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#12713 De: kanaky@...
Date: Dimanche 2. Juillet 2006  8:43
Sujet: Fichier - 0_charte_kanaky_online.txt
kanaky@...
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REGLES DE BONNE CONDUITE SUR KANAKY ON LINE

(Ce fichier sera envoye pour rappel a tous les abonnes de la liste, une fois pas
mois.)
Il est consultable en ligne à l'adresse :
http://fr.groups.yahoo.com/group/kanaky/files/

Bienvenue sur Kanaky On Line, un lieu convivial pour discuter des questions de
decolonisation (geographique et mentale) notamment de la
Kanaky-Nouvelle-Caledonie, un archipel du Pacifique Sud, colonise depuis plus
d'un siecle par la France et engage dans un processus d'autodetermination.

KOL n'est pas seulement forum de discussion, c'est aussi un repositoire a
documents, vous pouvez consulter les fichiers et images a l'adresse :
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Consultez les archives des anciens messages:
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Merci de respecter  l'esprit de UME PO (prononcez 'oume peu') - ne cachez pas
votre visage, parlez sans crier mais parlez avec franchise, developpez vos
arguments sans insulter l'autre, jetez dans le feu vos prejuges racistes,
ethnocentriques, phallocrates...deposez sur la natte votre QEMEK, l'offrande de
votre visage multiforme.

PRESENTATION : Quand vous arrivez sur la liste, voire quand un nouveau debarque,
ayez la politesse de dire bonjour et de vous presenter. Dans la mesure du
possible dites qui vous etes et ou vous habitez, ce n'est pas tres agreable de
dialoguer avec quelqu'un de masque. Si vous avez opte pour un pseudo, voyez plus
bas la remarque generale sur les pseudos.

Rappel: IL N'Y A AUCUNE CENSURE SUR CE FORUM ! Les messages ne sont pas filtres,
chacun est libre d'y ecrire ce qu'il veut mais chacun est egalement responsable
de ses propos. Et n'oubliez pas que les messages sont archives et qu'il est
parfaitement licite pour un autre membre de la liste d'aller voir ce que vous
avez dit sur tel et tel sujet il y a six mois ou un an...  donc tournez sept
fois votre clavier dans votre bouche avant de soumettre votre message  -- si
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ou aux conditions legales edictees par le service Yahoogroupes sera, des sa
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Concernant les messages a caractere litigieux (incitation a la haine raciale,
négationisme, pedophiles, diffamatoires etc.), nous prendrons les dilligences
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message ne suffit pas a faire virer son auteur. Repondez-lui en developpant
votre opinion. Contre-argumentez, ne faites pas de proces d'intention, evitez
les attaques personnelles, DIS-CU-TEZ - c'est cela la democratie. Acceptez
l'idee qu'on peut ne pas etre d'accord avec vous et que ce n'est pas pour autant
qu'un grand mechant militant va venir vous flinguer un soir... :-)

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biere... vous verrez, on se comprend mieux quand on est face a face

PSEUDOS : D'une maniere generale, sur cette liste, les pseudonymes ne sont pas
admis: mais bon, vu la situation democratique particuliere en KNC et le fait que
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s'ils envoient des messages sur ce forum, il a ete a decide de les tolerer. Mais
autant que possible, ayez le courage de parler a visage decouvert.

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++++++++++++

#12714 De: "lku" <lku@...>
Date: Dimanche 2. Juillet 2006  21:27
Sujet: DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
watoalilo
Envoyer un message Envoyer un message
 
Est-ce le même Paul NEAOUTYNE qui a condamné le conflit du Port ouvrant
ainsi la voie à l'intervention des forces de l'ordre coloniales contre le
seul syndicat indépendantiste ?

C'était pourtant le même Paul NEAOUTYNE qui s'était battu à l'ICAP pour
obtenir le financement d'un projet présenté par...
LK UREGEI dans le cadre du rééquilibrage.


============================================================================
=================================================



Nous irons jusqu’au bout pour le rééquilibrage

Discours de Paul Néaoutyine

«  Bonjour à nous tous qui sommes dans cette marche. Je voudrais d’abord
avant de m’exprimer sur le rééquilibrage, remercier le comité organisateur
qui a été mis en place par les partis membres du FLNKS. Remercier aussi l’
USTKE  qui a aussi appelé à la mobilisation et les autres organisations
syndicales,  ainsi que les représentants des  rouleurs, les partis qui ont
appelé à la solidarité notamment l’Alliance, et les  représentants d’
associations comme Corail vivant.

Une démarche de dignité

Je suis très ému d’être sur ce plateau et de vous parler ici. Très
franchement depuis la signature de l’Accord de Matignon moi même je n’ai
plus participé à aucune marche dans les rues de Nouméa,  moi qui était un
habitué de l’asphalte de cette ville. Pourquoi ? Parce que depuis cette
époque là  nous avons décidé sur le sang de ceux qui sont partis,  et dont
je voudrais saluer ici la mémoire,  nous avons décidé nous les militants,
nous  tous  gens de bonne volonté,  progressistes,  gens de tous les
mouvements qui veulent plus d’équité dans ce pays, nous avons  décidé, voilà
des années déjà après avoir été au bord de la guerre civile, qu’il fallait
plus d’intelligence dans ce pays et se mettre d’accord pour construire.
Construire quoi donc ?
Construire la mise en place des libertés. Pour que les kanak ne se sentent
pas des exclus dans leur propre pays et dans cette ville. C’est un combat
pour la dignité du peuple kanak, peuple indigène de ce pays, mais aussi du
peuple calédonien, des citoyens de ce pays que nous avons  consacrés avec l’
accord de Nouméa (applaudissements)
C’est une démarche de dignité (applaudissements) qui appelle les jeunes, les
vieux, les femmes, tout le monde, partisans, partenaires de la société
civile à construire notre pays.

Se mobiliser pour construire

Un pouvoir politique il en faut bien un dans un pays. Je m’excuse auprès de
ceux qui ne partagent pas encore complètement les idéaux d’indépendance que
nous défendons au FLNKS, avec certaines autres organisations politiques. M
ais nous sommes profondément convaincus qu’une stabilité durable dans ce
pays, fondée sur une démocratie populaire et sur plus d’équité,  ne se fera
qu’avec l’indépendance kanak (applaudissements) mais c’est une indépendance
kanak dans laquelle nous avons décidé de donner l’hospitalité à ceux qui ont
accédé à la citoyenneté. (applaudissements).
  C’est aussi un geste fort du peuple kanak.  Un geste fort qui été mis en
place avec le vis-à-vis politique qui a toujours été contre l’indépendance
et avec qui on a décidé de construire. Plus que l’affichage d’une volonté, c
’est une mobilisation de tous les jours qui est nécessaire pour construire.
C’est plus d’espace pour le partenariat social dans les outils de production
mais aussi sur le plan politique.
La citoyenneté de ce pays se construira sur le développement économique,
sur le décollage des secteurs de notre pays qui n’ont pas encore vécu le
développement. Où sont-ils situés ?  Ils sont  dans ce qu’on appelle la
brousse, en dehors des pôles urbains, dans le nord et dans les îles mais
également dans la brousse de la province sud. C’est ce défi que nous avons
tous relevé, que vous avez approuvé avec les scrutins successifs  au moment
de l’accord de Matignon puis de  l’accord de Nouméa.

  Cent cinquante ans de colonisation sont contre nous

Je  dis que suis ému, pourquoi ?
Qu’il faille  descendre dans la rue pour rappeler les enjeux du
développement et de la mobilisation  c’est peut-être une exigence de
démocratie mais je me répète : le développement et le rééquilibrage que nous
voulons  ne se réalisera qu’avec la volonté convergente de tous les
partenaires sociaux et politiques. Oui ou non on veut que dans ce pays  les
choses s’installent dans un développement durable ? (applaudissement)
Rééquilibrage, ça veut dire quoi  ?
Ca veut dire que les activités économiques doivent être imaginées, mises en
place et sans doute soutenues en s’appuyant sur les ressources humaines  et
sur les ressources naturelles du  pays.
Le développement du grand Nouméa, d’où vient-il ?
Du fait que les échanges économiques se réalisent dans cette ville. La
richesse agricole, la richesse minière, les ressources diverses, d’où
viennent-elles ? Où s’implantent-elles ? Où s’ extraient-elles ? De partout
ailleurs.
Dans la brousse, dans le nord, sans doute dans les îles aussi qu’on n’a pas
encore assez valorisées.

Voilà d’où on est venu et par où on veut aller.
  Les  faits objectifs  sont les suivants : plus de cent cinquante ans de
colonisation se dressent contre nous. Nous sommes dans une économie
capitaliste  et il y a des gens qui sont propriétaires du capital. Est-ce qu
’on veut mettre ce capital au service du développement ?  Mais au préalable,
nous qui n’avons rien, est- ce qu’on peut sortir la ressource qui se
transforme en capital, de la terre et du minerai  de la Calédonie, de Kanaky
? Et est-ce que une fois sorti de là on l’utilise pour mettre en place des
activités économiques pour donner du travail aux gens de ce pays ?

La SMSP n’a pas été donnée
Elle a été payée

C’est ça l’enjeu du rééquilibrage et nous disposons pour cela d’un outil, la
SMSP.  La SMSP n’a pas été donnée, elle a été payée. Voilà ce que j’ai envie
de dire ici.
  Payée avec quoi ?
Pas avec l’argent de la collectivité de la Province nord. Payée avec une
partie de dotation de l’Etat qui est passé par l’ICAP et un emprunt qu’il
faut bien que la SOFINOR rembourse .
Avec quoi ?
Avec l’argent que l’on gagne avec l’exploitation  de la  ressources
nickélifère de ce pays.  Et il y en a qui s’étonnent en regardant les
comptes,  en les faisant analyser, par je ne sais qui ! Il y en a  ou qui se
font souffler à l’oreille une autre interprétation. C’est facile de dire à
tout le monde qu’il y a un trou. M ais comment  peut-on payer une dette
quand on est dans une activité de production ? Et bien on utilise les
résultats de la production . N’importe qui sait ça. Au moins ceux qui sont
dans le monde économique. Voilà c’est pas plus compliqué.
Alors pourquoi je dis ça ?

L’enjeu c’est la construction de notre souveraineté

Nous voulons, nous voulons, nous voulons  construire ce pays.  Je ne  pense
que l’avenir du pays se construira seulement dans la province sud. Il ne se
construira pas non plus seulement dans la Province nord . Il se construira
dans les trois provinces, dans l’ensemble de notre pays. C’est à l’échelle
de la Nouvelle-Calédonie que les activités doivent se construire, que le
développement doit se faire.
  Nous ne sommes pas des utopistes. Nous revendiquons une responsabilité : la
responsabilité de dessiner la voie à suivre, la responsabilité de gérer
notre pays, la responsabilité aussi de gérer les problèmes de ce pays mais
nous voulons surtout que les droits que nous avons inscrits dans les deux
accords successifs  se transforment dans la réalité  et avec la
participation de tous.
Voilà les enjeux du rééquilibrage.  Alors cette mobilisation dont je vous
remercie encore  n’est pas à mettre au compte de la province nord uniquement
L’enjeu c’est le  développement de notre pays, la construction de notre
souveraineté  sur la base de notre citoyenneté. Voilà  l’enjeu de cette
mobilisation.
Alors nous sommes ici au pied de la tour  dans laquelle siège le
Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Je relance ici au nom de tout le
monde  cet appel.

Il faut que les accords passent dans la réalité

Deux accords successifs, intervenus après d’autres accords, soumis à l’
approbation du peuple de la Nouvelle-Calédonie ont fixé  sur le papier un
dispositif évolutif.
Je sais que nous n’en sommes pas tous convaincu, vu d’où on est venu, vus
nos affrontements,  les non dits, les retournements de situation,   les
déjugements de certains.
Je  fais  cet appel : il faut que les accords passent dans la réalité. Je
suis convaincu que les espoirs qui sont contenus dans ces accords
successifs, issus des négociations, ne doivent pas être dilapidés.  Et qu’il
faut ouvrir les portes aux mouvements politiques et aux  mouvements sociaux
.
Il faut trouver des passerelles  pour construire sur du solide.
Bien sûr  le droit syndical existe, bien sûr le  droit à la contestation
populaire existe , et ce droit, il faut le prendre  mais est-ce qu’on peut
imaginer que tout cela peut se faire  dans une démarche de dignité, celle
de gens qui veulent construire leur propre pays,  qui demandent réparation à
l’Etat colonial qui nous a colonisé  pendant toutes ces années ?
Une chose est sûre :  les résultats positifs que nous obtiendrons en
Nouvelle-Calédonie, en Kanaky comme on dit, nous peuple kanak, ne seront que
le résultat de ce que nous  aurons  inscrit  sur la terre de Kanaky
(applaudissement) .
C’est une mobilisation qui ne dépend que de nous ! (applaudissements)  et
des autres qui  nous accompagne .
Et quand je dis nous, c’est qui ?
C’est vous c’est moi, c’est le Gouvernement,  c’est les Provinces, c’est les
Syndicats, c’est tout le monde !



Nous irons jusqu’au bout !

Pour terminer je vais vous dire  que nous sommes d’accord pour  l’expression
syndicale,  que nous sommes d’accord  pour le développement de la démocratie
sociale,  dans les collectivités et dans les entreprises  de ce pays.
Mais je le dis tout net ici en ce qui me concerne et en ce qui concerne les
élus de la province nord qui sont dans les conseils d’administrations et qui
partagent les responsabilités  de l’outil SMSP :  nous ne sommes pas d’
accord sur les destructions des  moyens de production (applaudissement) .
Nous ne sommes pas d’accord sur les pratiques qui iraient dans ce sens là .
Pourquoi ?
Par ce que le résultat de toutes ces  années de négociation et de travail
avec un industriel international est fixé dans  un protocole d’accord. Qu’il
faut transformer ensuite  en « outils entreprenariaux »  et en dispositifs
de mise en œuvre. Tout  n’est pas encore en place. Les pools bancaires, « la
bancabilité »  qui doit être recherchée  c’est pas encore finalisée et je
pourrais énumérer d’autres éléments.
Nous sommes là. Nous irons jusqu’au bout ! Nous irons jusqu’au bout  parce
que l’issue du rééquilibrage passe par là.

Non aux tentatives de déstabilisation !

Tout responsable politique est en droit d’observer : est-ce qu’il y a de la
manipulation dans ces pratiques ?  Je réponds pour ce qui me concerne : j’
espère que non. J’espère que non.
Je n’ai pas envie dans le discours que l’on tient sur l’avenir  que la
démarche syndicale soit ternie  par des pratiques de ce type.
Je n’ai pas envie,  en ce moment précis de notre histoire,  de constater que
l’ « on » serait capable dans ce pays  d’organiser le « plantage » d’ une
entreprise  performante qu’ « on »  ne contrôle pas alors même qu’elle sert
l’intérêt général de la Nouvelle-Calédonie !
Je voudrais redire ici devant tout le monde que nous sommes d’accord  avec
la mise en place des trois projets industriels :   le développement de la
SLN,  l’implantation de l’usine INCOo dans le Sud ,  l’implantation de l’
usine SMSP-Falconbridge dans le nord.
Sans oublier les réponses données  aux préoccupations des uns  et des autres
sur  l’emploi et sur l’environnement. Je sais que  beaucoup de gens qui sont
ici  s’en préoccupent quotidiennement , c’est vrai,  mais au-delà de la
réponse qui pourrait être donnée à la société civile, aux politiques, aux
syndicats, je redis ici que le rééquilibrage  c’est justement la création d’
activité  à l’échelon de la Nouvelle-Calédonie.
Si on veut que cette perspective reste valide il ne faut pas qu’on prête le
flanc aux tentatives de déstabilisation  du projet de l’usine du nord.

Si le rééquilibrage ne devait pas se faire à force de pressions moi je dis :
il faudra qu’on reprenne le flambeau éteint,  qu’on le rallume et qu’on
reparte au combat !
Tentatives  qui pourrait se traduire par quoi   ?
Eh bien au lendemain des années 2006-2007 : deux usines industrielles  dans
le sud et  zéro activité industrielle dans le nord !
Est ce que c’est  ça que vous  voulez ? (non ! )
Les  autres organisations, patronales et politiques,  responsables de ce
pays,  je leur  demande de s’exprimer clairement !    Parce que je ne les ai
pas beaucoup entendues alors  que dans d’autres conflits de bien moindre
importance  elles  remplissaient les journaux  tous les jours ! A
Alors c’est oui ou non ?
Le projet industriel du nord a le même rang que les autres projets
économiques  dans ce pays. Il faut répondre oui .
Ou si c’est pas oui,  si par malchance -ce que je ne souhaite-  pas le
rééquilibrage ne devait pas  se faire, si  à  force de pressions, de
contrôles de la société,  on finit par perdre notre partenariat avec
Falconbridge   et bien moi je dis :  il faudra qu’on reprenne le flambeau
éteint,  qu’on le rallume et qu’on reparte au combat. La construction d’un
pays,  la conquête d’un pays,  c’est de la dignité pour des gens qui ont du
travail (applaudissements)  c’est aussi la mise en place d’activité qui
fassent qu’on mange tous les jours.
De la où on vient, on mange des bananes,  on mange des ignames,  on plante
sa maison, on coupe le bois a côté. Ca, c’est notre histoire à nous et on s’
est toujours débrouillé.
On rentre dans la modernité,  on veut creuser notre espace dans la
modernité. Il nous faut bien faire le pas. Nous sommes en train de franchir
ce pas. Est-ce que toute la hauteur  de vue,  l’intelligence inscrite dans
le préambule de l’accord de Nouméa,  est-ce que  nous pouvons espérer que ça
devienne une réalité quotidienne sans  qu’on soit obliger de descendre dans
la rue pour le rappeler ?
Je l’espère  donc je réitère ici ce vœu : que l’on ne s’amuse pas à
déstabiliser  des outils stratégiques pour le développement !  Que l’on
aille pas utiliser des méthodes  qui au lieu de sécuriser la recherche de
partenaires industriels  pour développer ce pays  joue en sens inverse  à
les déstabiliser ! A se poser des questions sur la crédibilité  d’
investissements qui vont durer ici au moins une vingtaine  sinon jusqu’à une
centaine d’années !

Voilà le message que je voulais vous dire, je m’excuse d’avoir été un peu
long , le soleil commence à chauffer  je voudrais remercier à nouveau les
organisations  politiques,  les organisations syndicales, les organisations
professionnelles et tout un chacun  et chacune d’entre nous  qui sommes dans
les rues aujourd’hui  pour réaffirmer  cette volonté merci
(applaudissements nourris)
--
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Version: 7.1.394 / Virus Database: 268.9.8/380 - Release Date: 30/06/2006

#12715 De: gentil homme <youmisolo@...>
Date: Lundi 3. Juillet 2006  3:27
Sujet: RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
youmisolo
Envoyer un message Envoyer un message
 
Monsieur LKU
A quoi jouez-vous ?
Ne rendez pas Mr NEAOUTYINE responsable de vos manoeuvres !
Vous venez encore une fois de nous prouver que c'est tout ce que vous savez faire : renverser les situations à votre propre avantage, comme manipuler des frères pour servir vos propres intérêts.
A bon entendeur, Salut !
Youmisolo
 
 

lku <lku@...> a écrit :




Est-ce le même Paul NEAOUTYNE qui a condamné le conflit du Port ouvrant
ainsi la voie à l'intervention des forces de l'ordre coloniales contre le
seul syndicat indépendantiste ?

C'était pourtant le même Paul NEAOUTYNE qui s'était battu à l'ICAP pour
obtenir le financement d'un projet présenté par...
LK UREGEI dans le cadre du rééquilibrage.


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Nous irons jusqu’au bout pour le rééquilibrage

Discours de Paul Néaoutyine

«  Bonjour à nous tous qui sommes dans cette marche. Je voudrais d’abord
avant de m’exprimer sur le rééquilibrage, remercier le comité organisateur
qui a été mis en place par les partis membres du FLNKS. Remercier aussi l’
USTKE  qui a aussi appelé à la mobilisation et les autres organisations
syndicales,  ainsi que les représentants des  rouleurs, les partis qui ont
appelé à la solidarité notamment l’Alliance, et les  représentants d’
associations comme Corail vivant.

Une démarche de dignité

Je suis très ému d’être sur ce plateau et de vous parler ici. Très
franchement depuis la signature de l’Accord de Matignon moi même je n’ai
plus participé à aucune marche dans les rues de Nouméa,  moi qui était un
habitué de l’asphalte de cette ville. Pourquoi ? Parce que depuis cette
époque là  nous avons décidé sur le sang de ceux qui sont partis,  et dont
je voudrais saluer ici la mémoire,  nous avons décidé nous les militants,
nous  tous  gens de bonne volonté,  progressistes,  gens de tous les
mouvements qui veulent plus d’équité dans ce pays, nous avons  décidé, voilà
des années déjà après avoir été au bord de la guerre civile, qu’il fallait
plus d’intelligence dans ce pays et se mettre d’accord pour construire.
Construire quoi donc ?
Construire la mise en place des libertés. Pour que les kanak ne se sentent
pas des exclus dans leur propre pays et dans cette ville. C’est un combat
pour la dignité du peuple kanak, peuple indigène de ce pays, mais aussi du
peuple calédonien, des citoyens de ce pays que nous avons  consacrés avec l’
accord de Nouméa (applaudissements)
C’est une démarche de dignité (applaudissements) qui appelle les jeunes, les
vieux, les femmes, tout le monde, partisans, partenaires de la société
civile à construire notre pays.

Se mobiliser pour construire

Un pouvoir politique il en faut bien un dans un pays. Je m’excuse auprès de
ceux qui ne partagent pas encore complètement les idéaux d’indépendance que
nous défendons au FLNKS, avec certaines autres organisations politiques. M
ais nous sommes profondément convaincus qu’une stabilité durable dans ce
pays, fondée sur une démocratie populaire et sur plus d’équité,  ne se fera
qu’avec l’indépendance kanak (applaudissements) mais c’est une indépendance
kanak dans laquelle nous avons décidé de donner l’hospitalité à ceux qui ont
accédé à la citoyenneté. (applaudissements).
C’est aussi un geste fort du peuple kanak.  Un geste fort qui été mis en
place avec le vis-à-vis politique qui a toujours été contre l’indépendance
et avec qui on a décidé de construire. Plus que l’affichage d’une volonté, c
’est une mobilisation de tous les jours qui est nécessaire pour construire.
C’est plus d’espace pour le partenariat social dans les outils de production
mais aussi sur le plan politique.
La citoyenneté de ce pays se construira sur le développement économique,
sur le décollage des secteurs de notre pays qui n’ont pas encore vécu le
développement. Où sont-ils situés ?  Ils sont  dans ce qu’on appelle la
brousse, en dehors des pôles urbains, dans le nord et dans les îles mais
également dans la brousse de la province sud. C’est ce défi que nous avons
tous relevé, que vous avez approuvé avec les scrutins successifs  au moment
de l’accord de Matignon puis de  l’accord de Nouméa.

Cent cinquante ans de colonisation sont contre nous

Je  dis que suis ému, pourquoi ?
Qu’il faille  descendre dans la rue pour rappeler les enjeux du
développement et de la mobilisation  c’est peut-être une exigence de
démocratie mais je me répète : le développement et le rééquilibrage que nous
voulons  ne se réalisera qu’avec la volonté convergente de tous les
partenaires sociaux et politiques. Oui ou non on veut que dans ce pays  les
choses s’installent dans un développement durable ? (applaudissement)
Rééquilibrage, ça veut dire quoi  ?
Ca veut dire que les activités économiques doivent être imaginées, mises en
place et sans doute soutenues en s’appuyant sur les ressources humaines  et
sur les ressources naturelles du  pays.
Le développement du grand Nouméa, d’où vient-il ?
Du fait que les échanges économiques se réalisent dans cette ville. La
richesse agricole, la richesse minière, les ressources diverses, d’où
viennent-elles ? Où s’implantent-elles ? Où s’ extraient-elles ? De partout
ailleurs.
Dans la brousse, dans le nord, sans doute dans les îles aussi qu’on n’a pas
encore assez valorisées.

Voilà d’où on est venu et par où on veut aller.
Les  faits objectifs  sont les suivants : plus de cent cinquante ans de
colonisation se dressent contre nous. Nous sommes dans une économie
capitaliste  et il y a des gens qui sont propriétaires du capital. Est-ce qu
’on veut mettre ce capital au service du développement ?  Mais au préalable,
nous qui n’avons rien, est- ce qu’on peut sortir la ressource qui se
transforme en capital, de la terre et du minerai  de la Calédonie, de Kanaky
? Et est-ce que une fois sorti de là on l’utilise pour mettre en place des
activités économiques pour donner du travail aux gens de ce pays ?

La SMSP n’a pas été donnée
Elle a été payée

C’est ça l’enjeu du rééquilibrage et nous disposons pour cela d’un outil, la
SMSP.  La SMSP n’a pas été donnée, elle a été payée. Voilà ce que j’ai envie
de dire ici.
Payée avec quoi ?
Pas avec l’argent de la collectivité de la Province nord. Payée avec une
partie de dotation de l’Etat qui est passé par l’ICAP et un emprunt qu’il
faut bien que la SOFINOR rembourse .
Avec quoi ?
Avec l’argent que l’on gagne avec l’exploitation  de la  ressources
nickélifère de ce pays.  Et il y en a qui s’étonnent en regardant les
comptes,  en les faisant analyser, par je ne sais qui ! Il y en a  ou qui se
font souffler à l’oreille une autre interprétation. C’est facile de dire à
tout le monde qu’il y a un trou. M ais comment  peut-on payer une dette
quand on est dans une activité de production ? Et bien on utilise les
résultats de la production . N’importe qui sait ça. Au moins ceux qui sont
dans le monde économique. Voilà c’est pas plus compliqué.
Alors pourquoi je dis ça ?

L’enjeu c’est la construction de notre souveraineté

Nous voulons, nous voulons, nous voulons  construire ce pays.  Je ne  pense
que l’avenir du pays se construira seulement dans la province sud. Il ne se
construira pas non plus seulement dans la Province nord . Il se construira
dans les trois provinces, dans l’ensemble de notre pays. C’est à l’échelle
de la Nouvelle-Calédonie que les activités doivent se construire, que le
développement doit se faire.
Nous ne sommes pas des utopistes. Nous revendiquons une responsabilité : la
responsabilité de dessiner la voie à suivre, la responsabilité de gérer
notre pays, la responsabilité aussi de gérer les problèmes de ce pays mais
nous voulons surtout que les droits que nous avons inscrits dans les deux
accords successifs  se transforment dans la réalité  et avec la
participation de tous.
Voilà les enjeux du rééquilibrage.  Alors cette mobilisation dont je vous
remercie encore  n’est pas à mettre au compte de la province nord uniquement
L’enjeu c’est le  développement de notre pays, la construction de notre
souveraineté  sur la base de notre citoyenneté. Voilà  l’enjeu de cette
mobilisation.
Alors nous sommes ici au pied de la tour  dans laquelle siège le
Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Je relance ici au nom de tout le
monde  cet appel.

Il faut que les accords passent dans la réalité

Deux accords successifs, intervenus après d’autres accords, soumis à l’
approbation du peuple de la Nouvelle-Calédonie ont fixé  sur le papier un
dispositif évolutif.
Je sais que nous n’en sommes pas tous convaincu, vu d’où on est venu, vus
nos affrontements,  les non dits, les retournements de situation,   les
déjugements de certains.
Je  fais  cet appel : il faut que les accords passent dans la réalité. Je
suis convaincu que les espoirs qui sont contenus dans ces accords
successifs, issus des négociations, ne doivent pas être dilapidés.  Et qu’il
faut ouvrir les portes aux mouvements politiques et aux  mouvements sociaux
.
Il faut trouver des passerelles  pour construire sur du solide.
Bien sûr  le droit syndical existe, bien sûr le  droit à la contestation
populaire existe , et ce droit, il faut le prendre  mais est-ce qu’on peut
imaginer que tout cela peut se faire  dans une démarche de dignité, celle
de gens qui veulent construire leur propre pays,  qui demandent réparation à
l’Etat colonial qui nous a colonisé  pendant toutes ces années ?
Une chose est sûre :  les résultats positifs que nous obtiendrons en
Nouvelle-Calédonie, en Kanaky comme on dit, nous peuple kanak, ne seront que
le résultat de ce que nous  aurons  inscrit  sur la terre de Kanaky
(applaudissement) .
C’est une mobilisation qui ne dépend que de nous ! (applaudissements)  et
des autres qui  nous accompagne .
Et quand je dis nous, c’est qui ?
C’est vous c’est moi, c’est le Gouvernement,  c’est les Provinces, c’est les
Syndicats, c’est tout le monde !



Nous irons jusqu’au bout !

Pour terminer je vais vous dire  que nous sommes d’accord pour  l’expression
syndicale,  que nous sommes d’accord  pour le développement de la démocratie
sociale,  dans les collectivités et dans les entreprises  de ce pays.
Mais je le dis tout net ici en ce qui me concerne et en ce qui concerne les
élus de la province nord qui sont dans les conseils d’administrations et qui
partagent les responsabilités  de l’outil SMSP :  nous ne sommes pas d’
accord sur les destructions des  moyens de production (applaudissement) .
Nous ne sommes pas d’accord sur les pratiques qui iraient dans ce sens là .
Pourquoi ?
Par ce que le résultat de toutes ces  années de négociation et de travail
avec un industriel international est fixé dans  un protocole d’accord. Qu’il
faut transformer ensuite  en « outils entreprenariaux »  et en dispositifs
de mise en œuvre. Tout  n’est pas encore en place. Les pools bancaires, « la
bancabilité »  qui doit être recherchée  c’est pas encore finalisée et je
pourrais énumérer d’autres éléments.
Nous sommes là. Nous irons jusqu’au bout ! Nous irons jusqu’au bout  parce
que l’issue du rééquilibrage passe par là.

Non aux tentatives de déstabilisation !

Tout responsable politique est en droit d’observer : est-ce qu’il y a de la
manipulation dans ces pratiques ?  Je réponds pour ce qui me concerne : j’
espère que non. J’espère que non.
Je n’ai pas envie dans le discours que l’on tient sur l’avenir  que la
démarche syndicale soit ternie  par des pratiques de ce type.
Je n’ai pas envie,  en ce moment précis de notre histoire,  de constater que
l’ « on » serait capable dans ce pays  d’organiser le « plantage » d’ une
entreprise  performante qu’ « on »  ne contrôle pas alors même qu’elle sert
l’intérêt général de la Nouvelle-Calédonie !
Je voudrais redire ici devant tout le monde que nous sommes d’accord  avec
la mise en place des trois projets industriels :   le développement de la
SLN,  l’implantation de l’usine INCOo dans le Sud ,  l’implantation de l’
usine SMSP-Falconbridge dans le nord.
Sans oublier les réponses données  aux préoccupations des uns  et des autres
sur  l’emploi et sur l’environnement. Je sais que  beaucoup de gens qui sont
ici  s’en préoccupent quotidiennement , c’est vrai,  mais au-delà de la
réponse qui pourrait être donnée à la société civile, aux politiques, aux
syndicats, je redis ici que le rééquilibrage  c’est justement la création d’
activité  à l’échelon de la Nouvelle-Calédonie.
Si on veut que cette perspective reste valide il ne faut pas qu’on prête le
flanc aux tentatives de déstabilisation  du projet de l’usine du nord.

Si le rééquilibrage ne devait pas se faire à force de pressions moi je dis :
il faudra qu’on reprenne le flambeau éteint,  qu’on le rallume et qu’on
reparte au combat !
Tentatives  qui pourrait se traduire par quoi   ?
Eh bien au lendemain des années 2006-2007 : deux usines industrielles  dans
le sud et  zéro activité industrielle dans le nord !
Est ce que c’est  ça que vous  voulez ? (non ! )
Les  autres organisations, patronales et politiques,  responsables de ce
pays,  je leur  demande de s’exprimer clairement !    Parce que je ne les ai
pas beaucoup entendues alors  que dans d’autres conflits de bien moindre
importance  elles  remplissaient les journaux  tous les jours ! A
Alors c’est oui ou non ?
Le projet industriel du nord a le même rang que les autres projets
économiques  dans ce pays. Il faut répondre oui .
Ou si c’est pas oui,  si par malchance -ce que je ne souhaite-  pas le
rééquilibrage ne devait pas  se faire, si  à  force de pressions, de
contrôles de la société,  on finit par perdre notre partenariat avec
Falconbridge   et bien moi je dis :  il faudra qu’on reprenne le flambeau
éteint,  qu’on le rallume et qu’on reparte au combat. La construction d’un
pays,  la conquête d’un pays,  c’est de la dignité pour des gens qui ont du
travail (applaudissements)  c’est aussi la mise en place d’activité qui
fassent qu’on mange tous les jours.
De la où on vient, on mange des bananes,  on mange des ignames,  on plante
sa maison, on coupe le bois a côté. Ca, c’est notre histoire à nous et on s’
est toujours débrouillé.
On rentre dans la modernité,  on veut creuser notre espace dans la
modernité. Il nous faut bien faire le pas. Nous sommes en train de franchir
ce pas. Est-ce que toute la hauteur  de vue,  l’intelligence inscrite dans
le préambule de l’accord de Nouméa,  est-ce que  nous pouvons espérer que ça
devienne une réalité quotidienne sans  qu’on soit obliger de descendre dans
la rue pour le rappeler ?
Je l’espère  donc je réitère ici ce vœu : que l’on ne s’amuse pas à
déstabiliser  des outils stratégiques pour le développement !  Que l’on
aille pas utiliser des méthodes  qui au lieu de sécuriser la recherche de
partenaires industriels  pour développer ce pays  joue en sens inverse  à
les déstabiliser ! A se poser des questions sur la crédibilité  d’
investissements qui vont durer ici au moins une vingtaine  sinon jusqu’à une
centaine d’années !

Voilà le message que je voulais vous dire, je m’excuse d’avoir été un peu
long , le soleil commence à chauffer  je voudrais remercier à nouveau les
organisations  politiques,  les organisations syndicales, les organisations
professionnelles et tout un chacun  et chacune d’entre nous  qui sommes dans
les rues aujourd’hui  pour réaffirmer  cette volonté merci
(applaudissements nourris)
--
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#12716 De: Equipe Webmestres <kanaky.online@...>
Date: Lundi 3. Juillet 2006  5:28
Sujet: [MODERATION] Youmisolo
gros_dawa
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour Youmisolo

Le principe d'un "gentil homme" puisque tel est le pseudo que tu t'es
choisi, est de ne pas attaquer à le visage masqué.

Si nous tolérons l'usage de pseudos pour la discussion (c'est à dire
l'échange d'arguments et de faits) tu ne pourras pas te cacher derrière si
tu veux insulter les gens.

Donc, nous t'invitons à argumenter ton affirmation ci-dessous (en
fournissant des exemples) sinon elle sera considérée comme une insulte
gratuite qui n'a rien à faire sur cette liste.

Amicalement

L'équipe de modérateurs
(Guéré, Francis, Waia, Théa)


le 3/07/06 5:27,  (youmisolo@...) a ecrit :

>   Vous venez encore une fois de nous prouver que c'est tout ce que vous savez
> faire : renverser les situations à votre propre avantage, comme manipuler des
> frères pour servir vos propres intérêts.
>   A bon entendeur, Salut !
>   Youmisolo

#12717 De: Iélo IV OPAO <limacequidort@...>
Date: Lundi 3. Juillet 2006  12:19
Sujet: Re : RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A L
limacequidort
Envoyer un message Envoyer un message
 
Youmisolo tu devrais méditer sur les paroles avisées de NUMBOJEF <<-la
stratégie des dominants c'est la division et la corruption des leaders->>.

C'est ce qui se passe en effet quand Paul NEAOUTYNE demande au
gouvernement local à la solde de l'Etat Colonial d'intervenir
physiquement contre des grévistes et un syndicat qui remplissent leur
mission, comment ne doit-on pas dénoncer cela??

De là à se diviser il n'y a qu'un pas et c'est ce qui est regrettable
dans ton intervention, il est en effet de notre devoir de dénoncer des
agissements graves comme celui de Paul NEAOUTYNE et des technocrates
actuels du FLNKS qui ne remplissent plus leurs rôles, il y a d'autres
méthodes pour avancer, ce n'est pas cela le "rééquilibrage", il faut
sortir des petites mesquineries partisanes.

NUMBOJEF nous montre la voie à suivre, le temps de la soumission aux
multinationales et à l'Etat Colonisateur doit être révolu, l'avenir
c'est dans la direction d'Hugo CHAVEZ et de Evo MORALES qu'il se
trouve. C'est dans cette voie que nous retrouverons notre dignité.

Iélo

--- Dans kanaky@..., gentil homme <youmisolo@y...> a écrit
>
> Monsieur LKU
>   A quoi jouez-vous ?
>   Ne rendez pas Mr NEAOUTYINE responsable de vos manoeuvres !
>   Vous venez encore une fois de nous prouver que c'est tout ce que
vous savez faire : renverser les situations à votre propre avantage,
comme manipuler des frères pour servir vos propres intérêts.
>   A bon entendeur, Salut !
>   Youmisolo
>
>
>
> lku <lku@t...> a écrit :
>
>
>
>
> Est-ce le même Paul NEAOUTYNE qui a condamné le conflit du Port ouvrant
> ainsi la voie à l'intervention des forces de l'ordre coloniales
contre le
> seul syndicat indépendantiste ?
>
> C'était pourtant le même Paul NEAOUTYNE qui s'était battu à l'ICAP pour
> obtenir le financement d'un projet présenté par...
> LK UREGEI dans le cadre du rééquilibrage.
>
>
>
============================================================================
> =================================================
>
>
>
> Nous irons jusqu'au bout pour le rééquilibrage
>
> Discours de Paul Néaoutyine
>
> «  Bonjour à nous tous qui sommes dans cette marche. Je voudrais d'abord
> avant de m'exprimer sur le rééquilibrage, remercier le comité
organisateur
> qui a été mis en place par les partis membres du FLNKS. Remercier
aussi l'
> USTKE  qui a aussi appelé à la mobilisation et les autres organisations
> syndicales,  ainsi que les représentants des  rouleurs, les partis
qui ont
> appelé à la solidarité notamment l'Alliance, et les  représentants d'
> associations comme Corail vivant.
>
> Une démarche de dignité
>
> Je suis très ému d'être sur ce plateau et de vous parler ici. Très
> franchement depuis la signature de l'Accord de Matignon moi même je n'ai
> plus participé à aucune marche dans les rues de Nouméa,  moi qui
était un
> habitué de l'asphalte de cette ville. Pourquoi ? Parce que depuis cette
> époque là  nous avons décidé sur le sang de ceux qui sont partis,
et dont
> je voudrais saluer ici la mémoire,  nous avons décidé nous les
militants,
> nous  tous  gens de bonne volonté,  progressistes,  gens de tous les
> mouvements qui veulent plus d'équité dans ce pays, nous avons
décidé, voilà
> des années déjà après avoir été au bord de la guerre civile, qu'il
fallait
> plus d'intelligence dans ce pays et se mettre d'accord pour construire.
> Construire quoi donc ?
> Construire la mise en place des libertés. Pour que les kanak ne se
sentent
> pas des exclus dans leur propre pays et dans cette ville. C'est un
combat
> pour la dignité du peuple kanak, peuple indigène de ce pays, mais
aussi du
> peuple calédonien, des citoyens de ce pays que nous avons  consacrés
avec l'
> accord de Nouméa (applaudissements)
> C'est une démarche de dignité (applaudissements) qui appelle les
jeunes, les
> vieux, les femmes, tout le monde, partisans, partenaires de la société
> civile à construire notre pays.
>
> Se mobiliser pour construire
>
> Un pouvoir politique il en faut bien un dans un pays. Je m'excuse
auprès de
> ceux qui ne partagent pas encore complètement les idéaux
d'indépendance que
> nous défendons au FLNKS, avec certaines autres organisations
politiques. M
> ais nous sommes profondément convaincus qu'une stabilité durable dans ce
> pays, fondée sur une démocratie populaire et sur plus d'équité,  ne
se fera
> qu'avec l'indépendance kanak (applaudissements) mais c'est une
indépendance
> kanak dans laquelle nous avons décidé de donner l'hospitalité à ceux
qui ont
> accédé à la citoyenneté. (applaudissements).
> C'est aussi un geste fort du peuple kanak.  Un geste fort qui été mis en
> place avec le vis-à-vis politique qui a toujours été contre
l'indépendance
> et avec qui on a décidé de construire. Plus que l'affichage d'une
volonté, c
> 'est une mobilisation de tous les jours qui est nécessaire pour
construire.
> C'est plus d'espace pour le partenariat social dans les outils de
production
> mais aussi sur le plan politique.
> La citoyenneté de ce pays se construira sur le développement économique,
> sur le décollage des secteurs de notre pays qui n'ont pas encore vécu le
> développement. Où sont-ils situés ?  Ils sont  dans ce qu'on appelle la
> brousse, en dehors des pôles urbains, dans le nord et dans les îles mais
> également dans la brousse de la province sud. C'est ce défi que nous
avons
> tous relevé, que vous avez approuvé avec les scrutins successifs  au
moment
> de l'accord de Matignon puis de  l'accord de Nouméa.
>
> Cent cinquante ans de colonisation sont contre nous
>
> Je  dis que suis ému, pourquoi ?
> Qu'il faille  descendre dans la rue pour rappeler les enjeux du
> développement et de la mobilisation  c'est peut-être une exigence de
> démocratie mais je me répète : le développement et le rééquilibrage
que nous
> voulons  ne se réalisera qu'avec la volonté convergente de tous les
> partenaires sociaux et politiques. Oui ou non on veut que dans ce
pays  les
> choses s'installent dans un développement durable ? (applaudissement)
> Rééquilibrage, ça veut dire quoi  ?
> Ca veut dire que les activités économiques doivent être imaginées,
mises en
> place et sans doute soutenues en s'appuyant sur les ressources
humaines  et
> sur les ressources naturelles du  pays.
> Le développement du grand Nouméa, d'où vient-il ?
> Du fait que les échanges économiques se réalisent dans cette ville. La
> richesse agricole, la richesse minière, les ressources diverses, d'où
> viennent-elles ? Où s'implantent-elles ? Où s' extraient-elles ? De
partout
> ailleurs.
> Dans la brousse, dans le nord, sans doute dans les îles aussi qu'on
n'a pas
> encore assez valorisées.
>
> Voilà d'où on est venu et par où on veut aller.
> Les  faits objectifs  sont les suivants : plus de cent cinquante ans de
> colonisation se dressent contre nous. Nous sommes dans une économie
> capitaliste  et il y a des gens qui sont propriétaires du capital.
Est-ce qu
> 'on veut mettre ce capital au service du développement ?  Mais au
préalable,
> nous qui n'avons rien, est- ce qu'on peut sortir la ressource qui se
> transforme en capital, de la terre et du minerai  de la Calédonie,
de Kanaky
> ? Et est-ce que une fois sorti de là on l'utilise pour mettre en
place des
> activités économiques pour donner du travail aux gens de ce pays ?
>
> La SMSP n'a pas été donnée
> Elle a été payée
>
> C'est ça l'enjeu du rééquilibrage et nous disposons pour cela d'un
outil, la
> SMSP.  La SMSP n'a pas été donnée, elle a été payée. Voilà ce que
j'ai envie
> de dire ici.
> Payée avec quoi ?
> Pas avec l'argent de la collectivité de la Province nord. Payée avec une
> partie de dotation de l'Etat qui est passé par l'ICAP et un emprunt
qu'il
> faut bien que la SOFINOR rembourse .
> Avec quoi ?
> Avec l'argent que l'on gagne avec l'exploitation  de la  ressources
> nickélifère de ce pays.  Et il y en a qui s'étonnent en regardant les
> comptes,  en les faisant analyser, par je ne sais qui ! Il y en a
ou qui se
> font souffler à l'oreille une autre interprétation. C'est facile de
dire à
> tout le monde qu'il y a un trou. M ais comment  peut-on payer une dette
> quand on est dans une activité de production ? Et bien on utilise les
> résultats de la production . N'importe qui sait ça. Au moins ceux
qui sont
> dans le monde économique. Voilà c'est pas plus compliqué.
> Alors pourquoi je dis ça ?
>
> L'enjeu c'est la construction de notre souveraineté
>
> Nous voulons, nous voulons, nous voulons  construire ce pays.  Je ne
  pense
> que l'avenir du pays se construira seulement dans la province sud.
Il ne se
> construira pas non plus seulement dans la Province nord . Il se
construira
> dans les trois provinces, dans l'ensemble de notre pays. C'est à
l'échelle
> de la Nouvelle-Calédonie que les activités doivent se construire, que le
> développement doit se faire.
> Nous ne sommes pas des utopistes. Nous revendiquons une
responsabilité : la
> responsabilité de dessiner la voie à suivre, la responsabilité de gérer
> notre pays, la responsabilité aussi de gérer les problèmes de ce
pays mais
> nous voulons surtout que les droits que nous avons inscrits dans les
deux
> accords successifs  se transforment dans la réalité  et avec la
> participation de tous.
> Voilà les enjeux du rééquilibrage.  Alors cette mobilisation dont je
vous
> remercie encore  n'est pas à mettre au compte de la province nord
uniquement
> L'enjeu c'est le  développement de notre pays, la construction de notre
> souveraineté  sur la base de notre citoyenneté. Voilà  l'enjeu de cette
> mobilisation.
> Alors nous sommes ici au pied de la tour  dans laquelle siège le
> Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Je relance ici au nom de tout le
> monde  cet appel.
>
> Il faut que les accords passent dans la réalité
>
> Deux accords successifs, intervenus après d'autres accords, soumis à l'
> approbation du peuple de la Nouvelle-Calédonie ont fixé  sur le
papier un
> dispositif évolutif.
> Je sais que nous n'en sommes pas tous convaincu, vu d'où on est
venu, vus
> nos affrontements,  les non dits, les retournements de situation,   les
> déjugements de certains.
> Je  fais  cet appel : il faut que les accords passent dans la
réalité. Je
> suis convaincu que les espoirs qui sont contenus dans ces accords
> successifs, issus des négociations, ne doivent pas être dilapidés.
Et qu'il
> faut ouvrir les portes aux mouvements politiques et aux  mouvements
sociaux
> .
> Il faut trouver des passerelles  pour construire sur du solide.
> Bien sûr  le droit syndical existe, bien sûr le  droit à la contestation
> populaire existe , et ce droit, il faut le prendre  mais est-ce
qu'on peut
> imaginer que tout cela peut se faire  dans une démarche de dignité,
celle
> de gens qui veulent construire leur propre pays,  qui demandent
réparation à
> l'Etat colonial qui nous a colonisé  pendant toutes ces années ?
> Une chose est sûre :  les résultats positifs que nous obtiendrons en
> Nouvelle-Calédonie, en Kanaky comme on dit, nous peuple kanak, ne
seront que
> le résultat de ce que nous  aurons  inscrit  sur la terre de Kanaky
> (applaudissement) .
> C'est une mobilisation qui ne dépend que de nous !
(applaudissements)  et
> des autres qui  nous accompagne .
> Et quand je dis nous, c'est qui ?
> C'est vous c'est moi, c'est le Gouvernement,  c'est les Provinces,
c'est les
> Syndicats, c'est tout le monde !
>
>
>
> Nous irons jusqu'au bout !
>
> Pour terminer je vais vous dire  que nous sommes d'accord pour
l'expression
> syndicale,  que nous sommes d'accord  pour le développement de la
démocratie
> sociale,  dans les collectivités et dans les entreprises  de ce pays.
> Mais je le dis tout net ici en ce qui me concerne et en ce qui
concerne les
> élus de la province nord qui sont dans les conseils
d'administrations et qui
> partagent les responsabilités  de l'outil SMSP :  nous ne sommes pas d'
> accord sur les destructions des  moyens de production
(applaudissement) .
> Nous ne sommes pas d'accord sur les pratiques qui iraient dans ce
sens là .
> Pourquoi ?
> Par ce que le résultat de toutes ces  années de négociation et de
travail
> avec un industriel international est fixé dans  un protocole
d'accord. Qu'il
> faut transformer ensuite  en « outils entreprenariaux »  et en
dispositifs
> de mise en œuvre. Tout  n'est pas encore en place. Les pools
bancaires, « la
> bancabilité »  qui doit être recherchée  c'est pas encore finalisée
et je
> pourrais énumérer d'autres éléments.
> Nous sommes là. Nous irons jusqu'au bout ! Nous irons jusqu'au bout
  parce
> que l'issue du rééquilibrage passe par là.
>
> Non aux tentatives de déstabilisation !
>
> Tout responsable politique est en droit d'observer : est-ce qu'il y
a de la
> manipulation dans ces pratiques ?  Je réponds pour ce qui me
concerne : j'
> espère que non. J'espère que non.
> Je n'ai pas envie dans le discours que l'on tient sur l'avenir  que la
> démarche syndicale soit ternie  par des pratiques de ce type.
> Je n'ai pas envie,  en ce moment précis de notre histoire,  de
constater que
> l' « on » serait capable dans ce pays  d'organiser le « plantage »
d' une
> entreprise  performante qu' « on »  ne contrôle pas alors même
qu'elle sert
> l'intérêt général de la Nouvelle-Calédonie !
> Je voudrais redire ici devant tout le monde que nous sommes d'accord
  avec
> la mise en place des trois projets industriels :   le développement
de la
> SLN,  l'implantation de l'usine INCOo dans le Sud ,  l'implantation
de l'
> usine SMSP-Falconbridge dans le nord.
> Sans oublier les réponses données  aux préoccupations des uns  et
des autres
> sur  l'emploi et sur l'environnement. Je sais que  beaucoup de gens
qui sont
> ici  s'en préoccupent quotidiennement , c'est vrai,  mais au-delà de la
> réponse qui pourrait être donnée à la société civile, aux
politiques, aux
> syndicats, je redis ici que le rééquilibrage  c'est justement la
création d'
> activité  à l'échelon de la Nouvelle-Calédonie.
> Si on veut que cette perspective reste valide il ne faut pas qu'on
prête le
> flanc aux tentatives de déstabilisation  du projet de l'usine du nord.
>
> Si le rééquilibrage ne devait pas se faire à force de pressions moi
je dis :
> il faudra qu'on reprenne le flambeau éteint,  qu'on le rallume et qu'on
> reparte au combat !
> Tentatives  qui pourrait se traduire par quoi   ?
> Eh bien au lendemain des années 2006-2007 : deux usines
industrielles  dans
> le sud et  zéro activité industrielle dans le nord !
> Est ce que c'est  ça que vous  voulez ? (non ! )
> Les  autres organisations, patronales et politiques,  responsables de ce
> pays,  je leur  demande de s'exprimer clairement !    Parce que je
ne les ai
> pas beaucoup entendues alors  que dans d'autres conflits de bien moindre
> importance  elles  remplissaient les journaux  tous les jours ! A
> Alors c'est oui ou non ?
> Le projet industriel du nord a le même rang que les autres projets
> économiques  dans ce pays. Il faut répondre oui .
> Ou si c'est pas oui,  si par malchance -ce que je ne souhaite-  pas le
> rééquilibrage ne devait pas  se faire, si  à  force de pressions, de
> contrôles de la société,  on finit par perdre notre partenariat avec
> Falconbridge   et bien moi je dis :  il faudra qu'on reprenne le
flambeau
> éteint,  qu'on le rallume et qu'on reparte au combat. La
construction d'un
> pays,  la conquête d'un pays,  c'est de la dignité pour des gens qui
ont du
> travail (applaudissements)  c'est aussi la mise en place d'activité qui
> fassent qu'on mange tous les jours.
> De la où on vient, on mange des bananes,  on mange des ignames,  on
plante
> sa maison, on coupe le bois a côté. Ca, c'est notre histoire à nous
et on s'
> est toujours débrouillé.
> On rentre dans la modernité,  on veut creuser notre espace dans la
> modernité. Il nous faut bien faire le pas. Nous sommes en train de
franchir
> ce pas. Est-ce que toute la hauteur  de vue,  l'intelligence
inscrite dans
> le préambule de l'accord de Nouméa,  est-ce que  nous pouvons
espérer que ça
> devienne une réalité quotidienne sans  qu'on soit obliger de
descendre dans
> la rue pour le rappeler ?
> Je l'espère  donc je réitère ici ce vœu : que l'on ne s'amuse pas à
> déstabiliser  des outils stratégiques pour le développement !  Que l'on
> aille pas utiliser des méthodes  qui au lieu de sécuriser la
recherche de
> partenaires industriels  pour développer ce pays  joue en sens
inverse  à
> les déstabiliser ! A se poser des questions sur la crédibilité  d'
> investissements qui vont durer ici au moins une vingtaine  sinon
jusqu'à une
> centaine d'années !
>
> Voilà le message que je voulais vous dire, je m'excuse d'avoir été
un peu
> long , le soleil commence à chauffer  je voudrais remercier à
nouveau les
> organisations  politiques,  les organisations syndicales, les
organisations
> professionnelles et tout un chacun  et chacune d'entre nous  qui
sommes dans
> les rues aujourd'hui  pour réaffirmer  cette volonté merci
> (applaudissements nourris)
> --
> No virus found in this outgoing message.
> Checked by AVG Free Edition.
> Version: 7.1.394 / Virus Database: 268.9.8/380 - Release Date:
30/06/2006
>
>
>
>
> ---------------------------------
>  Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et
son interface révolutionnaire.
>

#12718 De: "lku" <lku@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  0:14
Sujet: (pas d’objet)
watoalilo
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Musée du Quai Branly. Une lettre d'Aminata Traoré
"Nos oeuvres d'art ont droit de cité là où nous sommes, dans l'ensemble,
interdits de séjour".

Aminata Traoré, Malienne, a été ministre de la Culture et du Tourisme de son
pays. Auteur de plusieurs essais, dont "L'Etau. L'Afrique dans un monde sans
frontières" (Actes Sud, 1999), "Le viol de l'imaginaire" (Fayard, 2002), et
une "Lettre ouverte au Président des Français à propos de la côte d'Ivoire
et de l'Afrique en général" (Fayard, 2005) dans laquelle elle décriptait la
politique africaine de la France, ainsi que l'ordre cynique du monde dans
lequel elle s'inscrit et auquel elle participe. Elle invitait surtout le
président de la République française et tous ses homologues occidentaux à
donner enfin les moyens à l'Afrique de vivre de ses propres richesses et de
décider de ses propres orientations. Dans la continuité de son combat, que
nous soutenons et partageons, Aminata Traoré réagit aujourd'hui à
l'inauguration du musée du Quai Branly, à Paris.

Aminata Traoré:

Talents et compétences président donc au tri des candidats africains à
l'immigration en France selon la loi Sarkozy dite de « l'immigration
choisie » qui a été votée en mai 2006 par l'Assemblée nationale française.

Le ministre français de l'Intérieur s'est offert le luxe de venir nous le
signifier, en Afrique, en invitant nos gouvernants à jouer le rôle de
geôliers de la « racaille » dont la France ne veut plus sur son sol. Au même
moment, du fait du verrouillage de l'axe Maroc/Espagne, après les événements
sanglants de Ceuta et Melilla, des candidats africains à l'émigration
clandestine, en majorité jeunes, qui tentent de passer par les îles Canaries
meurent par centaines, dans l'indifférence générale, au large des côtes
mauritaniennes et sénégalaises. L'Europe forteresse, dont la France est
l'une des chevilles ouvrières, déploie, en ce moment, une véritable armada
contre ces quêteurs de passerelles en vue de les éloigner le plus loin
possible de ses frontières. Les oeuvres d'art, qui sont aujourd'hui à
l'honneur au Musée du Quai Branly, appartiennent d'abord et avant tout aux
peuples déshérités du Mali, du Bénin, de la Guinée, du Niger, du
Burkina-Faso, du Cameroun, du Congo. Elles constituent une part
substantielle du patrimoine culturel et artistique de ces « sans visa » dont
certains sont morts par balles à Ceuta et Melilla et des « sans papiers »
qui sont quotidiennement traqués au coeur de l'Europe et, quand ils sont
arrêtés, rendus, menottes aux poings à leurs pays d'origine. Dans ma «
Lettre au Président des Français à propos de la Côte d'Ivoire et de
l'Afrique en général », je retiens le Musée du Quai Branly comme l'une des
expressions parfaites de ces contradictions, incohérences et paradoxes de la
France dans ses rapports à l'Afrique. A l'heure où celui-ci ouvre ses portes
au public, je continue de me demander jusqu'où iront les puissants de ce
monde dans l'arrogance et le viol de notre imaginaire. Nous sommes invités,
aujourd'hui, à célébrer avec l'ancienne puissance coloniale une œuvre
architecturale, incontestablement belle, ainsi que notre propre déchéance et
la complaisance de ceux qui, acteurs politiques et institutionnels
africains, estiment que nos biens culturels sont mieux dans les beaux
édifices du Nord que sous nos propres cieux. Je conteste le fait que l'idée
de créer un musée de cette importance puisse naître, non pas d'un examen
rigoureux, critique et partagé des rapports entre l'Europe et l'Afrique,
l'Asie, l'Amérique et l'Océanie dont les pièces sont originaires, mais de
l'amitié d'un Chef d'Etat avec un collectionneur d'oeuvres d'art qu'il a
rencontré un jour sur une plage de l'île Maurice. Les trois cent mille
pièces que le Musée du Quai Branly abrite constituent un véritable trésor de
guerre en raison du mode d'acquisition de certaines d'entre elles et le
trafic d'influence auquel celui-ci donne parfois lieu entre la France et les
pays dont elles sont originaires. Je ne sais pas comment les transactions se
sont opérées du temps de François 1er, de Louis XIV et au XIXème siècle pour
les pièces les plus anciennes. Je sais, par contre, qu'en son temps,
Catherine Trautman, à l'époque ministre de la culture de la France dont
j'étais l'homologue malienne, m'avait demandé d'autoriser l'achat pour le
Musée du Quai Branly d'une statuette de Tial appartenant à un collectionneur
belge. De peur de participer au blanchiment d'une oeuvre d'art qui serait
sortie frauduleusement de notre pays, j'ai proposé que la France l'achète
(pour la coquette somme de deux cents millions de francs CFA), pour nous la
restituer afin que nous puissions ensuite la lui prêter. Je me suis entendue
dire, au niveau du Comité d'orientation dont j'étais l'un des membres que
l'argent du contribuable français ne pouvait pas être utilisé dans
l'acquisition d'une pièce qui reviendrait au Mali. Exclue à partir de ce
moment de la négociation, j'ai appris par la suite que l'Etat malien, qui
n'a pas de compte à rendre à ses contribuables, a acheté la pièce en
question en vue de la prêter au Musée. Alors, que célèbre-t-on aujourd'hui ?
S'agit-il de la sanctuarisation de la passion que le Président des Français
a en partage avec son ami disparu ainsi que le talent de l'architecte du
Musée ou les droits culturels, économiques, politiques et sociaux des
peuples d'Afrique, d'Asie, d'Amérique et d'Océanie ?

Le Musée du Quai Branly est bâti, de mon point de vue, sur un profond et
douloureux paradoxe à partir du moment où la quasi totalité des
Africains,des Amérindiens, des Aborigènes d'Australie, dont le talent et la
créativité sont célébrés, n'en franchiront jamais le seuil compte tenu de la
loi sur l'immigration choisie. Il est vrai que des dispositions sont prises
pour que nous puissions consulter les archives via l'Internet. Nos oeuvres
ont droit de cité là où nous sommes, dans l'ensemble, interdits de séjour. A
l'intention de ceux qui voudraient voir le message politique derrière
l'esthétique, le dialogue des cultures derrière la beauté des oeuvres, je
crains que l'on soit loin du compte. Un masque africain sur la place de la
République n'est d'aucune utilité face à la honte et à l'humiliation subies
par les Africains et les autres peuples pillés dans le cadre d'une certaine
coopération au développement. Bienvenue donc au Musée de l'interpellation
qui contribuera - je l'espère - à édifier les opinions publiques française,
africaine et mondiale sur l'une des manières dont l'Europe continue de se
servir et d'asservir d'autres peuples du monde tout en prétendant le
contraire. Pour terminer je voudrais m'adresser, encore une fois, à ces
oeuvres de l'esprit qui sauront intercéder auprès des opinions publiques
pour nous. « Vous nous manquez terriblement. Notre pays, le Mali et
l'Afrique tout entière continuent de subir bien des bouleversements. Aux
Dieux des Chrétiens et des Musulmans qui vous ont contesté votre place dans
nos cœurs et vos fonctions dans nos sociétés s'est ajouté le Dieu argent.
Vous devez en savoir quelque chose au regard des transactions dont certaines
nouvelles acquisitions de ce musée ont été l'objet. Il est le moteur du
marché dit "libre" et "concurrentiel" qui est supposé être le paradis sur
Terre alors qu'il n'est que gouffre pour l'Afrique. Appauvris, désemparés et
manipulés par des dirigeants convertis au dogme du marché, vos peuples s'en
prennent les uns aux autres, s'entretuent ou fuient. Parfois, ils viennent
buter contre le long mur de l'indifférence, dont Schengen. N'entendez-vous
pas, de plus en plus, les lamentations de ceux et celles qui empruntent la
voie terrestre, se perdre dans le Sahara ou se noyer dans les eaux de la
Méditerranée ? N'entendez-vous point les cris de ces centaines de naufragés
dont des femmes enceintes et des enfants en bas âge ? Si oui, ne restez pas
muettes, ne vous sentez pas impuissantes. Soyez la voix de vos peuples et
témoignez pour eux. Rappelez à ceux qui vous veulent tant ici dans leurs
musées et aux citoyens français et européens qui les visitent que
l'annulation totale et immédiate de la dette extérieure de l'Afrique est
primordiale. Dites-leur surtout que libéré de ce fardeau, du dogme du tout
marché qui justifie la tutelle du FMI et de la Banque mondiale, le continent
noir redressera la tête et l'échine. »

Aminata TRAORE

Essayiste et ancienne Ministre de la culture et du Tourisme du Mali

Article rédigé par Corinne PERRON, représentante en France de l'USTKE le
jeudi 29 juin 2006 :: International :: #211
http://www.ustke.org/syndicat/2006/06/29/211-musee-du-quai-branly-une-lettre
-d-aminata-traore
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#12719 De: "lku" <lku@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  3:46
Sujet: RE: RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
watoalilo
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Tiens encore un anonyme !
 
Quand on veut proférer ce genre de propos dont la fin peut être interprété comme une menace,alors on l'assume publiquement sans se cacher derrière un pseudo.
Moi ce que j'écrits,je le fais avec mon nom ou ma signature,surtout s'agissant des divergences entre responsables indépendantistes où il ne doit pas exister d'ambigüités ni de zones d'ombres.
La clarté et l'honnêteté sont impératifs  pour la compréhension et l'efficacité des débats nécessaires à la pratique démocratique y compris dans le milieu nationaliste kanak.
C'est du moins ce que je pense après presque quatre décennies de militantisme et de combats partagés avec de nombreux compagnons dont Paul NEAOUTYNE.
On diverge aujourd'hui sur la vision stratégique ? Alors on s'exprime voire on se contredit ou on se dénonce parce que c'est le choix que je fais en réponse à celui de Paul de condamner notre conflit mais sans se cacher parce que nous assumons publiquement cette divergence.
Je ne sais pas qui vous êtes monsieur mais moi je ne joue pas parce-que la lutte du Peuple Kanak n'est pas un jeu et suffisamment de frères ont payé de leur vie l'engagement dans notre lutte.
Vous voulez prendre parti dans ce qui m'oppose à Paul ?
Pourquoi pas...Mais vous déclinez d'abord votre identité que je sache avec qui je débats et qui pourrait me menacer.
Ensuite vous étayez ce que vous affirmez.
A partir de ce moment-là,on pourra débattre.
 
LK UREGEI
 
-----Message d'origine-----
De : kanaky@... [mailto:kanaky@...]De la part de gentil homme
Envoyé : lundi 3 juillet 2006 14:28
À : kanaky@...
Objet : RE : [kanaky] DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA

Monsieur LKU
A quoi jouez-vous ?
Ne rendez pas Mr NEAOUTYINE responsable de vos manoeuvres !
Vous venez encore une fois de nous prouver que c'est tout ce que vous savez faire : renverser les situations à votre propre avantage, comme manipuler des frères pour servir vos propres intérêts.
A bon entendeur, Salut !
Youmisolo
 
 

lku <lku@...> a écrit :




Est-ce le même Paul NEAOUTYNE qui a condamné le conflit du Port ouvrant
ainsi la voie à l'intervention des forces de l'ordre coloniales contre le
seul syndicat indépendantiste ?

C'était pourtant le même Paul NEAOUTYNE qui s'était battu à l'ICAP pour
obtenir le financement d'un projet présenté par...
LK UREGEI dans le cadre du rééquilibrage.


============================================================================
=================================================



Nous irons jusqu’au bout pour le rééquilibrage

Discours de Paul Néaoutyine

«  Bonjour à nous tous qui sommes dans cette marche. Je voudrais d’abord
avant de m’exprimer sur le rééquilibrage, remercier le comité organisateur
qui a été mis en place par les partis membres du FLNKS. Remercier aussi l’
USTKE  qui a aussi appelé à la mobilisation et les autres organisations
syndicales,  ainsi que les représentants des  rouleurs, les partis qui ont
appelé à la solidarité notamment l’Alliance, et les  représentants d’
associations comme Corail vivant.

Une démarche de dignité

Je suis très ému d’être sur ce plateau et de vous parler ici. Très
franchement depuis la signature de l’Accord de Matignon moi même je n’ai
plus participé à aucune marche dans les rues de Nouméa,  moi qui était un
habitué de l’asphalte de cette ville. Pourquoi ? Parce que depuis cette
époque là  nous avons décidé sur le sang de ceux qui sont partis,  et dont
je voudrais saluer ici la mémoire,  nous avons décidé nous les militants,
nous  tous  gens de bonne volonté,  progressistes,  gens de tous les
mouvements qui veulent plus d’équité dans ce pays, nous avons  décidé, voilà
des années déjà après avoir été au bord de la guerre civile, qu’il fallait
plus d’intelligence dans ce pays et se mettre d’accord pour construire.
Construire quoi donc ?
Construire la mise en place des libertés. Pour que les kanak ne se sentent
pas des exclus dans leur propre pays et dans cette ville. C’est un combat
pour la dignité du peuple kanak, peuple indigène de ce pays, mais aussi du
peuple calédonien, des citoyens de ce pays que nous avons  consacrés avec l’
accord de Nouméa (applaudissements)
C’est une démarche de dignité (applaudissements) qui appelle les jeunes, les
vieux, les femmes, tout le monde, partisans, partenaires de la société
civile à construire notre pays.

Se mobiliser pour construire

Un pouvoir politique il en faut bien un dans un pays. Je m’excuse auprès de
ceux qui ne partagent pas encore complètement les idéaux d’indépendance que
nous défendons au FLNKS, avec certaines autres organisations politiques. M
ais nous sommes profondément convaincus qu’une stabilité durable dans ce
pays, fondée sur une démocratie populaire et sur plus d’équité,  ne se fera
qu’avec l’indépendance kanak (applaudissements) mais c’est une indépendance
kanak dans laquelle nous avons décidé de donner l’hospitalité à ceux qui ont
accédé à la citoyenneté. (applaudissements).
C’est aussi un geste fort du peuple kanak.  Un geste fort qui été mis en
place avec le vis-à-vis politique qui a toujours été contre l’indépendance
et avec qui on a décidé de construire. Plus que l’affichage d’une volonté, c
’est une mobilisation de tous les jours qui est nécessaire pour construire.
C’est plus d’espace pour le partenariat social dans les outils de production
mais aussi sur le plan politique.
La citoyenneté de ce pays se construira sur le développement économique,
sur le décollage des secteurs de notre pays qui n’ont pas encore vécu le
développement. Où sont-ils situés ?  Ils sont  dans ce qu’on appelle la
brousse, en dehors des pôles urbains, dans le nord et dans les îles mais
également dans la brousse de la province sud. C’est ce défi que nous avons
tous relevé, que vous avez approuvé avec les scrutins successifs  au moment
de l’accord de Matignon puis de  l’accord de Nouméa.

Cent cinquante ans de colonisation sont contre nous

Je  dis que suis ému, pourquoi ?
Qu’il faille  descendre dans la rue pour rappeler les enjeux du
développement et de la mobilisation  c’est peut-être une exigence de
démocratie mais je me répète : le développement et le rééquilibrage que nous
voulons  ne se réalisera qu’avec la volonté convergente de tous les
partenaires sociaux et politiques. Oui ou non on veut que dans ce pays  les
choses s’installent dans un développement durable ? (applaudissement)
Rééquilibrage, ça veut dire quoi  ?
Ca veut dire que les activités économiques doivent être imaginées, mises en
place et sans doute soutenues en s’appuyant sur les ressources humaines  et
sur les ressources naturelles du  pays.
Le développement du grand Nouméa, d’où vient-il ?
Du fait que les échanges économiques se réalisent dans cette ville. La
richesse agricole, la richesse minière, les ressources diverses, d’où
viennent-elles ? Où s’implantent-elles ? Où s’ extraient-elles ? De partout
ailleurs.
Dans la brousse, dans le nord, sans doute dans les îles aussi qu’on n’a pas
encore assez valorisées.

Voilà d’où on est venu et par où on veut aller.
Les  faits objectifs  sont les suivants : plus de cent cinquante ans de
colonisation se dressent contre nous. Nous sommes dans une économie
capitaliste  et il y a des gens qui sont propriétaires du capital. Est-ce qu
’on veut mettre ce capital au service du développement ?  Mais au préalable,
nous qui n’avons rien, est- ce qu’on peut sortir la ressource qui se
transforme en capital, de la terre et du minerai  de la Calédonie, de Kanaky
? Et est-ce que une fois sorti de là on l’utilise pour mettre en place des
activités économiques pour donner du travail aux gens de ce pays ?

La SMSP n’a pas été donnée
Elle a été payée

C’est ça l’enjeu du rééquilibrage et nous disposons pour cela d’un outil, la
SMSP.  La SMSP n’a pas été donnée, elle a été payée. Voilà ce que j’ai envie
de dire ici.
Payée avec quoi ?
Pas avec l’argent de la collectivité de la Province nord. Payée avec une
partie de dotation de l’Etat qui est passé par l’ICAP et un emprunt qu’il
faut bien que la SOFINOR rembourse .
Avec quoi ?
Avec l’argent que l’on gagne avec l’exploitation  de la  ressources
nickélifère de ce pays.  Et il y en a qui s’étonnent en regardant les
comptes,  en les faisant analyser, par je ne sais qui ! Il y en a  ou qui se
font souffler à l’oreille une autre interprétation. C’est facile de dire à
tout le monde qu’il y a un trou. M ais comment  peut-on payer une dette
quand on est dans une activité de production ? Et bien on utilise les
résultats de la production . N’importe qui sait ça. Au moins ceux qui sont
dans le monde économique. Voilà c’est pas plus compliqué.
Alors pourquoi je dis ça ?

L’enjeu c’est la construction de notre souveraineté

Nous voulons, nous voulons, nous voulons  construire ce pays.  Je ne  pense
que l’avenir du pays se construira seulement dans la province sud. Il ne se
construira pas non plus seulement dans la Province nord . Il se construira
dans les trois provinces, dans l’ensemble de notre pays. C’est à l’échelle
de la Nouvelle-Calédonie que les activités doivent se construire, que le
développement doit se faire.
Nous ne sommes pas des utopistes. Nous revendiquons une responsabilité : la
responsabilité de dessiner la voie à suivre, la responsabilité de gérer
notre pays, la responsabilité aussi de gérer les problèmes de ce pays mais
nous voulons surtout que les droits que nous avons inscrits dans les deux
accords successifs  se transforment dans la réalité  et avec la
participation de tous.
Voilà les enjeux du rééquilibrage.  Alors cette mobilisation dont je vous
remercie encore  n’est pas à mettre au compte de la province nord uniquement
L’enjeu c’est le  développement de notre pays, la construction de notre
souveraineté  sur la base de notre citoyenneté. Voilà  l’enjeu de cette
mobilisation.
Alors nous sommes ici au pied de la tour  dans laquelle siège le
Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Je relance ici au nom de tout le
monde  cet appel.

Il faut que les accords passent dans la réalité

Deux accords successifs, intervenus après d’autres accords, soumis à l’
approbation du peuple de la Nouvelle-Calédonie ont fixé  sur le papier un
dispositif évolutif.
Je sais que nous n’en sommes pas tous convaincu, vu d’où on est venu, vus
nos affrontements,  les non dits, les retournements de situation,   les
déjugements de certains.
Je  fais  cet appel : il faut que les accords passent dans la réalité. Je
suis convaincu que les espoirs qui sont contenus dans ces accords
successifs, issus des négociations, ne doivent pas être dilapidés.  Et qu’il
faut ouvrir les portes aux mouvements politiques et aux  mouvements sociaux
.
Il faut trouver des passerelles  pour construire sur du solide.
Bien sûr  le droit syndical existe, bien sûr le  droit à la contestation
populaire existe , et ce droit, il faut le prendre  mais est-ce qu’on peut
imaginer que tout cela peut se faire  dans une démarche de dignité, celle
de gens qui veulent construire leur propre pays,  qui demandent réparation à
l’Etat colonial qui nous a colonisé  pendant toutes ces années ?
Une chose est sûre :  les résultats positifs que nous obtiendrons en
Nouvelle-Calédonie, en Kanaky comme on dit, nous peuple kanak, ne seront que
le résultat de ce que nous  aurons  inscrit  sur la terre de Kanaky
(applaudissement) .
C’est une mobilisation qui ne dépend que de nous ! (applaudissements)  et
des autres qui  nous accompagne .
Et quand je dis nous, c’est qui ?
C’est vous c’est moi, c’est le Gouvernement,  c’est les Provinces, c’est les
Syndicats, c’est tout le monde !



Nous irons jusqu’au bout !

Pour terminer je vais vous dire  que nous sommes d’accord pour  l’expression
syndicale,  que nous sommes d’accord  pour le développement de la démocratie
sociale,  dans les collectivités et dans les entreprises  de ce pays.
Mais je le dis tout net ici en ce qui me concerne et en ce qui concerne les
élus de la province nord qui sont dans les conseils d’administrations et qui
partagent les responsabilités  de l’outil SMSP :  nous ne sommes pas d’
accord sur les destructions des  moyens de production (applaudissement) .
Nous ne sommes pas d’accord sur les pratiques qui iraient dans ce sens là .
Pourquoi ?
Par ce que le résultat de toutes ces  années de négociation et de travail
avec un industriel international est fixé dans  un protocole d’accord. Qu’il
faut transformer ensuite  en « outils entreprenariaux »  et en dispositifs
de mise en œuvre. Tout  n’est pas encore en place. Les pools bancaires, « la
bancabilité »  qui doit être recherchée  c’est pas encore finalisée et je
pourrais énumérer d’autres éléments.
Nous sommes là. Nous irons jusqu’au bout ! Nous irons jusqu’au bout  parce
que l’issue du rééquilibrage passe par là.

Non aux tentatives de déstabilisation !

Tout responsable politique est en droit d’observer : est-ce qu’il y a de la
manipulation dans ces pratiques ?  Je réponds pour ce qui me concerne : j’
espère que non. J’espère que non.
Je n’ai pas envie dans le discours que l’on tient sur l’avenir  que la
démarche syndicale soit ternie  par des pratiques de ce type.
Je n’ai pas envie,  en ce moment précis de notre histoire,  de constater que
l’ « on » serait capable dans ce pays  d’organiser le « plantage » d’ une
entreprise  performante qu’ « on »  ne contrôle pas alors même qu’elle sert
l’intérêt général de la Nouvelle-Calédonie !
Je voudrais redire ici devant tout le monde que nous sommes d’accord  avec
la mise en place des trois projets industriels :   le développement de la
SLN,  l’implantation de l’usine INCOo dans le Sud ,  l’implantation de l’
usine SMSP-Falconbridge dans le nord.
Sans oublier les réponses données  aux préoccupations des uns  et des autres
sur  l’emploi et sur l’environnement. Je sais que  beaucoup de gens qui sont
ici  s’en préoccupent quotidiennement , c’est vrai,  mais au-delà de la
réponse qui pourrait être donnée à la société civile, aux politiques, aux
syndicats, je redis ici que le rééquilibrage  c’est justement la création d’
activité  à l’échelon de la Nouvelle-Calédonie.
Si on veut que cette perspective reste valide il ne faut pas qu’on prête le
flanc aux tentatives de déstabilisation  du projet de l’usine du nord.

Si le rééquilibrage ne devait pas se faire à force de pressions moi je dis :
il faudra qu’on reprenne le flambeau éteint,  qu’on le rallume et qu’on
reparte au combat !
Tentatives  qui pourrait se traduire par quoi   ?
Eh bien au lendemain des années 2006-2007 : deux usines industrielles  dans
le sud et  zéro activité industrielle dans le nord !
Est ce que c’est  ça que vous  voulez ? (non ! )
Les  autres organisations, patronales et politiques,  responsables de ce
pays,  je leur  demande de s’exprimer clairement !    Parce que je ne les ai
pas beaucoup entendues alors  que dans d’autres conflits de bien moindre
importance  elles  remplissaient les journaux  tous les jours ! A
Alors c’est oui ou non ?
Le projet industriel du nord a le même rang que les autres projets
économiques  dans ce pays. Il faut répondre oui .
Ou si c’est pas oui,  si par malchance -ce que je ne souhaite-  pas le
rééquilibrage ne devait pas  se faire, si  à  force de pressions, de
contrôles de la société,  on finit par perdre notre partenariat avec
Falconbridge   et bien moi je dis :  il faudra qu’on reprenne le flambeau
éteint,  qu’on le rallume et qu’on reparte au combat. La construction d’un
pays,  la conquête d’un pays,  c’est de la dignité pour des gens qui ont du
travail (applaudissements)  c’est aussi la mise en place d’activité qui
fassent qu’on mange tous les jours.
De la où on vient, on mange des bananes,  on mange des ignames,  on plante
sa maison, on coupe le bois a côté. Ca, c’est notre histoire à nous et on s’
est toujours débrouillé.
On rentre dans la modernité,  on veut creuser notre espace dans la
modernité. Il nous faut bien faire le pas. Nous sommes en train de franchir
ce pas. Est-ce que toute la hauteur  de vue,  l’intelligence inscrite dans
le préambule de l’accord de Nouméa,  est-ce que  nous pouvons espérer que ça
devienne une réalité quotidienne sans  qu’on soit obliger de descendre dans
la rue pour le rappeler ?
Je l’espère  donc je réitère ici ce vœu : que l’on ne s’amuse pas à
déstabiliser  des outils stratégiques pour le développement !  Que l’on
aille pas utiliser des méthodes  qui au lieu de sécuriser la recherche de
partenaires industriels  pour développer ce pays  joue en sens inverse  à
les déstabiliser ! A se poser des questions sur la crédibilité  d’
investissements qui vont durer ici au moins une vingtaine  sinon jusqu’à une
centaine d’années !

Voilà le message que je voulais vous dire, je m’excuse d’avoir été un peu
long , le soleil commence à chauffer  je voudrais remercier à nouveau les
organisations  politiques,  les organisations syndicales, les organisations
professionnelles et tout un chacun  et chacune d’entre nous  qui sommes dans
les rues aujourd’hui  pour réaffirmer  cette volonté merci
(applaudissements nourris)
--
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#12720 De: "alain univert" <jefnumbo@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  5:30
Sujet: RE: RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
numbojef
Envoyer un message Envoyer un message
 
salut lku

tu as raison sur l'anonymat, car il est important de savoir de d'ou l'on
parle pour se comprendre.
Le problème c'est que depuis des années nous n"avons plus d'espace pour se
rencontrer, débattre et agircomme pouvait l'etre les congrés du fln dans les
années 80.
Je ne connais pas tes différences stratégiques avec paul
Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste, pourquoi
ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du fln, et faire
le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la charte est
un document qui ne correspond plus a la situation.
jef (un ancien du PSK)





>From: "lku" <lku@...>
>Reply-To: kanaky@...
>To: <kanaky@...>
>Subject: RE: RE : [kanaky] DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE
>DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
>Date: Tue, 4 Jul 2006 14:46:58 +1100
>
>Tiens encore un anonyme !
>
>Quand on veut proférer ce genre de propos dont la fin peut être interprété
>comme une menace,alors on l'assume publiquement sans se cacher derrière un
>pseudo.
>Moi ce que j'écrits,je le fais avec mon nom ou ma signature,surtout
>s'agissant des divergences entre responsables indépendantistes où il ne
>doit
>pas exister d'ambigüités ni de zones d'ombres.
>La clarté et l'honnêteté sont impératifs  pour la compréhension et
>l'efficacité des débats nécessaires à la pratique démocratique y compris
>dans le milieu nationaliste kanak.
>C'est du moins ce que je pense après presque quatre décennies de
>militantisme et de combats partagés avec de nombreux compagnons dont Paul
>NEAOUTYNE.
>On diverge aujourd'hui sur la vision stratégique ? Alors on s'exprime voire
>on se contredit ou on se dénonce parce que c'est le choix que je fais en
>réponse à celui de Paul de condamner notre conflit mais sans se cacher
>parce
>que nous assumons publiquement cette divergence.
>Je ne sais pas qui vous êtes monsieur mais moi je ne joue pas parce-que la
>lutte du Peuple Kanak n'est pas un jeu et suffisamment de frères ont payé
>de
>leur vie l'engagement dans notre lutte.
>Vous voulez prendre parti dans ce qui m'oppose à Paul ?
>Pourquoi pas...Mais vous déclinez d'abord votre identité que je sache avec
>qui je débats et qui pourrait me menacer.
>Ensuite vous étayez ce que vous affirmez.
>A partir de ce moment-là,on pourra débattre.
>
>LK UREGEI
>
>   -----Message d'origine-----
>   De : kanaky@... [mailto:kanaky@...]De la part de
>gentil homme
>   Envoyé : lundi 3 juillet 2006 14:28
>   À : kanaky@...
>   Objet : RE : [kanaky] DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE
>SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
>
>
>   Monsieur LKU
>   A quoi jouez-vous ?
>   Ne rendez pas Mr NEAOUTYINE responsable de vos manoeuvres !
>   Vous venez encore une fois de nous prouver que c'est tout ce que vous
>savez faire : renverser les situations à votre propre avantage, comme
>manipuler des frères pour servir vos propres intérêts.
>   A bon entendeur, Salut !
>   Youmisolo
>
>
>
>   lku <lku@...> a écrit :
>
>
>
>
>     Est-ce le même Paul NEAOUTYNE qui a condamné le conflit du Port
>ouvrant
>     ainsi la voie à l'intervention des forces de l'ordre coloniales contre
>le
>     seul syndicat indépendantiste ?
>
>     C'était pourtant le même Paul NEAOUTYNE qui s'était battu à l'ICAP
>pour
>     obtenir le financement d'un projet présenté par...
>     LK UREGEI dans le cadre du rééquilibrage.
>
>
>
>========================================================================
>====
>     =================================================
>
>
>
>     Nous irons jusqu’au bout pour le rééquilibrage
>
>     Discours de Paul Néaoutyine
>
>     «  Bonjour à nous tous qui sommes dans cette marche. Je voudrais
>d’abord
>     avant de m’exprimer sur le rééquilibrage, remercier le comité
>organisateur
>     qui a été mis en place par les partis membres du FLNKS. Remercier
>aussi
>l’
>     USTKE  qui a aussi appelé à la mobilisation et les autres
>organisations
>     syndicales,  ainsi que les représentants des  rouleurs, les partis qui
>ont
>     appelé à la solidarité notamment l’Alliance, et les  représentants d’
>     associations comme Corail vivant.
>
>     Une démarche de dignité
>
>     Je suis très ému d’être sur ce plateau et de vous parler ici. Très
>     franchement depuis la signature de l’Accord de Matignon moi même je
>n’ai
>     plus participé à aucune marche dans les rues de Nouméa,  moi qui était
>un
>     habitué de l’asphalte de cette ville. Pourquoi ? Parce que depuis
>cette
>     époque là  nous avons décidé sur le sang de ceux qui sont partis,  et
>dont
>     je voudrais saluer ici la mémoire,  nous avons décidé nous les
>militants,
>     nous  tous  gens de bonne volonté,  progressistes,  gens de tous les
>     mouvements qui veulent plus d’équité dans ce pays, nous avons  décidé,
>voilà
>     des années déjà après avoir été au bord de la guerre civile, qu’il
>fallait
>     plus d’intelligence dans ce pays et se mettre d’accord pour
>construire.
>     Construire quoi donc ?
>     Construire la mise en place des libertés. Pour que les kanak ne se
>sentent
>     pas des exclus dans leur propre pays et dans cette ville. C’est un
>combat
>     pour la dignité du peuple kanak, peuple indigène de ce pays, mais
>aussi
>du
>     peuple calédonien, des citoyens de ce pays que nous avons  consacrés
>avec l’
>     accord de Nouméa (applaudissements)
>     C’est une démarche de dignité (applaudissements) qui appelle les
>jeunes,
>les
>     vieux, les femmes, tout le monde, partisans, partenaires de la société
>     civile à construire notre pays.
>
>     Se mobiliser pour construire
>
>     Un pouvoir politique il en faut bien un dans un pays. Je m’excuse
>auprès
>de
>     ceux qui ne partagent pas encore complètement les idéaux
>d’indépendance
>que
>     nous défendons au FLNKS, avec certaines autres organisations
>politiques.
>M
>     ais nous sommes profondément convaincus qu’une stabilité durable dans
>ce
>     pays, fondée sur une démocratie populaire et sur plus d’équité,  ne se
>fera
>     qu’avec l’indépendance kanak (applaudissements) mais c’est une
>indépendance
>     kanak dans laquelle nous avons décidé de donner l’hospitalité à ceux
>qui
>ont
>     accédé à la citoyenneté. (applaudissements).
>     C’est aussi un geste fort du peuple kanak.  Un geste fort qui été mis
>en
>     place avec le vis-à-vis politique qui a toujours été contre l’
>indépendance
>     et avec qui on a décidé de construire. Plus que l’affichage d’une
>volonté, c
>     ’est une mobilisation de tous les jours qui est nécessaire pour
>construire.
>     C’est plus d’espace pour le partenariat social dans les outils de
>production
>     mais aussi sur le plan politique.
>     La citoyenneté de ce pays se construira sur le développement
>économique,
>     sur le décollage des secteurs de notre pays qui n’ont pas encore vécu
>le
>     développement. Où sont-ils situés ?  Ils sont  dans ce qu’on appelle
>la
>     brousse, en dehors des pôles urbains, dans le nord et dans les îles
>mais
>     également dans la brousse de la province sud. C’est ce défi que nous
>avons
>     tous relevé, que vous avez approuvé avec les scrutins successifs  au
>moment
>     de l’accord de Matignon puis de  l’accord de Nouméa.
>
>     Cent cinquante ans de colonisation sont contre nous
>
>     Je  dis que suis ému, pourquoi ?
>     Qu’il faille  descendre dans la rue pour rappeler les enjeux du
>     développement et de la mobilisation  c’est peut-être une exigence de
>     démocratie mais je me répète : le développement et le rééquilibrage
>que
>nous
>     voulons  ne se réalisera qu’avec la volonté convergente de tous les
>     partenaires sociaux et politiques. Oui ou non on veut que dans ce pays
>les
>     choses s’installent dans un développement durable ? (applaudissement)
>     Rééquilibrage, ça veut dire quoi  ?
>     Ca veut dire que les activités économiques doivent être imaginées,
>mises
>en
>     place et sans doute soutenues en s’appuyant sur les ressources
>humaines
>et
>     sur les ressources naturelles du  pays.
>     Le développement du grand Nouméa, d’où vient-il ?
>     Du fait que les échanges économiques se réalisent dans cette ville. La
>     richesse agricole, la richesse minière, les ressources diverses, d’où
>     viennent-elles ? Où s’implantent-elles ? Où s’ extraient-elles ? De
>partout
>     ailleurs.
>     Dans la brousse, dans le nord, sans doute dans les îles aussi qu’on
>n’a
>pas
>     encore assez valorisées.
>
>     Voilà d’où on est venu et par où on veut aller.
>     Les  faits objectifs  sont les suivants : plus de cent cinquante ans
>de
>     colonisation se dressent contre nous. Nous sommes dans une économie
>     capitaliste  et il y a des gens qui sont propriétaires du capital.
>Est-ce qu
>     ’on veut mettre ce capital au service du développement ?  Mais au
>préalable,
>     nous qui n’avons rien, est- ce qu’on peut sortir la ressource qui se
>     transforme en capital, de la terre et du minerai  de la Calédonie, de
>Kanaky
>     ? Et est-ce que une fois sorti de là on l’utilise pour mettre en place
>des
>     activités économiques pour donner du travail aux gens de ce pays ?
>
>     La SMSP n’a pas été donnée
>     Elle a été payée
>
>     C’est ça l’enjeu du rééquilibrage et nous disposons pour cela d’un
>outil, la
>     SMSP.  La SMSP n’a pas été donnée, elle a été payée. Voilà ce que j’ai
>envie
>     de dire ici.
>     Payée avec quoi ?
>     Pas avec l’argent de la collectivité de la Province nord. Payée avec
>une
>     partie de dotation de l’Etat qui est passé par l’ICAP et un emprunt
>qu’
>il
>     faut bien que la SOFINOR rembourse .
>     Avec quoi ?
>     Avec l’argent que l’on gagne avec l’exploitation  de la  ressources
>     nickélifère de ce pays.  Et il y en a qui s’étonnent en regardant les
>     comptes,  en les faisant analyser, par je ne sais qui ! Il y en a  ou
>qui se
>     font souffler à l’oreille une autre interprétation. C’est facile de
>dire
>à
>     tout le monde qu’il y a un trou. M ais comment  peut-on payer une
>dette
>     quand on est dans une activité de production ? Et bien on utilise les
>     résultats de la production . N’importe qui sait ça. Au moins ceux qui
>sont
>     dans le monde économique. Voilà c’est pas plus compliqué.
>     Alors pourquoi je dis ça ?
>
>     L’enjeu c’est la construction de notre souveraineté
>
>     Nous voulons, nous voulons, nous voulons  construire ce pays.  Je ne
>pense
>     que l’avenir du pays se construira seulement dans la province sud. Il
>ne
>se
>     construira pas non plus seulement dans la Province nord . Il se
>construira
>     dans les trois provinces, dans l’ensemble de notre pays. C’est à l’
>échelle
>     de la Nouvelle-Calédonie que les activités doivent se construire, que
>le
>     développement doit se faire.
>     Nous ne sommes pas des utopistes. Nous revendiquons une responsabilité
>:
>la
>     responsabilité de dessiner la voie à suivre, la responsabilité de
>gérer
>     notre pays, la responsabilité aussi de gérer les problèmes de ce pays
>mais
>     nous voulons surtout que les droits que nous avons inscrits dans les
>deux
>     accords successifs  se transforment dans la réalité  et avec la
>     participation de tous.
>     Voilà les enjeux du rééquilibrage.  Alors cette mobilisation dont je
>vous
>     remercie encore  n’est pas à mettre au compte de la province nord
>uniquement
>     L’enjeu c’est le  développement de notre pays, la construction de
>notre
>     souveraineté  sur la base de notre citoyenneté. Voilà  l’enjeu de
>cette
>     mobilisation.
>     Alors nous sommes ici au pied de la tour  dans laquelle siège le
>     Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Je relance ici au nom de tout
>le
>     monde  cet appel.
>
>     Il faut que les accords passent dans la réalité
>
>     Deux accords successifs, intervenus après d’autres accords, soumis à
>l’
>     approbation du peuple de la Nouvelle-Calédonie ont fixé  sur le papier
>un
>     dispositif évolutif.
>     Je sais que nous n’en sommes pas tous convaincu, vu d’où on est venu,
>vus
>     nos affrontements,  les non dits, les retournements de situation,
>les
>     déjugements de certains.
>     Je  fais  cet appel : il faut que les accords passent dans la réalité.
>Je
>     suis convaincu que les espoirs qui sont contenus dans ces accords
>     successifs, issus des négociations, ne doivent pas être dilapidés.  Et
>qu’il
>     faut ouvrir les portes aux mouvements politiques et aux  mouvements
>sociaux
>     .
>     Il faut trouver des passerelles  pour construire sur du solide.
>     Bien sûr  le droit syndical existe, bien sûr le  droit à la
>contestation
>     populaire existe , et ce droit, il faut le prendre  mais est-ce qu’on
>peut
>     imaginer que tout cela peut se faire  dans une démarche de dignité,
>celle
>     de gens qui veulent construire leur propre pays,  qui demandent
>réparation à
>     l’Etat colonial qui nous a colonisé  pendant toutes ces années ?
>     Une chose est sûre :  les résultats positifs que nous obtiendrons en
>     Nouvelle-Calédonie, en Kanaky comme on dit, nous peuple kanak, ne
>seront
>que
>     le résultat de ce que nous  aurons  inscrit  sur la terre de Kanaky
>     (applaudissement) .
>     C’est une mobilisation qui ne dépend que de nous ! (applaudissements)
>et
>     des autres qui  nous accompagne .
>     Et quand je dis nous, c’est qui ?
>     C’est vous c’est moi, c’est le Gouvernement,  c’est les Provinces,
>c’est
>les
>     Syndicats, c’est tout le monde !
>
>
>
>     Nous irons jusqu’au bout !
>
>     Pour terminer je vais vous dire  que nous sommes d’accord pour  l’
>expression
>     syndicale,  que nous sommes d’accord  pour le développement de la
>démocratie
>     sociale,  dans les collectivités et dans les entreprises  de ce pays.
>     Mais je le dis tout net ici en ce qui me concerne et en ce qui
>concerne
>les
>     élus de la province nord qui sont dans les conseils d’administrations
>et
>qui
>     partagent les responsabilités  de l’outil SMSP :  nous ne sommes pas
>d’
>     accord sur les destructions des  moyens de production
>(applaudissement)
>.
>     Nous ne sommes pas d’accord sur les pratiques qui iraient dans ce sens
>là .
>     Pourquoi ?
>     Par ce que le résultat de toutes ces  années de négociation et de
>travail
>     avec un industriel international est fixé dans  un protocole d’accord.
>Qu’il
>     faut transformer ensuite  en « outils entreprenariaux »  et en
>dispositifs
>     de mise en œuvre. Tout  n’est pas encore en place. Les pools
>bancaires,
>« la
>     bancabilité »  qui doit être recherchée  c’est pas encore finalisée et
>je
>     pourrais énumérer d’autres éléments.
>     Nous sommes là. Nous irons jusqu’au bout ! Nous irons jusqu’au bout
>parce
>     que l’issue du rééquilibrage passe par là.
>
>     Non aux tentatives de déstabilisation !
>
>     Tout responsable politique est en droit d’observer : est-ce qu’il y a
>de
>la
>     manipulation dans ces pratiques ?  Je réponds pour ce qui me concerne
>:
>j’
>     espère que non. J’espère que non.
>     Je n’ai pas envie dans le discours que l’on tient sur l’avenir  que la
>     démarche syndicale soit ternie  par des pratiques de ce type.
>     Je n’ai pas envie,  en ce moment précis de notre histoire,  de
>constater
>que
>     l’ « on » serait capable dans ce pays  d’organiser le « plantage » d’
>une
>     entreprise  performante qu’ « on »  ne contrôle pas alors même qu’elle
>sert
>     l’intérêt général de la Nouvelle-Calédonie !
>     Je voudrais redire ici devant tout le monde que nous sommes d’accord
>avec
>     la mise en place des trois projets industriels :   le développement de
>la
>     SLN,  l’implantation de l’usine INCOo dans le Sud ,  l’implantation de
>l
>’
>     usine SMSP-Falconbridge dans le nord.
>     Sans oublier les réponses données  aux préoccupations des uns  et des
>autres
>     sur  l’emploi et sur l’environnement. Je sais que  beaucoup de gens
>qui
>sont
>     ici  s’en préoccupent quotidiennement , c’est vrai,  mais au-delà de
>la
>     réponse qui pourrait être donnée à la société civile, aux politiques,
>aux
>     syndicats, je redis ici que le rééquilibrage  c’est justement la
>création d’
>     activité  à l’échelon de la Nouvelle-Calédonie.
>     Si on veut que cette perspective reste valide il ne faut pas qu’on
>prête
>le
>     flanc aux tentatives de déstabilisation  du projet de l’usine du nord.
>
>     Si le rééquilibrage ne devait pas se faire à force de pressions moi je
>dis :
>     il faudra qu’on reprenne le flambeau éteint,  qu’on le rallume et
>qu’on
>     reparte au combat !
>     Tentatives  qui pourrait se traduire par quoi   ?
>     Eh bien au lendemain des années 2006-2007 : deux usines industrielles
>dans
>     le sud et  zéro activité industrielle dans le nord !
>     Est ce que c’est  ça que vous  voulez ? (non ! )
>     Les  autres organisations, patronales et politiques,  responsables de
>ce
>     pays,  je leur  demande de s’exprimer clairement !    Parce que je ne
>les ai
>     pas beaucoup entendues alors  que dans d’autres conflits de bien
>moindre
>     importance  elles  remplissaient les journaux  tous les jours ! A
>     Alors c’est oui ou non ?
>     Le projet industriel du nord a le même rang que les autres projets
>     économiques  dans ce pays. Il faut répondre oui .
>     Ou si c’est pas oui,  si par malchance -ce que je ne souhaite-  pas le
>     rééquilibrage ne devait pas  se faire, si  à  force de pressions, de
>     contrôles de la société,  on finit par perdre notre partenariat avec
>     Falconbridge   et bien moi je dis :  il faudra qu’on reprenne le
>flambeau
>     éteint,  qu’on le rallume et qu’on reparte au combat. La construction
>d’
>un
>     pays,  la conquête d’un pays,  c’est de la dignité pour des gens qui
>ont
>du
>     travail (applaudissements)  c’est aussi la mise en place d’activité
>qui
>     fassent qu’on mange tous les jours.
>     De la où on vient, on mange des bananes,  on mange des ignames,  on
>plante
>     sa maison, on coupe le bois a côté. Ca, c’est notre histoire à nous et
>on s’
>     est toujours débrouillé.
>     On rentre dans la modernité,  on veut creuser notre espace dans la
>     modernité. Il nous faut bien faire le pas. Nous sommes en train de
>franchir
>     ce pas. Est-ce que toute la hauteur  de vue,  l’intelligence inscrite
>dans
>     le préambule de l’accord de Nouméa,  est-ce que  nous pouvons espérer
>que ça
>     devienne une réalité quotidienne sans  qu’on soit obliger de descendre
>dans
>     la rue pour le rappeler ?
>     Je l’espère  donc je réitère ici ce vœu : que l’on ne s’amuse pas à
>     déstabiliser  des outils stratégiques pour le développement !  Que
>l’on
>     aille pas utiliser des méthodes  qui au lieu de sécuriser la recherche
>de
>     partenaires industriels  pour développer ce pays  joue en sens inverse
>à
>     les déstabiliser ! A se poser des questions sur la crédibilité  d’
>     investissements qui vont durer ici au moins une vingtaine  sinon
>jusqu’à
>une
>     centaine d’années !
>
>     Voilà le message que je voulais vous dire, je m’excuse d’avoir été un
>peu
>     long , le soleil commence à chauffer  je voudrais remercier à nouveau
>les
>     organisations  politiques,  les organisations syndicales, les
>organisations
>     professionnelles et tout un chacun  et chacune d’entre nous  qui
>sommes
>dans
>     les rues aujourd’hui  pour réaffirmer  cette volonté merci
>     (applaudissements nourris)
>     --
>     No virus found in this outgoing message.
>     Checked by AVG Free Edition.
>     Version: 7.1.394 / Virus Database: 268.9.8/380 - Release Date:
>30/06/2006
>
>
>
>
>
>
>----------------------------------------------------------------------------
>--
>   Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et son
>interface révolutionnaire.
>--
>No virus found in this outgoing message.
>Checked by AVG Free Edition.
>Version: 7.1.394 / Virus Database: 268.9.8/381 - Release Date: 03/07/2006

#12721 De: "LKU" <lku@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  6:10
Sujet: RE: RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
watoalilo
Envoyer un message Envoyer un message
 
Je me demandais qui étais Alain UNIVERT :
Salut Jef, cela me fait bien plaisir de te retrouver.
Comme tu peux le constater, bien des choses ont changé depuis les Accords.
Au plaisir,
Loulou

-----Message d'origine-----
De : kanaky@... [mailto:kanaky@...] De la part de
alain univert
Envoyé : mardi 4 juillet 2006 16:30
À : kanaky@...
Objet : RE: RE : [kanaky] DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE
SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA

salut lku

tu as raison sur l'anonymat, car il est important de savoir de d'ou l'on
parle pour se comprendre.
Le problème c'est que depuis des années nous n"avons plus d'espace pour se
rencontrer, débattre et agircomme pouvait l'etre les congrés du fln dans les

années 80.
Je ne connais pas tes différences stratégiques avec paul
Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste, pourquoi
ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du fln, et faire

le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la charte est
un document qui ne correspond plus a la situation.
jef (un ancien du PSK)





>From: "lku" <lku@...>
>Reply-To: kanaky@...
>To: <kanaky@...>
>Subject: RE: RE : [kanaky] DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE
>DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
>Date: Tue, 4 Jul 2006 14:46:58 +1100
>
>Tiens encore un anonyme !
>
>Quand on veut proférer ce genre de propos dont la fin peut être interprété
>comme une menace,alors on l'assume publiquement sans se cacher derrière un
>pseudo.
>Moi ce que j'écrits,je le fais avec mon nom ou ma signature,surtout
>s'agissant des divergences entre responsables indépendantistes où il ne
>doit
>pas exister d'ambigüités ni de zones d'ombres.
>La clarté et l'honnêteté sont impératifs  pour la compréhension et
>l'efficacité des débats nécessaires à la pratique démocratique y compris
>dans le milieu nationaliste kanak.
>C'est du moins ce que je pense après presque quatre décennies de
>militantisme et de combats partagés avec de nombreux compagnons dont Paul
>NEAOUTYNE.
>On diverge aujourd'hui sur la vision stratégique ? Alors on s'exprime voire
>on se contredit ou on se dénonce parce que c'est le choix que je fais en
>réponse à celui de Paul de condamner notre conflit mais sans se cacher
>parce
>que nous assumons publiquement cette divergence.
>Je ne sais pas qui vous êtes monsieur mais moi je ne joue pas parce-que la
>lutte du Peuple Kanak n'est pas un jeu et suffisamment de frères ont payé
>de
>leur vie l'engagement dans notre lutte.
>Vous voulez prendre parti dans ce qui m'oppose à Paul ?
>Pourquoi pas...Mais vous déclinez d'abord votre identité que je sache avec
>qui je débats et qui pourrait me menacer.
>Ensuite vous étayez ce que vous affirmez.
>A partir de ce moment-là,on pourra débattre.
>
>LK UREGEI
>
>   -----Message d'origine-----
>   De : kanaky@... [mailto:kanaky@...]De la part de
>gentil homme
>   Envoyé : lundi 3 juillet 2006 14:28
>   À : kanaky@...
>   Objet : RE : [kanaky] DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE
>SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
>
>
>   Monsieur LKU
>   A quoi jouez-vous ?
>   Ne rendez pas Mr NEAOUTYINE responsable de vos manoeuvres !
>   Vous venez encore une fois de nous prouver que c'est tout ce que vous
>savez faire : renverser les situations à votre propre avantage, comme
>manipuler des frères pour servir vos propres intérêts.
>   A bon entendeur, Salut !
>   Youmisolo
>
>
>
>   lku <lku@...> a écrit :
>
>
>
>
>     Est-ce le même Paul NEAOUTYNE qui a condamné le conflit du Port
>ouvrant
>     ainsi la voie à l'intervention des forces de l'ordre coloniales contre
>le
>     seul syndicat indépendantiste ?
>
>     C'était pourtant le même Paul NEAOUTYNE qui s'était battu à l'ICAP
>pour
>     obtenir le financement d'un projet présenté par...
>     LK UREGEI dans le cadre du rééquilibrage.
>
>
>
>========================================================================
>====
>     =================================================
>
>
>
>     Nous irons jusqu’au bout pour le rééquilibrage
>
>     Discours de Paul Néaoutyine
>
>     «  Bonjour à nous tous qui sommes dans cette marche. Je voudrais
>d’abord
>     avant de m’exprimer sur le rééquilibrage, remercier le comité
>organisateur
>     qui a été mis en place par les partis membres du FLNKS. Remercier
>aussi
>l’
>     USTKE  qui a aussi appelé à la mobilisation et les autres
>organisations
>     syndicales,  ainsi que les représentants des  rouleurs, les partis qui
>ont
>     appelé à la solidarité notamment l’Alliance, et les  représentants d’
>     associations comme Corail vivant.
>
>     Une démarche de dignité
>
>     Je suis très ému d’être sur ce plateau et de vous parler ici. Très
>     franchement depuis la signature de l’Accord de Matignon moi même je
>n’ai
>     plus participé à aucune marche dans les rues de Nouméa,  moi qui était
>un
>     habitué de l’asphalte de cette ville. Pourquoi ? Parce que depuis
>cette
>     époque là  nous avons décidé sur le sang de ceux qui sont partis,  et
>dont
>     je voudrais saluer ici la mémoire,  nous avons décidé nous les
>militants,
>     nous  tous  gens de bonne volonté,  progressistes,  gens de tous les
>     mouvements qui veulent plus d’équité dans ce pays, nous avons  décidé,
>voilà
>     des années déjà après avoir été au bord de la guerre civile, qu’il
>fallait
>     plus d’intelligence dans ce pays et se mettre d’accord pour
>construire.
>     Construire quoi donc ?
>     Construire la mise en place des libertés. Pour que les kanak ne se
>sentent
>     pas des exclus dans leur propre pays et dans cette ville. C’est un
>combat
>     pour la dignité du peuple kanak, peuple indigène de ce pays, mais
>aussi
>du
>     peuple calédonien, des citoyens de ce pays que nous avons  consacrés
>avec l’
>     accord de Nouméa (applaudissements)
>     C’est une démarche de dignité (applaudissements) qui appelle les
>jeunes,
>les
>     vieux, les femmes, tout le monde, partisans, partenaires de la société
>     civile à construire notre pays.
>
>     Se mobiliser pour construire
>
>     Un pouvoir politique il en faut bien un dans un pays. Je m’excuse
>auprès
>de
>     ceux qui ne partagent pas encore complètement les idéaux
>d’indépendance
>que
>     nous défendons au FLNKS, avec certaines autres organisations
>politiques.
>M
>     ais nous sommes profondément convaincus qu’une stabilité durable dans
>ce
>     pays, fondée sur une démocratie populaire et sur plus d’équité,  ne se
>fera
>     qu’avec l’indépendance kanak (applaudissements) mais c’est une
>indépendance
>     kanak dans laquelle nous avons décidé de donner l’hospitalité à ceux
>qui
>ont
>     accédé à la citoyenneté. (applaudissements).
>     C’est aussi un geste fort du peuple kanak.  Un geste fort qui été mis
>en
>     place avec le vis-à-vis politique qui a toujours été contre l’
>indépendance
>     et avec qui on a décidé de construire. Plus que l’affichage d’une
>volonté, c
>     ’est une mobilisation de tous les jours qui est nécessaire pour
>construire.
>     C’est plus d’espace pour le partenariat social dans les outils de
>production
>     mais aussi sur le plan politique.
>     La citoyenneté de ce pays se construira sur le développement
>économique,
>     sur le décollage des secteurs de notre pays qui n’ont pas encore vécu
>le
>     développement. Où sont-ils situés ?  Ils sont  dans ce qu’on appelle
>la
>     brousse, en dehors des pôles urbains, dans le nord et dans les îles
>mais
>     également dans la brousse de la province sud. C’est ce défi que nous
>avons
>     tous relevé, que vous avez approuvé avec les scrutins successifs  au
>moment
>     de l’accord de Matignon puis de  l’accord de Nouméa.
>
>     Cent cinquante ans de colonisation sont contre nous
>
>     Je  dis que suis ému, pourquoi ?
>     Qu’il faille  descendre dans la rue pour rappeler les enjeux du
>     développement et de la mobilisation  c’est peut-être une exigence de
>     démocratie mais je me répète : le développement et le rééquilibrage
>que
>nous
>     voulons  ne se réalisera qu’avec la volonté convergente de tous les
>     partenaires sociaux et politiques. Oui ou non on veut que dans ce pays
>les
>     choses s’installent dans un développement durable ? (applaudissement)
>     Rééquilibrage, ça veut dire quoi  ?
>     Ca veut dire que les activités économiques doivent être imaginées,
>mises
>en
>     place et sans doute soutenues en s’appuyant sur les ressources
>humaines
>et
>     sur les ressources naturelles du  pays.
>     Le développement du grand Nouméa, d’où vient-il ?
>     Du fait que les échanges économiques se réalisent dans cette ville. La
>     richesse agricole, la richesse minière, les ressources diverses, d’où
>     viennent-elles ? Où s’implantent-elles ? Où s’ extraient-elles ? De
>partout
>     ailleurs.
>     Dans la brousse, dans le nord, sans doute dans les îles aussi qu’on
>n’a
>pas
>     encore assez valorisées.
>
>     Voilà d’où on est venu et par où on veut aller.
>     Les  faits objectifs  sont les suivants : plus de cent cinquante ans
>de
>     colonisation se dressent contre nous. Nous sommes dans une économie
>     capitaliste  et il y a des gens qui sont propriétaires du capital.
>Est-ce qu
>     ’on veut mettre ce capital au service du développement ?  Mais au
>préalable,
>     nous qui n’avons rien, est- ce qu’on peut sortir la ressource qui se
>     transforme en capital, de la terre et du minerai  de la Calédonie, de
>Kanaky
>     ? Et est-ce que une fois sorti de là on l’utilise pour mettre en place
>des
>     activités économiques pour donner du travail aux gens de ce pays ?
>
>     La SMSP n’a pas été donnée
>     Elle a été payée
>
>     C’est ça l’enjeu du rééquilibrage et nous disposons pour cela d’un
>outil, la
>     SMSP.  La SMSP n’a pas été donnée, elle a été payée. Voilà ce que j’ai
>envie
>     de dire ici.
>     Payée avec quoi ?
>     Pas avec l’argent de la collectivité de la Province nord. Payée avec
>une
>     partie de dotation de l’Etat qui est passé par l’ICAP et un emprunt
>qu’
>il
>     faut bien que la SOFINOR rembourse .
>     Avec quoi ?
>     Avec l’argent que l’on gagne avec l’exploitation  de la  ressources
>     nickélifère de ce pays.  Et il y en a qui s’étonnent en regardant les
>     comptes,  en les faisant analyser, par je ne sais qui ! Il y en a  ou
>qui se
>     font souffler à l’oreille une autre interprétation. C’est facile de
>dire
>à
>     tout le monde qu’il y a un trou. M ais comment  peut-on payer une
>dette
>     quand on est dans une activité de production ? Et bien on utilise les
>     résultats de la production . N’importe qui sait ça. Au moins ceux qui
>sont
>     dans le monde économique. Voilà c’est pas plus compliqué.
>     Alors pourquoi je dis ça ?
>
>     L’enjeu c’est la construction de notre souveraineté
>
>     Nous voulons, nous voulons, nous voulons  construire ce pays.  Je ne
>pense
>     que l’avenir du pays se construira seulement dans la province sud. Il
>ne
>se
>     construira pas non plus seulement dans la Province nord . Il se
>construira
>     dans les trois provinces, dans l’ensemble de notre pays. C’est à l’
>échelle
>     de la Nouvelle-Calédonie que les activités doivent se construire, que
>le
>     développement doit se faire.
>     Nous ne sommes pas des utopistes. Nous revendiquons une responsabilité

>:
>la
>     responsabilité de dessiner la voie à suivre, la responsabilité de
>gérer
>     notre pays, la responsabilité aussi de gérer les problèmes de ce pays
>mais
>     nous voulons surtout que les droits que nous avons inscrits dans les
>deux
>     accords successifs  se transforment dans la réalité  et avec la
>     participation de tous.
>     Voilà les enjeux du rééquilibrage.  Alors cette mobilisation dont je
>vous
>     remercie encore  n’est pas à mettre au compte de la province nord
>uniquement
>     L’enjeu c’est le  développement de notre pays, la construction de
>notre
>     souveraineté  sur la base de notre citoyenneté. Voilà  l’enjeu de
>cette
>     mobilisation.
>     Alors nous sommes ici au pied de la tour  dans laquelle siège le
>     Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Je relance ici au nom de tout
>le
>     monde  cet appel.
>
>     Il faut que les accords passent dans la réalité
>
>     Deux accords successifs, intervenus après d’autres accords, soumis à
>l’
>     approbation du peuple de la Nouvelle-Calédonie ont fixé  sur le papier
>un
>     dispositif évolutif.
>     Je sais que nous n’en sommes pas tous convaincu, vu d’où on est venu,
>vus
>     nos affrontements,  les non dits, les retournements de situation,
>les
>     déjugements de certains.
>     Je  fais  cet appel : il faut que les accords passent dans la réalité.
>Je
>     suis convaincu que les espoirs qui sont contenus dans ces accords
>     successifs, issus des négociations, ne doivent pas être dilapidés.  Et
>qu’il
>     faut ouvrir les portes aux mouvements politiques et aux  mouvements
>sociaux
>     .
>     Il faut trouver des passerelles  pour construire sur du solide.
>     Bien sûr  le droit syndical existe, bien sûr le  droit à la
>contestation
>     populaire existe , et ce droit, il faut le prendre  mais est-ce qu’on
>peut
>     imaginer que tout cela peut se faire  dans une démarche de dignité,
>celle
>     de gens qui veulent construire leur propre pays,  qui demandent
>réparation à
>     l’Etat colonial qui nous a colonisé  pendant toutes ces années ?
>     Une chose est sûre :  les résultats positifs que nous obtiendrons en
>     Nouvelle-Calédonie, en Kanaky comme on dit, nous peuple kanak, ne
>seront
>que
>     le résultat de ce que nous  aurons  inscrit  sur la terre de Kanaky
>     (applaudissement) .
>     C’est une mobilisation qui ne dépend que de nous ! (applaudissements)
>et
>     des autres qui  nous accompagne .
>     Et quand je dis nous, c’est qui ?
>     C’est vous c’est moi, c’est le Gouvernement,  c’est les Provinces,
>c’est
>les
>     Syndicats, c’est tout le monde !
>
>
>
>     Nous irons jusqu’au bout !
>
>     Pour terminer je vais vous dire  que nous sommes d’accord pour  l’
>expression
>     syndicale,  que nous sommes d’accord  pour le développement de la
>démocratie
>     sociale,  dans les collectivités et dans les entreprises  de ce pays.
>     Mais je le dis tout net ici en ce qui me concerne et en ce qui
>concerne
>les
>     élus de la province nord qui sont dans les conseils d’administrations
>et
>qui
>     partagent les responsabilités  de l’outil SMSP :  nous ne sommes pas
>d’
>     accord sur les destructions des  moyens de production
>(applaudissement)
>.
>     Nous ne sommes pas d’accord sur les pratiques qui iraient dans ce sens
>là .
>     Pourquoi ?
>     Par ce que le résultat de toutes ces  années de négociation et de
>travail
>     avec un industriel international est fixé dans  un protocole d’accord.
>Qu’il
>     faut transformer ensuite  en « outils entreprenariaux »  et en
>dispositifs
>     de mise en œuvre. Tout  n’est pas encore en place. Les pools
>bancaires,
>« la
>     bancabilité »  qui doit être recherchée  c’est pas encore finalisée et
>je
>     pourrais énumérer d’autres éléments.
>     Nous sommes là. Nous irons jusqu’au bout ! Nous irons jusqu’au bout
>parce
>     que l’issue du rééquilibrage passe par là.
>
>     Non aux tentatives de déstabilisation !
>
>     Tout responsable politique est en droit d’observer : est-ce qu’il y a
>de
>la
>     manipulation dans ces pratiques ?  Je réponds pour ce qui me concerne
>:
>j’
>     espère que non. J’espère que non.
>     Je n’ai pas envie dans le discours que l’on tient sur l’avenir  que la
>     démarche syndicale soit ternie  par des pratiques de ce type.
>     Je n’ai pas envie,  en ce moment précis de notre histoire,  de
>constater
>que
>     l’ « on » serait capable dans ce pays  d’organiser le « plantage » d’
>une
>     entreprise  performante qu’ « on »  ne contrôle pas alors même qu’elle
>sert
>     l’intérêt général de la Nouvelle-Calédonie !
>     Je voudrais redire ici devant tout le monde que nous sommes d’accord
>avec
>     la mise en place des trois projets industriels :   le développement de
>la
>     SLN,  l’implantation de l’usine INCOo dans le Sud ,  l’implantation de

>l
>’
>     usine SMSP-Falconbridge dans le nord.
>     Sans oublier les réponses données  aux préoccupations des uns  et des
>autres
>     sur  l’emploi et sur l’environnement. Je sais que  beaucoup de gens
>qui
>sont
>     ici  s’en préoccupent quotidiennement , c’est vrai,  mais au-delà de
>la
>     réponse qui pourrait être donnée à la société civile, aux politiques,
>aux
>     syndicats, je redis ici que le rééquilibrage  c’est justement la
>création d’
>     activité  à l’échelon de la Nouvelle-Calédonie.
>     Si on veut que cette perspective reste valide il ne faut pas qu’on
>prête
>le
>     flanc aux tentatives de déstabilisation  du projet de l’usine du nord.
>
>     Si le rééquilibrage ne devait pas se faire à force de pressions moi je
>dis :
>     il faudra qu’on reprenne le flambeau éteint,  qu’on le rallume et
>qu’on
>     reparte au combat !
>     Tentatives  qui pourrait se traduire par quoi   ?
>     Eh bien au lendemain des années 2006-2007 : deux usines industrielles
>dans
>     le sud et  zéro activité industrielle dans le nord !
>     Est ce que c’est  ça que vous  voulez ? (non ! )
>     Les  autres organisations, patronales et politiques,  responsables de
>ce
>     pays,  je leur  demande de s’exprimer clairement !    Parce que je ne
>les ai
>     pas beaucoup entendues alors  que dans d’autres conflits de bien
>moindre
>     importance  elles  remplissaient les journaux  tous les jours ! A
>     Alors c’est oui ou non ?
>     Le projet industriel du nord a le même rang que les autres projets
>     économiques  dans ce pays. Il faut répondre oui .
>     Ou si c’est pas oui,  si par malchance -ce que je ne souhaite-  pas le
>     rééquilibrage ne devait pas  se faire, si  à  force de pressions, de
>     contrôles de la société,  on finit par perdre notre partenariat avec
>     Falconbridge   et bien moi je dis :  il faudra qu’on reprenne le
>flambeau
>     éteint,  qu’on le rallume et qu’on reparte au combat. La construction
>d’
>un
>     pays,  la conquête d’un pays,  c’est de la dignité pour des gens qui
>ont
>du
>     travail (applaudissements)  c’est aussi la mise en place d’activité
>qui
>     fassent qu’on mange tous les jours.
>     De la où on vient, on mange des bananes,  on mange des ignames,  on
>plante
>     sa maison, on coupe le bois a côté. Ca, c’est notre histoire à nous et
>on s’
>     est toujours débrouillé.
>     On rentre dans la modernité,  on veut creuser notre espace dans la
>     modernité. Il nous faut bien faire le pas. Nous sommes en train de
>franchir
>     ce pas. Est-ce que toute la hauteur  de vue,  l’intelligence inscrite
>dans
>     le préambule de l’accord de Nouméa,  est-ce que  nous pouvons espérer
>que ça
>     devienne une réalité quotidienne sans  qu’on soit obliger de descendre
>dans
>     la rue pour le rappeler ?
>     Je l’espère  donc je réitère ici ce vœu : que l’on ne s’amuse pas à
>     déstabiliser  des outils stratégiques pour le développement !  Que
>l’on
>     aille pas utiliser des méthodes  qui au lieu de sécuriser la recherche
>de
>     partenaires industriels  pour développer ce pays  joue en sens inverse
>à
>     les déstabiliser ! A se poser des questions sur la crédibilité  d’
>     investissements qui vont durer ici au moins une vingtaine  sinon
>jusqu’à
>une
>     centaine d’années !
>
>     Voilà le message que je voulais vous dire, je m’excuse d’avoir été un
>peu
>     long , le soleil commence à chauffer  je voudrais remercier à nouveau
>les
>     organisations  politiques,  les organisations syndicales, les
>organisations
>     professionnelles et tout un chacun  et chacune d’entre nous  qui
>sommes
>dans
>     les rues aujourd’hui  pour réaffirmer  cette volonté merci
>     (applaudissements nourris)
>     --
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#12722 De: "Gregoire Seither" <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  7:49
Sujet: Re: RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A LA SMSP DANS LES RUES DE NOUMEA
mister_greg_wah
Envoyer un message Envoyer un message
 
C'est vrai qu'on pourrait imaginer une sorte de "festival
indépendantiste" qui permettrait à toutes les composantes du
mouvement, étiquetées ou pas, de se retrouver en mode "off", dans des
ateliers et des discussions autour d'un Sel de Kava...

Un truc du genre de l'Année des Peuples Indigènes qu'on avait fait en 1993...

Kotra, maintenant que tu es un "leader à la retraite" (comme le dit la
journaliste de RFO), tu pourrais organiser ça, non ? Je veux bien
aller tirer les sonnettes des différents mouvements de soutien qui ont
du fric pour vous aider à financer les achats de cochons à griller :-)

Je pense que José Bové, maintenant qu'il a son champ à Necaot,
pourrait nous filer un coup de main :-)

Si vous êtes sages je vous organise même la venue du sous-commandant
Marcos et de Evo Morales :-)))

Guéré


On 7/4/06, alain univert <jefnumbo@...> wrote:
> Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste, pourquoi
> ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du fln, et faire
> le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
> stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la charte est
> un document qui ne correspond plus a la situation.
> jef (un ancien du PSK)

#12723 De: Iélo IV OPAO <limacequidort@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  9:38
Sujet: Re : RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A L
limacequidort
Envoyer un message Envoyer un message
 
Pourquoi toujours compliquer les choses Grégoire alors qu'il serait si
simple de se réunir sans folklore mais sous l'esprit de ATAÏ, afin
justement de recréer l'unité de la famille kanak en exigeant une fois
pour toutes auprès des autorités coloniales, le retour au pays de la
tête d'ATAÏ et de nos grands frères qui baignant depuis plus d'un
siècle dans du formol au fond des officines de la bêtise et de
l'ignominie.

IL SERAIT JUSTICE D'OFFRIR ENFIN DES FUNERAILLES NATIONALES AU GRAND
CHEF ATAÏ.

Iélo

--- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
écrit
>
> C'est vrai qu'on pourrait imaginer une sorte de "festival
> indépendantiste" qui permettrait à toutes les composantes du
> mouvement, étiquetées ou pas, de se retrouver en mode "off", dans des
> ateliers et des discussions autour d'un Sel de Kava...
>
> Un truc du genre de l'Année des Peuples Indigènes qu'on avait fait
en 1993...
>
> Kotra, maintenant que tu es un "leader à la retraite" (comme le dit la
> journaliste de RFO), tu pourrais organiser ça, non ? Je veux bien
> aller tirer les sonnettes des différents mouvements de soutien qui ont
> du fric pour vous aider à financer les achats de cochons à griller :-)
>
> Je pense que José Bové, maintenant qu'il a son champ à Necaot,
> pourrait nous filer un coup de main :-)
>
> Si vous êtes sages je vous organise même la venue du sous-commandant
> Marcos et de Evo Morales :-)))
>
> Guéré
>
>
> On 7/4/06, alain univert <jefnumbo@h...> wrote:
> > Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste,
pourquoi
> > ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du
fln, et faire
> > le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
> > stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la
charte est
> > un document qui ne correspond plus a la situation.
> > jef (un ancien du PSK)
>

#12724 De: "Gregoire Seither" <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  10:15
Sujet: Re: Re : RE : DECLARATION DE PAUL NEAOUTYNE APRES UNE MARCHE DE SOUTIEN A L
mister_greg_wah
Envoyer un message Envoyer un message
 
Tiens, ça c'est pas bète... mais est ce qu'on a une dépouille à
enterrer ?  L'histoire du crane d'Ataï au Musée de l'Homme s'est avéré
être du pipeau, le crane en question est celui d'un adolescent
inconnu.

Mais effectivement, ça pourrait être une bonne occasion de rassembler
la famille indépendantiste dans un contexte unitaire, en dehors de
toute étiquette de parti. Même pour un enterrement symbolique -
d'autant qu'on dispose au moins du "Tidi" d'Ataï et d'un casse-tête
attribué, il est dans une caisse du Musée. Faudrait demander à John
Ouétcho.

On pourrait aussi virer la statue du génocidaire Olry de la Place des
Cocotiers et la remplacer par une statue d'Ataï. J'ai jamais compris
pourquoi personne ne l'a jamais dynamitée celle là.

Greg

On 7/4/06, Iélo IV OPAO <limacequidort@...> wrote:
> Pourquoi toujours compliquer les choses Grégoire alors qu'il serait si
> simple de se réunir sans folklore mais sous l'esprit de ATAÏ, afin
> justement de recréer l'unité de la famille kanak en exigeant une fois
> pour toutes auprès des autorités coloniales, le retour au pays de la
> tête d'ATAÏ et de nos grands frères qui baignant depuis plus d'un
> siècle dans du formol au fond des officines de la bêtise et de
> l'ignominie.
>
> IL SERAIT JUSTICE D'OFFRIR ENFIN DES FUNERAILLES NATIONALES AU GRAND
> CHEF ATAÏ.
>
> Iélo
>
> --- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
> écrit
> >
> > C'est vrai qu'on pourrait imaginer une sorte de "festival
> > indépendantiste" qui permettrait à toutes les composantes du
> > mouvement, étiquetées ou pas, de se retrouver en mode "off", dans des
> > ateliers et des discussions autour d'un Sel de Kava...
> >
> > Un truc du genre de l'Année des Peuples Indigènes qu'on avait fait
> en 1993...
> >
> > Kotra, maintenant que tu es un "leader à la retraite" (comme le dit la
> > journaliste de RFO), tu pourrais organiser ça, non ? Je veux bien
> > aller tirer les sonnettes des différents mouvements de soutien qui ont
> > du fric pour vous aider à financer les achats de cochons à griller :-)
> >
> > Je pense que José Bové, maintenant qu'il a son champ à Necaot,
> > pourrait nous filer un coup de main :-)
> >
> > Si vous êtes sages je vous organise même la venue du sous-commandant
> > Marcos et de Evo Morales :-)))
> >
> > Guéré
> >
> >
> > On 7/4/06, alain univert <jefnumbo@h...> wrote:
> > > Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste,
> pourquoi
> > > ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du
> fln, et faire
> > > le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
> > > stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la
> charte est
> > > un document qui ne correspond plus a la situation.
> > > jef (un ancien du PSK)
> >
>
>
>
>
>
>
>
> Si vous ne voulez plus recevoir les messages de ce forum:
> encoyez un message à <kanaky-unsubscribe@yahoogroups.com>
> --
> Page d'informations: http://fr.groups.yahoo.com/group/kanaky/
> Liens Yahoo! Groupes
>
>
>
>
>
>
>
>


--
Il vaut mieux utiliser l'adresse :
<gregoire@...> pour m'écrire.
Elle est stable et permanente.

#12725 De: Iélo IV OPAO <limacequidort@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  10:54
Sujet: LA TÊTE DE ATAÎ
limacequidort
Envoyer un message Envoyer un message
 
Roselène DOUSSET-LEENHARDT mentionne dans son livre Terre natale Terre
d'exil qu'elle a bien vu la tête d'Ataï dans un bocal.

Sachant tout le poids pas seulement symbolique, mais bien réel que
représente pour l'unité kanak à l'indépendance la tête de Ataï, il ne
serait pas surprenant que les "dirigeants français" l'ait cachée ou
fait disparaître. Aussi il est essentiel pour la mémoire des Kanaks
que toute la lumière soit faite au sujet de la tête de Ataï.

Voilà un "vrai" travail d'enquête pour toi Grégoire!!

La "Vénus Hottentot" a été restituée à son peuple, il serait temps que
la tête de Ataï soit retrouvée et restituée à son peuple, c'est le
devoir des Français.

Il ne peut y avoir d'enterrement symbolique de Ataï (ce que
souhaiterait les autorités coloniales) tant que toute la lumière ne
soit pas entièrement faite sur la tête de Ataï.

Iélo

--- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
écrit
>
> Tiens, ça c'est pas bète... mais est ce qu'on a une dépouille à
> enterrer ?  L'histoire du crane d'Ataï au Musée de l'Homme s'est avéré
> être du pipeau, le crane en question est celui d'un adolescent
> inconnu.
>
> Mais effectivement, ça pourrait être une bonne occasion de rassembler
> la famille indépendantiste dans un contexte unitaire, en dehors de
> toute étiquette de parti. Même pour un enterrement symbolique -
> d'autant qu'on dispose au moins du "Tidi" d'Ataï et d'un casse-tête
> attribué, il est dans une caisse du Musée. Faudrait demander à John
> Ouétcho.
>
> On pourrait aussi virer la statue du génocidaire Olry de la Place des
> Cocotiers et la remplacer par une statue d'Ataï. J'ai jamais compris
> pourquoi personne ne l'a jamais dynamitée celle là.
>
> Greg
>
> On 7/4/06, Iélo IV OPAO <limacequidort@y...> wrote:
> > Pourquoi toujours compliquer les choses Grégoire alors qu'il serait si
> > simple de se réunir sans folklore mais sous l'esprit de ATAÏ, afin
> > justement de recréer l'unité de la famille kanak en exigeant une fois
> > pour toutes auprès des autorités coloniales, le retour au pays de la
> > tête d'ATAÏ et de nos grands frères qui baignant depuis plus d'un
> > siècle dans du formol au fond des officines de la bêtise et de
> > l'ignominie.
> >
> > IL SERAIT JUSTICE D'OFFRIR ENFIN DES FUNERAILLES NATIONALES AU GRAND
> > CHEF ATAÏ.
> >
> > Iélo
> >
> > --- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
> > écrit
> > >
> > > C'est vrai qu'on pourrait imaginer une sorte de "festival
> > > indépendantiste" qui permettrait à toutes les composantes du
> > > mouvement, étiquetées ou pas, de se retrouver en mode "off",
dans des
> > > ateliers et des discussions autour d'un Sel de Kava...
> > >
> > > Un truc du genre de l'Année des Peuples Indigènes qu'on avait fait
> > en 1993...
> > >
> > > Kotra, maintenant que tu es un "leader à la retraite" (comme le
dit la
> > > journaliste de RFO), tu pourrais organiser ça, non ? Je veux bien
> > > aller tirer les sonnettes des différents mouvements de soutien
qui ont
> > > du fric pour vous aider à financer les achats de cochons à
griller :-)
> > >
> > > Je pense que José Bové, maintenant qu'il a son champ à Necaot,
> > > pourrait nous filer un coup de main :-)
> > >
> > > Si vous êtes sages je vous organise même la venue du sous-commandant
> > > Marcos et de Evo Morales :-)))
> > >
> > > Guéré
> > >
> > >
> > > On 7/4/06, alain univert <jefnumbo@h...> wrote:
> > > > Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste,
> > pourquoi
> > > > ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du
> > fln, et faire
> > > > le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
> > > > stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la
> > charte est
> > > > un document qui ne correspond plus a la situation.
> > > > jef (un ancien du PSK)
> > >
> >
> >
> >
> >
> >
> >
> >
> > Si vous ne voulez plus recevoir les messages de ce forum:
> > encoyez un message à <kanaky-unsubscribe@yahoogroups.com>
> > --
> > Page d'informations: http://fr.groups.yahoo.com/group/kanaky/
> > Liens Yahoo! Groupes
> >
> >
> >
> >
> >
> >
> >
> >
>
>
> --
> Il vaut mieux utiliser l'adresse :
> <gregoire@p...> pour m'écrire.
> Elle est stable et permanente.
>

#12726 De: "Gregoire Seither" <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  11:22
Sujet: Re: LA TÊTE DE ATAÎ
mister_greg_wah
Envoyer un message Envoyer un message
 
Certes, mais le témoignage de R.D.L. est ancien, entre temps Jean
Guiart a été directeur du Musée de l'Homme et il n'a jamais trouvé
trace de cette tête dans les registres.

Il y avait bien un crâne qui était exposé, puis qui a ensuite été mis
en réserve, et qui était prétendument le crâne de Atai pris sur sa
dépouille après son exécution, mais des analyses plus tardives ont
montré que le crane en question est celui d'un adolescent. Guiart
avait proposé à Tjibaou de reprendre le crâne en question, cela ne
s'est pas fait pour une raison que j'ai oublié (faudrait demander à
Christophe Sand ou à John Ouétcho, au Musée de Nouméa, c'est d'eux que
je tiens l'info).

Très honnètement, vu l'importance accordée aux morts, je doute que les
Kanak aient laissé le cadavre d'Ataï à l'endroit où l'armée coloniale
l'avait enterré. A mon avis ils ont récupéré le corps à la première
nuit sans lune pour aller l'emporter dans une vraie sépulture.

Contrairement à la Nouvelle-Zélande, il n'y avait pas de trafic de
tête momifiées en Calédonie.

Les seuls qui prélevaient des crânes dans les cimetières étaient les
naturalistes et les anthropologues - le sinistre Dr. Hirsch à
Strasbourg par exemple, qui avait le rève de monter la plus grande
collection de phrenologie cranienne du monde et qui raflait tout ce
qu'il pouvait aux quatre coins du monde dans les années 1920 (il est
venu au Vanuatu et a pillé des cimetières à Santo et Malakula) avant
de directement passer commande aux Nazis et aller faire son marché
parmi les "specimens intéressants" dans les camps de concentration.

Maintenant, bien sûr, on peut tout imaginer. Mais je ne suis pas
certain que les haut commissaires et ministres des DOM-TOM successifs
poussent le romantisme jusqu'à planquer quelque part la tête d'un chef
rebelle dont ils ont oublié jusqu'à l'existence. Autant la révolte de
1878 a marqué les esprits de l'époque, autant aujourd'hui en
Métropole, plus personne ne s'en souvient.

Mais tu as raison, c'est une enquête intéressante, je vais en parler à
Daeninx. Et le parralè!le avec la "Venus Hottentot" est bien trouvé.

Greg


On 7/4/06, Iélo IV OPAO <limacequidort@...> wrote:
> Roselène DOUSSET-LEENHARDT mentionne dans son livre Terre natale Terre
> d'exil qu'elle a bien vu la tête d'Ataï dans un bocal.
>
> Sachant tout le poids pas seulement symbolique, mais bien réel que
> représente pour l'unité kanak à l'indépendance la tête de Ataï, il ne
> serait pas surprenant que les "dirigeants français" l'ait cachée ou
> fait disparaître. Aussi il est essentiel pour la mémoire des Kanaks
> que toute la lumière soit faite au sujet de la tête de Ataï.
>
> Voilà un "vrai" travail d'enquête pour toi Grégoire!!

--
Il vaut mieux utiliser l'adresse :
<gregoire@...> pour m'écrire.
Elle est stable et permanente.

#12727 De: "Gregoire Seither" <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  12:27
Sujet: Didier Daeninx : la tête d'Ataï
mister_greg_wah
Envoyer un message Envoyer un message
 
Le Web de l'Humanité:
Didier Daeninckx L'histoire en tête - Article paru le 30 mai 2002
http://www.humanite.fr/journal/2002-05-30/2002-05-30-34650

Dans un village de Nouvelle-Calédonie, un homme de bientôt
quatre-vingt-dix ans s'apprête à prendre l'avion pour la " métropole
". Il avait fait une première fois le voyage, il y a soixante-dix ans
de cela, pour l'Exposition coloniale de 1931. Non pas comme visiteur,
mais comme " sujet " : avec quelques autres " Canaques ", à qui l'on
avait pendant la traversée appris des danses " rituelles ", il avait
été " mis en cage avec des animaux sauvages, au zoo de Vincennes ". Le
vieillard encore robuste se prénomme Gocéné. L'on ne connaîtra qu'à la
toute dernière ligne du récit son nom de famille. Et du coup l'on
comprendra bien des choses. Car il ne s'agit pas pour lui d'un simple
retour sur les lieux de son ancienne humiliation, dont le stupéfiant
récit court tout au long du livre. · Paris, Gocéné veut surtout
retrouver la trace d'un " frère " calédonien disparu cent vingt-quatre
années plus tôt, le 1er septembre 1878. Pour cela, il compte se rendre
à l'hôtel Drouot, où l'exemplaire de la Gazette des antiquités, laissé
par des randonneurs et qu'il tient dans son bagage, annonce la mise
aux enchères d'objets et d'ossements humains de la seconde moitié du
XIXe siècle, rapportés de Nouvelle-Calédonie et d'autres îles de la
région. Du " frère ", dénommé Ataï, qui, trahi par le chef d'une autre
tribu, fut décapité après avoir dirigé une révolte contre les colons
blancs, il sait qu'il reste aujourd'hui le crâne. Les militaires et
les commerçants aimaient à rapporter chez eux de tels souvenirs
exotiques. Certains faisaient décorer l'os, nettoyé de ses chairs,
d'autres préféraient conserver les têtes dans des bouteilles de
formol. Un commerce spécialisé s'était également développé autour de
ces reliques. Un lot de crânes, décollés lors des événements de 1878,
doit précisément passer à Drouot, lors d'une séance intitulée "
Collecte des Messageries Maritimes ". Pour Gocéné, l'occasion pour les
Kanak de se réapproprier l'un des symboles de leur histoire volée.
Didier Daeninckx fait surgir ici, à partir d'une documentation
remarquablement fouillée, qu'il avait commencé de rassembler pour
Cannibale (1998), l'histoire méconnue de cette Nouvelle-Calédonie,
dont la population, trente ans après l'arrivée des colonisateurs,
avait diminué de moitié. Un massacre assez semblable au génocide des
Indiens d'Amérique.

Mais la tête d'Ataï a disparu. Le vieux Gocéné se lance alors dans une
véritable enquête. Il se dirige d'abord vers les musées dont les
conquêtes coloniales ont alimenté les fonds. Obligeant au passage
quelques jeunes spécialistes à s'interroger : " Jamais un professeur
ne nous a parlé de la provenance des trésors de nos musées. "
L'accumulation primitive, quelle qu'elle soit, repose toujours sur les
mêmes pratiques de pillage et de spoliation. Et l'on comprend
l'exhortation des surréalistes, en 1931, à ne pas visiter l'Exposition
coloniale. Peu à peu des pistes s'ouvrent, des langues se délient
devant l'entêtement de Gocéné. · chaque nouvelle information
recueillie se dévoile un peu plus des horreurs de la conquête, en
Nouvelle-Calédonie. Tandis qu'apparaissent en écho les luttes
tragiques de libération des années quatre-vingt, que se laisse
apercevoir la figure de Jean-Marie Tjibaou. · ce stade,
l'investigation propre au polar et l'investigation historique
deviennent indissociables. Et Didier Daeninckx s'y montre à son
meilleur. Poussant en même temps son intrigue et la réflexion.
Suggérant, derrière l'acharnement de son personnage, une part non dite
d'implication personnelle. Faisant pressentir combien pèse sur lui un
certain héritage et combien il est symboliquement important pour lui
de mener jusqu'à son terme la mission qu'il s'est assignée. L'épilogue
du récit se déroule à son retour : à peine deux pages, mais en
lesquelles viennent superbement se rencontrer une trajectoire
individuelle et l'histoire collective. Cela même qui donne au livre
toute son épaisseur et sa richesse de sens.

Ce Retour d'Ataï, c'est en effet aussi un retour à soi-même :
l'expiation de l'épisode de 1878, porté comme une tache par celui dont
l'auteur révèle enfin la totalité du nom. Une fin à l'exacte hauteur
de ce grand texte.

#12728 De: Claire TYUIENON <tyuie001@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  13:29
Sujet: Re: LA TÊTE DE ATAÎ
franciscatyu...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour à tous
je voudrai juste apporter quelques éléments de la méconnaissances des français
sur notre histoire. Le 17 juin dernier notre association Cagous En Lorraine à
organisé une soirée découverte de la N-C via les 5 sens. Les lorrains ont
répondu à l'appel du pacifique plus de 150 personnes à cette soirée découverte
en majorité des lorrains. L'un des points forts de la soirée a été notre
scénographie retraçant l'histoire de notre pays à travers des clichés. 4 scènes
ont été mis en valeur, "homme et esprit nature"- "l'arrivée des européens"-
"l'insurection d'Ataï" - "le destin commun". Et figurez-vous que le retour de
cette soirée a été très marquant pour nous en tant qu'étudiants, la majorité
des convives lorrains connaissaient l'histoire d'Ataï en tant que légende qu'il
serait en faite un personnage fictif qu'on aurait inventé.Ils se sont sentis un
peu agressés par notre scénographie, nous avons du leur expliquer que c'était
vraiment une partie de notre histoire qui s'est déroulée sous leurs yeux en
espace de 30 mn.Notre travail a été présenté dans l'Est Républicain journal
lorrain via un interview et je peux dire à l'heure actuelle qu'on a du pain sur
la planche.
Qu'on ne vienne pas me raconter des théories sur la présence ou non de la tête
d'Ataï sur la métropole. Vous êtes ethnologues ou encore anthropologues ou
sociologues, vous brillez de connaissances sur notre "civilisation" et bien
faites votre devoir jusqu'au bout, ne venez pas uniquement étaler vos théories
sur des "sois disant", pour moi ça ne marche pas.Dans votre milieu vous
entretenez bien des "non dit" jouez franc jeux avec nous, y'en a marre des
"connaissant l'importance des morts dans la culture kanak...", arrêtez.
D'ailleurs je voudrai rajouter que ce n'est pas une culture que vous étudiez
mais bien une civilisation kanak pour utiliser vos propres termes.Ce qui me
fait sourire c'est que le terme "civilisation" apparaît dans les écrits lorsque
celle-ci n'existe plus comme la civilisation Inca et bien d'autres encore.Merci
de votre attention.
De xârâcüü en passant par Nancy!

Selon Iélo IV OPAO <limacequidort@...>:

> Roselène DOUSSET-LEENHARDT mentionne dans son livre Terre natale Terre
> d'exil qu'elle a bien vu la tête d'Ataï dans un bocal.
>
> Sachant tout le poids pas seulement symbolique, mais bien réel que
> représente pour l'unité kanak à l'indépendance la tête de Ataï, il ne
> serait pas surprenant que les "dirigeants français" l'ait cachée ou
> fait disparaître. Aussi il est essentiel pour la mémoire des Kanaks
> que toute la lumière soit faite au sujet de la tête de Ataï.
>
> Voilà un "vrai" travail d'enquête pour toi Grégoire!!
>
> La "Vénus Hottentot" a été restituée à son peuple, il serait temps que
> la tête de Ataï soit retrouvée et restituée à son peuple, c'est le
> devoir des Français.
>
> Il ne peut y avoir d'enterrement symbolique de Ataï (ce que
> souhaiterait les autorités coloniales) tant que toute la lumière ne
> soit pas entièrement faite sur la tête de Ataï.
>
> Iélo
>
> --- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
> écrit
> >
> > Tiens, ça c'est pas bète... mais est ce qu'on a une dépouille à
> > enterrer ?  L'histoire du crane d'Ataï au Musée de l'Homme s'est avéré
> > être du pipeau, le crane en question est celui d'un adolescent
> > inconnu.
> >
> > Mais effectivement, ça pourrait être une bonne occasion de rassembler
> > la famille indépendantiste dans un contexte unitaire, en dehors de
> > toute étiquette de parti. Même pour un enterrement symbolique -
> > d'autant qu'on dispose au moins du "Tidi" d'Ataï et d'un casse-tête
> > attribué, il est dans une caisse du Musée. Faudrait demander à John
> > Ouétcho.
> >
> > On pourrait aussi virer la statue du génocidaire Olry de la Place des
> > Cocotiers et la remplacer par une statue d'Ataï. J'ai jamais compris
> > pourquoi personne ne l'a jamais dynamitée celle là.
> >
> > Greg
> >
> > On 7/4/06, Iélo IV OPAO <limacequidort@y...> wrote:
> > > Pourquoi toujours compliquer les choses Grégoire alors qu'il serait si
> > > simple de se réunir sans folklore mais sous l'esprit de ATAÏ, afin
> > > justement de recréer l'unité de la famille kanak en exigeant une fois
> > > pour toutes auprès des autorités coloniales, le retour au pays de la
> > > tête d'ATAÏ et de nos grands frères qui baignant depuis plus d'un
> > > siècle dans du formol au fond des officines de la bêtise et de
> > > l'ignominie.
> > >
> > > IL SERAIT JUSTICE D'OFFRIR ENFIN DES FUNERAILLES NATIONALES AU GRAND
> > > CHEF ATAÏ.
> > >
> > > Iélo
> > >
> > > --- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
> > > écrit
> > > >
> > > > C'est vrai qu'on pourrait imaginer une sorte de "festival
> > > > indépendantiste" qui permettrait à toutes les composantes du
> > > > mouvement, étiquetées ou pas, de se retrouver en mode "off",
> dans des
> > > > ateliers et des discussions autour d'un Sel de Kava...
> > > >
> > > > Un truc du genre de l'Année des Peuples Indigènes qu'on avait fait
> > > en 1993...
> > > >
> > > > Kotra, maintenant que tu es un "leader à la retraite" (comme le
> dit la
> > > > journaliste de RFO), tu pourrais organiser ça, non ? Je veux bien
> > > > aller tirer les sonnettes des différents mouvements de soutien
> qui ont
> > > > du fric pour vous aider à financer les achats de cochons à
> griller :-)
> > > >
> > > > Je pense que José Bové, maintenant qu'il a son champ à Necaot,
> > > > pourrait nous filer un coup de main :-)
> > > >
> > > > Si vous êtes sages je vous organise même la venue du sous-commandant
> > > > Marcos et de Evo Morales :-)))
> > > >
> > > > Guéré
> > > >
> > > >
> > > > On 7/4/06, alain univert <jefnumbo@h...> wrote:
> > > > > Vu la dégradation des relations dans le mouvement indépendantiste,
> > > pourquoi
> > > > > ne pas réunir tous les signataire de la charte de fondation du
> > > fln, et faire
> > > > > le point ensemble, quitte d'ailleur a se dire que les différences
> > > > > stratégique sont trop importante pour continuer ensemble, que la
> > > charte est
> > > > > un document qui ne correspond plus a la situation.
> > > > > jef (un ancien du PSK)
> > > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > > Si vous ne voulez plus recevoir les messages de ce forum:
> > > encoyez un message à <kanaky-unsubscribe@yahoogroups.com>
> > > --
> > > Page d'informations: http://fr.groups.yahoo.com/group/kanaky/
> > > Liens Yahoo! Groupes
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> > >
> >
> >
> > --
> > Il vaut mieux utiliser l'adresse :
> > <gregoire@p...> pour m'écrire.
> > Elle est stable et permanente.
> >
>
>
>
>
>
>

#12729 De: "Gregoire Seither" <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  14:54
Sujet: Re: LA TÊTE DE ATAÎ
mister_greg_wah
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On 7/4/06, Claire TYUIENON <tyuie001@...> wrote:
> Qu'on ne vienne pas me raconter des théories sur la présence ou non de la tête
> d'Ataï sur la métropole. Vous êtes ethnologues ou encore anthropologues ou
> sociologues, vous brillez de connaissances sur notre "civilisation" et bien
> faites votre devoir jusqu'au bout, ne venez pas uniquement étaler vos théories
> sur des "sois disant", pour moi ça ne marche pas.

Bonjour Claire,

Excuse moi, je ne comprends pas le sens de cette phrase. Qu'est ce qui
ne marche pas ?
Quels "soi-disant" ? Peux tu m'expliquer en quoi ce que j'ai écrit te
dérange ? Par ailleurs je ne suis ni ethnologue, ni anthropologue ni
sociologue.

>Dans votre milieu vous
> entretenez bien des "non dit" jouez franc jeux avec nous, y'en a marre des
> "connaissant l'importance des morts dans la culture kanak...", arrêtez.

Encore une fois, désolé si je t'ai vexé mais ce n'était pas mon
intention. Il me semble évident que, vu la place qu'occupe le "grand
aïné" dans la société traditionnelle, les utérins de Ataï n'allaient
pas le laisser pourrir dans sa fosse. Tu n'es pas d'accord ?

Etant donné que la "troupe" à l'époque était avant tout composée de
troupes indigènes (si j'en crois le cahier du soldat Michel Millet -
http://lutecium.org/stp/cochonfucius/voyage-initiatique.html), il ne
me semble pas improbable que les familiers d'Ataï aient tenté de
récupérer le corps en faisant un deal. Mais il est en effet tout aussi
possible que le cadavre du grand chef ait été mutilé par les soldats
français et que le crâne envoyé en France ait bien été celui d'Ataï.

Par contre, le crâne qui était exposé au Musée des colonies avec
l'étiquette "Tête de Ataï" n'est pas le bon, cela ne fait aucun doute,
en 1930 déjà un rapport indiquait qu'il s'agissait du crâne d'un
adolescent, pas de celui d'un adulte.

Est ce qu'il y en a un autre planqué quelque part ?
Est ce qu'il n'y en a jamais eu d'autre et que les colons blancs ont
été bernés en se faisant refiler un crâne de quelqu'un d'autre ?
A moins de fouiller tous les inventaires du Musée de l'Homme (et ça en
fait des cartons à ouvrir), je ne vois pas comment le découvrir.

> D'ailleurs je voudrai rajouter que ce n'est pas une culture que vous étudiez
> mais bien une civilisation kanak pour utiliser vos propres termes.

Pardon, j'ai utilisé le terme courant - il n'y avait aucune intention
de rabaisser ou de dénigrer de ma part. J'ai été un des premiers à
proposer que le "C" de l'ADCK désigne "civilisation" et non "culture"
- qui est en fait un anglicisme.  Et c'est vrai qu'il y a une
gradation inconsciente dans le choix du terme, la civilisation
occidentale et la culture africaine. :-)

Je surveillerais mes mots à l'avenir :-)


Guéré

--
Il vaut mieux utiliser l'adresse :
<gregoire@...> pour m'écrire.
Elle est stable et permanente.

#12730 De: Iélo IV OPAO <limacequidort@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  16:23
Sujet: Re : LA TÊTE DE ATAÎ
limacequidort
Envoyer un message Envoyer un message
 
Salut à toi Claire,

Je comprends le fond de ta colère, légitime, Ataï n'est pas un mythe.

Mais de là à t'en prendre à Grégoire ce n'était pas nécessaire, il est
un de ceux à apporter tout son soutien à la dignité du Kanak.

Voici ce qui peut se lire sur Wikipédia à propos d'ATAÏ :

Ataï
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, Rechercher


		 Cet article est une ébauche à compléter concernant une personne,
vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.

Ataï est un « grand chef » kanak. En 1878 il mène l'insurrection kanak
contre les colonisateurs français. Après des victoires importantes qui
inquiétent l'administration coloniale, il est tué par un Kanak.

Sa tête qui avait été mise à prix 200 F est conservée dans du formol,
montrée à Nouméa puis emportée en métropole. Aujourd'hui, alors que
les Kanaks continuent de revendiquer son retour au pays elle est
officiellement perdue. Un roman de Didier Daeninckx, Le Retour d'Ataï
évoque cette quête.

Il est essentiel qu'une enquête soit diligentée au niveau de l'Etat
français, qu'un groupe de recherche s'organise pour la recherche de la
tête d'ATAI. Il faut que toute la lumière soit faite.
Il est effectivement facile de dire qu'officiellement il n'y a plus de
tête, ainsi tout rentre dans l'oubli et dans l'ordre.

N'oublions pas que la France à beaucoup de choses à cacher de cette
manière et ne s'en prive pas, il suffit d'évoquer Jacques FOCCART ami
de MOBUTU et de Jacques CHIRAC qui lui a décerné la légion d'honneur
pour avoir oeuvré en faveur de la France au désavantage de ses
colonies par le biais de Françafrique qui avait bureau, si ce n'est
gîte et couverts à l'Elysée!!

Oui, la lumière se fera sur la tête du Grand Chef ATAÏ.

Iélo


--- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
écrit
>
> On 7/4/06, Claire TYUIENON <tyuie001@e...> wrote:
> > Qu'on ne vienne pas me raconter des théories sur la présence ou
non de la tête
> > d'Ataï sur la métropole. Vous êtes ethnologues ou encore
anthropologues ou
> > sociologues, vous brillez de connaissances sur notre
"civilisation" et bien
> > faites votre devoir jusqu'au bout, ne venez pas uniquement étaler
vos théories
> > sur des "sois disant", pour moi ça ne marche pas.
>
> Bonjour Claire,
>
> Excuse moi, je ne comprends pas le sens de cette phrase. Qu'est ce qui
> ne marche pas ?
> Quels "soi-disant" ? Peux tu m'expliquer en quoi ce que j'ai écrit te
> dérange ? Par ailleurs je ne suis ni ethnologue, ni anthropologue ni
> sociologue.
>
> >Dans votre milieu vous
> > entretenez bien des "non dit" jouez franc jeux avec nous, y'en a
marre des
> > "connaissant l'importance des morts dans la culture kanak...",
arrêtez.
>
> Encore une fois, désolé si je t'ai vexé mais ce n'était pas mon
> intention. Il me semble évident que, vu la place qu'occupe le "grand
> aïné" dans la société traditionnelle, les utérins de Ataï n'allaient
> pas le laisser pourrir dans sa fosse. Tu n'es pas d'accord ?
>
> Etant donné que la "troupe" à l'époque était avant tout composée de
> troupes indigènes (si j'en crois le cahier du soldat Michel Millet -
> http://lutecium.org/stp/cochonfucius/voyage-initiatique.html), il ne
> me semble pas improbable que les familiers d'Ataï aient tenté de
> récupérer le corps en faisant un deal. Mais il est en effet tout aussi
> possible que le cadavre du grand chef ait été mutilé par les soldats
> français et que le crâne envoyé en France ait bien été celui d'Ataï.
>
> Par contre, le crâne qui était exposé au Musée des colonies avec
> l'étiquette "Tête de Ataï" n'est pas le bon, cela ne fait aucun doute,
> en 1930 déjà un rapport indiquait qu'il s'agissait du crâne d'un
> adolescent, pas de celui d'un adulte.
>
> Est ce qu'il y en a un autre planqué quelque part ?
> Est ce qu'il n'y en a jamais eu d'autre et que les colons blancs ont
> été bernés en se faisant refiler un crâne de quelqu'un d'autre ?
> A moins de fouiller tous les inventaires du Musée de l'Homme (et ça en
> fait des cartons à ouvrir), je ne vois pas comment le découvrir.
>
> > D'ailleurs je voudrai rajouter que ce n'est pas une culture que
vous étudiez
> > mais bien une civilisation kanak pour utiliser vos propres termes.
>
> Pardon, j'ai utilisé le terme courant - il n'y avait aucune intention
> de rabaisser ou de dénigrer de ma part. J'ai été un des premiers à
> proposer que le "C" de l'ADCK désigne "civilisation" et non "culture"
> - qui est en fait un anglicisme.  Et c'est vrai qu'il y a une
> gradation inconsciente dans le choix du terme, la civilisation
> occidentale et la culture africaine. :-)
>
> Je surveillerais mes mots à l'avenir :-)
>
>
> Guéré
>
> --
> Il vaut mieux utiliser l'adresse :
> <gregoire@p...> pour m'écrire.
> Elle est stable et permanente.
>

#12731 De: Gregoire Seither <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  20:14
Sujet: C'est arrivé près de chez vous
mister_greg_wah
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« 700 000 TERRORISTES SOUS LES VERROUS »
ou lorsque « information » rime avec « démission »

http://oumma.com/article.php3?id_article=2103

Le bureau du premier ministre (Dominique de Villepin ?) canonné depuis un
hélicoptère. Le ministre de l¹intérieur, (Nicolas Sarkozy ?) jeté dans un
fourgon cellulaire comme un vulgaire malfrat, un sac poubelle sur la tête ?
Trente députés (UMP ? Socialistes ?), élus municipaux et autres ministres
tout aussi promptement menottés et cagoulés sans autre forme de procès ? En
pleine canicule, soixante dix pour cent des habitants (de la France ?)
privés d¹électricité, et donc non seulement de lumière ou de réfrigération
mais également d¹eau ? Les ponts bombardés et le pays coupé en petits
morceaux ? Les chasseurs qui passent régulièrement le mur du son pour briser
les vitres et terrifier petits et grands ? Les observateurs étrangers et les
ONG tenus à l¹écart ? Le pays exsangue (salaires puis alimentation en vivres
coupés) transformé en un terrifiant ghetto ?

Ouf, ce n¹est pas chez nous ! Non ce n¹est pas la France que son voisin
surpuissant (qui, bien plus que la paix, veut, encore et encore, des
hectares de terre) est en train de martyriser pour se venger d¹avoir perdu
son monopole absolu de faire des prisonniers.

Ce n¹est pas en France que l¹on recherche un « jeune » soldat de l¹armée qui
canonne sans trêve (7000 obus en quelques semaines) depuis ses frontières
maritimes et terrestres, le territoire qu¹elle a eu « le courage », comme on
dit sur France Culture, de quitter, il y a quelques mois, au milieu des
larmes de ses frères les colons.

Ouf, nous pourrons suivre en paix France Portugal !

Les rédacteurs en chef de la presse écrite et audio visuelle du pays « des
Lumières » et « des Droits de l¹homme » - moins lucides encore qu¹une partie
au moins de la presse israélienne - pourront continuer à nourrir notre
passion pour une équipe (« black beur blanc », la preuve qu¹on les aime
quand ils marquent des buts !) et en même temps, notre soumission pitoyable
à la sinistre loi du plus fort. De titre euphémisant « Hamas Israel :
l¹épreuve de force ? » « Israel fait montre de fermeté ») en silence même
pas honteux, le crime que commettent quotidiennement les media de l¹hexagone
contre la déontologie de l¹information de guerre couvre le crime contre
l¹humanité qui se profile en Palestine.

Dormons Français ! La police de nos amis est « ferme » : à Gaza, 700 000
habitants- terroristes sont désormais sous les verrous.

#12732 De: dam <dr@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  21:22
Sujet: Effet de serre : dans vingt ans, il sera trop tard
damienraczy
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(source figaro.fr)

Par Jean-Yves Le Déaut et Nathalie Kosciusko-Morizet (Député PS,
président de la mission d'information parlementaire et député UMP,
rapporteur de la mission).

Rassemblés au sein de la mission d'information parlementaire sur
l'effet de serre, nous avons travaillé six mois à auditionner, à
réfléchir, puis à proposer. Chacun, toutes tendances confondues, a pu
mesurer l'ampleur de la tâche et l'urgence du sujet.

Le constat est désormais unanime et s'impose à nous comme une
inquiétante évidence : l'effet de serre est la plus grande menace et
le défi majeur du XXIe siècle. Les conséquences du changement
climatique sont prévisibles, pour certaines déjà présentes. On parle
déjà des premiers «réfugiés climatiques». Les scientifiques du monde
entier ne cessent pas de tirer la sonnette d'alarme : si nous ne
changeons pas d'attitude, nous irons droit dans le mur. Les ruptures
sont nécessaires à partir d'aujourd'hui, car tout porte à croire que
dans vingt ans, il sera trop tard. L'insouciance énergétique nous a
conduits au dérapage climatique. Nos modes de production et de
consommation y ont grandement contribué tout au long des deux
derniers siècles. C'est un constat avéré.

L'effet de serre inaugure une période nouvelle sur toute la surface
de la terre et pour tous les peuples. L'immobilisme est désormais
interdit. Il serait suicidaire. Nous voici donc face à l'enjeu
écologique majeur, et il est déjà trop tard pour l'éluder. Les
implications socio-économiques de l'effet de serre sont au coeur même
des équilibres géostratégiques : contraintes énergétiques, conditions
du dialogue entre les pays du Nord et du Sud, nouvelles formes de
migration. Le climat définit, en somme, les contours d'une nouvelle
gouvernance mondiale.

Face à des phénomènes sans précédent, nous apportons, par facilité,
quelques correctifs, souvent techniques, parfois juridiques, mais
nous ne sommes pas engagés dans une réelle remise en cause de notre
modèle de développement. Que le Parlement s'en soit saisi est une
aubaine, et là est également son rôle (1).

Il n'est pas trop tard, mais presque. Les mesures doivent être prises
dans la décennie. Nous sommes désormais dans un nouvel âge de la
responsabilité. Aussi insurmontable que cela puisse paraître de prime
abord, nous devons changer de mentalités et de comportements, mais
aussi sensibiliser les autres. Nous devons développer nos
connaissances et les partager aussi avec d'autres pays : dans un
monde de plus en plus «globalisé», les solutions devront l'être
également.

Au responsable politique, bien sûr, de réécrire toutes nos politiques
publiques. Aucune ne peut échapper à ce surgissement de l'écologie,
comme une donnée, une contrainte, un moyen. Mais l'Etat ne doit pas
demeurer le seul acteur. Le gouvernement de cet avenir-là appartient
à chacun, collectivités locales, entreprises, associations, citoyens.

Même si le progrès scientifique ne peut pas tout – les changements de
comportements doivent franchement s'imposer –, il existe déjà des
avancées scientifiques et technologiques extraordinaires qui
n'attendent que d'être mises en oeuvre. Il y en aura nécessairement
d'autres à condition de soutenir fortement la recherche, l'innovation
et la coopération scientifique internationale. La lutte contre le
changement climatique peut également constituer une réelle
opportunité économique. Plus nous agirons tôt pour réduire les
émissions, moins difficile sera l'ajustement, et plus nous pourrons
en retirer de bénéfices économiques.

L'«économie positive» qui serait induite par cette stratégie
volontariste serait féconde, à la fois en matière de croissance et
d'emploi. Cette mission parlementaire se sera inscrite dans le droit-
fil de la charte de l'environnement. Elle inaugure pour le Parlement,
mais également pour chacun, un mouvement qui doit ignorer les
sensibilités classiques et s'inscrire comme l'armature des formes de
gouvernance locales, nationales et mondiales de demain. Cette mission
porte un espoir, espoir que la question du réchauffement climatique
sorte enfin des laboratoires et des colloques d'experts. Pour être au
premier rang des préoccupations politiques et citoyennes. Pour
insuffler une nouvelle dynamique dans les rapports entre les pays du
Nord et du Sud. Pour être placé au coeur des débats lors des
prochaines grandes échéances électorales.



Ce texte est cosigné par les députés André Chassaigne (CR), Francis
Hillemeyer (UDF), Serge Poignant (UMP), Philippe Tourtelier (PS),
Martine Billard (Verts), Alain Gest (UMP).

(1) Le dossier de la mission ainsi que le rapport sont consultables
sur : http ://www.assembleenationale. org/ 12/dossiers/effet–serre.asp

#12733 De: Gregoire Seither <gregoire@...>
Date: Mardi 4. Juillet 2006  21:54
Sujet: Re: Effet de serre : dans vingt ans, il sera trop tard
mister_greg_wah
Envoyer un message Envoyer un message
 
Elle est sympa Nathalie Kosciusko-Morizet, mais elle pourrait transmettre le
message à son parti productiviste et ami des gros industriels pollueurs
qu'est l'UPM :-)

Pour ceux qui préfèrent le choc des images au poids des mots, allez voir la
bande annonce du prochain film de Al Gore : "An Inconvenient Truth" - je ne
sais pas quand ce film sortira sur les écrans français.
http://www.climatecrisis.net/

Greg

le 4/07/06 23:22,  (dr@...) a ecrit :

> (source figaro.fr)
>
> Par Jean-Yves Le Déaut et Nathalie Kosciusko-Morizet (Député PS,
> président de la mission d'information parlementaire et député UMP,
> rapporteur de la mission).
>
> Rassemblés au sein de la mission d'information parlementaire sur
> l'effet de serre, nous avons travaillé six mois à auditionner, à
> réfléchir, puis à proposer. Chacun, toutes tendances confondues, a pu
> mesurer l'ampleur de la tâche et l'urgence du sujet.
>
> Le constat est désormais unanime et s'impose à nous comme une
> inquiétante évidence : l'effet de serre est la plus grande menace et
> le défi majeur du XXIe siècle. Les conséquences du changement
> climatique sont prévisibles, pour certaines déjà présentes. On parle
> déjà des premiers «réfugiés climatiques». Les scientifiques du monde
> entier ne cessent pas de tirer la sonnette d'alarme : si nous ne
> changeons pas d'attitude, nous irons droit dans le mur.

#12734 De: moleana atelemo <molmouadvt@...>
Date: Mercredi 5. Juillet 2006  4:35
Sujet: Re : LA TÊTE DE ATAÎ
molmouadvt
Envoyer un message Envoyer un message
 
Avec un ami on se demnadait pourquoi ne pas créer une association pour la réhabilitation de la mémoire d'Ataï. Je lui faisais rémarquer que nous sommes, tous deux, membres du clan venu de l'extérieur et qu'il appartient au clan d'Ataï d'initier d'abord coutumièrement une telle démarche.
Atélemo
----- Message d'origine ----
De : Gregoire Seither <gregoire@...>
À : kanaky@...
Envoyé le : Mercredi, 5 Juillet 2006, 1h54mn 04s
Objet : Re: [kanaky] LA TÊTE DE ATAÎ

On 7/4/06, Claire TYUIENON <tyuie001@...> wrote:
> Qu'on ne vienne pas me raconter des théories sur la présence ou non de la tête
> d'Ataï sur la métropole. Vous êtes ethnologues ou encore anthropologues ou
> sociologues, vous brillez de connaissances sur notre "civilisation" et bien
> faites votre devoir jusqu'au bout, ne venez pas uniquement étaler vos théories
> sur des "sois disant", pour moi ça ne marche pas.

Bonjour Claire,

Excuse moi, je ne comprends pas le sens de cette phrase. Qu'est ce qui
ne marche pas ?
Quels "soi-disant" ? Peux tu m'expliquer en quoi ce que j'ai écrit te
dérange ? Par ailleurs je ne suis ni ethnologue, ni anthropologue ni
sociologue.

>Dans votre milieu vous
> entretenez bien des "non dit" jouez franc jeux avec nous, y'en a marre des
> "connaissant l'importance des morts dans la culture kanak...", arrêtez.

Encore une fois, désolé si je t'ai vexé mais ce n'était pas mon
intention. Il me semble évident que, vu la place qu'occupe le "grand
aïné" dans la société traditionnelle, les utérins de Ataï n'allaient
pas le laisser pourrir dans sa fosse. Tu n'es pas d'accord ?

Etant donné que la "troupe" à l'époque était avant tout composée de
troupes indigènes (si j'en crois le cahier du soldat Michel Millet -
http://lutecium.org/stp/cochonfucius/voyage-initiatique.html), il ne
me semble pas improbable que les familiers d'Ataï aient tenté de
récupérer le corps en faisant un deal. Mais il est en effet tout aussi
possible que le cadavre du grand chef ait été mutilé par les soldats
français et que le crâne envoyé en France ait bien été celui d'Ataï.

Par contre, le crâne qui était exposé au Musée des colonies avec
l'étiquette "Tête de Ataï" n'est pas le bon, cela ne fait aucun doute,
en 1930 déjà un rapport indiquait qu'il s'agissait du crâne d'un
adolescent, pas de celui d'un adulte.

Est ce qu'il y en a un autre planqué quelque part ?
Est ce qu'il n'y en a jamais eu d'autre et que les colons blancs ont
été bernés en se faisant refiler un crâne de quelqu'un d'autre ?
A moins de fouiller tous les inventaires du Musée de l'Homme (et ça en
fait des cartons à ouvrir), je ne vois pas comment le découvrir.

> D'ailleurs je voudrai rajouter que ce n'est pas une culture que vous étudiez
> mais bien une civilisation kanak pour utiliser vos propres termes.

Pardon, j'ai utilisé le terme courant - il n'y avait aucune intention
de rabaisser ou de dénigrer de ma part. J'ai été un des premiers à
proposer que le "C" de l'ADCK désigne "civilisation" et non "culture"
- qui est en fait un anglicisme.  Et c'est vrai qu'il y a une
gradation inconsciente dans le choix du terme, la civilisation
occidentale et la culture africaine. :-)

Je surveillerais mes mots à l'avenir :-)


Guéré

--
Il vaut mieux utiliser l'adresse :
<gregoire@...> pour m'écrire.
Elle est stable et permanente.


#12735 De: Damien Raczy <dr@...>
Date: Mercredi 5. Juillet 2006  4:43
Sujet: Re: Re: Effet de serre : dans vingt ans, il sera trop tard
damienraczy
Envoyer un message Envoyer un message
 
C'est ce qui me semblait très encourageant dans ce rapport, justement
que le camp libéral puisse être impliqué via le rapport. Ca fait un
moment que je suis ca, et le travail des "commissionaires" de droite
semble de moins en moins mauvais et laisse espérer une légère évolution.

Même si c'est faible comme progression, c'est toujours ça de gagné.

Damien

Le 5 juil. 06 à 08:54, Gregoire Seither a écrit :

> Elle est sympa Nathalie Kosciusko-Morizet, mais elle pourrait
> transmettre le
> message à son parti productiviste et ami des gros industriels
> pollueurs
> qu'est l'UPM :-)
>
> Pour ceux qui préfèrent le choc des images au poids des mots, allez
> voir la
> bande annonce du prochain film de Al Gore : "An Inconvenient Truth"
> - je ne
> sais pas quand ce film sortira sur les écrans français.
> http://www.climatecrisis.net/
>
> Greg
>
> le 4/07/06 23:22,  (dr@...) a ecrit :
>
> > (source figaro.fr)
> >
> > Par Jean-Yves Le Déaut et Nathalie Kosciusko-Morizet (Député PS,
> > président de la mission d'information parlementaire et député UMP,
> > rapporteur de la mission).
> >
> > Rassemblés au sein de la mission d'information parlementaire sur
> > l'effet de serre, nous avons travaillé six mois à auditionner, à
> > réfléchir, puis à proposer. Chacun, toutes tendances confondues,
> a pu
> > mesurer l'ampleur de la tâche et l'urgence du sujet.
> >
> > Le constat est désormais unanime et s'impose à nous comme une
> > inquiétante évidence : l'effet de serre est la plus grande menace et
> > le défi majeur du XXIe siècle. Les conséquences du changement
> > climatique sont prévisibles, pour certaines déjà présentes. On parle
> > déjà des premiers «réfugiés climatiques». Les scientifiques du monde
> > entier ne cessent pas de tirer la sonnette d'alarme : si nous ne
> > changeons pas d'attitude, nous irons droit dans le mur.
>
>
>

#12736 De: Gregoire Seither <gregoire@...>
Date: Mercredi 5. Juillet 2006  5:13
Sujet: Re: Re: Effet de serre : dans vingt ans, il sera trop tard
mister_greg_wah
Envoyer un message Envoyer un message
 
le 5/07/06 6:43,  (dr@...) a ecrit :

> C'est ce qui me semblait très encourageant dans ce rapport, justement
> que le camp libéral puisse être impliqué via le rapport. Ca fait un
> moment que je suis ca, et le travail des "commissionaires" de droite
> semble de moins en moins mauvais et laisse espérer une légère évolution.

Nathalie Kosciusko-Morizet est quelqu'un de brillant, j'ai eu l'occasion de
l'entendre parler dans différents salons. Espérons qu'elle arrivera à
convaincre notre futur président de l'importance de la question. Je n'ai pas
l'impression que l'environnement est un grand souci pour le nain de Neuilly

:-)


--
"Agitate + Aggravate + Educate + Organize"
(Saul Alinsky)

#12737 De: Claire TYUIENON <tyuie001@...>
Date: Mercredi 5. Juillet 2006  10:15
Sujet: Re: Re : LA TÊTE DE ATAÎ
franciscatyu...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour Géré,
je m'excuse de la colère que tu as lu dans mes mots, tu sais mon message
s'adresse avant tout aus personnes non kanak qui travaillent sur notre modes de
vie depuis des lustres ce n'et pas toi que je visais. Je sais que les gens
concernées viennent jeter un oeil sur le forume. Je voulais te dire aussi de ne
pas t'excuser, ne prend pas pour toi ce qu j'ai dis. Les études que je fais ici
m'ont appris bien des choses sur le domaine des sciences humaines.
Sinon je pense que ce n'est pas la peine de faire une association pour ce
travail de réhabilitation, je pense effectivement que c'est au clan d'Ataï de
le faire directement c'est leur droit avant tout, avant nous. Nous, nous
raisonnons en tant que militants or ce travail concerne directement la pensée
kanak en tant qu'individu d'abord. Se mettre en association reste trop
conventionnel, je pense qu'on devrai plutôt soutenir le ou les clans concernés,
mais encore une fois je suis une femme et c'est à nos hommes coutumiers de
réagir...peut être à travers le sénat coutumier, enfin je ne sais pas. En tout
cas je pense que cette démarche est avant tout personnelle pour les personnes
concernées, je pense aux gens de Moindou et Lafoa, j'ai du chagrin pour eux.
Ataï c'est l'histoire de la cause kanak mais c'st surtout l'histoire d'un clan.

Pour répondre à ta question sur les ethonologues et les antrhopologues, ce qui
me dérange et je pense que je ne suis pas la seule c'est leur absolutisme dans
leurs écrits sur nous. Je pense qu'il y a des éléments de notre façon de vivre
à conserver à l'écart de ces gens, je n'ai rien contre eux tout est en leur
honneur mais je pense comme un de mes aînés que cela devient limite dangeureux
pour nous. Trop nous connaître c'est permettre aux autres de savoir comment
nous prendre voilà tout.

Selon moleana atelemo <molmouadvt@...>:

> Avec un ami on se demnadait pourquoi ne pas créer une association pour la
> réhabilitation de la mémoire d'Ataï. Je lui faisais rémarquer que nous
> sommes, tous deux, membres du clan venu de l'extérieur et qu'il appartient au
> clan d'Ataï d'initier d'abord coutumièrement une telle démarche.
> Atélemo
>
> ----- Message d'origine ----
> De : Gregoire Seither <gregoire@...>
> À : kanaky@...
> Envoyé le : Mercredi, 5 Juillet 2006, 1h54mn 04s
> Objet : Re: [kanaky] LA TÊTE DE ATAÎ
>
> On 7/4/06, Claire TYUIENON <tyuie001@...> wrote:
> > Qu'on ne vienne pas me raconter des théories sur la présence ou non de la
> tête
> > d'Ataï sur la métropole. Vous êtes ethnologues ou encore anthropologues ou
> > sociologues, vous brillez de connaissances sur notre "civilisation" et bien
> > faites votre devoir jusqu'au bout, ne venez pas uniquement étaler vos
> théories
> > sur des "sois disant", pour moi ça ne marche pas.
>
> Bonjour Claire,
>
> Excuse moi, je ne comprends pas le sens de cette phrase. Qu'est ce qui
> ne marche pas ?
> Quels "soi-disant" ? Peux tu m'expliquer en quoi ce que j'ai écrit te
> dérange ? Par ailleurs je ne suis ni ethnologue, ni anthropologue ni
> sociologue.
>
> >Dans votre milieu vous
> > entretenez bien des "non dit" jouez franc jeux avec nous, y'en a marre des
> > "connaissant l'importance des morts dans la culture kanak...", arrêtez.
>
> Encore une fois, désolé si je t'ai vexé mais ce n'était pas mon
> intention. Il me semble évident que, vu la place qu'occupe le "grand
> aïné" dans la société traditionnelle, les utérins de Ataï n'allaient
> pas le laisser pourrir dans sa fosse. Tu n'es pas d'accord ?
>
> Etant donné que la "troupe" à l'époque était avant tout composée de
> troupes indigènes (si j'en crois le cahier du soldat Michel Millet -
> http://lutecium.org/stp/cochonfucius/voyage-initiatique.html), il ne
> me semble pas improbable que les familiers d'Ataï aient tenté de
> récupérer le corps en faisant un deal. Mais il est en effet tout aussi
> possible que le cadavre du grand chef ait été mutilé par les soldats
> français et que le crâne envoyé en France ait bien été celui d'Ataï.
>
> Par contre, le crâne qui était exposé au Musée des colonies avec
> l'étiquette "Tête de Ataï" n'est pas le bon, cela ne fait aucun doute,
> en 1930 déjà un rapport indiquait qu'il s'agissait du crâne d'un
> adolescent, pas de celui d'un adulte.
>
> Est ce qu'il y en a un autre planqué quelque part ?
> Est ce qu'il n'y en a jamais eu d'autre et que les colons blancs ont
> été bernés en se faisant refiler un crâne de quelqu'un d'autre ?
> A moins de fouiller tous les inventaires du Musée de l'Homme (et ça en
> fait des cartons à ouvrir), je ne vois pas comment le découvrir.
>
> > D'ailleurs je voudrai rajouter que ce n'est pas une culture que vous
> étudiez
> > mais bien une civilisation kanak pour utiliser vos propres termes.
>
> Pardon, j'ai utilisé le terme courant - il n'y avait aucune intention
> de rabaisser ou de dénigrer de ma part. J'ai été un des premiers à
> proposer que le "C" de l'ADCK désigne "civilisation" et non "culture"
> - qui est en fait un anglicisme.  Et c'est vrai qu'il y a une
> gradation inconsciente dans le choix du terme, la civilisation
> occidentale et la culture africaine. :-)
>
> Je surveillerais mes mots à l'avenir :-)
>
>
> Guéré
>
> --
> Il vaut mieux utiliser l'adresse :
> <gregoire@...> pour m'écrire.
> Elle est stable et permanente.
>

#12738 De: Claire TYUIENON <tyuie001@...>
Date: Mercredi 5. Juillet 2006  11:58
Sujet: Re: Re : LA TÊTE DE ATAÎ
franciscatyu...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Salut Iélo,
mercie pour ton éclairage, je me suis expliquée à un précédant message


Selon Iélo IV OPAO <limacequidort@...>:

> Salut à toi Claire,
>
> Je comprends le fond de ta colère, légitime, Ataï n'est pas un mythe.
>
> Mais de là à t'en prendre à Grégoire ce n'était pas nécessaire, il est
> un de ceux à apporter tout son soutien à la dignité du Kanak.
>
> Voici ce qui peut se lire sur Wikipédia à propos d'ATAÏ :
>
> Ataï
> Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
> Aller à : navigation, Rechercher
>
>
> 	 Cet article est une ébauche à compléter concernant une personne,
> vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
>
> Ataï est un « grand chef » kanak. En 1878 il mène l'insurrection kanak
> contre les colonisateurs français. Après des victoires importantes qui
> inquiétent l'administration coloniale, il est tué par un Kanak.
>
> Sa tête qui avait été mise à prix 200 F est conservée dans du formol,
> montrée à Nouméa puis emportée en métropole. Aujourd'hui, alors que
> les Kanaks continuent de revendiquer son retour au pays elle est
> officiellement perdue. Un roman de Didier Daeninckx, Le Retour d'Ataï
> évoque cette quête.
>
> Il est essentiel qu'une enquête soit diligentée au niveau de l'Etat
> français, qu'un groupe de recherche s'organise pour la recherche de la
> tête d'ATAI. Il faut que toute la lumière soit faite.
> Il est effectivement facile de dire qu'officiellement il n'y a plus de
> tête, ainsi tout rentre dans l'oubli et dans l'ordre.
>
> N'oublions pas que la France à beaucoup de choses à cacher de cette
> manière et ne s'en prive pas, il suffit d'évoquer Jacques FOCCART ami
> de MOBUTU et de Jacques CHIRAC qui lui a décerné la légion d'honneur
> pour avoir oeuvré en faveur de la France au désavantage de ses
> colonies par le biais de Françafrique qui avait bureau, si ce n'est
> gîte et couverts à l'Elysée!!
>
> Oui, la lumière se fera sur la tête du Grand Chef ATAÏ.
>
> Iélo
>
>
> --- Dans kanaky@..., "Gregoire Seither" <gregoire@p...> a
> écrit
> >
> > On 7/4/06, Claire TYUIENON <tyuie001@e...> wrote:
> > > Qu'on ne vienne pas me raconter des théories sur la présence ou
> non de la tête
> > > d'Ataï sur la métropole. Vous êtes ethnologues ou encore
> anthropologues ou
> > > sociologues, vous brillez de connaissances sur notre
> "civilisation" et bien
> > > faites votre devoir jusqu'au bout, ne venez pas uniquement étaler
> vos théories
> > > sur des "sois disant", pour moi ça ne marche pas.
> >
> > Bonjour Claire,
> >
> > Excuse moi, je ne comprends pas le sens de cette phrase. Qu'est ce qui
> > ne marche pas ?
> > Quels "soi-disant" ? Peux tu m'expliquer en quoi ce que j'ai écrit te
> > dérange ? Par ailleurs je ne suis ni ethnologue, ni anthropologue ni
> > sociologue.
> >
> > >Dans votre milieu vous
> > > entretenez bien des "non dit" jouez franc jeux avec nous, y'en a
> marre des
> > > "connaissant l'importance des morts dans la culture kanak...",
> arrêtez.
> >
> > Encore une fois, désolé si je t'ai vexé mais ce n'était pas mon
> > intention. Il me semble évident que, vu la place qu'occupe le "grand
> > aïné" dans la société traditionnelle, les utérins de Ataï n'allaient
> > pas le laisser pourrir dans sa fosse. Tu n'es pas d'accord ?
> >
> > Etant donné que la "troupe" à l'époque était avant tout composée de
> > troupes indigènes (si j'en crois le cahier du soldat Michel Millet -
> > http://lutecium.org/stp/cochonfucius/voyage-initiatique.html), il ne
> > me semble pas improbable que les familiers d'Ataï aient tenté de
> > récupérer le corps en faisant un deal. Mais il est en effet tout aussi
> > possible que le cadavre du grand chef ait été mutilé par les soldats
> > français et que le crâne envoyé en France ait bien été celui d'Ataï.
> >
> > Par contre, le crâne qui était exposé au Musée des colonies avec
> > l'étiquette "Tête de Ataï" n'est pas le bon, cela ne fait aucun doute,
> > en 1930 déjà un rapport indiquait qu'il s'agissait du crâne d'un
> > adolescent, pas de celui d'un adulte.
> >
> > Est ce qu'il y en a un autre planqué quelque part ?
> > Est ce qu'il n'y en a jamais eu d'autre et que les colons blancs ont
> > été bernés en se faisant refiler un crâne de quelqu'un d'autre ?
> > A moins de fouiller tous les inventaires du Musée de l'Homme (et ça en
> > fait des cartons à ouvrir), je ne vois pas comment le découvrir.
> >
> > > D'ailleurs je voudrai rajouter que ce n'est pas une culture que
> vous étudiez
> > > mais bien une civilisation kanak pour utiliser vos propres termes.
> >
> > Pardon, j'ai utilisé le terme courant - il n'y avait aucune intention
> > de rabaisser ou de dénigrer de ma part. J'ai été un des premiers à
> > proposer que le "C" de l'ADCK désigne "civilisation" et non "culture"
> > - qui est en fait un anglicisme.  Et c'est vrai qu'il y a une
> > gradation inconsciente dans le choix du terme, la civilisation
> > occidentale et la culture africaine. :-)
> >
> > Je surveillerais mes mots à l'avenir :-)
> >
> >
> > Guéré
> >
> > --
> > Il vaut mieux utiliser l'adresse :
> > <gregoire@p...> pour m'écrire.
> > Elle est stable et permanente.
> >
>
>
>
>
>
>

#12739 De: dam <dr@...>
Date: Samedi 8. Juillet 2006  9:11
Sujet: AN : Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles
damienraczy
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Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

( 24 mars 2006 )
(Les informations concernant les réunions à venir ont un caractère prévisionnel et sont susceptibles d'être modifiées)



Travaux préparatoires

Assemblée nationale - 1re lecture

Projet de loi autorisant l'adhésion à la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, n° 2978, déposé le 22 mars 2006
et renvoyé à la commission des affaires étrangères

Travaux des commissions

- commission des affaires étrangères
La Commission saisie au fond a nommé M. Philippe Cochet rapporteur le 29 mars 2006
Examen du texte au cours de la réunion du 16 mai 2006 à 18 heures 30
Rapport n° 3088 déposé le 16 mai 2006 par M. Philippe Cochet rapporteur

Discussion en séance publique
1re séance du jeudi 8 juin 2006 compte rendu analytique - compte rendu intégral

Projet de loi autorisant l'adhésion à la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adopté en 1re lecture par l'Assemblée nationale le 8 juin 2006 , TA n° 584

Sénat - 1re lecture
(Dossier en ligne sur le site du Sénat)

Projet de loi , adopté par l'Assemblée nationale, autorisant l'adhésion à la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, n° 384, déposé le 8 juin 2006
et renvoyé à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
La commission des affaires culturelles s'est saisie pour avis

Travaux des commissions

- commission des affaires étrangères
La Commission saisie au fond a nommé Mme Catherine Tasca rapporteur le 14 juin 2006
Rapport n° 394 déposé le 14 juin 2006 par Mme Catherine Tasca rapporteur
- commission des affaires culturelles
La Commission saisie pour avis a nommé M. Jacques Legendre rapporteur pour avis le 10 mai 2006
Avis n° 414 déposé le 21 juin 2006 par M. Jacques Legendre rapporteur pour avis

Discussion en séance publique au cours de la séance du mardi 27 juin 2006
Projet de loi autorisant l'adhésion à la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adopté sans modification en 1re lecture par le Sénat le 27 juin 2006 , TA n° 114


© Assemblée nationale


#12740 De: Gregoire Seither <gregoire@...>
Date: Dimanche 9. Juillet 2006  9:32
Sujet: FW: Une triste nouvelle : déces de Flor
mister_greg_wah
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Les "vétérans" de la lutte pour les droits des peuples indigènes se
souviendront longtemps de Flor, compagnon de route depuis de longues années

Kia hora te manno
Kia whakapapa paumamu te moana
Kia tere te Karohirohi


Nous partageons ta peine, Bess

Guéré, Wani et toute la famille du Vallon des Aubépines

> De : bflores <bflores@...>
>
> Chers amis, j'ai le douleur de vous signaler que Flor est decede dimanche 2
> juillet a 1.30 le matin [ heure local].Les magpies ont chante pour lui, meme
> a cette heure du matin. Apres presque 4 ans de lutte contre le cancer du
> poumon, il etait bien pret a partir, ce qu'il a fait chez lui, avec moi
> jusqu'au bout. Il etait incinere mercredi dernier apres une messe ou nous
> avons fait chanter des himene fournies par Heremona  et  Marie - Claude.
>
> Chers amis,  merci et a bientot, Bess
>
> Bess Flores ainsi que la famille Flores, parents et allies d'Australie, de
> la Nouvelle Caledonie & de Polynesie francaise
>
>

------ Fin du message transféré

#12741 De: Gregoire Seither <gregoire@...>
Date: Lundi 10. Juillet 2006  14:06
Sujet: Ce que Materazzi aurait dit à Zidane
mister_greg_wah
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(Transmis via fr.soc.actus --- donc à vérifier)

Selon le quotidien anglais The Guardian, le litige qui s'est déroulé entre
le défenseur italien Marco Materazzi et le capitaine  français Zinedine
Zidane,qui s'est soldé par un terrible coup  de tête asséné par Zinédine
Zidane, et qui vaudra au  meneur de jeu tricolore un carton rouge, se serait
déroulé de la sorte:

Tout au long  de la rencontre, Marco Materazzi, qui était chargé de
surveiller Zidane dans la surface de réparation, avait apparemment
continuellement matraqué le capitaine français de paroles indélicates, voire
même injurieuses, que le milieu de  terrain français a longtemps fait de
négliger.

Toutefois, après cette séquence, Zidane a  signalé à Materazzi, en lui
montrant la manche de son maillot:

- "Ordinanza de tirare il costume!!" (arrete de  me tirer le maillot!!)

Déclaration à  laquelle réponds Materazzi:

- "Taciti, enculo,  hai solamente cio che merite..." (Tais toi enculé, tu ne
reçois que ce que tu mérites...)

- "si e  cio..." (oui...c'est ça...)

C'est à ce moment  que Zidane s'éloigne quelque peu du défenseur italien,
qui poursuit, dans son dos:

-  "meritate tutti ciò, voi gli enculato di musulmani, sporchi terroristici"
(vous méritez tous ça, vous les enculés de musulmans,  sales terroristes)

C'est alors  que Zidane, désabusé, fatigué, mentalement fragilisé, assène un
coup de tête terrible au torse du défenseur, qui toutefois  en fais des
tonnes, action qui demeure toutefois  inexcusable....

Le second problème soulevé est  la question de la prise de décision des
arbitres par  visionnage vidéo...soir la fifa décide d'arbitrer un match
avec les données des arbitres, soit elle décide de  promulguer l'assistance
vidéo, qui demeure à ce jour  interdite.Mais elle a toutefois été appliqué
lors de  la finale de la coupe du monde. Effectivement, cette énorme bavure
du capitaine français n'aurait pas pu passer inaperçue,  mais aurait donc du
être jugée et sanctionnée à  postériori..

#12742 De: Gregoire Seither <gregoire@...>
Date: Lundi 10. Juillet 2006  23:20
Sujet: Pour Ha'aretz, la politique militaire israé lienne favorise le Hamas
mister_greg_wah
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http://www.haaretz.com/hasen/spages/736380.html

>>Le Hamas est là pour longtemps
[ Danny Rubinstein - Ha'aretz - Trad : Gérard pour La Paix Maintenant]

Certaines sources politiques israéliennes affirmaient la semaine dernière
que l¹objectif des opérations militaires dans la bande de Gaza et la
détention d¹officiels haut placés du Hamas de Cisjordanie servaient à faire
comprendre au Hamas que l¹enlèvement du caporal Gilad Shalit ne lui serait
d¹aucun bénéfice. Au contraire : il serait dommageable au mouvement. Il se
peut que cela se passe ainsi au bout du compte, mais entre temps, la
situation sécuritaire qui se détériore a considérablement renforcé le Hamas.

Les développements récents n¹ont laissé sur le terrain israélo-palestinien
que deux joueurs : Israël et le Hamas. Personne d¹autre. Le non-joueur le
plus remarquable est Mahmoud Abbas, qui n¹a pratiquement aucune possibilité
d¹influer sur les événements, ni en ce qui concerne Shalit, ni en ce qui
concerne les roquettes Qassam, les deux questions qui sont au centre des
affrontements actuels.

Personne ne sait comment se terminera cette crise et combien de sang sera
versé des deux côtés. Mais il est tout à fait possible de s¹attendre à une
sorte de compromis. Pour le moment, le Hamas ne semble pas désireux de faire
de concession. Les frappes dévastatrices dur la bande de Gaza, les victimes
et les destructions ont fait bouillir la rage, la frustration et la haine à
Gaza et en Cisjordanie. Et aucune de ces émotions n¹est dirigée contre le
gouvernement du Hamas. Tout le monde considère qu¹Israël est responsable du
chômage, du non-paiement des salaires ou des coupures d¹électricité.
Personne n¹ose critiquer le gouvernement du Hamas et personne ne le tient
pour responsable de ce qui se passe. Cela peut changer, mais pour le moment,
c¹est ainsi.

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