Il est tentant pour beaucoup de nier la nécessité
de remettre en cause nos modes de vies occidentaux.
Il y a plusieurs stratégies pour cela :
- le jemenfoutisme (apresmoiledéluge)
- la négation (souvent à l'aide d'une quelconque théorie du complot)
- la fuite en avant (techno-scientisme, énergies miraculeuses)
- l'argumentation
mais c'est nettement plus difficile, voire impossible !
Aujourd'hui, entre ici et "le sud" :
Pour une personne ayant le mode de vie d'un français,
il y a une centaine de miséreux dans le monde.
Ce n'est pas un hasard : ce sont eux qui fabriquent notre confort
directement (par leur travail)
ou indirectement (par les ressources de leur environnement).
Entre aujourd'hui et demain :
Pour une personne ayant notre mode de vie aujourd'hui,
il y en aura une centaine (plus ?) qui ne pourront pas l'avoir dans
l'avenir,
parce que nous aurons bouffé toutes les ressources énergétiques
et autres matières premières,
parce que nous aurons stérilisé, érodé ou pollué et rendu impropre à la vie
de gros morceaux de la planète.
Les agrocarburants ne sont pas tous issus de tournesol ou de produits
alimentaires,
mais ils poussent tous sur des terres qui peuvent servir à
l'alimentation humaine
ou à d'autres ressources vitales.
Les utiliser pour cela imposerait de faire des sacrifices dans d'autres
domaines.
Il y a bien quelques déchets transformables mais
les quantités sont absolument ridicules au regard de nos consommations
actuelles.
Une chance : le cercle vertueux la décroissance.
Commençons par ... par exemple la télé !
- si on fait le "sacrifice" de la télé...
on entre plus en relation avec son environnement
et on peut se mettre plus en phase avec lui (qualité de l'environnement,
jardin, ...)
Notamment on est amené à rencontrer plus ses voisins.
- des liens se créent, l'expérience du quotidien devient plus sympa
- on a moins besoin de se déplacer pour vivre des expériences sympa
(sorties lointaines pour une soirée ou un week-end, ou vacances à
l'autre bout du monde).
- moins besoin de voiture, moins besoin de carburants
- plus de surface pour faire des cultures vivrières bio !
- manger plus sain, être moins malade, moins besoin d'hôpitaux ...!
etc.
C'est une utopie là,
mais c'est elle qu'il faut réaliser !
JLuc
===
asso et revue Passerelle Eco
www.passerelleco.info
> bonjour
>
> Voici la conclusion d'un article de l'âge de faire num 5 d'Octobre 2006.
>
> "En conclusion, les éthanols et les esters ne
> sont, en aucun cas, une alternative crédible à
> la fin du pétrole. L'huile végétale pure, si elle
> était développée dans des proportions raisonnables
> à la place des éthanols et des esters,
> pourrait nous permettre de viser une agriculture
> autonome d'un point de vue énergétique.
> Pour les années à venir, elle serait sans aucun
> doute un choix stratégique pertinent."
>
> On croirait lire Mr Ch .Gérondeau de la FFAC qui passe son temps à
dénoncer le " politiquement correct anti-voiture !" Voire même encore Mr
Syrota, ancien de la Cogema ou du Cea, ex-Mines, auteur d'un rapport (disponible
sur le web) "la voiture grand public en 2030" qui dézingue toute alternative au
véhicule individuel NE fonctionnant PAS au pétrole.
>
> Certes en 2006, l'état de l'art était bien différent, et on (en fait moi) ne
sera pas le chantre du véhicule électrique (qui marche à l'électricité super
sale, avec des piles super polluantes), mais il faudra bien se poser la question
du remplacement du pétrole dans les voitures. Voire du remplacement des
voitures...
>
> Or les bêtises énoncées dans la conclusion de l'article de 2006 méritent
d'être revisitées. Il faut savoir que les lobbys pétroliers et automobiles sont
les plus grands financiers de l'opération qui consiste à nier l'efficacité ou
l'utilité de bio-carburants. L'argument le plus utilisé est celui de causer la
famine sur la planète. Les autres par ordre d'imnportance.
>
> Il y a bien, quoi qu'on vous dise, des biocarburants qui ont pour origine des
végétaux non-comestibles. C'est le cas en Allemagne, et notamment en Suisse, ou
plus de 90% de l'éthanol produit ne provient pas de produits comestibles, mais
de déchets végétaux (bois), y compris de déchets alimentaires (pommes de terre
non commercialisables notamment). Il ne faudrait pas mal interprêter le propos:
il s'agit bien de donner une chance au non pétrolier écologique. Les huiles
végétales en revanche sont toutes produites avec des végétaux comestibles, et là
l'argument relatif au risque alimentaire est valide. Mais là seulement! Pas pour
l'éthanol.
>
> Fin 2008, l'éthanol a voitures coûtait moins cher que tous les autres
carburants. En France, il est assujetti aux taxes pétrolières (un comble) et
distribué par les pétroliers. Uniquement par eux.
>
> 90% des voitures à injection essence fonctionnent sans mal à l'éthanol sans
modification électronique ou mécanique et sans risques (voir forum spécialisé).
Les 10% qui restent utilisent tous les jours de l'èthanol déjà mélangé au
carburant sans plomb, sans que le consommateur le sache depuis plusieurs années.
>
> Donc faux procès, auto-flagellation inutile, trouille mal contrôlée, et manque
d'information notoire.
> Tout celà au service du pétrole,
>
> Le vrai problème reste le transport industriel et commercial qui lui
fonctionne presque à 100% à l'huile diesel. Revenir à L'éthanol?
> Vive le train, le bateau et le char....
>
>
>
>
> salut
>