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homelies_daniel_meynen · Homélies de Daniel Meynen

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#212 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 27. Décembre 2011  21:04
Sujet: Homélie pour la fête de Marie Mère de Dieu - 01-01-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Bonne et Sainte Année 2012 !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
Fête de Marie Mère de Dieu !

" Quand, après huit jours, il fallut circoncire
l'enfant, on lui donna le nom de Jésus. "

Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bfmatdei.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la fête de Marie Mère de Dieu  -  Année B  -  Lc. 2, 16-21




" Lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent
l'un à l'autre : «Allons jusqu'à Bethléem constater cet événement que le
Seigneur nous a fait connaître.»  Ils s'y rendirent en hâte, et trouvèrent
Marie et Joseph, ainsi que le nouveau-né couché dans la crèche.  A cette vue,
ils racontèrent ce qui leur avait été dit de ce petit enfant.  Tous leurs
auditeurs s'étonnèrent au rapport des bergers.  Marie, elle, conservait
toutes ces choses et les méditait en son coeur.  Puis les bergers s'en
retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu et
vu, conformément à ce qui leur avait été dit.  Quand, après huit jours, il
fallut circoncire l'enfant, on lui donna le nom de Jésus, qu'avait indiqué
l'ange, avant sa conception. "



Homélie :


" Lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent
l'un à l'autre : «Allons jusqu'à Bethléem constater cet événement que le
Seigneur nous a fait connaître.»  Ils s'y rendirent en hâte, et trouvèrent
Marie et Joseph, ainsi que le nouveau-né couché dans la crèche. "

Comme chaque fois le premier jour de l'an nouveau, l'Église consacre une
solennité particulière pour fêter Marie, la Mère de Dieu.  Car nous le
croyons : Jésus est le Fils de Dieu fait homme.  Il est tout à la fois et
inséparablement Dieu et homme tout entier.  C'est ce qui rend Marie, sa Mère
selon la chair, la Mère de Celui qui est l'Être par excellence, l'Être qui
existe par lui-même et de lui-même : Dieu.

Depuis l'Incarnation du Verbe de Dieu, tout notre monde, toute la création, la
vie de tous les hommes et de toutes les femmes se trouve changée et
transformée.  Chaque action de notre vie peut désormais recevoir une nouvelle
dimension.  Chaque fois que nous accomplissons un acte simplement humain,
comme dire "Bonjour !" à notre voisin ou à cet homme qui passe dans la rue,
nous pouvons donner à cet acte humain une dimension surnaturelle, divine,
éternelle.

Bien sûr, ici, rien n'est automatique.  Cela reste une possibilité, une
faculté que nous devons mettre en oeuvre, une puissance, diront les
philosophes, ou une potentialité qui nous est offerte pour accomplir un acte
d'ordre surnaturel.  A son point le plus éminent, cette potentialité est
celle qui nous permet de devenir enfants de Dieu, d'être tout à la fois
homme, ou femme, et enfant de Dieu par adoption.  C'est ce qu'affirme Saint
Jean, quand il écrit : "A tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de
devenir enfants de Dieu." (Jn. 1, 12)

Ainsi, le simple fait, pour les bergers, d'aller vers Marie et vers l'Enfant
Jésus, leur donnait cette faculté, cette grâce spéciale d'aller vers le
Seigneur et vers Marie en esprit, d'élever leur âme et tout leur être vers le
Royaume de Dieu où le Christ est Roi et la Vierge Marie est Reine.

" A cette vue, ils racontèrent ce qui leur avait été dit de ce petit enfant.
Tous leurs auditeurs s'étonnèrent au rapport des bergers.  (...)  Puis les
bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils
avaient entendu et vu, conformément à ce qui leur avait été dit. "

Aux dires de Saint Thomas d'Aquin, Docteur de l'Église, la vie parfaite est
celle qui allie contemplation et action.  Ce fut d'ailleurs une des raisons
pour laquelle il choisit l'Ordre des Frères Prêcheurs pour se consacrer à
Dieu.  Ce fut aussi ce que pratiquèrent les bergers de Bethléem lorsque,
après avoir contemplé et adoré en esprit l'Enfant-Dieu et sa Mère bénie, ils
s'en retournèrent tout en annonçant à ceux qu'ils rencontraient qu'un Sauveur
était né et qu'il reposait dans une mangeoire.

Ce que les bergers avaient contemplé était pour le moins surprenant et
étonnant : le Seigneur des Seigneurs, le Roi du Ciel et de la terre reposant
dans une mangeoire, simple, pauvre, presqu'abandonné...  Quel contraste !  Et
c'est ce qu'ils annonçaient tout à l'entour...  A les entendre proclamer
cette "Bonne Nouvelle", il y avait de quoi être surpris et étonné...  "Tous
leurs auditeurs s'étonnèrent au rapport des bergers."

Dans la grotte de Bethléem, Jésus inaugure sa Passion.  Toute sa vie, Jésus
avait les yeux fixés sur la Croix du Calvaire.  Car, répétons-le, Jésus est
Dieu et Homme tout à la fois.  Si, comme Homme, Jésus vécut des moments
agréables et heureux (et ce fut le cas), cependant, comme Dieu, le Christ
voyait sans cesse, dans l'Esprit du Père - cet Esprit qui embrasse dans un
seul regard le passé et l'avenir - cet instant ultime où il pourrait enfin
accomplir la volonté du Père : racheter au prix de son Sang toute l'humanité
déchue.

Tel était l'Enfant que les bergers avaient contemplé.  Telle était cette
"Bonne Nouvelle" qu'ils annonçaient tout à l'entour.  Ce que Dieu révèle à
l'homme n'est jamais sans mélange : c'est toujours un composé de nouvelles
agréables et désagréables...  En fait, ces nouvelles désagréables ne le sont
pas du tout : c'est nous, dont le regard est obscurci et aveuglé par le
péché, qui trouvons ces nouvelles désagréables.  "Tous leurs auditeurs
s'étonnèrent au rapport des bergers."

" Marie, elle, conservait toutes ces choses et les méditait en son coeur. "

Marie contemple son fils, le Fils de Dieu !  Marie connaît parfaitement toutes
les Écritures.  Elle sait que le Messie doit régner sur Israël : il est le
descendant du Roi David.  Mais elle sait aussi que le Christ sera un Messie
souffrant, qui sera rejeté par son Peuple.  Alors, fort de toutes ces
connaissances, elle puise à pleines mains dans le Coeur de Dieu, de son
enfant qu'elle vient de mettre au monde.  Marie se recueille, elle prie, elle
contemple Dieu en elle, elle écoute cet Esprit divin qui est désormais son
Époux, son Bien-Aimé.

Marie va jusqu'au plus profond de Celui qui est la Puissance même de Dieu,
elle va puiser à cette énergie divine.  Car, de la force, de la puissance, de
l'énergie, elle en aura besoin tout au long de sa vie.  Certes, Marie est
"pleine de grâces" (Lc. 1, 28).  Mais la grâce demande toujours une
correspondance humaine, une réponse de la foi de l'homme ou de la femme à qui
la grâce a été donnée.  Aussi, Marie puise-t-elle dans le Coeur de son Enfant
toute la puissance dont elle a besoin pour répondre, jour après jour, à cette
plénitude de grâces qui est la sienne.

" Quand, après huit jours, il fallut circoncire l'enfant, on lui donna le nom
de Jésus, qu'avait indiqué l'ange, avant sa conception. "

Huit jours après sa naissance, l'Enfant de Marie fut circoncis et on lui donna
le nom de Jésus.  Huit jours après Noël, c'est aujourd'hui.  C'est pourquoi,
jusqu'à la Réforme liturgique instaurée par le Concile Vatican II, on
célébrait aujourd'hui la fête de la Circoncision de l'Enfant-Jésus.  Cela
n'empêchait pas la Liturgie des Heures de célébrer en ce jour les Gloires de
Marie et de consacrer à la Mère de Dieu la plupart des Antiennes des Heures
canoniales.

Marie et Joseph furent fidèles à accomplir la volonté de Dieu au sujet du nom
de l'Enfant qui venait de naître.  Chacun d'eux reçut en effet l'ordre de
l'ange du Seigneur qui voulait que l'Enfant soit appelé "Jésus" (cf. Mt. 1,
21 et Lc. 1, 31).

Que Marie, Joseph, les bergers de Bethléem nous montrent le chemin à suivre
pour accomplir fidèlement la volonté de Dieu !  Que l'Esprit-Saint soit notre
guide, et que ce qu'il nous demande de faire soit notre plus cher désir !
Que Jésus soit notre Chef sur la voie royale de la Sainte Croix, en nous
aidant, de sa grâce, à passer de la contemplation à l'action, afin d'élever
ainsi et notre âme, et le monde entier vers Dieu le Père, le Fils, et le
Saint-Esprit !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#213 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 3. Janvier 2012  21:48
Sujet: Homélie pour la fête de l'Épiphanie du Seigneur - 08-01-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour l'Épiphanie du Seigneur !

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bepseign.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la fête de l'Épiphanie du Seigneur  -  Année B  -  Mt. 2, 1-12




" Après la naissance de Jésus à Bethléem de Judée, sous le règne d'Hérode, des
mages venus d'Orient se présentèrent à Jérusalem.  «Où est le roi des Juifs,
qui vient de naître ? demandaient-ils.  Nous avons vu son étoile en Orient,
et nous sommes venus lui rendre hommage.»

" Le roi Hérode s'émut à cette nouvelle, et tout Jérusalem avec lui.  Il
convoqua tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s'enquit auprès
d'eux de l'endroit où devait naître le Christ.  «C'est à Bethléem de Judée,
lui dirent-ils ; voici l'oracle du prophète : "Toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n'es sûrement pas la moindre parmi les cités de Juda : c'est de toi que va
sortir le chef qui doit gouverner mon peuple, Israël." (Michée 5, 1)»
Hérode alors fit venir en secret les mages et se fit préciser par eux la date
où l'astre était apparu ; puis il les dirigea sur Bethléem : «Allez prendre
des informations précises sur cet enfant, leur dit-il.  Quand vous l'aurez
trouvé, faites-le moi savoir, afin que j'aille lui rendre hommage à mon
tour.»   Sur ces mots du roi, ils se mirent en route.

" Et voici que l'étoile, qu'ils avaient aperçue en Orient, se mit à les
précéder jusqu'à ce qu'elle vint au-dessus de l'endroit où se trouvait
l'enfant.  L'apparition de l'astre les avait remplis d'une joie profonde.
Ils entrèrent dans la maison, trouvèrent l'enfant avec Marie, sa mère, et lui
rendirent hommage en se prosternant devant lui.  Puis ils ouvrirent leurs
bagages et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ils reçurent en songe l'avertissement divin de ne pas retourner auprès
d'Hérode, et regnagnèrent leur pays par une autre route. "



Homélie :


" Après la naissance de Jésus à Bethléem de Judée, sous le règne d'Hérode, des
mages venus d'Orient se présentèrent à Jérusalem.  «Où est le roi des Juifs,
qui vient de naître ? demandaient-ils.  Nous avons vu son étoile en Orient,
et nous sommes venus lui rendre hommage.» "

Jésus, le Fils de Dieu, est né à Bethléem il y a environ 2000 ans.  C'était la
nuit, dans l'obscurité.  C'était aussi dans une grotte ou une étable, dans la
pauvreté.  Il n'y avait pas grand monde pour acclamer la venue en ce monde du
Fils du Très-Haut.  Il y avait Joseph, bien sûr, l'époux de Marie.  Il y
avait aussi quelques bergers.  Mais ceux-ci avaient été avertis par des
anges, ils avaient reçu un signe venant du Ciel pour reconnaître le Fils de
Dieu devenu semblable à l'un de nous : "Aujourd'hui, dans la ville de David,
un Sauveur vous est né, qui est le Christ, le Seigneur.  Et voici pour vous
un signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une
crèche." (Lc. 2, 11-12)

Dieu a envoyé son Fils sur la terre pour se révéler en personne au prix du
sacrifice sanglant du Calvaire : "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son
Fils unique." (Jn. 3, 16)  Dieu, notre Père, nous aime d'un amour infini afin
de faire de nous des fils et des filles, pour sa propre gloire et pour notre
bonheur éternel.  Mais si le Père nous aime, c'est en son Fils Jésus qu'il
nous prodigue tout son amour : Jésus est le vrai et unique Fils du Père, nous
ne sommes que ses enfants d'adoption...  C'est en Jésus que nous sommes fils
et filles du Père.  C'est Jésus que le Père aime, dans l'Esprit-Saint !  Et
cet amour pour son Fils, c'est sans cesse que le Père en témoigne : jamais,
non jamais, le Père n'abandonne son Fils, ni tous ceux et toutes celles qui
sont unis à lui par la grâce et par la foi !

A peine né, le Père témoigne de son amour pour son Fils en envoyant des anges
pour avertir les bergers de la naissance du Christ Seigneur.  Quelques temps
plus tard, ou plus probablement en même temps, le Père avertit des mages,
peut-être des rois, très probablement des savants, que le Seigneur de
l'Univers vient de paraître dans ce monde.  Pour cela, le Père utilise le
signe d'une étoile, d'un astre, dont l'apparition soudaine venait sans doute
corroborer d'autres annonces, d'autres prophéties concernant la venue du
Messie.  "Où est le roi des Juifs, qui vient de naître ?  Nous avons vu son
étoile en Orient, et nous sommes venus lui rendre hommage."

" Le roi Hérode s'émut à cette nouvelle, et tout Jérusalem avec lui.  Il
convoqua tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s'enquit auprès
d'eux de l'endroit où devait naître le Christ.  «C'est à Bethléem de Judée,
lui dirent-ils ; voici l'oracle du prophète : "Toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n'es sûrement pas la moindre parmi les cités de Juda : c'est de toi que va
sortir le chef qui doit gouverner mon peuple, Israël." (Michée 5, 1)»
Hérode alors fit venir en secret les mages et se fit préciser par eux la date
où l'astre était apparu ; puis il les dirigea sur Bethléem : «Allez prendre
des informations précises sur cet enfant, leur dit-il.  Quand vous l'aurez
trouvé, faites-le moi savoir, afin que j'aille lui rendre hommage à mon
tour.»   Sur ces mots du roi, ils se mirent en route. "

Lorsque les mages rencontrèrent le Roi Hérode, celui-ci prit très au sérieux
tout ce que les mages lui racontèrent.  On ne peut douter que les mages
étaient des escrocs et qu'ils auraient tout inventé : au contraire, c'étaient
des gens fort honnêtes.  D'ailleurs, Dieu aurait-il fait confiance à des gens
sans foi ni loi ?  Non.  L'étoile que les mages avaient vue était vraiment un
signe venant de Dieu !

D'ailleurs, Jésus lui-même l'a confirmé, car il a parlé de sa seconde venue
sur terre, à la fin des temps, et là aussi les étoiles, les astres seront les
instruments du Père pour témoigner son amour à son Fils bien-aimé et pour
préparer les nations à l'accueillir, non plus comme leur Sauveur, mais comme
leur Juge souverain et éternel : "Il y aura des signes dans le soleil, la
lune et les étoiles." (Lc. 21, 25)

Le Roi Hérode va essayer de ruiner les efforts de Dieu le Père pour manifester
au monde entier la venue de son Fils bien-aimé.  Hérode tente en vain de
détourner ce signe de Dieu et de l'utiliser pour anéantir les projets divins.
Mais que peut-il faire face à la toute-puissance de Dieu ?  Rien.  Ou plutôt
il va permettre à la gloire du Seigneur d'être encore plus grande et plus
magnifique.  Car le simple signe de cette étoile va devenir un joyau unique,
une perle rare empourprée du sang des martyrs innocents : les enfants que le
Roi Hérode fera tuer par dizaines et par centaines !

Hérode en effet s'informe auprès des mages du temps exact auquel l'astre leur
est apparu : "Hérode alors fit venir en secret les mages et se fit préciser
par eux la date où l'astre était apparu."  Ainsi, en supposant que l'étoile
est apparue aux mages le jour de la naissance de Jésus, Hérode peut
déterminer quel est maintenant l'âge approximatif de l'enfant, et faire
massacrer tous les enfants mâles de cet âge-là : "Hérode envoya massacrer
tous les enfants de Bethléem et de tout son territoire, jusqu'à l'âge de deux
ans, selon la date qu'il s'était fait préciser par les mages." (Mt. 2, 16)

" Et voici que l'étoile, qu'ils avaient aperçue en Orient, se mit à les
précéder jusqu'à ce qu'elle vint au-dessus de l'endroit où se trouvait
l'enfant.  L'apparition de l'astre les avait remplis d'une joie profonde. "

Fort heureusement dégagés des entraves du Roi Hérode, les mages continuèrent
leur route à la suite de l'étoile du Seigneur.  Grâce à Dieu, les mages
laissèrent loin derrière eux les conseils et les intrigues des hommes pour ne
suivre que les signes donnés par Dieu pour trouver le Sauveur de l'Univers !
Et tout cela les remplit de joie !  Car la joie est le fruit de
l'Esprit-Saint, la joie est le partage de celui qui écoute et qui suit les
leçons du Seigneur.

Les mages continuèrent leur route à la suite de l'étoile, tout comme on peut
suivre l'étoile polaire pour se diriger vers le Nord.  Cette étoile est leur
guide pour arriver jusqu'au Sauveur du monde : n'est-elle pas alors semblable
à cette Stella Maris, cette Étoile de la Mer, qui s'appelle Marie, la Mère de
Jésus ?  Quelle est en effet la meilleure et la plus grande des preuves
d'amour du Père envers son Fils et envers tous les hommes ?  N'est-ce pas la
Vierge Marie, la Mère du Sauveur des hommes ?

" Ils entrèrent dans la maison, trouvèrent l'enfant avec Marie, sa mère, et
lui rendirent hommage en se prosternant devant lui.  Puis ils ouvrirent leurs
bagages et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. "

Le signe a disparu : il a fait place à la réalité !  Voilà non plus l'étoile,
mais bien Marie, la Mère de Jésus.  C'est elle maintenant qui présente aux
mages son Fils premier-né : "Ils entrèrent dans la maison, trouvèrent
l'enfant avec Marie, sa mère."  Les mages pensèrent ne trouver que le Christ,
le Messie, mais ils trouvèrent davantage : le Christ avec Marie, sa Mère !
Dieu nous témoigne de son amour en nous envoyant son propre Fils, mais
l'amour de Dieu est sans borne et sans limite et cet amour le pousse toujours
à nous donner davantage, beaucoup plus que nous n'osons espérer !

Arrivés auprès de Marie et de son enfant, les mages s'empressèrent de leur
offrir des présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.  Peut-être
était-ce là toute leur fortune ?  S'ils avaient trouvé le Seigneur de
l'Univers, que leur importait-il maintenant d'être riches ou pauvres ?  Car
le Seigneur Dieu doit être la seule et unique richesse qui compte aux yeux de
ceux et celles que le Père appelle à son amour !  Qui que nous soyons, si
l'amour du Père est sur nous, que pouvons-nous désirer davantage ?
N'hésitons pas : libérons-nous de nos richesses et de nos convoitises !  Car
il y a plus de joie à donner qu'à recevoir.

" Mais ils reçurent en songe l'avertissement divin de ne pas retourner auprès
d'Hérode, et regnagnèrent leur pays par une autre route. "

Encore une fois, Dieu veille sur ceux qui l'aiment !  La Providence est là :
elle pourvoit à tous nos besoins, si nous lui faisons confiance.  Les mages
en éprouvèrent tous les bienfaits : ils furent prévenus en songe de ne pas
retourner auprès d'Hérode, qui, sans aucun doute, les aurait fait périr d'une
manière ou d'une autre.  Demandons à Marie, la Mère de Jésus, et la Mère de
l'Église, de nous apprendre cette douce confiance en l'amour bienveillant du
Père qui est au Ciel, avec son Fils Jésus, dans la Gloire de l'Esprit d'Amour
qui les unit tous !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#214 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 11. Janvier 2012  7:03
Sujet: Homélie pour le deuxième Dimanche dans l'Année - 15-01-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
deuxième Dimanche dans l'Année !

" Il l'amena à Jésus qui le regarda et lui dit :
«Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas
(ce mot signifie Pierre).» "

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b2dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le deuxième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Jn. 1, 35-42




" Le lendemain du baptême de Jésus, Jean se trouvait encore là avec deux
disciples. Regardant passer Jésus, il dit : «Voici l'Agneau de Dieu.» Ses
deux disciples l'entendirent et allèrent vers Jésus. Voyant qu'ils le
suivaient, Jésus se retourne : «Que désirez-vous ?» dit-il. Ils répondirent :
«Rabbi (ce mot signifie Maître), où demeures-tu ?» «Venez voir», leur dit-il.
Ils allèrent voir où il demeurait, et ils restèrent avec lui ce jour-là.
C'était environ la dixième heure.

" L'un des deux disciples qui avaient entendu les paroles de Jean et qui
avaient suivi Jésus, était André, le frère de Simon-Pierre. Il alla ausitôt
trouver son frère et lui dit : «Nous avons découvert le Messie (ce mot
signifie Christ).» Il l'amena à Jésus qui le regarda et lui dit : «Tu es
Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas (ce mot signifie Pierre).» "



Homélie :


" Le lendemain du baptême de Jésus, Jean se trouvait encore là avec deux
disciples. Regardant passer Jésus, il dit : «Voici l'Agneau de Dieu.» "

Jean le Baptiste est encore tout imprégné de la manifestation de
l'Esprit-Saint lors du Baptême de Jésus.  La voix du Père résonne encore dans
son esprit.  Sans cesse il pense au Messie de Dieu venu sur terre pour
révéler l'Amour du Père qui veut, en son Fils bien-aimé, sauver tous les
hommes !  Et le lendemain de ce jour mémorable où il fut choisi pour baptiser
le Seigneur Jésus, Jean le Baptiste ne peut s'empêcher de crier, dans
l'Esprit-Saint : "Voici l'Agneau de Dieu !"

Jean pointe du doigt le Messie, le Sauveur, le Christ Jésus : il indique le
Chemin à suivre, il montre où est la Porte du Ciel, il crie, à tous ceux qui
veulent bien l'écouter, que l'Amour est là !  Déjà, le Coeur de Jésus est
ouvert ; déjà, le Coeur de Dieu s'est entrouvert pour laisser voir quelle
miséricorde attend tous ceux qui veulent bien s'approcher du Coeur du
Christ !  Car, lorsque les cieux s'entrouvrirent et que la voix du Père se
fit entendre, déjà, l'Amour de Dieu s'écoula du Coeur de Jésus, annonçant le
sang et l'eau du baptême qui jaillirent sur la Croix du Calvaire (cf. Jn. 19,
34).

"Voici l'Agneau de Dieu !"  "Ecce Agnus Dei !"  C'est l'expression employée
par le prêtre lors de la célébration eucharistique pour présenter l'hostie
aux fidèles, avant la communion.  Mais cette expression se retrouve surtout
dans le chant liturgique que l'Église proclame lors de la fraction du pain :
"Agnus Dei, qui tollis pecata mundi, miserere nobis."  "Agneau de Dieu, qui
enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous."  Vraiment, dans cette
expression "Agneau de Dieu", c'est tout l'Amour de Dieu qui nous est révélé !
Vraiment, c'est le Pain de l'Amour qui est rompu pour nous !

" Ses deux disciples l'entendirent et allèrent vers Jésus. "

Cette expression "Agneau de Dieu" possède une force telle qu'elle attire à
Jésus tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.  Jean l'a à
peine prononcée que ceux qui ont bien voulu l'écouter reçoivent une grâce
particulière : celle de suivre le Christ !  "Ses deux disciples l'entendirent
et allèrent vers Jésus."  N'est-ce pas ce que tous les fidèles font lors de
la célébration eucharistique ?  A peine le prêtre a-t-il présenté aux fidèles
l'hostie consacrée, que ceux-ci s'élancent à la suite du Maître et vont le
retrouver dans son banquet nuptial !

" Voyant qu'ils le suivaient, Jésus se retourne : «Que désirez-vous ?» dit-il.
Ils répondirent : «Rabbi (ce mot signifie Maître), où demeures-tu ?» «Venez
voir», leur dit-il. Ils allèrent voir où il demeurait, et ils restèrent avec
lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure. "

"Que désirez-vous ?"  Que désirons-nous ?  Sommes-nous nous aussi des gens de
bonne volonté ?  Si oui, nous pourrions répondre, comme les disciples de
Jean : "Maître, où demeures-tu ?"  Et il nous répondrait, maintenant : "Je
suis dans le Ciel !"  N'est-ce pas pareil lorsque nous recevons en nous Jésus
Eucharistie ?  Le Seigneur ne vient-il pas dans le Ciel de notre âme ?  Car
alors, le Ciel est en nous !  Et, comme les disciples, nous resterons avec
Jésus "ce jour-là" ; car chaque jour, nous pouvons communier ; chaque jour,
le prêtre rompt pour nous "le pain de chaque jour" !

" L'un des deux disciples qui avaient entendu les paroles de Jean et qui
avaient suivi Jésus, était André, le frère de Simon-Pierre. Il alla ausitôt
trouver son frère et lui dit : «Nous avons découvert le Messie (ce mot
signifie Christ).» Il l'amena à Jésus qui le regarda et lui dit : «Tu es
Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas (ce mot signifie Pierre).» "

Pourquoi Simon changea-t-il de nom ?  Pourquoi Jésus a-t-il appelé Simon
"Céphas" ou "Pierre" ?    Tout simplement parce que Simon avait écouté la
voix de l'Esprit, qui lui disait d'aller vers Jésus, à la suite de son frère
André.  Or, qu'est-ce qu'aller vers Jésus ?  C'est répondre à l'appel de la
grâce de Dieu, c'est devenir enfant de Dieu et fils adoptif du Père : "Nul ne
peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le Père." (Jn. 6, 65)  "Tout
ce que le Père me donne, viendra à moi." (Jn. 6, 37)

Celui qui est devenu enfant du Père, celui-là a vaincu le Mal : il a remporté
la victoire sur le Mauvais !  Celui qui est devenu enfant du Père en allant
vers le Christ, celui-là mérite la récompense due aux enfants de Dieu : il
mérite donc de recevoir un nom nouveau !  "Au vainqueur je donnerai de la
manne cachée, et je lui remettrai un caillou blanc sur lequel est écrit un
nom nouveau que nul ne connaît, sauf celui qui le reçoit." (Ap. 2, 17)  Voilà
pourquoi Simon reçoit le nom de Céphas, ou Pierre : il reçoit un caillou
blanc, une pierre blanche, un nom nouveau, qui est celui de "pierre" !

Tous, avec Simon-Pierre, nous sommes des pierres vivantes destinées à édifier
la construction spirituelle de l'Eglise.  Que la Très Sainte Vierge Marie,
qui par sa foi, est un peu comme le ciment qui unit toutes ces "pierres",
nous vienne en aide, afin que notre communion de ce jour soit une communion
éternelle qui nous établit pour toujours dans l'Amour du Père !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#215 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 17. Janvier 2012  21:59
Sujet: Homélie pour le troisième Dimanche dans l'Année - 22-01-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
troisième Dimanche dans l'Année !

«Venez à ma suite, leur dit Jésus, je vous
ferai devenir pêcheurs d'hommes.»

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b3dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le troisième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 1, 14-20




" Après l'arrestation de Jean, Jésus se rendit en Galilée.  Il proclamait
l'Évangile de Dieu et disait : «Le temps est accompli, et le règne de Dieu
est là : changez de conduite et croyez à l'Évangile.»  Longeant le lac de
Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient le filet dans le
lac, car ils étaient pêcheurs.  «Venez à ma suite, leur dit Jésus, je vous
ferai devenir pêcheurs d'hommes.»  Laissant aussitôt leurs filets, ils le
suivirent.  Quelques pas plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et son
frère Jean qui arrangeaient les filets dans leur barque.  Aussitôt il les
appela.  Laissant là dans la barque Zébédée leur père avec les ouvriers, ils
partirent à sa suite. "



Homélie :


" Après l'arrestation de Jean, Jésus se rendit en Galilée.  Il proclamait
l'Évangile de Dieu et disait : «Le temps est accompli, et le règne de Dieu
est là :  changez de conduite et croyez à l'Évangile.» "

Jésus inaugure sa mission ; il commence à proclamer la Bonne Nouvelle : "Le
temps est accompli."

Nous vivons dans le temps, nous avançons, jour après jour, sur le chemin de
notre vie.  Chaque jour qui passe en appelle un autre.  Souvent nous formons
des projets, petits ou grands, que nous tâchons de concrétiser.  Nous fixons
des dates pour terminer telle entreprise, ou pour fêter un anniversaire : les
dix ans de notre société ou de notre commerce, les vingt-cinq ans de notre
mariage, de notre sacerdoce, ou de nos voeux religieux...  Parfois, avec
anxiété, nous attendons le "grand jour".  Et finalement, le jour tant attendu
est là !

C'est ce qui s'est passé pour Jésus lorsqu'il eut appris l'arrestation de
Jean-Baptiste : son Précurseur étant privé de la liberté nécessaire pour
continuer sa prédication, Jésus devait inaugurer lui-même sa propre mission,
celle de la Nouvelle et Éternelle Alliance !  Le grand jour était arrivé pour
Jésus, l'heure était là d'accomplir le projet du Père de répandre son règne !
"Le temps est accompli."

Quand, pour nous, le "grand jour" arrive, nous sommes contents et heureux,
nous sautons de joie !  Mais, nous le savons, pour l'avoir déjà expérimenté,
notre joie passe bien vite, car c'est une joie qui n'est pas éternelle...
Comme le dit Saint Paul, dans l'épître de ce jour : "Elle passe, la figure de
ce monde." (1 Co. 7, 31)  La joie de Jésus, au contraire, fut sans fin et
sans limite, car, lorsqu'il dit : "Le temps est accompli", c'est réellement
l'éternité qui entre dans le temps, c'est vraiment alors que le temps est
accompli et plein de l'éternité de Dieu !

Certes, ce fut au moment de l'Incarnation du Verbe dans le sein de Marie que
les temps furent accomplis, ainsi que l'enseigne Saint Paul : "Lorsque vint
la plénitude du temps, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme." (Ga. 4, 4)
Mais une chose peut exister en elle-même et demeurer cependant inconnue du
monde dans lequel cette même chose existe.  Par exemple, si je prends le cas
de ceux et celles qui lisent cette homélie via l'Internet, leur nom et leur
adresse e-mail me sont connus, sinon je ne pourrais pas leur envoyer de
courrier.  Et je garde ces adresses secrètes, car tous désirent ordinairement
que leur adresse ne soit pas transmise à des tiers.  Mais, si, selon le
souhait d'un de mes correspondants, je fasse apparaître son adresse e-mail
sur mon site web, alors ce correspondant deviendrait en quelque sorte une
personne publique, connue, ou connaissable dans le monde entier.  De soi,
cette publication ne changerait rien à cette personne : elle continuerait
d'exister comme auparavant.  Cependant, elle aurait pris "corps" par la
publication de son nom et de son adresse.  Et c'est un peu ce qui arriva
lorsque Jésus proclama : "Le temps est accompli."

" Longeant le lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui
jetaient le filet dans le lac, car ils étaient pêcheurs.  «Venez à ma suite,
leur dit Jésus, je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes.»  Laissant aussitôt
leurs filets, ils le suivirent. "

Simon, nous en avons entendu parler dimanche dernier : c'est l'Apôtre par
excellence, celui que Jésus "regarda" (Jn. 1, 42).  Ici aussi, Jésus "vit
Simon..."  Mais il le vit dans l'exercice de son métier de pêcheur.  Tout
comme Jésus, par sa parole, transforma Simon en Pierre ("Céphas"), il le
transforma d'une autre manière lorsqu'il lui dit en ce jour : "Je ferai de
vous des pêcheurs d'hommes."

Ici, la transformation ne se limite pas à Simon.  Jésus s'adresse en effet
également à André.  Et cela sous-entend que cela s'applique aussi à tous et à
chacun des Apôtres que Jésus s'est choisis.  Mais il y a encore plus.  Car,
depuis les Apôtres, de siècle en siècle, à travers chacun des Successeurs de
Saint Pierre, cette appellation de Pêcheur s'est perpétuée jusqu'à nos jours
en la personne du Pape.  Les Bulles pontificales, ces documents tout à fait
propres au Souverain Pontife, sont revêtues du sceau pontifical sous
l'appellation "sub annulo pescatoris", "sous l'anneau du pêcheur".  Cet
anneau spécial du Pape est brisé dès l'annonce de la mort du Pape, non
seulement pour que personne ne puisse s'en servir, mais aussi pour signifier
que l'Église est devenue veuve, veuve de celui qui était son époux dans le
ministère de Vicaire du Christ.

Il n'y a donc pas que les Apôtres qui sont appelés à devenir des "pêcheurs
d'hommes" : tous les chrétiens, et même tous les hommes et toutes les femmes
sont appelés à devenir "pêcheurs d'hommes".  Car le Vicaire du Christ en
témoigne : celui qui est époux (et le Pape est l'époux de l'Église) doit
aussi être pêcheur, un pêcheur d'hommes.  Et ce qui vaut pour l'époux vaut
aussi pour l'épouse, car tous deux ne font plus qu'un : "Ils ne font plus
qu'une seule chair." (Gn. 2, 24)  Qu'attendent donc tous les hommes et toutes
les femmes de la terre ?  Jésus les appelle tous : "Je ferai de vous des
pêcheurs d'hommes."  N'est-elle pas plus vrai qu'au temps de Saint Paul cette
phrase de l'Apôtre : "Le temps se fait court" ? (1 Co. 7, 29)

" Quelques pas plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean
qui arrangeaient les filets dans leur barque.  Aussitôt il les appela.
Laissant là dans la barque Zébédée leur père avec les ouvriers, ils partirent
à sa suite. "

Jean, nous en avons également parlé dimanche dernier : il fut sans doute le
tout premier disciple de Jean-Baptiste qui rencontra Jésus, en même temps
qu'André, frère de Simon.  Voilà donc que Jean est appelé à devenir Apôtre et
pêcheur d'hommes !  Jean-Baptiste est en prison ; un autre Jean est appelé à
le remplacer à la suite de Jésus.  Combien l'oeuvre de cet ardent Apôtre fut
grande et privilégiée dans l'économie de toute la Révélation du Mystère de
Dieu et de l'Église !  Si Jean-Baptiste annonça la venue en ce monde du Fils
de Dieu, Jean l'Apôtre sera pour toujours celui qui annoncera par tous ses
écrits la seconde venue du Christ.  Jésus n'a-t-il pas déclaré à Simon-Pierre
lui-même, parlant de Jean : "Si je voulais qu'il reste jusqu'à mon retour,
que t'importe ?" (Jn. 21, 22)

Prions la Très Sainte Vierge Marie pour qu'elle prépare notre coeur à recevoir
Jésus en ce jour !  Que le sacrement du Corps et du Sang du Christ fasse de
chacun de nous des "pêcheurs d'hommes" !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#216 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 25. Janvier 2012  20:21
Sujet: Homélie pour le quatrième Dimanche dans l'Année - 29-01-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
quatrième Dimanche dans l'Année !

«Qu'est-ce que cela ?  Un enseignement nouveau,
donné d'autorité ; de plus, il commande aux esprits
impurs et ils lui obéissent !»

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
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Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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Homélie pour le quatrième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 1, 21-28




" Jésus et ses disciples se rendent à Capharnaüm.  Dès le jour du sabbat,
Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.  On était frappé de sa
doctrine, car il parlait d'autorité et non comme les scribes.

" Or il se trouvait précisément dans leur synagogue un homme possédé d'un
esprit impur ; il se mit à vociférer :  «De quoi te mêles-tu, Jésus de
Nazareth ?  Es-tu venu nous perdre ?  Je sais qui tu es : le Saint de Dieu!»
Mais Jésus le gourmanda :  «Tais-toi, dit-il, et sors de cet homme !»  Alors
l'esprit impur l'agita convulsivement et sortit en hurlant.  Saisis de
stupéfaction, tous se demandaient : «Qu'est-ce que cela ?  Un enseignement
nouveau, donné d'autorité ; de plus, il commande aux esprits impurs et ils
lui obéissent !»  Et sa renommée se répandit de tous côtés dans toute la
région de la Galilée. "



Homélie :


" Jésus et ses disciples se rendent à Capharnaüm.  Dès le jour du sabbat,
Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.  On était frappé de sa
doctrine, car il parlait d'autorité et non comme les scribes. "

Durant toute sa vie, Jésus ne cessa un seul instant d'enseigner son Peuple, le
Peuple que Dieu s'était choisi.  C'est un phénomène unique, comme le Christ
lui-même.  Toute la vie de Jésus est un enseignement : non seulement ses
paroles sont un enseignement, mais aussi, et même d'abord, toute sa personne,
tout ce que Jésus est en lui-même, est un enseignement : car Jésus de
Nazareth n'est pas seulement un Homme, il est aussi un Dieu, le Dieu unique,
Créateur de l'Univers entier !  Jésus est la Parole de Dieu incarnée : en
Jésus, la Parole de Vie annonce sans cesse la Gloire du Père !

"Jésus entra dans la synagogue."  Jésus va d'abord chez les siens : avec son
Peuple, il ne fait qu'un corps, qu'une même descendance venant d'Abraham, le
Père des Croyants.  C'est donc en priorité parmi son Peuple que Dieu annonce
sa Parole afin qu'elle prenne 'corps' et se répande chez tous les Juifs,
après s'être incarnée en Jésus par l'opération du Saint-Esprit.  Ensuite,
lorsque les Juifs, en la personne du Grand-Prêtre, eurent rejété Jésus, la
Parole de Dieu fut adressée à toutes les Nations, qui reçurent une force
d'en-haut, celle de l'Esprit de Dieu, qui les unit tous en un seul Corps
mystique, l'Eglise !

"On était frappé de sa doctrine, car il parlait d'autorité et non comme les
scribes."  Ce qui fait la différence entre la Parole de Jésus et toute autre
parole simplement humaine, c'est que celle de Jésus est revêtue de cette
force, de cette puissance de l'Esprit-Saint.  Peu auparavant, Jésus avait
déclaré, à Nazareth : "L'Esprit du Seigneur est sur moi..." (Lc. 4, 18)
Jésus le sait : il est Dieu, et la Puissance du Très-Haut (cf. Lc. 1, 35)
repose sur lui !  Lorsque Jésus parle, l'Esprit de Dieu met dans sa parole
humaine toute la Puissance et toute la Force de la Divinité, si bien que,
lorsque cette parole humaine de Jésus arrive aux oreilles de ses auditeurs,
elle résonne en leur coeur avec une puissance inégalable !

" Or il se trouvait précisément dans leur synagogue un homme possédé d'un
esprit impur ; il se mit à vociférer :  «De quoi te mêles-tu, Jésus de
Nazareth ?  Es-tu venu nous perdre ?  Je sais qui tu es : le Saint de Dieu!»
Mais Jésus le gourmanda :  «Tais-toi, dit-il, et sors de cet homme !»  Alors
l'esprit impur l'agita convulsivement et sortit en hurlant. "

Il ne s'agit pas ici d'une simple guérison : nous sommes en présence d'une
lutte ouverte entre le Fils de Dieu lui-même et le Prince de ce monde, Satan.
Car il y a bien un adversaire qui prétend s'opposer jusqu'à la fin à la
Parole de Dieu.  Jésus est notre Sauveur : il est celui que le Père a envoyé
pour répandre dans le monde la grâce qui sauve et qui donne la Vie.  Mais
cette oeuvre de salut en Jésus-Christ est sans cesse en butte aux attaques de
l'ennemi, qui est le diable.

Ces attaques du démon se situent sur le plan de la connaissance : "Je sais qui
tu es : le Saint de Dieu!"  Car la Vie de Dieu est elle-même une vie de
connaissance.  Jésus disait en effet, dans sa prière à son Père, la veille de
sa mort : "La vie éternelle consiste en ce qu'ils te connaissent, toi, le
seul vrai Dieu." (Jn. 17, 3)  Cependant, nous ne sommes pas dans le temps de
la connaissance de Dieu : au contraire, nous sommes dans le temps de la foi,
cette foi qui est notre "victoire" (1 Jn. 5, 4) sur le démon.  Nous ne sommes
pas dans le temps ultime de la Révélation de Dieu, alors que nous le verrons
tel qu'il est (cf. 1 Jn. 3, 2) : mais nous sommes bien dans le temps de
l'épreuve de la foi et de l'obéissance à la Parole de Dieu.

Satan et les Anges qui l'ont suivi n'ont pas obéi à Dieu, et ils ont cherché à
convaincre l'homme et la femme, Adam et Eve, de faire de même : ce fut le
premier péché, le péché originel.  L'obéissance et la foi sont une épreuve,
une étape intermédiaire qu'il faut franchir avant de parvenir à la pleine
connaissance de Dieu.  Cette épreuve dure un temps, fixé par Dieu : c'est le
temps de notre vie sur terre.  Adam et Eve, à la suite des Anges déchus,
n'ont pas respecté cette épreuve que Dieu leur proposait et ils ont mangé du
fruit de l'arbre défendu.  Ils sont ainsi entrés dans une connaissance de
Dieu qui était coupable : elle était mélangée de bien et de mal.  Après le
péché du premier homme, "le Seigneur Dieu dit : «Voici l'homme devenu comme
l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal." (Gn. 3, 22)

" Saisis de stupéfaction, tous se demandaient : «Qu'est-ce que cela ?  Un
enseignement nouveau, donné d'autorité ; de plus, il commande aux esprits
impurs et ils lui obéissent !»  Et sa renommée se répandit de tous côtés dans
toute la région de la Galilée. "

Jésus ne cherchait jamais à ce que sa renommée se répandît tout alentour.  Au
contraire, il disait souvent de ne rien dire à personne du bien et des
miracles qu'il venait d'accomplir, de même qu'il dit ici à l'esprit impur qui
habitait cet homme : "Tais-toi !"  La raison en est d'abord qu'il n'avait pas
besoin de se soucier de sa renommée : l'Esprit-Saint était là pour y veiller,
tout comme il veille encore aujourd'hui et toujours pour répandre çà et là la
renommée des serviteurs de Dieu qui travaillent inconnus dans le monde
entier.  La seconde raison était qu'il devait combattre par l'humilité cet
orgueil qui réside dans tous les hommes et toutes les femmes descendants
d'Adam et Eve. Quand un phénomène pareil se produit, nous sommes toujours
enclins à exagérer et à nous enorgueillir nous-mêmes du bien accompli par
d'autres...

Laissons-nous convaincre par la Parole de Dieu que nous entendons en ce jour :
même si nous n'étions pas présents lorsque Jésus annonça son Evangile, nous
pouvons écouter cette même Parole de Dieu dans l'Esprit-Saint qui habite en
nos coeurs !  Que Marie nous aide de sa foi et de sa prière !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#217 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 31. Janvier 2012  20:53
Sujet: Homélie pour le cinquième Dimanche dans l'Année - 05-02-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
cinquième Dimanche dans l'Année !

" Il guérit bien des gens atteints de diverses maladies,
et il chassa beaucoup de démons. "

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
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Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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Homélie pour le cinquième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 1, 29-39




" Dès la sortie de la synagogue, Jésus se rendit à la maison de Simon et
d'André, avec Jacques et Jean.  La belle-mère de Simon était couchée, saisie
de fièvre.  Aussitôt ils lui parlent d'elle.  Il s'approcha, et la fit lever
en lui prenant la main.  La fièvre la quitta et elle se mit à les servir.

" Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et
les démoniaques.  La ville entière était rassemblée devant la porte.  Il
guérit bien des gens atteints de diverses maladies, et il chassa beaucoup de
démons.  Il ne leur permettait pas de parler, car ils le connaissaient.

" Vers le matin, encore en pleine obscurité, il se leva, sortit et se rendit
en un lieu désert, et là il était à prier.  Simon et ses compagnons se mirent
à sa poursuite.  Ils le trouvèrent et lui dirent : «Tout le monde te
cherche.»  «Partons ailleurs, leur dit-il, dans les bourgs voisins, pour que
j'y prêche également ; c'est pour cela que je suis sorti.»  Et il s'en fut
prêcher dans leurs synagogues, dans toute la Galilée, et chasser les démons. "



Homélie :


" Dès la sortie de la synagogue, Jésus se rendit à la maison de Simon et
d'André, avec Jacques et Jean.  La belle-mère de Simon était couchée, saisie
de fièvre.  Aussitôt ils lui parlent d'elle.  Il s'approcha, et la fit lever
en lui prenant la main.  La fièvre la quitta et elle se mit à les servir. "

Jésus est à Capharnaüm : il vient de prêcher dans la synagogue de cette ville
située sur les bords du lac de Tibériade, en Galilée.  Nous avons d'ailleurs
vu, dimanche passé, comment il avait étonné les habitants par son
enseignement, et par l'expulsion d'un démon qui était entré en possession
d'un homme (cf. Mc. 1, 23).  Aujourd'hui, nous voyons le Sauveur à l'oeuvre
parmi les habitants de cette ville : il guérit toutes sortes de malades et il
chasse les démons.

Jésus est invité à demeurer dans la maison de Simon et d'André.  Les disciples
de Jésus ne cherchent pas à accaparer le Maître chez eux : telle n'est pas
leur intention.  Ils désirent seulement que Jésus voient la belle-mère de
Simon, car elle est malade : elle est au lit, avec de la fièvre.  Aussitôt,
Jésus s'empresse de la guérir.  Tout semble se passer rapidement ; les trois
évangélistes synoptiques racontent tous l'événement, le présentant comme une
guérison instantanée.

Jésus est-il venu pour guérir les âmes ou les corps ?  La réponse est simple :
Jésus est venu sur terre, le Verbe de Dieu s'est incarné pour guérir à la
fois les âmes et les corps !  Dieu a créé l'homme et la femme corps et âme,
et il les re-créera dans le Christ corps et âme.  Car l'âme et le corps sont
inséparables l'un de l'autre.  Ce qui est matériel et visible, comme le
corps, sert en effet de signe à ce qui est spirituel et invisible, comme
l'âme.

Ici, la guérison de la belle-mère de Simon nous montre que celui qui est
appelé à devenir la Pierre de l'édifice que Jésus construit est déjà guéri
dans son âme : la guérison corporelle de la belle-mère de Simon est le signe
de la guérison spirituelle de Simon lui-même.  Certes, Simon n'est pas exempt
de chute, et nous savons qu'il reniera plus tard son Maître.  Mais Simon est
déjà guéri spirituellement en ce sens que, déjà, il ne pense plus à lui, mais
à ceux pour qui il est appelé à remplir sa mission d'Apôtre du Christ : il ne
pense plus à lui, car ce n'est pas pour lui qu'il a invité Jésus chez lui,
mais bien pour sa belle-mère qui était souffrante.

" Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et
les démoniaques.  La ville entière était rassemblée devant la porte.  Il
guérit bien des gens atteints de diverses maladies, et il chassa beaucoup de
démons.  Il ne leur permettait pas de parler, car ils le connaissaient. "

Toute sa vie, Jésus mena un combat : celui qu'il livra contre le Mal.
Semblablement, dimanche dernier, nous avons vu Jésus à l'oeuvre dans son
combat contre Satan : il s'agit d'un combat dont le domaine est celui de la
connaissance, car la vie de Dieu appartient elle-même au domaine de la
connaissance.  Aujourd'hui encore, nous voyons Jésus combattre Satan et les
démons, leur interdisant formellement de dire qui il est : "Il ne leur
permettait pas de parler, car ils le connaissaient."

A première vue, on peut trouver curieux que Jésus interdise aux démons de dire
qui il est, car, par ce moyen, on pourrait penser que la renommée du Sauveur
serait plus grande et davantage répandue.  Il n'est en rien.  Car la
connaissance de Jésus que les démons possèdent est fausse, car partielle et
incomplète.  Cela provient de la nature philosophique de la notion de
personne.  En effet, de par la notion même de personne, seul Jésus se connaît
parfaitement lui-même.  Et donc, seul Jésus peut réellement dire aux hommes
et aux femmes qu'il rencontre qui il est vraiment.

Comment alors, nous chrétiens d'aujourd'hui, pouvons-nous raisonnablement
annoncer, à la suite des Apôtres, Jésus Christ au monde entier ?  Tout
simplement parce que l'Esprit-Saint habite en nous, par la foi et la charité,
et que ainsi, lorsque nous annonçons Jésus Christ, c'est l'Esprit de Dieu
lui-même, celui qui "connaît ce qui est en Dieu" (cf. 1 Cor. 2, 11) qui
enseigne au monde entier la connaissance du Sauveur des hommes.  Saint Paul
n'a-t-il pas écrit : "Personne ne peut dire «Jésus est Seigneur» que sous
l'action de l'Esprit Saint" (1 Cor. 12, 3) ?

" Vers le matin, encore en pleine obscurité, il se leva, sortit et se rendit
en un lieu désert, et là il était à prier.  Simon et ses compagnons se mirent
à sa poursuite.  Ils le trouvèrent et lui dirent : «Tout le monde te
cherche.»  «Partons ailleurs, leur dit-il, dans les bourgs voisins, pour que
j'y prêche également ; c'est pour cela que je suis sorti.»  Et il s'en fut
prêcher dans leurs synagogues, dans toute la Galilée, et chasser les démons. "

Jésus nous montre l'exemple, la route à suivre : il prie avant d'aller
prêcher.  Encore une fois, ce qui est matériel sert de signe à ce qui est
spirituel.  Si nous ne prions pas avant de prêcher, les paroles de notre
bouche ne refléteront pas les paroles spirituelles qui n'inexistent pas dans
notre âme.  Mais si notre esprit est uni à l'Esprit de Dieu, alors, nos
paroles ne seront pas de simples paroles humaines : elles seront, bien au
contraire, commes celles de Jésus lui-même, des "paroles de grâce" (Lc. 4,
22).  Nous pourrons alors espérer, comme ce fut le cas pour l'Apôtre Pierre,
que l'Esprit-Saint descendra sur ceux qui nous écoutent avec un coeur
attentif : "Pierre parlait encore, lorsque le Saint-Esprit tomba sur tous
ceux qui écoutaient la Parole." (Ac. 10, 44)

Que la Très Sainte Vierge Marie, qui est l'Epouse de l'Esprit-Saint, nous
vienne tous en aide pour annoncer au monde entier la Bonne Nouvelle du Salut
et de la guérison en Jésus Christ !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#218 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 7. Février 2012  21:17
Sujet: Homélie pour le sixième Dimanche dans l'Année - 12-02-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
sixième Dimanche dans l'Année !

«Si tu veux, tu peux me purifier.»

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b6dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le sixième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 1, 40-45




" Un lépreux vient à Jésus, tombe à genoux et lui dit : «Si tu veux, tu peux
me purifier.»  Emu de compassion, Jésus étendit la main et le toucha.  «Je le
veux, lui dit-il, soit purifié.»  Aussitôt la lèpre le quitta et il fut
purifié.  Jésus le renvoya sur-le-champ avec ce sévère avertissement :
«Attention !  N'en dis rien à personne.  Va seulement te montrer au prêtre et
offre pour ta purification ce qu'a prescrit Moïse, en témoignage de ta
guérison.»  Mais, à peine sorti, l'homme se mit à parler abondamment et à
divulguer l'événement, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer au grand
jour dans une ville.  Il se tenait dehors dans des lieux peu fréquentés ; et
les gens venaient de toute part. "



Homélie :


" Un lépreux vient à Jésus, tombe à genoux et lui dit : «Si tu veux, tu peux
me purifier.» "

Cet épisode de la rencontre de Jésus et d'un lépreux est racontée par les
trois synoptiques (cf. Lc. 5, 12-16 ; Mt. 8, 1-4).  Curieusement,
contrairement à son habitude, Saint Marc, que nous lisons en ce jour, est le
plus prolixe en détails.  Il est le seul à rapporter le fait que le lépreux
n'obéit pas à Jésus pour ce qui est de taire sa guérison par le Messie :
Saint Marc, semble vouloir continuer sa série de faits lors desquels la
renommée de Jésus est sans cesse proclamée par les gens que le Divin Maître
rencontre au cours de sa route.

C'est sans doute ce qui a frappé davantage Pierre lorsqu'il commença à suivre
Jésus.  Car l'évangile de Marc, c'est le résumé de la cathéchèse de Pierre,
le premier évêque de Rome.  Pierre n'a-t-il pas été frappé aussi par le
développement de cette prodigieuse entreprise : l'Eglise du Christ, le Temple
de l'Esprit, l'Arche de la Nouvelle Alliance ?  Quelle merveille sous les
yeux du premier pape !  Une Eglise encore assez cachée, mais dont la foi
déborde et la charité jaillit sans cesse sous l'effusion de l'Esprit !

Mais avant tout cela, Pierre a assisté au témoignage de foi de ce lépreux :
"Si tu veux, tu peux me purifier."  Car tout est là : la foi de ce lépreux !
"Tu peux me purifier."  Une telle parole renferme une foi énorme, une foi
presque sans borne en la toute-puissance de Dieu.  L'homme, attiré par Jésus,
soutenu par celui qui est l'auteur même de la grâce, l'homme, ce lépreux,
pose la condition nécessaire pour que sa guérison s'opère : il croit en la
toute-puissance de Dieu.  Il ne manque ensuite plus qu'une seule chose : que
Dieu veuille bien rendre sa toute-puissance agissante pour guérir cet homme
de la lèpre.  "Si tu veux, tu peux me purifier."

" Emu de compassion, Jésus étendit la main et le toucha.  «Je le veux, lui
dit-il, soit purifié.»  Aussitôt la lèpre le quitta et il fut purifié.  Jésus
le renvoya sur-le-champ avec ce sévère avertissement : «Attention !  N'en dis
rien à personne.  Va seulement te montrer au prêtre et offre pour ta
purification ce qu'a prescrit Moïse, en témoignage de ta guérison.» "

Jésus guérit le lépreux !  La foi de ce malade devait être récompensée : Jésus
ne pouvait pas laisser sans appel ce contact qu'il avait ressenti par la foi
de ce lépreux.  Du moment que la foi d'une personne a atteint son objectif,
si cette foi est pure et vraie, alors, le Seigneur décide d'agir, tôt ou
tard : sa toute-puissance se mettra en oeuvre pour venir en aide à notre
humanité déchue !  Tout comme la femme qui souffrait d'une perte de sang (cf.
Mc. 5, 28-30) avait touché Jésus, non seulement par la main (qui attrapa le
manteau du Sauveur), mais aussi par sa foi immense, ainsi, le lépreux de ce
jour fut guéri par la toute-puissance de Dieu qui est en Jésus.

Jésus est très content de faire des miracles, car il est le Médecin par
excellence, et il veut nous guérir de tout mal.  Par dessus tout, il veut
nous guérir de la maladie du péché, il veut nous purifier de cette lèpre de
l'âme que nous traînons en nous de génération en génération.  La guérison de
la lèpre du corps accomplie par Jésus n'est donc pas autre chose qu'un signe
de la guérison de la lèpre de l'âme.  La guérison de la lèpre du corps, si
Jésus la désire ardemment pour celui qu'il veut guérir, n'est en réalité
qu'un moyen pour prouver à tous son origine divine.  En tout premier lieu,
Jésus désire que les prêtres et l'autorité religieuse de son temps le
reconnaissent comme le Messie et l'envoyé du Père !  "Va seulement te montrer
au prêtre et offre pour ta purification ce qu'a prescrit Moïse, en témoignage
de ta guérison."

C'est vrai : Jésus sait fort bien que les prêtres vont le condamner à mort :
la mort de la croix.  Même si ce ne furent pas les prêtres qui prononcèrent
la sentence de condamnation, ce furent quand même eux qui le livrèrent à
Pilate.  Pourtant, Jésus sait que, jusqu'au dernier jour de sa vie, tout
reste possible.  C'est là toute sa force !  Oui : le grand nombre va le
condamner, mais, le petit nombre, ces quelques uns qui auront gardé une
conscience droite et pure, n'auraient-ils pas besoin de ce témoignage
d'espérance qui va les sauver ?

" Mais, à peine sorti, l'homme se mit à parler abondamment et à divulguer
l'événement, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer au grand jour dans une
ville.  Il se tenait dehors dans des lieux peu fréquentés ; et les gens
venaient à lui de toute part. "

Vraiment, un grand prophète est apparu au Peuple d'Israël !  Et Pierre en est
le témoin !  Il voit cette foule venir en masse auprès de Jésus afin de
recevoir quelques soulagements et des paroles de réconfort.  Assurément,
c'est un souvenir qui a marqué le grand Apôtre.  Ce ne fut pas le seul fait
qu'il garda en mémoire.  Il vit aussi l'Esprit à l'oeuvre le jour de la
Pentecôte, alors que plus de trois mille nouveaux adeptes se firent baptisés
(cf. Ac. 2, 41).

Jésus aurait voulu que le lépreux qu'il avait guéri se taise et ne divulgue
pas le fait de sa guérison.  Mais il en fut autrement.  C'est un paradoxe :
plus la renommée de Jésus grandit, plus sa mission se réalise et le salut de
Dieu est proclamé par toute la terre ; mais, en même temps, plus la renommée
de Jésus grandit, plus sa mission touche à sa fin, car les envieux et les
jaloux vont tout tenter pour y mettre un terme, ce qui arrivera le jour du
Vendredi-Saint...

Que la Très Sainte Vierge Marie, qui était là, elle aussi, avec Pierre,
intercède pour nous auprès de son Divin Fils, afin la mission que le Sauveur
du monde a confiée à l'Eglise puisse elle aussi s'accomplir de plus en plus,
en se répendant jusqu'aux extrémités de la terre !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#219 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 14. Février 2012  20:57
Sujet: Homélie pour le septième Dimanche dans l'Année - 19-02-12
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
septième Dimanche dans l'Année !

" Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique :
«Mon enfant, tes péchés sont remis.» "

Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b7dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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*************




Homélie pour le septième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 2, 1-12




" Comme, après quelques jours, Jésus était rentré dans Capharnaüm, on apprit
qu'il était à la maison.  Une telle foule se rassembla qu'on ne pouvait
trouver place, même près de la porte.  Et il leur annonçait la Parole.

" On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes.  Comme on ne
pouvait le lui présenter à cause de la foule, les porteurs ôtèrent la
couverture du toit, là où Jésus se tenait, puis ils firent descendre par
l'ouverture la civière où gisait le paralytique.  Jésus, voyant leur foi, dit
au paralytique : «Mon enfant, tes péchés sont remis.»

" Or il y avait, assis là, quelques scribes qui se disaient en leurs coeurs :
«Comment cet homme parle-t-il ainsi ?  Il blasphème.  Qui peut remettre ainsi
les péchés, si ce n'est Dieu seul ?»  Mais aussitôt, Jésus, percevant en son
esprit qu'ils raisonnaient de la sorte en eux-mêmes, leur dit : «Qu'est-il
plus aisé : dire au paralytique : Tes péchés sont remis, ou : Lève-toi,
prends ta civière et marche ?  Eh bien, pour vous faire comprendre que le
Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur terre : Je te
l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ta civière et rentre chez
toi.»  Il se leva, prit aussitôt sa civière et s'en alla en présence de tous.
La foule entière se trouvait hors d'elle-même et rendait gloire à Dieu en
disant : «Jamais nous n'avons vu cela !» "



Homélie :


" Comme, après quelques jours, Jésus était rentré dans Capharnaüm, on apprit
qu'il était à la maison.  Une telle foule se rassembla qu'on ne pouvait
trouver place, même près de la porte.  Et il leur annonçait la Parole. "

Jésus a parcouru les bourgs voisins de Capharnaüm (cf. Mc. 1, 38).  Il vient
de rentrer à la maison, peut-être la maison de Simon Pierre.  Mais dès que
les habitants ont vent de son retour, ils se précipitent chez lui pour
l'écouter.  "Il leur annonçait la Parole."  Quelle attirance, quelle
captivation !  On croirait assister à un mouvement de foule tel que nous
pouvons en connaître ici et là lorsqu'une vedette ou une célébrité se produit
en public : photographes, journalistes, cameramen, tous sont là pour
retransmettre l'événement au plus grand nombre possible de spectateurs !
Mais, soyons sur nos gardes, ne nous y trompons pas : Jésus n'est pas
semblable à ces vedettes et à ces célébrités ; nous allons le voir bientôt...

" On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes.  Comme on ne
pouvait le lui présenter à cause de la foule, les porteurs ôtèrent la
couverture du toit, là où Jésus se tenait, puis ils firent descendre par
l'ouverture la civière où gisait le paralytique.  Jésus, voyant leur foi, dit
au paralytique : «Mon enfant, tes péchés sont remis.» "

Le début de l'épisode va très bien se passer.  Et c'est tant mieux !  Voyons
le fait en détail...  Un paralytique est amené à Jésus, porté par quatre
hommes.  On peut penser que quatre hommes, c'est un peu beaucoup pour porter
un autre homme.  Normalement, deux hommes suffisent pour porter quelqu'un sur
un brancard ou une civière.  En réalité, le chiffre quatre est un symbole :
celui de la sainteté, de la purification de l'âme et du corps.  Le Sanctuaire
- le Saint des Saints - du Temple de Salomon était basé sur la forme carrée,
étant égale en longueur, en largeur, et en hauteur (cf. 1 Rois 6, 20).

Il y a quatre porteurs.  Sans eux, le paralytique ne peut approcher de Jésus :
il a besoin de leur aide pour parvenir jusqu'à lui.  Mais il y a plus.  En
effet, Saint Marc ne dit pas que Jésus tient compte de la foi du paralytique,
mais bien de la foi de tous : paralytique et porteurs compris.  "Jésus,
voyant leur foi..."  C'est un signe de communion.  Il n'y a pas seulement
sympathie et compassion humaine des porteurs envers le paralytique : il y a
aussi, et surtout, communion dans une même foi au Sauveur du monde, au Messie
tant attendu et si souvent annoncé par les Prophètes !  C'est donc ici un
signe de la communion des saints : portés par quatre hommes, où quatre est le
symbole de la sainteté, le paralytique va recevoir de Jésus, c'est-à-dire de
Dieu même, la rémission de ses péchés.  "Mon enfant, tes péchés sont remis."

" Or il y avait, assis là, quelques scribes qui se disaient en leurs coeurs :
«Comment cet homme parle-t-il ainsi ?  Il blasphème.  Qui peut remettre ainsi
les péchés, si ce n'est Dieu seul ?»  Mais aussitôt, Jésus, percevant en son
esprit qu'ils raisonnaient de la sorte en eux-mêmes, leur dit : «Qu'est-il
plus aisé : dire au paralytique : Tes péchés sont remis, ou : Lève-toi,
prends ta civière et marche ?  Eh bien, pour vous faire comprendre que le
Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur terre : Je te
l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ta civière et rentre chez
toi.»  Il se leva, prit aussitôt sa civière et s'en alla en présence de tous. "

Nous le disions : Jésus n'est pas une vedette.  Les scribes qui sont ici
présents vont se charger de nous le montrer.  Mais, tout d'abord, comment
devient-on une vedette, une célébrité ?  N'est-ce pas là, dans la grande
majorité des cas, le fruit pervers du démon de l'argent ?  Quand ce n'est pas
tout simplement la création habile et sournoise de telle ou telle Loge
maçonnique...  Le démon le sait : Jésus, on ne l'achète pas, on ne fait pas
de lui ce qu'on veut, comme avec les vedettes, que l'on crée pour un temps,
et que l'on oublie ensuite...  Alors, le démon va essayer son tour habituel :
le mensonge !  Et çà lui réussit bien.  Rappelons-nous ce mot célèbre de
Voltaire : "Mentez !  Mentez  !...  Il en restera toujours quelque chose..."

"Il blasphème."  Voilà le mensonge des scribes au sujet de Jésus, après que
celui-ci ait remis au paralytique ses péchés.  Mais Jésus sait tout.  Il sait
ce que pensent en eux-mêmes ces scribes menteurs.  Jésus est Dieu : il sait
tout, il connaît tout.  Car la Vie même de Dieu est une Vie de connaissance :
"La vie éternelle consiste en ce qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai
Dieu." (Jn. 17, 3)  (J'ai déjà cité ce texte plusieurs fois - car il est
important - notamment il y a trois semaines.)  Ainsi, le mensonge du démon
est vaincu par la connaissance de Dieu !

Jésus ne va pas se contenter de révéler par quelques paroles le mensonge des
scribes.  En fait, tout se passe dans l'esprit de Jésus et dans le coeur des
scribes.  D'ailleurs, une joute verbale ne servirait de rien.  La puissance
spirituelle du démon ne peut se combattre sans le concours et l'aide d'un
moyen corporel.  Je dis un "moyen" corporel, car il doit s'agir d'une
réalité, comme tel bien auquel nous sommes très attaché (nous-mêmes par
exemple), que nous devons abandonner et laisser de côté, par amour pour Dieu,
le Bien suprême et véritable.  Parfois, après avoir abandonné ce bien, Dieu
nous le redonne.  Mais il faut de toute façon en faire le sacrifice, un
sacrifice spirituel et agréable à Dieu (cf. 1 P. 2, 5).  Sans cela, le démon
ne sera pas vaincu, et il pourra toujours avoir quelque emprise sur nous.

Pour triompher du mensonge des scribes, Jésus guérit le paralytique : ce geste
corporel signifie et réalise la victoire sur la tromperie spirituelle du
démon !  Porté par quatre hommes, faisant corps avec eux, le paralytique est
libéré de ses péchés et guéri de son infirmité !

" La foule entière se trouvait hors d'elle-même et rendait gloire à Dieu en
disant : «Jamais nous n'avons vu cela !» "

Alors ?  Jésus est-il une vedette ?  Pas du tout.  Nous l'avons déjà dit.
Peut-être Jésus ressemble-t-il à une vedette ?  Non.  C'est l'inverse.  Ce
sont les vedettes qui essaient de ressembler à Jésus.  Malheureusement,
toutes les vedettes, toutes les célébrités que nous connaissons ne se doutent
peut-être pas que Jésus est unique, et que personne ne peut l'imiter et lui
ressembler pour lui dérober sa propre Gloire...  Gloire à Dieu seul, par
Marie, et pour Marie !  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#220 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 28. Février 2012  19:28
Sujet: Homélie pour le deuxième dimanche de Carême - 04-03-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

2ème dimanche de Carême - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Mc 9, 2-10 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b2dimcar.htm

Homélie pour le deuxième dimanche de Carême  -  Année B  -  Mc. 9, 2-10




"Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur

une haute montagne à l'écart, seuls ; et il fut transfiguré devant eux.  Ses

vêtements devinrent éblouissants d'une blancheur telle que nul foulon sur terre

ne peut blanchir ainsi.  Puis Elie leur apparut, avec Moïse ; et ils
conversaient

avec Jésus.  Pierre prit la parole : «Rabbi, dit-il à Jésus, il est heureux que
nous

soyons ici ; nous allons dresser trois abris, un pour toi, un pour Moïse et un
pour

Elie.»  De fait, il ne savait que dire, tant ils étaient saisis de frayeur.  Et
voici

qu'une nuée se forma qui les couvrit de son ombre et une voix s'éleva du sein de

la nuée : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le.»  Regardant aussitôt

autour d'eux, ils ne virent personne, si ce n'est Jésus seul avec eux.  Tandis
qu'ils

descendaient de la montagne, il leur défendit de raconter à personne ce qu'ils

avaient vu, si ce n'est lorsque le Fils de l'Homme serait ressuscité d'entre les

morts. Ils retinrent cette recommandation tout en se demandant les uns aux

autres ce que signifiait «ressusciter des morts.»"




Homélie :




"Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur

une haute montagne à l'écart, seuls ; et il fut transfiguré devant eux.  Ses

vêtements devinrent éblouissants d'une blancheur telle que nul foulon sur terre

ne peut blanchir ainsi."



Jésus emmène avec lui trois de ses disciples : Pierre, Jacques, et Jean.  Ils
vont

sur une haute montagne, probablement le Mont Thabor, en Galilée.  Pierre, nous

le savons, est le modèle de tous les fidèles du Christ : nous sommes tous, comme

lui, des "pierres vivantes" (1 P. 2, 5).  Pécheur comme les autres hommes,
Pierre

alla jusqu'à renier son Maître le soir du Jeudi-Saint, mais, fidèle à la grâce
de sa

mission de Chef de l'Eglise du Christ, il n'hésita pas à suivre son Sauveur
jusqu'au

sacrifice de sa propre vie, mourant crucifié la tête en bas (sur sa propre
demande),

s'estimant indigne de mourir de la même manière que son Maître.



Emmenant donc Pierre avec lui, Jésus veut le conduire plus haut, sur une

montagne, afin d'entraîner ainsi l'esprit et l'âme de celui qu'il avait choisi
pour

fondement de son Royaume spirituel : l'Eglise.  La relation corps et âme,
matière

et esprit, est très étroitement liée au Mystère de la Transfiguration.  Si Jésus
va

sur une montagne avec ses disciples, c'est pour que, par l'élévation des corps,
les

âmes elles aussi soient invitées à prendre leur envol vers la demeure du Père
qui

est aux cieux.



Bien que Saint Matthieu (17, 1-13) et Saint Luc (9, 28-36) parlent de l'éclat du

visage du Christ, Saint Marc ne fait ici mention que des vêtements du Seigneur :

"Ses vêtements devinrent éblouissants d'une blancheur telle que nul foulon sur

terre ne peut blanchir ainsi."  Les vêtements que l'on porte reflètent la forme
de

notre corps.  Pourtant, les vêtements ne sont pas notre corps.  Chez le Christ,
il

existe aussi une réalité qui a la forme de son corps, mais qui, pourtant, n'est
pas

son propre corps physique : c'est l'Eglise, son Corps mystique.  On peut donc
voir,

dans les vêtements du Christ transfiguré, une image de l'Eglise, cette Epouse

bien-aimée que le Seigneur veut se présenter "toute glorieuse, sans tache ni
ride,

ni rien de semblable, sainte et irréprochable." (Ep. 5, 27)



Saint Augustin, commentant ce passage de l'Ecriture : "Revêtu de magnificence,

tu as pour manteau la lumière !" (Ps. 103, 2), nous apprend en effet que le
Christ

«a pris pour vêtement son Eglise ; parce que, en Lui, est devenue lumière celle

qui auparavant était ténèbres en elle, selon ce que l'Apôtre enseigne : "Jadis

vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur." (Ep.

5, 8)» (Saint Augustin - PL 37, 1352)



Assurément, les vêtements du Sauveur ne sont que des vêtements ordinaires :

rien de plus.  Ce ne fut que dans ce Mystère de la Transfiguration qu'ils
prirent

pareille signification.  Néanmoins, nous qui croyons à ce Mystère, nous devons

voir ici une invitation à l'innocence et à la pureté, un appel à la conversion
et

au changement de vie : avec le Christ qui nous porte comme ses vêtements, nous

sommes appelés à gravir la montagne de la perfection afin d'être transfigurés

comme le Christ, vivant d'une vie nouvelle, spirituelle, tournée vers les
réalités

d'en-haut.



"Pierre prit la parole : «Rabbi, dit-il à Jésus, il est heureux que nous soyons
ici ;

nous allons dresser trois abris, un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» 
De

fait, il ne savait que dire, tant ils étaient saisis de frayeur.  Et voici
qu'une nuée

se forma qui les couvrit de son ombre et une voix s'éleva du sein de la nuée :

«Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le.»  Regardant aussitôt autour
d'eux,

ils ne virent personne, si ce n'est Jésus seul avec eux.  Tandis qu'ils
descendaient

de la montagne, il leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, si
ce

n'est lorsque le Fils de l'Homme serait ressuscité d'entre les morts. Ils
retinrent

cette recommandation tout en se demandant les uns aux autres ce que signifiait

«ressusciter des morts.»"



Dans tout le dialogue qui eut lieu lors de la Transfiguration, ainsi que dans
celui

qui suivit ce Mystère, il y a deux faits corrélatifs à mettre en lumière : le
fait que

Pierre et les deux autres ne savaient que dire, et le fait que Jésus leur
interdit de

parler de cet événement.  Les disciples Pierre, Jacques et Jean sont dépassés
par

les événements : ils ne savent que dire.  Cela vient du fait que, s'ils ont très
bien

retenu, dans leur mémoire, tout ce qui s'est passé - et Pierre le raconta dans
sa

deuxième épître (1, 16-18) - ils n'ont cependant rien compris à ce moment-là de

tout ce qu'ils ont vécu alors : ni leur intelligence naturelle, ni leur
intelligence de

la foi ne leur permit de pénétrer pareil phénomène.  Par ailleurs, les disciples
ne

pouvaient rien comprendre du Mystère de la Transfiguration avant la

Résurrection de leur Maître, et c'est pourquoi, le Seigneur leur défendit d'en

parler, car, s'ils avaient essayé de le faire, ils auraient mal rapporté aux
autres

une chose qu'ils avaient eux-mêmes très mal comprise.



En effet, le Mystère de la Transfiguration est indissociable de celui de la

Résurrection du Seigneur : l'un ne va pas sans l'autre.  Car la Transfiguration

manifeste le Mystère même de l'Eglise, signifiée dans le vêtement du Christ. 
Or,

dans l'Eglise, bien que la très grande majorité des élus de Dieu auront connu la

mort, il y aura cependant un certain nombre de fidèles qui entreront dans la

Gloire du Seigneur sans passer par cette épreuve de la mort (cf. 1 Th. 4, 17),
bien

qu'ils auront connu d'autres épreuves : celles qui seront la part des élus de
Dieu

lors de la seconde venue du Christ.  Pour cette raison, le Mystère de la

Transfiguration est indissociable de la Résurrection du Christ, prélude et

prémices de la Résurrection finale.  Bien plus, la Transfiguration devait avoir

lieu alors que le Christ était vivant, afin de s'associer à lui tous et chacun
des

membres de son Corps mystique.



"Le pain du ciel est tel que si l'on en mange, on ne meurt point." (Jn. 6, 50) 
Par

cette caractéristique du pain eucharistique, la communion au Pain de Vie rejoint

le Mystère de la Transfiguration.  Et, de fait, nous sommes réellement

transfigurés lorsque nous nous unissons à Jésus dans son Eucharistie.  Car,

dans l'Eucharistie, Jésus anticipe en quelque sorte son retour à la fin des
temps.

Suivons donc Jésus sur la montagne, changeons de vie, devenons de vrais fidèles,

spirituels, lorsque nous recevons en nous le Pain qui descend du Ciel !  Après

avoir communié, restons dans le recueillement, prolongeons notre action de

grâces, car c'est le moment le plus important de notre journée : celui de notre

transfiguration dans le Seigneur, par Marie !



http://meynen.homily-service.net/an2006/b2dimcar.htm

Homélie pour le deuxième Dimanche de Carême  -  Année B  -  Mc. 9, 2-10



" Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène

sur une haute montagne à l'écart, seuls ; et il fut transfiguré devant eux.

Ses vêtements devinrent éblouissants d'une blancheur telle que nul foulon sur

terre ne peut blanchir ainsi.  Puis Elie leur apparut, avec Moïse ; et ils

conversaient avec Jésus.  Pierre prit la parole : «Rabbi, dit-il à Jésus, il

est heureux que nous soyons ici ; nous allons dresser trois abris, un pour

toi, un pour Moïse et un pour Elie.»  De fait, il ne savait que dire, tant

ils étaient saisis de frayeur.  Et voici qu'une nuée se forma qui les couvrit

de son ombre et une voix s'éleva du sein de la nuée : «Celui-ci est mon Fils

bien-aimé ; écoutez-le.»  Regardant aussitôt autour d'eux, ils ne virent

personne, si ce n'est Jésus seul avec eux.  Tandis qu'ils descendaient de la

montagne, il leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, si ce

n'est lorsque le Fils de l'Homme serait ressuscité d'entre les morts.  Ils

retinrent cette recommandation tout en se demandant les uns aux autres ce que

signifiait «ressusciter des morts». "



Homélie :



La Transfiguration de Jésus se situe quelques jours (six) après la profession

de foi de Pierre, disant au Christ : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu

vivant." (Mt. 16, 16 ; cf. Mc. 8, 29 et Lc. 9, 20)  Pierre vient donc d'avoir

une révélation intérieure du Père l'instruisant sur l'identité de cet Homme

qu'on appelle le Christ, et qui est - Pierre le sait maintenant dans

l'Esprit-Saint - le Fils de Dieu, le Verbe ou la Parole du Père qui s'est

faite chair.  Aujourd'hui, Pierre va recevoir une nouvelle révélation du Père

concernant son Fils.  Mais il ne va pas la recevoir seul, comme précédemment.

Il ne va pas la recevoir seul, car cette révélation ne sera pas intérieure,

fait qui convient à une révélation reçue personnellement, mais bien

extérieure : la révélation que le Père va accomplir lors de la

Transfiguration de son Fils est une révélation publique, qui est destinée à

instruire plusieurs personnes à la fois et indistinctement.  En effet, Jésus

prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et c'est devant eux trois qu'Il est

transfiguré sous le regard du Père.



" Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean. "



Pourquoi Jésus ne prend-il avec lui que trois de ses disciples, trois

seulement parmi les douze Apôtres ?  Mais oserait-on demander à Dieu un

"pourquoi" ?  Dieu n'a-t-il pas ses raisons ?  Ou plutôt, Dieu n'a-t-il pas

ses Mystères ?  Oui, bien sûr !  Car, Dieu étant au-dessus de toute raison,

Il est, de soi, un Mystère, et tout ce qu'Il décide et fait est à proprement

parler un Mystère.  C'est tout le Mystère de sa Volonté souveraine qui

ordonne tout avec Sagesse, dans l'ordre et le dessein de sa Providence !

Mais la Parole de Dieu s'étant incarnée dans le Christ, selon l'ordre de sa

Volonté, au Mystère incompréhensible de Dieu vient s'adjoindre maintenant

cette réalité qui est pour nous signe réel et compréhensible, expression

pleinement humaine de la Volonté de Dieu envers nous.  L'Humanité du Christ

est devenue pour nous le signe manifeste et compréhensible dans la foi de

cette Volonté de Dieu toujours mystérieuse et impénétrable par elle-même.



" Il fut transfiguré devant eux. "



Saint Matthieu ajoute que "son visage prit l'éclat du soleil" (Mt. 17, 2).

Pourquoi la Transfiguration de Jésus s'accomplit-elle principalement quant à

son visage ?  La réponse est d'abord d'ordre naturel : le visage, la figure

d'une personne est ce qui la distingue principalement de toute autre

personne ; c'est le visage d'une personne qui nous permet de dire qu'il

s'agit là d'un tel ou d'un tel.  La figure d'une personne est ce qui exprime

toute son individualité, tout ce qui la distingue des autres.  Mais la

réponse est aussi surnaturelle et mystique.  Saint Paul ne nous dit-il pas

que le Christ est la TÊTE de l'Église : «Il est la tête du corps, de

l'Église.» (Col. 1, 18) ?  C'est-à-dire que Saint Paul nous présente le

Christ comme un homme dont la partie principale, plus que pour n'importe quel

homme ou pour n'importe quelle femme, est la tête, cette partie du corps qui

permet de parler et d'exprimer son langage, et tout particulièrement ce

langage de Dieu qui est le Christ ou Parole du Père incarnée.



" Son visage prit l'éclat du soleil. " (Mt. 17, 2)



La tête d'un corps social comme l'Église, on l'appelle aussi "le chef",

c'est-à-dire celui qui commande, celui qui dirige et donne ses ordres.

Ainsi, le Christ est notre Chef à tous, et nous lui devons tous obéissance,

nous devons lui témoigner notre "obéissance de la foi" (cf. Rm. 1, 5).  En

tant que chef, c'est le soleil qui est le symbole et l'image du Christ dans

l'univers des astres.  Le soleil, que certains peuples ont adoré comme dieu,

est cette étoile qui préside à tout le déroulement de notre journée : c'est

l'astre du jour par excellence.  Le soleil, symbole du Christ, est aussi là

pour nous indiquer quel est le jour de la semaine par excellence : le jour du

Seigneur, c'est-à-dire le Dimanche, le jour que les Romains appelaient tout

simplement "le jour du soleil" ou "dies solis".



" Une voix s'éleva du sein de la nuée : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé ;

écoutez-le.» "



Dieu le Père se manifesta extérieurement, révélant sa présence par une voix.

Il dit clairement : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le." (Mc. 9, 7)

C'est ce que nous faisons, à la suite des Apôtres, lorsque nous participons

à l'Eucharistie dominicale : nous écoutons la Parole de Dieu afin de

recevoir la Sainte Eucharistie avec davantage de préparation, de sorte que

nous puissions en récolter davantage de fruits pour le bien de toute

l'Église.  C'est là toute notre vocation de chrétien : Dieu nous prend avec

lui dans le Christ, comme Pierre, Jacques et Jean, afin qu'en écoutant sa

Parole, en la méditant dans notre coeur, nous portions du fruit en abondance

par la pratique de l'obéissance de la foi.



Que, par Marie, notre modèle d'obéissance et de foi, le jour du Seigneur soit

pour nous le plus beau jour de notre vie, celui où le Seigneur Jésus est

transfiguré devant nous dans la présence du Père qui est aux Cieux !



Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b2dimcar.mp3

Pour l'Année A, 4 homélies différentes sur Mt 17, 1-9 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an99/a2dimcar.htm

http://meynen.homily-service.net/an2002/a2dimcar.htm

http://meynen.homily-service.net/an2005/a2dimcar.htm

http://meynen.homily-service.net/an2008/a2dimcar.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2008/mp3/a2dimcar.mp3

Pour l'Année C, 2 homélies différentes sur Lc 9, 28-36 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2004/c2dimcar.htm

http://meynen.homily-service.net/an2007/c2dimcar.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c2dimcar.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

#221 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 6. Mars 2012  17:28
Sujet: Homélie pour le troisième dimanche de Carême - 11-03-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

3ème dimanche de Carême - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Jn 2, 13-25 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b3dimcar.htm

Homélie pour le troisième dimanche de Carême  -  Année B  -  Jn. 2, 13-25

"La Pâques des Juifs approchait, et Jésus monta à Jérusalem.  Dans le temple,
il trouva les marchands de boeufs, de moutons et de pigeons et les installations
des changeurs.  Il fit un fouet de cordes et les chassa tous du temple ainsi que
les moutons et les boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs et
renversa
leurs comptoirs.  Il dit aux marchands de pigeons : «Otez cela d'ici ; ne faites
pas
de la maison de mon Père un bazar de trafic.»  Ses disciples se rappelèrent
alors
qu'il est écrit : "Le zèle de ta maison me dévore" (Ps. 68 : 10).

"Les Juifs intervinrent alors : «Pour agir de la sorte, dirent-ils, quel signe
nous
donnes-tu ?»  Jésus répondit : «Détruisez ce temple, et en trois jours je le
relèverai.»  Les Juifs repartirent : «On a mis quarante-six ans à bâtir ce
temple,
et toi, en trois jours, tu le relèveras ?...»  Mais il parlait du temple de son
corps.
Aussi, lorsqu'il fut ressucité des morts, ses disciples se rappelèrent ce qu'il
avait
dit là, et ils ajoutèrent foi à l'Ecriture et à la parole de Jésus.

"Pendant que Jésus célébrait à Jérusalem la fête de Pâques, bien des gens
crurent
en lui, à la vue des miracles qu'il opérait.  Mais Jésus ne se fiait point à
eux, parce
qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'être renseigné sur personne ; car
il
savait, lui, ce qu'il y a dans l'homme."

Homélie :

"La Pâques des Juifs approchait, et Jésus monta à Jérusalem.  Dans le temple, il
trouva les marchands de boeufs, de moutons et de pigeons et les installations
des
changeurs.  Il fit un fouet de cordes et les chassa tous du temple ainsi que les
moutons et les boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs et renversa
leurs comptoirs.  Il dit aux marchands de pigeons : «Otez cela d'ici ; ne faites
pas
de la maison de mon Père un bazar de trafic.»  Ses disciples se rappelèrent
alors
qu'il est écrit : "Le zèle de ta maison me dévore" (Ps. 68 : 10)."

Jésus chasse les vendeurs du Temple : un épisode bien connu de la vie du
Seigneur !  De la volonté même du Christ, cette action de nettoyage a une double
signification : naturelle et surnaturelle.  La signification naturelle concerne
le
Temple matériel, l'édifice flambant neuf qui vient juste d'être reconstruit.  La
signification surnaturelle est d'ordre mystique : elle concerne le Corps
mystique
du Christ, le vrai Temple de Dieu, vivifié par l'Esprit, "pierre vivante" (1 P.
2, 4)
pour la gloire du Père.  Cette deuxième signification est bien sûr la plus
importante, celle dont Jésus parle lorsqu'il dit que le Temple est "la maison de
mon Père" (Jn. 2, 16).  Ce que Saint Jean commente ensuite, disant que Jésus
"parlait du Temple de son corps" (Jn. 2, 21).

Jésus a eu tout à fait raison de chasser les vendeurs du Temple.  Il ne fallait
pas
transformer la Maison de Dieu en un "bazar de trafic" !  Mais il était plus
important pour lui de mettre l'accent sur le Temple spirituel, ce Temple de
l'Esprit qu'est son Corps mystique.  C'est de ce Temple-là qu'il faut surtout
chasser les vendeurs et les trafiquants !  Car, tous, un jour ou l'autre, nous
transformons notre propre corps, non plus en Temple de l'Esprit, mais bien en
"bazar de trafic" !  Regardons notre passé : combien de fois n'avons-nous pas
offensé Dieu en lui préférant telle ou telle créature ?  Combien de fois
n'avons-
nous pas préféré notre propre excellence à celle de Dieu ?  Que de péchés
d'orgueil, de jalousie, de convoitise, de concupiscence !  Sans parler de tous
ces
péchés par lesquels nous avons transformé notre propre corps en un cloaque
immonde : désir impur, regard coupable, masturbation, adultère, contraception,
avortement, et j'en passe...

Notre corps est le temple de l'Esprit !  Quelle merveille !  Quel Mystère
surtout !
Prenons soin d'en chasser tous les vendeurs et les trafiquants !  Demandons
humblement à Dieu la grâce de protéger notre corps contre tous les dangers
qui le guettent !  Veillons sur notre corps : il doit être asservi à l'âme et
être
spiritualisé par elle.  Si nous faisons ainsi, nous veillerons tous et chacun au
Corps mystique du Christ, qui est l'Eglise.  Plus notre corps est saint, plus
l'Eglise est puissante et forte de l'Esprit de Dieu.  Sainte Jeanne d'Arc disait
que ce sont les péchés mortels qui font perdre les batailles.  Si cela est vrai
du
combat contre les hommes, cela vaut encore plus pour le combat de la foi contre
les puissances du Mal !

"Les Juifs intervinrent alors : «Pour agir de la sorte, dirent-ils, quel signe
nous
donnes-tu ?»  Jésus répondit : «Détruisez ce temple, et en trois jours je le
relèverai.»  Les Juifs repartirent : «On a mis quarante-six ans à bâtir ce
temple,
et toi, en trois jours, tu le relèveras ?...»  Mais il parlait du temple de son
corps.
Aussi, lorsqu'il fut ressucité des morts, ses disciples se rappelèrent ce qu'il
avait
dit là, et ils ajoutèrent foi à l'Ecriture et à la parole de Jésus."

Un temps est venu où le Christ est mort et que, ensuite, il est ressuscité,
prouvant ainsi à tous, et d'abord à ses disciples, d'une manière définitive,
qu'il
est véritablement l'envoyé de Dieu, et Dieu lui-même.  Cette fois-là, les hommes
ont cru fermement, d'une manière absolue et sans défaillance aucune, que le
Messie de Dieu était venu parmi eux.  Un temps viendra aussi, et sans doute
est-il proche, où le Corps mystique du Christ (l'Eglise) semblera mort, mais
que,
ensuite, il paraîtra ressuscité, prouvant pareillement à tous, d'une manière
claire, que le Messie qui est déjà venu doit revenir bientôt.  Si Jésus donna un
signe manifeste pour convaincre ses disciples de sa première venue, sans aucun
doute donnera-t-il au monde un autre signe, semblable au premier, pour
convaincre ceux qui croient en lui que son retour est pour bientôt.

Tout cela peut sembler incroyable ?  Admettons.  Mais les Juifs, non pas
seulement les simples gens, mais aussi, et surtout, les grands dignitaires, et
parmi eux, le Grand-Prêtre en personne, ont-ils cru à ce que disait Jésus ?
Rebâtir le Temple en trois jours !  Quelle farce !  Quoi de plus drôle et de
plus
farfelu !  Non, vraiment, c'en était trop !  Les Juifs ne pouvaient pas se
retenir
de rire !  Et pourtant...  Jésus ressuscita, tout juste trois jours après sa
mort !
Morale : "Qui rira bien, rira le dernier !"

"Pendant que Jésus célébrait à Jérusalem la fête de Pâques, bien des gens
crurent en lui, à la vue des miracles qu'il opérait.  Mais Jésus ne se fiait
point
à eux, parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'être renseigné sur
personne ; car il savait, lui, ce qu'il y a dans l'homme."

Jésus, qui est Dieu, sait ce qu'il y a dans l'homme !  Dieu a créé notre âme au
moment de notre conception dans le sein de notre mère : il en connaît tous les
recoins, rien ne lui échape.  C'est très beau, c'est magnifique !  Nous vivons
sans cesse sous le regard de Dieu !  Jésus sait donc en qui il peut avoir lui-
même confiance.  Connaissant toutes nos intentions, il s'adresse à nous par
ses anges afin de nous guider sur le chemin du salut.  Si jamais nous faisons
fausse route, il nous en avertit, d'une manière ou d'une autre.  A nous d'être
attentifs au souffle de l'Esprit !

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à vivre en vrais fils adoptifs de
Dieu, mettant notre corps au service de toute l'Eglise, afin que la sainteté
de l'un devienne le partage de tous !

*

http://meynen.homily-service.net/an2006/b3dimcar.htm

Homélie pour le troisième Dimanche de Carême  -  Année B  -  Jn. 2, 13-25

" La Pâque des Juifs approchait, et Jésus monta à Jérusalem.  Dans le temple,
il trouva les marchands de boeufs, de moutons et de pigeons et les
installations des changeurs.  Il fit un fouet de cordes et les chassa tous du
temple ainsi que les moutons et les boeufs ; il jeta par terre la monnaie des
changeurs et renversa leurs comptoirs.  Il dit aux marchands de pigeons :
«Otez cela d'ici ; ne faites pas de la maison de mon Père un bazar de
trafic.»  Ses disciples se rappelèrent alors qu'il est écrit : "Le zèle de ta
maison me dévore." (Ps. 68, 10)

" Les Juifs intervinrent alors : «Pour agir de la sorte, dirent-ils, quel
signe nous donnes-tu ?»  Jésus répondit : «Détruisez ce temple, et en trois
jours je le relèverai.»  Les Juifs repartirent : «On a mis quarante-six ans à
bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras ?...»  Mais il
parlait du temple de son corps.  Aussi, lorsqu'il fut ressuscité des morts,
ses disciples se rappelèrent ce qu'il avait dit là, et ils ajoutèrent foi à
l'Ecriture et à la parole de Jésus.

" Pendant que Jésus célébrait à Jérusalem la fête de Pâque, bien des gens
crurent en lui, à la vue des miracles qu'il opérait.  Mais Jésus ne se fiait
point à eux, parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'être
renseigné sur personne ; car il savait, lui, ce qu'il y a dans l'homme. "

Homélie :

" La Pâque des Juifs approchait, et Jésus monta à Jérusalem.  Dans le temple,
il trouva les marchands de boeufs, de moutons et de pigeons et les
installations des changeurs. "

Après avoir accompli son premier miracle à Cana en Galilée, Jésus se rendit à
Jérusalem et monta au Temple pour prier et pour prêcher la Bonne Nouvelle
qu'Il est venu apporter sur terre.  Mais quelle ne fut pas sa surprise en
voyant le Temple de Dieu, son Temple, rempli de marchands et de trafiquants
de toutes sortes !  Dieu, dans la personne de Jésus, vient dans sa propre
maison, et qu'y trouve-t-il ?  Des gens en prières ?  Des lévites en train
d'accomplir leur ministère ?  Non pas !  Mais bien des marchands, des
trafiquants, des gens qui ne semblent se soucier que d'une seule chose :
amasser de l'argent pour leur vie sur terre, au lieu de prier pour que le
Père les accueille dans sa demeure du Ciel !  Le monde à l'envers,
dirions-nous !

" Il fit un fouet de cordes et les chassa tous du temple ainsi que les moutons
et les boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs et renversa leurs
comptoirs.  Il dit aux marchands de pigeons : «Otez cela d'ici ; ne faites
pas de la maison de mon Père un bazar de trafic.»  Ses disciples se
rappelèrent qu'il est écrit : "Le zèle de ta maison me dévore." (Ps. 68, 10) "

Jésus chassa les vendeurs du Temple.  Ce simple geste, accompagné des paroles
de Jésus aux marchands et aux trafiquants, suffit aux disciples de Jésus pour
se souvenir de cette parole du psaume : "Le zèle de ta maison me dévore !"
La maison : cette expression est le symbole de toute la réalité de la
création elle-même.  La maison est cet endroit où nous désirons demeurer, là
où nous aimons prendre nos repas, refaire nos forces par le sommeil, passer
d'agréablement moments avec notre famille et avec nos proches ; c'est le lieu
par excellence où se passent toutes les rencontres intimes et privées de
notre vie.  En particulier, la maison de Dieu, c'est cet endroit privilégié
où nous pouvons rencontrer Dieu, seul à seul, sans crainte de le déranger.

Pourquoi Dieu doit-il avoir une maison ?  Dieu n'est-il pas pur Esprit ?
N'est-il pas présent partout, au Ciel, sur terre, et en tout lieu ?  Oui,
c'est vrai !  Mais Dieu a toujours voulu que son Fils prenne chair, Il a
toujours désiré ardemment devenir l'un de nous afin que nous puissions
devenir comme Lui, semblable à lui par l'adoption filiale dans le Christ, la
Parole de Dieu faite chair.  Par l'Incarnation du Verbe, c'est comme si Dieu
s'était construit une maison pour nous accueillir en Lui, dans le Corps de
son Fils bien-aimé.  Dans cette maison de Dieu, dans l'humanité du Fils de
Dieu, nous pouvons demeurer en Dieu pour jouir de sa présence et participer à
sa béatitude éternelle.  La maison de Dieu, sa demeure parmi les hommes,
c'est d'abord et avant tout le corps de son Fils.

" Les Juifs intervinrent alors : «Pour agir de la sorte, dirent-ils, quel
signe nous donnes-tu ?»  Jésus répondit : «Détruisez ce temple, et en trois
jours je le relèverai.»  Les Juifs repartirent : «On a mis quarante-six ans à
bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras ?...»  Mais il
parlait du temple de son corps. "

Le corps du Christ, c'est la vraie maison de Dieu, celle qui doit durer
toujours, éternellement !  Mais alors, l'Eucharistie est également pour nous
la maison de Dieu dans laquelle nous pouvons demeurer, si nous le désirons,
si nous sommes attentifs à la présence de Dieu dans ce sacrement.  Jésus
n'a-t-il pas dit : "Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi,
et moi en lui." (Jn. 6, 56)  Faisons bien attention à cette parole du
Seigneur : dans la sainte communion, ce n'est plus seulement Jésus qui est la
demeure de Dieu, c'est nous aussi, si nous en sommes dignes, qui devenons la
demeure de Dieu parmi les hommes !  Quel admirable mystère !  Quel admirable
échange entre Dieu et l'homme dans ce sacrement d'amour et de paix !

" Vous êtes le corps du Christ. " (1 Co. 12, 27)

Saint Paul nous le dit : "Vous êtes le corps du Christ."  Si Jésus demeure en
nous et nous en lui, alors nous sommes son corps, nous sommes son temple.
Dieu habite alors en nous, et tous ceux qui le veulent peuvent porter cette
présence de Dieu partout dans le monde, manifestant la toute-puissance de
Celui qui est le Créateur de toutes choses.  Si nous le voulons, Dieu qui
demeure en nous peut être communiqué à la terre entière !  Il suffit que nous
le lui demandions, de tout notre coeur, avec une foi profonde et sincère,
comme celle de la Vierge Marie.

Dieu, qui demeure en nous comme en sa propre maison, peut accomplir en nous et
par nous des merveilles, telles que nous n'en avons pas idée !  Pensons à
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui portait Dieu en elle, et qui a été
déclarée patrone de toutes les missions, quoiqu'elle n'ait pas quitté son
cloître de Lisieux !  Si nous le croyons vraiment, Dieu fera de nous des
apôtres qui, sans quitter leur modeste lieu de travail, iront par toute la
terre porter cette présence de Dieu si nécessaire pour la paix dans le monde
et le salut des âmes !

Préparons-nous à la sainte communion que nous allons faire au cours de cette
Eucharistie dominicale, ne ratons pas notre chance : offrons à Dieu une
demeure digne de Lui, sans trafiquants, sans marchands de toutes sortes qui
l'infectent.  Comme Marie qui a conservé la Parole de Dieu dans son coeur
comme dans sa propre maison, accueillons le Seigneur avec un coeur pur, libre
de toute attache aux créatures, livré entièrement aux choses de Dieu, notre
Père à tous et en tous !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b3dimcar.mp3

*

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

#222 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 13. Mars 2012  20:21
Sujet: Homélie pour le quatrième dimanche de Carême - 18-03-12
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Ave, Maria !

4ème dimanche de Carême - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Jn 3, 14-21 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b4dimcar.htm

Homélie pour le quatrième dimanche de Carême  -  Année B  -  Jn. 3, 14-21

"Jésus disait : «Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même
que le Fils de l'Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ait la
vie éternelle.»

"En effet, Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique ; ainsi tout
homme qui croit en lui ne périra pas, mais aura la vie éternelle.  Car Dieu n'a
point envoyé son Fils dans le monde pour le condamner, mais pour que le
monde soit sauvé par lui.  Celui qui croit en lui n'est pas condamné, mais celui
qui ne croit point est déjà condamné parce qu'il n'a pas cru au Fils unique de
Dieu.  Or voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes
ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient
mauvaises.

"Car tout homme qui fait le mal déteste la lumière et ne vient point à elle, de
peur que ses oeuvres ne soient réprouvées.  Mais celui qui fait la vérité vient
à
la lumière.  Il devient ainsi manifeste que ses oeuvres sont faites en Dieu."

Homélie :

"Jésus disait : «Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même
que le Fils de l'Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ait la
vie
éternelle.»

Dans l'évangile de ce dimanche, seuls les versets 14 et 15 sont des paroles du
Seigneur.  Les autres versets sont des commentaires de Saint Jean, qui s'appuie
sur d'autres paroles de Jésus pour résumer en quelques phrases très denses,
comme à son habitude, toute l'économie du salut en Jésus Christ.

Jésus parle ici du serpent d'airain élevé dans le désert par Moïse (cf. Livre
des
Nombres 21, 9).  Les Hébreux, en effet, avaient murmuré contre Dieu et contre
Moïse.  Le Seigneur envoya alors une multitude de serpents vénimeux dans les
différents campements.  Dès l'apparition des serpents, les Hébreux supplièrent
Moïse d'intervenir auprès du Seigneur pour qu'il cesse de leur envoyer cette
punition.  Moïse reçut du Seigneur l'ordre d'élever à la vue de tout le peuple
un serpent fait d'airain, c'est-à-dire en bronze, ou en un alliage composé
principalement de cuivre.  Quiconque regardait le serpent d'airain était guéri
de la morsure des serpents.

C'est, bien sûr, une très belle figure du Sauveur qui a été élevé de terre sur
le
bois de la Croix afin d'être Celui vers qui tous les regards doivent se tourner
pour trouver la guérison de l'âme, et même du corps.  "Ils regarderont celui
qu'ils ont transpercé." (Jn. 19, 37 - Zach. 12, 10)  Du Coeur miséricordieux de
Jésus, sort une abondance infinie de grâces pour la guérison de tous nos maux,
tant spirituels que corporels.  Mais cette guérison ne s'accomplit pas sans que
nous la voulions et la désirions de tout notre coeur : tout comme les Hébreux
devaient regarder des yeux du corps le serpent d'airain pour être guéris des
morsures des serpents, ainsi, nous devons jeter un regard de foi et d'amour,
du plus profond de nous-mêmes, si nous voulons être guéris de la maladie du
péché qui ronge notre âme.  "Il faut de même que le Fils de l'Homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle."

"En effet, Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique ; ainsi tout
homme qui croit en lui ne périra pas, mais aura la vie éternelle.  Car Dieu n'a
point envoyé son Fils dans le monde pour le condamner, mais pour que le monde
soit sauvé par lui.  Celui qui croit en lui n'est pas condamné, mais celui qui
ne
croit point est déjà condamné parce qu'il n'a pas cru au Fils unique de Dieu. 
Or
voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont
préféré
les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises."

"Dieu est amour", dit Saint Jean (1 Jn. 4, 16).  Et dans cet Amour infini et
miséricordieux, le Père a envoyé son propre Fils pour sauver tous les hommes et
toutes les femmes qui auront vécu sur terre depuis la création du monde jusqu'à
la fin des temps.  Tous peuvent être sauvés, nous le savons.  Mais nous savons
aussi que tous ne seront effectivement pas sauvés.  Il y en a - hélas ! - qui
seront
condamnés à un enfer éternel.  Et nous savons encore, pour comble d'ingratitude
de la créature envers son Créateur, que c'est le grand nombre qui sera condamné,
et seulement le petit nombre qui sera sauvé : "Beaucoup sont appelés, peu sont
élus." (Mt. 22, 14)

C'est toujours l'homme qui est responsable de son salut.  Chaque homme, chaque
femme qui vient au monde a une conscience, et dans la mesure où il peut en faire
usage normalement, il est pleinement responsable de ses actes, y compris celui
de
rester toujours conscient de ses actes, sauf dans le cas il lui faut prendre son
repos journalier et livrer son corps au sommeil.  Toute espèce d'ivresse, toute
sorte de drogue et de stupéfiant qui viendrait perturber l'état de conscience
doit
être prohibé de la vie de l'homme digne de ce nom.  La conscience est en effet
tellement importante qu'elle constitue le fondement même de la dignité humaine.
Cela est si vrai que, même là où l'évangile n'a pas été prêché et enseigné, il
se
trouve, en un nombre que Dieu seul connaît, des hommes et des femmes vivant
dans la grâce de Dieu, grâce qu'ils ont méritée par la fidélité à leur propre
conscience et par l'obéissance à la loi naturelle qui est inscrite au fond du
coeur
de tout être humain.

Qu'il est grand l'Amour de notre Dieu !  Quelle est immense la miséricorde du
Coeur de Jésus !  Quelle est puissante la source de salut que le Créateur a mise
au fond de notre propre coeur !  Mais - hélas ! - le premier péché, ce péché de
l'origine, qui est transmis de génération en génération, contrarie grandement
toute cette puissance salvifique...  Dès le commencement de l'humanité, un choix
a été proposé à l'homme par Dieu : un choix entre le Créateur et la créature. 
Il
ne pouvait en être autrement : Dieu est Amour, et l'Amour exige la liberté.  Le
premier homme était donc libre d'aimer Dieu, son Créateur, ou de lui préférer
une créature : le fruit de l'arbre de la science du bien et du mal, placé au
milieu
du Jardin d'Eden (cf. Gn. 3)

Après le péché originel, ce choix persiste : c'est le choix que réalise tout
homme,
toute femme, lorsqu'il croit ou ne croit pas à la Parole de Dieu, le Verbe
incarné,
Jésus Christ, notre Seigneur.  Dieu avait donné un ordre à Adam : il fallait
qu'il
croit à la parole de Dieu, afin de rester pour toujours dans l'amitié du
Seigneur.
Pareillement, Dieu nous donne un ordre : croire à la Parole qui est son Fils et
accomplir tout ce qu'il dit.  "Voici mon Fils bien-aimé ; j'ai mis en lui toute
mon
affection : écoutez-le." (Mt. 17, 5)  "Faites tout ce qu'il vous dira." (Jn. 2,
5)
Notre salut est dans l'obéissance au Fils de Dieu, dans cette "obéissance de la
foi"
dont parle Saint Paul (Rm. 1, 5)

"Car tout homme qui fait le mal déteste la lumière et ne vient point à elle, de
peur que ses oeuvres ne soient réprouvées.  Mais celui qui fait la vérité vient
à
la lumière.  Il devient ainsi manifeste que ses oeuvres sont faites en Dieu."

Celui qui a bonne conscience ne se reproche rien, car il sait que ses oeuvres
sont
bonnes, il sait qu'il a bien agi.  Celui qui croit à la Parole de Dieu ne fait
plus
qu'un avec cette même Parole, car, par la foi, cette Parole est en quelque sorte
devenue la sienne.  Ou plutôt, c'est l'homme lui-même qui est devenu en
quelque sorte une parole de Dieu, enfant de Dieu comme le Verbe, fils dans le
Fils unique, "participant de la nature divine" (2 Pierre 1, 4).  Par la foi,
l'homme
peut accomplir ses propres oeuvres en Dieu même : portant le regard de son
âme de croyant vers le Seigneur, tout comme les Hébreux qui tournaient leurs
yeux vers le serpent d'airain, le fidèle du Christ plonge, avec l'Eglise sa
Mère,
au plus profond du Coeur de Dieu pour y vivre une vie divine et humaine
toujours plus parfaite et plus authentique !  Vraiment, par Marie et avec Elle,
comme avec l'Eglise, celui qui fait la vérité vient à la lumière et il devient
manifeste que ses oeuvres sont faites en Dieu !

*

http://meynen.homily-service.net/an2006/b4dimcar.htm

Homélie pour le quatrième Dimanche de Carême  -  Année B  -  Jn. 3, 14-21

" Jésus disait : «Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même
que le Fils de l'Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ait
la vie éternelle.»  En effet, Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son
Fils unique ; ainsi, tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais aura la
vie éternelle.  Car Dieu n'a point envoyé son Fils dans le monde pour le
condamner, mais pour que le monde soit sauvé par lui.  Celui qui croit en lui
n'est pas condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné parce
qu'il n'a pas cru au Fils unique de Dieu.  Or voici ce jugement : la lumière
est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.  Car tout homme qui fait le mal
déteste la lumière et ne vient point à elle, de peur que ses oeuvres ne
soient réprouvées.  Mais celui qui fait la vérité vient à la lumière.
Il devient ainsi manifeste que ses oeuvres sont faites en Dieu. "

Homélie :

" Jésus disait : «Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même
que le Fils de l'Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ait
la vie éternelle.» "

Voilà le prix que Jésus a payé pour nous ouvrir la porte du Ciel et nous
conduire à sa suite jusque dans la vie éternelle !  Voilà le prix : comme le
serpent que Moïse éleva dans le désert, Jésus a été élevé en Croix, il est
mort pour nous sur le bois de la Croix, avant de s'élever lui-même au Ciel au
jour de son Ascension !  Le serpent que Moïse éleva dans le désert fut source
de guérison : pareillement, le Seigneur Jésus qui est maintenant dans le Ciel
est source de vie éternelle par les mérites de sa Passion douloureuse et de
sa mort sur la Croix.

Le serpent dans le désert était un signe pour les Hébreux : le signe de la
miséricorde de Dieu envers son Peuple, le Peuple qu'Il avait choisi pour
faire resplendir sa gloire et sa magnificence par toute la terre.
Semblablement, mais avec toute la réalité qu'Il est en lui-même, le Seigneur
Jésus est le signe de la miséricorde et de l'amour de Dieu envers tous les
hommes.  Ses plaies glorieuses qui sont les siennes dans le Ciel sont autant
de joyaux qui témoignent de son triomphe sur le péché et sur la mort, mais
plus encore et surtout, ses plaies sont les signes éclatants et sans cesse
visibles pour tous les élus du Ciel de son inépuisable amour pour ceux qu'Il
a choisis de toute éternité pour vivre avec lui dans la Gloire.

" En effet, Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique. "

Dieu nous aime !  Notre Père du Ciel, notre Créateur à tous, nous aime
tellement que cet amour le pousse à nous donner son Fils unique.  Saint Jean
parle au passé ; il dit : "Dieu a aimé... il a donné..."  Mais tout ceci est
vrai aussi au présent, car pour Dieu tout est toujours au présent : Dieu est
éternel, et il n'y a pour lui ni passé ni futur.  Ce n'est que par rapport à
nous les hommes qu'il y a un passé et un futur pour Dieu.  La Parole du Père,
son Verbe, son Fils, s'est incarnée dans le sein de la Très Sainte Vierge
Marie il y a deux mille ans.  C'est cela qui est du passé, c'est alors que
Dieu a donné son Fils unique.  Mais aujourd'hui encore, on peut dire que Dieu
nous donne son Fils, chaque jour, chaque heure, chaque minute : si nous le
lui demandons humblement et avec une grande foi, Dieu nous donne Celui qui
est sa Vie, toute sa raison d'être, Celui qui est l'objet de tout son amour.

" Ainsi, tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais aura la vie
éternelle. "

Le Seigneur Jésus est Dieu : Il est la Vérité.  Il est la Vérité qu'il faut
croire, car elle dépasse toute intelligence, elle est au-dessus de toute
raison, elle est surnaturelle et divine.  Mais comme il s'agit de la Vérité
qui est Dieu, cette Vérité est aussi Vie : le Seigneur qui est Vérité est
aussi Vie, parce qu'Il est l'Amour tout-puissant et miséricordieux, l'Amour
Infini, qui ne peut pas ne pas se communiquer à quiconque veut bien entrer en
communion de Vie avec Lui.  Ainsi, par la vertu de foi, la Vérité qui est
Dieu, et à laquelle nous croyons, nous donne sa Vie : par la foi, nous sommes
rendus participants de la vie même de Dieu dans le Seigneur Jésus.
D'ailleurs, écoutons le Seigneur qui nous parle : "En vérité, en vérité je
vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle." (Jn. 6, 47)

" La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à
la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.  Car tout homme qui
fait le mal déteste la lumière et ne vient point à elle, de peur que ses
oeuvres ne soient réprouvées. "

Saint Jean nous l'avait déjà dit en commençant son Evangile : "Le Verbe était
la véritable Lumière qui, venant dans le monde, éclaire tout homme.  Il était
dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a pas connu.
Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu." (Jn. 1, 9-11)  C'est
le drame de toute la Création : la Lumière est là, dans le monde, et combien
nombreux sont ceux qui la rejettent, qui ne vont pas à elle pour être
illuminés intérieurement par sa grâce toute-puissante !  Les hommes ont peur
de cette lumière divine, ils ne veulent pas s'en approcher, car elle risque
de manifester à tous et partout la laideur de leur vie.  Mais surtout, ils ne
veulent pas voir dans cette lumière la vie et l'amour qu'elle est
essentiellement : parce qu'ils ne veulent pas changer de vie, parce qu'ils ne
veulent pas participer à la vie de Dieu.

" Mais celui qui fait la vérité vient à la lumière.  Il devient ainsi
manifeste que ses oeuvres sont faites en Dieu. "

Relevons cette expression de Saint Jean : "Celui qui FAIT la vérité..."  La
Vérité de Dieu qui est Lumière (cf. 1 Jn. 1, 5) est une Vérité qui ne peut
être dissociée des actes de vertus et des oeuvres à accomplir en conformité
avec les commandements de Dieu et de l'Église.  Il ne suffit pas de croire
simplement, il faut aussi accomplir des oeuvres de charité et de miséricorde.
Parmi elles, nous allons bientôt accomplir la plus importante de toutes.
Nous allons communier à l'Eucharistie : nous nous préparons à participer à la
Passion du Christ, à communier à son Sacrifice, celui que le Seigneur offrit
une fois pour toutes, mais qui va être actualisé par le sacrement, pour nous
qui vivons maintenant !  Nous allons nous associer au Christ mort et
ressuscité, Celui qui a été élevé de terre sur le bois de la Croix, et qui
est maintenant élevé à la droite du Père qui est aux Cieux !

Que la Très Sainte Vierge Marie, qui a vu son Fils sur la Croix, nous aide à
recevoir dignement son Fils Jésus, afin que nous participions à la Passion du
Christ, pour son Corps, qui est l'Église !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b4dimcar.mp3

*

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

#223 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 20. Mars 2012  21:16
Sujet: Homélie pour le cinquième dimanche de Carême - 25-03-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

5ème dimanche de Carême - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Jn 12, 20-33 sont disponibles :

*

http://meynen.homily-service.net/an2000/b5dimcar.htm

Homélie pour le cinquième dimanche de Carême  -  Année B  -  Jn. 12, 20-33

"Parmi ceux qui montaient pour adorer durant la fête, il y avait quelques Grecs.
Ils abordèrent Philippe (de Bethsaïde en Galilée) et lui firent cette  demande :
«Nous voudrions voir Jésus.»  Philippe vint le dire à André ; puis André et
Philippe allèrent ensemble le dire à Jésus.

"Jésus leur adressa la parole : «Voici venue l'heure où doit être glorifié le
Fils de
l'Homme, leur dit-il.  En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain tombé
dans la
terre ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruits. 
Celui qui
aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la
vie
éternelle.  Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là
sera
aussi mon serviteur.  Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera.  Mon âme est à
présent dans le trouble.  Et que dire ? ... :  Père, sauve-moi de cette heure ! 
Mais
c'est précisément pour cela que je suis venu à cette heure.  Père, glorifie ton
nom !»
Et du ciel vint une voix : «Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore.»

"La foule des assistants qui avaient entendu, disaient que c'était le tonnerre.
D'autres : «Un ange lui a parlé.»  Jésus dit : «Ce n'est pas pour moi que cette
voix
a retenti, mais pour vous autres.  C'est maintenant qu'a lieu le jugement du
monde.
C'est maintenant que va être expulsé le prince de ce monde.  Et moi, lorsque je
serai élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi.»  Et ce disant, il
faisait
allusion au genre de mort qu'il devait subir."

Homélie :

"Parmi ceux qui montaient pour adorer durant la fête, il y avait quelques Grecs.
Ils abordèrent Philippe (de Bethsaïde en Galilée) et lui firent cette  demande :
«Nous voudrions voir Jésus.»  Philippe vint le dire à André ; puis André et
Philippe allèrent ensemble le dire à Jésus."

Nous sommes aujourd'hui au dimanche de la Passion.  Une semaine avant le
dimanche des Rameaux, l'Eglise veut que nous nous préparions déjà à célébrer le
Christ dans son triomphe le jour où il entra solennellement à Jérusalem acclamé
par une foule nombreuse.  Déjà, l'Eglise veut que nous n'oubliions surtout pas
que,
si la Passion de Jésus eut lieu et si la nôtre doit être aussi notre partage
tout au
long de notre vie, néanmoins, la gloire et le triomphe à la suite du Christ nous
attend pour la vie éternelle.  Mais, nous le savons, et c'est l'Esprit qui en
témoigne
à notre esprit, la vie éternelle est déjà commencée ici-bas dans notre vie
temporelle
et passagère : déjà, nous sommes glorifiés avec le Christ ressuscité, et c'est
fort de
ce triomphe et de cette glorification anticipée que nous marchons à la suite du
Sauveur, portant courageusement, avec l'aide de la grâce de Dieu, nos petites
croix de chaque jour.

L'évangile de ce dimanche raconte un épisode qui se passa le jour même du
dimanche des Rameaux.  C'est le grand triomphe de Jésus !  Et quelques Grecs
demandent à voir le Messie !  Jésus va en profiter pour expliquer à tous le vrai
sens
de cette manifestation solennelle.  Car rien n'est laissé au hasard dans cette
entreprise divine que constitue le salut du monde.  Tout a son sens, sa
signification,
mais surtout sa part de Mystère !

"Jésus leur adressa la parole : «Voici venue l'heure où doit être glorifié le
Fils de
l'Homme, leur dit-il.  En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain tombé
dans la
terre ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruits. 
Celui qui
aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la
vie
éternelle.  Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là
sera aussi
mon serviteur.  Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera.»"

Jésus est le Messie.  C'est vrai.  Mais il reste quand même un homme comme les
autres, sauf qu'il ne porte pas en lui la moindre trace de péché.  Il ne peut en
être
autrement : si Jésus n'était pas pleinement homme, il n'aurait jamais pu nous
sauver pleinement.  Mais vivant sa vie d'homme, le Christ est sans cesse
instruit
par l'Esprit qui repose sur lui en plénitude.  Pas un instant de sa vie, depuis
sa
conception dans le sein de la Vierge Marie, Jésus n'est délaissé et abandonné
par
Celui qui le guide et qui l'instruit, par l'intermédiaire du Verbe, sous le
regard
bienveillant du Père.  Toute sa vie, Jésus sait, dans l'Esprit, qu'un jour son
heure
viendrait.  Et, maintenant, cette heure est arrivée : "Voici venue l'heure où
doit
être glorifié le Fils de l'Homme."  Jésus en est sûr, il le sait, l'Esprit le
lui a dit, il
n'y a pas d'alternative : c'est "maintenant" !

Jésus explique ensuite ce qui doit lui arriver, et ce qui doit aussi arriver à
tous
ceux qui veulent marcher à sa suite.  "En vérité, en vérité je vous le dis, si
le grain
tombé dans la terre ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup
de
fruits."  Jésus veut donner sa vie pour le salut du monde : pour gagner à son
Père
une multitude de frères et de soeurs, il veut donner sa propre vie, car, c'est
ainsi
qu'il ne sera plus seul mais que, avec tous ses frères et soeurs ressuscités en
lui,
il formera ce grand Corps qu'est l'Eglise.  Nous aussi, à la suite de Jésus, et
avec
lui, dans l'Esprit, nous sommes invités à donner notre propre vie à Dieu, en
sacrifice spirituel, afin que le Corps de l'Eglise se fortifie et grandisse,
avançant
toujours vers l'unité parfaite de tous les croyants en Jésus Fils de Dieu.

Dans notre vie de chaque jour, il ne manque pas d'occasions d'être charitable
avec
les personnes que nous rencontrons, même si nous les supportons difficilement,
favorisant les liens et les relations avec un tel ou un tel, permettant ainsi à
l'Esprit de Dieu d'agir dans le coeur des hommes en vue de l'unité de tous.  Que
chaque jour nous puissions dire avec Saint Paul : "Ce qui manque aux épreuves
du Christ, je l'achève en ma chair pour son corps, qui est l'Eglise." (Col. 1,
24)

"«Mon âme est à présent dans le trouble.  Et que dire ? ... :  Père, sauve-moi
de
cette heure !  Mais c'est précisément pour cela que je suis venu à cette heure.
Père, glorifie ton nom !»  Et du ciel vint une voix : «Je l'ai glorifié et je le
glofierai
encore.»

Est-ce facile de porter chaque jour sa croix ?  Certainement pas !  La preuve :
Jésus lui-même a ressenti du trouble à l'heure du sacrifice suprême.  "Mon âme
est à présent dans le trouble.  Et que dire ? ... : Père, sauve-moi de cette
heure !"
Assurément, Jésus aurait pu éviter de passer par cette humiliation d'être
troublé,
et cela, publiquement.  Mais son Amour est si grand, sa Miséricorde si
débordante,
qu'il n'hésita pas à souffrir pour nous le plus qu'il pouvait.  Ce fut
d'ailleurs pire le
soir du Jeudi-Saint, la veille de sa Passion, alors qu'il était en prière au
Jardin
des Oliviers : "Père, s'il te plaît, éloigne de moi cette coupe !  Toutefois,
que ta
volonté soit faite, et non la mienne." (Lc. 22, 42)

Mais Jésus, un instant troublé, se reprend très vite, et déclare : "Mais c'est
précisément pour cela que je suis venu à cette heure.  Père, glorifie ton nom !"
Et la glorification ne tarde pas.  Une fois le sacrifice accompli, ici un
sacrifice
spirituel, le Père glorifie son Fils en faisant entendre sa voix : "Je l'ai
glorifié et
je le glorifierai encore."  Ce fut pareil au Jardin des Oliviers.  Après avoir
été
tenté de découragement, Jésus décide résolument d'aller au supplice qui l'attend
:
"C'en est fait !  L'heure est venue ; voici que le Fils de l'Homme est livré aux
mains
des pécheurs.  Levez-vous, allons ; celui qui me livre est là !" (Mc. 14, 41-42)
Mais il fallut attendre le dimanche de la Résurrection pour assister à la
glorification du Fils par le Père, dans l'Esprit.

"La foule des assistants qui avaient entendu, disaient que c'était le tonnerre.
D'autres : «Un ange lui a parlé.»  Jésus dit : «Ce n'est pas pour moi que cette
voix
a retenti, mais pour vous autres.  C'est maintenant qu'a lieu le jugement du
monde.
C'est maintenant que va être expulsé le prince de ce monde.  Et moi, lorsque je
serai élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi.»  Et ce disant, il
faisait
allusion au genre de mort qu'il devait subir."

"Ce n'est pas pour moi que cette voix a retenti, mais pour vous autres."  Jésus,
en
effet, n'a pas besoin de ce secours extérieur, de cette consolation sensible :
il a en
lui l'Esprit qui le console puissamment, car l'Esprit est Puissance de Dieu. 
Jésus
est et demeure tout-puissant.  Même dans les plus grandes faiblesses de sa
Passion,
alors qu'il était agonisant sur la Croix du Calvaire, le Christ demeurait maître
de
tout et capable des actes les plus extraordinaires.  Il en donna même la preuve
lorsque, épuisé, tout à fait incapable de quoi que ce soit, humainement parlant,
il
expira après avoir poussé un grand cri, que seule la Puissance même de Dieu
était
alors capable de lui permettre d'accomplir : "Poussant alors un grand cri, Jésus
dit :
«Père, je remets mon esprit entre tes mains.»  Et sur ces mots, il expira." (Lc.
23, 46)
"Le centurion en faction devant Jésus, voyant qu'il avait expiré ainsi, dit :
«Assurément, cet homme était Fils de Dieu.»" (Mc. 15, 39)  Non, si la voix du
Père
retentit, ce ne fut pas pour Jésus lui-même, mais bien pour nous, pour les
membres de
son Corps mystique : Jésus voulait paraître impuissant et troublé, afin de
ressembler
davantage à nous et d'être ainsi notre modèle.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous accompagne toujours sur notre chemin vers
Pâques, vers cette glorification avec le Christ !

*

http://meynen.homily-service.net/an2006/b5dimcar.htm

Homélie pour le cinquième Dimanche de Carême  -  Année B  -  Jn. 12, 20-33

" Parmi ceux qui montaient pour adorer durant la fête, il y avait quelques
Grecs.  Ils abordèrent Philippe (de Bethsaïde en Galilée) et lui firent cette
demande : «Nous voudrions voir Jésus.»  Philippe vint le dire à André ; puis
André et Philippe allèrent ensemble le dire à Jésus.

" Jésus leur adressa la parole : «Voici venue l'heure où doit être glorifié le
Fils de l'Homme, leur dit-il.  En vérité, en vérité je vous le dis, si le
grain tombé dans la terre ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte
beaucoup de fruit.  Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie
en ce monde la conservera pour la vie éternelle.  Si quelqu'un veut me
servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là sera aussi mon serviteur.  Si
quelqu'un me sert, le Père l'honorera.  Mon âme est à présent dans le
trouble.  Et que dire ? : Père, sauve-moi de cette heure !  Mais c'est
précisément pour cela que je suis venu à cette heure.  Père, glorifie ton
nom !»  Et du ciel vint une voix : «Je l'ai glorifié et je le glorifierai
encore.»

" La foule des assistants qui avaient entendu disaient que c'était le
tonnerre.  D'autres : «Un ange lui a parlé.»  Jésus dit : «Ce n'est pas pour
moi que cette voix a retenti, mais pour vous autres.  C'est maintenant qu'a
lieu le jugement du monde.  C'est maintenant que va être expulsé le prince de
ce monde.  Et moi, lorsque je serai élevé de la terre, j'attirerai tous les
hommes à moi.»  Et ce disant, il faisait allusion au genre de mort qu'il
devait subir. "

Homélie :

" Parmi ceux qui montaient pour adorer durant la fête, il y avait quelques
Grecs.  Ils abordèrent Philippe (de Bethsaïde en Galilée) et lui firent cette
demande : «Nous voudrions voir Jésus.» "

Cet événement se passa le jour même des Rameaux, le jour de l'entrée
triomphale de Jésus à Jérusalem.  Cet accueil de Jésus dans la Ville Sainte
fut si remarqué que des Grecs, c'est-à-dire des étrangers de race juive, des
gens vivant hors de Palestine, demandèrent à voir Jésus.  Comment donc ne pas
voir dans l'évangile de ce jour une préparation à ce grand dimanche qui
vient : le Dimanche des Rameaux, le jour où nous accueillons le Seigneur dans
toute notre vie, aussi bien avec notre âme qu'avec notre corps, c'est-à-dire
en priant, mais aussi en brandissant dans nos mains ces rameaux bénits,
signes de la Victoire éternelle du Christ dans son Eglise !

" Jésus leur adressa la parole : «Voici venue l'heure où doit être glorifié le
Fils de l'Homme, leur dit-il...» "

Jésus sait tout, car il est non seulement Homme, il est non seulement "le fils
de l'Homme", ainsi qu'il se présente lui-même, mais il est aussi et d'abord
Dieu.  Et si Jésus sait tout, comment pourrait-il ne pas savoir que sa
Passion est toute proche, mais aussi que sa Résurrection ne tardera pas non
plus ?  Jésus sait tout ; il sait que son heure est venue, l'heure de la
glorification !  Il ne s'agit pas de la glorification de son âme, car dès
l'Incarnation du Verbe, l'âme humaine de Jésus est éternellement glorifiée et
sanctifiée par l'Esprit-Saint qui repose sur Lui.  Il s'agit maintenant de la
glorification de son corps, cet élément de sa personne qui est si important
pour lui.  N'est-il pas celui qui vient rendre visible sur terre le Dieu
invisible ?

" «En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain tombé dans la terre ne
meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.  Celui qui
aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour
la vie éternelle.» "

Oui, la vie éternelle est à ce prix !  Il faut être prêt, si Dieu le veut et
le demande, à perdre sa vie pour gagner la vie éternelle, la vie même de Dieu
qui nous est offerte en participation.  Notre âme est immortelle, mais notre
corps peut être séparé de notre âme et ainsi mourir : c'est le sort de tout
un chacun depuis le péché originel.  Nous pouvons, à tout moment, perdre la
vie et mourir.  Mais sommes-nous résignés à mourir ?  Avons-nous dès à
présent accepté de mourir, quand Dieu voudra, pour gagner le Ciel et la vie
éternelle ?  Jésus l'a fait avant nous !  Suivons son exemple, demandons-lui
la grâce et la force de faire cet acte de résignation : c'est le plus grand
acte que nous puissions faire durant toute notre vie !

" «Mon âme est à présent dans le trouble.  Et que dire ? : Père, sauve-moi de
cette heure !  Mais c'est précisément pour cela que je suis venu à cette
heure.» "

Accepter de mourir, est-ce facile à faire ?  Parfois, oui ; bien souvent, non.
Jésus lui-même nous en a donné l'exemple.  Il est le Tout-Puissant, car il
est Dieu.  Mais il a voulu nous donner un exemple de la difficulté que nous
pouvons rencontrer dans l'acceptation de notre mort.  "Père, sauve-moi de
cette heure !"  C'est le cri même de Jésus dans cette épreuve, épreuve qu'il
revivra plus intensément encore le soir du Jeudi-Saint, au jardin des
Oliviers.  Mais tout de suite il se ressaisit, car la grâce de Dieu triomphe
toujours si on croit en sa toute-puissance : "Mais c'est précisément pour
cela que je suis venu à cette heure."

" «Père, glorifie ton nom !»  Et du ciel vint une voix : «Je l'ai glorifié et
je le glorifierai encore.» "

Pourquoi le Père intervient-il ici ?  Ce n'est pourtant pas le Père qui
viendra consoler Jésus au Jardin des Oliviers : ce sera un ange qui lui
apparaîtra alors pour le fortifier (cf. Lc. 22, 43).  Le Père est la personne
de la Très Sainte Trinité à laquelle on attribue le bienfait de toute la
Création : c'est Dieu le Père qui créa tous les êtres de l'univers.  Il est
donc tout à fait normal qu'il se manifeste en cette occasion : Jésus qui va
bientôt ressusciter sera le principe et le fondement de la nouvelle création,
celle des corps glorieux, celle où toutes les créatures purifiées par
l'épreuve seront glorifiées dans l'Esprit-Saint, pour la gloire du Père et
celle de toute la création elle-même.

" «C'est maintenant qu'a lieu le jugement du monde.  C'est maintenant que va
être expulsé le prince de ce monde.  Et moi, lorsque je serai élevé de la
terre, j'attirerai tous les hommes à moi.» "

Nous qui participons à cette Eucharistie dominicale, nous allons pouvoir
revivre sacramentellement cette victoire du Christ sur le prince de ce monde,
Satan, comme on l'appelle.  Nous allons être invités par le Seigneur Jésus à
venir nous rassasier de sa vie divine qu'il nous offre dans l'Eucharistie.
C'est la force et la puissance de son Amour qui nous invite à venir le
rejoindre là où il est pour l'éternité : dans le ciel de notre âme !  Que la
Très Sainte Vierge Marie nous aide à nous bien préparer à ce festin de roi !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b5dimcar.mp3

*

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#224 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Vendredi 23. Mars 2012  22:31
Sujet: Homélie pour la Fête de l'Annonciation à Marie - 26-03-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

*

Homélie pour la Fête de l'Annonciation à Marie  -  Lc. 1, 26-38

" Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de
Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la
maison de David, nommé Joseph ; le nom de la vierge était Marie.  L'ange lui
dit en entrant : «Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.»
Bouleversée par ces paroles, elle se demandait ce que signifiait pareille
salutation.

" L'ange lui dit : «Rassure-toi, Marie, tu as gagné la faveur de Dieu.  Tu
vas concevoir et enfanter un fils, à qui tu donneras le nom de Jésus.  Il
sera grand : on l'appellera Fils du Très-Haut.  Le Seigneur Dieu lui donnera
le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob
éternellement et son règne n'aura pas de fin.»  Mais Marie dit à l'ange :
«Comment cela se fera-t-il, puisque je suis vierge ?»  L'ange répondit :
«L'Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de
son ombre.  Aussi l'être saint qui naîtra de toi sera-t-il appelé Fils de
Dieu.  D'ailleurs Elisabeth ta parente vient de concevoir, elle aussi, un fils
dans sa vieillesse ; et celle qu'on disait stérile est à son sixième mois :
pour Dieu, rien n'est impossible.»  Marie dit alors : «Voici la servante du
Seigneur : qu'il me soit fait selon ta parole.»  Et l'ange la quitta. "

Homélie :

Nous sommes à neuf mois de Noël : l'Église célèbre l'Annonciation à
Marie neuf mois avant la naissance de l'Enfant-Jésus, afin de montrer que la
conception du Christ s'est accomplie neuf mois avant sa naissance, en
conformité avec les lois de la nature.  Aujourd'hui, l'Église se souvient du
jour de la conception du Christ, telle que cette conception a été annoncée
à Marie, la Vierge de Nazareth, la fille de Joachim et d'Anne.  Cette annonce
à Marie a été accomplie par un Ange, l'Archange Gabriel, parlant au nom
même de Dieu.  Gabriel veut dire Force de Dieu, ou Puissance de Dieu.

Le Seigneur a envoyé Gabriel, car cet Ange est chargé de négocier une
Alliance entre Dieu et l'homme, une Alliance fondée sur l'union des natures
divine et humaine dans la Personne du Christ, mais une Alliance qui se
concrétise finalement dans l'union de deux êtres totalement différents et
pourtant mystérieusement très semblables entre eux.  Ces deux êtres sont,
d'une part, la Personne de l'Esprit-Saint, qui est la Toute-Puissance du
Très-Haut (d'où l'envoi de Gabriel, Force de Dieu), et d'autre part, la Très
Sainte Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de Dieu.

Le 25 mars 1987, le Serviteur de Dieu, le Pape Jean-Paul II,  signait sa
Lettre encyclique sur la Vierge Marie, "Redemptoris Mater".  Il y disait :
«L'Esprit Saint est déjà descendu sur elle ; elle est devenue son épouse
fidèle à l'Annonciation.» (n. 26)

Avant l'Annonciation, avant de concevoir le Christ en elle, Marie est Vierge,
et elle le dit à l'Ange Gabriel : «Comment cela se fera-t-il, puisque je suis
vierge ?» (Lc. 1, 34)  Marie veut aimer Dieu par dessus tout et pour Lui
seul.  Illuminée par la grâce de Dieu qui est en elle, et même en
plénitude, Marie a choisi la voie de la virginité pour vivre le plus
pleinement avec Dieu.  Elle objecte donc à l'ange Gabriel qu'elle veut bien
accomplir la Volonté de Dieu en devenant la Mère du Christ Sauveur, mais tout
en conservant sa virginité.

Alors l'ange Gabriel lui répond : «L'Esprit-Saint viendra sur toi, et la
puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre.» (Lc. 1, 35)  C'est la
phrase-clé, qui permet à Marie de comprendre, dans la foi, que l'Amour de
Dieu, en la Personne de l'Esprit-Saint, va accomplir en elle cette double
action : la rendre Mère de Dieu par la conception du Christ, et préserver sa
virginité d'une manière perpétuelle.  Marie a compris que l'Esprit-Saint,
parce qu'il est Esprit, va la rendre davantage spirituelle en demeurant en elle
: la virginité de Marie n'est nullement atteinte par la conception de
l'Enfant-Jésus, mais, grâce à l'Esprit-Saint, cette même virginité de
Marie est encore plus vraie, car plus sainte dans Celui qui est l'Esprit-Saint.

Parlant de la Vierge Marie et de l'Église, le Concile Vatican II résume ainsi
l'événement de l'Annonciation à Marie : «Dans le mystère de l'Église,
(...) la bienheureuse Vierge Marie occupe la première place, offrant à un
titre éminent et singulier le modèle de la vierge et de la mère : par sa foi
et son obéissance, elle a engendré sur la terre le Fils du Père, sans perdre
sa virginité, enveloppée par l'Esprit-Saint, comme une nouvelle Eve qui
donne, non à l'antique serpent, mais au Messager de Dieu, une foi que nul
doute n'altère.» (Lumen gentium, n. 63)

Et, parlant de la doctrine révélée de l'Incarnation, John Henry Cardinal
Newman écrivait au Révérend Pusey : «Athanase fut son premier maître et
son maître par excellence.  Il rassembla les enseignements inspirés épars
dans les écrits de David, Isaïe, saint Paul et saint Jean.  Il grava en
caractères indélébiles dans la pensée concrète des fidèles, comme jamais
on ne l'avait fait avant lui, que l'homme est Dieu et que Dieu est homme,
qu'ils se rencontrent en Marie et que, en ce sens, Marie est le centre de
toutes choses.» (4, 87)

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à croire davantage à la
Toute-Puissance de Dieu !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#225 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 27. Mars 2012  19:28
Sujet: Homélie pour le Dimanche des Rameaux - 01-04-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

*

Dimanche des Rameaux - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Mc 11, 1-10 sont disponibles :

*

http://meynen.homily-service.net/an2003/bdimram.htm

Homélie pour le Dimanche des Rameaux  -  Année B  -  Mc. 11, 1-10

" Lorsqu'ils approchent de Jérusalem, du côté de Bethphagé et de
Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus dépêche deux de ses
disciples : «Rendez-vous au village d'en face, leur dit-il.  A peine y
serez-vous entrés que vous trouverez, à l'attache, un ânon, sur lequel
personne n'est encore monté.  Détachez-le, amenez-le.  Si l'on vous
demande : Que faites-vous là ?  vous répondrez : Le Seigneur en a
besoin, mais il va le renvoyer sans tarder.»  Ils s'en furent et
trouvèrent l'ânon attaché dehors, devant une porte, au carrefour.  Ils
se mettent en devoir de le détacher, mais des gens qui se trouvaient
là les interpellent : «Que faites-vous ?  Pourquoi détachez-vous cet
ânon ?»  Ils répondirent comme Jésus le leur avait commandé, et on les
laissa faire.  Ils amènent à Jésus l'ânon, sur lequel ils jettent
leurs vêtements.  Jésus le monta.  Beaucoup de gens étendirent sur la
route, qui leurs vêtements, qui des jonchées de verdure coupées dans
les champs.  Ceux qui marchaient en tête et ceux qui suivaient,
criaient : «Hosanna !  Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le règne qui vient, celui de David, notre père !  Hosanna au
plus haut des cieux !» "

Homélie :

La Messe de ce jour comporte deux évangiles : celui que nous avons lu
avant la procession, et celui de la Passion du Seigneur.  Cette
homélie va nous permettre de comprendre un peu mieux le rapport entre
ces deux textes de la Sainte Ecriture.

" Lorsqu'ils approchent de Jérusalem, du côté de Bethphagé et de
Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus dépêche deux de ses
disciples... "

Saint Marc nous rapporte comment Jésus organisa son entrée à
Jérusalem, quelques jours avant la Pâque.  C'est Jésus qui dirige et
ordonne les préparatifs, il a tout prévu, il sait ce qu'il doit faire,
car il sait ce que veut son Père : il sait ce qui l'attend à
Jérusalem, en bien et en mal, pour que la gloire de son Père soit
manifestée à toute la Création.  Jésus commande, car c'est lui qui est
notre Chef : il est la tête du corps, de l'Eglise, ainsi que l'affirme
Saint Paul (Col. 1, 18).

En même temps qu'il est notre Chef, Jésus, qui est le premier d'une
multitude de frères, c'est-à-dire le premier de ce Corps mystique qui
est l'Eglise, Jésus est notre modèle, celui qu'il faut imiter à tout
prix pour être sauvé en lui.  Or, Jésus vient à Jérusalem, non
seulement pour y être glorifié, mais aussi et d'abord pour y être
humilié, pour mourir dans l'ignominie de la Croix, pour obéir - lui le
Chef - à l'Ordre de son Père.  Saint Paul nous l'a dit : «Quand il eut
revêtu l'aspect d'un homme, il s'est encore abaissé lui-même en se
rendant obéissant jusqu'à la mort, la mort de la croix.» (Ph. 2, 7-8)

" Des gens qui se trouvaient là les interpellent : «Que faites-vous ?
Pourquoi détachez-vous cet ânon ?»  Ils répondirent comme Jésus le
leur avait commandé, et on les laissa faire. "

Voilà le fruit de l'obéissance au Seigneur : la participation à son
pouvoir souverain et universel.  Celui qui obéit sincèrement à l'ordre
du Seigneur ne craint rien ni personne : le Seigneur est avec lui, car
lui-même est au Seigneur.  Mais qu'est-ce qu'obéir au Seigneur, sinon
croire à ce qu'il dit, croire et faire sien le commandement, et donc
la parole même du Seigneur.  Comme dans l'obéissance surnaturelle il y
a toujours quelque chose que l'on ne comprend pas, nous sommes obligés
de croire surnaturellement à l'ordre qui nous est donné.  Nous ne
pouvons pas obéir surnaturellement sans faire entrer en jeu la vertu
surnaturelle de foi.  Nous faisons alors partie de ceux qui pratiquent
sincèrement «l'obéissance de la foi» (Rm. 1, 5).

C'est alors que toute la Création elle-même est glorifiée avec le
Christ, par Lui, et en Lui !  Quand tout est soumis à Dieu dans le
Christ, la gloire de Dieu et sa toute-puissance inégalable sont le
partage de la créature, élevée alors jusqu'à la divinité elle-même !
C'est ainsi qu'un ânon va servir la gloire de Dieu, que les vêtements
tissés et cousus par des mains d'hommes ou de femmes, que les herbes
et les plantes des champs que Dieu a créées vont devenir des
instruments de la gloire de Dieu !  "Ils amènent à Jésus l'ânon, sur
lequel ils jettent leurs vêtements.  Jésus le monta.  Beaucoup de gens
étendirent sur la route, qui leurs vêtements, qui des jonchées de
verdure coupées dans les champs."  Il est vrai que cela ne durera
qu'un temps, le temps d'arriver jusqu'à Jérusalem et à son Temple,
mais cet épisode du dimanche des rameaux est déjà un pâle aperçu de ce
que sera la gloire de Dieu manifestée en toutes choses lors de la
Résurrection finale des justes dans le Christ.

" Ceux qui marchaient en tête et ceux qui suivaient, criaient :
«Hosanna !  Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !  Béni soit
le règne qui vient, celui de David, notre père !  Hosanna au plus haut
des cieux !» "

Jésus est acclamé par la foule des Juifs présents à Jérusalem.  Ils
l'accueillent en disant : "Béni soit celui qui vient au nom du
Seigneur !"  La divinité du Seigneur est proclamée par tous d'une
manière claire et manifeste : Jésus est celui qui vient au nom du
Seigneur, il est le Messie tant attendu !  Saint Matthieu rapporte
d'ailleurs ces paroles de la foule : "Hosanna au Fils de David !" (Mt.
21, 9)

Mais combien de ces Juifs vont-ils demeurer fidèles à ce Jésus qui,
cinq jours plus tard, sera cloué sur une croix entre deux brigands ?
Combien ne vont-ils pas crier alors : "Crucifie-le !  Crucifie-le !"
(Mc. 15, 13-14)  C'est là pour nous une leçon !  Si la créature vient
à être glorifiée avec le Créateur, elle se doit de rester humble et
vigilante, car la toute-puissance à laquelle elle participe n'est pas
devenue la sienne : Dieu reste le seul tout-puissant au Ciel et sur la
terre !

"Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !"  C'est ce que nous
allons dire et chanter bientôt, juste avant la consécration, juste
avant cette nouvelle venue du Christ dans son Eglise.  Soyons
attentifs à ce que nous disons : que notre esprit concorde avec notre
voix.  Nous serons ainsi capables de manifester et de proclamer la
gloire de Dieu avec tout notre être : avec notre âme comme avec notre
corps.  Que la Très Sainte Vierge Marie, qui n'a pas dû manquer
d'assister à l'entrée de Jésus à Jérusalem, nous assiste et nous aide
à accueillir le Seigneur dans toute notre vie !

*

http://meynen.homily-service.net/an2006/bdimram.htm

Homélie pour le dimanche des Rameaux  -  Année B  -  Mc. 11, 1-10

" Lorsqu'ils approchent de Jérusalem, du côté de Bethphagé et de Béthanie,
près du mont des Oliviers, Jésus dépêche deux de ses disciples : «Rendez-vous
au village d'en face, leur dit-il.  A peine y serez-vous entrés que vous
trouverez, à l'attache, un ânon, sur lequel personne n'est encore monté.
Détachez-le, amenez-le.  Si l'on vous demande : Que faites-vous là ?  vous
répondrez : Le Seigneur en a besoin, mais il va le renvoyer sans tarder.»
Ils s'en furent et trouvèrent l'ânon attaché dehors, devant une porte, au
carrefour.  Ils se mettent en devoir de le détacher, mais des gens qui se
trouvaient là les interpellent : «Que faites-vous ?  Pourquoi détachez-vous
cet ânon ?»  Ils répondirent comme Jésus le leur avait commandé, et on les
laissa faire.  Ils amènent à Jésus l'ânon, sur lequel ils jettent leurs
vêtements.  Jésus le monta.  Beaucoup de gens étendirent sur la route, qui
leurs vêtements, qui des jonchées de verdure coupées dans les champs.  Ceux
qui marchaient en tête et ceux qui suivaient, criaient : «Hosanna !  Béni
soit celui qui vient au nom du Seigneur !  Béni soit le règne qui vient,
celui de David, notre père !  Hosanna au plus haut des cieux !» "

Homélie :

" Lorsqu'ils approchent de Jérusalem, du côté de Bethphagé et de Béthanie,
près du mont des Oliviers, Jésus dépêche deux de ses disciples : «Rendez-vous
au village d'en face, leur dit-il.  A peine y serez-vous entrés que vous
trouverez, à l'attache, un ânon, sur lequel personne n'est encore monté.
Détachez-le, amenez-le.» "

Nous célébrons en ce dimanche, une semaine avant Pâques, le plus grand
événement de la vie du Seigneur : son entrée triomphale à Jérusalem.  En ce
jour-là, en effet, Jésus anticipe et réalise déjà, d'une certaine manière,
son retour glorieux et triomphal de la fin des temps.  Chaque année, d'une
manière toujours plus réelle, car plus proche de sa réalisation finale, cette
sollennité permet à l'Eglise et, par elle, au monde entier d'acclamer le Fils
de Dieu comme le vrai Roi de l'Univers, celui à qui tout doit être soumis, au
ciel, sur terre, et dans les enfers.  Chaque année, dans la foi au Fils de
Dieu mort et ressuscité, l'Eglise célèbre cette liturgie céleste où le
Seigneur des Seigneurs et le Roi des Rois est vraiment reconnu par tous pour
ce qu'il est réellement : Créateur et Maître !

Jésus est en marche vers Jérusalem.  Au fil des siècles, année après année,
l'Eglise marche elle aussi vers la Jérusalem céleste, la Ville sainte que
Saint Jean a vue descendre d'auprès de Dieu.  "Je vis la Ville sainte,
Jérusalem nouvelle, descendre du ciel d'auprès de Dieu, comme une fiancée
parée pour son époux." (Ap. 21, 2)  Mais la Jérusalem céleste n'est pas une
ville ordinaire : c'est une cité de pierres vivantes, une ville composée des
saints et de tous les élus de Dieu.  Ainsi, lorsque l'Eglise marche vers
Jérusalem, à la suite du Christ, elle marche vers son image parfaite, vers ce
qu'elle doit devenir de plus en plus : l'épouse sainte et immaculée du
Christ.  Comme la Jérusalem céleste, l'Eglise doit descendre d'auprès de
Dieu, c'est-à-dire s'humilier et se reconnaître indigne de la place qu'elle
occupe dans le ciel, auprès de Dieu.  C'est en agissant ainsi que l'Eglise
sera glorifée avec le Christ.  Car, celui qui s'humilie sera élevé :
"Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé." (Mt.
23, 12)

Nous avons tous besoin de pratiquer l'humilité : si nous voulons être
glorifiés avec le Christ, notre Sauveur, nous devons reconnaître que Dieu est
notre Créateur et notre Maître, que tout doit lui être soumis, aussi bien
notre corps que toutes les facultés de notre âme.  Les disciples que le
Seigneur envoya chercher un ânon avaient cette humilité qui glorifie : ils le
manifestèrent en obéissant fidèlement à l'ordre de Jésus.  Imitons-les dans
notre vie de tous les jours, soyons fidèles aux commandements de Dieu et de
l'Eglise, obéissons humblement aux ordres que nous recevons de ceux que Dieu
a placés pour nous guider vers cette glorification avec le Christ Maître et
Seigneur de l'Univers !

" «Si l'on vous demande : Que faites-vous là ?  vous répondrez : Le Seigneur
en a besoin, mais il va le renvoyer sans tarder.»  Ils s'en furent et
trouvèrent l'ânon attaché dehors, devant une porte, au carrefour.  Ils se
mettent en devoir de le détacher, mais des gens qui se trouvaient là les
interpellent : «Que faites-vous ?  Pourquoi détachez-vous cet ânon ?»  Ils
répondirent comme Jésus le leur avait commandé, et on les laissa faire. "

Des trois évangélistes Luc, Marc, et Matthieu qui racontent cet épisode, Saint
Marc nous donne le plus de détails.  Très probablement, Saint Pierre - de qui
Saint Marc tient son récit - a été très frappé par l'événement, à un point
tel qu'il en a retenu tous les détails.  Surtout celui-ci (qui n'est rapporté
que par Saint Marc) : "on les laissa faire", c'est-à-dire que les
propriétaires de l'ânon n'opposèrent absolument aucune résistance à l'action
des disciples de Jésus.  N'est-ce pas là étonnant ?  Tout à fait !  Car
n'importe qui aurait opposé une certaine résistance à laisser emporter ainsi
ce qui lui appartient.  Mais, ici, rien de tout cela !  La raison en est que
les disciples ont répondu exactement comme Jésus le leur avait prescrit :
"Ils répondirent comme Jésus le leur avait commandé."

C'est en effet la force et la puissance de la Parole même de Dieu qui permit
aux disciples de Jésus de requérir sans obstacle un ânon pour le Seigneur.
Jésus est Dieu et sa parole est toute-puissante, spécialement lorsque cette
parole porte en elle le mot même de "Seigneur", comme dans le cas qui nous
occupe : "Si l'on vous demande : Que faites-vous là ?  vous répondrez : Le
Seigneur en a besoin, mais il va le renvoyer sans tarder."  Mais comment se
peut-il que ces paroles du Seigneur aient la même force, la même puissance
dans la bouche des disciples que dans celle de Jésus ?  Tout simplement parce
que les disciples croyaient fermement que ce que Jésus avait annoncé allait
en effet se réaliser !  Cet événement, ce fait que les propriétaires de
l'ânon n'opposèrent aucune résistance après que les disciples leur eurent
répondu en utilisant les paroles mêmes du Seigneur, cet événement, disais-je,
témoigne de la foi des disciples en l'annonce prophétique de Jésus !

" Ils amènent à Jésus l'ânon, sur lequel ils jettent leurs vêtements.  Jésus
le monta.  Beaucoup de gens étendirent sur la route, qui leurs vêtements, qui
des jonchées de verdure coupées dans les champs.  Ceux qui marchaient en tête
et ceux qui suivaient, criaient : «Hosanna !  Béni soit celui qui vient au
nom du Seigneur !  Béni soit le règne qui vient, celui de David, notre père !
Hosanna au plus haut des cieux !» "

La monture de Jésus est parée des vêtements des disciples !  Il s'agit tant
d'un soucis d'ornementation et de dignité que d'une volonté très ferme de
s'unir au triomphe du Maître.  Le vêtement est une certaine image de la
personne : il en a la forme et toutes les proportions.  Les vêtements des
disciples jetés sur l'ânon sont un signe manifeste de l'unité qui existe
entre le Seigneur et son Corps, qui est l'Eglise.  Pour les disciples, c'est
un honneur de prêter au Christ quelque chose qui leur est personnel.  En un
sens, ce sont les disciples, aussi bien que le Maître, qui sont acclamés par
la foule : "Hosanna !  Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !  Béni
soit le règne qui vient, celui de David, notre père !  Hosanna au plus haut
des cieux !"

Le "dernier jour", le jour qui vera revenir le Seigneur, le Fils de David, ne
sera pas un jour de tristesse et de larmes : ce sera un jour de joie et de
bonheur !  "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !  Béni soit le
règne qui vient !"  C'est de ce jour-là que parle le Psalmiste lorsqu'il
dit : "Je serai rassasié quand apparaîtra ta gloire !" (Ps. 16, 15)
Puissions-nous avoir assez d'humilité pour être glorifiés avec le Christ en
ce jour-là !  Que le Seigneur nous accorde la grâce de croire à son annonce
prophétique, à la suite de ses disciples, afin que, par Marie, avec Elle, et
pour Elle, nous entrions tous au Royaume de Dieu en chantant sans fin :
"Hosanna au plus haut des cieux !"

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bdimram.mp3

*

Pour l'Année A, 2 homélies différentes sur Mt 21, 1-11 sont disponibles :

*

http://meynen.homily-service.net/an2002/adimram.htm

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http://meynen.homily-service.net/an2005/adimram.htm

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Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2005/mp3/adimram.mp3

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Pour l'Année C, 2 homélies différentes sur Lc 19, 28-40 sont disponibles :

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http://meynen.homily-service.net/an2004/cdimram.htm

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http://meynen.homily-service.net/an2007/cdimram.htm

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Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cdimram.mp3

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Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#226 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 10. Avril 2012  20:31
Sujet: Homélie pour le deuxième dimanche de Pâques - 15-04-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

*

2ème dimanche de Pâques - Année A, B, C

Pour ce dimanche, 7 homélies différentes sur Jn 20, 19-31 sont disponibles :

*

http://meynen.homily-service.net/an99/a2dimpaq.htm

Homélie pour le deuxième dimanche de Pâques  -  Année A  -  Jean 20, 19-31

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient, par
crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.  Or, Jésus
vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix soit avec vous !» 
Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les disciples furent tout
heureux de revoir le Seigneur.  Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix
soit avec vous !  Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces
mots, il souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis
les péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux
à qui vous les retiendrez.»
"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus
vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le Seigneur.»  Mais
il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, si je
n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne
croirai pas.»  Huit jours après, les disciples étaient à nouveau dans le même
lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu
d'eux.  «La paix soit avec vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton
doigt et vois mes mains.  Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique,
mais crois.»  Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu!»  Jésus lui dit :
«Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui croient sans avoir vu!»
"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui ne
sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que
Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom."

Homélie :

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient, par
crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.  Or, Jésus
vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix soit avec vous !» 
Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les disciples furent tout
heureux de revoir le Seigneur."

Toute cette semaine, nous avons célébré la fête de Pâques !  L'Eglise, dans la
joie et le triomphe de la Résurrection du Seigneur, a manifesté sa foi au Fils
de Dieu d'une manière continue, jour après jour : en consacrant une semaine
entière à la Résurrection du Christ, l'Eglise a voulu montrer à tous les hommes
quelle est sa foi et son espérance en la pérennité de sa propre Résurrection à
la fin des temps !  Car alors, ce sera le jour sans déclin, le jour qui n'a pas
de lendemain, le jour qui se prolongera indéfiniment dans l'éternité du Dieu Un
et Trine !  Alors, ce sera le Jour du Seigneur, le "Dies Domini" de l'éternelle
Résurrection !

Ce qui s'est passé le Jour de Pâques se répète ainsi toute la semaine qui suit. 
Et pareillement, le dimanche, huit jours après la première apparition du
Seigneur.  Il n'est pas dit dans l'évangile que le Seigneur apparut chaque jour
qui suivit sa Résurrection.  Mais pourquoi ne l'aurait-il pas fait ?  Alors
qu'il ne lui restait que quarante jours à vivre sur terre, Jésus n'aurait-il pas
mis à profit ce temps précieux pour converser avec ses disciples ?  Saint Luc,
dans les Actes des Apôtres, l'insinue très clairement, lorsqu'il parle des
Apôtres et de Jésus, disant : "C'est à eux qu'après sa passion, il s'est montré
vivant ; il leur en donna plusieurs preuves par ses apparitions quarante jours
durant, et il les entretint des choses qui concernent le royaume de Dieu." (Ac.
1, 3)  D'ailleurs, Jésus ne serait-il pas apparu chaque jour à Marie, sa Mère ?

"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus
vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le Seigneur.»  Mais
il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, si je
n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne
croirai pas.»  Huit jours après, les disciples étaient à nouveau dans le même
lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu
d'eux.  «La paix soit avec vous», leur dit-il."

Sans aucun doute, Jésus ressuscité apparut fréquemment à ses disciples.  Il y
eut des apparitions dont on ne sait à peu près rien, car elles avaient un
caractère plutôt privé, et il y eut des apparitions dont les évangélistes
tinrent compte dans leur récit.  Nous le savons : les évangélistes ne purent
tout raconter des faits et gestes du Seigneur.  Saint Jean prit soin de nous en
avertir, si besoin était : "Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait
beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre."  Et :
"Jésus a fait bien d'autres choses encore.  Si on les relatait par le détail, je
ne crois pas que le monde lui-même pourrait contenir les livres qu'il en
faudrait écrire." (Jn. 21, 25)

Il y eut donc trois apparitions majeures du Seigneur : celle du soir de Pâques,
celle du huitième jour après la Résurrection, et celle de la pêche miraculeuse. 
C'est de cette dernière dont parle ainsi Saint Jean : "C'était déjà la troisième
fois que Jésus apparaissait à ses disciples depuis sa résurrection." (Jn. 21,
14)  Mais il y eut aussi d'autres apparitions.  Ainsi, dès le matin de Pâques,
Jésus apparut à Pierre : "Il est apparu à Simon." (Lc. 24, 34)  Et pareillement,
Jésus se fit voir à Marie de Magdala, qui rapporta : "J'ai vu le Seigneur, et
voici ce qu'il m'a dit . . ." (Jn. 20, 18)

L'apparition du huitième jour, qui peut être la deuxième en importance selon
Saint Jean, ne l'est pas en réalité : c'est plutôt un signe de la "dernière"
apparition du Ressuscité, car elle vient à la fin de cette semaine, que Dieu
lui-même a établie dès la Création du monde !  La semaine est en effet le temps
de Dieu, la périodicité que le Créateur a comme inscrit dans toute la création
afin que celle-ci lui rende honneur et gloire à temps fixe et déterminé.  La
semaine est ce signe, toujours présent parmi nous, qui annonce l'éternité de
Dieu et le Retour de son Christ !

"Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  «La paix soit avec
vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes mains. 
Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»  Thomas lui
répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu!»  Jésus lui dit : «Parce que tu m'as vu,
tu crois.  Heureux ceux qui croient sans avoir vu!»"

Thomas, l'Apôtre qui ne voulait pas croire à la Résurrection de son Maître, nous
montre ainsi fort bien quelle peut être, d'une part, la faiblesse des fidèles
qui sont confrontés aux derniers temps, et d'autre part, la miséricorde de Dieu
qui vient au secours de ses élus par tous les moyens.  Thomas ne voulait pas
croire . . .  Or, Jésus n'a-t-il pas déclaré : "Lorsque le Fils de l'Homme
reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?" (Lc. 18, 8)  Mais Jésus ne
dédaigna pas apparaître expressément à Thomas pour que celui-ci retrouve la foi
en lui !  Et pour nous aussi, il apparut à Thomas ! "Sous les yeux de ses
disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas consignés
dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Fils de
Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom."

*

http://meynen.homily-service.net/an2000/b2dimpaq.htm

Homélie pour le deuxième dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jean 20, 19-31

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient, par
crainte
des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.  Or, Jésus vint, et
se
trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il
leur
montra ses mains et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le
Seigneur.  Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous ! 
Comme le
Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla sur eux :
«Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à qui
vous les
remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez.»

"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus
vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le Seigneur.»  Mais
il
leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, si je n'introduis
mon
doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas.»  Huit
jours
après, les disciples étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec
eux.
Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  «La paix soit avec
vous», leur
dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes mains.  Mets la main
dans
mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»  Thomas lui répondit : «Mon
Seigneur
et mon Dieu!»  Jésus lui dit : «Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux
qui
croient sans avoir vu !»

"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui ne
sont
pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus
est le
Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom."

Homélie :

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient, par
crainte
des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.  Or, Jésus vint, et
se trouva
au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur
montra ses
mains et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur."

S'étant offert une fois pour toutes sur le bois de la Croix, Jésus est
maintenant vivant
pour toujours : il est ressuscité d'entre les morts !  Après cette terrible
épreuve de la
mort, après avoir subi pendant trois jours la séparation de son âme d'avec son
corps
(car c'est ça la mort), le Christ est à jamais vivant dans l'Esprit.  Durant sa
vie
mortelle, l'Esprit-Saint reposait déjà sur Jésus.  Mais, par la résurrection du
Christ,
ce même Esprit, qui sanctifiait déjà son âme, et par cette dernière, son corps
tout
entier, se donna pleinement à lui, et notamment à son corps, afin de lui
procurer la
gloire du Père pour l'éternité.

Fort du Don de l'Esprit, le Christ est glorifié dans son âme et dans son corps :
il
appartient désormais au monde de la gloire, ce monde qui est au-delà de notre
monde !  Il lui est cependant possible, quand il le veut, d'apparaître dans
notre
monde : son corps, spiritualisé dans l'Esprit, devient alors visible pour tous
ceux à
qui il veut apparaître.  C'est ce qui arriva le soir du jour de Pâques, alors
que les
disciples étaient réunis au cénacle : "Jésus vint, et se trouva au milieu
d'eux."

"Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme le Père
m'a
envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla sur eux : «Recevez
l'Esprit-
Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à qui vous les remettrez ;
seront
retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez.»"

Pourquoi Jésus apparaît-il à ses disciples ?  N'a-t-il pas eu le temps durant sa
vie
de dire à ses disciples tout ce qu'ils devaient savoir ?  Comme Jésus est Dieu,
il
savait tout, et il pouvait bien sûr tout prévoir, et prévoir le temps qu'il
fallait pour
instruire les apôtres alors qu'il était encore en vie.  Alors pourquoi ces
apparitions ?
La réponse est simple.  Durant sa vie mortelle, Jésus enseignait ses disciples
par
ses paroles, des "paroles de grâce" (Lc. 4, 22) qu'il prononçait dans l'Esprit :
c'était
alors davantage l'esprit et l'âme du Christ qui servaient d'intermédiaire pour
le
Verbe, la Parole, qui révélait le Père.  Mais, depuis sa résurrection, le Christ
pouvait davantage se servir de son corps glorifié pour révéler la Vie du Père
qui l'a
envoyé parmi nous.  Le Verbe, Fils du Père, ayant assumé toute la nature
humaine,
âme et corps tout ensemble, il était nécessaire, en un certain sens, que le Père
soit
révélé au monde tant par l'intermédiaire du corps du Christ que par son âme. 
C'est
ce qui s'accomplit lors des apparitions du Seigneur à ses disciples après qu'il
fût
ressuscité d'entre les morts.

Jésus donna donc l'Esprit-Saint à ses disciples en soufflant d'abord sur eux, en
utilisant son corps, et ensuite en leur disant ces quelques paroles conçues dans
son
esprit : "Recevez l'Esprit-Saint.  Seront remis les péchés de ceux à qui vous
les
remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez."

"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus
vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le Seigneur.»  Mais
il
leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, si je n'introduis
mon
doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas.»  Huit
jours
après, les disciples étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec
eux.
Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  «La paix soit avec
vous», leur
dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes mains.  Mets la main
dans
mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»  Thomas lui répondit : «Mon
Seigneur
et mon Dieu!»  Jésus lui dit : «Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux
qui
croient sans avoir vu !»"

Le cas de Saint Thomas est anecdotique.  Tout le monde le connaît.  Il fait
presque
partie de cette culture "moderne" issue du christianisme.  Monsieur tout le
monde,
même s'il n'est pas chrétien pratiquant, vous dira : "Moi, je suis comme Saint
Thomas !  Il faut que je vois pour croire !"  Bref, tout un chacun connaît cette
histoire.

Pourtant, il s'agit là d'une merveilleuse histoire !  Car c'est la nôtre, c'est
celle de
toute l'Eglise.  Tout au long de son histoire, l'Eglise a bénéficié
d'apparitions du
Seigneur, de la Vierge Marie, et de Saints, que Dieu envoyait pour venir en aide
à la
faiblesse de notre foi.  En un sens, ces apparitions ne sont pas nécessaires. 
Pourtant,
vu notre misère, notre tendance au découragement, toutes ces séquelles du péché
originel, la miséricorde surabondante du Coeur de Jésus ne laisse jamais les
enfants
de Dieu sans soulagement : les apparitions des Saints viennent fortifier la
faiblesse
des petits, ceux qui menacent de chanceler dans leur foi.

Oui !  C'est une merveilleuse histoire !  Celle du Coeur de notre Dieu !  Car
ici encore,
le corps du Christ est le lieu de la Révélation de l'Amour du Père pour tous les
hommes, surtout pour ceux qui perdent courage.  Saint Thomas mit la main dans le
côté du Christ, il toucha son Coeur sacré, et il en reçut un torrent de grâces
et de
délices qui en firent un véritable apôtre de la Résurrection et un martyr de la
foi au
Fils de Dieu.

"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui ne
sont
pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus
est le
Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom."

Lorsque Jésus apparaît, c'est pour fortifier notre foi.  Car une apparition du
Seigneur,
ou de la Sainte Vierge, par exemple, ne dure jamais longtemps.  Il s'agit, la
plupart
du temps, d'un court instant, qui reste à jamais gravé dans la mémoire des
voyants.
Mais ensuite, ceux qui ont été témoins de l'apparition doivent continuer de
croire, à
temps et à contretemps.  Ce fut le cas pour les apôtres.  Il virent le Seigneur
Jésus
ressuscité, mais ensuite, grâce à l'Esprit qui habitaient en leur coeur, ils
crurent
pour toujours en Jésus Fils de Dieu, vivant pour les siècles des siècles.  A
leur suite,
l'Eglise croit elle aussi à la Résurrection du Christ : à la suite des tous les
apôtres, à
la suite de Saint Thomas, fort de la miséricorde du Seigneur, l'Eglise croit,
jour
après jour, jusqu'à la fin des temps, que Jésus de Nazareth est mort et
ressuscité
dans la gloire de Dieu le Père !

Que la Très Sainte Vierge Marie, Reine des Apôtres et Mère de l'Eglise, nous
aide à
croire pour toujours en son Fils Jésus !

*

http://meynen.homily-service.net/an2002/a2dimpaq.htm

Homélie pour le deuxième dimanche de Pâques  -  Année A  -  Jn. 20, 19-31

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples
avaient, par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils
se tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur
dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains
et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.
Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !
Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il
souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis
les péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les
péchés de ceux à qui vous les retiendrez.»

"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque
Jésus vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le
Seigneur.»  Mais il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque
des clous, si je n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main
dans son côté, je ne croirai pas.»  Huit jours après, les disciples
étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà
que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  «La paix soit avec
vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes
mains.  Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais
crois.»  Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu!»  Jésus lui
dit : «Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui croient sans
avoir vu!»

"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres
miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été
pour que vous croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant,
vous ayez la vie en son nom."

Homélie :

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples
avaient, par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils
se tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur
dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains
et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le
Seigneur."

C'est aujourd'hui le dimanche de la Miséricorde !  Depuis l'an 2001,
le deuxième dimanche de Pâques, c'est-à-dire aujourd'hui, nous
consacrons un jour, le Jour du Seigneur, pour honorer la Miséricorde
divine.  Autant dire, un dimanche pour louer l'Amour de Dieu, un Amour
plein de compassion pour tous ceux qui ont péché, pour nous donc...
Car, qui est sans péché ?  Qui est si pur qu'il n'a nul besoin de
miséricorde ?

Quel bonheur de savoir que Dieu est tout prêt à nous pardonner tous
nos péchés !  Quel bonheur de savoir que la Paix avec le Seigneur est
à notre portée, là, tout près !  Il n'y a qu'à tendre la main !  Il
n'y a qu'à avancer le doigt pour toucher le Coeur de Jésus ressuscité,
car sa plaie du côté est restée ouverte, pour nous montrer son Amour !
Jésus "leur dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur
montra ses mains et son côté."

"Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !
Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il
souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis
les péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les
péchés de ceux à qui vous les retiendrez.»"

Quel bonheur de recevoir du Seigneur le pardon de ses péchés !  Mais
quel bonheur aussi pour nous, les prêtres, d'être associés au Seigneur
dans son sacerdoce unique par lequel il réconcilie en lui tous les
hommes et toutes les femmes qui viennent à lui, par sa grâce !  Car
Jésus a voulu s'associer des hommes, des être humains de sexe
masculin, comme lui, afin de les rendre participant de son sacerdoce
de Miséricorde !

N'est-ce pas là une preuve supplémentaire de miséricorde ?  Non
seulement Jésus veut pardonner à tous les hommes et à toutes les
femmes de la terre, mais, en plus, il veut que sa présence, sa bonté,
sa compassion ne soit pas invisible, impalpable, incorporelle, mais au
contraire comme incarnée dans des êtres de chair comme vous et moi.
Car les prêtres du Seigneur sont appelés à être eux aussi d'autres
Christs, plein de bonté et de compassion pour les pécheurs !  Qu'il en
soit ainsi !

"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque
Jésus vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le
Seigneur.»  Mais il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque
des clous, si je n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main
dans son côté, je ne croirai pas.»  Huit jours après, les disciples
étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà
que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  «La paix soit avec
vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes
mains.  Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»"

Jésus était apparu à ses disciples le soir de Pâques : c'était déjà un
grand témoignage de miséricorde envers eux.  Mais, ce jour-là, il
manquait Thomas...  En fait, on raconte que Thomas était très
découragé, anéanti par tout ce qui venait de se passer...  Mais quand
les autres disciples lui eurent raconté la première apparition du
Seigneur ressuscité, Thomas reprit un peu goût à la vie et se sentit
même plein d'ardeur, non pas pour croire ce que les autres lui avait
dit, mais bien pour être ce contestataire, ce genre de dissident que
l'on rencontre dans presque tous les groupes et associations.  Bref,
Thomas veut en découdre avec ce Jésus qui l'a décu : "Si je ne vois
dans ses mains la marque des clous, si je n'introduis mon doigt à la
place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas."

Chez Thomas, la foi n'est pas morte, grâce à Dieu...  Sinon, Thomas
aurait été se pendre, comme Judas...  Mais la foi de Thomas est sans
force, sans puissance...  Elle est comme dans l'attente d'un
électrochoc, celui que va lui donner l'apparition de Jésus, huit jours
après Pâques...  Car la foi a toujours besoin de recevoir de Dieu
lui-même la force et la puissance pour croire vraiment, d'une manière
durable et stable.  Ainsi, en parlant du diable qui rôde autour de
nous pour nous dévorer, Saint Pierre écrit : "Résistez-lui, fermes
dans la foi." (1 P. 5, 9)  Finalement, en ce huitième jour après sa
Résurrection, Jésus donne à Thomas cette puissance, en lui disant :
"Ne sois pas sceptique, mais crois."  Car cette puissance, cette
force, vient de "la puissance de sa parole" (Hébreux 1, 3).

"Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu!»  Jésus lui dit :
«Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui croient sans avoir
vu!»"

"Heureux ceux qui croient sans avoir vu !"  Cela veut-il dire que
Saint Thomas n'aurait pas été heureux, ou qu'il aurait été moins
heureux, parce qu'il a cru après avoir vu Jésus ?  A cela, il est
facile de répondre que Saint Thomas a certainement été heureux en
croyant à Jésus ressuscité.  Mais dire s'il a été plus ou moins
heureux, cela ne nous regarde pas...  Dieu fait comme il veut !  Tout
ce qui nous importe de savoir, c'est que sa Miséricorde est infinie et
que son Amour s'étend à tous les hommes et à toutes les femmes, de
tous les temps, d'hier comme d'aujourd'hui !

Bientôt, nous allons recevoir Jésus dans son Eucharistie : c'est
l'Amour du Coeur de Dieu qui va se répandre en notre âme !  Que la
Très Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, intercède pour chacun
d'entre nous !  Que, par sa prière, nous puissions répondre avec une
foi forte et puissante à l'Amour miséricordieux du Seigneur !  Amen !

*

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Homélie pour le deuxième Dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 20, 19-31

"Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient,
par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se
tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »  Ce disant, il leur montra ses mains et son
côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.  Jésus
leur dit donc une fois encore : « La paix soit avec vous !  Comme le Père
m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. »  A ces mots, il souffla sur eux :
« Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à
qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous
les retiendrez. »

"Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque
Jésus vint.  Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le
Seigneur. »  Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque
des clous, si je n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main
dans son côté, je ne croirai pas. »  Huit jours après, les disciples
étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà
que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  « La paix soit avec
vous », leur dit-il.  Puis à Thomas : « Avance ici ton doigt et vois mes
mains.  Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais
crois. »  Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »  Jésus lui
dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui croient sans
avoir vu ! »

"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres
miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été
pour que vous croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant,
vous ayez la vie en son nom."

Homélie :

"Huit jours après, les disciples étaient à nouveau dans le même lieu,
et Thomas était avec eux.  Voilà que, portes closes, Jésus vient au
milieu d'eux.  « La paix soit avec vous », leur dit-il."

L'évangile de ce jour nous parle à la fois de l'apparition du Seigneur
ressuscité le jour de Pâques, et de son apparition huit jours plus
tard.  Aujourd'hui, nous sommes huit jours après Pâques : nous célébrons
le jour octave de la solennité de la Résurrection du Christ.  L'Eglise
célèbre ainsi deux octaves : celle de Noël, et celle de Pâques.  Avant
la réforme liturgique ordonnée par le Second Concile du Vatican, on
célébrait aussi l'octave de la Pentecôte.  Plus anciennement encore,
l'Eglise fêtait également d'autres octaves : celle de la Fête-Dieu, et
celle de la Toussaint, par exemple.  Tout cela trouve sa raison d'être
dans la loi ancienne, celle que Dieu lui-même prescrivit par ses
prophètes, pour ce qui regarde la dédicace du Temple, par exemple.
Comme Jésus est venu accomplir la loi ancienne, il n'y a pas de doute
que cette manifestation du Seigneur huit jours après sa Résurrection a
toute son importance.  Le Christ n'a-t-il pas lui-même annoncé sa
Résurrection en parlant du temple de son corps ?  (cf. Jn. 2, 21)

"Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes mains.  Mets la main
dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»  Thomas lui
répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »"

Thomas, qui n'était pas présent lors de l'apparition de Jésus le soir de
Pâques, reçoit pour ainsi dire une apparition qui lui est
particulièrement destinée.  Le Christ est bon et miséricordieux !  Il
est tout Amour !  Et c'est précisément son Coeur qu'il offre à Thomas
pour qu'il le touche et en reçoive des torrents de grâces.  Quelle image !
Quel signe de tendresse et de compassion pour tout son peuple !  Déjà
ce symbole de l'amour miséricordieux du Seigneur était annoncé par les
prophètes !  Ezéchiel dit en effet, dans sa vision du temple : "Voici
que des eaux jaillissaient de dessous le seuil de l'édifice...  Cette
eau s'écoulait de dessous le côté droit du temple..." (Ez. 47, 1)  Et
plus tard, lorsque Jésus était déjà mort sur la croix, un soldat lui
perça le côté droit "et il en sortit du sang et de l'eau" (Jn. 19, 34),
signe de la vie d'amour du Christ qui le poussa jusqu'à la folie de la
croix !

"Jésus lui dit : «Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui
croient sans avoir vu ! »"

Thomas a cru au Fils de Dieu ressuscité parce qu'il avait vu les plaies
de ses mains et de son côté.  Lorsque Jésus dit à Thomas : "Heureux ceux
qui croient sans avoir vu !", il n'entend pas lui faire un reproche
quelconque.  Thomas s'est déjà humilié en reconnaissant son Seigneur et
en croyant en lui.  Mais Jésus veut que ce ne soit qu'une exception, une
exception qui confirme la règle : croire sans voir.  Si Jésus est venu
au cénacle huit jours après Pâques, c'est pour signifier que, dans la
vie de l'Eglise, il y a des exceptions, et parfois même des exceptions
surprenantes et insolites.  Cela arrive de temps à autres, et Dieu le
veut ainsi.  Mais ce n'est pas sa manière ordinaire de procéder.  Croire
sans voir : voilà le sort commun des fidèles du Christ ! "Heureux ceux
qui croient sans avoir vu !"

"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres
miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été
pour que vous croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant,
vous ayez la vie en son nom."

Il faut croire pour avoir la vie éternelle !  Il faut croire que Jésus,
cet homme qui est mort et ressuscité, est le Fils de Dieu !
C'est ce que nous allons faire au cours de cette Eucharistie.  Nous
allons proclamer notre foi au Fils de Dieu !  Sans voir, nous allons
croire !  Oui, nous ne verrons que du pain, mais nous allons croire que
c'est réellement le Corps du Christ !  Remercions le Seigneur pour cette
foi qu'il nous a donnée !  Recevons-le encore aujourd'hui afin qu'il
fortifie toujours et encore notre foi en lui !  Demandons à Marie de
nous aider : elle est celle qui a toujours cru en Jésus !  Que Marie
prie pour nous afin que notre foi soit forte de la puissance de Dieu même !

*

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Homélie pour le deuxième Dimanche de Pâques - Année A - Jn. 20, 19-31

" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient,
par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.
Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux. Il leur dit : «La paix
soit avec vous !» Ce disant, il leur montra ses mains et son côté. Les
disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur. Jésus leur dit donc
une fois encore : «La paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé,
moi aussi je vous envoie.» A ces mots, il souffla sur eux : «Recevez
l'Esprit-Saint, leur dit-il. Seront remis les péchés de ceux à qui vous
les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les
retiendrez.»

" Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque
Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le
Seigneur.» Mais il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque
des clous, si je n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main
dans son côté, je ne croirai pas.» Huit jours après, les disciples
étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec eux. Voilà
que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux. «La paix soit avec
vous», leur dit-il. Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes
mains. Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»
Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu!» Jésus lui dit : «Parce
que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu!»

" Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres
miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre. Ceux-ci l'ont été pour
que vous croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous
ayez la vie en son nom. "

Homélie :

Ce deuxième dimanche de Pâques est le dimanche consacré par le Pape
Jean-Paul II à la Divine Miséricorde. Huit jours après sa résurrection,
Jésus apparaît au milieu de ses disciples afin de se montrer en
particulier à l'un d'entre eux : Thomas. Car, le soir de Pâques, lorsque
le Christ est apparu une première fois au cénacle, à l'ensemble de ses
disciples les Apôtres, Saint Thomas n'était pas présent, on ne sait pas
trop pourquoi... Ou plutôt si, on sait pourquoi : cette absence de
Thomas était providentielle ! Sinon, aurait-on eu droit à cette
magnifique scène de ce jour ?

Miséricorde ! Miséricorde ! Déjà, au soir de Pâques, Jésus vient parler
de miséricorde à ses disciples : il leur donne le pouvoir de pardonner
les péchés... N'est-ce pas une parole de miséricorde ? Dieu fait
miséricorde à celui qui confesse ses péchés, avec contrition, et avec
une ferme intention de ne plus recommencer... Nous aussi, nous sommes
invités à faire miséricorde. N'avons-nous pas tant d'offenses à
pardonner à notre frère, à notre soeur en Jésus Christ ? N'avons-nous
pas à avoir pitié de tous les hommes, quels qu'ils soient ?

Quand Jésus apparaît, c'est déjà un signe de miséricorde. Rien que le
fait d'apparaître et de se rendre visible est pour ceux qui sont
présents une preuve d'amour, un témoignage de la sollicitude toute
paternelle de Jésus Fils de Dieu. Car Jésus veille sur chacun de nous
avec une condescendance toute paternelle. N'a-t-il pas dit à ses
disciples, juste avant sa mort : "Croyez-moi : je suis dans le Père, et
le Père est en moi" (Jn. 14, 11) ? Mais là où la bonté du Père se
manifeste davantage en Jésus, c'est lorsque le Ressuscité montre ses
plaies, notamment celle de son côté, celle qui va jusqu'à son Coeur
Sacré. Chaque plaie que Jésus ressuscité a conservée comme témoignage de
sa Passion est un moyen unique pour que le Père nous voie,
mystérieusement, en veillant sur nous avec un Amour sans limite !

C'est ce que Saint Thomas a dû éprouvé ce soir-là, et d'autres choses
semblables, qui lui furent personnelles. Car nous n'avons pas à
connaître toutes les grâces que Dieu fait à telle ou telle personne :
cela ne regarde que Dieu et la personne à qui Dieu s'adresse... Mais
quand Saint Thomas a mis son doigt dans la plaie du Sauveur, n'a-t-il
pas éprouvé une preuve tangible de l'Amour de Dieu et de sa Miséricorde
infinie ? Comment aurait-il confessé la divinité de Jésus avec une telle
foi et un tel amour sans avoir été puissamment touché par l'Amour de
Dieu en personne ? Quand l'homme touche Dieu, par la foi, Dieu touche
l'homme par son Amour miséricordieux infini !

"Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles
qui ne sont pas consignés dans ce livre. Ceux-ci l'ont été pour que vous
croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la
vie en son nom." Jésus miséricordieux ne désire qu'une seule chose : que
tous ceux et celles pour qui il est mort sur la Croix du Calvaire
reçoivent de lui la Vie éternelle, tant dans leur âme que dans leur
corps. Jésus ressuscité ne désire qu'une seule chose : que tous vivent
par Lui, avec Lui, et en Lui, pour la Gloire du Père ! Que la Très
Sainte Vierge Marie nous accorde une telle grâce !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2005/mp3/a2dimpaq.mp3

*

http://meynen.homily-service.net/an2006/b2dimpaq.htm

Homélie pour le deuxième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 20, 19-31

" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient, par
crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.  Or,
Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix soit avec
vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les disciples
furent tout heureux de revoir le Seigneur.  Jésus leur dit donc une fois
encore : «La paix soit avec vous !  Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je
vous envoie.»  A ces mots, il souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur
dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront
retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez.»

" Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus
vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le Seigneur.»
Mais il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, si je
n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne
croirai pas.»  Huit jours après, les disciples étaient à nouveau dans le même
lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà que, portes closes, Jésus vient au
milieu d'eux.  «La paix soit avec vous», leur dit-il.  Puis à Thomas :
«Avance ici ton doigt et vois mes mains.  Mets la main dans mon côté et ne
sois pas sceptique, mais crois.»  Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon
Dieu !»  Jésus lui dit : «Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui
croient sans avoir vu !»

" Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui
ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez
que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom. "

Homélie :

" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient, par
crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.  Or,
Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux. "

Nous sommes au soir de Pâques.  Les disciples sont au cénacle, et, comme ils
ont peur, ils ont fermé toutes les issues, de telle sorte que personne ne
peut entrer dans la maison.  Assurément, ils ont bien fait : ils ont agi avec
prudence, ne s'exposant pas sans raison à la colère et à la violence de
certains Juifs extrémistes.  Car ils n'ont pas encore reçu l'Esprit-Saint qui
doit leur donner la force et la constance dans le témoignage de leur foi.  Et
cette prudence, encore trop humaine, il est vrai, va servir à manifester la
puissance du Seigneur Jésus : toutes portes closes, il vient au milieu d'eux.
Jésus est ressuscité ; son corps possède maintenant cette autre dimension qui
transcende le temps et l'espace : celle de la gloire !

" Il leur dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses
mains et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.
Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !» "

Jésus ressuscité est dans son repos éternel : il est dans la paix, plus rien
ne peut le troubler, car il a vaincu la mort et le péché.  Jésus est
maintenant la source de toute paix, celle du Ciel comme celle de la terre,
car il est Dieu et Homme tout ensemble : il est celui qui peut nous donner la
paix du Ciel, car il est Dieu, et la paix de la terre, car il est Homme.
Mais toujours, c'est Jésus qui a l'initiative de cette paix, c'est lui qui
vient vers ses disciples, comme il le veut et quand il le veut.  Jésus aurait
pu apparaître à ses disciples le matin de Pâques, mais c'est le soir qu'il a
choisi de le faire.  De même, il aurait pu venir alors que Thomas était avec
les autres.  Mais non, il a décidé de lui apparaître plus tard, une semaine
après sa Résurrection.

" «Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il
souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les
péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à
qui vous les retiendrez.» "

La paix du Ciel et la paix de la terre que Jésus est venu nous apporter, c'est
une paix qui doit nécessairement nous mettre en paix avec Dieu lui-même :
c'est la paix qui est le fruit d'une bonne conscience, celle qui ne se
reproche rien, celle que le péché ne rend pas mauvaise.  Celui qui a mauvaise
conscience n'est pas celui qui a reçu la paix du Seigneur : il ne peut être
en paix ni avec lui-même, ni avec les autres, et encore moins avec Dieu.  On
ne peut séparer la Résurrection du Seigneur de sa Passion : le Sacrifice de
la Croix et la Résurrection du Sauveur sont deux faits absolument
inséparables.  Si le Seigneur nous donne sa paix, c'est au prix de sa Passion
douloureuse par laquelle il a payé le prix dû pour nos péchés.  C'est
pourquoi, au soir de Pâques, Jésus donne à ses disciples le pouvoir de
remettre les péchés, afin que sa paix puisse se répandre par tout l'univers !

" Huit jours après, les disciples étaient à nouveau dans le même lieu, et
Thomas était avec eux.  Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu
d'eux.  «La paix soit avec vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici
ton doigt et vois mes mains ; mets la main dans mon côté et ne sois pas
sceptique, mais crois.» "

Huit jours après la Résurrection, Thomas est au Cénacle avec les autres
disciples.  Et Jésus apparaît soudain, comme auparavant.  Manifestement,
Jésus vient pour Thomas ; il lui dit d'ailleurs : «Avance ici ton doigt et
vois mes mains ; mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais
crois.»  Jésus parle à Thomas d'une manière ferme, mais douce à la fois.
C'est comme une apparition du Sacré-Coeur de Jésus à son disciple Thomas.
Celui-ci a eu le privilège de mettre la main dans le côté du Seigneur et de
toucher ainsi son coeur plein d'amour et de miséricorde !  Encore une fois,
le Seigneur veut montrer à tous qu'il n'est pas venu appeler les justes mais
les pécheurs.  Il est le Dieu de toute bonté et de toute tendresse !

" Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui
ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez
que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom. "

Cette belle phrase de Saint Jean, qui est comme la conclusion de son Évangile,
nous replace dans la perspective générale des textes de la Sainte Écriture :
ce que les prophètes ont écrit, ce que les évangélistes ont raconté, c'est
pour nous aider à croire au Fils de Dieu, c'est pour nous préparer à recevoir
dignement la vie éternelle qu'il est en personne !  Que la Très Sainte Vierge
Marie nous aide à bien profiter de cette Parole de Dieu : que par Marie,
cette lecture serve de préparation fructueuse à la communion eucharistique
que nous allons accomplir au cours de cette célébration !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b2dimpaq.mp3

*

http://meynen.homily-service.net/an2007/c2dimpaq.htm

Homélie pour le deuxième Dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 20, 19-31

" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient,
par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.
Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix
soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les
disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.  Jésus leur dit donc
une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme le Père m'a envoyé,
moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla sur eux : «Recevez
l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à qui vous
les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les
retiendrez.»

" Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque
Jésus vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le
Seigneur.»  Mais il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque
des clous, si je n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main
dans son côté, je ne croirai pas.»  Huit jours après, les disciples
étaient à nouveau dans le même lieu, et Thomas était avec eux.  Voilà
que, portes closes, Jésus vient au milieu d'eux.  «La paix soit avec
vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance ici ton doigt et vois mes
mains.  Mets la main dans mon côté et ne sois pas sceptique, mais crois.»
Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu!»  Jésus lui dit : «Parce
que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux qui croient sans avoir vu!»

" Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres miracles
qui ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour que vous
croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie
en son nom. "

Homélie :

" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient,
par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.
Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix
soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les
disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur. "

Chaque dimanche de l'année nous rappelle ce premier et unique dimanche où
le Seigneur ressuscita d'entre les morts.  Aujourd'hui, plus que tout
autre dimanche, l'Eglise nous invite à nous souvenir de ce jour béni
entre tous, ce jour qui vit se lever pour une Vie éternelle Jésus de
Nazareth, cet Homme-Dieu qui nous racheta de la damnation par son
sacrifice sanglant offert une fois pour toutes sur la Croix du Calvaire.
Aujourd'hui, huit jours après Pâques, nous fêtons encore la victoire du
Christ sur la mort, sur la mort éternelle !

Dieu est venu sauver ce qui était perdu : par son grand amour, par son
immense miséricorde, le Seigneur Jésus a voulu accomplir la Volonté de
son Père et ouvrir, par sa mort et sa résurrection, le chemin qui doit
nous conduire au Ciel.  Jésus a souffert sa Passion pour nous sauver,
nous qui étions perdus à cause de nos péchés.  Jésus a voulu que, mis en
Croix, à la vue de tout le monde, son Coeur brûlant d'amour et de
compassion soit comme mis à nu et montré à tous ceux qui voudraient bien
le regarder.

Jésus reçut un coup de lance dans son côté droit.  Ce coup de lance, porté
d'une manière transversale, atteignit son coeur.  Bien que Jésus était
déjà mort, il restait un peu de sang dans son coeur.  C'est ce sang mêlé
d'eau qui jaillit lorsque le soldat lui donna ce coup de lance : "De sa
lance, un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de
l'eau." (Jn. 19, 34)  Cette blessure, dont Jésus n'a pas souffert,
puisqu'il était déjà mort, le Seigneur voulut la conserver après sa
resurrection.  Et c'est précisément cette blessure qu'il tint à montrer à
ses disciples : "Il leur montra ses mains et son côté." (Jn. 20, 20)

" Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme
le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla
sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés
de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à
qui vous les retiendrez.» "

Jésus dit, par deux fois, à ses disciples : "La paix soit avec vous !"  Le
Seigneur n'est pas venu sur terre pour nous châtier : ce n'est qu'à la
fin des temps qu'il reviendra sur terre pour juger tous les hommes,
récompensant les justes, et punissant les coupables.  Pour l'heure, c'est
le temps de la miséricorde !  C'est maintenant le temps de la paix et de
la réconciliation !  Du moins pour tous ceux et toutes celles qui
vondront bien de la paix et de la miséricorde de Dieu.  Car si Jésus est
venu pour tout réconcilier en lui, il nous laisse cependant libre
d'accepter ou de refuser la grâce de son pardon.  Cette grâce nous est
toujours offerte.  Le Seigneur a d'ailleurs donné aux Apôtres, le soir de
Pâques, le don de l'Esprit-Saint afin que, de siècle en siècle, de
génération en génération, le pardon de Dieu soit toujours disponible dans
l'Eglise.  Ce pardon, c'est ce que nous appelons le sacrement de la
pénitence, ou de la réconciliation.

" Thomas, surnommé Didyme, l'un des Douze, n'était pas avec eux lorsque
Jésus vint.  Les autres disciples lui dirent donc : «Nous avons vu le
Seigneur.»  Mais il leur dit : «Si je ne vois dans ses mains la marque
des clous, si je n'introduis mon doigt à la place des clous et ma main
dans son côté, je ne croirai pas.» "

L'anecdote de Saint Thomas est devenue banale, surtout dans les contrées
qui ont été ou qui, grâce à Dieu, sont encore chrétiennes.  Pourtant, il
y a là une image absolument magnifique de toute la vie de l'Eglise !
Thomas, qui, à ce moment est encore loin d'être un "saint", veut à tout
prix mettre sa main dans le côté du Christ ; sinon, il ne croira pas à la
résurrection de Jésus.  Bien que nous ne voyons pas le Seigneur, qui est
au Ciel, nous avons néanmoins la faculté de pouvoir mettre chaque jour
notre main dans le côté transpercé du Christ : chaque jour, nous pouvons
recevoir en nous le Pain de Vie, le Corps et le Sang du Christ ; chaque
jour, nous pouvons recevoir du Seigneur la grâce d'une foi plus grande en
communiant à l'Eucharistie, le sacrement par excellence, celui qui est
symbolisé par le sang et l'eau qui jaillirent du côté transpercé du
Seigneur.  Comme Saint Thomas, et sans doute davantage que lui, nous
avons besoin de miséricorde, nous avons besoin de mettre notre main dans
le côté du Christ afin que notre foi, notre espérance, notre amour de
Dieu et du prochain croissent sans cesse en nous !

" Huit jours après, les disciples étaient à nouveau dans le même lieu, et
Thomas était avec eux.  Voilà que, portes closes, Jésus vient au milieu
d'eux.  «La paix soit avec vous», leur dit-il.  Puis à Thomas : «Avance
ici ton doigt et vois mes mains.  Mets la main dans mon côté et ne sois
pas sceptique, mais crois.»  Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon
Dieu!»  Jésus lui dit : «Parce que tu m'as vu, tu crois.  Heureux ceux
qui croient sans avoir vu!» "

Nous sommes huit jours après Pâques : c'est l'octave de la Résurrection.
C'est aujourd'hui le dimanche de la Miséricorde.  Thomas  est le signe de
cette miséricorde divine, qui est sans pareille, immense, débordante,
inénarrable.  Thomas a vu le Seigneur et il a eu besoin de le voir pour
croire en sa résurrection.  Nous, aujourd'hui, en cette année 2007 de
l'ère chrétienne, nous n'avons pas vu Jésus ressuscité, et pourtant nous
croyons en lui !  De toute façon, Jésus est au Ciel : il n'y a pas de
solution autre que croire sans avoir vu.  C'est clair.

Comment Thomas peut-il alors être le signe de la miséricorde de Dieu si
nous ne pouvons pas lui ressembler ?  Tout simplement, parce que nous
pouvons voir le Seigneur Jésus sans le voir.  Paradoxe ?  Oui, mais
l'évangile est plein de paradoxes.  Qu'est-ce qui nous permet de voir le
Seigneur ?  La réponse est simple : c'est notre baptême !  Rappelons-nous
ce qui se passa lors du baptême de Saul, celui qui persécutait les
chrétiens, mais qui allait devenir le Grand Apôtre des Nations : Saint
Paul.  "Arrivé dans la maison, Ananie imposa les mains à Saul en disant :
«Saul, mon frère, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le
chemin, qui m'envoie, afin que tu recouvres la vue et que tu sois rempli
du Saint-Esprit.»  A l'instant, il tomba des yeux de Saul comme des
écailles, et il recouvra la vue.  Il se leva et reçut le baptême." (Ac.
9, 17-18)

Remercions le Seigneur de son infinie miséricorde !  Remercions-Le pour
notre baptême, qui nous permet de le voir déjà, grâce aux vertus que ce
sacrement met en nous : la foi, l'espérance, et la charité !  La foi
demeure, et jusqu'à la fin, elle demeurera notre compagne de tous les
jours.  Mais à la fin, il ne restera que l'amour !  Car, au début,
l'amour était déjà présent.  L'Amour de Dieu, d'abord, cet Amour puissant
et irrésistible.  Ensuite notre propre amour, cet amour qui n'a pas pu ne
pas se fondre dans l'amour de Dieu et qui a été le moteur et l'énergie
qui nous a conduit jusqu'au baptême, cet unique baptême dans le mort du
Christ !  "Sous les yeux de ses disciples, Jésus a fait beaucoup d'autres
miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre.  Ceux-ci l'ont été pour
que vous croyiez que Jésus est le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous
ayez la vie en son nom."

Que la Très Sainte Vierge Marie, qui a toujours été comme enfouie et
perdue dans l'immense Amour de Dieu, nous aide à vivre chaque jour de
notre vie sous le regard divin, ce regard qui est celui de la Providence
toujours prête à nous secourir et à nous sauver !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c2dimpaq.mp3

*

Que Dieu vous bénisse, par Marie !  Alleluia !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#227 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 17. Avril 2012  19:17
Sujet: Homélie pour le troisième Dimanche de Pâques - 22-04-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

3ème dimanche de Pâques - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Lc 24, 35-48 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b3dimpaq.htm

Homélie pour le troisième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Lc. 24, 35-48

"Les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment
ils avaient reconnu le Seigneur au moment où il rompait le pain.  Tandis que les
Onze s'entretenaient ainsi, Jésus se présenta au milieu d'eux et leur dit :
«Paix à
vous !»  Saisis de stupéfaction et d'épouvante, ils s'imaginaient voir un
esprit.
Mais il leur dit : «Pourquoi vous troublez-vous ?  pourquoi ces incertitudes
dans
vos coeurs ?  Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ; touchez-moi et
constatez : un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que j'en ai.»  Ce
disant,
il leur montra ses mains et ses pieds.  Mais comme, dans leur joie, ils
hésitaient
encore et restaient ébahis, il leur dit : «Avez-vous ici quelque chose à manger
?»
Ils lui servirent un morceau de poisson grillé.  Il l'accepta et mangea devant
eux.

"Puis il leur dit : «Voilà bien ce que je vous disais lorsque j'étais encore
avec vous,
affirmant que devait s'accomplir tout ce qui est écrit de moi dans la loi de
Moïse,
les prophètes et les psaumes.»  Alors il leur ouvrit l'esprit pour leur faire
comprendre les Ecritures : «Ainsi, leur dit-il, il est écrit que le Christ
devait
souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et qu'on devrait prêcher en
son
nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance et la
remission des péchés.  Vous en êtes témoins.»"

Homélie :

"Les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment
ils
avaient reconnu le Seigneur au moment où il rompait le pain."

Nous voici au soir de Pâques, ce jour que fit le Seigneur, jour de paix et de
joie !
Après avoir invité le Seigneur à leur table, bien qu'ils ne savaient pas que
c'était
lui, les deux disciples qui se dirigeaient de Jérusalem à Emmaüs finirent par
reconnaître que cet étranger qui mangeait avec eux était bel et bien Jésus de
Nazareth, vivant, ressuscité !  Car un événement s'était produit : au cours du
repas, cet étranger avait rompu le pain, non pas comme à l'ordinaire, mais bien
à
la manière du Christ, tel qu'il l'avait fait la veille de sa Passion, au
Cénacle.  A ce
signe, les deux disciples reconnurent le Christ ressuscité !

Comment peut-il se faire que les disciples aient ainsi reconnu Jésus lors de la
fraction du pain ?  Y a-t-il une différence entre Jésus qui rompt le pain, et
une
autre personne qui accomplit la même action ?  Assurément !  Car le pain que
Jésus rompt, c'est son propre Corps présent sous les espèces du pain : "Il prit
le
pain, le bénit, le rompit et le leur présenta." (Lc. 24, 30)  Or, le Corps du
Christ qui
est rompu, ce n'est pas autre chose que le signe, d'ordre mystique, de la
communion
de tous les fidèles au Christ et entre eux : c'est le signe eucharistique de la
communion ecclesiale en Christ.  Saint Paul l'affirme, lorsqu'il écrit aux
Corinthiens : "Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du
Christ ?  Puisqu'il n'y a qu'un seul pain, nous ne formons, à plusieurs, qu'un
seul
corps, car nous avons tous part au même pain." (1 Cor. 10, 16-17)  Ainsi,
lorsque
Jésus a rompu le pain le soir de Pâques, il a manifesté la communion qui existe
entre lui et ses disciples.  C'est pourquoi, unis au Christ par la Pain du Ciel,
les
disciples ne pouvaient pas ne pas le reconnaître.

"Tandis que les Onze s'entretenaient ainsi, Jésus se présenta au milieu d'eux et
leur dit : «Paix à vous !»  Saisis de stupéfaction et d'épouvante, ils
s'imaginaient
voir un esprit.  Mais il leur dit : «Pourquoi vous troublez-vous ?  pourquoi ces
incertitudes dans vos coeurs ?  Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ;
touchez-moi et constatez : un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que
j'en
ai.»  Ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds.  Mais comme, dans leur
joie,
ils hésitaient encore et restaient ébahis, il leur dit : «Avez-vous ici quelque
chose
à manger ?»  Ils lui servirent un morceau de poisson grillé.  Il l'accepta et
mangea
devant eux."

C'est dans cet esprit de communion que Jésus apparaît aux Onze réunis au
Cénacle.  Mais, bien que aiguillés par ce qu'ont raconté les disciples qui
reviennent
d'Emmaüs, les Onze restent stupéfaits lorsque Jésus leur apparaît soudainement.
Celui-ci leur dit bien : "Paix à vous !", mais cela ne suffit pas à les
rassurer.  Ils
croient voir un esprit !  Or, Jésus sait que si ses disciples en restent là et
ne sont
pas pleinement convaincus de sa résurrection, ils ne pourront jamais faire face
aux épreuves et aux persécutions qui les attendent.  Non, il faut absolument
qu'ils
soient convaincus, jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, que ce Jésus qu'ils ont vu
vivant et puis mort sur la Croix du Calvaire est bel et bien revenu à la vie et
toujours vivant en Dieu son Père.  C'est une nécessité, Jésus le sait, et il va
mettre
tout en oeuvre pour les convaincre.  Cela va prendre un certain temps, il est
vrai,
mais il faut que ceux qui doivent continuer sa mission sur la terre croient
fermement qu'il est ressuscité et toujours vivant.  C'est capital, essentiel. 
C'est
leur seule force : savoir que, au Ciel, Jésus ressuscité les attend, afin que,
par
cette connaissance, qui est une connaissance d'amour, ils soient eux-mêmes déjà
ressuscités en espérance.  Seule cette connaissance, qui est celle de la vie
éternelle
(cf. Jn. 17, 3 - voir aussi la deuxième lecture de ce dimanche : 1 Jn. 2, 5),
peut les
soutenir dans leur lutte contre le Mal.

"Puis il leur dit : «Voilà bien ce que je vous disais lorsque j'étais encore
avec vous,
affirmant que devait s'accomplir tout ce qui est écrit de moi dans la loi de
Moïse,
les prophètes et les psaumes.»  Alors il leur ouvrit l'esprit pour leur faire
comprendre les Ecritures : «Ainsi, leur dit-il, il est écrit que le Christ
devait
souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et qu'on devrait prêcher en
son
nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance et la
remission des péchés.  Vous en êtes témoins.»"

Jésus est le premier témoin de sa résurrection : le fait qu'il est vivant, après
avoir
été mort, est la première de toutes les preuves de sa résurrection.  Ce
témoignage
a été constaté par tous les apôtres : unis au Christ et entre eux, les Onze ont
été
les premiers témoins de la résurrection de Jésus de Nazareth.  Mais, unis à
leurs
successeurs, dans une union garantie au fil des siècles par le Pain rompu et par
la Coupe de bénédiction, les Onze sont encore là aujourd'hui, et Simon-Pierre le
premier, pour témoigner à toute l'Eglise et au monde entier que le Christ est
ressuscité d'entre les morts et qu'il est assis à la droite de Dieu le Père,
dans
l'attente du Jugement dernier.  Transmis de successeurs en successeurs,
l'événement de la résurrection du Christ fait partie de notre foi : la Tradition
de
l'Eglise en témoigne sans conteste.

Mais à côté de la Tradition de l'Eglise, il y a le témoignage des Saintes
Ecritures.
Jésus sait combien ce témoignage est tout aussi capital et fondamental pour la
foi de ses disciples : "Il leur ouvrit l'esprit pour leur faire comprendre les
Ecritures."  Car ce qui est écrit perdure dans le temps, sans changer, tandis
que
la Tradition est toujours vivante et, sans perdre de ce qui lui est essentiel,
elle
se transforme néanmoins d'âge en âge.  En étant permanente, l'Ecriture est en
quelque sorte un reflet de la Divinité elle-même : elle est le lieu où l'Esprit
de
Dieu permet au croyant de puiser une nourriture toujours neuve et sans cesse
vivifiante.  L'Ecriture témoigne toujours de la résurrection du Christ, mais
elle
le fait d'une manière toujours actuelle et sans cesse plus parfaite.  Ainsi,
lorsque,
par le passé, les apôtres avaient lu les passages de l'Ecriture qui parlaient de
la
mort et de la résurrection du Messie, ils n'avaient pas compris ce qu'ils
lisaient,
car ils ne l'avaient pas encore expérimentés dans leur vie, au contact de Jésus
mort et ressuscité.  Mais le soir de Pâques, dans une communion intense et tout
à fait nouvelle avec le Christ, les apôtres comprirent un peu mieux ce que
l'Esprit de Dieu avait inspiré longtemps auparavant.

Marie, la Mère de Jésus, était sans doute présente ce soir-là, avec les apôtres.
Elle aussi, elle avait lu les Saintes Ecritures.  La plénitude de grâce qui
l'habitait
avait déjà éclairé son esprit sur bien des passages de la Parole de Dieu.  Mais,
les
événements de la vie de son Fils frappait davantage son esprit et tout son être.
La Résurrection plus qu'aucun autre.  Demandons-lui donc de nous aider à
comprendre un peu mieux ce Mystère de Jésus ressuscité.  Restons en communion
avec tous les Saints du Ciel et de la terre, et, dans cette communion au Corps
du
Christ, demandons à l'Esprit de venir habiter en nos coeurs pour nous éclairer
de
la Lumière de la Parole de Dieu !

*

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Homélie pour le troisième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Lc. 24, 35-48

" Les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et
comment ils avaient reconnu le Seigneur au moment où il rompait le pain.
Tandis qu'ils s'entretenaient ainsi, Jésus se présenta au milieu d'eux et
leur dit : «Paix à vous !»  Saisis de stupéfaction et d'épouvante, ils
s'imaginaient voir un esprit.  Mais il leur dit : «Pourquoi vous
troublez-vous ?  pourquoi ces incertitudes dans vos coeurs ?  Voyez mes mains
et mes pieds ; c'est bien moi ; touchez-moi et constatez : un esprit n'a ni
chair ni os comme vous voyez que j'en ai.»  Ce disant, il leur montra ses
mains et ses pieds.  Mais comme, dans leur joie, ils hésitaient encore et
restaient ébahis, il leur dit : «Avez-vous ici quelque chose à manger ?»  Ils
lui servirent un morceau de poisson grillé.  Il l'accepta et mangea devant
eux.

" Puis il leur dit : «Voilà bien ce que je vous disais lorsque j'étais encore
avec vous, affirmant que devait s'accomplir tout ce qui est écrit de moi dans
la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes.»  Alors il leur ouvrit
l'esprit pour leur faire comprendre les Ecritures : «Ainsi, leur dit-il, il
est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième
jour, et qu'on devrait prêcher en son nom à toutes les nations, en commençant
par Jérusalem, la repentance et la remission des péchés.  Vous en êtes
témoins.» "

Homélie :

L'évangile de ce jour nous rapporte deux faits distincts dans le temps, mais
étroitement unis entre eux.  Le premier fait est celui de l'apparition de
Jésus à ses disciples : cela se passa le soir de Pâques, après que Jésus eut
apparu aux deux disciples d'Emmaüs.  Le second fait est celui où le Seigneur
prépare les Apôtres à leur mission dans le monde : cela eut lieu très peu de
temps avant son Ascension.  Ces deux faits sont étroitement liés ensemble car
ils servent à convaincre davantage les disciples de ce fait extraordinaire de
la résurrection du Christ.

" Saisis de stupéfaction et d'épouvante, ils s'imaginaient voir un esprit.
Mais il leur dit : «Pourquoi vous troublez-vous ?  pourquoi ces incertitudes
dans vos coeurs ?  Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ;
touchez-moi et constatez : un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que
j'en ai.»  Ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds. "

Jésus va d'abord se présenter lui-même à ses disciples : il va leur montrer
son corps, il va les inviter à le regarder de près, même à le toucher, comme
il le fera pour Saint Thomas.  Le Seigneur Jésus veut que les témoins de sa
résurrection soient vraiment bien conscients de cette étonnante réalité : la
vie éternelle - qui est le Christ lui-même - est le propre non seulement de
l'âme immatérielle et spirituelle, mais aussi et tout en même temps du corps,
cet élément de la personne humaine par lequel chacun entre en communication
avec ses semblables.

Le corps de Jésus est glorifié avec son âme : le Seigneur veut que ses
disciples en soient profondément conscients, car il sait combien tout ce que
nous voyons, tout ce que nous touchons, nous est excessivement proche et est,
pour chacun de nous, un moyen qui dépasse tous les autres dans l'ordre de la
persuasion et de la conviction.  Lorsque nous avons vu quelque chose, lorsque
nous l'avons touchée, nous sommes bien davantage convaincus de la réalité de
son existence et de toutes ses propriétés que lorsque nous n'en avons eu
connaissance que par ouï-dire.

" Mais comme, dans leur joie, ils hésitaient encore et restaient ébahis, il
leur dit : «Avez-vous ici quelque chose à manger ?»  Ils lui servirent un
morceau de poisson grillé.  Il l'accepta et mangea devant eux. "

Cet épisode où le Seigneur ressuscité mange en compagnie de ses disciples rend
plus manifeste encore son intention.  En effet, Jésus ressuscité n'a nul
besoin de nourriture : son corps est vivant pour toujours, sans crainte
d'aucun manque, quel qu'il soit.  Donc, si Jésus a voulu mangé du poisson
grillé devant ses disciples, ce ne pouvait être que pour leur donner un
signe, celui de la réalité corporelle de la vie qui est la sienne maintenant
et à jamais.  Jésus a voulu que ses Apôtres soient les témoins authentiques
de cette réalité annoncée maintes fois dans les Ecritures et maintenant
pleinement vécue par lui, le Maître et le Seigneur de tout l'univers !

" Puis il leur dit : «Voilà bien ce que je vous disais lorsque j'étais encore
avec vous, affirmant que devait s'accomplir tout ce qui est écrit de moi dans
la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes.»  Alors il leur ouvrit
l'esprit pour leur faire comprendre les Ecritures : «Ainsi, leur dit-il, il
est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième
jour...» "

Les corps ressuscitent, ils sont appelés à vivre éternellement en participant
à la vie divine dans le Christ !  Le Seigneur Jésus est le premier de tous à
l'éprouver dans toute sa personne, il est celui qui accomplit en plénitude
tout ce que les Saintes Ecritures ont annoncé à propos de la résurrection des
corps.  Aussi, après avoir montré son corps à ses disciples, le Christ, peu
de temps avant son Ascension au Ciel, expliqua en détail toute la portée des
textes saints qui parlent de la glorification des corps dans la vie
éternelle.  Lui qui était à la veille d'entrer dans la gloire du Ciel avec
son âme et avec son corps tout ensemble, il essaya de vivre avec ses Apôtres,
par le moyen des Saintes Ecritures, cette expérience unique et éternelle.

C'est pour nous une leçon : tâchons de lire et de méditer l'Ecriture Sainte
pour y trouver un avant-goût du Ciel, essayons d'entrouvrir cette Porte du
Ciel en croyant profondément à la réalité de la résurrection des corps.  Tout
particulièrement aujourd'hui, maintenant, au cours de cette Eucharistie
dominicale, après avoir lu et entendu le saint évangile de ce jour, demandons
à la Très Sainte Vierge Marie de pouvoir communier au Corps de son Fils avec
une grande foi, une sainte espérance, et une charité sincère.  Que ce
dimanche soit celui de notre résurrection dans le Christ !

*

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b3dimpaq.mp3

*

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#228 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 24. Avril 2012  19:16
Sujet: Homélie pour le quatrième Dimanche de Pâques - 29-04-12
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Ave, Maria !

4ème dimanche de Pâques - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Jn 10, 11-18 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2003/b4dimpaq.htm

Homélie pour le quatrième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 10, 11-18

" «C'est moi le bon berger, dit Jésus.  Le bon berger expose sa vie
pour ses brebis.  Le salarié, celui qui n'est pas le berger, à qui les
moutons n'appartiennent pas, abandonne les brebis à la vue du loup, et
s'enfuit.  Et le loup les ravit et les disperse.  C'est qu'il est
salarié et qu'il n'a cure des brebis.  Je suis le bon berger.  Je
connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me
connaît et comme je connais le Père.  Et je donne ma vie pour mes
brebis.  J'ai d'autres brebis encore qui ne sont pas de cette bergerie ;
il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un
seul troupeau, un seul berger.

" «Le Père m'aime parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l'ôte, mais c'est moi qui la donne de moi-même.  J'ai
le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre ; tel est
l'ordre que j'ai reçu de mon Père.» "

Homélie :

L'évangile de ce jour nous replonge dans la vie mortelle du Seigneur.
Lui qui est ressuscité, nous le contemplons à nouveau comme celui qui
doit mourir et perdre la vie : nous sommes amenés à le regarder comme
celui qui est mort et ressuscité, mort dans le passé et ressuscité
dans l'éternel présent de Dieu !  Comme le Christ est notre modèle à
tous, il nous faut voir ici une invitation de l'Eglise à être, comme
le Seigneur, mort et ressuscité : ce que la liturgie de l'Eglise nous
propose en ce jour, c'est de participer à la Passion du Christ pour
être digne de la gloire de la Résurrection !

" «C'est moi le bon berger, dit Jésus.  Le bon berger expose sa vie
pour ses brebis.» "

Le Seigneur est le bon berger : il veille sur chacun d'entre nous, il
est constamment à notre écoute, il épie nos moindres faits et gestes,
non pas comme un surveillant, mais bien comme un berger, c'est-à-dire
comme celui qui prend soin des brebis qui lui sont confiées comme si
elles étaient les siennes propres.  Jésus est le bon berger qui est
tout près de s'identifier à ses brebis : il défend la vie de ses
brebis comme s'il s'agissait de défendre sa propre vie.  Jésus
n'est-il pas la victime qui sera menée à l'abattoir, portant sur elle
tous nos péchés, c'est-à-dire nous portant nous-mêmes, puisque, nos
péchés, c'est la seule chose que nous ayons en propre ?

" «Le salarié, celui qui n'est pas le berger, à qui les moutons
n'appartiennent pas, abandonne les brebis à la vue du loup, et
s'enfuit.  Et le loup les ravit et les disperse.  C'est qu'il est
salarié et qu'il n'a cure des brebis.» "

Le salarié, ou le mercenaire, travaille pour de l'argent.  Il ne fait
rien de mal en cela, mais il préfère l'argent aux brebis qui lui sont
confiées.  Le mercenaire n'est pas du tout près de s'identifier aux
brebis pour leur sauver la vie : bien loin de tout cela, il fait de
l'argent son dieu et sa divinité.  Le mercenaire est tout homme qui
prend un moyen pour une fin, au lieu d'ordonner ce moyen à la fin
suprême qui est Dieu.  Loin de ressembler au bon berger, le mercenaire
se croit supérieur aux brebis : il ne veut pas s'identifier à elles,
car il n'aime pas Dieu en elles, mais seulement lui-même et l'argent.

" «Je suis le bon berger.  Je connais mes brebis et mes brebis me
connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père.  Et
je donne ma vie pour mes brebis.» "

Jésus est le bon berger, et il nous connaît : il sait qui nous sommes,
il sait qui est chacun de nous.  Mais cette connaissance du Seigneur
est une connaissance entièrement tournée et dirigée vers la vie
éternelle et vers le ciel.  Il s'agit d'une connaissance toute
semblable à celle qui unit entre eux le Père et le Fils dans la Très
Sainte Trinité : " Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît et comme je connais le Père."  C'est donc
dans l'amour que Jésus nous connaît, dans ce même amour qui unit les
trois personnes de la Divine Trinité.  Et Jésus nous le confirme en
disant ensuite : " Et je donne ma vie pour mes brebis."

" «J'ai d'autres brebis encore qui ne sont pas de cette bergerie ; il
faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul
troupeau, un seul berger.» "

C'est le souhait du Seigneur Jésus : il veut que tous soient un en
lui, il veut que tous les hommes s'unissent entre eux dans la paix et
dans l'amour, tout comme les trois personnes de la Sainte Trinité sont
un entre elles.  Et c'est le Seigneur lui-même qui sera l'unité de
tous, car il dit : « Les brebis entendront ma voix,» c'est-à-dire que
les hommes entendront la Parole de Dieu, le Verbe de Vie qui est le
Christ en personne.  La Parole de Dieu incarnée dans le Christ sera
l'unité de tous les hommes qui auront cru en Elle : cette unité sera
le partage de ceux qui auront cru à la Parole de Dieu.  Car la foi est
absolument nécessaire pour l'entendre : il n'y a que ceux qui auront
cru en Dieu qui entendront sa Parole d'Amour, cette Parole qui est
l'héritage éternel promis aux croyants fidèles jusqu'à la mort !

" «Le Père m'aime parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l'ôte, mais c'est moi qui la donne de moi-même.  J'ai
le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre ; tel est
l'ordre que j'ai reçu de mon Père.» "

Si le Seigneur veille sur nous en bon berger, c'est par amour qu'il le
fait.  Et donc c'est librement que le Christ veille sur nous par
amour.  Car l'amour exige la liberté.  Et si nous voulons être tous
unis dans l'amour de Dieu, sous un seul berger et formant un seul
troupeau, ce ne peut être que librement.  Le Seigneur ne veille pas
sur nous pour exercer sur nous une contrainte : il agit de la sorte
pour solliciter librement notre réponse d'amour à la voix de sa Parole
de vie.

Aussi, nous qui sommes ici réunis sous la protection toute
bienveillante du Seigneur, laissons-nous attirer par son amour, et
allons à lui : recevons-le dignement et avec la plus grande charité.
Que notre communion de ce jour soit celle de notre unité à tous !  Que
la Très Sainte Vierge Marie, qui veille aussi sur nous avec son Fils,
nous guide vers l'unique bergerie du Seigneur, où tous seront un pour
l'éternité !

http://meynen.homily-service.net/an2006/b4dimpaq.htm

Homélie pour le quatrième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 10, 11-18

" «C'est moi le bon berger.  Le bon berger expose sa vie pour ses
brebis.  Le salarié, celui qui n'est pas le berger, à qui les moutons
n'appartiennent pas, abandonne les brebis à la vue du loup, et
s'enfuit.  Et le loup les ravit et les disperse.  C'est qu'il est
salarié et qu'il n'a cure des brebis.  Je suis le bon berger.  Je
connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me
connaît et comme je connais le Père.  Et je donne ma vie pour mes
brebis.  J'ai d'autres brebis encore qui ne sont pas de cette
bergerie ; il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y
aura un seul troupeau, un seul berger.

" «Le Père m'aime parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l'ôte, mais c'est moi qui la donne de moi-même.  J'ai le
pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre ; tel est l'ordre
que j'ai reçu de mon Père.» "

Homélie :

" «C'est moi le bon berger.  Le bon berger expose sa vie pour ses
brebis.  Le salarié, celui qui n'est pas le berger, à qui les moutons
n'appartiennent pas, abandonne les brebis à la vue du loup, et
s'enfuit.  Et le loup les ravit et les disperse.  C'est qu'il est
salarié et qu'il n'a cure des brebis.» "

Dans sa parabole du bon berger, Jésus tient avant tout à affirmer sa
divinité.  Paradoxalement, en se présentant comme un homme ordinaire,
un berger, le Christ met en relief tout ce qui en lui ne tient pas de
l'homme mais de Dieu.  Car il insiste sur ce point capital : "Le
salarié, celui qui n'est pas le berger, à qui les moutons
n'appartiennent pas ..."  Les moutons, bien sûr, ce sont tous les
hommes, tous ces êtres de chair et d'esprit que Dieu a créés à son
image et à sa ressemblance.  Or, précisément parce que l'homme a été
créé par Dieu, il appartient à Dieu, et à nul autre.  Ainsi, en
affirmant que les moutons n'appartiennent pas au mercenaire, ou au
salarié, c'est-à-dire à celui qui n'est pas le berger, Jésus veut
montrer clairement qu'il est Dieu, celui à qui les moutons - les hommes
- appartiennent en propre.  Jésus est le bon berger : il est celui à
qui les moutons appartiennent, il est Dieu, le Créateur de toutes
choses au ciel et sur la terre !

" «Je suis le bon berger.  Je connais mes brebis et mes brebis me
connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père.  Et
je donne ma vie pour mes brebis.» "

Jésus est le bon berger, Jésus est Dieu : il est le Fils du Père.  Il
est Celui que le Père a envoyé sur terre pour manifester à tous les
hommes et à toutes les femmes combien est grand l'Amour qu'il leur
porte.  Jésus, le bon berger, révèle l'Amour du Père.  Jésus est venu
porter sur terre le Feu de l'Amour : un Feu céleste qui le consumme en
permanence, et qui l'a conduit jusqu'à l'extrême supplice de la Croix !
L'Amour que Jésus révèle est si fort qu'il porte à la fusion ultime ce
corps, cet ensemble formé par tous ceux qui en sont brûlés : cet Amour
est celui du Père et du Fils qui vivent éternellement dans l'unité de
l'Esprit-Saint !  Jésus est le bon berger : il connaît ses brebis car
il ne fait plus qu'une seule chose avec elles, dans l'Amour du Père.
Jésus et ses brebis ne font plus qu'un seul Corps, le Corps du Christ,
qui manifeste sur terre cette unité dans l'Amour et dans la
Connaissance du Père et du Fils au sein de la Divine Trinité : "Je
connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me
connaît et comme je connais le Père."

" «J'ai d'autres brebis encore qui ne sont pas de cette bergerie ; il
faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul
troupeau, un seul berger.» "

L'Amour du Père fait le tourment de Jésus : c'est sa Passion, et il en
est mort.  Rien ne peut le distraire de l'Amour du Père, et il faut à
tout prix que cet Amour se concrétise par l'unité de tous en lui pour
la Gloire de son Père.  Jésus vit avec son Père dans l'unité de
l'Esprit-Saint : chaque instant de sa vie humaine est impreigné de
cette unité divine, chaque battement de son coeur lui fait aimer
toujours davantage tous les hommes et toutes les femmes qu'il est venu
sauver et conduire au Père pour l'éternité.  Sa passion, c'est l'unité
de tous, de tous ceux qui croient en son nom et qui invoquent le Père
dans l'Amour de l'Esprit-Saint.  "Que tous soient un, comme toi, Père,
tu es en moi, et moi en toi." (Jn. 17, 21)  Cette prière pour l'unité,
Jésus l'a adressée à son Père la veille de sa mort : c'est dans cet
esprit qu'il alla au supplice, car c'est au prix de son départ sur la
croix que l'Esprit-Saint allait être envoyé sur terre pour amener tous
les hommes à l'Amour du Père.  "Si je ne m'en vais pas, le Paraclet ne
viendra point à vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverai."
(Jn. 16, 7)

" «Le Père m'aime parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l'ôte, mais c'est moi qui la donne de moi-même.  J'ai le
pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre ; tel est l'ordre
que j'ai reçu de mon Père.» "

La Passion de Jésus n'est rien sans sa Résurrection.  L'homme que le
Père a créé, cet homme qui appartient à Dieu, doit être re-créé dans le
Christ : car le péché avait obscurci l'image de Dieu qui était dans
l'homme, et il fallait donc à la fois purifier cette image et lui
donner un nouvel éclat, plus brillant encore qu'à l'origine.  La
Passion du Christ a purifié l'homme, et sa Résurrection a donné à cette
créature une splendeur nouvelle, incomparable, qui brillera pour
l'éternité.  Jésus a donné sa vie dans un but bien précis et unique :
faire de tous les hommes et de toutes les femmes qui croient en lui des
créatures nouvelles dans l'Esprit-Saint.  "Je donne ma vie, afin de la
reprendre."

La nouvelle création qui se réalise en Jésus ressuscité manifeste au
plus haut point le désir d'unité de tous les hommes en Dieu.  Car la
Mort et la Résurrection du Christ se sont accomplies dans l'union la
plus intime avec le Père.  Jésus en effet n'a pas accompli cet acte de
sa propre initiative, mais il a exécuté l'ordre de son Père, il a
réalisé ce que le Père lui avait prescrit dans l'unité de
l'Esprit-Saint : "J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la
reprendre ; tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père."

L'unité est à notre porte ...  Elle est là, présente, toujours
offerte ...  Elle est surtout là alors que nous nous apprêtons à
célébrer l'Eucharistie, Corps et Sang du Christ offert en sacrifice
pour le salut du monde !  Que la Très Sainte Vierge Marie, Mère de
l'Unité, Modèle d'union à Dieu et à l'Église, daigne intercéder pour
nous, pour tous ceux qui nous sont chers, pour tous ceux qui croient au
Fils de Dieu Sauveur du monde !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b4dimpaq.mp3

Pour l'Année A, 3 homélies différentes sur Jn 10, 1-10 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an99/a4dimpaq.htm

http://meynen.homily-service.net/an2002/a4dimpaq.htm

http://meynen.homily-service.net/an2005/a4dimpaq.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2005/mp3/a4dimpaq.mp3

Pour l'Année C, 2 homélies différentes sur Jn 10, 27-30 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2004/c4dimpaq.htm

http://meynen.homily-service.net/an2007/c4dimpaq.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c4dimpaq.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#229 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 1. Mai 2012  20:32
Sujet: Homélie pour le cinquième Dimanche de Pâques - 06-05-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

5ème dimanche de Pâques - Année B

Pour ce dimanche, 1 homélie sur Jn 15, 1-8 est disponible :

http://meynen.homily-service.net/an2006/b5dimpaq.htm

Homélie pour le cinquième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 15, 1-8

" «C'est moi le vrai cep, dit Jésus, et mon Père est le vigneron.  Il
retranche tout sarment qui ne porte pas de fruit en moi ; et il émonde
tout sarment qui porte du fruit, afin qu'il en porte davantage.  Déjà
vous êtes émondés grâce à la parole que je vous ai annoncée.  Demeurez
en moi, et moi, je demeurerai en vous.  Le sarment ne peut de lui-même
porter du fruit, s'il ne tient au cep.  Il en est de même de vous :
vous ne pouvez non plus porter du fruit, si vous ne demeurez en moi.
Je suis le cep ; vous êtes les sarments.  Celui qui demeure en moi et
en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car, hors de moi, vous ne
pouvez rien faire.  Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté
dehors, comme le sarment, et il sèche ; on amasse ces sarments-là, on
les jette au feu et ils brûlent.  Si vous demeurez en moi, et si mes
paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous
arrivera.  C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de
fruit, et que vous soyez mes disciples.» "

Homélie :

" «C'est moi le vrai cep, dit Jésus, et mon Père est le vigneron.  Il
retranche tout sarment qui ne porte pas de fruit en moi ; et il émonde
tout sarment qui porte du fruit, afin qu'il en porte davantage.  Déjà
vous êtes émondés grâce à la parole que je vous ai annoncée.» "

Le Seigneur Jésus nous parle aujourd'hui de son Père et de son activité
dans le monde.  C'est sa mission parmi nous : révéler qui est le Père,
nous dire ce qu'il fait et ce qu'il a l'intention de faire
conséquemment à nos propres actes.  Le Seigneur Jésus veut nous
avertir, il veut nous faire comprendre que son Père, s'il veille sur
nous comme notre Père à tous, comme celui qui est infiniment bon et
infiniment aimable, est aussi celui qui nous juge avec équité, pour
notre bien et pour notre profit dans la vie éternelle.  Le Père
retranche le sarment qui ne porte pas de fruit, et il émonde le sarment
qui porte du fruit pour qu'il en porte davantage.

" «Déjà vous êtes émondés grâce à la parole que je vous ai annoncée.» "

La parole de Dieu, celle que le Christ nous adresse quotidiennement par
son Eglise, est ce moyen mystérieux par lequel le Père nous donne sa
grâce, non seulement pour porter du fruit, un fruit pour la vie
éternelle, mais aussi pour être émondés, c'est-à-dire pour être
purifiés de toutes nos fautes et de tous nos défauts, surtout ceux qui
nous sont les plus habituels.  La grâce de Dieu nous fait grandir et
restaure en nous la création déchue par le péché originel : par la
grâce toute-puissante de Dieu, nous sommes rendus plus conformes à
l'image de Dieu qui est en nous depuis la création mais qui a été
corrompue par le péché originel.  C'est là toute l'oeuvre du Père des
miséricordes, l'oeuvre de celui qui a tout créé dans sa Parole, qui est
son Fils Jésus.

" «Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous.» "

Le Seigneur Jésus nous invite à demeurer en lui, et il va le faire à
plusieurs reprises dans son discours.  C'est dire l'importance de la
chose.  En effet, si on fait bien attention à toutes ces paroles du
Seigneur, on s'apercevra rapidement que Jésus insiste sur ce fait
précis : le Seigneur ne demeurera en nous que si préalablement nous
demeurons en lui.  Il dira donc : "Le sarment ne peut de lui-même
porter du fruit, s'il ne tient au cep.  Il en est de même de vous :
vous ne pouvez non plus porter du fruit, si vous ne demeurez en moi."
Jésus parle avec ordre : il énonce d'abord le fait que l'Eglise doit
demeurer en lui, et ensuite il parle du fait que lui-même est appelé à
demeurer dans l'Eglise.  Le premier est la condition du second.

" «Je suis le cep ; vous êtes les sarments.  Celui qui demeure en moi et
en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car, hors de moi, vous ne
pouvez rien faire.  Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté
dehors, comme le sarment, et il sèche ; on amasse ces sarments-là, on
les jette au feu et ils brûlent.» "

La comparaison est belle, et combien proche de la réalité !  Car le
fruit de la vigne, c'est le raisin, ce fruit qui sert à faire du vin.
Or nous allons précisément participer à la consécration du vin au Sang
du Christ, nous allons entendre ces paroles du Seigneur : "Ceci est la
coupe de mon Sang !"  Ce Sang qui a été répandu et versé pour le pardon
de nos péchés et pour nous ouvrir la porte du Ciel !  Ce Sang grâce
auquel nous pouvons recevoir la force nécessaire pour échapper au feu
destiné à châtier tous ceux qui n'auront pas voulu demeurer dans le
Seigneur.  Assurément, la vigne est un très beau et magnifique
symbole : celui de l'amour et de la miséricorde de Dieu envers tous les
hommes !

" «Si vous demeurez en moi, et si mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez, et cela vous arrivera.  C'est la gloire
de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez mes
disciples.» "

Le Seigneur Jésus nous apprend ce qu'il faut faire pour demeurer en lui.
Il faut que ses paroles demeurent en nous, que nous les méditions
profondément, afin de faire une seule chose avec elles.  Car c'est
alors que la Parole de Dieu elle-même viendra en nous pour demeurer et
reposer dans notre âme.  Alors, si la Parole de Dieu demeure en nous,
si nous sommes fils de Dieu dans le Christ, nous pourrons rendre gloire
au Père, notre Père, celui qui nous a créés dans son Fils, et ne cesse
de nous re-créer en Lui, le Christ, le Seigneur de tout l'univers !
Préparons-nous donc à la communion de ce jour : demandons à la Très
Sainte Vierge Marie de recevoir pour nous et avec nous ce grand
sacrement, qui nous aidera puissamment à demeurer pour toujours en
Dieu !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b5dimpaq.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#230 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 8. Mai 2012  22:02
Sujet: Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques - 13-05-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

6ème dimanche de Pâques - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Jn 15, 9-17 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2003/b6dimpaq.htm

Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 15, 9-17

" «Comme le Père m'a aimé, dit Jésus, moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous
demeurerez dans mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les
commandements de mon Père et je demeure dans son amour.  Je vous ai
parlé de la sorte, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie
soit dans sa plénitude.»

" «Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je
vous ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour ses amis.  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous
commande.  Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur
ignore ce que fait son maître ; je viens de vous appeler amis, parce
que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.  Ce
n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis et
établis afin que vous alliez porter du fruit, et un fruit permanent ;
alors tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous
l'accordera.  Ce que je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les
autres.» "

Homélie :

" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.» "

L'Ascension du Seigneur est proche.  Nous allons la célébrer jeudi
prochain.  C'est pourquoi l'Eglise nous propose aujourd'hui un
évangile qui nous parle de l'amour de Dieu et du prochain.  Car, au
Ciel, là où le Seigneur repose pour l'éternité, il n'y a que l'amour,
l'amour sans borne, sans mesure, l'amour toujours et sans fin.  Mais
il s'agit d'un amour saint et pur, un amour toujours céleste et
détourné de toutes les convoitises de la terre.  C'est de cet amour-là
que le Seigneur veut nous parler en ce jour.  Il veut nous dire ce
qu'est l'amour du Père, il veut nous faire comprendre ce qu'est son
amour en disant : " Demeurez dans MON amour."

" «Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour,
tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon Père et je
demeure dans son amour.» "

Il y a une progression dans les faits, des étapes à respecter : il
faut d'abord observer les commandements de Dieu pour pouvoir demeurer
ensuite dans son amour.  L'un est la condition de l'autre.  Il faut
d'abord reconnaître que Dieu est notre Maître, que c'est lui qui est
le Seigneur et qu'il nous commande comme notre Chef.  Alors, dans la
mesure où nous lui obéissons, nous pourrons demeurer dans son amour,
et donc ne faire qu'un avec lui.  Notre communion au Seigneur dans
l'amour du Père dépend de notre obéissance à sa volonté souveraine et
à ses ordres qui sont transmis par son Eglise.

" «Je vous ai parlé de la sorte, afin que ma joie soit en vous, et que
votre joie soit dans sa plénitude.» "

Quand nous pensons à l'obéissance, nous ne sommes pas toujours dans la
joie, car l'obéissance peut être contraignante.  Mais, si nous avons
la bonne présence d'esprit de nous souvenir du Seigneur qui nous
attend au Ciel, dans son amour, alors la joie apparaît : nous
apercevons déjà le fruit et le résultat de notre obéissance à la loi
de Dieu, et nous en sommes déjà contents.  Et quand, finalement,
l'épreuve de l'obéissance est passée, c'est alors le moment de la joie
parfaite, de la joie dans toute sa plénitude, celle qui est le partage
des élus du Ciel !  " Je vous ai parlé de la sorte, afin que ma joie
soit en vous, et que votre joie soit dans sa plénitude."

" «Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je
vous ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour ses amis.» "

Voilà la plus grande preuve d'amour : donner sa vie pour ceux qu'on
aime !  Le Seigneur l'a fait avant nous, et il nous invite à faire
comme lui, s'il le fallait.  Jésus est passé par l'épreuve de la
Croix, car il aime son Père pour toujours et à jamais, et car il nous
aime dans son Père de toute éternité.  Jésus aime son Père, et Jésus
nous aime depuis toujours.  Mais il fallait que cet amour soit
crucifié sur le bois de la Croix, car le péché originel avait défiguré
l'image de Dieu qui était parfaite dans l'homme lors de sa création.
Depuis le péché d'Adam, l'amour de Dieu et des hommes, pour être
parfait, passe nécessairement par la Croix du Calvaire !  A la limite,
c'est dans la Croix elle-même que l'amour arrive à la joie parfaite :
" Quand vous en serez venu à ce point de perfection que les peines
vous sembleront douces et agréables pour l'amour de Jésus-Christ, vous
pourrez vous estimer heureux, car vous aurez trouvé le Paradis sur la
terre." (Imitation de Jésus-Christ, Livre 2, chapitre 12)

" «Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.  Je ne
vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce que
fait son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous ai
fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.» "

Quand le serviteur exécute ce que lui commande son maître, ce
serviteur ne connaît pas exactement tout ce que sait son maître : dans
l'obéissance, il y a toujours quelque chose que l'on ne comprend pas,
et qu'il faut accepter ainsi.  C'est le principe même de l'obéissance.
Mais quand nous avons passé l'épreuve de l'obéissance à la loi de
Dieu et que, alors, nous sommes unis à Dieu dans l'amour, nous ne
sommes plus ignorants de ce que fait le Seigneur, car Jésus est la
Parole même de Dieu, il est toute l'expression de ce qu'il sait depuis
toujours et à jamais.  Ainsi, dans l'amour de Dieu, nous devenons amis
de Dieu, participant de sa propre connaissance, sachant ce qu'il fait,
pénétrant  - pour ainsi dire - le Mystère même de Dieu.

" «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis
et établis afin que vous alliez porter du fruit, et un fruit permanent ;
alors tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous
l'accordera.  Ce que je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les
autres.» "

Le Seigneur Jésus nous donne son commandement à lui, le sien propre :
" Ce que je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les autres."
Retenons bien cette parole du Seigneur.  Nous l'avons déjà entendue
souvent.  Il nous la redit en ce jour, peu de temps avant de célébrer
son Ascension dans le Ciel.  Tournons notre esprit vers le Seigneur
qui nous attend là où il repose, dans l'amour de son Père.  Demandons
à la Très Sainte Vierge Marie de nous y aider durant cette célébration
dominicale.  C'est Elle qui nous conduira sur le chemin du véritable
amour de Dieu et des hommes !

http://meynen.homily-service.net/an2006/b6dimpaq.htm

Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 15, 9-17

" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans
mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon
Père et je demeure dans son amour.  Je vous ai parlé de la sorte, afin
que ma joie soit en vous, et que votre joie soit dans sa plénitude.»

" «Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous
ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour
ses amis.  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce
que fait son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous
ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.  Ce n'est pas
vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis et établis afin
que vous alliez porter du fruit, et un fruit permanent ; alors tout ce
que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.  Ce que je
vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les autres.» "

Homélie :

" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans
mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon
Père et je demeure dans son amour.» "

Il y a une chose que tout le monde peut faire : aimer Dieu et son Fils
Jésus, aimer notre prochain, c'est-à-dire la personne qui est proche de
nous, comme nous nous aimons nous-mêmes.  Tout le monde peut faire
cela, car il suffit d'un mouvement de l'âme, un mouvement qui ne
demande pas d'effort, juste un petit acte de la volonté.  Tout cela est
facile à faire, car cela correspond à notre nature même, telle que Dieu
a voulu qu'elle soit.  Dieu nous a créés pour l'aimer, Il nous a créés
pour que, tous, nous nous aimions d'un seul coeur, d'une seule âme.
Dieu nous a créés pour que, un jour, nous recevions en nous son Fils
Jésus, et, par Lui, tout l'Amour qu'il est en personne comme Dieu, Fils
et Image du Père.  "Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai
aimés."

"Au Coeur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour."  C'est ainsi que
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus a défini sa Mission, telle qu'elle l'a
comprise dans l'Esprit-Saint.  Car elle n'était pas capable de jeûner
trois fois par semaine, ni de veiller fréquemment une nuit entière.
Mais faire toutes ses actions par amour pour Dieu et pour l'Église,
surtout pour les prêtres, cela elle pouvait le faire, et elle l'a fait
d'une manière sublime, héroïque, à un point tel qu'elle est devenue
Sainte et reconnue comme telle par l'autorité de l'Église.

Rien n'est plus facile que l'amour.  Pour aimer, il suffit d'un acte de
la volonté, il suffit d'un acte par lequel nous fassions nôtre la
Volonté même de Dieu.  Or, la Volonté de Dieu est tout Amour :  il n'y
a rien en elle qui ne soit l'Amour de Dieu même.  Adhérer à la Volonté
divine est donc la chose la plus attirante et la plus merveilleuse qui
soit.  Faire la Volonté de Dieu, accomplir ses commandements, voilà ce
qui nous unit à Dieu dans l'Amour !  "Si vous observez mes
commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme j'ai moi-même
observé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour."

" «Je vous ai parlé de la sorte, afin que ma joie soit en vous, et que
votre joie soit dans sa plénitude.  Voici mon commandement : Aimez-vous
les uns les autres, comme je vous ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand
amour que de donner sa vie pour ses amis.» "

Si l'amour est une chose facile, un simple acte de notre volonté, il
peut arriver, plus ou moins souvent, que l'amour exige de nous une
volonté très forte, très élevée, à toute épreuve.  Ainsi, l'amour de
Jésus pour son Père, l'amour qui est le modèle de notre amour pour Dieu
et le prochain, a été si fort, si élevé, que Jésus a réalisé et
manifesté cet amour en donnant sa propre vie pour nous sur le Bois de
la Croix.  "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour
ses amis."  Jésus l'a dit, Jésus l'a fait...  Sommes-nous prêts à faire
comme lui ?  Si oui, tant mieux !  Demandons au Seigneur de persévérer
dans cet état d'âme et d'esprit.  Si non, réagissons : il est temps !
Demandons au Seigneur cette grâce de l'amour parfait.  N'oublions pas
ce qu'il vient de nous dire : "Voici mon commandement : Aimez-vous les
uns les autres, comme je vous ai aimés."

" «Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne
vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce que fait
son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous ai fait
connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.» "

Aimer Dieu, faire sa Volonté, même au prix de notre propre vie, n'est
pas un esclavage, ni même un service.  Celui qui aime Dieu, qui fait sa
volonté, est ami de Dieu, non pas un ami quelconque, mais un ami
personnel : celui qui aime Dieu, celui-là connaît Dieu.  L'Amour de
Dieu est un Amour de Connaissance.  Dieu le connaît, et il connaît
Dieu.  C'est là l'état parfait d'union entre le Créateur et sa
créature.  C'est l'état de béatitude éternelle, état qui peut déjà être
anticipé dans cette vie par l'Eucharistie.  Celui qui, dans la
communion au Fils de Dieu, se donne tout entier à son Créateur et
Maître, y compris sa propre vie, celui-là est ami de Dieu et connaît
Dieu.  Dans la communion, le chrétien qui s'offre au Père comme le
Christ s'est offert, ce chrétien-là exerce réellement son sacerdoce
baptismal et on peut lui appliquer ces paroles de Jésus, qui
s'adressent d'ordinaire aux seuls prêtres qui ont reçu le sacrement de
l'Ordre : "Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis."

" «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis
et établis afin que vous alliez porter du fruit, et un fruit
permanent ; alors tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il
vous l'accordera. Ce que je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns
les autres.» "

"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis."
Ces paroles du Christ s'appliquent à chacun d'entre nous, qui croyons
en lui, le Sauveur du monde.  Que ce soit par notre sacerdoce, ou par
notre baptême et notre confirmation dans le Christ, chacun de nous a
été choisi par le Fils de Dieu pour être fils adoptifs du Père dans
l'Esprit.  Chacun de nous a une mission à remplir : celle de répandre
l'Amour de Dieu dans le monde pour la gloire du Père, du Fils, et du
Saint-Esprit.  Si nous aimons Dieu et le prochain, alors nous porterons
du fruit et l'Amour de Dieu l'emportera sur le Mal : "Père, ...
délivre-nous du Mal.  Amen !"

En célébrant l'Eucharistie de ce jour, demandons à Marie, la Mère de
Jésus, de nous apprendre à connaître et à aimer Jésus.  Que Marie fasse
de nous des Apôtres de l'Amour, pour la Gloire du Père !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b6dimpaq.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#231 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 22. Mai 2012  20:02
Sujet: Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte - 27-05-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

*

Dimanche de la Pentecôte - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Jn 20, 19-23 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2003/bdimpent.htm

http://meynen.homily-service.net/an2006/bdimpent.htm

Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte  -  Année B  -  Jn. 20, 19-23

" Le soir de Pâques, le premier jour de la semaine, les disciples
avaient, par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se
tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur
dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains
et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.
Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme
le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla
sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les
péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de
ceux à qui vous les retiendrez.» "

Homélie :

" Le soir de Pâques, le premier jour de la semaine, les disciples
avaient, par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se
tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur
dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains
et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le
Seigneur. "

Nous célébrons aujourd'hui la fête de la Pentecôte !  Nous faisons
mémoire de cet événement capital qui eut lieu cinquante jours après la
Résurrection du Christ, savoir : l'effusion de l'Esprit-Saint sur les
Apôtres et sur les disciples réunis au Cénacle autour de Marie, la Mère
de Jésus.  La fête de la Pentecôte rejoint la fête de Pâques : ces deux
solennités constituent le sommet de toute l'année liturgique et nous
permettent à elles seules de nous remémorer toute l'histoire du Salut
en Jésus Fils de Dieu.

Ce qui a été commencé à Pâques trouve en ce jour sa plénitude et son
achèvement : le soir de Pâques, Jésus ressuscité donna une première
fois l'Esprit-Saint à ses disciples, afin qu'ils puissent le recevoir
en plénitude le jour de la Pentecôte.  Il n'y a pas de différence entre
l'Esprit qui fut donné le soir de Pâques et l'Esprit qui se répandit
sur toute la terre le jour de la Pentecôte : car il n'y a qu'un seul et
même Esprit.

Cependant, le soir de Pâques, Jésus est sur terre, et non pas encore
dans le Ciel, auprès du Père.  C'est-à-dire que Jésus ne voit pas
encore son Père qui est au Ciel.  Si Jésus, en tant qu'homme, possède
déjà la vision béatifique de Dieu, puisqu'il est ressuscité, ce n'est
encore qu'un commencement de vision, un bonheur réel et durable, mais
qui reste dans son état initial.  Il ne peut en être autrement tant que
Jésus reste sur terre.  Aussi, lorsque le Christ donne l'Esprit-Saint
aux Apôtres le soir de Pâques, c'est la Pentecôte qui commence, dans
l'attente de sa pleine réalisation, cinquante jours plus tard.

Mais, une fois que Jésus est monté au Ciel, le jour de l'Ascension,
c'est-à-dire quarante jours après Pâques, Jésus voit désormais son Père
dans une béatitude éternelle et sans limite.  A son tour, le Père voit
l'âme et le corps de son Fils glorieux : tout comme Jésus présenta ses
mains et son côté à ses disciples le soir de Pâques, le Fils montre à
son Père qui est au Ciel ses plaies glorieuses, trophées insignes et
marques de son amour pour son Père et pour tous les hommes.  Dans Celui
qui est son Image parfaite, le Père voit son Fils tout comme le Fils
voit son Père.  Et c'est dans cette vision commune que l'Esprit-Saint
est envoyé dans le monde le jour de la Pentecôte.

" Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme
le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla
sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les
péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de
ceux à qui vous les retiendrez.» "

Lorsque l'Esprit-Saint fut envoyé aux Apôtres le jour de la Pentecôte,
chacun de ceux qui le reçurent resta homme comme il était auparavant,
avec ses défauts, ses faiblesses naturelles, et toute sa personnalité.
L'Esprit-Saint et les dons qu'il apporte viennent s'ajouter à notre
nature humaine, qui reste la même.  Cependant, l'Esprit-Saint donne à
l'âme une force spéciale, cette "force d'en-haut" (Lc. 24, 49),
ce "feu" (cf. Ac. 2, 3), qui permet à l'homme ou à la femme de
surmonter ses propres faiblesses et devenir juste et saint devant le
Seigneur.  La première action de l'Esprit-Saint en nous est de nous
purifier de nos péchés et de nos vices.

Le soir de Pâques, Jésus, dans cette première vision du Père, donna aux
Apôtres l'Esprit-Saint afin que, par lui, ils puissent remettre ou
retenir les péchés des hommes.  La première chose à faire, en effet,
était de donner l'Esprit-Saint en tant que Don de Dieu qui restaure
l'image que Dieu a mis en l'homme dès sa création : il fallait que,
avant tout, en tout premier lieu, les Apôtres soient ministres du
Seigneur pour propager dans le monde la restauration de la création
initiale accomplie par le Père.  Tout ce qui est premier, tout ce qui
est initial dans l'action de l'Esprit-Saint, il fallait que Jésus y
pourvoie tant qu'il était encore sur terre, dans sa première vision du
Père.  " Il souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.
Seront remis les péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront
retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez.» "

Le jour de la Pentecôte, l'Esprit-Saint a été donné aux Apôtres : en ce
jour-là, l'Église est née, l'Église a vu le jour, le Corps du Christ a
commencé à croître et à se développer jusqu'à la plénitude qui doit
être la sienne à la fin des temps.  Marie, la Mère de Jésus, et
d'autres disciples, reçurent également le Don de l'Esprit-Saint, mais
différemment des Apôtres.  En effet, ces derniers, les Apôtres,
reçurent ce Don non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour le donner
aux autres - à tous ceux qui croiraient en Jésus Fils de Dieu - non pas
sans discernement, mais bien en proportion à leur foi et à la mission
qu'ils recevraient des mêmes Apôtres et de leurs successeurs au fil des
siècles.  C'est ainsi que ce qui s'est passé il y a près de deux mille
ans ne cesse de se prolonger dans l'Église, à travers les successeurs
des Apôtres, jusqu'à la venue glorieuse du Fils de Dieu !

Au cours de cette Eucharistie dominicale, demandons à Marie, qui était
là, présente, lors de la venue de l'Esprit, demandons-lui d'ouvrir
notre coeur si grand qu'il puisse recevoir tous les dons de l'Esprit
que le Père voudra bien nous accorder par son Fils Jésus en ce grand
jour de la Pentecôte !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bdimpent.mp3

Pour l'Année A, 2 homélies différentes sur Jn 20, 19-23 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an99/adimpent.htm

http://meynen.homily-service.net/an2005/adimpent.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2005/mp3/adimpent.mp3

Pour l'Année C, 2 homélies différentes sur Jn 20, 19-23 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2004/cdimpent.htm

http://meynen.homily-service.net/an2007/cdimpent.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cdimpent.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#232 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 29. Mai 2012  19:37
Sujet: Homélie pour la fête de la Très Sainte Trinité - 03-06-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

Fête de la Très Sainte Trinité - Année B

Sur la Très Sainte Trinité, je vous invite à lire ces quelques pages :

http://meynen.homily-service.net/franc/trinfr.htm

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Mt 28, 16-20 sont disponibles :

Voici la première :

http://meynen.homily-service.net/an2000/bfstetri.htm

Homélie pour la fête de la Très Sainte Trinité  -  Année B  -  Mt. 28, 16-20

"Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur
avait désignée.  Quand ils le virent, ils se prosternèrent ; cependant quelques
uns hésitaient encore.  Mais Jésus vint à eux et leur parla en ces termes :
«Toute autorité m'est dévolue, au ciel et sur la terre.  Allez donc, enseignez
toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.  Et voici, je suis
avec
vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.»"

Homélie :

"Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur
avait désignée.  Quand ils le virent, ils se prosternèrent ; cependant quelques
uns hésitaient encore."

Dès le matin de Pâques, Jésus ressuscité avait ordonné aux saintes femmes à
qui il était apparu d'aller dire à ses disciples de le rejoindre en Galilée :
"Jésus
se présenta devant elles et leur dit : «Salut.»  Elles s'approchèrent, lui
saisirent
les pieds, et se prosternèrent devant lui.  Jésus leur dit : «N'ayez crainte ;
allez
porter à mes frères l'ordre de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me
reverront.»"
(Mt. 28, 9-10)  Pour Jésus, Résurrection et Galilée ne font qu'un : c'est là que
ses disciples doivent le voir ressuscité.  Pourtant Jésus, qui est ressuscité
aux
portes de Jérusalem, aurait dû associer Résurrection avec Judée, la terre où il
est né.  Tout ceci nous porte à croire qu'il y a là un Mystère, un fait nouveau
que Jésus veut nous révéler.  C'est bien de cela qu'il s'agit : si Jésus associe
Résurrection et Galilée, c'est parce que, déjà, il pense à la Résurrection
finale,
celle qui aura lieu à la fin des temps.  "Et voici, je suis avec vous tous les
jours
jusqu'à la fin du monde."

"Mais Jésus vint à eux et leur parla en ces termes : «Toute autorité m'est
dévolue, au ciel et sur la terre.  Allez donc, enseignez toutes les nations,
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.  Apprenez-leur
à observer tout ce que je vous ai prescrit.»"

Arrivé sur cette montagne de Galilée, Jésus tient en enseigner ses disciples sur
la mission qu'ils auront à remplir lorsque leur Maître sera retourné au Ciel et
que le Saint-Esprit leur aura été envoyé : ils doivent annoncer la Bonne
Nouvelle du Salut à toutes les nations et les baptiser au nom du Père, et du
Fils,
et du Saint-Esprit.  C'est précisément là, en Galilée, que cette mission doit
être
enseignée.  Car, si la Galilée annonce le retour du Christ, alors, la Galilée
annonce aussi la pleine Révélation de Dieu, Trinité d'Amour et de Sagesse.
Durant le temps présent, il n'est pas possible de "comprendre" la Très Sainte
Trinité, car elle est un Mystère, c'est-à-dire une notion qui dépasse
l'intelligence humaine.  Mais, lorsque le Christ reviendra dans la Gloire,
alors,
le voile se déchirera et la communion d'Amour du Père, du Fils, et de l'Esprit-
Saint apparaîtra dans tout son jour, donnant à tous les élus la capacité de la
"comprendre", non pas comme Dieu lui-même se comprend et se connaît, mais
comme il sera possible pour chaque élu de comprendre Dieu d'une
compréhension d'amour, un amour qui sera à la mesure des mérites personnels
de chacun.

Parfois, certaines personnes n'attachent pas beaucoup d'importance à cette
notion de Trinité en Dieu.  On croit volontiers en Dieu, en Jésus, qu'on appelle
Christ.  On sait qu'il est mort et ressuscité.  On connaît aussi le Père : on
dit
couramment, "Notre Père, qui es aux cieux..."  On sait encore qu'il y a un
Saint-
Esprit...  Mais quand on cherche à rassembler toutes ces notions dans son
esprit,
alors, on s'embrouille, on mélange un peu tout, et, finalement, on laisse
tomber...
Est-ce donc si important "la Trinité" ?  Oui !  C'est important, c'est même très
important !  Tout l'évangile de Saint Jean ne parle presque que de la Trinité,
et
toute la première épître que cet évangéliste a écrite ne sert qu'à préparer le
lecteur à une certaine "compréhension" de la Trinité qui est révélée dans son
évangile.  Si on se contente de dire "Dieu est amour", et "Jésus est mort et
ressuscité", cela ne suffit pas.  Il y a d'autres vérités qui doivent être notre
nourriture spirituelle : celle de la Divine Trinité est la plus importante de
toutes.

Essayons donc de faire un peu de lumière sur toute cela.  Jésus est descendu du
Ciel et est venu sur terre : il a pris chair de la Vierge Marie.  C'est le
Mystère de
l'Incarnation.  Mais Jésus n'est pas venu de lui-même : ce n'est pas lui a
décidé
qu'il viendrait.  C'est son Père qui l'a envoyé dans le monde.  Jésus a donc un
Père auquel il est uni par un lien bien précis : celui de l'obéissance.  Jésus
envoyé dans le monde est venu accomplir l'ordre que son Père lui avait donné.
Cet ordre du Père, Jésus l'a accompli en révélant au monde entier, et d'abord à
ses disciples, qu'il est le Fils de Dieu, le Fils de Celui qui a créé l'univers
entier,
et qu'il est venu sur terre pour racheter tous les hommes et, par là, les
inviter à participer à la propre vie de Dieu.  Cette révélation conduisit
Jésus jusqu'au Calvaire, car c'est pour avoir affirmé qu'il était le Fils de
Dieu que Jésus a été condamné à mort.  La mission que son Père lui avait
confiée était donc remplie. Jésus pouvait dès lors entrer dans la Gloire de
son Père, non pas comme Dieu (car cela, il le fait de toute éternité), mais
bien comme Homme : il ressuscita donc d'entre les morts.  Enfin, pour que son
corps soit pleinement glorifié, Jésus monta au Ciel, quarante jours après sa
Résurrection.  Mais ce n'est pas tout. Car, à ce moment-là, il n'y avait
encore que l'homme en lui même qui était glorifié en Dieu, c'est-à-dire la
nature humaine assumée par le Fils de Dieu. Il fallait donc encore que cette
glorification que Dieu voulait pour l'homme soit le partage tous ceux et
celles qui croiraient cela possible.  C'est pourquoi, le Saint-Esprit fut
répandu sur la terre le jour de la Pentecôte.  Mais le Saint- Esprit ne vint
pas non plus de lui-même : il fut envoyé par le Père et par le Fils. Il fut
envoyé par le Père, car c'est le Père qui est le Principe de toute la Divine
Trinité : il est la première personne, celle qui commande au sein de la Divine
Trinité.  Et le Saint-Esprit fut aussi envoyé par le Fils, conjointement au
Père, car le Saint-Esprit n'est pas venu sur terre pour remplir une mission
différente, mais bien pour continuer la mission propre de Jésus, Fils de Dieu.

Que retenir de tout cela ?  L'obéissance !  Jésus est venu accomplir l'ordre de
son
Père ; le Saint-Esprit a été envoyé pour perpétuer cet ordre et cette mission.
Les disciples du Christ sont toujours invités à l'obéissance !  "Apprenez-leur à
observer tout ce que je vous ai prescrit."  La Trinité nous invite à
l'obéissance, et
l'obéissance nous re-conduit à la Trinité.  Chaque dimanche, l'Eglise, au nom de
Jésus Christ, nous invite à participer en commun à la louange de Dieu : chaque
dimanche, le chrétien doit rendre grâces à Dieu dans la forme et dans la mesure
que l'Eglise lui impose, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.  Celui
qui
a été baptisé au nom de la Trinité ne peut pas se contenter de prier Dieu dans
son coeur, il doit aussi manifester sa foi et son obéissance à Dieu en prenant
part
à la célébration de l'Eucharistie, là où se fait de nouveau présente l'Oeuvre
d'Obéissance du Fils de Dieu, mort et ressuscité pour nos péchés.

Que la Très Sainte Vierge Marie, modèle parfait d'obéissance à Dieu, nous aide à
vivre davantage dans la pensée de Dieu, qui est Père, Fils, et Saint-Esprit !

Voici la seconde :

http://meynen.homily-service.net/an2006/bfstetri.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bfstetri.mp3

Pour l'Année A, 3 homélies différentes sur Jn 3, 16-18 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an99/afstetri.htm

http://meynen.homily-service.net/an2002/afstetri.htm

http://meynen.homily-service.net/an2005/afstetri.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2005/mp3/afstetri.mp3

Pour l'Année C, 2 homélies différentes sur Jn 16, 12-15 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2004/cfstetri.htm

http://meynen.homily-service.net/an2007/cfstetri.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cfstetri.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#233 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Vendredi 8. Juin 2012  19:31
Sujet: Homélie pour la fête du Très Saint-Sacrement - 10-06-12
daniel_meynen
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Ave Maria !

Fête du Très Saint-Sacrement - Année B

Sur le Très Saint-Sacrement, je vous invite à lire ces quelques pages :

http://meynen.homily-service.net/franc/premlivr.htm

Pour ce dimanche, 2 homélies différentes sur Mc 14, 12-16 & 22-26 sont
disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/bfstsacr.htm

Homélie pour la fête du Très Saint-Sacrement  -  Année B  -  Mc. 14, 12-16 &
22-26

"Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, les disciples de Jésus
lui disent : «Où veux-tu que nous allions préparer ton repas de la Pâque ?»
Alors il en envoie deux : «Allez en ville, leur dit-il, vous rencontrerez un
homme portant une cruche d'eau.  Suivez-le et, là où il entrera, dites au
propriétaire de la maison : Le Maître demande : Où se trouve la salle dans
laquelle je dois manger la Pâque avec mes disciples ?  Et il vous montrera lui-
même à l'étage une grande salle, déjà toute meublée de divans ; là vous
préparerez ce qu'il nous faut.»  Les disciples partirent, arrivèrent en ville et
trouvèrent tout conforme aux indications de Jésus, et ils préparèrent la Pâque.

"Pendant le repas, Jésus prit du pain et, prononçant la bénédiction, le rompit
et le leur donna, disant : «Prenez, ceci est mon corps.»  Ensuite, il prit une
coupe, rendit grâce et la leur donna, et ils en burent tous.  Et il leur dit :
«Ceci
est mon sang, celui de l'Alliance, répandu pour beaucoup.  Oui, je vous le
déclare, je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'au jour où j'en boirai du
nouveau dans le royaume de Dieu.»  Après le chant des psaumes, ils se
rendirent au mont des Oliviers."

Homélie :

"Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, les disciples de Jésus
lui disent : «Où veux-tu que nous allions préparer ton repas de la Pâque ?»
Alors il en envoie deux : «Allez en ville, leur dit-il, vous rencontrerez un
homme portant une cruche d'eau.  Suivez-le et, là où il entrera, dites au
propriétaire de la maison : Le Maître demande : Où se trouve la salle dans
laquelle je dois manger la Pâque avec mes disciples ?  Et il vous montrera lui-
même à l'étage une grande salle, déjà toute meublée de divans ; là vous
préparerez ce qu'il nous faut.»  Les disciples partirent, arrivèrent en ville et
trouvèrent tout conforme aux indications de Jésus, et ils préparèrent la Pâque."

Chaque année, depuis plusieurs siècles, l'Eglise consacre un jour spécial pour
faire mémoire du Sacrement par excellence : l'Eucharistie, qui est appelée
"Saint" Sacrement, non pas parce que les autres sacrements ne seraient pas
"saints", loin de loin , mais parce que l'Eucharistie est "le" Sacrement par
excellence, celui qui signifie que, réellement, sous les signes du pain et du
vin,
le Seigneur Jésus, le seul "Saint", est présent dans son Eglise et dans le
monde.
Certes, chaque année, durant la Semaine Sainte, nous faisons déjà mémoire de
la Sainte Cène du Seigneur, mais, alors, l'accent est mis sur la passion et sur
la
mort du Seigneur, tandis qu'aujourd'hui, sans nier aucunement le lien étroit
entre l'Eucharistie et la Passion de Jésus, l'Eglise veut mettre davantage en
relief le caractère vivant de l'Eucharistie, ce caractère propre du "Pain de
Vie".

Tous les dimanches, et même chaque jour de la semaine, l'Eglise invite les
fidèles à se réunir dans le Temple de Dieu afin de rendre grâces au Seigneur
par la célébration de l'Eucharistie.  Comme le Christ, il y a près de deux mille
ans, a célébré la Cène de la Pâque avec ses disciples, le prêtre, délégué par
son
évêque, célèbre l'Eucharistie avec les fidèles du Christ au jour qui commémore
la Résurrection du Seigneur, la Pâque glorieuse et définitive du Fils de Dieu.
Depuis la Cène du Seigneur jusqu'à l'Eucharistie de ce jour, l'Eglise rend
grâces
à Dieu pour le Don de la Création première et de la Nouvelle création dans le
Christ mort et ressuscité.  D'Eucharistie en Eucharistie, la grâce de Dieu
répandue parmi les hommes retourne à son Créateur, emmenant avec elle, par sa
toute-puissance, la volonté libre de l'homme ou de la femme qui, dans la foi
rédemptrice, s'en remet tout à Dieu, gloire et salut de toute créature.

"Pendant le repas, Jésus prit du pain et, prononçant la bénédiction, le rompit
et
le leur donna, disant : «Prenez, ceci est mon corps.»  Ensuite, il prit une
coupe,
rendit grâce et la leur donna, et ils en burent tous.  Et il leur dit : «Ceci
est mon
sang, celui de l'Alliance, répandu pour beaucoup.  Oui, je vous le déclare, je
ne
boirai plus du fruit de la vigne jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau dans le
royaume de Dieu.»  Après le chant des psaumes, ils se rendirent au mont des
Oliviers."

La Cène que le Christ célébra se compose de paroles et de gestes.  Aujourd'hui,
au coeur de la célébration eucharistique, l'Eglise redit les mêmes paroles,
refait
les mêmes gestes.  Outre les paroles que nous connaissons comme essentielles
au Sacrement de l'Eucharistie, savoir : "Ceci est mon Corps" et "Ceci est mon
Sang" (ou "Ceci est la Coupe de mon Sang"), il est d'autres paroles du Seigneur
que nous retrouvons dans tous les évangiles synoptiques, Matthieu, Marc, et
Luc, et qui sont importantes pour nous faire comprendre l'Eucharistie : "Prenez
et mangez...", "Prenez et buvez..." (voir surtout : Mt. 26, 26-27). 
L'Eucharistie
est un sacrement que nous sommes invités à manger et à boire.  Le Seigneur
l'a dit et l'a ordonné : nous devons porter la main sur son Corps et sur la
Coupe
de son Sang afin de manger et boire cette nourriture et ce breuvage spirituel.

Dans la célébration de l'Eucharistie, seul le prêtre, dans la communion avec son
évêque, porte la main sur le Sacrement du Corps et du Sang du Christ.  Ensuite,
après avoir communié, le prêtre donne aux fidèles l'Eucharistie, sous les deux
espèces, ou sous la seule espèce du pain.  Apparemment donc, les fidèles ne
portent pas la main sur le sacrement de l'Eucharistie, car cette action est
réservée aux prêtres.  Néanmoins, il reste aux fidèles une action qui leur est
propre : s'avancer vers l'autel, accomplir cette démarche vers le Seigneur
présent dans l'Eucharistie, et témoigner ainsi leur obéissance à l'ordre du
Christ.
Véritablement, cette démarche exprime la volonté des fidèles qui veulent
manger le Corps du Christ et boire son Sang.

Avançant vers le prêtre et vers l'autel, les fidèles vont vers le Seigneur pour
lui
rendre grâces et pour lui offrir toute leur volonté comme un sacrifice qui est
rendu agréable à Dieu par la Vertu du Christ lui-même.  C'est alors que
prennent tout leur sens ces paroles de l'Apôtre Saint Pierre, qui écrit dans sa
première épître : "Allez à lui, pierre vivante, rejetée des hommes, mais choisie
et précieuse aux yeux de Dieu et, tels des pierres vivantes, vous aussi, vous
deviendrez les matériaux de cette bâtisse spirituelle, un sacerdoce saint, où
vous offrirez des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ."
(1 P. 2, 4-5)

S'il est une personne qui, plus qu'aucune créature au monde, désire donner
Jésus à ceux qui l'aiment, c'est bien Marie, la Mère du Christ, la Mère de
l'Eglise !  Alors, quand nous voyons le prêtre donner l'Eucharistie à ses
fidèles,
pensons-y : Marie n'est pas loin...

http://meynen.homily-service.net/an2006/bfstsacr.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bfstsacr.mp3

Pour l'Année A, 3 homélies différentes sur Jn 6, 51-58 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an99/afstsacr.htm

http://meynen.homily-service.net/an2002/afstsacr.htm

http://meynen.homily-service.net/an2005/afstsacr.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2005/mp3/afstsacr.mp3

Pour l'Année C, 2 homélies différentes sur Lc 9, 11-17 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2004/cfstsacr.htm

http://meynen.homily-service.net/an2007/cfstsacr.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cfstsacr.mp3


Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#234 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 13. Juin 2012  15:31
Sujet: Homélie pour le onzième Dimanche dans l'année - 17-06-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

11ème dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 1 homélie sur Mc 4, 26-34 est disponible :

http://meynen.homily-service.net/an2003/b11dmann.htm

Homélie pour le onzième Dimanche dans l'année  -  Année B  -  Mc. 4, 26-34

"Jésus disait : «Il en est du royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté
la semence en terre.  Qu'il dorme ou se lève, la nuit et le jour, la semence
germe et grandit sans qu'il sache comment.  D'elle-même la terre produit d'abord
l'herbe, puis l'épi, puis du grain plein l'épi.  Dès que le fruit le permet, on
y met la faucille, car la moisson est à terme.»

"Il disait encore : «A quoi pourrions-nous comparer le règne de Dieu ?  Par
quelle parabole le représenter ?  Il est comme un grain de moutarde : lorsqu'on
le sème en terre, c'est la plus minuscule de toutes les semences répandues sur
la terre ; mais une fois semé, il monte et devient plus grand que tous les
légumes, et il étend si loin ses branches que les oiseaux peuvent s'abriter sous
son ombre.»

"C'est par de nombreuses paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la Parole,
selon qu'ils étaient à même de l'entendre.  Il ne leur parlait pas sans user de
paraboles, mais il expliquait tout en particulier à ses disciples."

Homélie :

"Jésus disait : «Il en est du royaume de Dieu...»"

Jésus passa sa vie à annoncer le royaume de Dieu.  Quand il était à Nazareth,
durant sa vie cachée, il annonçait le royaume qui vient par toutes ses actions
faites dans l'Amour de son Père et dans l'obéissance à ses parents, Joseph et
Marie.  Quand il parcourait la Judée et la Galilée, il proclamait avec
insistance "l'Evangile de Dieu et disait :  «Le temps est accompli, et le règne
de Dieu est là : changez de conduite et croyez à l'Evangile.»" (Mc. 1, 14-15) 
Jésus aurait-il eu autre chose à faire ?  Le royaume de Dieu qui est promis en
héritage aux élus ne doit-il pas être l'unique affaire de la vie des hommes, ces
créatures faites à l'image de Dieu et renouvelées par la Passion et la
Résurrection du Christ ?  Le royaume de Dieu que Jésus proclame doit nous
captiver au plus haut point : il doit être l'unique objet de tous nos désirs !

«Il en est du royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté la semence en
terre.  Qu'il dorme ou se lève, la nuit et le jour, la semence germe et grandit
sans qu'il sache comment.»

Le royaume de Dieu, nous ne l'avons jamais vu.  Il est en effet "le royaume qui
vient", c'est-à-dire le royaume que Dieu nous promet en partage si nous lui
restons fidèles jusqu'à la fin, jusqu'au jour où nous comparaîtrons devant lui. 
Si le royaume de Dieu est déjà là, puisque Jésus l'a dit, ce n'est qu'en
espérance, une espérance si forte et si puissante qu'elle rend le royaume à
venir déjà présent parmi nous.  Mais ce n'est qu'une espérance !  Or, dans le
royaume de Dieu, il n'y a pas de place pour l'espérance, car il est vision
parfaite et éternelle de Dieu : il n'est plus objet d'espérance, car il est vu
et possédé pleinement pour toujours.  Donc, le royaume de Dieu est un royaume
qui vient, il est le royaume que Jésus nous demande d'attendre avec foi et
espérance, il est le royaume que nous ne connaissons pas encore dans toute sa
dimension.  C'est pourquoi Jésus, dans sa comparaison, dit que l'homme ne sait
comment la semence germe et grandit : ce royaume demeure mystérieux pour ceux
qui l'attendent !

«D'elle-même la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis du grain plein
l'épi.  Dès que le fruit le permet, on y met la faucille, car la moisson est à
terme.»

Le Seigneur Jésus a annoncé le royaume de Dieu quand il était encore sur la
terre : le Christ, le Fils de Dieu parmi nous, était alors le signe annonciateur
de la présence du royaume de Dieu et le gage de sa venue définitive à la fin des
temps.  Mais depuis que Jésus est monté au Ciel pour nous ouvrir la porte du
royaume à venir, c'est l'Esprit-Saint qui, par des signes et par des témoignages
multiples, nous invite à comprendre que la vie éternelle auprès de Dieu est déjà
commencée, en espérance, dès ici bas, et que cette même vie nous est promise
dans le Ciel si nous persévérons dans la fidélité jusqu'à la fin.  Il y a des
signes de toutes sortes voulus et prévus par Dieu de toute éternité pour nous
avertir qu'il faut nous préparer à la rencontre avec le Seigneur !  Et quel est
le plus beau signe du Seigneur, et le plus surprenant, sinon l'Eucharistie
elle-même, ce sacrement du Corps et du Sang du Christ, signe et réalité de sa
présence substantielle !  D'ailleurs, l'Eucharistie provient de cet épi de blé
que le Seigneur a fait pousser pour nous !

"C'est par de nombreuses paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la Parole,
selon qu'ils étaient à même de l'entendre.  Il ne leur parlait pas sans user de
paraboles, mais il expliquait tout en particulier à ses disciples."

Notre nature humaine est faible et limitée en elle-même.  Aussi le Seigneur
Jésus nous annonce et nous explique le royaume de Dieu sous forme de paraboles
ou de signes.  Or, un signe peut avoir plusieurs sens ; un signe peut ainsi être
compris d'une certaine façon, alors que celui qui est l'auteur du signe aurait
voulu dire tout autre chose.  Il faut donc avoir une certaine assurance que le
signe a été bien compris et interprété.  Alors, pour ce qui regarde les signes
du royaume de Dieu, comment être sûr que ces mêmes signes ont été bien compris
et interprétés ?  Il n'y a en fait qu'une seule réponse à cette question : il
faut que nous fassions confiance à l'Esprit-Saint qui peut tout et qui peut tout
nous confirmer par son action en nous.  En un mot, il faut que nous pratiquions
l'obéissance de la foi, il faut que nous soyons de vrais disciples du Seigneur,
c'est-à-dire des hommes, des femmes qui désirent ardemment apprendre tout de Lui
!

"Il expliquait tout en particulier à ses disciples."

Soyons des disciples du Seigneur Jésus.  Soyons à son écoute.  Ecoutons cette
Parole de Dieu qu'Il est en personne.  Recevons-le ainsi dans la communion de ce
jour, avec confiance et abandon, comme Marie, la première et la plus fervente de
tous les disciples du Christ !  Que par Marie et pour Marie, notre Mère à tous,
le royaume de Dieu vienne habiter nos cœurs, et par là, le monde entier et tout
l'univers !

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#235 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 20. Juin 2012  20:01
Sujet: Homélie pour la fête de Saint Jean-Baptiste - 24-06-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste - Année A, B, C

Pour cette fête, 1 homélie sur Lc 1, 57-66, 80 est disponible :

http://meynen.homily-service.net/an2007/cfsjeanb.htm

Homélie pour la fête de Saint Jean-Baptiste  -  Lc. 1, 57-66 & 80

" Le terme d'Elisabeth arriva, et elle mit au monde un fils.  Ses voisins
et ses parents, apprenant que le Seigneur avait manifesté sa miséricorde
envers elle, s'en réjouissaient avec elle.

" Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant.  Ils
voulaient lui donner le nom de son père, Zacharie.  Mais sa mère
intervint : «Non, dit-elle, il s'appellera Jean.»  Ils lui dirent : «Mais
personne dans ta famille ne porte ce nom.»  Alors, par signes, ils
demandèrent au père comment il voulait que l'enfant fût nommé.  Il se fit
apporter une tablette, et inscrivit : «Son nom est Jean.»  Et tous de
s'étonner.  Au même instant, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia :
il se mit à parler et à bénir Dieu.  La crainte saisit tous les gens
d'alentour, et partout, dans les montagnes de Judée, on se racontait
l'événement.  Tous ceux qui en entendirent parler le gardèrent dans leur
coeur et disaient : «Que sera donc cet enfant ?», car la main du Seigneur
était avec lui.

" L'enfant croissait et se fortifait en esprit ; et il vécut dans les
solitudes, jusqu'au jour où il se présenta devant Israël. "

Homélie :

" Le terme d'Elisabeth arriva, et elle mit au monde un fils.  Ses voisins
et ses parents, apprenant que le Seigneur avait manifesté sa miséricorde
envers elle, s'en réjouissaient avec elle. "

Aujourd'hui, la liturgie dominicale du temps ordinaire fait place à une
fête, à une grande fête : la Naissance de Jean-Baptiste, celui qui fut
choisi par Dieu pour préparer la venue de son Fils en ce monde !  C'est
en effet une grande fête, une fête de la joie, mais surtout une fête de
la miséricorde !  Car Elisabeth, la mère de Jean, était stérile (cf. Lc.
1, 7 et 36) et c'est tout à fait gratuitement - par grâce - qu'elle reçut
du Seigneur cette faveur extraordinaire de concevoir un fils dans sa
vieillesse (cf. Lc. 1, 36).  "Ses voisins et ses parents, apprenant que
le Seigneur avait manifesté sa miséricorde envers elle, s'en
réjouissaient avec elle."

Mais s'il s'agit d'une fête de la miséricorde, c'est surtout parce que la
naissance de Jean annonce la prochaine naissance du Messie, le Christ, le
Fils de Dieu fait homme, envoyé sur terre pour racheter l'humanité déchue
depuis le péché originel.  Avec la naissance de Jean-Baptiste, l'humanité
tout entière se trouve comme en un tournant de son histoire : désormais,
le péché ne submergera plus le monde, mais c'est la grâce de Dieu qui,
peu à peu, conquérera le coeur des hommes afin de les porter à la louange
et au service du Dieu Trois fois Saint !  Si Jean, dès sa conception par
ses parents Zacharie et Elisabeth, a porté en lui les marques du péché
originel, il a néanmoins été sanctifié dès avant sa naissance par Jésus
lui-même, alors qu'il était porté par Marie, sa Mère (cf. Lc. 1, 41-44).

" Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant.  Ils
voulaient lui donner le nom de son père, Zacharie.  Mais sa mère
intervint : «Non, dit-elle, il s'appellera Jean.»  Ils lui dirent : «Mais
personne dans ta famille ne porte ce nom.»  Alors, par signes, ils
demandèrent au père comment il voulait que l'enfant fût nommé.  Il se fit
apporter une tablette, et inscrivit : «Son nom est Jean.»  Et tous de
s'étonner. "

Lorsque Jean-Baptiste est né, son père, Zacharie, était muet.  C'était une
pénitence.  En effet, neuf mois auparavant, alors que Zacharie était dans
le Temple, un Ange du Seigneur lui apparut pour lui annoncer que sa femme
allait avoir un fils : "Ne crains point, Zacharie, lui dit l'ange ; ta
prière a été exaucée.  Ta femme Elisabeth va te donner un fils que tu
appelleras Jean..." (Lc. 1, 13)  Mais Zacharie douta de la puissance de
Dieu et, en guise de punition, l'ange lui dit : "Tu vas devenir muet, et
tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce
que tu n'as pas cru à mes paroles qui s'accompliront en leur temps." (Lc.
1, 20)

Durant les neuf mois de la grossesse de sa femme, Zacharie eut le temps de
réfléchir sur tout cela et de méditer sur la bonté et la miséricorde du
Seigneur qui avait daigné jeter les yeux sur sa famille, afin que, de sa
descendance, naisse celui qui devait annoncer à tout le Peuple de Dieu la
venue du Messie !  Aussi, quand vint le moment de donner un nom à son
fils, il n'hésita pas et confirma les dires de sa femme Elisabeth : "Son
nom est Jean" !  En écrivant sur une tablette le nom que l'ange lui avait
dicté, Zacharie manifesta sa foi à la parole de Dieu, et, comme l'ange
l'avait annoncé, Zacharie recouvra l'usage de la parole...

" Au même instant, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia : il se mit à
parler et à bénir Dieu.  La crainte saisit tous les gens d'alentour, et
partout, dans les montagnes de Judée, on se racontait l'événement.  Tous
ceux qui en entendirent parler le gardèrent dans leur coeur et disaient :
«Que sera donc cet enfant ?», car la main du Seigneur était avec lui. "

Vraiment, la naissance de Jean-Baptiste se trouve à un tournant décisif,
crucial de toute l'humanité.  Zacharie, son père, en est le premier
témoin : d'incrédule, il devient croyant ; de muet, il devient celui qui
proclame les louanges et les bénédictions du Très-Haut !  Le monde va
changer, car le Messie est là !  Déjà, il a sanctifié Jean dans le sein
de sa mère ; déjà, la miséricorde se répand sur toute la terre, car Dieu
vient sauver l'homme pour le transformer en un homme nouveau, un homme
selon le coeur de Dieu, un homme sur qui la main du Seigneur repose : "la
main du Seigneur était avec lui".

Jean porte désormais un nom qui n'est pas celui de ses ancêtres : il porte
un nom nouveau !  Le nom, c'est ce qui exprime toute la personnalité d'un
être.  Et quand le Seigneur donne lui-même un nom, cela veut dire que
celui qui reçoit ce nom-là est vraiment connu comme tel dans l'Esprit
même de Dieu.  Or le nom de Jean veut dire "grâce".  En le nommant ainsi,
le Seigneur voit déjà en lui son propre Fils ; Jean n'est pas le Fils de
Dieu fait homme, mais il est celui qui l'annonce, il est celui qui en est
le signe vivant.  Un autre Jean, celui qui écrivit le quatrième évangile,
l'avait très bien compris, lorsqu'il dit : "Il y eut un homme envoyé de
Dieu ; son nom était Jean...  Il n'était pas la lumière, mais il vint
pour rendre témoignage à la lumière.  Le Verbe était la véritable
Lumière..." (Jn. 1, 6-9)

" L'enfant croissait et se fortifait en esprit ; et il vécut dans les
solitudes, jusqu'au jour où il se présenta devant Israël. "

Chacun a sa vocation.  Jean a eu la sienne, peu ordinaire, il est vrai.
Comme chaque appelé de Dieu, Jean se prépara intérieurement à la mission
qui lui avait été confiée.  Ce fut sa vie cachée.  Ce fut sa vie avec
l'Esprit du Seigneur.  Ce fut son secret.  N'est-ce pas là une réplique,
bien pâle, il est vrai, de ce que fut la préparation de Marie à la venue
du Seigneur en elle au jour de l'Annonciation ?  Car Marie aussi reçut un
nom nouveau venant de Dieu : l'ange Gabriel l'appella du nom de "pleine
de grâce" (Lc. 1, 28) !

Que la Très Sainte Vierge Marie soit aujourd'hui, plus qu'en tout autre
jour, notre médiatrice auprès de son Divin Fils, afin que par Elle la
grâce du Seigneur vienne en nos âmes et fasse de nous des hommes nouveaux
selon le coeur de Dieu, unis dans une même foi, une unique espérance, un
seul amour, dans une communion éternelle au Corps et au Sang du Christ !
Amen !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cfsjeanb.mp3

D'autres aspects de la vie de Saint Jean-Baptiste peuvent être trouvés dans
quelques homélies du Temps de l'Avent :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b2dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2000/b3dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an99/a2dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2002/a2dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an99/a3dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2002/a3dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2005/a3dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2001/c2dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2004/c2dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2001/c3dimavt.htm

http://meynen.homily-service.net/an2004/c3dimavt.htm

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#236 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 27. Juin 2012  19:18
Sujet: Homélie pour le treizième Dimanche dans l'Année - 01-07-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

13ème dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 1 homélie sur Mc 5, 21-43 est disponible :

http://meynen.homily-service.net/an2006/b13dmann.htm

Homélie pour le treizième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 5, 21-43

" Lorsque Jésus fut passé en barque sur l'autre rive, une foule
nombreuse l'entoura de nouveau.  Lui se tenait au bord du lac.  L'un
des chefs de la synagogue, nommé Jaïre, se présente et, à sa vue, tombe
à ses pieds.  Il le supplie avec insistance : «Ma fillette, dit-il, est
à toute extrémité ; viens lui imposer les mains pour la sauver et la
faire vivre.»  Jésus partit avec lui.  Une grande foule le suivait et
le pressait.

" Or il y avait là une femme affligée d'une perte de sang depuis douze
ans.  Elle avait beaucoup souffert de l'intervention de nombreux
médecins ; elle avait dépensé tout son avoir sans trouver aucun
soulagement et, au contraire, elle allait de mal en pis.  Ayant entendu
parler de Jésus, elle vint dans la cohue et, par derrière, saisit son
manteau.  Elle se disait, en effet : «Si je parviens à saisir, ne
fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis sauvée.»  A l'instant la
source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d'être guérie de son
infirmité.  Et aussitôt Jésus, conscient de la force miraculeuse émanée
de lui, se retourna dans la foule : «Qui m'a pris par mon vêtement ?»
dit-il.  Et ses disciples : «Vois, la foule te presse et tu demandes :
Qui m'a touché ?»  Et il regardait autour de lui pour voir qui avait
fait cela.  Or la femme, effarée et tremblante, se rendant compte de ce
qui lui était arrivé, vint alors se jeter à ses pieds et lui dit toute
la vérité.  Mais lui : «Ma fille, dit-il, ta foi t'a sauvée ; va en
paix et sois guérie de ton mal.»

" Comme il parlait encore, des gens arrivent de chez le chef de la
synagogue : «Ta fille est morte ; à quoi bon importuner encore le
Maître ?»  Mais Jésus surprit le message et dit au chef de la
synagogue : «Ne crains pas, crois seulement.»  Et il ne permit à
personne de l'accompagner, si ce n'est à Pierre, Jacques et Jean, le
frère de Jacques.  En arrivant à la maison du chef de la synagogue, il
aperçoit une cohue et des gens occupés à se lamenter et à crier tant et
plus.  Il entre et leur dit : «Pourquoi tout ce vacarme et ces
lamentations ?  L'enfant n'est pas morte, elle dort.»  Mais on se
moquait de lui.  Lui cependant met tout le monde à la porte, prend avec
lui le père de l'enfant et sa mère et ses propres compagnons, puis il
pénètre où reposait la fille.  Prenant alors l'enfant par la main, il
lui dit : «Talitha koum», c'est-à-dire «Fillette, lève-toi, je te le
dis.»  Aussitôt, elle se leva, et se mit à marcher (elle avait douze
ans).  Ils restèrent complètement stupéfaits.  Il leur recommanda
vivement que personne ne l'apprît, et il lui fit donner à manger. "

Homélie :

" Lorsque Jésus fut passé en barque sur l'autre rive, une foule
nombreuse l'entoura de nouveau.  Lui se tenait au bord du lac.  L'un
des chefs de la synagogue, nommé Jaïre, se présente et, à sa vue, tombe
à ses pieds.  Il le supplie avec insistance : «Ma fillette, dit-il, est
à toute extrémité ; viens lui imposer les mains pour la sauver et la
faire vivre.»  Jésus partit avec lui.  Une grande foule le suivait et
le pressait. "

Après avoir célébré les fêtes de la Pentecôte, de la Sainte Trinité, et
du Saint Sacrement, voilà que l'Eglise reprend, chaque dimanche, la
lecture de l'évangile de Saint Marc.  Jésus et ses disciples sont en
Galilée, sur le bord du lac.  Nombreux sont les gens qui viennent vers
le Sauveur, car ils ont entendu dire qu'il opère miracles et guérisons
sans nombre !  Parmi eux se trouvent un des chefs de la synagogue :
Jaïre.  Prosterné aux pieds de Jésus, il le presse de venir guérir sa
fille chez lui.  Et Jésus, plein de bonté pour tous, se met en route
avec ses disciples.

" Or il y avait là une femme affligée d'une perte de sang depuis douze
ans.  Elle avait beaucoup souffert de l'intervention de nombreux
médecins ; elle avait dépensé tout son avoir sans trouver aucun
soulagement et, au contraire, elle allait de mal en pis.  Ayant entendu
parler de Jésus, elle vint dans la cohue et, par derrière, saisit son
manteau.  Elle se disait, en effet : «Si je parviens à saisir, ne
fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis sauvée.»  A l'instant la
source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d'être guérie de son
infirmité. "

Dans la foule, une femme suit Jésus de près, de très près même, car elle
veut à tout prix toucher son manteau !  Contrairement à Jaïre qui
voudrait que Jésus aille jusqu'à sa fille malade pour qu'il la touche
et la guérisse, cette femme, atteinte d'une perte de sang depuis douze
ans, veut aller jusqu'à Jésus pour pouvoir le toucher elle-même : "Si
je parviens à saisir, ne fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis
sauvée."  Curieusement, cette femme a reçu de Dieu une grâce spéciale
qui semble l'autoriser à décider elle-même du moment où elle serait
guérie.  Car, ici, Jésus ne décide de rien, sinon du fait d'avoir donné
à cette femme la grâce, venant de son Père céleste, pour s'approcher de
lui et recevoir de sa toute-puissance la guérison de sa maladie.  Cette
femme qui tente de s'approcher du Sauveur pour le toucher est bien une
fille de prédilection du Père, qui lui a donné ce pouvoir
gratuit : "Nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le
Père." (Jn. 6, 65)

" Et aussitôt Jésus, conscient de la force miraculeuse émanée de lui, se
retourna dans la foule : «Qui m'a pris par mon vêtement ?»  dit-il.  Et
ses disciples : «Vois, la foule te presse et tu demandes : Qui m'a
touché ?»  Et il regardait autour de lui pour voir qui avait fait cela.
Or la femme, effarée et tremblante, se rendant compte de ce qui lui
était arrivé, vint alors se jeter à ses pieds et lui dit toute la
vérité.  Mais lui : «Ma fille, dit-il, ta foi t'a sauvée ; va en paix
et sois guérie de ton mal.» "

Ayant touché le vêtement de Jésus, la femme fut guérie aussitôt : "A
l'instant la source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d'être
guérie de son infirmité."  Mais Jésus, bien qu'entouré de nombreuses
personnes, a senti profondément, au plus intime de son âme, que
quelqu'un l'avait touché d'une manière toute spéciale : il a senti
qu'il avait été touché dans son corps, dont le vêtement épouse la
forme, mais aussi, et surtout, dans son âme, là où l'Esprit de Dieu
habite, cet Esprit tout-puissant, Celui qui est vraiment "la Puissance
du Très-Haut" (Lc. 1, 35).  Touché par son vêtement, Jésus est touché
dans son âme, car la femme qui voulait être guérie croyait fermement
que Jésus pouvait lui accorder cette faveur spéciale.  Par le contact
corporel, c'est l'âme de Jésus et celle de cette femme qui se
rencontrèrent, afin que Celui qui est saint et pur par excellence donne
le salut de l'âme et du corps à celle qui a suivi fidèlement la grâce
venant du Père.  "Ma fille, dit-il, ta foi t'a sauvée ; va en paix et
sois guérie de ton mal."

" Comme il parlait encore, des gens arrivent de chez le chef de la
synagogue : «Ta fille est morte ; à quoi bon importuner encore le
Maître ?»  Mais Jésus surprit le message et dit au chef de la
synagogue : «Ne crains pas, crois seulement.»  Et il ne permit à
personne de l'accompagner, si ce n'est à Pierre, Jacques et Jean, le
frère de Jacques. "

L'épisode de la femme qui avait une perte de sang a visiblement marqué
la vie de Jésus : son âme a été touchée.  Les événements qui
surviennent juste après la guérison de cette femme le prouvent : ce
n'est plus une jeune fille que Jésus doit aller guérir, c'est
maintenant une morte qu'il va ressusciter !  Qui sait si Jésus ne
serait pas arrivé à temps s'il n'y avait eu tant de monde sur la route,
ni surtout s'il n'y avait pas eu cette femme qui l'avait touché ?  Sans
aucun doute, la grâce que le Père céleste accorda à cette femme pour
aller vers Jésus et être guérie marque une étape importante dans la vie
du Sauveur.  D'ailleurs, si Jésus n'emmena pas tout le monde, mais
seulement Pierre, Jacques, et Jean, c'est bien pour signifier que
l'événement qui allait avoir lieu était parmi les plus importants de sa
vie publique.

" En arrivant à la maison du chef de la synagogue, il aperçoit une cohue
et des gens occupés à se lamenter et à crier tant et plus.  Il entre et
leur dit : «Pourquoi tout ce vacarme et ces lamentations ?  L'enfant
n'est pas morte, elle dort.»  Mais on se moquait de lui. "

Arrivé à la maison du chef de la synagogue, Jésus tente de faire cesser
les lamentations, les pleurs, et les cris, qui témoignaient de la mort
de la jeune fille.  Jésus prophétise ; il dit : "L'enfant n'est pas
morte, elle dort."  Mais, comme tous les prophètes qui annoncèrent son
règne et sa venue, Jésus ne reçoit pour réponse que la moquerie et la
raillerie de ceux qui étaient là à se lamenter et à pleurer...  Jésus
peut annoncer çà et là que la vie éternelle sera la récompense d'une
vie sainte et pure devant Dieu et devant les hommes : c'est un message
que l'on accepte encore assez bien, car, de toute façon, comme il
s'agit de la vie après la mort, on a tout le temps de la voir
arriver...  Mais ici, c'est tout autre chose !  Car si cette jeune
fille dort, c'est qu'elle va se réveiller ; or, quand un mort se
réveille, n'est-ce pas déjà là une anticipation de la Résurrection
finale, une manifestation, dans notre temps, de la Vie éternelle ?
Alors, quand on ne veut pas y croire, il n'y a qu'une seule chose à
faire : s'en moquer...

" Lui cependant met tout le monde à la porte, prend avec lui le père de
l'enfant et sa mère et ses propres compagnons, puis il pénètre où
reposait la fille.  Prenant alors l'enfant par la main, il lui
dit : «Talitha koum», c'est-à-dire «Fillette, lève-toi, je te le dis.»
Aussitôt, elle se leva, et se mit à marcher (elle avait douze ans).
Ils restèrent complètement stupéfaits.  Il leur recommanda vivement que
personne ne l'apprît, et il lui fit donner à manger. "

On se moque de Jésus, mais lui, il continue son chemin, il poursuit sa
mission, celle que le Père lui a confiée : révéler au monde entier
qu'il est, lui, la Vie éternelle.  Plus tard, lorsqu'il s'agira de
ressusciter son ami Lazare, Jésus déclarera à Marthe : "C'est moi la
résurrection : celui qui croit en moi, vivra, fût-il mort." (Jn. 11,
25)  Et Marthe croira tout cela.  Ici aussi, le père de la fillette
morte croit que Jésus est tout-puissant et qu'il peut ressusciter celle
qui "dort".  Jésus lui a donné cette grâce pour croire, lorsqu'il lui a
dit : "Ne crains pas, crois seulement."  Cette foi n'est sans doute pas
bien grande, mais elle a été manifestée par une démarche qui ne trompe
pas : le simple fait d'aller vers le Sauveur pour l'inviter à se rendre
auprès d'une jeune fille malade, et maintenant morte...  Cette foi
sincère et vraie, Jésus tient à la récompenser : il prend la main de la
jeune fille, et lui ordonne de se lever.  La jeune fille se lève : elle
est vivante, elle est revenue à la vie !

Jésus a passé une étape importante, capitale, de sa vie humaine.  Il
reprend sa route avec ses disciples.  Suivons-le, pas à pas.  N'ayons
pas peur !  Il nous conduira sur les chemins d'éternité !  Il est
toujours avec nous, notamment dans le Sacrement de son Corps et de son
Sang.  Allons à lui avec toute l'ardeur de notre foi !  Demandons à
Marie de nous accompagner et de nous aider à puiser sans cesse à cette
source de vie et de puissance qui est dans l'Amour et le Coeur
miséricordieux de son Divin Fils !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b13dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

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#237 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 4. Juillet 2012  19:31
Sujet: Homélie pour le quatorzième Dimanche dans l'Année - 08-07-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

14ème dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies sur Mc 6, 1-6 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b14dmann.htm

http://meynen.homily-service.net/an2006/b14dmann.htm

Homélie pour le quatorzième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 6, 1-6

" Jésus revint dans sa patrie, suivi de ses disciples.  Le sabbat venu,
il se mit à enseigner dans la synagogue.  Les nombreux auditeurs,
frappés d'étonnement, disaient : «D'où lui vient cela, et quelle est
cette sagesse qui lui a été départie ?  et comment de si grands
miracles s'accomplissent-ils par ses mains ?  N'est-ce pas le
charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude
et de Simon ?  et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?»  Et
ils étaient perplexes à son sujet.  Mais Jésus leur dit : «Un prophète
n'est traité sans égards que dans sa patrie, chez ses parents et dans
sa propre maison.»  Il ne put accomplir là aucun miracle, si ce n'est
qu'en leur imposant les mains il guérit quelques malades.  Et il
s'étonnait de leur défiance.  Il parcourait les villages à la ronde
tout en enseignant. "

Homélie :

" Jésus revint dans sa patrie, suivi de ses disciples. "

Jésus prêche la bonne nouvelle du Royaume partout en Galilée, et, au
cours de son périple, il revient chez lui, dans sa patrie, à Nazareth.
Jésus mène sa vie publique : il est tout entier livré aux affaires de
son Père, tout entier occupé d'expliquer en paraboles en quoi consiste
ce Royaume de Dieu dont il est le médiateur, l'interprète et le
prophète !  Jésus s'occupe de parler du Royaume de son Père, il parle
de la Patrie céleste, celle qu'il promet en héritage pour l'éternité à
tous ceux qui, jusqu'à la fin, auront cru à sa parole, cette parole
divine qui porte grâce !  C'est dans cet esprit que Jésus revient dans
sa patrie, non pas celle du Ciel, mais celle de la terre.  Tout occupé
aux affaires de son Père du Ciel, il revient dans le village de son
père de la terre : Joseph.

" Le sabbat venu, il se mit à enseigner dans la synagogue.  Les nombreux
auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : «D'où lui vient cela, et
quelle est cette sagesse qui lui a été départie ?» "

Lorsque Jésus se met à enseigner dans la synagogue, les gens qui
l'écoutent se rendent bien compte que Jésus ne parle pas, ou plutôt ne
parle plus comme il parlait autrefois quand il était avec eux, menant
la même vie qu'eux, une vie terrestre et ordinaire, orientée vers les
choses qui se bornent le plus souvent au bien-être passager et
temporel.  Mais depuis ce temps, Jésus a commencé sa vie publique, il a
reçu le témoignage de son Père et de l'Esprit-Saint au jour de son
baptême, il a appelé à lui des disciples, comme Pierre et André : il a
manifesté à tous ceux vers qui il allait qu'il était le Maître, celui
qui enseigne et qui a autorité au Ciel et sur la terre.  Alors, quand
il revient à Nazareth, les habitants sont surpris et étonnés : "Quelle
est cette sagesse qui lui a été départie ?"

" «Comment de si grands miracles s'accomplissent-ils par ses mains ?
N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques,
de José, de Jude et de Simon ?  et ses soeurs ne sont-elles pas ici
parmi nous ?»  Et ils étaient perplexes à son sujet. "

Jésus avait des cousins, qui sont nommés ici et appelés frères :
Jacques, José, Jude et Simon.  Cette appellation de "frères" vient du
langage du narrateur : il s'agit en fait uniquement de cousins, et non
de frères à proprement parler.  Mais tout ceci nous indique que les
gens de Nazareth font référence à quelqu'un qu'ils connaissent très
bien, sans possibilité d'erreur sur la personne.  Vraiment, les
habitants de Nazareth connaissent bien Jésus, mais ils ne le
connaissent qu'à la manière humaine.  Ils voient Jésus, mais ils
s'arrêtent obstinément à l'homme qu'ils ont connu autrefois.
Extérieurement Jésus n'a pas changé, ou fort peu.  Mais intérieurement,
l'Esprit-Saint a poussé Jésus à témoigner de la vie éternelle qu'il est
en personne : la motion intérieure que Jésus a ressentie en lui a
permis de manifester extérieurement tout ce qu'il est éternellement
auprès de son Père qui est dans les Cieux.  L'extérieur de Jésus est le
même, son aspect physique est identique, et pourtant quelque chose est
venu s'ajouter à cet être que l'on croyait tout ordinaire !  "Et ils
étaient perplexes à son sujet."

" Mais Jésus leur dit : «Un prophète n'est traité sans égards que dans
sa patrie, chez ses parents et dans sa propre maison.» "

On attribue à Saint François de Sales cette boutade : "Il n'y a pas de
saint pour son valet de chambre."  Ce qui veut dire que ceux qui sont
très proches d'un homme ou d'une femme que Dieu appelle à témoigner
d'une grâce assez exceptionnelle ne peuvent s'empêcher d'avoir à
l'esprit tout le côté simplement humain de cet homme ou de cette femme,
côté humain qui tend sans cesse à obscurcir la lumière divine que
répand toujours celui que Dieu appelle à son service.  C'est ce qui
arriva en premier à Jésus, notre modèle dans l'humilité et le
mépris.  "Un prophète n'est traité sans égards que dans sa patrie, chez
ses parents et dans sa propre maison."

Ce sera là notre leçon pour aujourd'hui : aimons à demeurer dans
l'humilité et le mépris avec le Seigneur.  Recevons aujourd'hui en nous
ce petit morceau de pain, sans apparence ni éclat extérieur, mais qui
est le Pain de la Vie, celui qui est la Lumière du monde venu pour nous
enseigner et pour nous sauver !  Communions à l'Eucharistie pour être
prophète et témoin de la Parole, comme Jésus : dans notre communion de
ce jour, imitons Marie qui, par sa foi sans tache, fut la plus grande
de tous les prophètes du Royaume de Dieu !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b14dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

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#238 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 10. Juillet 2012  19:33
Sujet: Homélie pour le quinzième Dimanche dans l'Année - 15-07-12
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Ave, Maria !

15ème dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies sur Mc 6, 7-13 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b15dmann.htm

Homélie pour le quinzième dimanche dans l'année  -  Année B  -  Mc. 6, 7-13

"Jésus fait venir les Douze ; il se mit à les envoyer deux à deux et leur donna
pouvoir sur les esprits impurs.  Il leur ordonna de ne rien emporter pour la
route, sauf un bâton : ni pain, ni besace, ni monnaie dans la ceinture, de
chausser des sandales et de ne pas revêtir deux tuniques.  Il leur disait :
«Dans
quelque maison que vous soyez entrés, restez-y jusqu'à votre départ de cet
endroit-là.  Si une localité ne vous reçoit ni ne vous écoute, sortez-en et
secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux.»

"Ils partirent, et prêchèrent la pénitence.  Ils chassaient de nombreux démons,
oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient."

Homélie :

"Jésus fait venir les Douze ; il se mit à les envoyer deux à deux et leur donna
pouvoir sur les esprits impurs."

Aujourd'hui, nous lisons ce passage de l'évangile dans lequel Jésus envoie ses
disciples en mission.  Saint Marc nous donne ici un résumé, que nous allons
commenter.  Saint Matthieu a donné un récit plus détaillé de ce discours du
Maître (voir Mt. 10, 5-16).

Qu'est-ce que la mission ?  Comment doit-elle se réaliser ?  Est-elle une ou
multiple ?  Autant de questions importantes et qui sont essentielles à la vie
même de l'Eglise.

La mission est un ordre du Christ, qui doit se réaliser par notre obéissance
dans la foi, un ordre qui est absolument unique, comme la foi de l'Eglise est
unique.

Cet ordre qui constitue la mission de l'Eglise, c'est l'accomplissement du règne
de Dieu.  Le Christ envoie ses disciples afin que le monde soit, une fois pour
toutes, délivré du Mal : il "leur donna pouvoir sur les esprits impurs".  La
mission de l'Eglise consiste à ce que notre prière quotidienne trouve enfin sa
réalisation : "Père, délivre-nous du Mal."  Jour après jour, le règne de Dieu
s'étend et tend vers son accomplissement définitif qui viendra avec le Christ
au dernier jour de l'humanité.  Le Père veut que tout soit soumis à la
domination de son Fils, une domination d'amour, qui ne se veut pas un amour
tiède, mais un amour fort et puissant !

"Il leur ordonna de ne rien emporter pour la route, sauf un bâton : ni pain, ni
besace, ni monnaie dans la ceinture, de chausser des sandales et de ne pas
revêtir deux tuniques."

Saint Marc a entendu Pierre, le premier Pape, raconter ce récit lorsqu'il
enseignait les premiers disciples de Rome.  Pierre a bien retenu cette leçon du
Maître et il l'a suivie de près durant sa vie d'apôtre.  Il en donna l'exemple
dès
le début de son apostolat, à Jérusalem : "Pierre et Jean montaient au temple
pour la prière de la neuvième heure.  On était en train d'y porter un homme
boiteux de naissance (...)  A la vue de Pierre et de Jean qui s'apprêtaient à
pénétrer dans le temple, il leur demanda l'aumône.  Pierre, le considérant ainsi
que Jean, lui dit : «Regarde-nous.»  L'impotent fixa les yeux sur eux avec
attention, dans l'espoir de recevoir quelque chose.  Mais Pierre lui dit : «Je
n'ai
ni or ni argent ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de
Nazareth, lève-toi et marche !»" (Actes 3, 1-6)

La possession des biens matériels pose toujours un problème à celui qui veut
suivre Jésus de près et accomplir ainsi sa mission à la suite du Maître.  Il est
facile de comprendre pourquoi.  Dieu est Esprit ; donc nous ne le voyons pas.
Les biens que nous possédons sont matériels ; donc nous les voyons.  De plus,
depuis le péché originel, notre nature humaine est blessée, défigurée, et
l'image
de Dieu qui est en elle est tellement éloignée de son original - Dieu - qu'elle
semble totalement brisée.  Aussi, Dieu étant si loin de nous, les créatures qui
nous entourent deviennent notre premier point de comparaison, à un degré tel
que nous les prenons bien souvent pour des dieux...

Il faut donc réagir, prendre le contre-pied, et vivre de manière totalement
opposée.  C'est pourquoi Jésus enseigne à ses disciples de ne rien emporter pour
la route...  Plus nous sommes enclin à la possession et à la jouissance des
biens
de ce monde, plus il faut nous en détacher, au moins en esprit, et parfois même
en réalité.  Cette attitude évangélique a vallu à l'Eglise un des plus grands
Saints qu'elle a compté parmi ses enfants : Saint François d'Assise !  Même si
vous et moi ne sommes pas d'autres "Saint François d'Assise", demandons
pourtant au Seigneur qu'il attire notre esprit vers les réalités du Ciel pour
éviter que nous ne nous attachions trop aux biens d'ici-bas.

"Il leur disait : «Dans quelque maison que vous soyez entrés, restez-y jusqu'à
votre départ de cet endroit-là.  Si une localité ne vous reçoit ni ne vous
écoute,
sortez-en et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux.»"

Ces paroles du Seigneur s'appliquent littéralement aux prédicateurs itinérants.
Pour nous qui demeurons en un endroit bien précis pendant une longue période
de temps, endroit que nous n'avons pas toujours choisi nous-mêmes, ces paroles
ont un sens plus spirituel.  La maison dont parle Jésus est certes une vraie
bâtisse matérielle, mais elle peut aussi signifier l'âme dans laquelle la Parole
de
Dieu habite comme en sa propre demeure.  Si, par notre entremise, telle ou telle
personne a reçu la grâce de la foi ou toute autre consolation divine, restons en
communion avec cette personne, car c'est le Seigneur lui-même qui l'a placée
sur notre route et qui veut se servir de nous pour la guider vers les chemins
d'éternité...

"Ils partirent, et prêchèrent la pénitence.  Ils chassaient de nombreux démons,
oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient."

Saint Matthieu rapporte d'autres paroles du Seigneur.  Il place en effet ces
mots
dans la bouche de Jésus parlant à ses disciples : "Sur votre route, annoncez
bien
haut : Le règne des Cieux est proche !" (Mt. 10, 7)  Voilà comment les disciples
du Christ doivent prêcher la pénitence : en proclamant que le Règne des Cieux
est proche !  Cela signifie que les disciples du Christ doivent inviter les
hommes
et les femmes à se convertir en tournant leur esprit et tout leur être, non plus
vers les biens de ce monde, vers le Royaume des Cieux où le Seigneur Dieu nous
attend pour l'éternité !

Nous le savons et nous le croyons : il n'y a pas d'autre alternative que, ou le
Ciel,
ou l'Enfer.  Ou nous serons sauvés, ou nous serons damnés.  Ou le Ciel pour
toujours, ou l'Enfer pour toujours.  Telle est notre foi, telle est la Foi
catholique,
apostolique, et romaine.  Même celui qui passe par ce lieu de purification
appelé
Purgatoire est déjà certain de son salut, bien qu'il ne voit pas encore Dieu ;
c'est
même cette certitude qui le fait souffrir, mais souffrir d'amour.

Jésus, tous les jours, nous envoie en mission : obéissons-lui avec foi, avec
espérance, avec amour !  Demandons à Marie, qui a parfaitement rempli sur
terre la mission qui lui avait été confiée par l'Esprit de Dieu, demandons-lui
de
nous éclairer et nous faire comprendre exactement ce que le Seigneur attend de
nous tout au long de notre vie !  Que le sacrement de l'Eucharistie que nous
allons recevoir en communion soit notre force et notre lumière sur le chemin
de l'éternité !

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Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

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Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

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#239 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 18. Juillet 2012  19:39
Sujet: Homélie pour le seizième Dimanche dans l'Année - 22-07-12
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Ave, Maria !

16ème dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies sur Mc 6, 30-34 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2003/b16dmann.htm

http://meynen.homily-service.net/an2006/b16dmann.htm

Homélie pour le seizième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 6, 30-34

" Les apôtres se réunissent auprès de Jésus et lui racontent ce qu'ils
avaient fait et ce qu'ils avaient enseigné.  Et il leur dit : «Venez
vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et prenez un peu de
repos.»  Tant de monde en effet allait et venait qu'ils ne pouvaient
même pas manger à l'aise.  Ils partirent dans la barque vers un lieu
solitaire, à l'écart.

" Mais on les vit s'éloigner.  Ce fut une indication pour plusieurs ;
à pied, de toutes les villes, on accourut là et on les devança.
Lorsque Jésus fut sorti de la barque, il vit une foule nombreuse et
s'apitoya sur elle, parce qu'ils étaient comme des moutons sans
berger.  Et il se mit à les enseigner longuement. "

Homélie :

" Les apôtres se réunissent auprès de Jésus et lui racontent ce qu'ils
avaient fait et ce qu'ils avaient enseigné. "

Les apôtres reviennent de mission : Jésus les avait envoyés annoncer
la venue du Règne de Dieu, chasser les esprits impurs, guérir les
malades en les oignant d'huile.  Tout cela nous l'avons vu dimanche
dernier.  L'ordre du Seigneur a été accompli avec soin, avec amour,
avec confiance : les apôtres n'avaient pas confiance en eux-mêmes,
mais bien en la puissance de Dieu, ce Dieu qui était venu parmi eux
en la personne de Jésus.  Les apôtres ont obéi à l'ordre du Seigneur,
et leur obéissance a fait des miracles !  Pleins de reconnaissance en
celui qui, lui aussi, a eu confiance en ceux qu'il avait appelés à
son service, les apôtres viennent tout raconter à leur Maître et
Seigneur : tout ce qu'ils ont accompli sur son ordre, il faut qu'il
en ait connaissance.

Aujourd'hui, le Seigneur n'est plus sur terre, avec nous, comme il y
était durant sa vie avec ses disciples.  Pourtant, Jésus l'a dit :
"Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde." (Mt. 28,
20)  C'est vrai : Jésus est avec nous, car nous ne sommes jamais
seuls.  Jésus est avec nous, car nous faisons partie de son Corps
mystique, qui est l'Église.  Nous sommes avec Jésus, si nous sommes
avec l'Église.  Et si les apôtres racontèrent à Jésus tout ce qu'ils
avaient accompli sur son ordre, nous aussi, nous devons proclamer
haut et fort, quoiqu'avec prudence et discernement, tout ce que nous
avons réalisé dans le monde pour remplir la mission que le Seigneur a
confié à chacun de nous, qui sommes les membres de son Corps.  Les
merveilles de Dieu qu'il nous est donné d'accomplir ne sont pas des
choses à tenir cachées : elles doivent au contraire servir à
l'édification du Corps mystique du Christ (cf. 1 Co. 12, 7).

" Et il leur dit : «Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert,
et prenez un peu de repos.»  Tant de monde en effet allait et venait
qu'ils ne pouvaient même pas manger à l'aise.  Ils partirent dans la
barque vers un lieu solitaire, à l'écart. "

Même si Dieu est Esprit, et il l'est assurément, nous ne sommes pas de
purs esprits.  Il nous faut donc du repos, de la nourriture, pour
refaire nos forces.  Tout cela est raisonnable.  Et Jésus veille à ce
que ses disciples prennent un peu de repos et mangent suffisamment, à
l'écart de la foule, tranquillement.  C'est important.  Si le corps
est fatigué, trop fatigué surtout, l'âme ne peut plus vaquer
activement aux occupations qui lui sont propres, comme la
contemplation de la Parole de Dieu.  Il y a là un réel danger pour la
vie spirituelle.  Il est nécessaire de mesurer ses forces et ses
capacités.  Si on a trop à faire, il est impératif de supprimer tout
ce qui peut l'être, afin de sauvegarder ou de rétablir un juste
équilibre entre action et contemplation.  Ne l'oublions pas : la
prudence est la mère de toutes les vertus !

" Mais on les vit s'éloigner.  Ce fut une indication pour plusieurs ;
à pied, de toutes les villes, on accourut là et on les devança.
Lorsque Jésus fut sorti de la barque, il vit une foule nombreuse et
s'apitoya sur elle, parce qu'ils étaient comme des moutons sans
berger.  Et il se mit à les enseigner longuement. "

La solitude, le calme, la tranquillité, ça ne dure jamais longtemps !
En fait, tant que nous ne serons pas arrivés au lieu du repos
éternel, qui est la demeure du Père, le temps de la contemplation
n'est qu'une étape sur notre route : bien vite, il faut reprendre le
chemin du service et de la prédication.  Ce fut pareil pour Jésus et
ses apôtres.  Une foule nombreuse accourut pour entendre le Maître et
recevoir de lui quelques paroles de consolation, et, peut-être, la
guérison de telle maladie ou infirmité.  Les apôtres se mêlent à la
foule, ils continuent de s'instruire auprès de celui qui est la
Sagesse éternelle : en fait, ce que les disciples du Christ
enseignent ici et là, ce n'est toujours qu'une ébauche de ce grand
discours que seul le Verbe incarné peut tenir, car, lui seul est la
Parole de Dieu !

Jésus prend toute cette foule en pitié.  Mais de quelle pitié
s'agit-il ?  Si ces hommes, ces femmes, et ces enfants étaient des
personnes riches et ne manquant de rien, nous compendrions facilement
que Jésus ait pitié d'eux parce qu'il leur manque la connaissance de
la vie éternelle qu'il est venu leur apporter, car, ne l'oublions
pas, plus on est riche, plus il est difficile de trouver le chemin du
Ciel (cf. Mt. 19, 23).  Mais c'est tout le contraire : ces gens-là
sont surtout des gens simples, plutôt pauvres, ou ne possédant que
peu de choses.  Alors, réussissons-nous à bien comprendre ce qu'est
la vraie pitié ?  Elle consiste à toujours voir en premier les
nécessités de l'esprit et de l'âme, et de mettre au second plan les
nécessités du corps.  C'est ainsi que Jésus a eu pitié de cette
foule.  Agissons comme le Maître !  Si nous habitons un pays
économiquement prospère, allons dans une ville, et regardons cette
foule qui, apparemment, ne manque de rien : c'est de cette foule-là
que nous devons avoir pitié !

Au cours de cette Eucharistie, prions tous ensemble le Maître de nous
envoyer son Esprit-Saint, afin de faire de nous de vrais disciples de
sa Parole !  Qu'avec Marie, et pour Elle, nous annoncions bien haut
toutes les merveilles de Dieu dans le monde !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b16dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

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#240 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 25. Juillet 2012  20:48
Sujet: Homélie pour le dix-septième Dimanche dans l'année - 29-07-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

17ème dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 2 homélies sur Jn 6, 1-15 sont disponibles :

http://meynen.homily-service.net/an2000/b17dmann.htm

Homélie pour le dix-septième dimanche dans l'année  -  Année B  -  Jn. 6, 1-15

"Jésus passa de l'autre côté de la mer de Galilée.  Une grande foule le suivait,
parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades.  Jésus gravit
une
colline, et là, s'assit avec ses disciples.  La Pâque, la fête des Juifs, était
proche.

"Levant alors les yeux et voyant une grande foule venir à lui, Jésus dit à
Philippe : «Où achèterons-nous du pain pour que tous ces gens aient à manger ?»
Il disait cela pour l'éprouver, car il savait bien ce qu'il allait faire. 
Philippe lui
répondit : «Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas à donner un morceau à
chacun.»  Un de ses disciples, André, frère de Simon-Pierre, lui dit : «Il y a
ici un
petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons... mais qu'est-ce que cela
pour tant de monde ?»  Jésus dit : «Faites-les asseoir.»  Il y avait beaucoup
d'herbe à cet endroit.  Ils s'assirent au nombre d'environ cinq mille hommes.
Jésus prit les pains, rendit grâce, et les fit distribuer aux convives ; de même
pour les poissons.  Il leur en donna tant qu'ils en voulurent.  Lorsqu'ils
furent
rassasiés, il dit à ses disciples : «Ramassez les morceaux qui restent, afin que
rien ne se perde.»  Ils les ramassèrent ; et des morceaux qui étaient restés du
repas des cinq pains d'orge, ils remplirent douze corbeilles.

"A la vue de ce miracle que Jésus avait fait, les gens disaient : «C'est
vraiment
le prophète qui doit venir dans le monde.»  Et Jésus, pressentant qu'ils
allaient
venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau seul, sur la montagne."

Homélie :

"Jésus passa de l'autre côté de la mer de Galilée.  Une grande foule le suivait,
parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades.  Jésus gravit
une
colline, et là, s'assit avec ses disciples.  La Pâque, la fête des Juifs, était
proche.

Dans le récit de la vie de Jésus, l'évangile que nous lisons aujourd'hui fait
suite
au passage de Saint Marc que nous avons commenté dimanche dernier.  Jésus
vient d'enseigner longuement cette foule de gens désireux de l'entendre, et de
le voir, surtout de le voir faire un miracle.  "Une grande foule le suivait,
parce
qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades.  Jésus gravit une
colline, et là, s'assit avec ses disciples."  Or, ces gens sont restés là
longtemps,
et Jésus ne veut pas les renvoyer sans leur avoir donné à manger, de peur que
le chemin du retour ne leur soit par trop pénible.  Ce sera pour le Maître, le
grand Prophète, l'occasion de réaliser un très grand miracle : celui de la
multiplication des pains, et des poissons.  Une autre occasion se présentera
peu de temps après, et alors Saint Marc consignera dans son évangile ces
paroles du Sauveur : "En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une foule
nombreuse et que ces gens n'avaient rien à manger, Jésus appela les disciples :
«J'ai pitié de ce peuple, dit-il, car voilà trois jours déjà qu'ils s'attachent
à moi,
sans avoir rien à manger.  Si je les renvoie chez eux à jeun, ils tomberont de
faiblesse en chemin, et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin !»"
(Mc. 8, 1-3)

"Levant alors les yeux et voyant une grande foule venir à lui, Jésus dit à
Philippe : «Où achèterons-nous du pain pour que tous ces gens aient à manger ?»
Il disait cela pour l'éprouver, car il savait bien ce qu'il allait faire. 
Philippe lui
répondit : «Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas à donner un morceau à
chacun.»"

Jésus a bien l'intention de donner à manger à toute cette foule de gens qui ont
pris la peine d'écouter ses enseignements : après la Pain du Ciel, qui est sa
Parole, Jésus va leur donner la pain de la terre.  Mais Jésus veut que cet ordre
soit bien compris de ses disciples : d'abord le Ciel, ensuite la terre. 
D'ailleurs le
Maître l'a déjà dit et répété : "Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa
justice ;
et le reste vous sera donné par surcroît." (Mt. 6, 33)  Jésus veut que ses
disciples,
ceux qui doivent continuer sa mission jusqu'à la fin des temps, soient bien
convaincus de l'action de Dieu qui veille sur les siens et sur tous leurs
besoins,
pourvu qu'ils recherchent d'abord le royaume de Dieu et sa justice, justice qui
est celle de Dieu, celle qui, par la foi, fait de tous les chrétiens des justes
dans
l'unique Juste, le Christ.

Philippe est ainsi éprouvé par le Maître, et avec lui, tous les disciples le
sont
aussi.  Tous se renseignent, et cherchent parmi la foule quelqu'un qui aurait
quelque chose à manger...  Visiblement, tous les disciples semblent accomplir
ce que Jésus leur avait commandé, savoir, de donner eux-mêmes à manger à
toute la foule.  Bien que Saint Jean ne le rapporte pas dans son évangile, les
trois synoptiques s'accordent pour dire que Jésus avait donné cet ordre à ses
disciples : "Donnez-leur vous-mêmes à manger." (Mc. 6, 37 - cf. Mt. 14, 16 ;
Lc. 9, 13)  Sans aucun doute, les disciples obéirent au Maître : ils
recherchèrent d'abord le royaume de Dieu et sa justice !  Et ils trouvèrent
quelqu'un qui avait cinq pains d'orge et deux poissons...

"Un de ses disciples, André, frère de Simon-Pierre, lui dit : «Il y a ici un
petit
garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons... mais qu'est-ce que cela pour
tant de monde ?»  Jésus dit : «Faites-les asseoir.»  Il y avait beaucoup d'herbe
à cet endroit.  Ils s'assirent au nombre d'environ cinq mille hommes."

Les disciples ont obéi au Maître : ils ont fait tout ce qui était en leur
pouvoir
pour essayer de trouver de la nourriture pour cette multitude de gens.  Mais,
ici, André, le frère de Simon-Pierre, semble le reconnaître : ce qu'il a à
présenter au Maître est vraiment trop peu.  André a obéi à l'ordre du Sauveur,
mais, quand même, humainement, il n'y a pas d'issue.  André semble
découragé, et c'est pourquoi il avoue à Jésus : "... mais qu'est-ce que cela
pour
tant de monde ?"  Vraiment, André a accompli cette parole du Seigneur :
"Quand vous aurez fait tout ce qu'on vous a ordonné, dites : Nous sommes des
serviteurs inutiles : nous n'avons fait que ce que nous devions faire."
(Lc. 17, 10)  C'est alors que le Maître intervient !  Quand tout semble perdu,
quand nous avons presque perdu toute espérance de salut, alors, Dieu agit,
Dieu met en oeuvre sa toute-puissance, car jamais, assurément jamais, Dieu
n'abandonne ceux qui croient en lui et font tout ce qui leur est possible,
humainement, pour accomplir sa volonté.  Sur ce petit peu de l'homme, Dieu,
par sa grâce, vient réaliser son oeuvre à lui, celle de la Rédemption qui sauve
et qui conduit à la Vie éternelle !

"Jésus prit les pains, rendit grâce, et les fit distribuer aux convives ; de
même
pour les poissons.  Il leur en donna tant qu'ils en voulurent.  Lorsqu'ils
furent
rassasiés, il dit à ses disciples : «Ramassez les morceaux qui restent, afin que
rien ne se perde.»  Ils les ramassèrent ; et des morceaux qui étaient restés du
repas des cinq pains d'orge, ils remplirent douze corbeilles."

Jésus, qui est Dieu, met en oeuvre sa toute-puissance divine : il vient en aide
à la faiblesse humaine, et il multiplie les mains et les poissons que ses
disciples
distribuent à toute la foule.  Le miracle est accompli !  La toute-puissance
divine éclate au grand jour !  La nouvelle, vite, se répand partout.  Les
esprits
s'échauffent, on fabule, on imagine des tas de scenari sur l'issue de ce
rassemblement improvisé...  On discute, on murmure, on chuchote mille choses
sur ce qui pourrait bien arriver à ce Jésus, qui, plus que jamais, apparaît
comme le Grand Prophète de l'époque...  Ce qui vient mettre le comble à
l'émerveillement de la foule, c'est la récolte des morceaux qui restaient après
que tous les convives étaient enfin rassasiés : les gens avaient non seulement
eu à manger pour l'heure présente, mais ils avaient aussi de quoi manger
demain !  Vraiment, ce Grand Prophète est exceptionnel : il pourvoie aux besoin
du peuple pour aujourd'hui, mais encore pour les jours futurs !  Il faut
absolument faire quelque chose...  Un Roi !

"A la vue de ce miracle que Jésus avait fait, les gens disaient : «C'est
vraiment
le prophète qui doit venir dans le monde.»  Et Jésus, pressentant qu'ils
allaient
venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau seul, sur la montagne."

Les pensées des hommes ne sont pas celles de Dieu...  Jésus a donné à manger
à la foule des gens qui l'écoutaient afin de témoigner de sa divinité : c'était
sa
principale raison.  Par la même occasion, il a profité de ce miracle pour
subvenir
aux besoins de ces gens.  Son intention est d'abord tournée vers le Ciel, d'où
il
vient, et où il va.  Ensuite, il s'occupe des besoins matériels des hommes et
des
femmes qu'il est venu sauver.  Si les hommes cherchent à le détourner de sa
mission, alors, il s'enfuit, seul, sur la montagne...

Jésus est descendu du Ciel sur la terre afin d'emmener avec lui tous les hommes
et toutes les femmes de la terre au Ciel !  Si nous sommes ses disciples, si
nous
avons bien compris la leçon que le Maître vient de nous donner, alors, agissons
comme lui : emmenons au Ciel tous les hommes et toutes les femmes que nous
rencontrerons durant notre vie sur terre !  Que la Très Sainte Vierge Marie, qui
est au Ciel pour l'éternité, nous aide et nous attire par son amour sans borne !

http://meynen.homily-service.net/an2006/b17dmann.htm

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b17dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

#241 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 1. Août 2012  20:25
Sujet: Homélie pour le dix-huitième Dimanche dans l'année - 05-08-12
daniel_meynen
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Ave, Maria !

18ème Dimanche dans l'Année - Année B

Pour ce dimanche, 1 homélie sur Jn 6, 24-35 est disponible :

http://meynen.homily-service.net/an2003/b18dmann.htm

Homélie pour le dix-huitième Dimanche dans l'année  -  Année B  -  Jn. 6, 24-35

" Les gens se rendirent compte que le Seigneur n'était pas là, non
plus que ses disciples.  Ils montèrent alors dans les barques et
regagnèrent Capharnaüm pour l'y rechercher.  Ils le trouvèrent sur
l'autre rive du lac et lui dirent : «Maître, quand es-tu arrivé ici ?»

" Jésus leur répondit : «En vérité, en vérité je vous le dis, vous me
cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous
avez mangé du pain à satiété.  Au lieu de travailler pour la
nourriture qui périt, travaillez pour celle qui subsiste jusque dans
la vie éternelle et que le Fils de l'Homme vous donnera.  Car c'est
lui que le Père, c'est lui que Dieu a marqué de son sceau.»

" Ils lui dirent : «Que faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ?»
Jésus leur répondit : «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en
celui qu'il a envoyé.»  Ils lui dirent : «Quel miracle fais-tu, dont
la vue nous fasse croire en toi ?  Quelle est ton oeuvre ?  Nos pères,
au désert, ont mangé la manne, ainsi qu'il est écrit : "Il leur a
donné à manger le pain venu du ciel (Ps. 77, 24)." »  Jésus leur dit :
«En vérité, en vérité je vous le dis, ce n'est pas Moïse qui vous a
donné le pain du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du
ciel ; car le pain de Dieu, c'est le pain qui descend du ciel et qui
donne la vie au monde.»  Ils lui dirent : «Seigneur, donne-nous
toujours ce pain-là !»  Jésus reprit : «C'est moi le pain de vie : qui
vient à moi n'aura jamais faim, et qui croit en moi n'aura jamais soif !» "

Homélie :

" Jésus répondit : «En vérité, en vérité je vous le dis, vous me
cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous
avez mangé du pain à satiété.  Au lieu de travailler pour la
nourriture qui périt, travaillez pour celle qui subsiste jusque dans
la vie éternelle et que le Fils de l'Homme vous donnera.» "

Pour nous, qui est Jésus ?  Est-il celui qui vient pour nourrir notre
corps, ou bien pour satisfaire les besoins de notre âme, ces besoins
que nous ne connaissons pas bien, ces besoins que Jésus lui-même est
venu nous manifester par toute sa vie, et surtout par sa mort sur la
Croix ?  Il est important de répondre correctement à cette question :
il faut que nous interrogions notre conscience afin de nous rendre
compte si, réellement, nous cherchons à satisfaire les véritables
besoins de notre âme, et non des convoitises, qui sont peut-être
légitimes, mais qui nous poussent à agir d'une manière désordonnée,
non conforme à la volonté de Dieu sur nous.  Travaillons-nous
uniquement pour la nourriture qui périt, ou bien travaillons-nous
aussi et suffisamment pour celle qui subsiste jusque dans la vie
éternelle ?

" Ils lui dirent : «Que faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ?»
Jésus leur répondit : «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en
celui qu'il a envoyé.» "

Tout est là !  L'Oeuvre de Dieu, c'est croire en celui qu'il a envoyé,
croire en Jésus Fils de Dieu, croire dans le Christ vrai Dieu et vrai
Homme !  La foi est un contact, une vertu surnaturelle qui nous permet
nous unir à l'amour du Christ.  La foi nous place donc constamment
dans un double domaine : celui de Dieu et celui de l'Homme.  Car,
encore une fois, le Christ est tout à la fois Dieu et Homme, et celui
qui est uni à sa personne se trouve toujours placé dans ce double
domaine de la divinité et de l'humanité.  Mais comme Dieu est premier
en tout, puisqu'il transcende toutes choses, celui qui, par la foi,
est uni au Christ, ne peut pas ne pas placer au premier rang de ses
préoccupations les besoins de son âme, cet élément de la personne
humaine qui ne se nourrit pas du pain de la terre, mais bien du pain
du Ciel !

" Ils lui dirent : «Quel miracle fais-tu, dont la vue nous fasse
croire en toi ?  Quelle est ton oeuvre ?  Nos pères, au désert, ont
mangé la manne, ainsi qu'il est écrit : "Il leur a donné à manger le
pain venu du ciel (Ps. 77, 24)." »  Jésus leur dit : «En vérité, en
vérité je vous le dis, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain du
ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel ; car le
pain de Dieu, c'est le pain qui descend du ciel et qui donne la vie au
monde.» "

Les Juifs, dans le désert, avaient reçu à manger : ils reçurent de la
manne miraculeuse, ils trouvèrent de la nourriture pour cette vie
terrestre grâce à l'intervention de Dieu même !  La Providence est
toujours là pour veiller sur nous et pour pourvoir à tous nos besoins,
principalement les plus nécessaires, et parfois aussi ceux qui le sont
moins.  De tous temps, Dieu veille sur ceux qui se confient en lui
avec foi et amour !  Mais cette action de la Providence, comment
pourrions-nous la reconnaître sans la grâce de Dieu, sans cette action
de Dieu en nous qui nous pousse à voir le Seigneur agissant dans notre
vie ?  Comment pourrions-nous orienter notre vie vers les choses du
Ciel sans le secours de cette grâce des grâces qui est le Christ en
personne ?  De même que Jésus révéla aux Juifs de son temps l'action
de Dieu dans leur vie de tous les jours, de même il nous apprend à
reconnaître, petit à petit, au fil du temps, que son Père est sans
cesse à l'oeuvre pour nous prodiguer son amour et ses bienfaits !

" Ils lui dirent : «Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là !»  Jésus
reprit : «C'est moi le pain de vie : qui vient à moi n'aura jamais
faim, et qui croit en moi n'aura jamais soif !» "

Ensemble, sur l'invitation du Seigneur, allons à lui !  Car il nous
dit : "Qui vient à moi n'aura jamais faim !"  Alors, quand le prêtre
présente la sainte hostie, en disant : "Heureux les invités au repas
du Seigneur !  Voici l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde !",
allons vers le Seigneur pour combler notre faim et satisfaire les
véritables désirs de notre âme, ceux que Dieu veut voir en nous pour
parfaire cette image, son image qu'il a lui-même inscrite dans toute
notre personne !  Demandons à Marie cette grâce, demandons à la
Médiatrice de toutes les grâces de pouvoir croire sincèrement au
Christ vrai Dieu et vrai Homme !

Cette dernière homélie existe aussi en version audiophonique :

http://meynen.homily-service.net/an2009/mp3/b18dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/

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