Manfred Stricker a écrit :
> très intéressant tout cela; moi j'ai la marotte des index; Nisus
> permet-il, si on lui donne une liste de mot, de dire à quelles pages
> chaque mot se trouve ?
Je confirme que Nisus fait ça très bien, comme tout ce qui concerne
l'écriture et le travail sur du texte, aussi volumineux soit-il, et cela
avec une commodité et une intuitivité que j'ai toujours trouvées inégalées.
> J'avais une autre question à laquelle je n'avais pas eu de réponse :
> j'aime bien avec Word diviser une page en deux et traduire sur la
> partie basse un texte se trouvant dans la partie haute. Je ne l'ai pas
> trouvé à Nisus et je trouve étrange qu'un programme sérieux ne
> reprenne pas cette possibilité.
Je ne savais même pas qu'il existait des traitement de texte qui
proposaient une telle fonction. Je l'utilise pourtant dans des éditeurs
de texte, où il est avantageux par exemple d'afficher en même temps les
styles de l'en-tête, et le corps de la page.
Je ne conteste pas que ça pourrait être pratique pour traduire. Mais à
ce compte, je me prends à rêver de mieux.
L'idéal serait de pouvoir diviser la page en deux colonnes, mais avec
des sortes de liens entre les contenus.
Je m'explique mieux. Si l'on traduit un court texte, un ou deux
paragraphes, ou un poème. Le plus simple est de faire deux colonnes. On
place le saut de colonne après le texte source, et l'on traduit dans le
seconde. Mais ça ne marche que pour une page.
C'est d'ailleurs le même principe que si l'on veut écrire le découpage
d'un scénario. On introduit un saut de colonne après le passage du
scénario, et l'on place les indications de tournage dans la seconde
colonne, puis on introduit un saut de section, et etc.
Le problème est qu'il n'est plus possible de récupérer séparément les
contenus de chaque colonne, alors que c'est généralement ce que l'on
cherche quand on traduit. (On peut même souhaiter le faire d'un
scénario, dont le découpage aura pu inspirer des modifications.)
Si je me suis fait comprendre, l'idéal serait de lier deux textes en
vis-à-vis, tout en donnant la possibilité de les dissocier et de les
exploiter séparément. Je ne connais rien qui le permette. Je ne conçois
même pas comment cela pourrait se faire. Ce serait pourtant bien utile.
j-p
> orwell
>
> Le 28 nov. 09 à 19:14, Danièle Laruelle a écrit :
>
> Bon ben, par ce samedi de tempête et de pluie, me voilà avec mon
> blabla
> sur les glossaires de Nisus Writer.
>
> Les glossaires constituent un outil de frappe automatique permettant de
> créer des raccourcis pour certains mots, expressions ou noms propres.
> On peut créer autant de ces glossaires que l’on veut et n’en
> activer que
> certains en fonction de ses besoins.
>
> Exemple: je traduis des romans, et parfois de l’ethno avec des termes
> barbares ou des mots venus d’autres langues.
> J’ai créé un glossaire général avec des raccourcis pour les
> adverbes en
> -ment, les expressions et mots courants comme «à mesure que», «à
> l’évidence», «c’est à dire», «cependant»…, glossaire que
> j’ai nommé
> Général et qui est toujours activé. Au lieu de taper «toujours»,
> je tape
> «tjr».
> Je crée ensuite un glossaire spécifique pour chaque roman, série ou
> document.
>
> Pour une série, j'en ai un avec des mots en langue des nains et en
> elfique, avec des accents bizarres, des noms de personnages exotiques,
> des
> formules de quatre lignes dans ces langues de fantaisie que je n’ai
> tapées
> qu’une seule fois.
> Une phrase de deux lignes en elfique = la première lettre des cinq
> premiers mots, même pas besoin de s’en souvenir.
> Des armes inventées par l'auteur dont il faut «traduire» le nom en
> français? Trois ou quatre consonnes de l’original en anglais - si
> j’ai
> oublié ma traduction au cours de l’année qui sépare deux volumes,
> inutile
> de rechercher, je connais la formule du glossaire qui tapera pour moi.
> Rafraîchissement de mémoire instantané et cohérence de l’ensemble
> assuré.
> Économies d’énergie et de temps.
>
> Ces glossaires multiples sont un avantage sur les outils de Word ou Open
> Office qui ne proposent qu’un seul glossaire général de frappe
> automatique. Inconvénient: les raccourcis deviennent longs et
> difficiles à
> retenir, ou alors il faut éditer ce glossaire en permanence et le
> réactualiser pour chaque travail.
> Au contraire, l’outil intégré à Nisus Writer permet de réutiliser
> un même
> raccourci pour des termes différents selon le bouquin. Ce qui évite
> les
> «raccourcis à rallonge».
>
> Exemple : dans une série jeunesse que je traduisais, j’avais un
> personnage
> appelé Warvold, avec pour raccourci wd dans le glossaire correspondant.
> Lorsque je frappais «wd», Nisus étendait ce raccourci au nom du
> personnage.
> Dans une autre série - glossaire séparé - ce même wd, mis pour
> Warlords en
> anglais, devenait dans mon texte «Seigneurs de la guerre».
> Ca, ce n'est possible avec Word ou Open Office: avec un seul glossaire
> pour tout, une abréviation ne peut servir qu'une seule fois.
>
> Comment créer des glossaires:
>
> Dans les préférences de Nisus, aller à la rubrique Quickfix, cliquer
> sur
> «Nouveau glossaire», lui donner un nom, cliquer ensuite sur «éditer
> le
> glossaire», puis rentrer les abréviations et ce à quoi elles
> correspondent
> selon la méthode indiquée en bas de la page qui s’ouvre, à savoir:
>
> «Vous pouvez editer ce fichier destiné à contenir une liste des
> entrées de
> glossaire. Chaque entrée doit être séparée des autres par un saut
> d'entrée
> de glossaire (utiliser le menu Insérer > Glossaire > Saut d'Entrée de
> Glossaire). Chaque entrée est composée d'une abréviation et d'un
> développement séparé de l'abréviation par un tabulateur ou un
> caractère de
> saut de ligne.»
> (Merci les gens de Nisus, c'est très bien expliqué!)
>
> Ne pas oublier de sauvegarder, les entrées de glossaire ne deviennent
> actives qu’une fois enregistrées.
> Sur un long travail - roman, série - le glossaire peut être ouvert en
> permanence en mode édition, ce qui permet de l’augmenter à mesure
> de ses
> besoins.
> Le fait d'être ouvert comme un document de texte n'empêche pas le
> glossaire actif de fonctionner.
>
> Conseils pour les débutants:
>
> Avant de créer ses glossaires, réfléchir à un système
> d'abréviation
> logique, cohérent et facile à retenir.
> Très vite, on se retrouve avec des centaines de raccourcis.
> Il est plus commode de se souvenir de la manière dont il sont créés
> que de
> les mémoriser tous!
> Faute de les connaître par coeur, on les recrée sans presque y
> penser, et
> ça marche (rien de tel que la paresse!).
>
> Exemples:
> - pour les adverbes en -ment qui n’en finissent pas, trois ou quatre
> premières lettre + mt => courmt devient couramment, legmt devient
> légèrement, globmt devient globalement, notmt devient notamment, et
> ainsi
> de suite;
> - pour des expressions, retenir les premières lettres quand c'est
> possibles: amq devient à mesure que, pct devient pendant ce temps, cad
> devient c’est à dire, ces sortes de choses…
> Privilégier les consonnes, elles forment rarement à elles seules des
> mots
> existants dans nos langues.
>
> Un petit hic quand même dans ce paradis.
> Les glossaires doivent être sélectionnés pour être actifs
> (Préférences de
> Nisus/Quickfix/cocher la case correspondant au glossaire à activer,
> décocher ceux à désactiver). Normal.
> Hélas, les préférences en matière de glossaires ne sont pas liées
> aux
> documents.
> **Tout glossaire sélectionné à un moment donné est actif dans tous
> les
> documents Nisus que l’on ouvre.**
> Même s'il n'a pas lieu de l'être…
> Il faut donc toujours s’assurer que le ou les glossaires
> sélectionnés sont
> les bons.
>
> Exemple: j’ai deux romans en cours appartenant à des séries
> différentes
> que j’alterne.
> Roman 1 avec glossaire 1, roman 2 avec glossaire 2.
> Lorsque je passe de R1 à R2, il faut que je désactive G1 et que
> j’active
> G2.
> Sinon, quand je tape mon raccourci «wd», Nisus écrira Seigneurs de la
> guerre au lieu de Warvold (ou l’inverse).
>
> Si j’ai un souhait à formuler, ce serait d’attacher ce genre de
> préférences à des fichiers.
> J’ai découvert le gag le jour où, en tapant une correspondance en
> anglais,
> Nisus remplaçait «and» par «Andreiewsky»… glossaire d’un roman
> activé pour
> le français où «and» n’est pas un mot de la langue, donc actif
> dans un
> document où il fallait le désactiver - pour le réactiver ensuite
> afin de
> poursuivre le travail en cours.
> Il aurait été plus pratique que le glossaire de mon roman ne soit
> actif
> par défaut que sur les fichiers concernés et n’intervienne pas sur
> des
> documents nouveaux.
>
> À noter, il existe des logiciels de frappe automatique qui «parlent au
> système» et fonctionnent dans les traitements de texte, logiciels de
> messagerie et autres. On les active pour les applications de son choix.
> Pour Mac, TypeIt4me et Text Expander - ce dernier est paraît-il très
> bien.
>
> En espérant que ce sera utile à d'autres - c'est fou le temps que je
> gagne
> avec ça, les économie de frappe et les fautes de frappes évitées! :)
>
> Dan
>
--
Jean-Pierre Depetris
http://jdepetris.free.fr/