plasma solaire ou le verre ou l'eau ou ...).
2/ Je ne crois pas que deux photons puissent entrer en collision. En effet
ce sont des bosons, c'est-à-dire des particules obéissant à la statistique
de Bose-Einstein. Et les bosons sont comme les anges (les anges peuvent
s'empiler sans limite de nombre sur une tête d'épingle). On peut les
entasser à volonté dans un volume aussi restreint qu'on le désire. Par
contre les photons interagissent très bien (et de plusieurs manières) avec
les fermions c'est ce qui explique leur parcours chaotique dans la zone
radiative du Soleil. Et d'ailleurs ils peuvent fort bien échanger de
l'énergie avec les fermions ce qui permet au mécanisme exposé par Serge de
fonctionner à la perfection.
3/ Enfin, et parce que j'ai lu dans un mail précédent (mais je crois que
c'était sur la liste Astrocam) que ce n'était pas le MËME photon qui
arrivait à la surface du Soleil que celui qui était parti de son coeur, je
crois utile de préciser un point concernant l'identité des photons.
Dans une interaction faisant intervenir un photon et une autre particule
tout ce que l'on sait c'est qu'avant l'interaction un photon existe, puis
qu'après l'interaction un photon existe. Quant à affirmer que c'est le même
photon ou bien que c'en est un autre c'est dépourvu de sens. Les bosons
n'ont pas d'individualité, ils sont parfaitement indiscernables les uns des
autres (je n'ai pas écrit qu'ils n'ont pas de propriétés, éventuellement
différentes à un instant donné) c'est d'ailleurs ce qui leur permet d'obéir
à la statistique de Bose-Einstein.
Si je viens jeter mon grain de sel ce n'est pas par mépris pour le texte,
par ailleurs intéressant de Serge. D'ailleurs si je ne l'avais pas trouvé
intéressant je n'aurais même pas pris la peine de le critiquer (enfin juste
sur quelques détails). Et surtout seuls les discours réfutables sont dignes
d'intérêt. Les autres sont des dogmes !
Allez, lisez l'article de Serge, à lui seul il justifie l'achat d'Astromag.
En cette veille d'année palindromique (vous en avez eu une en 1991 et vous
n'en verrez certainement pas d'autre) je souhaite à chacune et à chacun tout
le bonheur qu'il souhaite.
Que perdure la liste Ouranos.
Annuellement vôtre.
Paul
J'ai lu l'article sur les mystères de l'énergie solaire et il est
remarquable. Néanmoins, je puis vous dire que le signataire est un
usurpateur. Ce n'est pas le Rochain qui a écrit l'article - on pouvait s'en
douter- et j'en ai deux preuves:
1- aucune photo en provenance des O.A. et du Pic pour illustrer l'article;
2- l'auteur véritable s'est trahi: " ...et vienne brunir nos corps sveltes
et gracieux" écrit-il. Quiconque connaît le Rochain sait qu'il ne peut
s'agir de lui. Avez-vous entendu parler du bourrelet équatorial?
Conclusion: ne croyez pas que le Père Noël habite le Pic du Midi mais
passez néanmoins de belles fêtes, même toi Serge.
Remco
J'ai une K7 vidéo "L'étoile de Noel", qui fait le point sur le sujet.
On sait que la Sainte Famille est partie deux à trois ans avant la mort du
roi Hérode le Grand. Il suffit de trouver des événements astronomiques dans
ces années là.
On peut s'aider d'un logiciel comme Astronomie 3000 ou Redshift.
L'hypothèse la + probable est celle d'une conjoinction de 2 planètes, qui se
répète en mars et en décembre (tout ça de mémoire, il faudrait que je
revisualise la K7, et mon logiciel astro) : Jupiter et Saturne dans les
Poissons. Jupiter la planète des rois, Saturne la planète des Juifs, et les
Poissons constellation du Messie. Intéressant, non ?
Si vous voulez + de précisions, je peux faire des recherches et vous faire
un topo complet.
Eric Dubois-Dossios
"Quand dans ta vie il fait nuit, contemple les étoiles"
http://www.asteroide-b612.comhttp://www.lunette-meudon.com
----- Original Message -----
From: "Isabelle Fonteneau" <isabellefonteneau@...>
To: "Liste ouranos" <liste-ouranos@...>
Sent: Friday, December 21, 2001 7:00 PM
Subject: [ouranos] Rois mages illuminés
> Bonjour
> On a tous eu droit à une éclipse
> partiellement...totale, pour répondre à Olivier.
> Il faudrait d'abord se mettre d'accord sur l'année
> de naissance du Christ...ensuite sur le mois....sur la
> durée de visibilité de l'étoile des rois mages au cour
> d'une soirée ou bien sur plusieurs jours... Des
> comètes ont des trajectoires sans retour... Ils
> pourraient avoir forcés sur les vins des côteaux de
> Palestine... et comme dirait Dustin Hoffman à la fin
> de "Jeanne d'Arc", on peut aussi choisir la
> possibilité la plus improbable... le survol du pays
> par une soucoupe volante d'origine indéterminée (pas
> de plaque d'immatriculation, incroyable non ?) ou plus
> "simplement": le doigt de dieu :-))))
> Alors, un logiciel nous calcule tout celà ?
> Joyeuses fêtes à tous.
> Isabelle.
>
> ___________________________________________________________
> Do You Yahoo!? -- Une adresse @yahoo.fr gratuite et en français !
> Yahoo! Courrier : http://courrier.yahoo.fr
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>
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> L'utilisation du service Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des
> Conditions d'utilisation et de la Charte sur la vie privée, disponibles
> respectivement sur http://fr.docs.yahoo.com/info/utos.html et
> http://fr.docs.yahoo.com/info/privacy.html
>
>
>
Le Remco :
>Je ne l'ai pas lu mais je suis sûr que c'est ennuyeux, plein de fautes et
de
tâches d'encre. Quelqu'un peut-il me rappeler où l'on peut lire ce billet?<
Forcément que tu ne l'as pas lu.... faudrait-il encore que tu saches lire.
Pour te le rappeler, encore faudrait-il que tu l'aies eu su à un moment ou
à un autre.
Enfin, par pure bonté d'âme, et pour augmenter le CA d'AstroMag de 32 F...
cours chez le marchand de journaux, il y a des images dans l'article, ainsi
tu n'auras pas l'air ridicule de celui qui tient la revue à l'envers.
Chaude amitié.
Serge R.
Je ne l'ai pas lu mais je suis sûr que c'est ennuyeux, plein de fautes et de
tâches d'encre. Quelqu'un peut-il me rappeler où l'on peut lire ce billet?
Remco
-----Message d'origine-----
De : olivier.baconneau [mailto:olivier.baconneau@...]
Envoyé : samedi 22 décembre 2001 12:39
À : liste-ouranos@...
Objet : Re: [ouranos] célébrité
De Serge à propos de sa prose:
>Salut Olivier,
>Dis moi, est-ce compréhensible au moins ?
>A+
>Serge
Bien sur que c'est compréhensible. Ton récit du parcours des photons avant
leur sortie du soleil est intéressant. En général un auteur dit entre
l'émission d'un photon au coeur du soleil et sa sortie, il y a x années.
Toi tu etayes et expliques. c'est mieux. D'ailleurs ce n'est pas le même
photon!
bye, Olivier
L'utilisation du service Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des
Conditions d'utilisation et de la Charte sur la vie privée.
Olivier :
>>>>>>>En général un auteur dit entre l'émission d'un photon au coeur du
soleil et sa sortie, il y a x années. Toi tu etayes et expliques. c'est
mieux. D'ailleurs ce n'est pas le même photon!<<<<<<<
Pis encore, ceci explique pourquoi le Soleil rayonne dans tout le spectre :
À partir de... disons, 100 photons gamma créés au coeur... 2 ou 3 auront
échappé au dispositif de freinage et seront presque aussi énergétiques à
l'arrivée au niveau de la photosphère, donc le Soleil émet en gamma. Entre
3 et 10 auront subi un nombre d'échange qui les aura affaiblis au niveau
des x, de 10 à 20 auront faibli plus encore et n'auront plus que l'énergie
des UV, tandis que 30 à 60 auront une énergie correspondant au visible.
Enfin, de 20 à 30 n'auront plus que l'énergie de l'infrarouge, et 10 à 20
celle des micro-ondes et des radios. (les proportions sont fantaisistes,
seul le principe est valide).
Si je n'ai pas réussi à faire comprendre ce principe de dilution de
l'énergie, je n'ai pas réussi le message : -(
Amitiés.
Serge R.
De Serge à propos de sa prose:
>Salut Olivier,
>Dis moi, est-ce compréhensible au moins ?
>A+
>Serge
Bien sur que c'est compréhensible. Ton récit du parcours des photons avant
leur sortie du soleil est intéressant. En général un auteur dit entre
l'émission d'un photon au coeur du soleil et sa sortie, il y a x années.
Toi tu etayes et expliques. c'est mieux. D'ailleurs ce n'est pas le même
photon!
bye, Olivier
Salut Olivier,
>>>>>>>> Dans le dernier numéro d'astronomie Magazine (celui de janvier)
livré bien froid par le facteur ce matin, il y a un article fort
intéressant sur le soleil écrit par un éminent membre de la liste. En fait,
ça parle aussi des étoiles et de la combustion à l'intérieur d'icelles.
<<<<<<<<<<
Dis moi, est-ce compréhensible au moins ?
A+
Serge
ciao tout le monde,
Dans le dernier numéro d'astronomie Magazine (celui de janvier) livré bien
froid par le facteur ce matin, il y a un article fort intéressant sur le soleil
écrit par un éminent membre de la liste. En fait, ça parle aussi des étoiles et
de la combustion à l'intérieur d'icelles.
Ah il est fort le Serge!
bye, Olivier
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Bonjour
On a tous eu droit à une éclipse
partiellement...totale, pour répondre à Olivier.
Il faudrait d'abord se mettre d'accord sur l'année
de naissance du Christ...ensuite sur le mois....sur la
durée de visibilité de l'étoile des rois mages au cour
d'une soirée ou bien sur plusieurs jours... Des
comètes ont des trajectoires sans retour... Ils
pourraient avoir forcés sur les vins des côteaux de
Palestine... et comme dirait Dustin Hoffman à la fin
de "Jeanne d'Arc", on peut aussi choisir la
possibilité la plus improbable... le survol du pays
par une soucoupe volante d'origine indéterminée (pas
de plaque d'immatriculation, incroyable non ?) ou plus
"simplement": le doigt de dieu :-))))
Alors, un logiciel nous calcule tout celà ?
Joyeuses fêtes à tous.
Isabelle.
___________________________________________________________
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Bonsoir à toute la liste
Etant donné les problèmes de serveur qu'a connu la liste, je renvois un
message de Daniel Girard sur les résonnances car il se peut que certains
d'entre nous ne l'aient pas reçus...
"""""""""""Bonjour à tous,
Je profite du moment de répit que vit la liste en ce moment pour poser
une question;
J'aimerais bien que quelqu'un m'explique le phénomène de résonance entre
des corps
célestes?
Je sais au départ que c'est un phénomène de perturbation
gravitationnelle périodique.
Et je sais également que c'est pour cette raison qu'il y a des lacunes
dans la ceinture
d'astéroïdes, ainsi que dans les anneaux de saturne notamment.
Mais lorsque l'on y incorpore un système de rapports: 1/2, 2, 3/2, 4/3,
etc.
Tout semble s'embrouiller?
J'ai effectuer des recherches dans différents ouvrages, mais à mon grand
désarroi, tous ne font que froller le sujet??? Comme-ci c'était un
sujet tabou???
Alors qui peut m'expliquer ce phénomène en termes clairs mais
appronfondis?
Et peut-être les références des ouvrages qui dissectent bien le sujet?
Merci à l'avance pour vos réponses!!!
bye..."""""""""""""""""""""""""""
***********************************
Jean-François CONSIGLI alias Jeff
jefely@...c.jeff1@...jeff@...
Mailing-list OURANOS :
www.liste-ouranos.fr.fm
***********************************
Bonjour à toute la liste
<Mais lorsque l'on y incorpore un système de rapports: 1/2, 2, 3/2, 4/3,
etc. Tout semble s'embrouiller?>
Dans la nature qui nous entoure, de nombreux systèmes vibrent avec une
fréquence déterminée et spécifique au système, que l'on appelle la fréquence
propre. Le système oscille donc avec une certaine amplitude, laquelle
amplitude peut rapidement devenir très importante si on communique au
système des impulsions périodiques dont la fréquence est proche de la
fréquence propre du système. Cette résonance s'illustre très souvent en
prenant l'exemple de l'enfant sur sa balançoire : le mouvement d'amplitude
de la balançoire augmente rapidement si on lui applique (à la balançoire)
des impulsions "synchronisées" sur ses propres oscillations.
D'après la 3ème loi de Kepler, la période orbitale T d'un astre en orbite
autour du Soleil est lié au demi-grand axe a de son orbite et vérifie :
a^3/T^2=cste (cste égale pour toutes les planètes du système solaire)
Un corps est en résonance dit de "moyen mouvement" avec une planète si sa
période orbitale se trouve être dans un rapport simple avec celle de la
planète, autrement dit lorsque le rapport de la période orbitale du corps et
de celle de la planète est une fraction simple.
Par exemple, un objet, en résonance 3/1 avec une planète, effectue 3 tours
alors que durant le même laps de temps la planète n'en effectue qu'un seul.
Les 2 corps sont donc en résonance orbitale (ou résonance gravitationnelle).
De cette façon, ces 2 corps, qui vont donc se retrouver périodiquement dans
une même (ou très approchante) configuration spatiale vont voir amplifier
leurs interactions gravitationnelles. On retrouve ici l'exemple de la
balançoire : sur ces orbites résonantes, où les configurations se
reproduisent périodiquement, les perturbations gravitationnelles occasionées
par la planète s'accumulent si bien que leurs effets peuvent peu à peu
tendre à modifier énormément l'orbite initiale.
Il existe ainsi de nombreux types de résonances. Io, Europe et Ganymède sont
par exemple en résonance 4/2/1, alors que Pluton est en résonance 3/2 avec
Neptune. Ces résonances se manifestent par des effets différents sur les
orbites : dans un cas, un effet destructeur dans le sens où "l'accumulation"
des perturbations gravitationnelles (cf. la balançoire dont l'amplitude du
mouvement augmente sous l'effets d'impulsions en phase) conduirait l'objet à
être éjecté de son orbite initiale mais, dans d'autres cas, un effet
protecteur (par exemple la résonance 3/2 Pluton-Neptune) qui évite à
Pluton une dangereuse rencontre avec Neptune.
Mais un tel modèle est quelque peu idéalisé dans le sens où le phénomène de
résonance ne concerne pas 2 corps uniquement. On retrouve alors le problème
des 3 corps et par extension celui de "n" corps car il faut en toute rigueur
considérer les résonances occasionnées par toutes les autres planètes, ce
qui complique la situation.
Les phénomènes de résonance concernent aussi les astéroïdes dans la ceinture
principale, en résonance notamment avec Jupiter. En 1866, Kirkwood remarque
l'absence d'astéroïdes sur certaines orbites à l'intérieur de la ceinture :
les orbites de demi-grande axe 2,50 UA, 2,82 UA, 2,96 UA ou 3,27 UA sont en
effets des orbites résonantes et, par conséquent, peu fournies en
astéroïdes. Ces "lacunes de Kirkwood" correspondent ainsi à des orbites dont
la période est une fraction simple de celle de Jupiter.
Voilà, voilà...
Si certains ont d'autres choses à ajouter sur le phénom_ne de résonance
qu'ils n'hésitent pas...
J'attends vos avis sur la question
A+ Jeff
P.S : A voir let bouquin : "Astéroïdes, météorites, et poussières
interplanétaires" D.Benest et C.Froeschlé aux Editions ESKA
***********************************
Jean-François CONSIGLI alias Jeff
jefely@...c.jeff1@...jeff@...
Mailing-list OURANOS :
www.liste-ouranos.fr.fm
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Le Remco :
>>>>>>>Ah! je reconnais bien le Rochain avec son emporte pièce! Incapable
de se<BR>
mettre à l'euro et de donner une réponse satisfaisante à José! Non, les<BR>
jours n'allongent pas à partir du 13, ils continuent même de raccourcir<BR>
comme les synapses neuronaux du Rochain. Pour en avoir la preuve, va
sur<BR>
www.bdl.fr où tu pourras faire calculer les heures de lever et de coucher
du<BR>
Soleil chez toi par le célèbrissime Bureau des Longitudes.<BR><<<<<<<<
Tiens, un revenant :-)))))))))))))) Mais il semblerait bien qu'il est
toujours aussi mal-comprenant.... tous les autres avaient compris
:-))))))))))
A mitiés à tous.... sauf au Remco à qui je réserve autre chose.
Serge R.
Bonjour à tous, bonjour Olivier,
> Desole de remettre ça sur le tapis mais c'est important.
> Y a t_il un controle des pieces jointes.
> Un des mesages de ce matin etait potentiellement dangereux
> d'apres Outlook. C'est dommage de ne pas les lire a cause
> d'un doute peut etre malvenu.
Oui, il y a un contrôle systématique des pièces jointes.
Pour des raisons de sécurité, elles sont automatiquement
supprimées.
> Y a t il une possibilite, comme sur eclipsia pendant
> un temps, de transformer tout message en texte?
Non, ce n'est pas possible.
Mais le mieux c'est encore que chacun s'assure bien
d'écrire en texte brut.
> Tres beau ciel mais lucioles gelées!
Ah... Le serveur peut supprimer les pièces jointes
suspectes mais pas les anagrammes. ;-)
Florent
Desole de remettre ça sur le tapis mais c'est important. Y a t_il un controle des pieces jointes. Un des mesages de ce matin etait potentiellement dangereux d'apres Outlook. C'est dommage de ne pas les lire a cause d'un doute peut etre malvenu.
Y a t il une possibilite, comme sur eclipsia pendant un temps, de transformer tout message en texte?
Ah! je reconnais bien le Rochain avec son emporte pièce! Incapable de se
mettre à l'euro et de donner une réponse satisfaisante à José! Non, les
jours n'allongent pas à partir du 13, ils continuent même de raccourcir
comme les synapses neuronaux du Rochain. Pour en avoir la preuve, va sur
www.bdl.fr où tu pourras faire calculer les heures de lever et de coucher du
Soleil chez toi par le célèbrissime Bureau des Longitudes.
Remco
-----Message d'origine-----
De : ROCHAIN [mailto:SergeRochain@...]
Envoyé : samedi 15 décembre 2001 23:28
À : INTERNET:liste-ouranos@...
Objet : [ouranos] José
Il paraît que les jours commencent à rallonger au 13 décembre......
Oui, il paraît seulement ;-))))))))))
Solstice signifie "le Soleil s'arrête". Oui, il s'arrête de descendre sur
l'horizon.... pour remonter.
Amitiés
Serge R.
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail à :
liste-ouranos-unsubscribe@...
L'utilisation du service Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des
Conditions d'utilisation et de la Charte sur la vie privée.
Il paraît que les jours commencent à rallonger au 13 décembre......
Oui, il paraît seulement ;-))))))))))
Solstice signifie "le Soleil s'arrête". Oui, il s'arrête de descendre sur
l'horizon.... pour remonter.
Amitiés
Serge R.
C'est vraiment bien que la liste fonctionne a nouveau. Concernant les archives, ce serait en effet dommage de perdre certains souvenirs inoubliables tels que "remco a la masse" ou bien "ou suis je, dans quel etat j'erre?" d'Anthony.
Bonsoir à tous, bonsoir Ghislain,
> Faut-il se réinscrire pour avoir accès aux
> archives de la liste?
> Si oui, quelle est la procédure?
Hélas, le changement de fournisseur de services
ne nous permet pas de conserver les archives.
Seuls les messages envoyés sur la liste à partir
de maintenant seront archivés et visibles sur
http://fr.groups.yahoo.com/group/liste-ouranos/
Mais je conserve précieusement les quelques
1500 messages échangés sur Ouranos depuis sa
création en octobre 1999 et j'espère pouvoir
prochainement les mettre en ligne.
Florent
Salut à toute la liste
Depuis début novembre, plusieurs problèmes techniques de Voila Clubs ont
rendu impossible l'acheminement des messages envoyés sur la liste.
Florent et moi avons alors décidé de changer le serveur de la liste. Ouranos
est maintenant hébergée chez Yahoo Groupes.
Désormais, tout semble être rentré dans l'ordre, les messages sont de
nouveau acheminés sur la liste et Yahoo Groupes offre plus de
fonctionnalités que Voila Clubs.
Les fichiers trop volumineux pour être envoyés sur la liste peuvent être
déposer dans un dossier accessible à tous les abonnés, un espace pour
dialoguer en ligne entre Ouranossiens...
Florent et moi, on vous tiendra informés de ces toutes nouvelles
possibilités.
Pour ce qui est du problème d'acheminement, il semblerait que tous les
messages (ou presque) envoyés sur la liste depuis grosso modo le 10 novembre
ne soient pas parvenus.
Il a donc du très certainement y avoir un bon nombre de messages qui sont
resté sans suite et sans réponse.
Les Ouranossiens ayant envoyé des messages durant cette période pourraient
pourquoi pas les envoyer une nouvelle fois afin que toute la liste puisse en
profiter et répondre.
Je pense que ce serait là une bonne solution.
Désormais :
Pour écrire sur la liste : liste-ouranos@...
Pour se désincrire : liste-ouranos-unsubscribe@...
Les modérateurs
***********************************
Jean-François CONSIGLI alias Jeff
jefely@...c.jeff1@...
Mailing-list OURANOS :
www.liste-ouranos.fr.fm
***********************************
Quelqu'un saurait-il où je pourrais me procurer (à un prix pas trop prohibif) deux demi-sphères en plexiglas de diamètre environ 60 cm afin de fabriquer une maquette de sphère céleste ? Merci à tous