Ouvrir session
Nouveau venu ? Créez votre compte
incendie-sbm · Incendie usine SBM Formulation Béziers
? Déjà membre ? Ouvrir session

Astuces Yahoo! Groupes

Le saviez-vous...
Saviez-vous que vous pouvez partager des photos sur Yahoo! Groupes ? Ah non, mais je crée mon groupe !

Messages

  Messages Aide
Avancée
L'exécution de Saddam Hussein est une faute   Liste de messages  
Répondre | Transférer Message #302 sur 304 |
Bonjour,

Je vous souhaite une excellente année 2007.

Voici un article de Sarkozy paru dans Le Monde du 03/01/07. C'est
rare que je sois d'accord avec lui mais ce n'est probablement pas
pour les mêmes raisons.
Saddam Hussein est maintenant mort sans pour autant avoir été jugé
pour le gazage des Kurdes. Entre cet évènement et l'incendie de la
SBM à Béziers, personne ne cherchera donc plus à savoir qui a fourni
les produits chimiques phytosanitaires qui auront servi à créer les
fameux gaz mortels.
Comme rien ne prouve que ce n'est pas la SBM, ce n'est certainement
pas Chirac qui s'en plaindra. Ouf, un chef d'accusation de moins à la
sortie de l'Elysée.

Bien cordialement,

Régis FAGUELIN

--

L'exécution de Saddam Hussein est une faute

Par Nicolas Sarkozy
Président de l'UMP
Le Monde - 3 janvier 2007

J'aurais aimé saluer dans le procès de Saddam Hussein une étape
marquante de la démocratisation de l'Irak. Malheureusement,
l'exécution de l'ex-dictateur irakien jette le trouble sur un
événement qui aurait dû être positif pour la reconstruction de ce
pays martyrisé. D'abord, il faut reconnaître avec satisfaction que
Saddam Hussein a été jugé.

J'observe que le Haut Tribunal pénal est une instance irakienne,
formée exclusivement de magistrats irakiens, dont les audiences sont
publiques. Les experts et les observateurs disent, certainement à
juste titre, que les débats ont été menés de manière brouillonne,
dans une atmosphère qui manquait de sérénité. Trois avocats de la
défense ont d'ailleurs été assassinés. Le fait que Saddam Hussein ait
été jugé par un tribunal irakien est déjà un exploit en soi dans les
circonstances dans lesquelles se trouve plongé le pays. Rappelons que
l'Irak n'a fait la découverte que depuis quelques mois des élections
libres, d'une Constitution librement consentie, d'un gouvernement de
coalition, de la délibération parlementaire et d'une justice
indépendante, mais surtout qu'il est le lieu d'une guerre civile
particulièrement sanglante.

C'est aussi un exploit parce que l'accusé se trouve être celui qui a
asservi ses concitoyens par l'assassinat et la terreur pendant plus
de trente ans, et dont se revendiquent encore les terroristes (je ne
peux pour ma part appeler "résistants" ceux qui posent
quotidiennement des bombes au milieu des civils).

J'aurais aimé saluer le fait qu'à travers ce procès hautement
symbolique l'Etat irakien se soit approprié des éléments qui
contribuent essentiellement à sa souveraineté, comme un système
judiciaire indépendant et professionnel ou une police démocratique et
intègre.

La condamnation à la peine capitale et l'exécution du condamné m'en
empêchent. Je suis opposé à la peine de mort. C'est pour moi une
question de principe. Je crois que le monde doit continuer à cheminer
vers son abolition totale. Et, en l'occurrence, bien qu'il s'agisse
d'un des grands criminels de l'Histoire, j'estime que l'Irak se
serait grandi en n'exécutant pas celui qui l'a tant fait souffrir. Je
souhaite ardemment la stabilisation de l'Irak. Mais, pour moi, la
stabilisation en profondeur de cette région passe par la promotion
des valeurs démocratiques. Je déteste l'idée que certains peuples
seraient condamnés à la violence au seul motif que cette violence
s'inscrirait dans une tradition multiséculaire, voire millénaire. Et
je considère comme une étape indispensable du processus de
démocratisation de l'Irak l'abolition de la peine de mort.

Enfin, je déplore profondément que Saddam Hussein, le dictateur qui
avait plus de sang sur les mains que quiconque au monde, n'ait pas eu
à comparaître pour ses autres crimes. Je regrette que justice n'ait
pas été rendue aux Kurdes, dont les souffrances ont été indicibles,
et dont le massacre au gaz de 5 000 civils dans la bourgade d'Halabja
en 1988 n'aura été qu'un événement atroce parmi de nombreux autres.
Je regrette que justice n'ait pas été rendue aux chiites, qui
subirent en 1991 une répression barbare de la part de la garde
républicaine irakienne - d'ailleurs sous le regard impassible de la
communauté internationale.

Il est difficile de réconcilier les différentes composantes d'un
peuple au sortir d'une dictature. Mais cette tâche me paraît d'autant
plus malaisée lorsque la lumière n'est pas faite sur le passé.

L'exécution de Saddam Hussein, le pire des hommes, est une faute.




Samedi 6. Janvier 2007  18:35

faguelin
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message

Pièce jointe
070103-LeMonde-Sarkozy.pdf
Type:
application/pdf



Transférer Message #302 sur 304 |
Montrer le contenu des messages Auteur Date

Bonjour, Je vous souhaite une excellente année 2007. Voici un article de Sarkozy paru dans Le Monde du 03/01/07. C'est rare que je sois d'accord avec lui mais...
Regis Faguelin
member; u=21...
Messenger Envoyer un message
6. Janvier 2007
18:49
Avancée

Copyright © 2009 Yahoo! France SAS – Tous droits réservés.
Mise à jour : données personnelles - Conditions d'utilisation - Charte - Signaler un abus - Aide