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homelies_daniel_meynen · Homélies de Daniel Meynen

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#118 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 13. Avril 2010  20:59
Sujet: Homélie pour le troisième Dimanche de Pâques - 18-04-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, troisième
Dimanche de Pâques.
Pierre, tout attristé de ce que Jésus lui eût dit
une troisième fois : «M'aimes-tu ?», lui répondit :
«Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t'aime.»
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c3dimpaq.mp3
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le troisième Dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 21, 1-19




" Après sa résurrection, Jésus apparut encore aux disciples sur le rivage
du lac de Tibériade.  Voici comment : Simon-Pierre, Thomas (surnommé
Didyme), Nathanaël (celui de Cana en Galilée), les fils de Zébédée et
deux autres de ses disciples étaient ensemble.  «Je vais pêcher», leur
dit Simon-Pierre.  Ils lui répondirent : «Nous allons avec toi.»  Ils
sortirent et montèrent en barque.  Mais cette nuit-là, ils ne prirent
rien.  Au lever du jour, voici que Jésus se trouvait sur le rivage ; mais
les disciples ne se rendaient pas compte que c'était lui.  Jésus leur
dit : «Mes amis, n'avez-vous rien à manger ?»  -  «Non», répondirent-ils.
Mais il leur dit : «Jetez le filet à droite de la barque, et vous
trouverez.»  Ils le firent et ne parvinrent pas à le retirer tant était
grande l'abondance du poisson.  Alors le disciple que Jésus aimait dit à
Pierre : «C'est le Seigneur !»  Simon-Pierre, entendant que c'était le
Seigneur, passa son vêtement (car il s'était dévêtu) et sauta dans l'eau.
Les autres disciples arrivèrent avec la barque en halant le filet de
poissons.  (Ils n'étaient guère éloignés du rivage que de deux cents
coudées.)  Descendus à terre, ils aperçoivent là un feu de braise, du
poisson posé dessus et du pain.  Jésus leur dit : «Apportez de ces
poissons que vous venez de prendre.»  Simon-Pierre monta dans la barque,
tira sur le sol le filet qui se trouvait plein de cent cinquante-trois
gros poissons.  Et quoiqu'il y en eût tant, le filet ne s'était pas
rompu.  Jésus leur dit : «Venez déjeuner.»  Aucun des disciples n'osait
lui demander : «Qui es-tu ?» car ils savaient bien que c'était le
Seigneur.  Jésus s'approcha, prit le pain et le leur donna, ainsi que le
poisson.  C'était déjà la troisième fois que Jésus apparaissait à ses
disciples depuis sa résurrection.

" Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : «Simon, fils de
Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?»  Il répondit : «Oui, Seigneur, tu
sais bien que je t'aime.»  Jésus lui dit : «Pais mes agneaux.»  Il lui
dit une seconde fois : «Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?»  Il lui
répondit : «Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime.»  Jésus lui dit :
«Pais mes brebis.»  Une troisième fois il lui dit : «Simon, fils de Jean,
m'aimes-tu ?»  Pierre, tout attristé de ce que Jésus lui eût dit une
troisième fois : «M'aimes-tu ?», lui répondit : «Seigneur, tu sais tout ;
tu sais bien que je t'aime.»  Jésus lui dit : «Pais mes brebis.  En
vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais jeune, tu te ceignais
toi-même, et tu circulais où tu voulais.  Quand tu seras devenu vieux, tu
étendras les mains, et un autre te ceindra et te conduira où tu ne veux
pas.»  Il faisait, par ces paroles, allusion au genre de mort dont il
devait glorifier Dieu. "



Homélie :


" Après sa résurrection, Jésus apparut encore aux disciples sur le rivage
du lac de Tibériade.  Voici comment : Simon-Pierre, Thomas (surnommé
Didyme), Nathanaël (celui de Cana en Galilée), les fils de Zébédée et
deux autres de ses disciples étaient ensemble.  «Je vais pêcher», leur
dit Simon-Pierre.  Ils lui répondirent : «Nous allons avec toi.»  Ils
sortirent et montèrent en barque.  Mais cette nuit-là, ils ne prirent
rien. "

En célébrant le temps pascal, l'Eglise nous donne, entre autres,
l'occasion de revivre cette période de quarante jours qui sépara la
Résurrection du Christ de son Ascension dans le Ciel.  Ce fut pour les
Apôtres une période privilégiée durant laquelle Jésus ressuscité resta
avec eux, non pas d'une manière toujours visible, tel que cela eut lieu
lors des apparitions du Seigneur, mais bien d'une manière mystérieuse,
spirituelle, tantôt visible, tantôt invisible.  Mais ce que l'Eglise nous
fait revivre liturgiquement pendant un moment, nous pouvons le vivre et
l'expérimenter durant toute notre vie sur terre, jour après jour, année
après année.

Jésus est toujours là avec nous !  C'est là notre joie !  C'est là notre
Pâque de tous les jours !  C'est là notre vie dans la joie de l'Esprit !
Car Jésus l'a dit : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du
monde." (Mt. 28, 20)  Nous en souvenir est source de joie et de bonheur :
cette mémoire, ce mémorial du Seigneur, qui devient sacramentel dans
l'Eucharistie, n'est-il pas une vraie apparition du Seigneur ?  Car Jésus
peut apparaître à ses disciples d'une manière mystérieuse et réelle par
sa grâce, par les dons de son Esprit, tout comme il est apparu
corporellement et réellement à ses Apôtres au bord du lac de Tibériade...

" Au lever du jour, voici que Jésus se trouvait sur le rivage ; mais les
disciples ne se rendaient pas compte que c'était lui.  Jésus leur dit :
«Mes amis, n'avez-vous rien à manger ?»  -  «Non», répondirent-ils.  Mais
il leur dit : «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez.»
Ils le firent et ne parvinrent pas à le retirer tant était grande
l'abondance du poisson.  Alors le disciple que Jésus aimait dit à
Pierre : «C'est le Seigneur !» "

Cette apparition de Jésus est caractéristique, car il s'agit ici d'une
scène qui eut déjà lieu avant la mort et la résurrection du Seigneur.
Rappelons-nous en effet cette autre pêche miraculeuse : "Jésus dit à
Simon : «Pousse en eau profonde, et jetez vos filets pour pêcher.» Simon
lui répondit : «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien
prendre ; mais à ton ordre, je jetterai les filets.» L'ayant fait, ils
prirent une grande quantité de poissons ; mais leurs filets se
déchiraient." (Lc. 5, 4-6 - Voir l'homélie pour le cinquième dimanche
dans l'année, Année C)  Mais ces deux pêches miraculeuses diffèrent entre
elles, car, de l'une à l'autre, Jésus, le Seigneur, est mort et
ressuscité !

" Simon-Pierre, entendant que c'était le Seigneur, passa son vêtement (car
il s'était dévêtu) et sauta dans l'eau.  Les autres disciples arrivèrent
avec la barque en halant le filet de poissons.  (Ils n'étaient guère
éloignés du rivage que de deux cents coudées.)  Descendus à terre, ils
aperçoivent là un feu de braise, du poisson posé dessus et du pain.
Jésus leur dit : «Apportez de ces poissons que vous venez de prendre.»
Simon-Pierre monta dans la barque, tira sur le sol le filet qui se
trouvait plein de cent cinquante-trois gros poissons.  Et quoiqu'il y en
eût tant, le filet ne s'était pas rompu. "

Ce passage par la mort et la résurrection du Christ se manifeste en ceci :
malgré la grande quantité de poissons prise, le filet ne s'est point
rompu après la résurrection ("le filet ne s'était pas rompu" - Jn. 21,
11), alors qu'il le fut avant la résurrection ("mais leurs filets se
déchiraient" - Lc. 5, 6).  Lors de la première pêche miraculeuse, Jésus
avait dit à Simon-Pierre : "Ne crains point, désormais ce sont des hommes
que tu prendras." (Lc. 5, 10)  Le Seigneur assimilait ainsi les hommes,
les femmes, de toutes races et de toutes nations, à ces poissons que
Pierre venait de pêcher.  Cette assimilation fut telle que, dès les
premières années du christianisme, le symbole du poisson était le moyen
caché pour signifier son appartenance au Christ.  De siècle en siècle,
cette assimilation perdura jusque dans cette appellation de l'anneau qui
sert au Pape pour sceller ses décrets et ordonnances : l'Anneau du
Pêcheur.

Sans équivoque possible, les poissons que Simon a pêchés avant comme après
la résurrection du Seigneur, ce sont biens des hommes, du moins d'une
manière symbolique, mystique !  Si donc le filet ne s'est pas rompu après
la résurrection, c'est pour nous montrer que tous les hommes, toutes les
femmes capturés par Simon-Pierre sont et restent bien unis ensemble, par
la volonté du Seigneur, qui a ordonné cette pêche miraculeuse.  Par la
grâce de la mort et de la résurrection du Christ, c'est-à-dire par notre
baptême en sa mort et en sa résurrection, nous, Chrétiens, vivant dans la
présence mystérieuse de Jésus, nous sommes appelés par Pierre à vivre
dans l'unité de la foi, de l'espérance et de la charité !  S'il y a une
grâce de la Résurrection, c'est bien celle de l'unité de tous les
Chrétiens !  Et s'il y a bien un signe non-équivoque qui nous annoncera
le Retour de Jésus ressuscité, ce sera bien la réalisation parfaite de
l'unité de tous ceux qui sont au Christ et qui demeurent en Lui, et Lui
en eux : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde." (Mt.
28, 20)

" Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : «Simon, fils de
Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?»  Il répondit : «Oui, Seigneur, tu
sais bien que je t'aime.»  Jésus lui dit : «Pais mes agneaux.»  Il lui
dit une seconde fois : «Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?»  Il lui
répondit : «Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime.»  Jésus lui dit :
«Pais mes brebis.»  Une troisième fois il lui dit : «Simon, fils de Jean,
m'aimes-tu ?»  Pierre, tout attristé de ce que Jésus lui eût dit une
troisième fois : «M'aimes-tu ?», lui répondit : «Seigneur, tu sais tout ;
tu sais bien que je t'aime.»  Jésus lui dit : «Pais mes brebis.» "

Nous le savons : Jésus a été livré aux Romains par les Juifs, et Pierre a
renié son Maître par trois fois : "En vérité, je te le dis, toi-même,
aujourd'hui, cette nuit, avant que le coq ait chanté deux fois, tu me
renieras trois fois." (Mc. 14, 30)  Ce triple reniement, Pierre l'a
toujours regretté : il a sincèrement demandé pardon au Seigneur, et, dans
son immense miséricorde, le Christ lui a pardonné, en demandant par trois
fois à Pierre s'il l'aimait vraiment.  C'est vrai : Pierre a été
pardonné.  Pourtant, Pierre n'a pas cessé, durant toute sa vie, de
pleurer amèrement cette triple faute.  Chaque fois qu'un coq se mettait à
chanter, le souvenir de sa faute le faisait pleurer...

Si Pierre pleura ainsi son péché, c'est parce que son ministère de Vicaire
du Christ et de Chef de l'Eglise repose sur sa triple profession d'amour
envers Jésus ; sur le bord du lac de Tibériade, chaque fois que Pierre
dit à Jésus qu'il l'aime, Jésus répond à Pierre en lui disant : "Pais mes
agneaux...  Pais mes brebis..."  Le Seigneur confirme ainsi l'autorité de
Pierre sur toute l'Eglise jusqu'à la fin des siècles.  Mais, en même
temps, Jésus veut que Pierre se souvienne pour toujours du danger qu'il
court et de la tentation qui a déjà été la sienne et à laquelle il a
malheureusement succombé : celle d'abandonner son Maître et de renoncer à
sa charge.

" «En vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais jeune, tu te ceignais
toi-même, et tu circulais où tu voulais.  Quand tu seras devenu vieux, tu
étendras les mains, et un autre te ceindra et te conduira où tu ne veux
pas.»  Il faisait, par ces paroles, allusion au genre de mort dont il
devait glorifier Dieu. "

Jésus annonce à Pierre qu'il va mourir crucifié, comme lui.  Mais
qu'importe ?  Jésus est avec lui !  Jésus ressuscité vit et demeure en
lui, par son Esprit-Saint !  Déjà, durant toute sa vie, Pierre porte sa
croix et meurt chaque jour sur ce bois de supplice, mais c'est dans la
joie qui vient de l'Esprit qu'il remplit la charge que le Seigneur lui a
confiée : celle de pêcheurs d'hommes !  C'est une lourde charge, il est
vrai, mais combien noble et glorieuse !

Vivant avec toute l'Eglise, et notamment avec Pierre et les Apôtres, la
Très Sainte Vierge Marie est là pour aider tous ceux qui sont ses
enfants !  Si le Christ est là, parmi nous avec son Esprit, pourquoi
Marie, Celle qui est l'Epouse de l'Esprit-Saint, ne serait-elle pas
mystérieusement présente elle aussi avec nous et parmi nous ?  Prions-La
avec ferveur, afin que la grâce de la Résurrection du Seigneur se répande
toujours davantage sur l'Eglise et sur le monde entier !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#119 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 20. Avril 2010  18:43
Sujet: Homélie pour le quatrième Dimanche de Pâques - 25-04-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, quatrième Dimanche
de Pâques, journée de prière pour les vocations.
" Jésus disait : Mes brebis écoutent ma voix : je les connais
et elles me suivent. "
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c4dimpaq.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le quatrième Dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 10, 27-30




" Jésus disait : «Mes brebis écoutent ma voix : je les connais et elles me
suivent.  Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et
nul ne les ravira de ma main.  Mon Père, qui me les a données, est plus
grand que tous ; et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Moi et le Père, nous sommes un.» "



Homélie :


" Jésus disait : «Mes brebis écoutent ma voix : je les connais et elles me
suivent.  Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et
nul ne les ravira de ma main.  Mon Père, qui me les a données, est plus
grand que tous ; et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Moi et le Père, nous sommes un.» "

L'évangile de ce quatrième dimanche de Pâques est fort court, mais d'une
extrême densité.  Il y a là des paroles puissantes, fortes, très riches
en doctrine et en application pastorale.  Ces paroles du Seigneur peuvent
être lues dans le contexte où Jésus les prononça : lors de la fête de la
Dédicace du Temple, quelques temps avant la Pâque où le Christ fut arrêté
et condamné à mort...  Mais on peut aussi lire ces paroles à la lumière
de la Résurrection du Seigneur, et dans le feu de l'Esprit de Pentecôte.

" «Mes brebis écoutent ma voix : je les connais et elles me suivent.» "

Lorsque Jésus ressuscité est apparu à ses disciples sur le bord du lac de
Tibériade, il rencontra Simon-Pierre et lui dit : "Pais mes brebis." (Jn.
21, 17)  Par ces mots, Jésus confirme Pierre dans sa charge de Vicaire du
Christ : Pierre doit tenir la place du Christ, et, pareillement, les
Successeurs de Pierre, jusqu'à la fin des temps.  Par ces mots, Jésus
confie à Pierre "ses" brebis : il lui confie tous les hommes et toutes
les femmes que le Père aime et veut sauver par la mort et la résurrection
de son Fils unique !  Par ces mots "Pais mes brebis", ce n'est plus
seulement Jésus qui est sous la bienveillance unique du Père, mais aussi
Simon-Pierre, le pêcheur de Galilée devenu "pêcheur d'hommes" (cf. Lc. 5,
10).

Aujourd'hui, les brebis du Seigneur sont les brebis de Pierre toujours
veillant et agissant en la personne de son Successeur : le Pape.
Aujourd'hui, Jésus ressuscité est au Ciel, dans la gloire et dans la
splendeur du Père, envoyant avec le Père l'Esprit d'Amour et de Paix sur
toute la terre.  L'Esprit-Saint enseigne tous ceux qui veulent bien se
laisser instruire, il leur rappelle tout ce que Jésus a dit à ses
disciples lorsqu'il vivait sur terre : "L'Esprit-Saint, que le Père
enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en
mémoire tout ce que je vous ai dit." (Jn. 14, 26)  Mais, dans la
bienveillance du Père, qui aime Simon-Pierre comme son propre fils,
l'Esprit-Saint enseigne les brebis du Christ par l'intermédiaire de
Pierre lui-même : les brebis du Christ, qui sont maintenant les brebis de
Pierre, écoutent la voix du Seigneur en prêtant l'oreille au souffle de
l'Esprit, dans l'obéissance aux paroles de Pierre et de ses Successeurs !

" «Je les connais et elles me suivent.» "

Jésus connaît absolument tous les hommes et toutes les femmes que le Père
aime et veut sauver pour la vie éternelle.  S'il s'agit là d'une
véritable connaissance, c'est pourtant davantage une connaissance d'amour
que Jésus possède dans l'Esprit-Saint, Celui qui connaît tout "ce qui est
en Dieu" (1 Co. 2, 11).  Semblablement, le ministère de Pierre est un
service d'amour et de charité envers toutes les brebis du Seigneur :
Pierre préside à la charité !  C'est dans cette connaissance d'amour que
les brebis suivent Pierre, et qu'elles suivent Jésus en Pierre : "Je les
connais et elles me suivent."  Lorsque Jésus ressuscité apparaît aux
disciples au bord du lac, il dit à Pierre : "Simon, fils de Jean,
m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" (Jn. 21, 15)  Et Pierre de répondre :
"Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t'aime." (Jn. 21, 17)
Vraiment, le ministère de Pierre est un service d'amour...  de Dieu, des
hommes, des brebis !

" «Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et nul ne les
ravira de ma main.» "

Jésus, le Vivant, le Ressuscité, est la Vie éternelle et il la donne à ses
brebis : "Je leur donne la vie éternelle."  Jésus est la Vie éternelle,
car il est Dieu ; et il la donne, car, tout en demeurant Dieu, il est
aussi et tout à la fois Homme : Jésus est l'unique médiateur entre Dieu
et les hommes.  Mais, à son rôle de médiateur, Jésus a voulu s'associer
des partenaires.  Ces partenaires ne sont pas ses égaux, car ils ne sont
pas Dieu et Homme comme lui.  Mais ils sont ses serviteurs : chacun d'eux
met au service du Christ toute sa personne, il se dévoue au Seigneur
corps et âme.

Parmi les collaborateurs choisis par le Christ, il y a les prêtres.
Chaque jour, et surtout chaque dimanche, chacun d'eux met au service du
Christ son corps et son âme et, en prenant du pain, comme le Seigneur la
veille de sa Passion, il redit au nom du Christ : "Ceci est mon Corps",
"Ceci est mon Sang".  Ensuite, le prêtre donne aux brebis du Seigneur la
Vie éternelle, en disant : "Recevez le Corps du Christ."  Parmi tous les
prêtres, il y a, bien sûr, Pierre, et son Successeur, le Pape.  Comme le
Christ, Pierre peut s'appliquer ces paroles : "Je leur donne la vie
éternelle."  Dévoué corps et âme, par amour, Pierre collabore à l'Oeuvre
du Seigneur en donnant aux brebis du Christ la Vie éternelle !

" «Nul ne les ravira de ma main.» "

Saint Augustin parlait ainsi à ses fidèles, en tenant l'Eucharistie dans
ses mains : "Soyez ce que voyez, et recevez ce que vous êtes." (Sermon
272, pour le jour de la Pentecôte)  Ce disant, il associait la notion de
Corps du Christ avec la notion de Corps mystique du Christ : l'Eglise.
"Soyez ce que vous voyez" : devenez semblables au Christ que vous voyez
sous les apparences du pain et du vin.  "Recevez ce que vous êtes" :
recevez l'Eucharistie afin d'être davantage le Corps du Christ, recevez
ce que vous êtes déjà un peu : l'Eglise.  Saint Augustin, et Saint Pierre
avant lui, aurait pu dire aussi :  "Nul ne les ravira de ma main."  Car
ils tenaient tous deux en main le Corps du Christ, mais aussi son Corps
mystique : l'Eglise !  Tous deux pouvaient dire en toute vérité, hier
comme aujourd'hui :  "Nul ne les ravira de ma main."  Car, en tenant
l'Eucharistie, ils avaient en main les brebis du Seigneur !

" «Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne
ne peut rien arracher de la main du Père.  Moi et le Père, nous sommes
un.» "

Le Père veille sur toutes ses créatures !  Son Amour n'a pas de borne !
Il veille sur chacun de ses enfants avec une égale bonté !  Tout ce qu'il
désire, c'est que nous allions à lui, dans le Christ, afin que nous aussi
nous soyons un avec lui.  Si nous faisons un avec le Christ, alors, nous
pourrons dire, comme le Seigneur : "Moi et le Père, nous sommes un."  En
fait, ce n'est pas nous qui dirons cette parole, mais c'est le Christ qui
la dira pour nous, car lui seul est l'égal de Dieu, étant Dieu lui-même.
Mais, pour que Jésus puisse parler pour nous, recevons-le en nous, lors
de la sainte communion de ce jour !  Demandons à Marie, la plus proche et
la plus sainte des collaborateurs et des collaboratrices du Christ, de
nous aider à recevoir en nous la Vie éternelle qui est en
Jésus-Eucharistie !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#120 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 27. Avril 2010  20:50
Sujet: Homélie pour le cinquième Dimanche de Pâques - 02-05-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, cinquième
Dimanche de Pâques.
" C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres,
que tous vous reconnaîtront pour mes disciples. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c5dimpaq.mp3

Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le cinquième Dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 13, 31-35




" Judas sorti, Jésus dit : «Maintenant le Fils de l'Homme est glorifié, et
Dieu est glorifié en lui.  Une fois Dieu glorifié en lui, Dieu aussi le
glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.  Mes petits enfants,
je ne suis plus avec vous que pour peu de temps.  Vous me chercherez et,
comme je l'ai dit aux Juifs, je vous le dis aussi maintenant : Vous ne
pouvez aller où je vais.

" «Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ;
comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.  C'est
à l'amour que vous aurez les uns pour les autres, que tous vous
reconnaîtront pour mes disciples.» "



Homélie :


" Judas sorti, Jésus dit : «Maintenant le Fils de l'Homme est glorifié, et
Dieu est glorifié en lui.  Une fois Dieu glorifié en lui, Dieu aussi le
glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.» "

Jésus est l'Homme par excellence : il est le Nouvel Adam qui restaure en
lui la création déchue par le péché qui eut lieu à l'origine de
l'humanité, le péché originel.  Jésus est le Fils de l'Homme, il est
Celui dont Saint Jean rapporte les paroles dans le Livre de l'Apocalypse,
au passage qui est lu en ce jour : "Voici que je fais toutes choses
nouvelles." (Ap. 21, 5)

" «Maintenant le Fils de l'Homme est glorifié.» "

Ce "maintenant", c'est l'heure de la Passion du Seigneur.  C'est le moment
de gloire, c'est l'instant du couronnement suprême, quoique dans la
souffrance et la douleur, car c'est un couronnement d'épines...  Comme le
dit Saint Paul : "Pour moi, Dieu me garde de me glorifier, si ce n'est
dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ." (Ga. 6, 14)

" «Et Dieu est glorifié en lui.» "

Sur la Croix du Calvaire, Dieu est vraiment glorifié en Jésus qui meurt
pour la Rédemption du monde !  Car ce n'est pas seulement le sang d'un
homme qui est versé, mais aussi et d'abord le Précieux Sang d'un Dieu, le
Sang du Dieu unique devenu homme en Jésus de Nazareth !  Ce sang répandu
sur la terre glorifie Dieu en Jésus Sauveur et Rédempteur : désormais, la
création renouvelée en Jésus, Nouvel Adam, rend gloire à Dieu par le Sang
du Juste versé pour le salut du monde !

" «Une fois Dieu glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et
il le glorifiera bientôt.» "

En Jésus, Dieu, qui est "esprit" (Jn. 4, 24), habite et demeure comme dans
un temple, le Temple de son Corps (cf. Jn. 2, 21).  Aussi, Dieu n'a-t-il
pas voulu que le corps de son Serviteur Jésus connaisse la corruption.
Bien plus, l'Esprit de Dieu ressuscita Jésus afin que, pour l'éternité,
Dieu soit glorifié en lui !  Cependant, le Corps glorifié de Jésus ne
pouvait rester sur terre, là où le Sang du Juste a été répandu pour le
pardon des péchés...  Car, sur terre, la Passion du Seigneur n'est pas
totalement achevée : elle se poursuit encore dans les membres de son
Corps mystique, l'Eglise.  Saint Paul nous le rappelle, lorsqu'il dit :
"Ce qui manque à la Passion du Christ, je l'achève en ma chair pour son
corps, qui est l'Eglise." (Col. 1, 24)  C'est pourquoi, quarante jours
après sa Résurrection, Jésus monta au Ciel, dans la Gloire de Dieu.  Là,
dans le Ciel, qui est sa demeure, Dieu le glorifie en lui-même !  "Mes
petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour peu de temps.  Vous me
chercherez et, comme je l'ai dit aux Juifs, je vous le dis aussi
maintenant : Vous ne pouvez aller où je vais." (Jn. 13, 33)

" «Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ;
comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.» "

Comme le dit le Livre de l'Apocalypse déjà cité : "Voici que je fais
toutes choses nouvelles." (Ap. 21, 5)  Pour Jésus, cette nouveauté, c'est
que, non seulement Dieu est glorifié en lui, mais, que lui-même est
glorifié en Dieu.  Le Père est dans le Fils de l'Homme, et le Fils de
l'Homme est dans le Père.  Cet instant unique de son Ascension dans le
Ciel, Jésus l'avait annoncé à Marie de Magdala, peu de temps après sa
Résurrection : "Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers
le Père...  Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre
Dieu." (Jn. 20, 17)

" «Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi
aimez-vous les uns les autres.» "

Pour nous, cette nouveauté de la Résurrection de Jésus est toute semblable
à celle vécue par le Christ.  Si Jésus est corps et âme dans le Père,
vivant dans l'Amour de l'Esprit-Saint, alors, nous aussi, qui sommes les
membres de son Corps et qui devront être d'autres "christs", nous sommes
appelés à une vie nouvelle dans l'Esprit-Saint : celle de l'amour mutuel
de frères et de soeurs qui n'ont entre eux qu'un seul coeur, qu'une seule
âme.  Le commandement nouveau, c'est que chacun ne vive plus en soi et
pour lui, mais bien en cet autre qui est notre frère ou notre soeur, et
pour lui, ou pour elle !

" «Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.» "

Notre modèle, c'est Jésus : il est bien le "premier-né d'une multitude de
frères" (Rm. 8, 29).  Les chrétiens sont donc appelés à vivre et à
s'aimer comme Jésus : "Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les
uns les autres."  Si Jésus est dans le Père pour un amour mutuel, alors,
Jésus doit aussi venir en chacun de nous pour un amour commun et
universel !  N'est-ce pas ce qui se réalise chaque fois qu'il nous est
donné de nous approcher de l'autel du Seigneur pour recevoir en nous son
Corps et son Sang ?  N'est-ce pas le Dieu tout-puissant qui vient alors
en nous pour nous emporter en lui ?

Déjà, par la communion eucharistique, nous pouvons anticiper notre montée
au Ciel !  La Très Sainte Vierge Marie l'a fort bien compris :
lorsqu'elle vit Jésus s'élever au Ciel, dans le Gloire de Dieu, elle
suivit son Divin Fils en esprit, elle le retint pour toujours dans sa
mémoire, afin de rester pour toujours avec Lui.  Demandons à Notre Mère
du Ciel de nous préparer à la communion de ce jour : que par sa prière
toute-puissante, nous soyons déjà avec Jésus, glorifié dans le Ciel !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#121 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 4. Mai 2010  21:07
Sujet: Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques - 09-05-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, sixième Dimanche
de Pâques.
" Le Paraclet, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout
ce que je vous ai dit. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c6dimpaq.mp3

Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen




*************




Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 14, 23-29




" Jésus disait : «Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père
l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles.  Mais la parole que
vous entendez n'est pas de moi ; elle est du Père qui m'a envoyé.

" «Je vous ai dit ces choses, tandis que je demeure encore avec vous.
Mais le Paraclet, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous
enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous
ai dit.

" «Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix à moi, et je ne vous la
donne pas comme la donne le monde.  Votre coeur ne doit ni se troubler ni
s'alarmer.  Vous m'avez entendu dire : Je m'en vais, et je reviens à
vous.  Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais auprès du
Père, car le Père est plus grand que moi.  Et maintenant je vous ai dit
ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, lorsqu'elles seront
arrivées, vous croyiez.» "



Homélie :


" Jésus disait : «Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père
l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles.  Mais la parole que
vous entendez n'est pas de moi ; elle est du Père qui m'a envoyé.» "

Pas à pas, nous nous approchons du jour béni entre tous où le Seigneur
montera au Ciel pour y rejoindre son Père.  Le temps pascal touche à sa
fin.  Bientôt, la fête de la Pentecôte nous aidera à nous souvenir de la
première venue de l'Esprit-Saint sur les Apôtres et sur les disciples
réunis au Cénacle autour de Marie, la Mère de Jésus.  Déjà, il nous faut
penser et croire, sur l'invitation de Jésus lui-même, que son "départ"
est pour nous la meilleure chose qui soit : "Si vous m'aimiez, vous vous
réjouiriez de ce que je vais auprès du Père." (Jn. 14, 28)

Les paroles de l'évangile de ce dimanche, Jésus les prononça juste avant
son premier départ vers le Ciel : le "départ" qu'il accomplit sur le bois
de la Croix.  Jésus enseigne ses disciples, il les prépare à la
séparation prochaine ; surtout, il les prépare à un futur meilleur !  Car
son "départ" sera bénéfique pour tous !  Mais il y a une condition pour
que cet avenir soit meilleur : il faut aimer Jésus !  Si nous aimons
Jésus, alors le Père viendra en nous, et le Fils aussi, et l'Esprit-Saint
aussi !  "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera,
et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure."

Mais qu'est ce qu'aimer Jésus ?  Tout simplement, aimer Jésus, c'est aimer
son frère, sa soeur, aimer son prochain.  Car Jésus est lui-même "le
premier-né d'une multitude de frères" (Rm. 8, 29).  Si nous aimons
vraiment Jésus notre frère, alors, nous ne désirerons rien d'autre que
son bonheur, sa gloire, sa paix éternelle !  Or, ce n'est qu'au Ciel que
tout cela peut se trouver ; ce n'est qu'en acceptant de bon coeur le
"départ" de Jésus pour le Ciel que nous aimons vraiment Jésus notre
frère.  Et c'est cela même qui fait notre bonheur à nous aussi, car si
Jésus part, il revient, avec le Père et l'Esprit-Saint !  Paradoxe ?
Oui, comme tant de fois dans l'évangile...

" «Je vous ai dit ces choses, tandis que je demeure encore avec vous.
Mais le Paraclet, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous
enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous
ai dit.» "

Après son "départ" pour le Ciel, Jésus ne revient pas tout de suite.  Il
attend d'abord un peu, là-haut, près du Père.  Et quand les temps seront
accomplis, à la fin des temps, alors, il reviendra sur terre.
Entretemps, avec le Père, il nous envoie son Esprit-Saint.  Celui-ci nous
aide à prendre patience, à préparer la venue de Jésus et celle du Père.
Surtout, l'Esprit-Saint nous incite à désirer la venue du Seigneur :
"L'Esprit et la Fiancée disent : «Viens !»" (Ap. 22, 17)  Et pour inciter
ce désir, il n'y a qu'un seul moyen : mettre dans notre mémoire, par la
puissance de la grâce de Dieu, l'image et l'ébauche presqu'accomplie de
ce que Jésus est réellement en tant que Fils du Père, savoir, les paroles
humaines du Fils de Dieu ou Parole du Père !

Dans l'Eglise, l'Esprit-Saint agit sans cesse pour nous faire penser à
Jésus et à son Père.  Mais son action principale, tout à fait unique,
c'est celle qu'il exerce par le sacrement de l'Eucharistie.  Car là, le
prêtre, au nom du Christ, célèbre le Mémorial du Seigneur.  Là, les
paroles que Jésus avait dites à ses disciples sont à nouveau proclamées
dans l'assemblée des fidèles ; là, vraiment, quoique dans une vision de
foi, Jésus revient déjà en nous, anticipant sacramentellement notre
ultime rencontre avec lui à la fin de notre vie !  Là, l'Amour est Roi !

" «Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix à moi, et je ne vous la
donne pas comme la donne le monde.  Votre coeur ne doit ni se troubler ni
s'alarmer.  Vous m'avez entendu dire : Je m'en vais, et je reviens à
vous.  Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais auprès du
Père, car le Père est plus grand que moi.  Et maintenant je vous ai dit
ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, lorsqu'elles seront
arrivées, vous croyiez.» "

Jésus est le Grand Prophète venu dans le monde : Jésus annonce la venue
prochaine de l'Esprit-Saint, au jour de la Pentecôte.  Ce sera l'ultime
preuve de sa divinité.  Pour Jésus, il est important, capital, que ses
disciples croient en lui comme l'envoyé du Père, comme celui auquel le
Père a donné l'ordre de révéler sa propre Vie au prix du sacrifice
rédempteur de la Croix.  Pour Jésus, c'est vraiment fondamental : il faut
que ses disciples croient vraiment que tout ce qu'il leur a dit, c'est la
Vérité qui conduit à la Vie, pour eux, mais aussi pour les hommes et les
femmes qui viendront après eux, de siècle en siècle.

Depuis le jour de la Pentecôte, l'Esprit-Saint est là, sur terre, pour
guider l'Eglise de Dieu afin que le message du Christ soit conservé et
transmis fidèlement, de génération en génération, tant par le moyen de la
Sainte Ecriture que par celui de l'Eucharistie.  Fondés sur la foi des
Apôtres, les chrétiens de chaque jour, comme vous et moi, sont appelés
par l'Esprit-Saint à donner leur foi aux paroles du Seigneur.  Alors, le
Père viendra, et Jésus avec lui : tous ne seront plus qu'un en Dieu et la
Paix du Seigneur régnera partout !  "Je vous laisse la paix ; je vous
donne ma paix à moi, et je ne vous la donne pas comme la donne le monde.
Votre coeur ne doit ni se troubler ni s'alarmer."

S'il est un modèle de foi que nous devons tous imiter, c'est Marie, la
Mère de Dieu et l'Epouse de l'Esprit-Saint.  Demandons-lui de faire
grandir en nous la vertu de foi, avec celles d'espérance et de charité.
Ainsi, par Marie, le règne de Dieu le Père s'étendra par toute la terre
et la Paix du Seigneur sera le partage de tous les peuples !  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#122 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 11. Mai 2010  19:54
Sujet: Homélie pour le septième dimanche de Pâques - 16-05-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, septième Dimanche
de Pâques.
Si vous désirez une homélie spécialement consacrée à la Fête
de l'Ascension du Seigneur, je vous invite à lire celle-ci
sur mon site web :
http://meynen.homily-service.net/an2007/cascenss.htm

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le septième dimanche de Pâques  -  Année C  -  Jn. 17, 20-26




" Au moment de passer de ce monde à son Père, Jésus disait : «Ce n'est
pas seulement pour eux que je prie, mais encore pour tous ceux qui
croiront en moi, grâce à leur parole : que tous soient un, comme toi,
Père, tu es en moi, et moi en toi ; qu'eux aussi soient un en nous, afin
que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé.  Pour moi, je leur ai
donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un, comme nous
sommes un : moi en eux, et toi en moi, pour qu'ils soient parfaitement
un, et que le monde admette que c'est toi qui m'as envoyé, et que tu les
as aimés, comme tu m'as aimé.

" «Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m'as donnés s'y trouvent
avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, la gloire que tu m'as
donnée, parce que tu m'as aimé avant la création du monde.  Père juste,
le monde ne t'a pas connu, mais moi, je t'ai connu, et ceux-ci ont
reconnu que c'est toi qui m'as envoyé.  Je leur ai fait connaître ton
nom, et je le leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé
demeure en eux, et que je demeure moi-même en eux.» "



Homélie :


" Au moment de passer de ce monde à son Père, Jésus disait : «Ce n'est
pas seulement pour eux que je prie, mais encore pour tous ceux qui
croiront en moi, grâce à leur parole : que tous soient un, comme toi,
Père, tu es en moi, et moi en toi ; qu'eux aussi soient un en nous, afin
que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé.» "

Aujourd'hui, dans beaucoup de pays, on célèbre la messe du septième
dimanche de Pâques.  Alors que, dans d'autres, c'est la fête de
l'Ascension que l'on célèbre.  Dans les deux cas, le mystère de ce jour
est le même : le départ du Seigneur pour le Ciel et l'attente de
l'Esprit-Saint dans la prière en commun.  Avant de monter au Ciel, le
Seigneur Jésus avait en effet prescrit à ses disciples de retourner à
Jérusalem et d'y attendre la venue du Saint-Esprit : "Vous autres restez
en ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force d'en-haut." (Lc.
24, 49)

L'Esprit doit venir et les disciples de Jésus l'attendent avec
une sainte impatience, car c'est lui le Consolateur, c'est lui le
Puissant, celui qui fit des merveilles parmi le peuple que Dieu s'est
choisi, et notamment en Marie, la Mère de Jésus, celle que le
Saint-Esprit lui-même s'est choisi pour Epouse !  Une fois Jésus parti
pour le Ciel, l'Esprit-Saint va venir, et tous l'attendent en priant
d'un seul coeur : "Tous, d'un seul coeur, persévéraient dans la prière
en compagnie des femmes, de Marie, la mère de Jésus, et de ses frères."
(Ac. 1, 14)  Comment, d'ailleurs, pourrait-il en être autrement, comment
les disciples, les Apôtres du Christ, pourraient-ils ne pas être unis
entre eux alors qu'ils attendent la venue de celui qui doit parfaire et
consolider leur unité ?

Jésus a prié son Père pour que tous ses disciples soient un entre eux,
et sa prière est efficace : elle réalise ce qu'elle exprime.  Car ici,
il ne s'agit pas d'une simple prière humaine : Jésus est à la fois Dieu
et Homme, et lorsqu'il prie, sa demande se réalise immanquablement.  Sa
prière est ici l'expression de son commandement, de son ordre personnel :
"Aimez-vous les uns les autres." (Jn. 13, 34)

Si tous les disciples sont réunis entre eux pour attendre la
venue du Saint-Esprit, c'est parce qu'ils s'aiment mutuellement,
accomplissant ainsi l'ordre du Christ.  Or, Jésus l'a clairement affirmé :
"C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres, que tous vous
reconnaîtront pour mes disciples." (Jn. 13, 35)  "Pour moi, je leur ai
donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un, comme nous
sommes un : moi en eux, et toi en moi, pour qu'ils soient parfaitement
un, et que le monde admette que c'est toi qui m'as envoyé, et que tu les
as aimés, comme tu m'as aimé."

" «Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m'as donnés s'y trouvent
avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, la gloire que tu m'as
donnée, parce que tu m'as aimé avant la création du monde.» "

L'unité des disciples du Christ ne se limite pas à ceux qui sont sur la
terre.  Mais elle s'étend aussi et surtout à ceux qui sont au Ciel, et
en premier lieu elle s'étend à Jésus lui-même, le premier-né d'une
multitude de frères (cf. Rm. 8, 29)  "Je leur ai donné la gloire que tu
m'as donnée, pour qu'ils soient un, comme nous sommes un : moi en eux,
et toi en moi, pour qu'ils soient parfaitement un."  Aussi, lorsque
l'Esprit-Saint viendra, il confirmera non seulement l'union de tous les
disciples entre eux, mais aussi et surtout l'union de Jésus avec chacun
des disciples : l'Esprit-Saint est celui qui fortifie notre union au
Christ Jésus.

Tout cela, l'Esprit-Saint ne vient pas le faire tout seul.  Il est
lui-même très étroitement uni à Marie, la Mère de Jésus.  Alors, c'est
avec elle, et par elle, que l'Esprit de Dieu réalise l'union des
disciples du Seigneur.  Car, depuis l'Incarnation, l'union de
l'Esprit-Saint et de Marie est tellement forte et indissoluble que rien
ne peut plus la dissoudre et rien ne peut jamais lui manquer.  Alors, le
jour de la Pentecôte, tout ce que Marie reçoit pour elle-même, elle le
redonne à tous les disciples réunis, coopérant ainsi à l'oeuvre d'union
accomplie par l'Esprit-Saint en personne.

Nous aussi, aujourd'hui, préparons notre coeur à la venue du
Saint-Esprit !  Recevons Jésus en nous, avec tout son amour !  Demandons
à Marie de nous aider dans notre tâche : elle est notre Mère à tous !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#123 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 18. Mai 2010  20:08
Sujet: Homélie pour la fête de la Pentecôte - 23-05-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !  Alleluia !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, fête de la Pentecôte.
" «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les
péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus
les péchés de ceux à qui vous les retiendrez.» "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cdimpent.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la fête de la Pentecôte  -  Année C  -  Jn. 20, 19-23




" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient,
par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.
Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix
soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les
disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.  Jésus leur dit donc
une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme le Père m'a envoyé,
moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla sur eux : «Recevez
l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à qui vous
les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les
retiendrez.» "



Homélie :


" Le soir du même jour, le premier de la semaine, les disciples avaient,
par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se tenaient.
Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur dit : «La paix
soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains et son côté.  Les
disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur. "

Aujourd'hui, cinquante jours après Pâques, nous fêtons la venue de
l'Esprit-Saint sur les disciples du Seigneur.  Aujourd'hui, nous nous
souvenons de cet événement absolument unique dans l'histoire de
l'humanité : la venue de Dieu Esprit dans le monde !  Ce fut vraiment un
événement unique, sans pareil, car désormais le monde, la terre, le ciel,
les étoiles, tout est devenu la demeure de Dieu parmi les hommes !
Depuis le jour de la Pentecôte, le monde n'est plus à lui-même : il est à
Dieu !

Comment est-ce possible ?  Cela est-il vrai ?  Ne voyons-nous pas au
contraire que le mal règne partout autour de nous ?  Le monde n'est-il
pas rempli de violence, de mensonge, d'impureté ?  Comment alors le monde
peut-il être au service de Dieu qui est Esprit ?  Tout simplement parce
que Dieu est Esprit, précisément.  Or, ce qui est esprit ne se voit pas.
Nous ne voyons donc pas, avec les yeux du corps, comment et en quoi le
monde est à Dieu qui est Esprit.  Tout ce qui nous frappe, c'est le mal,
que nous voyons.

Il nous faudra attendre la venue du Seigneur, son retour à la fin des
temps, pour que soit enfin révélée à tous la beauté de la création
nouvelle dans l'Esprit-Saint.  Déjà, aujourd'hui, dans l'Esprit de Dieu,
la création nouvelle existe et loue le Seigneur, mais tout cela n'est
encore qu'un commencement, une étape initiale du règne de Dieu, un salut
en espérance !  Ecoutons Saint Paul : "La création attend, avec un ardent
désir, cette révélation des fils de Dieu (...)  Nous savons que, jusqu'à
ce jour encore, la création tout entière gémit dans les douleurs d'un
enfantement (...)  Nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous
gémissons en nous-mêmes, attendant la rédemption de notre corps.  C'est
en espérance que nous sommes sauvés." (Rm. 8, 19 et 22-24)

La création gémit, et nous aussi, car l'Esprit de Dieu est là, et,
pourtant, le mal apparaît sans cesse à nos yeux...  Il en sera ainsi
jusqu'à la fin.  Depuis le soir de Pâques, le soir de la Résurrection de
Jésus, jusqu'au jour où le Seigneur ressuscitera tous les corps des élus
lors de la Parousie, l'Esprit-Saint est à l'oeuvre pour combattre le mal
et le chasser hors du monde, grâce à l'action des Apôtres et de l'Eglise
auxquels le Christ a donné le pouvoir de remettre les péchés en son nom :
"Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à
qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les
retiendrez."

" Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme
le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla
sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les péchés
de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à
qui vous les retiendrez.» "

Nous sommes les créatures de Dieu, nous sommes ses créatures par
excellence !  Nous sommes donc les principaux bénéficiaires de la venue
de l'Esprit de Dieu dans le monde : en venant en nous, l'Esprit-Saint
chasse le péché et attire notre coeur à l'Amour de Dieu.  La nouvelle
création est d'abord celle que l'Esprit-Saint opère en notre coeur pour
faire de nous des hommes nouveaux, vivant selon l'esprit et non plus
selon la chair.  Selon les paroles de Jésus au soir de Pâques, tout cela
se réalise par l'intermédiaire des Apôtres et de leurs successeurs, car
c'est à eux seuls que le Seigneur a dit : "Recevez l'Esprit-Saint, leur
dit-il.  Seront remis les péchés de ceux à qui vous les remettrez ;
seront retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez."

Le pouvoir de remettre les péchés, par le don de l'Esprit-Saint, est un
pouvoir que Jésus a donné aux Apôtres seuls, ainsi qu'à leurs
successeurs, les évêques.  Ceux-ci confient d'ordinaire aux simples
prêtres le même pouvoir, avec quelques restrictions néanmoins.  Car les
évêques ne peuvent être partout en même temps.  Ils ordonnent donc des
prêtres, afin qu'ils soient leurs représentants là où ils ne peuvent pas
se trouver simultanément.  Comme le Sacrifice eucharistique rend présent
ici et aujourd'hui l'unique Sacrifice de Jésus sur la Croix du Calvaire,
la première fonction des prêtres est de célébrer l'Eucharistie là où ils
sont, le faisant au nom de leur évêque et en le représentant.

Là, lors de la célébration eucharistique, les paroles du Seigneur au soir
de Pâques prennent un développement universel, une  dimension qui s'étend
à tout le Peuple de Dieu.  Car, s'il n'y a que les évêques et les prêtres
qui peuvent remettre les péchés au nom du Seigneur, par contre, tout
chrétien peut participer au Sacrifice eucharistique et s'offrir avec le
Christ pour l'Eglise et pour la Rédemption du monde, selon la
recommandation de Saint Pierre, qui disait : "Allez à lui, pierre
vivante, rejetée des hommes, mais choisie et précieuse aux yeux de Dieu
et, tels des pierres vivantes, vous aussi, vous deviendrez les matériaux
de cette bâtisse spirituelle, un sacerdoce saint, où vous offrirez des
sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ." (1 P. 2, 4-5)

Il n'y a pas de doute : si l'Esprit-Saint est dans le monde pour en
chasser le mal, chacun de nous est appelé à collaborer à son action
divine de régénération et de salut !  Ne l'oublions pas : chacun de nous
est appelé par Dieu à devenir une nouvelle créature dans l'Esprit.  Cela
ne pourra se réaliser que si nous travaillons à chasser le mal qui est
dans le monde, et qui est donc aussi en nous...  Tournons notre regard
vers Marie, qui est la nouvelle création par excellence, la Nouvelle
Eve !  Car, par grâce, et pour nous venir en aide, Marie était déjà pure
de tout péché dès sa conception : Elle est l'Immaculée Conception !
Depuis l'Incarnation du Fils de Dieu, Marie collabore à l'action de
l'Esprit-Saint : demandons-lui son aide, afin de faire - un peu - comme
Elle !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#124 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 25. Mai 2010  20:08
Sujet: Homélie pour la fête de la Très Sainte Trinité - 30-05-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
fête de la Très Sainte Trinité.
" Quand le Paraclet, l'Esprit de vérité, sera venu,
il vous mènera vers la vérité tout entière. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cfstetri.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour la fête de la Très Sainte Trinité  -  Année C  -  Jn. 16, 12-15




" Jésus disait à ses disciples : «J'ai encore bien des choses à vous
dire ; mais elles ne sont pas à votre portée maintenant.  Quand le
Paraclet, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous mènera vers la vérité
tout entière.  Car il ne parlera pas de son chef, mais vous dira tout ce
qu'il entend, et il vous annoncera ce qui doit arriver.  Il me
glorifiera, parce qu'il tirera de mon bien ce qu'il vous communiquera.
Tout ce que possède le Père est à moi.  C'est pourquoi j'ai dit qu'il
prendra de mon bien ce qu'il vous communiquera.» "



Homélie :


" Jésus disait à ses disciples : «J'ai encore bien des choses à vous
dire ; mais elles ne sont pas à votre portée maintenant.  Quand le
Paraclet, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous mènera vers la vérité
tout entière.» "

Toutes les fois que nous faisons le signe de la Croix, comme au début de
cette célébration, nous disons : "Au nom du Père, et du Fils, et du
Saint-Esprit."  Mais ce que nous disons alors, le comprenons-nous bien ?
Je ne le crois pas...  La raison en est que le Père, le Fils, et le
Saint-Esprit que nous invoquons constitue ce que nous sommes obligés
d'appeler : un Mystère, le Mystère de la Très Sainte Trinité.  Or, un
mystère, c'est précisément une chose que l'on ne comprend pas.  Cela ne
veut pas dire que nous ne pouvons rien exprimer de cette réalité ; au
contraire, nous sommes capables, grâce à ce que nous en a dit Jésus, de
décrire un peu ce mystère et de le cerner à l'aide de comparaisons et
d'images.

Le Mystère de la Très Sainte Trinité, que nous fêtons aujourd'hui,
consiste en ceci : le Père est Dieu, le Fils est Dieu, et le Saint-Esprit
est Dieu, et pourtant il n'y a pas trois dieux, mais un seul Dieu, qui
est Père, Fils et Saint-Esprit.  C'est le Mystère de la Trinité des
Personnes en un seul Dieu.  Si on cherche un élément de comparaison pour
essayer de cerner un peu ce mystère, le seul qui soit tout à fait adéquat
est celui que Jésus lui-même nous a donné, en disant : "Tout comme le
Père, qui m'a envoyé, est vivant, et comme je vis par le Père, ainsi
celui qui me mange vivra par moi." (Jn. 6, 57)  Il s'agit donc d'une
comparaison entre la Très Sainte Trinité et l'union des différentes
personnes qui composent le Corps mystique du Christ.

" «Car il ne parlera pas de son chef, mais vous dira tout ce qu'il entend,
et il vous annoncera ce qui doit arriver.  Il me glorifiera, parce qu'il
tirera de mon bien ce qu'il vous communiquera.  Tout ce que possède le
Père est à moi.  C'est pourquoi j'ai dit qu'il prendra de mon bien ce
qu'il vous communiquera.» "

Le Père est à l'origine de la Très Sainte Trinité : il en est le principe.
Le Père donne la vie à son Fils : de toute éternité, le Père engendre son
Fils.  Le Fils reçoit sans cesse la vie de son Père : "Je vis par le
Père." (Jn. 6, 57)  Le Fils est engendré par le Père et il est ainsi Dieu
comme lui.  Or, être Dieu, c'est être parfait et ne manquer de rien :
c'est avoir tout en perfection.  Aussi, lorsque le Père engendre son
Fils, il lui donne tout ce qu'il a en tant que Dieu : "Tout ce que
possède le Père est à moi." (Jn. 16, 15)  Pourtant, le Fils n'est pas le
Père, et le Père n'est pas le Fils, tout en étant tous deux un seul Dieu.

Il en va de même dans la communion eucharistique.  Jésus nous donne sa
vie, sous forme de nourriture, et nous devenons fils de Dieu par
participation : le Corps du Christ qui vient en nous fait de nous le
Corps - mystique - du Christ.  Pourtant, Jésus n'est pas nous, et nous ne
sommes pas Jésus, tout en étant tous un seul Corps mystique.

Lorsque le Fils reçoit tout du Père, il devient semblable au Père, ayant
en commun ce qui est propre à son Père.  C'est pourquoi Saint Paul dit du
Fils qu'il est l'Image du Père (cf. Col. 1, 15).  Mais alors, le Fils ne
peut faire autre chose qu'imiter son Père et lui rendre tout ce que le
Père lui donne en l'engendrant.  C'est ce que nous faisons dans la
communion eucharistique lorsque nous rendons grâces au Seigneur qui
vient en nous : les grâces qui viennent de lui, nous les lui rendons !

En rendant au Père ce qui vient de lui, le Fils devrait pouvoir imiter le
Père en engendrant lui aussi une Personne divine.  Si le Père engendre le
Fils en lui donnant tout ce qu'il a, le Fils, de son côté, devrait lui
aussi engendrer une Personne divine en redonnant au Père tout ce qu'il a
reçu de lui.  Comme le Père existe, cette Personne divine engendrée par
le Fils ne pourrait être le Père : en toute vérité, c'est le Père qui
engendre le Fils, et non le Fils qui engendre le Père.  Aussi, la
Personne divine que le Fils pourrait engendrer, c'est en réalité le Père
qui l'engendre, par son Fils.  Cette Personne divine est en quelque sorte
semblable au Père, et on dit qu'elle est spirée par le Père et par le
Fils.  C'est cette Personne divine que l'on appelle le Saint-Esprit,
"l'Esprit de vérité qui vient du Père" (Jn. 15, 26).  Le Saint-Esprit
n'est pas le Père et il n'est pas le Fils, mais ils sont tous trois un
seul Dieu.

Dans la communion eucharistique, lorsque nous rendons grâces au Seigneur
Jésus, nous ne pouvons pas engendrer le Christ.  Mais le Seigneur permet
que cette grâce rendue serve à la croissance de son Corps mystique, et
donc à la naissance d'un autre membre de l'Eglise.  Là aussi, une autre
personne voit la jour, une autre personne qui, avec le Christ et avec
nous, forme l'unique Corps mystique du Christ.

Finalement, s'il y a un esprit qui préside à tout ce Mystère de la Très
Sainte Trinité, c'est l'esprit d'amour, car c'est bien l'amour qui pousse
le Père à donner à son Fils tout ce qu'il a, et semblablement, c'est
l'amour qui pousse le Fils à tout rendre à son Père ce qu'il lui a donné.
C'est pourquoi l'Esprit-Saint n'est autre que l'Amour de Dieu
personnifié.

Nous aussi, lorsque nous rendons grâces au Seigneur lorsqu'il vient en
nous sous les espèces du pain et du vin, nous lui prouvons tout notre
amour, et la grâce de Dieu devient pour nous "charité" !  Tous, nous ne
faisons plus alors qu'un seul Corps du Christ dans l'Amour de Dieu !
Comme Saint Paul le dit dans l'épître de ce jour : "L'espérance ne trompe
pas, car l'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l'Esprit-Saint
qui nous a été donné." (Rm. 5, 5)

Avec la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Eglise,
rendons grâces au Dieu trois fois saint : le Père, le Fils, et
l'Esprit-Saint !  Que par Marie, et avec Elle, nous ayons tous en nos
coeurs une parcelle du bonheur et de l'amour de Dieu Trinité !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#125 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 1. Juin 2010  19:55
Sujet: Homélie pour la fête du Très Saint-Sacrement - 06-06-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
fête du Très Saint-Sacrement.
" Jésus prit les cinq pains et les deux poissons ;
il leva les yeux au ciel, bénit les pains et les deux poissons,
les rompit et les donna aux disciples pour les servir à la foule. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cfstsacr.mp3

Bonne fête !  Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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*************




Homélie pour la fête du Très Saint-Sacrement  -  Année C  -  Lc. 9, 11-17




" Jésus parlait à la foule du royaume de Dieu et il rendait la santé aux
malades.  Le jour commençait à baisser, et les douze vinrent lui dire :
«Congédie ces gens, afin qu'ils aillent dans les villages et les fermes
d'alentour chercher le vivre et le couvert, car ici où nous sommes, il
n'y a rien.»  Jésus leur dit : «Donnez-leur vous-mêmes à manger.»  -
«Nous n'avons que cinq pains et deux poissons, dirent-ils...  à moins
d'aller nous-mêmes acheter des vivres pour tout le monde.»  (Il y avait
là environ cinq mille hommes.)  Jésus dit aux disciples : «Faites-les
s'étendre par groupes de cinquante.»  Ce qui fut fait, et tout le monde
s'étendit.  Alors Jésus prit les cinq pains et les deux poissons ; il
leva les yeux au ciel, bénit les pains et les deux poissons, les rompit
et les donna aux disciples pour les servir à la foule.  Tous mangèrent à
satiété, et l'on recueillit dans douze corbeilles les morceaux qui
restaient. "



Homélie :


" Jésus parlait à la foule du royaume de Dieu. "

Nous fêtons aujourd'hui le Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du
Christ.  L'Eglise, en effet, tient à célébrer avec faste et ampleur une
fête dédiée tout spécialement au Sacrement de l'Eucharistie, qui est
appelé Saint, et même Très Saint, parce qu'il est le signe de la présence
réelle du Seigneur Jésus, le Saint des Saints, le seul Saint !  Bien que
le Sacrement de l'Eucharistie ait été institué par le Seigneur au soir du
Repas pascal, la veille de sa Passion, cette fête se célèbre en ce jour,
d'abord parce que le temps de la Semaine Sainte demande plus de
simplicité et de dépouillement dans les célébrations, ensuite parce que
le Seigneur lui-même le demanda ainsi, par l'entremise d'une sainte
religieuse belge : Sainte Julienne de Mont-Cornillon.  C'est en effet
cette religieuse qui fut à l'origine de la fête du Saint-Sacrement, ou
Fête-Dieu, célébrée la première fois en 1247, à Liège, en Belgique.  En
l'an 1264, le Pape Urbain IV, qui avait été archidiacre de Liège, étendit
la célébration de la Fête-Dieu à l'Eglise universelle.

Dieu veille par sa Providence !  Pour que le Sacrement du Corps et du Sang
de son Fils soit dignement honoré par toute la terre, Dieu n'a pas hésité
à employer les services d'une simple religieuse, dont la vie fut remplie
d'épreuves de toutes sortes, mais surtout de grâces sans nombre !  Dieu
se sert de moyens pauvres et dérisoires pour faire éclater sa gloire et
manifester aux hommes de ce monde l'immense Amour qui est le sien !  La
Providence de Dieu ne fait rien avec éclat : elle pourvoit à un simple
moyen, presqu'une bagatelle, mais qui va servir à l'homme à accomplir de
grandes choses pour la Gloire de Dieu !  Ainsi en est-il pour le
Sacrement de l'Eucharistie : chaque jour que Dieu fait, un prêtre est là
pour redire, parmi vous, à l'autel du Seigneur, ces paroles par
lesquelles Jésus se rend présent sous les signes sensibles du pain et du
vin, ce pain et ce vin que la Divine Providence met elle-même entre nos
mains...

" Jésus parlait à la foule du royaume de Dieu et il rendait la santé aux
malades.  Le jour commençait à baisser, et les douze vinrent lui dire :
«Congédie ces gens, afin qu'ils aillent dans les villages et les fermes
d'alentour chercher le vivre et le couvert, car ici où nous sommes, il
n'y a rien.» "

Le jour baisse, les gens sont là à écouter Jésus leur parler du Royaume de
Dieu.  Les Apôtres viennent trouver Jésus pour lui demander d'arrêter son
discours et de congédier les gens afin qu'ils puissent aller acheter à
manger.  A lire ce récit, il semble un peu étrange que personne dans la
foule n'ait manifesté la même intention.  Peut-être fut-ce le cas ?  En
tous cas, Saint Luc n'en dit rien.  Mais il y a une raison à tout cela :
Jésus veut nous montrer que sa Parole captive vraiment les esprits, que
seule sa Parole divine compte aux yeux de ceux qui sont désireux d'entrer
un jour, à tout prix, dans le Royaume de Dieu !  Peut-être Jésus
voulut-il donner à ses Apôtres une leçon ?  Car ils semblaient
s'inquiéter beaucoup trop des choses temporelles !  De toute façon, c'est
normal : le Maître est là pour enseigner et pour donner à ses disciples
toutes les leçons dont ils ont besoin.  Et aujourd'hui, la leçon porte
sur la confiance en la Divine Providence !

" Jésus leur dit : «Donnez-leur vous-mêmes à manger.»  -  «Nous n'avons
que cinq pains et deux poissons, dirent-ils...  à moins d'aller
nous-mêmes acheter des vivres pour tout le monde.»  (Il y avait là
environ cinq mille hommes.)  Jésus dit aux disciples : «Faites-les
s'étendre par groupes de cinquante.»  Ce qui fut fait, et tout le monde
s'étendit. "

Vraiment, Jésus veut donner une petite leçon à ses disciples.  Il leur dit
donc : "Donnez-leur vous-mêmes à manger."  Les disciples ne pourraient se
soustraire à un tel ordre du Seigneur : leur devoir, c'est d'obéir aux
commandements du Maître !  Alors, ils cherchent un peu dans la foule (cf.
Mc. 6, 38) et finissent par trouver quelqu'un qui a cinq pains et deux
poissons.  Mais, c'est bien insuffisant.  Tout ceci montre fort bien que
les Apôtres, les disciples du Seigneur, ceux que le Christ a choisis pour
continuer sa Mission sur la terre, ne doivent pas se soucier en premier
lieu des nécessités temporelles : celles-ci doivent rester au second
plan.  Ce qui importe, c'est la prédication de la Parole de Dieu !
"Donnez-leur vous-mêmes à manger" : cela signifie d'abord, "Donnez à mon
Peuple la Parole de Dieu, la Parole qui donne la Vie éternelle ;
donnez-lui le Pain de Vie, qui est mon Corps !"  C'est ce que les Apôtres
firent fort bien après qu'ils eurent reçu l'Esprit-Saint au jour de la
Pentecôte, car ils décidèrent très vite l'institution des diacres pour le
service de la table : "Nous n'estimons pas à propos de délaisser la
parole de Dieu pour faire le service des tables.  Choisissez donc,
frères, parmi vous, sept hommes de mérite reconnu, remplis de l'Esprit et
de sagesse : nous leur confierons cet office.  Et nous continuerons de
vaquer à la prière et au ministère de la parole." (Ac. 6, 2-4)

" Alors Jésus prit les cinq pains et les deux poissons ; il leva les yeux
au ciel, bénit les pains et les deux poissons, les rompit et les donna
aux disciples pour les servir à la foule.  Tous mangèrent à satiété, et
l'on recueillit dans douze corbeilles les morceaux qui restaient. "

Plein de compassion et de bonté pour cette foule admirable, remplie de foi
et d'espérance en la Vie éternelle qu'il est venu leur annoncer, Jésus
lève les yeux au ciel et bénit les pains et les deux poissons.  Dans ce
regard vers le Père, Jésus voit déjà tous ceux qui seront un jour à ses
côtés dans le Royaume et il prie pour eux.  C'est dans cet esprit que le
Seigneur multiplie les pains et les poissons en les bénissant...  Tous
mangèrent à satiété, et des morceaux qui restèrent, on remplit douze
corbeilles.  Une corbeille pour chaque apôtre !  Comme si Jésus disait à
ses disciples : "N'ayez pas peur !  Je veille !  La Providence est avec
vous !  Remplissez fidèlement votre mission - qui est ma mission - et je
pourvoirai à tous vos besoins !"

Recevons tous en ce jour le Pain de Vie !  Soyons tous Apôtres de Jésus
Christ !  Proclamons le Royaume de Dieu et confions notre vie et tous les
nôtres à la Providence de Dieu !  Dieu veille sur nous comme un Père !
Plus encore, il veille sur nous comme une Mère, car la Mère de son Fils
Jésus, il nous l'a donnée : Marie est notre Mère du Ciel !  Demandons-lui
de veiller aussi sur nous et de nous donner en ce jour la Vie éternelle
qui est en Jésus son Fils, avec ce petit surplus que seule une Mère peut
avoir à l'esprit et dont elle sait témoigner pour faire plaisir à ses
enfants !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#126 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 8. Juin 2010  20:28
Sujet: Homélie pour le onzième Dimanche dans l'Année - 13-06-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
onzième Dimanche dans l'Année.
" Se tournant vers la femme, il dit à Simon :
«Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi,
et tu ne m'a point versé d'eau sur les pieds ;
tandis qu'elle me les a mouillés de ses larmes,
et essuyés de ses cheveux. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c11dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
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*************




Homélie pour le onzième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 7, 36 - 8, 3




" Un pharisien pria Jésus de dîner avec lui.  Jésus se rendit chez lui et
se mit à table.  Or il y avait  une femme, connue de la ville comme
pécheresse.  Apprenant qu'il dînait chez le pharisien, elle prit une
fiole de parfum, et vint se placer en retrait, à sangloter aux pieds de
Jésus.  Bientôt ses larmes coulèrent sur les pieds du Seigneur ; elle les
essuyait de ses cheveux, les baisait et y répandait du parfum.

" A cette vue, le pharisien, son hôte, se dit en lui-même : «Si cet homme
était prophète, il saurait bien quelle est cette femme qui le touche, et
que c'est une pécheresse.»  Alors Jésus lui dit : «Simon, j'ai quelque
chose à te dire.»  -  «Parle, Maître», dit-il.  «Un créancier avait deux
débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.  Comme ils
n'avaient pas de quoi payer, il remit à tous deux leur dette.  Lequel
d'entre eux l'aimera davantage ?»  Simon répondit : «Celui, je suppose,
auquel il a remis davantage.»  Jésus reprit : «Tu as bien jugé.»  Et se
tournant vers la femme, il dit à Simon : «Tu vois cette femme ?  Je suis
entré chez toi, et tu ne m'a point versé d'eau sur les pieds ; tandis
qu'elle me les a mouillés de ses larmes, et essuyés de ses cheveux.  Tu
ne m'a point donné de baiser ; tandis qu'elle n'a point cessé, depuis
qu'elle est entrée, de me baiser les pieds.  Tu ne m'as point versé
d'huile sur la tête ; tandis qu'elle m'a versé son parfum sur les pieds.
Aussi, je te le déclare, ses nombreux péchés sont pardonnés, puiqu'elle a
témoigné beaucoup d'amour.  Mais celui à qui on pardonne peu, aime peu.»

" Puis il dit à la femme : «Tes péchés sont pardonnés.»  Les convives se
dirent alors : «Qui donc est cet homme qui ose pardonner les péchés ?»
Mais Jésus dit à la femme : «Ta foi t'a sauvée, va en paix.»

" Ensuite Jésus parcourait villes et villages, annonçant la bonne nouvelle
du royaume de Dieu.  Les Douze étaient avec lui, et quelques femmes qu'il
avait délivrées d'esprits malins ou de maladies : Marie, dite de Magdala,
dont étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant
d'Hérode, Suzanne, et plusieurs autres encore qui les assistaient de
leurs biens. "



Homélie :


" Un pharisien pria Jésus de dîner avec lui.  Jésus se rendit chez lui et
se mit à table.  Or il y avait  une femme, connue de la ville comme
pécheresse.  Apprenant qu'il dînait chez le pharisien, elle prit une
fiole de parfum, et vint se placer en retrait, à sangloter aux pieds de
Jésus.  Bientôt ses larmes coulèrent sur les pieds du Seigneur ; elle les
essuyait de ses cheveux, les baisait et y répandait du parfum. "

Au moment où Jésus est invité par un pharisien, du nom de Simon, le
Sauveur des hommes se trouve à un point crucial de sa vie de Dieu fait
Homme.  Jésus, en effet, va montrer à tous les convives présents que,
s'il est là parmi eux, c'est pour ceci : pardonner les péchés !  Car il
l'a dit : "Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des
pécheurs." (Mt. 9, 13)  D'ailleurs, la réflexion des convives est claire
à ce sujet, car ils sont surpris de ce que Jésus est en train d'accomplir
sous leurs yeux : " Jésus dit à la femme : «Tes péchés sont pardonnés.»
Les convives se dirent alors : «Qui donc est cet homme qui ose pardonner
les péchés ?» " (Lc. 7, 48-49)

En cet instant crucial de la vie de Jésus, un protagoniste entre dans sa
vie, et non des moindres : Marie, celle que l'on appellera
Marie-Madeleine, ou Marie de Magdala.  Celle-ci sera pareillement
conviée, par la Divine Providence, à intervenir d'une manière toute aussi
importante à un point tout aussi crucial de la vie du Seigneur : ce sera
au matin de la Résurrection !  Moment crucial par excellence : c'est en
effet à ce moment que Marie-Madeleine va annoncer aux Apôtres et aux
disciples réunis au Cénacle que Jésus est ressuscité !  Moment crucial
toujours, car au soir de Pâques, Jésus dira aux Apôtres : "Recevez
l'Esprit-Saint, leur dit-il. Seront remis les péchés de ceux à qui vous
les remettrez ; seront retenus les péchés de ceux à qui vous les
retiendrez." (Jn. 20, 22-23)

Pécheresse parmi les pécheurs, Marie-Madeleine a été grandement aimée par
Jésus.  Comment en aurait-il été autrement ?  Mais quand Jésus aime un
homme ou une femme pécheresse, ce n'est pas l'homme ou la femme que Jésus
aime en premier : c'est d'abord et par dessus tout son Père que Jésus
aime à travers cet homme ou cette femme.  Pour Jésus, tous les hommes et
toutes les femmes de la terre ne sont que des créatures destinées à aimer
son Père et à manifester à tous quel Amour il a pour son Père, qui est
aux Cieux !  C'est pourquoi, au matin de Pâques, Jésus évite tout contact
avec Marie-Madeleine, donnant la préférence absolue à son Père, en
disant : "Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le
Père." (Jn. 20, 17)

Jésus n'a qu'un Amour : son Père !  Si Jésus aime les hommes et les femmes
pécheurs, c'est pour aimer son Père en eux et à travers eux.  Jésus aime
son Père en nous et à travers nous !  Car nous ne sommes que des
créatures...  Or une créature est un moyen, c'est-à-dire un être auquel
on ne doit pas s'arrêter, un être uniquement destiné à atteindre une fin,
une fin qui est Dieu, seule et unique fin suprême.  En ce sens, même si
Jésus a beaucoup aimé Marie-Madeleine, c'est son Père et uniquement son
Père que Jésus a aimé en elle, et à travers elle.  Mais, comme tout
homme, toute femme, a été créée à l'image de Dieu (cf. Gn. 1, 27), Jésus,
en aimant son Père, aime aussi tout homme, toute femme en Lui.  Jésus a
donc aimé Marie-Madeleine en aimant son Père, c'est-à-dire divinement.

Marie, la Mère de Jésus, a suivi la même voie que son Fils.  En fait, elle
l'a imité, en le précédant dans le temps, ayant contemplé par avance,
dans l'Ancienne Alliance, ce modèle unique qui est le Sauveur des
hommes !  Marie a ainsi aimé Dieu par dessus tout, en aimant celui qui
est devenu son Époux mystique, l'Esprit-Saint, lors de l'Incarnation du
Verbe.  Marie a aimé Dieu durant toute sa vie, restant Vierge avant,
pendant, et après avoir mis au monde l'Enfant Jésus.  Marie s'est donnée
à Dieu dès le premier instant de son existence, éclairée et fortifiée par
la plénitude de grâce qui est en elle.  Jamais Marie n'a eu d'autre
enfant que Jésus Christ, tout comme le Sauveur des hommes n'a jamais aimé
Marie-Madeleine que divinement, c'est-à-dire en Dieu son Père !

Que la Sainte Communion de ce jour nous apprenne et nous aide à aimer Dieu
par dessus toutes choses, par l'intercession de Marie-Médiatrice !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#127 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 15. Juin 2010  20:28
Sujet: Homélie pour le douzième dimanche dans l'année - 20-06-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
douzième Dimanche dans l'Année.
" «Et d'après vous, leur demanda-t-il, qui suis-je ?»
Pierre prit la parole : «Le Christ de Dieu», dit-il. "

Je confie à vos prières notre nouvel évêque, Mgr Rémy Vancottem,
67 ans, qui sera installé ce dimanche 20 juin à la cathédrale
de Namur ; jusqu'à présent, il était évêque auxiliaire du Brabant
Wallon.

Ayant reçu tout récemment la Bénédiction Apostolique du Pape
Benoît XVI, je vous la transmets du fond du coeur, selon le désir
du Saint-Père, qui étend sa Bénédiction à tous ceux et toutes
celles qui bénéfécient de mon ministère sacerdotal.
Prions le Seigneur pour le Pape et pour toute l'Église !

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
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*************




Homélie pour le douzième dimanche dans l'année  -  Année C  -  Lc. 9, 18-24




" Un jour que Jésus priait à l'écart accompagné de ses disciples, il
leur posa cette question : «Qui suis-je, au dire des gens ?»  Ils
répondirent : «Jean-Baptiste ; pour d'autres, Elie ; d'autres encore
pensent qu'un des prophètes est ressuscité.»  -  «Et d'après vous, leur
demanda-t-il, qui suis-je ?»  Pierre prit la parole : «Le Christ de
Dieu», dit-il.  Jésus leur défendit sévèrement de le dire à personne.
Il ajouta : «Le Fils de l'Homme doit souffrir beaucoup, être rejeté par
les anciens, les grands prêtres et les scribes ; il doit être mis à
mort, et ressusciter le troisième jour.»

"Puis s'adressant à tout le monde : «Si quelqu'un, dit-il, veut marcher
à ma suite, il doit se renoncer lui-même, porter chaque jour sa croix,
et me suivre.  Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; mais celui
qui perdra sa vie à cause de moi, la sauvera.»"



Homélie :


"Un jour que Jésus priait à l'écart accompagné de ses disciples, il
leur posa cette question : «Qui suis-je, au dire des gens ?» "

Jésus est aujourd'hui dans la région de Césarée de Philippe, au Nord-Est
de la Palestine, près des sources du Jourdain.  Il prêche le règne de
Dieu, il guérit les malades ; il a déjà multiplié les pains par deux
fois.  Maintenant, il se retire un peu à l'écart.  Il prend du recul, ou
plutôt, il invite ses disciples à prendre un peu de recul et il tâche de
les faire réfléchir à la situation dans laquelle ils se trouvent.  Les
disciples savent-ils avec précision qui est Jésus et ce que les gens
pensent de lui ?  Il semble que oui, et c'est la moindre des choses,
puisque nous, aujourd'hui, nous fondons notre foi et notre croyance sur
ce que les Apôtres eux-mêmes ont cru durant leur vie.  L'Eglise, depuis
sa fondation, est établie sur le roc de la foi de Pierre et des Apôtres :
c'est ce qui lui donne sa dénomination d'Eglise Apostolique !  "Je
crois en l'Eglise, Une, Sainte, Catholique, et Apostolique."

" Ils répondirent : «Jean-Baptiste ; pour d'autres, Elie ; d'autres
encore pensent qu'un des prophètes est ressuscité.»  -  «Et d'après
vous, leur demanda-t-il, qui suis-je ?»  Pierre prit la parole : «Le
Christ de Dieu», dit-il. "

Voilà toute la différence !  Ceux qui ne sont pas disciples du Christ ne
savent pas qui est Jésus !  La notion de 'connaissance' est fondamentale
dans la religion chrétienne.  Jésus, qui est "la Vie" (Jn. 14, 6), et
qui est venu sur terre pour nous apporter la Vie même de Dieu, disait en
priant son Père, la veille de sa Passion : "La vie éternelle consiste en
ce qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as
envoyé, Jésus Christ." (Jn. 17, 3)  La Vie de Dieu, le Verbe de Vie
incarné est celui que le Père a envoyé dans le monde afin de se faire
connaître par lui : le Fils révèle le Père, car il est son Image
parfaite.  La Vie même de Dieu ne nous est communiquée que par mode de
révélation, c'est-à-dire par mode de connaissance.  Si nous voulons
avoir la vie d'amour que Dieu nous offre, il faut que nous la
connaissions, non pas d'une manière naturelle et scientifique, mais bien
dans un cheminement de foi et d'amour : "Nous, nous avons connu l'amour
que Dieu a pour nous, et nous y avons cru." (1 Jn. 4, 16)

Pierre l'a dit : Jésus est Dieu !  "Tu es le Christ, le Fils du Dieu
vivant !" (Mt. 16, 16)  Cette profession de foi fait désormais partie de
l'héritage de l'Eglise : Pierre l'a dite une fois, et depuis lors, elle
est entrée dans l'histoire de l'Eglise, Corps mystique du Christ !
Comme un corps vivant, un corps toujours en croissance, dont les membres
vivent pour toujours en Dieu, même s'ils ont cessé de vivre ici bas,
l'Eglise n'arrête de recevoir de la part de ses membres l'héritage
qu'ils lui laissent, jour après jour, jusqu'à la fin de leur vie.  Tout
cet ensemble constitue la sainteté de l'Eglise qui est sainte dans celui
qui est éternellement Saint : le Christ Jésus !  "Je crois en l'Eglise,
Une, Sainte, Catholique, et Apostolique."

" Jésus leur défendit sévèrement de le dire à personne.  Il ajouta : «Le
Fils de l'Homme doit souffrir beaucoup, être rejeté par les anciens, les
grands prêtres et les scribes ; il doit être mis à mort, et ressusciter
le troisième jour.»  Puis s'adressant à tout le monde : «Si quelqu'un,
dit-il, veut marcher à ma suite, il doit se renoncer lui-même, porter
chaque jour sa croix, et me suivre.» "

La Croix est toujours là !  Même si la connaissance nous permet
de recevoir la Vie même de Dieu, il ne s'agit pas d'une connaissance
ordinaire : non, c'est la connaissance de la Croix du Christ !  Saint
Paul nous l'a dit : "Il est écrit : «Je détruirai la sagesse des sages
et j'anéantirai l'intelligence des intelligents.» (Is. 29, 14)  Où
est-il, le sage ?  Où est l'érudit ?  Où est le chercheur des réalités
de ce monde ?  Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ?
Puisque en effet le monde, avec sa sagesse, n'a point reconnu Dieu
dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la
folie de son message...  Nous proclamons un Christ crucifié, scandale
pour les Juifs, folie pour les païens ; mais pour les élus, aussi bien
Juifs que Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu !"
(1 Co. 1, 19-24)

N'ayons pas peur de la folie de la Croix !  Elle est sagesse de Dieu !
Recevons en nous l'Eucharistie, le Corps du Christ mort et ressuscité !
Disons-lui, par Marie et pour Elle : Tu es le Christ, le Fils du Dieu
vivant !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#128 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 22. Juin 2010  18:53
Sujet: Homélie pour le treizième Dimanche dans l'Année - 27-06-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
treizième Dimanche dans l'Année.
" «Celui qui met la main à la charrue et regarde
en arrière n'est pas propre au royaume de Dieu.» "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
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Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

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Homélie pour le treizième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 9, 51-62




" Comme le temps où Jésus devait être enlevé de ce monde approchait, il
prit résolument la direction de Jérusalem.  Il envoya devant lui des
messagers, qui entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer
un gîte.  On ne le reçut pas, parce qu'il marchait en direction de
Jérusalem.  Ce que voyant, les disciples Jacques et Jean intervinrent :
«Seigneur, veux-tu que nous commandions au feu du ciel de descendre les
anéantir ?»  Jésus se retourna et les reprit sévèrement.  «Vous ne savez,
dit-il, de quel esprit vous êtes animés.  Le Fils de l'Homme n'est pas
venu pour perdre des vies humaines, mais en sauver.»  Et ils allèrent
dans un autre village.

" Pendant qu'ils faisaient route, un homme vint lui dire : «Je voudrais te
suivre, partout où tu iras.»  Jésus lui répondit : «Les renards ont des
tanières, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'Homme n'a
pas où reposer la tête.»  Il dit à un autre : «Suis-moi.»  Celui-là
répondit : «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père.»
Mais Jésus lui dit : «Laisse les morts ensevelir leurs morts ; pour toi,
va porter la nouvelle du royaume de Dieu.»  Un autre encore lui dit :
«Seigneur, je te suivrai ; mais permets-moi d'aller d'abord prendre congé
des miens.»  Jésus lui répondit : «Celui qui met la main à la charrue et
regarde en arrière n'est pas propre au royaume de Dieu.» "



Homélie :


" Comme le temps où Jésus devait être enlevé de ce monde approchait, il
prit résolument la direction de Jérusalem.  Il envoya devant lui des
messagers, qui entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer
un gîte. "

Il s'agit là d'un fait banal : Jésus envoie deux ou trois disciples devant
lui afin de préparer le lieu de son repos pour la nuit.  Mais ce fait,
quoique banal, a une signification très importante : il possède un sens
eschatologique, c'est-à-dire un sens qui concerne les réalités du monde à
venir.  "Il prit résolument la direction de Jérusalem."  Oui !  Jésus
oriente toute sa démarche vers la ville sainte, Jérusalem, la cité
terrestre qui est le signe et le symbole de la cité céleste, la cité du
Grand Roi de l'Univers !  Saint Jean, dans son Apocalypse, vit la cité du
Ciel et elle lui apparut comme la ville de Jérusalem : "Je vis la Ville
sainte, Jérusalem nouvelle, descendre du ciel d'auprès de Dieu..." (Ap.
21, 2)

Jésus qui marche vers Jérusalem, c'est Jésus qui marche vers la cité
céleste, Jérusalem nouvelle !  Jésus est en route pour le triomphe de sa
gloire : durant toute sa vie ici-bas, il annonce sa glorification et son
triomphe lors de son retour à la fin des temps !  Qu'est-il venu faire
sur terre sinon annoncer le Règne de Dieu ?  Oui !  Jésus marche vers
Jérusalem !  Son triomphe est proche, et il envoie des disciples pour
préparer cet événement unique et incomparable !  Rappelons-nous le jour
du dimanche des Rameaux...  Pour préparer son entrée glorieuse à
Jérusalem, Jésus aussi envoya des disciples pour chercher un ânon qui
devait lui servir de monture : "Jésus envoya deux de ses disciples et
leur dit : «Allez au village d'en face.  En y entrant, vous trouverez, à
l'attache, un ânon que personne au monde n'a encore monté.  Détachez-le
et amenez-le." (Lc. 19, 30)

" On ne le reçut pas, parce qu'il marchait en direction de Jérusalem. "

Le but est tracé, la marche à suivre est fixée et définie : Jérusalem !
Mais le chemin est plein d'embûches et de surprises.  Les Samaritains ne
veulent pas recevoir de gens qui marchent vers Jérusalem : ne
représentent-ils pas ceux qui ne veulent à aucun prix entendre parler du
retour du Christ ?  Pourtant, dans le Credo, chaque dimanche nous
disons : "Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les
morts ; et son règne n'aura pas de fin...  J'attends la résurrection des
morts, et la vie du monde à venir."

" Pendant qu'ils faisaient route, un homme vint lui dire : «Je voudrais te
suivre, partout où tu iras.»  Jésus lui répondit : «Les renards ont des
tanières, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'Homme n'a
pas où reposer la tête.» "

Ceci semble paradoxal : Jésus envoie ses disciples pour préparer un gîte,
et, chemin faisant, il rencontre un homme auquel il déclare ne pas avoir
d'endroit où reposer la tête !  Cela montre bien que le sens le plus
important de ce discours est le sens eschatologique dont nous avons parlé
plus haut : Jésus envoie ses disciples pour préparer son retour dans la
gloire à la fin des temps !  Entre-temps, Jésus et ses disciples
cheminent çà et là, annonçant le règne de Dieu, avançant toujours, malgré
les obstacles et les embûches de toutes sortes...  Nous le savons, parce
que Jésus l'a dit : "Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ainsi, pour
entrer dans sa gloire ?" (Lc. 24, 26)

" Un autre encore lui dit : «Seigneur, je te suivrai ; mais permets-moi
d'aller d'abord prendre congé des miens.»  Jésus lui répondit : «Celui
qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas propre au
royaume de Dieu.» "

Une fois qu'on a rencontré le Christ, une seule chose compte et doit
compter pour nous : accomplir la mission qu'il nous a confiée !  Celui
qui a rencontré le Christ dans sa vie, par l'appel de la grâce, celui-là
doit imiter Saint Paul, lorsqu'il dit : "Je ne fais qu'une chose :
oubliant le chemin que j'ai derrière moi et me précipitant en avant, je
cours droit au but, pour remporter le prix de la vocation d'en haut, de
l'appel de Dieu dans le Christ Jésus !" (Phil. 3, 13-14)  Assurément,
seul l'avenir doit compter pour nous !  Ce que nous allons faire pour le
Christ, ce que nous accomplissons aujourd'hui pour annoncer le règne de
Dieu dans toute notre vie, voilà ce qui est important, voilà ce qui donne
tout son sens à notre vie sur terre !

Que la très Sainte Vierge Marie nous aide à suivre son divin Fils,
toujours et partout !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#129 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 30. Juin 2010  7:19
Sujet: Homélie pour le quatorzième Dimanche dans l'Année - 04-07-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
quatorzième Dimanche dans l'Année.
" Félicitez-vous plutôt de ce que vos noms
se trouvent écrits dans les cieux. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :

http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c14dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

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Homélie pour le quatorzième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 10, 1-12 &
17-20




" Le Seigneur désigna soixante-douze autres disciples qu'il envoya deux à
deux devant lui, dans toutes les villes et toutes les localités où
lui-même devait aller.  Il leur dit : «La moisson est grande, mais il y a
peu d'ouvriers.  Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des
ouvriers à sa moisson.  Allez ; je vous envoie comme des agneaux au
milieu des loups.  Ne prenez ni bourse ni sac ni chaussures, et ne
visitez personne en chemin.  Où que vous entriez, dites d'abord : «Paix à
cette maison !»  S'il se trouve là un homme pacifique, la paix de votre
souhait reposera sur lui ; sinon, elle vous reviendra.  Demeurez dans
cette maison-là ; mangez et buvez ce qu'on vous donnera, car l'ouvrier
mérite son salaire.  Mais n'allez point de maison en maison.  Si vous
entrez dans une ville où l'on vous accueille, mangez ce qu'on vous
présentera.  Guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur :
«Le royaume de Dieu est proche de vous.»  Mais, si vous entrez dans une
ville où l'on ne vous accueille pas, sortez sur la place publique et
dites : «La poussière même de votre ville qui nous colle aux pieds, nous
l'en raclons pour vous la laisser ; sachez pourtant que le royaume de
Dieu est proche.»  Je vous dis qu'en ce jour-là il y aura moins de
rigueur pour Sodome que pour cette ville.»

" Les soixante-douze revinrent tout joyeux : «Seigneur, disaient-ils, même
les démons nous obéissent en ton nom.»  Jésus leur dit : «Je voyais
tomber Satan comme la foudre du ciel.  Aussi bien vous ai-je donné le
pouvoir de marcher impunément sur les serpents et les scorpions, et sur
toute la puissance de l'ennemi, et rien ne pourra vous faire du mal.
Seulement, au lieu de vous féliciter de ce que les esprits vous soient
soumis, félicitez-vous plutôt de ce que vos noms se trouvent écrits dans
les cieux.» "



Homélie :


" Le Seigneur désigna soixante-douze autres disciples qu'il envoya deux à
deux devant lui, dans toutes les villes et toutes les localités où
lui-même devait aller.  Il leur dit : «La moisson est grande, mais il y a
peu d'ouvriers.  Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des
ouvriers à sa moisson.  Allez ; je vous envoie comme des agneaux au
milieu des loups.» "

Jésus est l'envoyé du Père : il est le Fils bien-aimé, celui en qui le
Père a mis tout son amour !  Jésus est celui qui vient porter au monde
tout l'amour de Dieu envers les hommes !  Car l'amour ne demande toujours
qu'à se répandre davantage : tout l'amour, qui est Dieu, est en Dieu de
toute éternité, mais il peut et il veut se répandre toujours davantage
dans les créatures qu'il appelle à la participation de sa propre vie !
Et donc, Jésus, qui est Dieu, n'a d'autre désir que celui de voir l'amour
de Dieu se répandre toujours, de plus en plus, sur la terre comme un feu
dévorant : «Je suis venu mettre le feu sur la terre, et qu'ai-je à
désirer, si dès maintenant il est allumé ?» (Lc. 12, 49)

Pour que le feu de l'amour embrase les coeurs des hommes et des femmes de
toutes races et de toutes nations, Jésus envoie ses disciples, deux par
deux.  Ceux-ci sont appelés à manifester par toute leur vie cet amour
qu'ils doivent porter au monde : ils vont deux par deux pour témoigner
l'union des disciples du Christ, ils doivent prier le Seigneur de
susciter d'autres apôtres de l'amour, ils essaient d'imiter la douceur de
l'agneau qui pardonne et qui se laisse maltraiter par les loups et les
bêtes féroces.  Les disciples du Christ sont appelés à témoigner de
l'amour de Dieu par toute leur vie, jusqu'à la mort même, ainsi que
l'enseigne Saint Jean : «En ceci nous avons connu l'amour : Jésus a donné
sa vie pour nous.  De même, nous devons donner notre vie pour nos
frères.» (1 Jn. 3, 16)

" «Si vous entrez dans une ville où l'on ne vous accueille pas, sortez sur
la place publique et dites : «La poussière même de votre ville qui nous
colle aux pieds, nous l'en raclons pour vous la laisser ; sachez pourtant
que le royaume de Dieu est proche.»  Je vous dis qu'en ce jour-là il y
aura moins de rigueur pour Sodome que pour cette ville.» "

L'amour de Dieu ne doit pas nous faire oublier sa justice et sa rigueur !
Rappelons-nous bien que la miséricorde de Dieu ne doit pas être séparée
de sa justice.  Dieu est infiniment bon, mais il est aussi infiniment
juste.  S'il récompense le bien, il punit le mal.  La grâce de Dieu nous
appelle, elle nous invite à suivre Jésus dans sa mission d'amour de par
le monde entier !  La grâce de Dieu est puissante, elle est la plus forte
preuve de l'amour de Dieu pour nous, mais nous devons craindre que cette
même grâce qui nous est offerte aujourd'hui ne nous soit plus jamais
donnée pour nous appeler à suivre le Christ.  Il faut craindre que la
grâce qui passe aujourd'hui ne repasse jamais plus par la suite.  Le feu
de l'amour de Dieu est sauveur et plein de miséricorde, mais le feu de la
justice divine est destructeur comme celui qui s'abattit sur Sodome !

" «Au lieu de vous féliciter de ce que les esprits vous soient soumis,
félicitez-vous plutôt de ce que vos noms se trouvent écrits dans les
cieux.» "

Saint Paul l'a dit, selon ces paroles célèbres : «Quand j'aurais le don de
prophétie, et quand je connaîtrais tous les mystères et toute la science,
quand j'aurais une foi totale, à transporter les montagnes, si je n'ai
pas la charité, je ne suis rien.» (1 Cor. 13, 2)  Oui !  Quand bien même
les esprits mauvais seraient soumis aux disciples du Christ, si ceux-ci
n'ont pas l'amour de Dieu en eux, tout cela ne servirait de rien.  Il n'y
a donc qu'une seule chose qui vaille la peine et dont il faut se
réjouir : «Que vos noms se trouvent écrits dans les cieux,» disait Jésus.
C'est-à-dire que nous ne devons nous réjouir des dons que le Seigneur
nous a donnés que dans la mesure où nous sommes assurés, par la grâce de
Dieu, que le Seigneur nous attend dans le ciel.

Comment pouvons-nous recevoir de Dieu cette assurance que nos noms sont
écrits dans les cieux ?  Lisons le livre de l'Apocalypse : «Au vainqueur
je donnerai de la manne cachée, et je lui remettrai un caillou blanc sur
lequel est écrit un nom nouveau que nul ne connaît, sauf celui qui le
reçoit.» (Ap. 2, 17)  Le message est clair : c'est l'Eucharistie, la
manne cachée, qui nous donne cette assurance que Dieu a écrit notre nom
dans le ciel !  Alors, recevons ce sacrement avec un grand amour et une
foi sincère : c'est le Seigneur Jésus qui vient en nous pour nous
fortifier dans son amour !  Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à
accomplir un si grand acte !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#130 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 6. Juillet 2010  19:14
Sujet: Homélie pour le quinzième Dimanche dans l'Année - 11-07-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
quinzième Dimanche dans l'Année.
" «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton coeur, de toute ton âme,
de toute ta force et de toute ta pensée (Deut. 6, 5) ;
et ton prochain comme toi-même (Lév. 19, 18).» "
Pour écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c15dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le quinzième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 10, 25-37




" Un légiste se leva et dit à Jésus pour l'éprouver : «Maître, que dois-je
faire pour obtenir la vie éternelle ?»  Jésus lui dit : «Qu'est-il écrit
dans la loi ?  Qu'y lis-tu ?»  Il répondit : «Tu aimeras le Seigneur ton
Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute
ta pensée (Deut. 6, 5) ; et ton prochain comme toi-même (Lév. 19, 18).»
Jésus lui dit : «Bien répondu ; fais cela, et tu vivras.»  Mais lui,
voulant se justifier, dit à Jésus : «Oui, mais qui est mon prochain ?»

" Jésus reprit : «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho.  Il tomba
entre les mains de brigands, qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups
et s'en allèrent, le laissant à demi mort.  Par hasard, un prêtre
descendait la même route ; il vit l'homme, et passa outre.  Un lévite
arriva sur les lieux, le vit, et passa outre.  Mais un Samaritain en
voyage, arrivé près de lui, fut, à sa vue, touché de compassion.  Il
s'approcha, et banda ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis
il le mit sur sa propre monture, et le conduisit dans une auberge où il
s'occupa de lui.  Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à
l'hôtelier : Prends soin de lui, dit-il, et si tu as des frais
supplémentaires, je te paierai lors de mon retour.  Lequel de ces trois
hommes te semble avoir été le prochain de l'homme qui était tombé entre
les mains des brigands ?»  -  «C'est, répondit le légiste, celui qui
s'est montré pitoyable envers lui.»  -  «Eh bien !  lui dit Jésus, toi
aussi fais de même.» "



Homélie :


" Un légiste se leva et dit à Jésus pour l'éprouver : «Maître, que dois-je
faire pour obtenir la vie éternelle ?»  Jésus lui dit : «Qu'est-il écrit
dans la loi ?  Qu'y lis-tu ?» "

Jésus, durant sa vie sur terre, tout comme ses disciples d'hier et
d'aujourd'hui, est soumis à l'épreuve et à l'interrogatoire au sujet de
son enseignement.  Car Jésus est toujours apparu aux yeux de ses
contemporains comme un maître, et même comme le Maître par excellence.
Dans l'ignominie la plus complète même, le Christ est apparu comme celui
qui sait tout, parce qu'il est Dieu : "Cet homme était véritablement Fils
de Dieu, s'écria le centurion présent au pied de la Croix de Jésus." (Mt.
27, 54)  Aujourd'hui comme hier, et depuis le jour de la Pentecôte,
l'Eglise aussi est regardée celle qui détient la Vérité, qui est le
Christ lui-même.  C'est donc aussi à l'Eglise que se pose cette
question : "Que faut-il faire pour obtenir la vie éternelle ?"

Jésus donne la réponse à cette question.  Il dit : "Qu'est-il écrit dans
la loi ?  Qu'y lis-tu ?"  Car la réponse n'est pas à inventer : elle
existe déjà.  Car elle n'est pas subjective, mais bien objective.  La
réponse est claire : elle est dans la Parole même de Dieu.  Or cette
Parole est Vérité : "Je suis la voie, la vérité, et la vie, dit
Jésus." (Jn. 14, 6)  Ainsi, la première réponse à la question "Que
faut-il faire pour obtenir la vie éternelle ?" consiste à dire que la vie
éternelle est dans la vérité, cette Vérité qui est Dieu.  La veille de sa
Passion, Jésus priait ainsi son Père, disant : "Père, ... la vie
éternelle consiste en ce qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ." (Jn. 17, 3)

Pour obtenir la vie éternelle, il faut donc connaître Dieu, qui est la
Vérité !  Mais cette connaissance de Dieu est une connaissance d'amour :
connaître la Vérité qui est Dieu, c'est connaître Dieu, qui "est
Amour" (1 Jn. 4, 16).  Il n'est donc pas nécessaire d'être savant pour
connaître Dieu !  Certes, il y a des personnes fort instruites, même des
érudits, qui connaissent Dieu.  Mais cela n'est pas une nécessité.  Juste
avant de répondre à la question du légiste, Jésus avait dit clairement :
"Je te bénis, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que, tout en
cachant ces choses aux sages et aux intelligents, tu les as découvertes
aux tout petits...  Nul ne connaît le Fils, sinon le Père, ni qui est le
Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler." (Lc.
10, 21-22)

" Il répondit : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de
toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée (Deut. 6, 5) ; et
ton prochain comme toi-même (Lév. 19, 18).»  Jésus lui dit : «Bien
répondu ; fais cela, et tu vivras.» "

La connaissance de Dieu a été réservée aux tout petits !  Il ne s'agit pas
ici de la taille du corps, mais bien de celle de l'esprit.  Mais est-ce
possible ?  Comment ce qui est spirituel peut-il avoir une dimension ?
Tout simplement en se laissant entraîner par les attraits du corps et du
monde dans lequel on vit...  Un tel esprit sera un esprit superbe,
hautain, orgueilleux...  Celui qui possède un tel esprit n'est pas un
tout petit : il n'est pas sur le chemin de la vie éternelle...  Par
contre celui dont l'esprit sait se détacher des biens de ce monde pour
s'établir dans l'humilité, celui-là a déjà fait un grand pas sur le
chemin de la vraie vie, de la vie éternelle en Dieu, dans le Christ !

Les tout petits sont ceux qui obéissent à la Loi et aux commandements de
Dieu.  Ils observent avec amour les préceptes du Seigneur : "Tu aimeras
le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta
force et de toute ta pensée (Deut. 6, 5) ; et ton prochain comme toi-même
(Lév. 19, 18)."  L'humilité, l'obéissance : voilà les vertus de ceux qui
avancent pas à pas vers la demeure de Dieu où règnent l'Amour, la Paix,
la Vérité de la Parole éternelle de Vie !  N'oublions pas l'obéissance à
l'Eglise, car elle aussi elle enseigne, à la suite du Christ.  L'Eglise
aussi a ses lois et ses préceptes, des lois et des préceptes humains, il
est vrai, mais qui ont force de loi et qui requièrent notre bonne
volonté, si nous voulons un jour hériter de la Gloire éternelle auprès de
Dieu...

" Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : «Oui, mais qui est mon
prochain ?»  Jésus reprit : «Un homme descendait de Jérusalem à
Jéricho...» "

Cette parabole est bien connue : c'est celle que l'on appelle "la parabole
du Bon Samaritain".  S'il fallait que tous les hommes et toutes les
femmes de la terre, à compter des premiers, lors de la Création, jusqu'au
derniers, connaissent la Loi et la Parole de Dieu pour obtenir la vie
éternelle, je crois que le Paradis sera un lieu désert, peu peuplé, alors
que l'enfer aura une nouvelle peine à laquelle les hommes seraient
condamnés : celle de la surpopulation.  Tout ceci compte tenu de ma
croyance, qui est celle contenue dans l'Evangile : "Beaucoup sont
appelés, peu sont élus" (Mt. 22, 14), c'est-à-dire qu'il y aura plus de
gens damnés que de personnes sauvées.  Mais la parabole du Bon Samaritain
vient quelque peu rééquilibrer tout cela...

En effet, il est clair que Jésus loue hautement la charité du Bon
Samaritain : certainement, il s'agit là d'un geste qui sauve ce
Samaritain de la damnation, tout en sauvant aussi ce blessé d'une mort
sans doute cruelle.  Jésus dit ainsi au légiste, après l'histoire de la
parabole : "Eh bien !  lui dit Jésus, toi aussi fais de même."  Mais quel
fut en réalité le geste du Bon Samaritain ?  A-t-il obéi à la Loi, avec
laquelle il est en contradiction en tant que "Samaritain" ?  A-t-il
entendu la prédication de Jésus, un de ces Juifs avec lesquels il évite
toute relation ?  Non.  Rien de tout cela.  En fait le Bon Samaritain a
écouté sa conscience !  Il a agi avec droiture, il a suivi sa bonne
conscience, et c'est cela qui l'a établi sur le chemin de la Vie
éternelle !  La preuve, c'est qu'il dit à l'aubergiste : "Prends soin de
lui, dit-il, et si tu as des frais supplémentaires, je te paierai lors de
mon retour."

"Beaucoup sont appelés, peu sont élus" (Mt. 22, 14)  Cela reste vrai, même
après la lecture de la parabole du Bon Samaritain.  Car, ils furent trois
à passer près de cet homme blessé.  Or, il n'y en eut qu'un sur trois
pour lui porter secours...  Réfléchissons bien à cette question : "Que
faut-il faire pour obtenir la vie éternelle ?"  Demandons à
l'Esprit-Saint de nous guider chaque jour de notre vie !  Prions surtout
la Très Sainte Vierge Marie !  Elle est la Mère de Dieu, la Médiatrice de
toutes les grâces !  Pourtant, par sa vertu sans pareille, Elle est bien
la plus petite des tous petits !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#131 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 13. Juillet 2010  21:20
Sujet: Homélie pour le seizième Dimanche dans l'Année - 18-07-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
seizième Dimanche dans l'Année.
" Marie a choisi la bonne part,
qui ne lui sera point ôtée. "
Pour écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c16dmann.mp3
Bonne lecture et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le seizième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 10, 38-42




" Comme ils étaient en voyage, Jésus entra dans un village.  Là, une
femme, nommée Marthe, le reçut chez elle.  Elle avait une soeur, du nom
de Marie, qui s'assit aux pieds du Seigneur pour l'écouter parler.
Survint Marthe, fort affairée par les soins du ménage : «Seigneur,
dit-elle, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse faire seule tout
le service ?  Dis-lui donc de m'aider.»  Le Seigneur lui répondit :
«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses,
alors qu'une seule est nécessaire.  Marie a choisi la bonne part, qui ne
lui sera point ôtée.» "



Homélie :


" Comme ils étaient en voyage, Jésus entra dans un village.  Là, une
femme, nommée Marthe, le reçut chez elle. "

Dans le prologue de son évangile sur le Verbe de Vie, Saint Jean nous
dit : "De sa plénitude, nous avons tous reçu, et grâce après grâce ; car
si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ." (Jn. 1, 16-17)  C'est aussi ce que Saint Luc nous raconte
aujourd'hui en relatant la visite de Jésus dans un village, qui n'est
autre que le village de Béthanie, là où demeurent Lazare et ses deux
soeurs Marthe et Marie (cf. Jn. 11, 1-2).  Car, lorsque Jésus vient chez
quelqu'un, c'est pour lui faire un cadeau, et le plus beau qui soit : le
don de sa grâce, source de la vie éternelle !

Mais il ne suffit pas que Jésus vienne chez quelqu'un pour que ce don de
la grâce soit vraiment donné : il faut surtout que celui ou celle à qui
ce don est fait le reçoive réellement, avec coeur, avec foi, avec amour !
C'est ce que fit Marthe lorsqu'elle reçut Jésus chez elle.  Marthe reçut
réellement le don de la grâce que Jésus était venu lui apporter, et cette
grâce lui donna la force de se mettre résolument au service du Seigneur.
Cependant, Marthe reçut une grâce qui lui était propre, une grâce
personnelle, une grâce qui n'était que pour elle et qui l'établissait
dans une relation unique, sans pareille, avec le Sauveur du monde.
Marthe était désormais au service du Seigneur !

" Elle avait une soeur, du nom de Marie, qui s'assit aux pieds du Seigneur
pour l'écouter parler.  Survint Marthe, fort affairée par les soins du
ménage : «Seigneur, dit-elle, cela ne te fait-il rien que ma soeur me
laisse faire seule tout le service ?  Dis-lui donc de m'aider.» "

En entrant chez Marthe, Jésus n'a pas oublié de faire aussi un cadeau à sa
soeur Marie : il lui a aussi donné la grâce de se mettre à son service,
mais un service différent, propre à sa personne.  Marie reçut en effet la
grâce de se mettre attentivement à l'écoute de la parole du Maître !
Marie écoute Jésus parler et la grâce qu'elle a reçue lui permet de
comprendre et de méditer cette parole, qui n'est autre que la Parole de
Dieu.  Tandis que Marthe s'affaire au service de la maison, Marie demeure
au service de la Parole de Dieu !

Marthe ne semble pas comprendre qu'il peut exister des différences dans le
service du Seigneur.  Aussi, elle demande à Jésus s'il trouve normal que
sa soeur ne s'occupe pas du ménage comme  elle : "Seigneur, dit-elle,
cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse faire seule tout le
service ?  Dis-lui donc de m'aider."  Marthe voudrait que Marie lui
ressemble et qu'elle fasse, comme elle, le service du ménage.  En fait,
Marthe se trompe.  Car ce n'est pas Marie qui doit lui ressembler, mais
c'est elle, Marthe, qui doit ressembler à Marie !  Et Jésus va le lui
faire comprendre...

" Le Seigneur lui répondit : «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu
t'agites pour bien des choses, alors qu'une seule est nécessaire.  Marie
a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.» "

Marthe et Marie sont toutes deux au service du Seigneur, car elles ont
toutes deux répondu à l'appel de la grâce de Dieu.  Mais la manière dont
l'une et l'autre remplissent ce service diffère.  Tout comme l'être
humain est composé d'une âme et d'un corps, le Corps mystique du Christ,
l'Eglise, est lui aussi composé d'un aspect spirituel et d'un aspect
corporel.  Ici, Marthe représente l'aspect corporel, et Marie, l'aspect
spirituel du Corps mystique du Christ.  Toutes deux sont au service du
Seigneur et de son Eglise, mais selon des modes divers.  Cependant, comme
Dieu est esprit (cf. Jn. 4, 24), l'aspect spirituel du service du
Seigneur est le meilleur.

Aussi, tous ceux qui, dans l'Eglise, reçoivent la grâce d'être au service
de Dieu dans son aspect corporel et matériel doivent faire effort, avec
l'aide de cette même grâce qu'ils ont reçue, de transformer leur service
de Dieu en un service spirituel.  Le service de Marthe n'est pas mauvais,
bien au contraire.  Mais Marthe n'a pas fait suffisamment d'efforts pour
élever son âme vers le Seigneur, afin de trouver dans le service du
ménage de la maison toute sa valeur spirituelle.  Car, en accomplissant
son service d'une manière plus sereine et plus spirituelle, Marthe
pouvait elle aussi goûter aux joies de la contemplation de la Parole de
Dieu !

" «Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.» "

Dans la première lecture de ce jour, nous avons entendu l'histoire
d'Abraham qui reçut chez lui trois hommes, images et figures de la Très
Sainte Trinité venant habiter dans le coeur des hommes justes.  Or, il se
passa un événement important, fruit de cette visite : l'annonce de la
naissance d'un fils au plus tard un an après cette rencontre entre
Abraham et les trois hommes (cf. Gn. 18, 10).  Cela veut dire que celui
ou celle qui reçoit la visite de Dieu et qui y croit, reçoit aussi la
promesse de donner la vie à un enfant, qui, ici, doit s'entendre au point
de vue spirituel.  En d'autres termes, tous ceux et celles qui reçoivent
le don de la grâce de Dieu peuvent espérer un jour devenir réellement
fils et filles de Dieu !  La grâce de Dieu n'est jamais accueillie en
vain : elle est comme une source d'eau jaillissante pour la vie
éternelle !

Vraiment, "Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée."
Comment ne pas voir ici cette autre Marie, l'unique, celle que Dieu a
choisie pour être sa Mère selon la chair !  Plus encore que la soeur de
Marthe, Marie, la Mère de Jésus, est notre modèle dans le service de la
Parole de Dieu !  Mais comme Marie est le modèle de tous les fidèles du
Christ, elle est aussi le modèle de tous ceux et celles qui sont au
service de Dieu en accomplissant fidèlement, mais spirituellement, le
ménage de la maison.  Marie n'a-t-elle pas quitté Nazareth juste après
l'Incarnation du Verbe en elle, afin d'aller aider Elisabeth sa cousine
dans les soins du ménage ?  Mais c'est dans l'intimité de la Parole de
Dieu, dans l'union à l'Esprit-Saint devenu son Epoux, que Marie se mit
résolument au service du Seigneur et de son Corps mystique déjà
naissant !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#132 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 21. Juillet 2010  20:46
Sujet: Homélie pour le dix-septième Dimanche dans l'Année - 25-07-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
dix-septième Dimanche dans l'Année.
" Il leur dit :
Quand vous priez, dites :
Père, que ton nom soit sanctifié ;
que ton règne vienne... "
Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c17dmann.mp3
Téléchargez "entièrement" le fichier en question,
et écoutez "ensuite" mon homélie.
Bonne écoute et bonne lecture !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le dix-septième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 11, 1-13




" Jésus priait en un certain lieu.  Lorsqu'il eut achevé, un de ses
disciples lui dit : «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a fait
à ses disciples.»  Il leur dit : «Quand vous priez, dites : Père, que ton
nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; donne-nous notre pain de
chaque jour, nécessaire à notre entretien ; remets-nous nos fautes,
puisque, nous aussi, nous remettons à quiconque nous doit ; et ne nous
soumets pas à la tentation.»

" Il leur dit encore : «Si l'un de vous va trouver son ami, au milieu de
la nuit, pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis
vient d'arriver de voyage et je n'ai rien à lui offrir ; et si de
l'intérieur l'autre lui répond : Laisse-moi tranquille.  La porte est
déjà fermée, nous sommes au lit, mes enfants et moi.  Je ne puis me lever
pour te donner des pains... ; eh bien, je vous le dis, quand même il ne
se lèverait pas pour les lui donner par amitié, à cause de son
importunité il se lèvera, et lui donnera tant qu'il en a besoin.  Et moi
je vous dis : Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous
trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.  Car quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ; à celui qui frappe on ouvre.

" «Si un fils demande du pain, quel est parmi vous le père qui lui
donnerait un caillou ?  S'il demande du poisson, lui donnera-t-il un
serpent au lieu du poisson ?  S'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un
scorpion ?  Si donc vous, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner
de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père du
ciel donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent.» "



Homélie :


" Jésus priait en un certain lieu.  Lorsqu'il eut achevé, un de ses
disciples lui dit : «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a fait
à ses disciples.» "

Au soir de sa vie sur terre, Jésus, réuni avec ses disciples au Cénacle,
passa un long moment à prier son Père : "Père, l'heure est venue !
Glorifie ton Fils..." (Jn. 17, 1)  C'était comme son Testament, ce qu'il
léguait à ses disciples, peu de temps avant de mourir, un Testament qui
faisait en quelque sorte partie de ce Don précieux qu'il laissait ici-bas
en mémoire de lui, en mémoire de son Alliance éternelle avec toute
l'humanité : le sacrement de son Corps et de son Sang, le Nouveau
Testament de Dieu en Jésus !

Quand Jésus prie, c'est pour nous laisser un héritage, un bien qui est à
lui et qu'il nous transmet, un bien que nous devons nous-mêmes conserver
et transmettre à nos descendants, qu'ils soient charnels ou spirituels.
Car, quand Jésus prie, il ne le fait pas pour demander à Dieu son Père
quelque faveur, ou quelque grâce qu'il n'aurait pas.  Jésus est Dieu.  Il
est le Tout-Puissant.  Il ne manque de rien.  Jésus n'a pas besoin de
prier, si ce n'est pour nous montrer comment il faut prier et ce qu'il
faut dire ou demander dans la prière.

Jésus nous donne dans la prière tout ce que nous pouvons rêver de mieux
dans notre vie, car la prière, c'est son héritage à lui !  Or, en
héritant de Jésus, nous devenons héritiers avec Jésus, nous devenons fils
et héritiers du Père.  Car tout ce que Jésus nous donne, c'est ce qu'il a
lui-même reçu de son Père : "Je viens de vous appeler amis, parce que je
vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père." (Jn. 15, 15)
Aussi Saint Paul s'exclame-t-il : "Sommes-nous enfants de Dieu ?  Donc
héritiers aussi : héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ." (Rm. 8, 17)

" Il leur dit : «Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit
sanctifié ; que ton règne vienne ; donne-nous notre pain de chaque jour,
nécessaire à notre entretien ; remets-nous nos fautes, puisque, nous
aussi, nous remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la
tentation.» "

Si nous sommes héritiers de Dieu par la prière, c'est donc que la prière
par excellence est celle qui, tout en s'adressant au Père, parle de lui
et de son action envers nous.  C'est pourquoi, lorsque les disciples
demandent à Jésus de leur enseigner à prier, le Christ leur apprend cette
prière que tous les chrétiens peuvent dire, de quelque confession qu'ils
soient : "Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié ;
que ton règne vienne ; donne-nous notre pain de chaque jour, nécessaire à
notre entretien ; remets-nous nos fautes, puisque, nous aussi, nous
remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation."

La version du "Notre Père" donnée ici par Saint Luc diffère de celle que
nous avons l'habitude de dire, notamment au cours de la célébration
eucharistique.  En fait, c'est la version, plus longue, de Saint Matthieu
que l'Eglise a retenue pour s'adresser au Père, d'après l'enseignement de
Jésus (cf. Mt. 6, 9-13).  Mais, si les mots de cette prière ont une
réelle importance, puisque c'est le Christ lui-même qui nous les a
dictés, il est plus important encore de veiller à l'esprit selon lequel
cette prière est dite à Dieu notre Père.  Et c'est ce que Jésus veut
souligner par la suite.

" Il leur dit encore : «Si l'un de vous va trouver son ami, au milieu de
la nuit, pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis
vient d'arriver de voyage et je n'ai rien à lui offrir ; et si de
l'intérieur l'autre lui répond : Laisse-moi tranquille.  La porte est
déjà fermée, nous sommes au lit, mes enfants et moi.  Je ne puis me lever
pour te donner des pains... ; eh bien, je vous le dis, quand même il ne
se lèverait pas pour les lui donner par amitié, à cause de son
importunité il se lèvera, et lui donnera tant qu'il en a besoin.  Et moi
je vous dis : Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous
trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.  Car quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ; à celui qui frappe on ouvre.» "

La première qualité que doit avoir la prière, c'est celle d'être
persévérante !  Il faut prier, prier, toujours prier, sans jamais se
lasser.  Si vous êtes atteint d'une maladie grave, peut-être incurable,
ne cessez pas de prier Dieu pour obtenir la guérison : car Dieu ne veut
pas la maladie, mais bien la santé de l'âme et du corps, afin que ses
enfants puissent le louer et le servir dans la joie.  Parfois, Dieu ne
nous exauce pas, car il veut que cette maladie soit pour nous un moyen de
pénitence, pour nos péchés, ou pour ceux du monde entier.  Parfois même,
mais plus rarement, plus on prie pour une guérison, plus la maladie
augmente...  La vie des Saints fourmille d'exemples divers à ce sujet...

" «Si un fils demande du pain, quel est parmi vous le père qui lui
donnerait un caillou ?  S'il demande du poisson, lui donnera-t-il un
serpent au lieu du poisson ?  S'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un
scorpion ?  Si donc vous, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner
de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père du
ciel donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent.» "

S'il y a une qualité de la prière qui est tout à fait primordiale, c'est
bien celle de la confiance !  Dieu, notre Père, est bon, d'une bonté que
l'on ne peut imaginer tant elle dépasse notre intelligence...  Et, quand
nous prions notre Père des Cieux, ce qu'il attend surtout de nous, c'est
une confiance ABSOLUE  !  Car Dieu est Tout-Puissant !  Il peut
absolument tout, sans exception aucune.  Et si, avec l'aide de sa grâce,
nous avons une telle confiance, ne doutons pas qu'il nous donnera encore
plus que ce que nous lui avons demandé...  Car Dieu voit plus loin que
nous : il veille par sa Divine Providence.  Jésus nous le reconte en
détails : "Considérez comment croissent les lis : ils ne filent ni ne
tissent.  Cependant, je vous le dis, Salomon lui-même, au comble de
l'opulence, n'était pas vêtu comme l'un d'eux.  Eh bien, si dans la
campagne, Dieu donne tant d'élégance à la plante qui pousse aujourd'hui
et qui sera jetée au feu demain, à combien plus forte raison vous
vêtira-t-il, gens de peu de foi !" (Lc. 12, 27-28)

Au cours de cette Eucharistie, nous allons tous ensemble prier notre Père,
qui est dans les Cieux.  Demandons-Lui de nous envoyer son Esprit-Saint !
Demandons à cet Esprit d'Amour d'unir entre eux tous ceux qui partagent
un même héritage avec le Christ !  Prions tous ensemble, avec les Saints
du Ciel et les Saints de la terre !  Prions surtout avec la plus sainte
de tous les enfants de Dieu et cohéritiers du Christ, prions avec la
Vierge Marie, la Très Sainte Mère de Dieu !  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#133 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 28. Juillet 2010  19:50
Sujet: Homélie pour le dix-huitième Dimanche dans l'Année - 01-08-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
dix-huitième Dimanche dans l'Année.
" La vie d'un homme, fût-il dans l'abondance,
ne dépend pas de ses richesses. "
Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c18dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le dix-huitième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 12, 13-21




" Quelqu'un, du milieu de la foule, dit à Jésus : «Maître, dis donc à mon
frère de partager avec moi notre héritage.»  Jésus lui répondit : «Mon
ami, qui m'a constitué votre juge ou votre arbitre ?»  Il leur dit
alors : «Gardez-vous scrupuleusement d'être insatiables, car la vie d'un
homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses.»

" Puis il leur proposa cette parabole : «Il y avait un homme riche et ses
terres lui rapportaient beaucoup.  Et il raisonnait en lui-même : Que
faire ?  Je manque de place pour serrer ma récolte.  Voici, dit-il, ce
que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en bâtirai de plus grands,
j'y amasserai toute ma récolte et mes biens.  Et je dirai à mon âme : Mon
âme, tu as de grands biens en réserve pour de nombreuses années ;
repose-toi, mange, bois et mène un train joyeux.  Mais Dieu lui dit :
Insensé!  cette nuit même, on te redemandera ton âme ; et ce que tu as
amassé, qui l'aura ?  Voilà ce qu'il en est de l'homme qui accumule pour
lui-même, au lieu de s'enrichir pour Dieu.» "



Homélie :


" Quelqu'un, du milieu de la foule, dit à Jésus : «Maître, dis donc à mon
frère de partager avec moi notre héritage.»  Jésus lui répondit : «Mon
ami, qui m'a constitué votre juge ou votre arbitre ?» "

Jésus était en train d'enseigner la foule lorsque quelqu'un l'apostrophe
en lui lançant : "Maître, dis donc à mon frère de partager avec moi notre
héritage."  Il s'agit là d'un différend de famille que l'on présente à
Jésus afin que celui-ci essaie de mettre tout le monde d'accord.  Mais
Jésus ne veut pas se laisser perturber par ce différend.  Pourquoi ?
Parce que, précisément, il s'agit là d'un différend de famille.  Or la
famille de Jésus, quelle est-elle ?  Jésus l'a déjà dit : "Ma mère et mes
frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en
pratique." (Lc. 8, 21)  La famille de Jésus, ce sont tous ceux que le
Père a adoptés pour fils et pour filles, car ceux-là écoutent la Parole,
qui est son Fils.  Aussi, Jésus n'a-t-il qu'une seule et unique
préoccupation durant toute sa vie : sa propre famille, ses frères, ses
soeurs, tous ceux dont Marie, sa propre Mère, est devenue la Mère dans
l'Esprit-Saint !

C'est pour cette raison que Jésus répond : "Mon ami, qui m'a constitué
votre juge ou votre arbitre ?"  Certes, Jésus peut juger de tout, mais il
a été constitué par son Père pour être le Juge de la Vie éternelle : au
soir de cette vie, le Christ juge chaque homme, chaque femme sur ses
faits et gestes, récompensant les bons, punissant les coupables.  Si un
différend au sujet de biens matériels éclate dans une famille, alors, il
n'appartient à Jésus de le résoudre que si ce différend pouvait avoir
quelque influence sur le salut éternel de l'une ou l'autre des parties en
cause.  C'est-à-dire si ceux qui possèdent des biens matériels essaient
d'élever quelque peu leur esprit et leur âme vers les réalités d'en-haut,
comme le recommande Saint Paul dans l'épître de ce jour : "Si vous êtes
ressuscités avec le Christ, cherchez les biens d'en-haut, où le Christ
est assis à la droite de Dieu ; attachez-vous aux biens d'en-haut, non à
ceux de la terre." (Col. 3, 1-2)

" Il leur dit alors : «Gardez-vous scrupuleusement d'être insatiables, car
la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses
richesses.» "

Ce différend de famille ne regarde pas Jésus.  Cependant, si l'un ou
l'autre des deux frères s'était adressé à Jésus en lui disant que, a
priori, il renonçait à toute sa part d'héritage, et que si Jésus le
voulait, il pourrait très bien intercéder en sa faveur, car il pensait
bien être dans son bon droit, alors, nul doute que, dans ces conditions,
Jésus se serait intéressé au sort de ces deux frères, du moins au sort de
celui qui l'aurait prié de la sorte.  Car alors, ce frère-là serait aussi
devenu un des frères de Jésus : son renoncement, a priori, à son héritage
terrestre aurait fait de lui un héritier de la vie éternelle.  Jésus l'a
dit : "En vérité, je vous le déclare, nul n'aura quitté pour le royaume
de Dieu, maison, femme, frères, parents ou enfants, sans recevoir
beaucoup plus dès ce monde et, dans le siècle à venir, la vie
éternelle." (Lc. 18, 29-30)  Ce que Jésus demande absolument de nous,
c'est que nous ne soyons pas insatiables des richesses de ce monde, étant
toujours prêts à y renoncer en esprit, et même en réalité, si telle est
la Volonté de Dieu !

" Puis il leur proposa cette parabole : «Il y avait un homme riche et ses
terres lui rapportaient beaucoup.  Et il raisonnait en lui-même : Que
faire ?  Je manque de place pour serrer ma récolte.  Voici, dit-il, ce
que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en bâtirai de plus grands,
j'y amasserai toute ma récolte et mes biens.  Et je dirai à mon âme : Mon
âme, tu as de grands biens en réserve pour de nombreuses années ;
repose-toi, mange, bois et mène un train joyeux.  Mais Dieu lui dit :
Insensé!  cette nuit même, on te redemandera ton âme ; et ce que tu as
amassé, qui l'aura ?  Voilà ce qu'il en est de l'homme qui accumule pour
lui-même, au lieu de s'enrichir pour Dieu.» "

Jésus tient à donner à tous les assistants de cette scène une leçon de
choses : une parabole.  Jésus veut faire comprendre à tout le monde ce
qu'il ne faut pas faire : "Voilà ce qu'il en est de l'homme qui accumule
pour lui-même, au lieu de s'enrichir pour Dieu."  Mais qu'est-ce que
"s'enrichir pour Dieu" ?  C'est tout simplement "être pauvre de coeur" !
"Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre : le royaume des cieux est à
eux !" (Mt. 5, 3)  Le chrétien n'est pas un homme qui vit hors du temps :
il possède, il vend, il achète, il travaille pour gagner son salaire,
qu'il soit élevé ou non.  Mais le chrétien doit d'abord être un homme, ou
une femme, qui a un coeur de pauvre : tout ce qu'il possède, il le confie
à Dieu, et Dieu en prend soin, plus qu'il ne pourrait jamais le faire
lui-même !  Le chrétien veille sur sa maison ou sa propriété, il pose des
serrures et des cadenas, il sécurise le tout par des alarmes et des
antivols ; mais, en fait, c'est le Seigneur qui protège sa maison et tous
ses biens !

Jésus est notre frère, et Marie est notre Mère !  Si nous avons des
différends avec nos frères et soeurs de la terre, confions tout cela à
Jésus et à Marie !  N'ont-ils pas vécu sur terre eux aussi ?  N'ont-ils
pas vu chez leurs contemporains tous les problèmes que connaissent les
familles de la terre ?  Ayons confiance en Jésus et en Marie !
Demandons-leur d'élever notre esprit dans le Ciel, là où la famille de
Dieu vit en parfaite harmonie, pour les siècles des siècles !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#134 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 3. Août 2010  20:03
Sujet: Homélie pour le dix-neuvième Dimanche dans l'Année - 08-08-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
dix-neuvième Dimanche dans l'Année.
" Ne crains point, petit troupeau, disait Jésus,
car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. "
Si vous désirez écouter cette homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c19dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le dix-neuvième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 12, 32-48




" «Ne crains point, petit troupeau, disait Jésus, car il a plu à votre
Père de vous donner le royaume.  Vendez vos biens et donnez-les en
aumône ; faites-vous des bourses inusables, un trésor inépuisable dans
les cieux, où le voleur n'approche pas, où le ver ne ronge pas.  Car où
est votre trésor, là aussi sera votre coeur.»

" «Tenez-vous ceintures aux reins, lampes allumées.  Soyez semblables à
des gens qui attendent leur maître, à son retour des noces, afin de lui
ouvrir dès qu'il arrivera et frappera.  Heureux ces serviteurs que le
maître, à son retour, trouvera veillant !  Oui, vous dis-je : il se
ceindra, les fera mettre à table et passera les servir.  Qu'il arrive à
la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s'il les
trouve veillant !  Sachez-le bien : si le maître de maison avait su à
quelle heure le voleur doit venir, il n'aurait pas laissé forcer sa
maison.  Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'Homme va revenir
à l'heure que vous ne pensez pas.»

" Pierre lui dit alors : «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous
seuls, ou à tout le monde ?»  Le Seigneur reprit : «Quel est l'économe
sage et fidèle que le maître établira sur ses gens, pour leur donner en
temps voulu leur mesure de blé ?  Heureux ce serviteur que le maître, à
son retour, verra se conduire ainsi !  Je vous le dis en vérité : il
l'établira sur tous ses biens.  Mais si cet intendant se dit : Le maître
tarde à revenir, et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s'enivrer, son maître reviendra le jour où il ne
s'y attend pas et à l'heure qu'il ignore ; il le fera mettre en pièces et
lui donnera le sort des infidèles.»

" «Un serviteur informé de la volonté de son maître, et qui n'a rien
préparé pour exécuter ses désirs, sera battu d'un grand nombre de coups.
Celui qui, sans la connaître, aura mérité des coups par sa conduite, en
recevra peu.  On exigera beaucoup de celui à qui l'on a beaucoup donné.
Plus on a confié à quelqu'un, plus on exigera de lui.» "



Homélie :


" «Ne crains point, petit troupeau, disait Jésus, car il a plu à votre
Père de vous donner le royaume.» "

L'évangile de ce jour commence par une des plus belles paroles de Jésus :
"Ne crains point, petit troupeau..."  Quel amour, quelle tendresse dans
ces quelques mots !  "Ne crains point..."  Jésus sait combien l'esprit de
l'homme est blessé depuis la faute originelle : la peur, la crainte
immodérée de Dieu a envahi l'âme humaine depuis cet instant funeste du
premier péché des hommes...  Car ce premier péché a fait connaître à
l'homme la peur de Dieu, une peur justifiée par la culpabilité de
l'homme, mais une peur démesurée, une peur attisée par le démon : "Le
Seigneur Dieu appela l'homme : «Où es-tu ?»  dit-il.  Il répondit : «Je
t'ai entendu passer dans le jardin ; j'ai eu peur, parce que je suis nu,
et je me suis caché.»" (Gn. 3, 9-10)

Pour que l'homme n'ait plus une peur démesurée de Dieu, mais seulement une
crainte respectueuse et filiale, Dieu s'abaissa jusqu'à l'homme en lui
envoyant son propre Fils : "Quoiqu'il fût de condition divine, il ne
s'est pas prévalu de son égalité avec Dieu ; mais il s'est anéanti
lui-même en prenant la condition d'esclave et se faisant pareil aux
hommes." (Phil. 2, 6-7)  En Jésus, Dieu se fait notre serviteur : il
veille sur nous par sa Divine Providence, il nous montre le chemin du
Ciel, il nous donne déjà un avant-goût de son Royaume !  "... car il a
plu à votre Père de vous donner le royaume."

" «Vendez vos biens et donnez-les en aumône ; faites-vous des bourses
inusables, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche
pas, où le ver ne ronge pas.  Car où est votre trésor, là aussi sera
votre coeur.» "

Si Dieu est à notre service, que pouvons-nous faire de mieux de nous
mettre nous aussi à son service ?  Sinon, Dieu ne pourrait-il pas nous
accuser d'ingratitude envers lui ?  Sans doute, diront certains ; mais
qu'est-ce que Dieu vient faire là dans notre vie ?  ne pourrait-il pas
nous laisser tranquille ?  En effet, beaucoup de gens aujourd'hui vivent
en sa passant de Dieu.  Dieu, pourquoi faire ?  Le monde et ses richesses
semblent suffire à les rendre heureux, du moins en apparence...  En fait,
c'est un bonheur illusoire, une tromperie, comme une drogue...  L'argent,
les biens matériels, le plaisir des sens, la luxure, tout cela conduit
les hommes et les femmes de notre temps à la pire folie : celle de la
glorification du "moi" !

Pour en sortir, il n'y a qu'une solution : la vie de l'évangile, la vie du
service des autres, la vie du service de Dieu pour le salut du monde !
Qu'aurons-nous fait de notre vie si nous ne l'aurons pas employée à
servir Dieu ?  Où avons-nous placé notre trésor ?  Est-ce dans les
billets de banque qui sont dans notre coffre-fort, dans les briques qui
composent notre maison, ou dans notre belle voiture flambant neuf ?
Réfléchissons-y !  Avons-nous vraiment décidé de nous mettre au service
de Dieu ?  Regardons notre Crucifix, et écoutons Saint Paul : "Et quand
il eut revêtu l'aspect d'un homme, il s'est encore abaissé lui-même en se
rendant obéissant jusqu'à la mort, la mort de la croix." (Phil. 2, 7-8)

Suivons le conseil du Seigneur : "Vendez vos biens et donnez-les en
aumône ; faites-vous des bourses inusables, un trésor inépuisable dans
les cieux, où le voleur n'approche pas, où le ver ne ronge pas.  Car où
est votre trésor, là aussi sera votre coeur."  Ce qui nous empêche de
servir Dieu, c'est notre attachement aux créatures, et surtout à
nous-même !

" «Tenez-vous ceintures aux reins, lampes allumées.  Soyez semblables à
des gens qui attendent leur maître, à son retour des noces, afin de lui
ouvrir dès qu'il arrivera et frappera.  Heureux ces serviteurs que le
maître, à son retour, trouvera veillant !  Oui, vous dis-je : il se
ceindra, les fera mettre à table et passera les servir.  Qu'il arrive à
la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s'il les
trouve veillant !  Sachez-le bien : si le maître de maison avait su à
quelle heure le voleur doit venir, il n'aurait pas laissé forcer sa
maison.  Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'Homme va revenir
à l'heure que vous ne pensez pas.» "

Dieu s'est abaissé le premier, car, le premier, il nous a aimés : "Nous
aimons, parce que lui, le premier, nous a aimés." (1 Jn. 4, 19)  Si,
ensuite, nous nous abaissons devant Dieu en le servant de toute notre
âme, de toutes nos forces, de tout notre amour, alors, à la fin, notre
récompense sera le Repas avec Dieu, dans un tête-à-tête, un face-à-face
éternel avec Dieu qui nous aura élevés jusqu'à lui dans une gloire sans
fin !  "Oui, vous dis-je : il se ceindra, les fera mettre à table et
passera les servir."  Déjà, aujourd'hui, cela peut devenir réalité !
Car, nous allons bientôt être invité à la Table eucharistique, où le
Seigneur lui-même se fait notre serviteur : le fait que Jésus soit
présent parmi nous sous les apparences de nourriture et de boisson est un
signe de son service à notre égard ; et notre foi en Celui que nous ne
voyons pas est, de notre part, le signe de notre service envers le Dieu
du Ciel, et le Seigneur des Seigneurs !

" Pierre lui dit alors : «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous
seuls, ou à tout le monde ?»  Le Seigneur reprit : «Quel est l'économe
sage et fidèle que le maître établira sur ses gens, pour leur donner en
temps voulu leur mesure de blé ?  Heureux ce serviteur que le maître, à
son retour, verra se conduire ainsi !  Je vous le dis en vérité : il
l'établira sur tous ses biens.  Mais si cet intendant se dit : Le maître
tarde à revenir, et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s'enivrer, son maître reviendra le jour où il ne
s'y attend pas et à l'heure qu'il ignore ; il le fera mettre en pièces et
lui donnera le sort des infidèles.» "

Pierre pose alors une question à Jésus : "Seigneur, cette parabole
s'adresse-t-elle à nous seuls, ou à tout le monde ?"  Le Seigneur répond
par une autre parabole...  En fait, qui est le plus "serviteur" parmi les
disciples du Christ, sinon Pierre lui-même ?  Le Pape, Successeur de
Pierre, ne se proclame-t-il pas le "Serviteur des Serviteurs de Dieu" ?
Car il faut bien un ordre et une hiérarchie dans l'Eglise.  Tous les
chrétiens, serviteurs de Dieu et serviteurs les uns des autres, doivent
vivre dans une certaine harmonie, la plus parfaite soit elle.  Cela
suppose que certains "serviteurs" soient les supérieurs d'autres
"serviteurs", ce qui n'est pas sans danger...  Ces supérieurs doivent
donc veiller à remplir leur mission avec sagesse et mesure, en évitant
que leur mission de supérieurs ne prévalle sur celle de serviteurs.
Aussi, le plus élevé de ces supérieurs, le Pape, veut se proclamer et
être vraiment le "Serviteur des Serviteurs de Dieu" !

" «Un serviteur informé de la volonté de son maître, et qui n'a rien
préparé pour exécuter ses désirs, sera battu d'un grand nombre de coups.
Celui qui, sans la connaître, aura mérité des coups par sa conduite, en
recevra peu.  On exigera beaucoup de celui à qui l'on a beaucoup donné.
Plus on a confié à quelqu'un, plus on exigera de lui.» "

Bien que cette dernière sentence du Seigneur s'applique à tous ceux qui
ont reçu une charge dans l'Eglise, on peut aussi l'appliquer à tous ceux
et celles qui ont reçu des grâces spéciales et des faveurs particulières
pour le bien de toute l'Eglise.  Notamment, la Très Sainte Vierge Marie.
Celle qui est devenue la Mère de Dieu a reçu une grâce incomparable, mais
une grâce qui l'a poussée à se dire en toute humilité : "la servante du
Seigneur" (Lc. 1, 38).  Cette grâce, Marie en témoigna fidèlement durant
toute sa vie sur terre, mais surtout au pied de la Croix, où, vraiment,
le Seigneur exigea d'elle "beaucoup"...  "On exigera beaucoup de celui à
qui l'on a beaucoup donné."

Prions la Très Sainte Vierge Marie, afin qu'elle fasse de nous de vrais
serviteurs de Dieu !  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#135 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 10. Août 2010  22:11
Sujet: Homélie pour la solennité de l'Assomption de Marie au Ciel - 15-08-10
daniel_meynen
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Loués soient Jésus et Marie !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
solennité de l'Assomption de Marie au Ciel.

Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bassompt.mp3

Si vous voulez lire d'autres homélies sur l'Assomption de Marie,
voici les liens correspondants :

http://meynen.homily-service.net/an2000/bassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2001/cassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2004/cassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2005/aassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2007/cassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2008/aassompt.htm

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la solennité de l'Assomption de Marie au Ciel  -  Lc. 1, 39-56




" En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit en hâte au pays des
montagnes, dans une ville de Juda.  Elle entra chez Zacharie, et salua
Élisabeth.  Or, dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son
petit enfant se mit à remuer en son sein, et elle fut elle-même remplie
de l'Esprit-Saint.  Elevant la voix, elle s'écria : «Tu es bénie entre
toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.  Et d'où me
vient cet honneur que la mère de mon Seigneur vienne à moi ?  Car, à
l'instant où le son de ta voix me saluant a frappé mes oreilles, mon
petit enfant s'est mis à remuer d'allégresse en mon sein.  Heureuse celle
qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la
part du Seigneur !»  Et Marie dit : «Mon âme magnifie le Seigneur, et mon
esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur
la pauvreté de sa servante.  Car voici que désormais toutes les
générations me proclameront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a
fait en moi de grandes choses.  Son nom est saint, et sa miséricorde
s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.  Il a déployé la force de
son bras ; il a dispersé les coeurs pleins de pensées orgueilleuses ; il
a jeté à bas de leurs trônes les puissants, et relevé les humbles ; il a
comblé de biens les affamés, et renvoyé les riches les mains vides.  Il a
secouru son serviteur Israël, en se souvenant de sa miséricorde - comme
il l'avait promis à nos pères - envers Abraham et sa postérité, pour
toujours.»  Marie demeura chez Élisabeth environ trois mois, puis s'en
retourna chez elle. "



Homélie :


" En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit en hâte au pays des
montagnes, dans une ville de Juda.  Elle entra chez Zacharie, et salua
Élisabeth.  Or, dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son
petit enfant se mit à remuer en son sein, et elle fut elle-même remplie
de l'Esprit-Saint. "

Chaque année, le 15 août, nous lisons le même évangile pour la fête de
l'Assomption de Marie au Ciel.  Il s'agit de l'évangile qui relate la
visite de Marie à sa cousine Élisabeth, alors enceinte de celui qui sera
appelé le Précurseur du Christ : Jean le Baptiste.

La Sainte Écriture de nous dit rien de l'Assomption de Marie au Ciel.
Pourtant, en 1950, le Pape Pie XII, après avoir consulté tous les
évêques, proclama l'Assomption de Marie comme un dogme de foi.  C'était
le 1er novembre 1950, fête de tous les Saints.  Fidèles au Pape et à son
enseignement, nous croyons donc fermement cette vérité comme un dogme de
notre foi : Marie est montée au Ciel aussi bien avec son corps qu'avec
son âme.

Si l'Écriture ne parle pas de l'Assomption de Marie au Ciel, sur quoi une
telle définition dogmatique peut-elle se fonder ?  Tout simplement sur le
sentiment unanime de tout le peuple chrétien : tous les chrétiens
catholiques ont, de tous temps, pensé et cru que Marie était montée au
Ciel, non seulement avec son âme, mais aussi avec son corps.  N'est-ce
pas là une raison suffisante ?  Saint Paul n'affirme-t-il pas cette
vérité, un peu mystérieuse, il est vrai, que les chrétiens sont autant de
"lettres écrites" par l'Esprit-Saint : "Il est manifeste que vous êtes
une lettre du Christ, rédigée par nos soins, écrite non pas avec de
l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant" (2 Co. 3, 3) ?

Alors, le sentiment unanime du peuple chrétien ne serait-il pas un certain
témoignage de l'Écriture elle-même, dans la mesure où ce témoignage,
comme l'Écriture, remonte jusqu'aux Apôtres eux-mêmes ?  Soyons en sûr :
l'Esprit-Saint qui guide l'Église, et son Chef, le Pape, est vraiment le
garant de cette vérité qui est désormais proposée à notre foi et qui nous
enseigne que Marie est montée au Ciel avec son corps comme avec son âme.

" Elevant la voix, elle s'écria : «Tu es bénie entre toutes les femmes, et
le fruit de tes entrailles est béni.  Et d'où me vient cet honneur que la
mère de mon Seigneur vienne à moi ?  Car, à l'instant où le son de ta
voix me saluant a frappé mes oreilles, mon petit enfant s'est mis à
remuer d'allégresse en mon sein.  Heureuse celle qui a cru à
l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du
Seigneur !» "

Le corps de Marie ne pouvait connaître la corruption : pas un instant ne
devait s'écouler entre la fin de sa vie sur terre, et le début de sa vie
glorieuse dans le Ciel.  Ce corps qui, par l'organe de la parole, annonça
tant de merveilles sur la terre, et servit, entre autres, à communiquer à
Élisabeth les grâces insignes que celle-ci reçut lors de la visite de
Marie, ce corps, disais-je, devait être glorifié toujours et partout, sur
terre comme au Ciel.  Le corps de Marie qui servit à dire "Oui !" à Dieu
au jour de l'Incarnation du Verbe était et est pour toujours un corps de
gloire !

Par son corps, Marie a dit "Oui !" à Dieu ; par son corps, Marie a donné
sa foi à l'Ange qui parlait au nom de Dieu : "Heureuse celle qui a cru à
l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du
Seigneur !"  Par son corps, Marie a été élevée à une place si haute que
nulle créature ne pourra jamais la lui ravir : elle est ainsi devenue la
Mère de Dieu et la Mère du Christ, le Verbe incarné.  Mais surtout, Marie
est alors devenue l'Épouse de l'Esprit-Saint, ne faisant plus qu'un avec
lui, dans le Christ.  Enfin, Marie est devenue la fille de prédilection
du Père, qui l'avait vue en lui, en son Fils, en son Esprit, de toute
éternité !  Longtemps avant que le temps ne commence, le Père avait aimé
Marie et lui avait donné la Gloire qu'elle a maintenant pour toujours,
dans son corps et dans son âme !

" Et Marie dit : «Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit se réjouit
en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la pauvreté de sa
servante.  Car voici que désormais toutes les générations me proclameront
bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses.
Son nom est saint, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le
craignent.  Il a déployé la force de son bras ; il a dispersé les coeurs
pleins de pensées orgueilleuses ; il a jeté à bas de leurs trônes les
puissants, et relevé les humbles ; il a comblé de biens les affamés, et
renvoyé les riches les mains vides.  Il a secouru son serviteur Israël,
en se souvenant de sa miséricorde - comme il l'avait promis à nos pères -
envers Abraham et sa postérité, pour toujours.» "

Marie est au Ciel.  Pourtant, elle est toujours aussi parmi nous, chantant
avec nous les merveilles de Dieu...  Une mère pourrait-elle oublier ses
enfants ?  Marie est la Mère de Dieu, la Mère de Jésus, mais elle est
aussi notre Mère à tous !  Jésus nous l'a donnée, souvenons-nous-en :
"Jésus, voyant sa mère et, auprès d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à
sa mère : «Femme, voilà ton fils.»" (Jn. 19, 26)  Marie est toujours avec
nous, car nous sommes le Corps du Christ, mais un Corps mystique, un
Corps de Gloire !  Dans cette Gloire, dans cette communion des Saints,
tous, avec Marie, nous ne formons qu'un seul Corps du Christ.  Marie,
dans la Gloire, avec son âme et avec son corps, veille au rassemblement
et à l'unité de tous ses enfants en un seul Corps du Christ !  Qu'il en
soit ainsi !  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#136 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 17. Août 2010  21:19
Sujet: Homélie pour le vingt-et-unième Dimanche dans l'Année - 22-08-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-et-unième Dimanche dans l'Année.
«Seigneur, n'y aura-t-il qu'un petit nombre
d'hommes qui soient sauvés ?»
Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c21dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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*************




Homélie pour le vingt-et-unième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 13,
22-30




" Faisant route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages, et y
enseignait.  Quelqu'un vint lui demander : «Seigneur, n'y aura-t-il qu'un
petit nombre d'hommes qui soient sauvés ?»

" Il répondit : «Tâchez d'entrer par la porte étroite, car je vous le
déclare, beaucoup chercheront à entrer et n'y réussiront pas.  Dès que le
maître de maison se sera levé pour fermer la porte, vous, du dehors, vous
aurez beau frapper et dire : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !  Il vous
répondra : Je ne sais d'où vous êtes.  Alors vous vous mettrez à dire :
Nous avons mangé et bu avec toi, et tu as enseigné sur nos grands-places.
Et il vous répondra : Je vous le dis, je ne sais d'où vous êtes :
allez-vous en tous, vous êtes des malfaiteurs.  Là seront les pleurs et
les grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous
les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Il en viendra du levant et du couchant, du nord et du sud, prendre place
au festin dans le royaume de Dieu.  Et il y a des derniers qui seront
premiers, et des premiers qui seront derniers.» "



Homélie :


" Faisant route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages, et y
enseignait.  Quelqu'un vint lui demander : «Seigneur, n'y aura-t-il qu'un
petit nombre d'hommes qui soient sauvés ?» "

Jésus passe dans un village, et après qu'il ait enseigné les gens qui s'y
trouvent, un homme vient lui demander : "Seigneur, n'y aura-t-il qu'un
petit nombre d'hommes qui soient sauvés?"  Sans doute, Jésus, dans son
enseignement, avait-il évoqué le fait que ceux qui avaient bien agi
durant leur vie seraient sauvés, alors que d'autres, ayant mal agi,
seraient condamnés.  Et cet homme, après avoir un peu réfléchi à tout ce
que Jésus venait de dire, se mit à se demander s'il y aurait beaucoup de
damnés et peu de sauvés, du fait que, à bien y penser, peu de gens se
conduisent bien durant leur vie sur terre, et, hélas, beaucoup de
personnes font le mal et offensent Dieu, sans jamais lui demander pardon
pour tous leurs méfaits...

Cet homme qui posa à Jésus une telle question aurait très bien pu vivre
aujourd'hui, et faire en lui-même une réflexion quasi identique.  Car on
ne peut pas dire que les hommes et les femmes qui agissent bien durant
leur vie sont plus nombreux que ceux qui agissent mal.  C'est du moins ce
qui apparaît aux yeux.  Car, peut-être, au fond d'eux-mêmes, certaines
personnes croient bien agir, alors qu'elles font mal : elles agissent de
bonne foi et croient qu'un tel acte est bon, alors qu'il est mauvais...
Mais, au plus profond d'eux-mêmes, que dit leur conscience ?  Je crois
que si ces personnes écoutaient attentivement leur conscience, elles se
rendraient compte, au moins un peu, qu'elles font mal...

" Il répondit : «Tâchez d'entrer par la porte étroite, car je vous le
déclare, beaucoup chercheront à entrer et n'y réussiront pas.» "

Jésus répond à la question de cet homme en disant qu'il faut d'abord
veiller sur soi-même et faire en sorte d'être sauvé, avant de se poser la
question du salut ou de la damnation des autres !  Il faut que l'homme,
la femme, que Dieu a créé à son image et à sa ressemblance, écoute sa
propre conscience et fasse le bien en vue de son salut éternel.  Car la
conscience de chacun ne concerne que lui et Dieu.  Même si nous sommes
responsables d'autres personnes, nous ne pouvons jamais agir sur leur
conscience comme chacun d'eux et Dieu peuvent le faire.  Nous devons nous
soucier du salut de tous les hommes, mais seulement si nous les confions
aux soins de la Providence divine, et surtout si nous ne nous négligeons
pas nous-mêmes...

Mais Jésus répond aussi très clairement que "beaucoup chercheront à entrer
et n'y réussiront pas."  Ce qui veut dire que les élus de Dieu seront en
petit nombre relativement au nombre des réprouvés.  "Beaucoup sont
appelés, peu sont élus." (Mt. 22, 14)  Quel mystère !  Car Dieu est bon,
il est la Bonté même...  Alors, pourquoi laissera-t-il tant de ses
créatures échouer misérablement sur la voie du salut ?  Saint Paul a
donné la réponse : il s'agit d'un "Mystère d'iniquité" (2 Thess. 2, 7).
Le responsable de cette perte, ce n'est pas Dieu : c'est l'homme, qui a
suivi le démon !  Il s'agit bien d'un Mystère : car c'est Dieu qui a créé
l'homme à son image et à sa ressemblance, réalisant ainsi, en quelque
sorte, un Mystère pareil à ce Mystère premier qu'il est lui-même.  Mais
il s'agit tout aussi bien d'un Mystère d'iniquité : car le démon et
l'homme ont défiguré cette image, la rendant méconnaissable à cause du
péché...

" «Dès que le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, vous, du
dehors, vous aurez beau frapper et dire : Seigneur, Seigneur,
ouvre-nous !  Il vous répondra : Je ne sais d'où vous êtes.  Alors vous
vous mettrez à dire : Nous avons mangé et bu avec toi, et tu as enseigné
sur nos grands-places.  Et il vous répondra : Je vous le dis, je ne sais
d'où vous êtes : allez-vous en tous, vous êtes des malfaiteurs.  Là
seront les pleurs et les grincements de dents, quand vous verrez Abraham,
Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous
serez jetés dehors.  Il en viendra du levant et du couchant, du nord et
du sud, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.  Et il y a des
derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers.» "

La suite du discours de Jésus se rapporte d'abord au rejet du Peuple juif,
qui, pour une grande partie, ne se convertit pas au christianisme.  Ce
rejet permit aux Nations païennes d'entrer dans l'Eglise et de prendre
ainsi la place laissée libre par les premiers appelés : "Et il y a des
derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers."  Mais
ce qui est le plus important dans ce discours de Jésus, c'est la fermeté
et l'irrévocabilité de la sentence du Seigneur : "Dès que le maître de
maison se sera levé pour fermer la porte, vous, du dehors, vous aurez
beau frapper et dire : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !  Il vous
répondra : Je ne sais d'où vous êtes."  Car la porte est définitivement
fermée...

Retenons ces quelques vérités qui nous aideront sur le chemin du salut :
- Le baptême est un très grand sacrement, mais il ne suffit pas d'être
baptisé pour être sauvé.
- Celui qui prie se sauve certainement, car, par la prière, Dieu lui
donnera sa grâce.
- Telle vie, telle mort : celui qui vit bien meurt bien, dans l'amour de
Dieu.

Prions tous ensemble la Très Sainte Vierge Marie : elle est notre Mère à
tous !  Tournons notre regard vers cette créature incomparable que Dieu a
mis sur notre route pour nous guider, dans le Seigneur, sur le chemin du
Ciel !  Tenons-lui la main pour qu'elle nous conduise en Paradis !  Car
Elle est vraiment toute-puissante dans le Tout-Puissant !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#137 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 25. Août 2010  14:46
Sujet: Homélie pour le vingt-deuxième Dimanche dans l'Année - 29-08-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-deuxième Dimanche dans l'Année.
" Quiconque s'élève sera abaissé,
et celui qui s'abaisse sera élevé. "
Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c22dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-deuxième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 14,
1.7-14




" Un jour de sabbat, Jésus était allé prendre son repas chez un pharisien
notable, et on l'observait.  Remarquant la manière dont les invités
cherchaient à prendre les places d'honneur, il y fit allusion : «Quand un
homme t'invite à un festin de noces, ne te mets pas à la première place,
de peur qu'il n'ait invité une personne plus considérable que toi, et que
votre hôte à tous deux ne te dise : Cède-lui la place.  Tu aurais alors
la confusion de devoir occuper la dernière place.  Mais, quand tu seras
invité, va te mettre à la dernière place ; ainsi ton hôte, en entrant, te
dira : Mon ami, monte plus haut.  Alors tu seras à l'honneur devant tous
les convives.  Car, quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui
s'abaisse sera élevé.»

" Il dit encore à son hôte : «Quand tu donnes un déjeûner ou un dîner, il
ne faut pas inviter tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes
voisins riches : ils pourraient t'inviter à leur tour, et te rendraient
ainsi la pareille.  Mais, quand tu reçois, invite des pauvres, des
estropiés, des boîteux, des aveugles.  Tu pourras te féliciter de ce
qu'ils ne peuvent te le rendre, car cela te sera rendu à la résurrection
des justes.» "



Homélie :


" Un jour de sabbat, Jésus était allé prendre son repas chez un pharisien
notable, et on l'observait. "

Nous sommes un jour de sabbat : Jésus est allé prendre son repas chez un
des pharisiens de l'endroit où Jésus est en train d'annoncer le Règne de
Dieu.  Naturellement, les gens l'observent, surtout les docteurs de la
Loi, les maîtres de la religion de l'époque.  Car Jésus a pris une
certaine habitude de faire des guérisons le jour du sabbat, ce que les
docteurs et les scribes ne peuvent tolérer.  Et, en effet, Jésus guérit
un malade, un homme atteint d'hydropisie.  C'est la partie de l'évangile
que nous ne lisons pas aujourd'hui, mais qu'il est utile de mentionner
pour préciser le contexte de ce récit.

On observe ce Jésus venu pour guérir les âmes et les corps !  Car on veut
savoir s'il va oui ou non respecter le repos du sabbat...  Mais ce qui
peut être fait ou non le jour du sabbat, ce ne sont pas les hommes qui
peuvent en décider : c'est Dieu, et lui seul !  Car le repos du sabbat,
qui est devenu le repos du dimanche, c'est Dieu lui-même qui l'a instauré
et établi pour toujours, puisqu'il est écrit : "Dieu, qui avait terminé
le septième jour l'oeuvre qu'il avait faite, se reposa de son labeur.  Il
bénit le septième jour et le consacra, parce qu'en ce jour-là il s'était
reposé de tout l'ouvrage de la création." (Gn. 2, 2-3)

Que faut-il faire le dimanche ?  Que peut-on faire le dimanche ?  La
réponse est simple : tout ce qui rend gloire à Dieu pour avoir fait la
création !  Ainsi, lorsque Jésus guérit un malade le jour du sabbat, il
rend gloire à Dieu son Père en redonnant à cette créature la santé
perdue, une santé si précieuse, car elle permet à l'homme de louer Dieu
pour ce qu'il est par dessus tout : le Maître de l'Univers !  Dieu est le
Roi des Rois, le Seigneur des Seigneurs, et c'est à lui seul que toutes
les créatures du ciel et de la terre doivent rendre hommage, gloire,
honneur, puissance et souveraineté !

" Remarquant la manière dont les invités cherchaient à prendre les places
d'honneur, il y fit allusion : «Quand un homme t'invite à un festin de
noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu'il n'ait invité une
personne plus considérable que toi, et que votre hôte à tous deux ne te
dise : Cède-lui la place.  Tu aurais alors la confusion de devoir occuper
la dernière place.  Mais, quand tu seras invité, va te mettre à la
dernière place ; ainsi ton hôte, en entrant, te dira : Mon ami, monte
plus haut.  Alors tu seras à l'honneur devant tous les convives.  Car,
quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.» "

Pour Jésus, et pour nous à sa suite, le festin dont il s'agit ici, c'est
tout d'abord une image du banquet céleste auxquels tous les élus de Dieu
sont invités à participer, pour un bonheur éternel.  Mais ensuite, il
s'agit d'une leçon sur l'attitude que nous, chrétiens, devons avoir dans
le monde qui nous entoure.  Cette attitude doit être celle de l'humilité
et du renoncement aux honneurs :  "Quand tu seras invité, va te mettre à
la dernière place."  Car, si nous désirons être auprès de Dieu dans le
Ciel, et donc à la première place, c'est la dernière place qu'il nous
faut choisir étant sur la terre : "Quiconque s'élève sera abaissé, et
celui qui s'abaisse sera élevé."

Mais ne l'oublions pas : on nous observe, tout comme on observait Jésus !
La réaction de la plupart des gens sera de dire, à propos de ce chrétien
qui aura choisi la dernière place : "Il est fou !  Il n'arrivera jamais à
rien !"  Ceux qui, au contraire seront saisis par l'Esprit de Dieu,
diront de lui : "Voilà un homme sage et sensé !"  Ou tout simplement :
"Peut-être bien que c'est lui qui a raison..."  Tous nous sommes appelés
à témoigner de notre foi en Jésus Fils de Dieu : ce témoignage peut être
insignifiant à nos yeux, comme une goutte d'eau dans l'océan.  Pourtant
l'Esprit-Saint est là, par toute la terre, pour tirer de cette goutte
d'eau un torrent de grâces pour la conversion du monde entier !

" Il dit encore à son hôte : «Quand tu donnes un déjeûner ou un dîner, il
ne faut pas inviter tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes
voisins riches : ils pourraient t'inviter à leur tour, et te rendraient
ainsi la pareille.  Mais, quand tu reçois, invite des pauvres, des
estropiés, des boîteux, des aveugles.  Tu pourras te féliciter de ce
qu'ils ne peuvent te le rendre, car cela te sera rendu à la résurrection
des justes.» "

Dieu nous a tout donné.  Il n'y a rien que nous possédions et que nous
n'ayons reçu de lui.  Et tout cela, c'est gratuitement que Dieu nous en a
fait le don !  Comment faire autrement que lui ?  Dieu est notre modèle,
et nous devons lui ressembler.  Alors, faisons de même, et le monde verra
en chacun de nous une image de Dieu !  C'est difficile ?  Peut-être...
Mais il faut quand même essayer.  Faisons comme le Seigneur : donnons
gratuitement !  Que ne voit-on pas aujourd'hui tant de sectes et de
gourrous avides de revenus, essayant de dérober à leurs adeptes le plus
d'argent qu'ils peuvent !  Ces sectes dispensent leur doctrine pour de
gros sous.  Pour nous, répandons gratuitement la Parole de Dieu, qui doit
être la première de toutes nos charités !

Au cours de cette Eucharistie, nous allons recevoir en nous Dieu
lui-même !  Remercions-le déjà pour un tel bienfait !  Demandons à la
Très Sainte Vierge Marie d'être toujours de vrais témoins de la charité
du Christ !  Que, par son intercession, l'Esprit-Saint puisse agir en
nous et par nous, pour la Gloire de Dieu, et le salut du monde !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#138 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 31. Août 2010  20:17
Sujet: Homélie pour le vingt-troisième Dimanche dans l'Année - 05-09-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-troisième Dimanche dans l'Année.
" Quiconque ne porte pas sa croix et ne marche pas
à ma suite, ne peut être mon disciple. "
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c23dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-troisième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 14,
25-33




"  Une grande foule faisait route avec Jésus ; il se retourna et dit : «Si
quelqu'un veut venir à moi sans haïr son père et sa mère, sa femme et ses
enfants, ses frères et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être
mon disciple.  Et quiconque ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma
suite, ne peut être mon disciple.  Est-il, en effet, quelqu'un parmi vous
qui veuille bâtir un château, et ne commence par calculer à son aise la
dépense, pour voir s'il a les moyens de l'achever ?  Sans quoi, s'il pose
les fondations et ne peut achever les travaux, tous ceux qui le verront
seront tentés de le ridiculiser en disant : C'est l'homme qui a commencé
à bâtir et n'a pu terminer !  Quel roi, s'il veut partir en guerre contre
un autre roi, n'examine pas à son aise, s'il peut, avec dix mille hommes,
faire face à celui qui l'attaque avec vingt mille ?  Sinon, tant que
l'autre est loin, il lui envoie une embassade pour traiter de la paix.
De même, si l'un de vous n'écarte pas tout ce qu'il possède, il ne peut
être mon disciple.» "



Homélie :


" Une grande foule faisait route avec Jésus ; il se retourna et dit : «Si
quelqu'un veut venir à moi sans haïr son père et sa mère, sa femme et ses
enfants, ses frères et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être
mon disciple.  Et quiconque ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma
suite, ne peut être mon disciple.» "

Jésus est sur la route, cheminant de village en village pour annoncer la
venue du Règne de Dieu.  Car le Règne de Dieu est arrivé : Jésus, le Fils
de Dieu, est là !  La plénitude des temps est accomplie : Dieu a envoyé
son Fils, né d'une femme (cf. Gal. 4, 4) !  C'est la merveille des
merveilles !  Tous ceux qui ont pu approcher du Seigneur ont été témoins
de nombreux miracles, et de guérisons sans nombre : vraiment tous sont
stupéfaits !  On se croirait déjà au temps de la Résurrection des corps,
ce temps où il n'y aura plus de temps, car ce sera la fin des temps, ce
moment ultime où la Gloire de Dieu apparaîtra dans toute sa splendeur !

Fasciné par ce triomphe, la foule enthousiaste suit Jésus sur la route et
veut l'accompagner dans sa prédication : "Une grande foule faisait route
avec Jésus..."  Vraiment la foi de tous ces gens est grande !  Car, en
effet, ils croient au Messie qui est là, parmi eux.  Ils croient, mais
ils ne voient pas encore Dieu en Jésus.  Et c'est là toute la
différence : si le Règne de Dieu est arrivé parmi nous, cela ne veut pas
dire que nous sommes déjà à la fin des temps, mais seulement que cette
fin est annoncée...  Avant que cette fin n'arrive, il nous faut encore
passer par l'épreuve de la foi.  Avant que le Christ ressuscité et
glorieux n'apparaisse pour établir son règne définitif, il nous faut
encore passer par la Croix du Calvaire et subir l'épreuve, à la suite du
Christ.  "Une grande foule faisait route avec Jésus", et le suivait...

Devons-nous désirer la Croix du Christ ?  Pouvons-nous la désirer ?
Le chrétien n'est pas un masochiste : il ne désire pas la Croix pour
elle-même, il ne désire pas souffrir pour souffrir.  Non.  Mais le
chrétien est quelqu'un qui désire à tout prix la Gloire de Dieu et son
propre bonheur dans le Coeur du Christ Jésus !  S'il faut passer par la
Croix, et il le faut absolument, alors le chrétien, le vrai, n'hésite pas
un instant : pour aller à Jésus et se reposer dans son Amour, le chrétien
renonce à tout et porte sa croix à la suite du Seigneur.  Le Coeur de
Jésus a été ouvert sur la Croix du Calvaire afin que, par cette même
Croix, tous ceux qui le veulent vraiment puissent jouir éternellement du
bonheur de l'Amour de Dieu qui se cache au fond de cette blessure unique.
"Quiconque ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite, ne peut
être mon disciple."

" «Est-il, en effet, quelqu'un parmi vous qui veuille bâtir un château, et
ne commence par calculer à son aise la dépense, pour voir s'il a les
moyens de l'achever ?  Sans quoi, s'il pose les fondations et ne peut
achever les travaux, tous ceux qui le verront seront tentés de le
ridiculiser en disant : C'est l'homme qui a commencé à bâtir et n'a pu
terminer !  Quel roi, s'il veut partir en guerre contre un autre roi,
n'examine pas à son aise, s'il peut, avec dix mille hommes, faire face à
celui qui l'attaque avec vingt mille ?  Sinon, tant que l'autre est loin,
il lui envoie une embassade pour traiter de la paix.» "

Contrairement à ce que l'on entend souvent, la fin ne justifie pas les
moyens.  Mais, par contre, les moyens doivent être proportionnés à la
fin.  C'est-à-dire que, pour parvenir à tel but, nous devons utiliser les
moyens qui nous permettrons de l'atteindre.  Ainsi, si nous voulons à
tout prix parvenir au bonheur du Ciel, il faut que nous en prenions les
moyens.  Or, c'est par la Passion du Christ que l'on arrive à la Gloire
de sa Résurrection.  Donc, si nous voulons vraiment partager la Gloire du
Seigneur quand il reviendra à la fin des temps, il nous faut prendre part
à sa Passion durant notre vie sur terre.

C'est ce que Jésus veut nous faire comprendre par les exemples ou
paraboles qu'il nous raconte aujourd'hui.  L'homme qui veut bâtir une
tour, et celui qui veut partir en guerre, tous deux doivent agir avec
prudence, une prudence qui doit les amener à réfléchir et à prévoir ce
qui peut leur arriver s'ils s'engagent dans la voie qu'ils pensent
suivre.  Celui qui veut bâtir une tour doit prévoir suffisamment d'argent
pour achever sa construction, et celui qui veut partir en guerre doit
prévoir suffisamment d'hommes pour battre son ennemi.  Il doit en être de
même du chrétien qui veut aller au Ciel à la rencontre du Christ, et qui
veut, par le fait même, éviter l'enfer : pour cela, le chrétien doit se
tenir prêt, dans un amour de Dieu sans borne, une sainte espérance, une
foi ferme, car la seule chose qu'il peut prévoir, c'est précisément que
le Seigneur viendra le chercher à l'instant qu'il n'aura pas prévu...

" «De même, si l'un de vous n'écarte pas tout ce qu'il possède, il ne peut
être mon disciple.» "

Essayons de ne rien désirer sans mesure.  Essayons de pas nous attacher
aux biens de la terre.  Car le Seigneur est l'unique Bien désirable et
que nous devons désirer de toutes nos forces.  C'est en le désirant
vraiment, et lui seul, que nous serons ses disciples.  C'est ce que nous
allons faire, avec l'aide de sa grâce, au cours de l'Eucharistie de ce
jour.  Demandons à Marie, la Très Sainte Mère de Dieu, de préparer notre
coeur pour recevoir en nous le Seigneur Jésus !  Que le Règne de Dieu
vienne sur la terre par Marie, avec Elle, et pour Elle !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#139 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 7. Septembre 2010  20:48
Sujet: Homélie pour le vingt-quatrième Dimanche dans l'Année - 12-09-10
daniel_meynen
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Loués soient Jésus et Marie !
En la veille d'une grande fête de Marie,
celle de sa Nativité (8 septembre 2010),
je vous envoie mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-quatrième Dimanche dans l'Année.
" Il y aura plus de joie pour un pécheur pénitent
que pour quatre-vingt-dix-neuf justes
qui n'ont pas besoin de repentance. "
Si vous désirez écouter mon homélie,
commencez par télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c24dmann.mp3
Quand vous l'aurez téléchargé, ouvrez ce fichier
et écoutez mon homélie.
Bonne lecture et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le vingt-quatrième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 15,
1-10




" Les publicains et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'entendre.
Les pharisiens et les scribes murmuraient alors : «Cet homme accueille
des pécheurs, disaient-ils, et il mange à leur table.»

" Mais il riposta par cette parabole : «Quelqu'un d'entre vous possède
cent brebis.  S'il en perd une, ne laisse-t-il pas les
quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour aller chercher celle
qui est perdue jusqu'à ce qu'il la retrouve ?  Quand il l'a trouvée, il
la met, tout joyeux, sur ses épaules ; puis, de retour à la maison, il
appelle ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi :
j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.  -  De même, vous dis-je, il y
aura plus de joie pour un pécheur pénitent que pour quatre-vingt-dix-neuf
justes qui n'ont pas besoin de repentance.»

" «Une femme possède dix pièces.  Vient-elle à en perdre une,
n'allume-t-elle pas sa lampe, ne balaie-t-elle pas sa maison avec soin
jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?  Et quand elle l'a retrouvée, elle
appelle ses amies et ses voisines : Réjouissez-vous avec moi, dit-elle,
car j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue.  Ainsi vous dis-je, il y a
de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.» "



Homélie :


" Les publicains et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'entendre.
Les pharisiens et les scribes murmuraient alors : «Cet homme accueille
des pécheurs, disaient-ils, et il mange à leur table.» "

"Quand vint la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d'une
femme..." (Ga. 4, 4)  Par ces quelques mots, Saint Paul résume ainsi
l'Oeuvre de Dieu envers les hommes et les femmes qu'il a créés dans son
Amour : Dieu a envoyé son Fils...  Cet envoi, cette mission avait été
préparée de longue date, depuis qu'Adam et Eve avaient malheureusement
péché contre le Seigneur.  Pendant tout ce temps de préparation, Dieu
envoya déjà sa grâce, une grâce qui n'était pas encore celle de Jésus
Sauveur, mais une grâce qui permettait aux hommes d'attendre avec
fidélité le Messie promis.  Enfin, arriva la plénitude des temps, l'heure
où la préparation était accomplie et où le Messie devait finalement être
envoyé pour sauver tous les hommes et toutes les femmes de la terre.

Bien sûr, tous ne répondirent pas à l'appel de la grâce.  Mais quand Jésus
allait de village en village pour enseigner et proclamer la venue du
Royaume de Dieu, l'Esprit-Saint qui reposait sur le Messie répandait de
nouvelles grâces pour préparer les coeurs à l'écoute de la Parole de
Dieu.  Ceux qui furent davantage disposés à cette écoute de la Parole, ce
furent surtout les pécheurs, car il n'y a que les malades, et ceux qui se
reconnaissent comme tels, qui ressentent la nécessité de recevoir une
médecine.  Aussi, Saint Luc précise bien que ce sont les pécheurs qui
allaient vers Jésus pour écouter sa parole : "Les publicains et les
pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'entendre."  Car, quand Jésus
parlait, ce sont des "paroles de grâce" (Lc. 4, 22) qui sortaient de sa
bouche.

En écoutant parler Jésus, ces hommes et ces femmes pécheurs commencent à
comprendre un peu qui est Celui qui leur parle ainsi : Il est le Sauveur
des hommes, Il est l'Amour en personne qui vient les sauver du naufrage
et de la perte éternelle, Il est la Bonté même !  Aussi, de pécheurs
qu'ils étaient, ils deviennent déjà amis de Dieu : la grâce de la Parole
de Dieu les a transformés en de nouvelles créatures !  C'est comme s'ils
ne faisaient plus qu'un seul Corps avec le Christ.  Jésus est devenu leur
Tête et leur Chef, et ils sont devenus les membres de son Corps, espérant
déjà partager éternellement une unique Vie en Dieu !  Aussi, le repas que
ces hommes et ces femmes prennent alors avec Jésus est déjà pour eux un
avant-goût du Repas éternel...

" Mais il riposta par cette parabole : «Quelqu'un d'entre vous possède
cent brebis.  S'il en perd une, ne laisse-t-il pas les
quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour aller chercher celle
qui est perdue jusqu'à ce qu'il la retrouve ?  Quand il l'a trouvée, il
la met, tout joyeux, sur ses épaules ; puis, de retour à la maison, il
appelle ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi :
j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.  -  De même, vous dis-je, il y
aura plus de joie pour un pécheur pénitent que pour quatre-vingt-dix-neuf
justes qui n'ont pas besoin de repentance.» "

Ce repas de Jésus avec les pécheurs et les publicains n'est pas pour
plaire aux scribes et aux pharisiens : "Les pharisiens et les scribes
murmuraient alors : «Cet homme accueille des pécheurs, disaient-ils, et
il mange à leur table.»"  Mais Jésus riposte, car il sait qu'il fait bien
et qu'il a raison d'agir ainsi.  Il ne riposte pas pour écraser ses
adversaires, mais bien pour essayer de les convaincre eux aussi d'écouter
enfin sa Parole...

Jésus riposte par deux paraboles très simples et fort bien connues : celle
de la brebis perdue, et celle de la drachme égarée.  Par ces deux
paraboles, Jésus veut montrer combien est grande la sollicitude de Dieu
envers les pécheurs, surtout face au mépris flagrant des scribes et des
pharisiens à leur égard.  "Miséricorde, ayez de la miséricorde envers les
pécheurs", leur crie Jésus.  C'est comme s'il leur disait : "N'avez-vous
jamais eu besoin de la miséricorde de Dieu dans votre vie passée ?  Même
si vous êtes juste maintenant - ce qui reste à prouver - jadis vous étiez
pécheurs avec les pécheurs : ne l'oubliez pas !"

Il est vrai que Saint Paul a dit : "Jadis vous étiez ténèbres, mais
maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur." (Ep. 5, 8)  Mais il a
aussi rappelé cette vérité fondamentale que, en Adam, "tous ont
péché" (Rm. 5, 12).  Jésus lui-même, lorsque des pharisiens et des
scribes lui amenèrent une femme surprise en adultère, s'écria : "Que
celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier la
pierre." (Jn. 8, 7)

" «Une femme possède dix pièces.  Vient-elle à en perdre une,
n'allume-t-elle pas sa lampe, ne balaie-t-elle pas sa maison avec soin
jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?  Et quand elle l'a retrouvée, elle
appelle ses amies et ses voisines : Réjouissez-vous avec moi, dit-elle,
car j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue.  Ainsi vous dis-je, il y a
de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.» "

Dieu est vraiment bon, Il est infiniment miséricordieux !  Sans cesse, le
Seigneur attend le pécheur avec compassion, lui prodiguant sa grâce
toute-puissante pour l'aider dans son chemin de conversion.  Il lui
envoie même un ange pour veiller sur lui : son ange gardien !  Cet ange,
cet être spirituel, a pour mission de protéger et de favoriser la
transmission de la grâce de Dieu à l'homme ou la femme dont cet ange a la
garde.  Il est donc tout naturel que la joie des anges se manifeste
lorsqu'un pécheur se convertit en accueillant la grâce de Dieu et en
rejettant toute attache au péché : "Il y a de la joie parmi les anges de
Dieu pour un seul pécheur qui se repent."

Cet ange, c'est non seulement cet être spirituel sans cesse au service de
Dieu, mais c'est aussi, en quelque sorte, tous ceux qui nous entourent et
qui cherchent à favoriser notre conversion : cet ange, ce sont nos
parents, nos frères et soeurs, nos amis, nos proches, tous ceux que nous
rencontrons çà et là au cours de notre vie...  Tous ont de la joie de
nous voir tourner notre coeur vers Dieu plutôt que vers les créatures, y
compris nous-même...

Que la Très Sainte Vierge Marie, la Reine de tous les Anges, la plus
aimante de toutes les créatures qui veillent sur nous, intercède pour la
conversion de tous les pécheurs !  "O Marie, conçue sans péché, priez
pour nous, qui avons recours à vous !"



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#140 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 15. Septembre 2010  19:25
Sujet: Homélie pour le vingt-cinquième Dimanche dans l'Année - 19-09-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-cinquième Dimanche dans l'Année.
" Nul serviteur ne peut servir deux maîtres :
ou il haïra l'un et aimera l'autre ;
ou il se vouera à l'un et fera fi de l'autre.
Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent. "
Si vous désirez écouter cette homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c25dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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Homélie pour le vingt-cinquième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 16,
1-13




" Jésus disait à ses disciples : «Un homme riche avait un économe qu'on
accusa devant lui de dilapider sa fortune.  Il le fit venir et lui dit :
Qu'est-ce que j'entends dire de toi ?  Rends compte de ta gestion, car
désormais tu ne pourras plus gérer mes biens.  L'économe se dit alors :
Que faire, puisque mon maître m'enlève mon intendance ?  Bêcher la
terre ?  je n'en ai pas la force.  Mendier ?  j'en aurais honte.  Je vois
ce que je vais faire pour trouver des gens qui me reçoivent chez eux
lorsque j'aurai perdu ma place.  Il fit alors venir séparément chacun des
débiteurs de son maître.  Il dit à l'un : Combien dois-tu à mon maître ?
L'homme répondit : Cent mesures d'huile.  L'économe : Assieds-toi là,
voici ton billet, écris vite : Cinquante.  Et toi, dit-il à l'autre,
combien dois-tu ?  Celui-ci répondit : Cent mesures de froment.
L'économe reprit : Voici ton billet, écris : Quatre-vingts.  Et le
propriétaire admira l'astuce de l'intendant malhonnête ; les enfants de
ce siècle sont, en effet, plus judicieux dans leur conduite envers les
gens de leur espèce, que ne le sont les enfants de lumière.  -  Et moi je
vous dis : Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête, pour qu'au jour
où il viendra à vous manquer, ils vous reçoivent dans les tentes
éternelles.»

" «Celui qui est fidèle dans les moindres choses, est aussi fidèle dans
les grandes ; celui qui est injuste dans les moindres choses, est aussi
injuste dans les grandes.  Si donc vous n'avez pas été fidèles dans la
richesse injuste, qui vous confiera les biens véritables ?  Et si vous
n'avez pas été fidèles dans ce qui appartient à autrui, qui vous donnera
ce qui vous revient ?  Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il
haïra l'un et aimera l'autre ; ou il se vouera à l'un et fera fi de
l'autre.  Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.» "



Homélie :


" Jésus disait à ses disciples : «Un homme riche avait un économe qu'on
accusa devant lui de dilapider sa fortune.  Il le fit venir et lui dit :
Qu'est-ce que j'entends dire de toi ?  Rends compte de ta gestion, car
désormais tu ne pourras plus gérer mes biens.» "

Jésus enseigne ses disciples, il poursuit sa catéchèse par une nouvelle
parabole qui va lui servir à attirer l'esprit de ses disciples vers les
réalités du Ciel, et ce, en partant des réalités terrestres auxquelles
nous sommes le plus attachés : l'argent et le profit en tout genre.  "Un
homme riche avait un économe... et lui dit : Rends compte de ta
gestion..."  A la fin de notre vie, le Seigneur dira aussi à chacun
d'entre nous : Rends compte de ta gestion !  Je t'avais comblé de biens
et de grâces de toutes sortes, qu'en as-tu fait ?  Il est temps !  Ou
plutôt, le temps n'est plus, dira le Seigneur !  Désormais tu ne pourras
plus gérer mes biens...

" «L'économe se dit alors : Que faire, puisque mon maître m'enlève mon
intendance ?  Bêcher la terre ?  je n'en ai pas la force.  Mendier ?
j'en aurais honte.  Je vois ce que je vais faire pour trouver des gens
qui me reçoivent chez eux lorsque j'aurai perdu ma place.» "

Nous voyons bien ici que cette parabole s'adresse à nous qui vivons
maintenant !  Car la sentence de l'homme riche, celui pour qui l'économe
infidèle travaille, ne s'applique pas tout de suite : l'économe a encore
le temps de prendre ses dispositions afin de parer à cette issue fatale
qu'il voit venir, celle de la perte de sa place.  "Je vois ce que je vais
faire pour trouver des gens qui me reçoivent chez eux lorsque j'aurai
perdu ma place."  La sentence du maître de maison n'est pas encore
tombée, mais l'économe peut la prévoir, et il peut la prévoir à temps !
C'est tout ce qui compte !  Si, nous aussi, nous sommes prévoyants, alors
nous pourrons comparaître en pleine assurance devant le Juge éternel
lorsqu'il nous dira : Rends compte de ta gestion !

" «Le propriétaire admira l'astuce de l'intendant malhonnête ; les enfants
de ce siècle sont, en effet, plus judicieux dans leur conduite envers les
gens de leur espèce, que ne le sont les enfants de lumière.  -  Et moi je
vous dis : Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête, pour qu'au jour
où il viendra à vous manquer, ils vous reçoivent dans les tentes
éternelles.» "

Que signifie cet argent malhonnête ?  La réponse n'est pas à chercher en
dehors du contexte de cette parabole.  En effet, comment l'économe
infidèle réussit-il à gagner malhonnêtement de l'argent ?  Tout
simplement, en remettant une partie de la dette des débiteurs de son
maître.  C'est donc ce que nous devons faire nous aussi, mais pas de la
même façon.  Nous ne devons pas agir en enfants du siècle, mais bien en
enfants de lumière !  Cela veut dire que nous devons remettre les dettes
de ceux qui nous doivent quelque chose en vertu de leur offense à notre
égard.  En un mot, nous devons faire ce que le Seigneur lui-même nous a
enseigné dans sa prière : "Notre Père... remets-nous nos dettes comme
nous-mêmes les remettons à nos débiteurs." (Mt. 6, 12)

Nous devons pardonner à tous ceux qui nous ont offensés !  Car ainsi nous
nous ferons des amis : "Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête..."
Le pardon réalise l'unité de tous les fidèles du Christ et, par là, celle
de tous les hommes et de toutes les femmes sur la terre !  Il est temps
encore !  Il n'est pas trop tard pour pardonner à celui, à celle qui nous
a offensé !  Oui, maintenant, il n'est pas trop tard, mais un jour
viendra, peut-être très vite, où il n'y aura plus de pardon possible...
Ce sera trop tard alors ; ce sera le moment de l'éternité où il nous
faudra rendre compte de notre gestion !  En ce jour-là, nous ne pourrons
plus trouver d'argent malhonnête : il nous manquera, car le pardon ne
sera plus !  "Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête, pour qu'au
jour où il viendra à vous manquer, ils vous reçoivent dans les tentes
éternelles."

" «Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera
l'autre ; ou il se vouera à l'un et fera fi de l'autre.  Vous ne pouvez
servir Dieu et l'argent.» "

Au cours de cette Eucharistie, nous allons accueillir en nous celui qui
s'est fait le serviteur de tous : Jésus !  Servons-Le nous aussi !
Soyons d'autres Christ à sa suite !  Pardonnons à nos ennemis, comme
Jésus a pardonné à ses ennemis !  Remettons les dettes de ceux qui nous
doivent : ne nous attachons pas à l'argent !  Servons Dieu seul, et non
pas l'argent !

Que Marie nous aide à trouver la voie du salut à la suite de son divin Fils !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#141 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 22. Septembre 2010  5:06
Sujet: Homélie pour le vingt-sixième dimanche dans l'année - 26-09-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-sixième Dimanche dans l'Année.
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le vingt-sixième dimanche dans l'année - Année C - Lc. 16, 19-31




"Jésus raconta cette parabole : «Il y avait un homme riche, qui s'habillait
de pourpre et de fine toile, et faisait chaque jour bonne chère.  Il y
avait encore un pauvre, nommé Lazare, qui s'étendait à sa porte, couvert
de plaies.  Il aurait voulu se nourrir des déchets de la table du riche...
et même les chiens venaient lécher ses plaies.  Or le pauvre vint à mourir
et fut porté par les anges dans le sein d'Abraham.  Et le riche mourut à son
tour et fut enseveli.

"«Dans le séjour des morts, il leva les yeux : lui-même à la torture, il
aperçut de loin Abraham, et Lazare en son sein.  Il s'écria : Père Abraham,
aie pitié de moi, et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt
pour m'en rafraîchir la langue, car je souffre horriblement dans cette flamme.
Abraham répondit : Mon fils, souviens-toi que tu as eu tes biens durant ta
vie, tandis que Lazare avait ses maux ; maintenant il est ici réconforté,
tandis que tu souffres. D'ailleurs entre nous et vous un grand abîme est
établi, si bien que l'on ne peut à volonté passer à vous d'ici, ni traverser
de là jusqu'à nous.  Le riche dit : Alors, Père, je te prie d'envoyer au moins
Lazare dans la maison paternelle, car j'ai cinq frères.  Il devrait leur dire
ce qui en est, pour qu'ils n'aboutissent pas à leur tour dans ce lieu de
tourments.  Abraham répondit : Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les
écoutent !  Le riche reprit : Non, Père Abraham ; mais si quelqu'un des morts
va les trouver, ils se repentiront.  Mais Abraham lui dit : S'ils n'écoutent
pas Moïse et les Prophètes, quand bien même quelqu'un des morts ressusciterait,
ils ne se laisseront point convaincre.»"



Homélie :


"Jésus raconta cette parabole : «Il y avait un homme riche, qui s'habillait
de pourpre et de fine toile, et faisait chaque jour bonne chère.  Il y avait
encore un pauvre, nommé Lazare, qui s'étendait à sa porte, couvert de plaies.
Il aurait voulu se nourrir des déchets de la table du riche... et même les
chiens venaient lécher ses plaies.»"

Dans le monde d'hier et d'aujourd'hui, dans les siècles passés comme en ce
commencement du troisième millénaire, il y a eu des hommes immensément riches
et des êtres réduits à une extrême pauvreté.  Jésus nous le raconte par cette
parabole de l'homme riche et du pauvre Lazare.  Cette histoire est
impressionnante, tant la différence entre la richesse de l'un et la pauvreté
de l'autre est énorme...  Toujours, l'Eglise, à la suite du Maître, a eu le
soucis des pauvres, des plus démunis, des laissés pour compte...  Les premiers
chrétiens eux-mêmes essayaient de vivre en communauté, partageant ainsi leurs
biens : "Tous les fidèles vivaient unis, et ils mettaient tout en commun.
Ils vendaient leurs terres et leurs biens et ils en partageaient le prix entre
tous d'après les besoins de chacun." (Ac. 2, 44-45)

Dans cette parabole de l'homme riche et du pauvre Lazare, n'y a-t-il vraiment
qu'un seul pauvre, celui que Jésus appelle Lazare ?  Car, s'il y a la pauvreté
matérielle, il a aussi la pauvreté spirituelle, la pauvreté de l'esprit, celle
qui marque l'homme par un manque de noblesse le plus profond et le plus cruel !
Et c'est précisément à cette pauvreté-là que Jésus est venu apporter remède
en annonçant le Règne de Dieu !  Le Fils de Dieu est en effet venu sur terre
pour apporter au monde entier sa Parole d'Amour, son message de miséricorde
envers tous les hommes et toutes les femmes, toujours enclins au péché, par
défaut de grâce...

Face à cet homme riche qui fait bonne chère tous les jours et qui laisse le
pauvre Lazare mourir de faim, tous nous sommes tentés de crier : "Justice !
Justice ! Justice !"  Mais Jésus nous dit, au contraire : "Miséricorde !
Miséricorde ! Miséricorde !"  Saint Jean nous dit bien : "Dieu n'a pas envoyé
son Fils dans le monde pour le condamner, mais pour que le monde soit sauvé
par lui." (Jn. 3, 17)  Nous sommes encore dans le temps de la miséricorde ;
tant qu'il est encore en vie, cet homme riche dont parle Jésus peut se
convertir et trouver la paix de l'âme dans l'Amour miséricordieux du Seigneur.
Mais, le fera-t-il ?  Mais, le ferons-nous ?

"«Or le pauvre vint à mourir et fut porté par les anges dans le sein d'Abraham.
Et le riche mourut à son tour et fut enseveli.»"

Ce qui devait arriver arriva : le pauvre Lazare et l'homme riche moururent...
Pour eux deux, le temps de la miséricorde était clos, et ils entraient dans le
temps de la justice, ce temps au-delà duquel il n'y a plus de temps, car c'est
l'éternité.  Et c'est pareil pour nous tous...  Lorsque vient l'heure de la
mort, déjà, nous voyons l'instant ultime où le Seigneur Jésus revient dans sa
Gloire, rendant la justice en récompensant les bons et en punissant les
coupables...  Tant que nous sommes en vie, la grâce et la miséricorde de Dieu
nous sont offertes pour nous aider dans notre chemin de conversion.  Mais qui
sait quand le Seigneur va venir pour nous juger ?  Sommes-nous prêts à mourir
maintenant ?  La réponse est simple : oui, nous sommes prêts, si, pour nous et
pour les autres, nous crions : "Miséricorde !"

"«Dans le séjour des morts, il leva les yeux : lui-même à la torture, il
aperçut de loin Abraham, et Lazare en son sein.  Il s'écria : Père Abraham,
aie pitié de moi, et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt
pour m'en rafraîchir la langue, car je souffre horriblement dans cette flamme.
Abraham répondit : Mon fils, souviens-toi que tu as eu tes biens durant ta vie,
tandis que Lazare avait ses maux ; maintenant il est ici réconforté, tandis
que tu souffres.  D'ailleurs entre nous et vous un grand abîme est établi,
si bien que l'on ne peut à volonté passer à vous d'ici, ni traverser de là
jusqu'à nous.  Le riche dit : Alors, Père, je te prie d'envoyer au moins
Lazare dans la maison paternelle, car j'ai cinq frères.  Il devrait leur dire
ce qui en est, pour qu'ils n'aboutissent pas à leur tour dans ce lieu de
tourments.  Abraham répondit : Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les
écoutent !  Le riche reprit : Non, Père Abraham ; mais si quelqu'un des morts
va les trouver, ils se repentiront.  Mais Abraham lui dit : S'ils n'écoutent
pas Moïse et les Prophètes, quand bien même quelqu'un des morts ressusciterait,
ils ne se laisseront point convaincre.»"

La suite de cette histoire est terrifiante !  Du moins pour ce qui regarde
l'homme riche...  Car Lazare, lui, est déjà assuré de recevoir bientôt sa
récompense, pour tant de maux endurés durant sa vie sur terre !  C'est là le
sort réservé à la souffrance acceptée avec amour : un bonheur sans fin, dans
le Coeur de Dieu !  Mais c'est là aussi le malheureux sort réservé à l'amour
de soi et de tous les plaisirs de la vie : un enfer éternel, où Dieu n'est
pas présent en tant que Dieu, c'est-à-dire en tant qu'Amour.  Car, en enfer,
il n'y a que la haine et la souffrance de toutes sortes.  Mais surtout, il y
a cette barrière infranchissable à tout jamais : "D'ailleurs entre nous et
vous un grand abîme est établi, si bien que l'on ne peut à volonté passer à
vous d'ici, ni traverser de là jusqu'à nous."

Assez curieusement, on entend assez souvent parler de l'enfer, ici et là,
dans les conversations courantes, à la radio, à la télévision...  "Ah !
c'était une soirée d'enfer !", dira cet adolescent après une sortie avec
des copains...  Hélàs, il ne sait pas ce qu'il dit...  L'enfer est banalisé,
les diablotins courent les rues !  L'équipe belge de football s'appelle "les
diables rouges" !  Quelle folie !  Alors que l'enfer, c'est quelque chose de
très sérieux : l'enfer est éternel, il n'est pas une réalité du temps, car,
dans le temps, dans ce moment très court de cette vie sur terre, c'est le temps
de la miséricorde, de la grâce, de l'espérance, de la foi, de la charité !

N'ayons pas peur !  Dieu est là !  La Providence divine veille sur nous et nous
aide à passer un merveilleux moment sur terre, même si la souffrance est notre
partage.  D'ailleurs, comment éviter la souffrance ?  Même la Très Sainte
Vierge Marie, la Mère de Dieu, a souffert durant sa vie, surtout au pied de la
Croix...  Et pour tant, elle n'a jamais péché...  Demandons-lui de nous venir
en aide, afin que la grâce de l'Esprit-Saint fasse de nous des créatures
nouvelles, conscientes de notre noblesse de fils et filles de Dieu !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#142 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 29. Septembre 2010  19:55
Sujet: Homélie pour le vingt-septième Dimanche dans l'Année - 03-10-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-septième Dimanche dans l'Année.
" Si vous aviez de la foi gros comme un grain
de moutarde, vous auriez dit à ce mûrier,
Déracine-toi, et va te planter dans la mer,
et il vous aurait obéi. "
Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c27dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-septième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 17,
5-10




" Les apôtres dirent au Seigneur : «Augmente en nous la foi !»  Le
Seigneur répondit : «Si vous aviez de la foi gros comme un grain de
moutarde, vous auriez dit à ce mûrier, Déracine-toi, et va te planter
dans la mer, et il vous aurait obéi.»

" «Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou fait paître les
troupeaux, lui dira au retour des champs : Viens tout de suite te mettre
à table ?  Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper ;
mets ton tablier pour me servir à boire et à manger ; ensuite, tu
mangeras et tu boiras à ton tour ?  Doit-il de la reconnaissance à ce
serviteur pour avoir exécuté les ordres ?  Vous de même, quand vous aurez
fait tout ce qu'on vous a ordonné, dites : Nous sommes de pauvres
serviteurs ; nous n'avons fait que ce que nous devions faire.» "



Homélie :


" Les apôtres dirent au Seigneur : «Augmente en nous la foi !»  Le
Seigneur répondit : «Si vous aviez de la foi gros comme un grain de
moutarde, vous auriez dit à ce mûrier, Déracine-toi, et va te planter
dans la mer, et il vous aurait obéi.» "

Voilà aujourd'hui un évangile assez court.  Mais ce texte a l'avantage de
nous donner une leçon complète sur la foi et sur notre relation avec
Dieu.  Car, qu'est-ce que la foi, sinon cette vertu surnaturelle par
laquelle la vie éternelle est déjà commencée en nous (cf. Saint Thomas
d'Aquin, Somme Théologique, IIa IIae, q. 4, a. 1, corp.) ?  Par la foi,
en effet, nous vivons déjà de la vie même de Dieu : nous vivons en
communion avec Dieu.

Toutefois, Dieu, nous ne le voyons pas.  Tant que nous sommes sur cette
terre, et non encore dans la Patrie, Dieu demeure invisible à nos yeux du
corps.  Nous croyons en ce Dieu que nous ne voyons pas, en ce Dieu qui,
pourtant, s'est révélé à nous en Jésus, son Fils, "l'Image du Dieu
invisible" (Col. 1, 15).  Mais, précisément, parce que Dieu s'est révélé
en Jésus Christ, la foi nous donne quand même une certaine vision de
Dieu, une vision toute surnaturelle, une vision qui n'est perçue que par
l'âme, et non par le corps...

Croire en Dieu : c'est la chose la plus merveilleuse que nous puissions
accomplir sur terre !  L'acte de foi est aussi ce qui plaît le plus à
Dieu !  Car celui qui croit vraiment en Dieu, de tout son coeur, de tout
son être, de toutes ses forces, celui-là renonce réellement à tout ce qui
n'est pas Dieu, il renonce même à sa propre personne, pour n'aimer que
Dieu et ne faire plus qu'un avec lui.  C'est cela qui plaît à Dieu.  Nul
doute alors que c'est l'Esprit de Dieu qui a poussé les apôtres à
demander à Jésus : "Augmente en nous la foi !"

Certes, la réponse du Seigneur peut paraître un reproche : "Si vous aviez
de la foi gros comme un grain de moutarde, vous auriez dit à ce mûrier,
Déracine-toi, et va te planter dans la mer, et il vous aurait obéi."
Mais il s'agit tout autant d'une explication.  Jésus n'est-il pas venu
pour enseigner, lui, le Maître de toutes choses ?  Quoi qu'il en soit,
reproche ou explication, les paroles de Jésus sont des paroles d'or,
semblables à celles que Saint Matthieu a consignées ailleurs : "Si vous
aviez de la foi, gros comme un grain de moutarde, vous diriez à cette
montagne : Transporte-toi d'ici là, qu'elle le ferait ; rien ne vous
serait impossible." (Mt. 17, 20)

" «Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou fait paître les
troupeaux, lui dira au retour des champs : Viens tout de suite te mettre
à table ?  Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper ;
mets ton tablier pour me servir à boire et à manger ; ensuite, tu
mangeras et tu boiras à ton tour ?  Doit-il de la reconnaissance à ce
serviteur pour avoir exécuté les ordres ?  Vous de même, quand vous aurez
fait tout ce qu'on vous a ordonné, dites : Nous sommes de pauvres
serviteurs ; nous n'avons fait que ce que nous devions faire.» "

Cette petite parabole, cette leçon de choses, vient compléter
l'enseignement de Jésus sur la foi.  En réalité, il ne s'agit plus ici de
foi, mais bien d'ordre et d'obéissance.  C'est vrai.  Mais ces deux
choses n'en font qu'une.  Quand quelqu'un croit en Dieu qu'il ne voit
pas, en Dieu qui se révèle en son Fils Jésus, il s'abaisse et s'humilie
devant un être - l'Etre par excellence - infiniment plus sage et plus
puissant que lui.  Celui qui croit en Dieu ne fait pas ce qu'il veut,
mais bien ce que Dieu veut : il accomplit l'ordre de Dieu, il obéit à
Dieu qui lui dicte sa Parole en son Fils Jésus.

Mais ce n'est pas tout.  Car Dieu n'agit pas comme les hommes.  Dieu
n'agit pas comme ce maître décrit dans la parabole racontée par Jésus.
Parmi les hommes, celui qui s'abaisse devant son maître, celui qui est
serviteur ne verra pas son maître venir s'abaisser aussi devant lui et le
traiter d'égal à égal : "Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi
à souper ; mets ton tablier pour me servir à boire et à manger ; ensuite,
tu mangeras et tu boiras à ton tour ?"  Mais, chez Dieu, cela ne se passe
pas ainsi : celui qui obéit à Dieu et fait sa volonté en croyant en lui,
Dieu fait aussi la volonté de cet homme, et, en quelque sorte, Dieu obéit
à l'homme.

En effet, Jésus vient de dire : "Si vous aviez de la foi gros comme un
grain de moutarde, vous auriez dit à ce mûrier, Déracine-toi, et va te
planter dans la mer, et il vous aurait obéi."  Or, il s'agit là d'un
miracle, d'une dérogation aux lois de la nature : si un arbre va se jeter
lui-même dans la mer, si une montagne vient à se déplacer toute seule,
parce que nous avons cru que Dieu pouvait le faire, alors, nul doute
qu'il ne s'agit pas là d'un acte naturel, mais d'une action de Dieu.  Si
nous faisons ce que Dieu veut, alors, Dieu fait ce que nous voulons !

Verrons-nous toujours Dieu nous obéir ?  Non.  Quelques fois seulement,
peut-être même rarement...  Ce n'est pas étonnant.  La foi est la foi.
Tant que nous ne sommes pas dans le Ciel, nous ne verrons pas Dieu.
Assez souvent, notre manque de vision provient de notre manque de foi, ou
d'une foi qui n'est pas assez forte pour voir Dieu agir parmi nous et
faire notre volonté...  D'ailleurs, l'avons-nous mérité ?  La foi
n'est-elle pas une grâce, un don gratuit de Dieu ?  Alors,
contentons-nous de croire, comme nous le pouvons, du mieux que nous
pouvons, et Dieu fera le reste, que nous le voyions ou non :  "Quand vous
aurez fait tout ce qu'on vous a ordonné, dites : Nous sommes de pauvres
serviteurs ; nous n'avons fait que ce que nous devions faire."

La Très Sainte Vierge Marie a toujours cru en Dieu, d'une manière
absolument parfaite.  Sa récompense fut qu'elle devint la Mère de Dieu,
et, vraiment, elle vit Dieu lui obéir en Jésus, son Fils selon la chair.
Mais, quand Marie vit son Fils mort sur la Croix du Calvaire, quand elle
vit le fruit de sa foi immaculée réduit à néant par les bourreaux, alors,
elle put dire, pour un temps, qui paraissait interminable, jusqu'au matin
de Pâques : "Nous sommes de pauvres serviteurs ; nous n'avons fait que ce
que nous devions faire."  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#143 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 6. Octobre 2010  20:18
Sujet: Homélie pour le vingt-huitième Dimanche dans l'Année - 10-10-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-huitième Dimanche dans l'Année.
" L'un d'eux, se voyant guéri, revint alors sur ses pas,
glorifiant Dieu tout haut.  Il se prosterna aux pieds
de Jésus et le remercia. "
Pour écouter mon homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c28dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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*************




Homélie pour le vingt-huitième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 17,
11-19




" Toujours en cheminant vers Jérusalem, Jésus passait aux confins de la
Samarie et de la Galilée.  Comme il entrait dans un village, dix lépreux
vinrent à sa rencontre ; s'arrêtant à distance, ils élevèrent la voix :
«Jésus, maître, disaient-ils, aie pitié de nous !»  Jésus les vit et leur
dit : «Allez vous montrer aux prêtres.»  Comme ils y allaient, ils furent
purifiés.  L'un d'eux, se voyant guéri, revint alors sur ses pas,
glorifiant Dieu tout haut.  Il se prosterna aux pieds de Jésus et le
remercia.  Or, c'était un Samaritain.  Jésus lui dit : «Tous les dix
n'ont-ils pas été purifiés ?  Où sont les neuf autres ?  Il ne s'est donc
trouvé que cet étranger pour revenir remercier Dieu...»  Puis il ajouta :
«Lève-toi, va, ta foi t'a sauvé.» "



Homélie :


" Toujours en cheminant vers Jérusalem, Jésus passait aux confins de la
Samarie et de la Galilée.  Comme il entrait dans un village, dix lépreux
vinrent à sa rencontre ; s'arrêtant à distance, ils élevèrent la voix :
«Jésus, maître, disaient-ils, aie pitié de nous !» "

Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn. 1, 26).  Le
Seigneur donna à l'homme un corps et une âme, afin que, par ces deux
éléments qui le composent, l'homme soit vraiment la créature la plus
proche de Dieu, et, en même temps, le résumé de toute la création.  Car,
dans l'univers que le Seigneur a créé dans son Amour, il y a, à une
extrémité, les êtres matériels qui sont toujours plusieurs et composés ;
et à l'autre extrémité, les êtres spirituels - les anges - qui sont
toujours simples et uniques.  Ainsi, en l'homme, Dieu a réuni ce qui est
plusieurs - dans son corps - et ce qui est unique - dans son âme.  Et
donc, le Seigneur a créé en l'homme un être qui lui ressemble, puisque,
dans son Amour infini, Dieu est plusieurs Personnes divines,
éternellement unies entre elles.

Comment donc l'Amour Créateur pourrait-il laisser les hommes et les femmes
en proie à tout ce qui cherche à détruire et leur corps, et leur âme ?
Dieu veut sauver tous les hommes, et tout l'homme.  Le Fils de Dieu est
venu sur terre et s'est fait homme pour que, par le Sacrifice rédempteur
de la Croix, la Vie éternelle, la Vie même de Dieu, devienne un jour le
partage de l'homme tout entier, corps et âme.  Aussi, lorsque ces dix
lépreux vont à la rencontre du Christ, le Seigneur Jésus ne peut
s'empêcher de penser à sa Mission : guérir les corps, mais aussi, et
surtout, guérir les âmes !  Si Jésus veut guérir ces dix hommes de la
lèpre qui les accable et les défigure, il entend d'abord toucher le coeur
de chacun d'eux en particulier, afin que l'image de Dieu y soit
pleinement restaurée.

" Jésus les vit et leur dit : «Allez vous montrer aux prêtres.»  Comme ils
y allaient, ils furent purifiés. "

Jésus les vit...  Il vit la laideur de leur corps, et surtout celle de
leur visage...  Ils avaient perdu cette beauté qui était un reflet de la
splendeur du Créateur...  Mais Jésus vit aussi l'âme de chacun d'eux.
Pour certains, l'âme était encore plus laide que le corps...  Pour
d'autres, Jésus voyait encore dans leur âme ce vestige de la création
première, vestige sur lequel le Sang de son Sacrifice suprême allait
bientôt se répandre pour la Résurrection finale !  Déjà, dans ce regard,
Jésus voyait tous les élus de Dieu rassemblés au dernier Jour de
l'humanité pour monter avec lui vers son Père, dans un face à face
éternel !  Alors, les ayant bien regardés, Jésus n'hésita pas à leur
donner un ordre, lui qui est le Maître de toute la Création : "Allez vous
montrer aux prêtres."

Tous les dix lépreux obéirent à l'ordre du Seigneur : ils allèrent se
montrer aux prêtres.  Tout lépreux, une fois guéri, devait en effet aller
se montrer au prêtre pour faire constater officiellement sa guérison et
retrouver ainsi le droit de se mêler aux autres hommes.  Mais, fait
surprenant, au moment même où les dix lépreux décident de partir pour
aller se montrer aux prêtres, ils ne sont pas encore guéris, du moins pas
encore dans leur corps...  Ce n'est qu'après avoir pris la route qu'ils
se retrouvent guéris de la lèpre !  En fait, ils étaient déjà guéris dans
leur âme, et c'est cette guérison spirituelle, la plus importante aux
yeux de Dieu, qui leur a permis de se mettre en route, cette route qui
fut le théâtre de leur guérison corporelle...

" L'un d'eux, se voyant guéri, revint alors sur ses pas, glorifiant Dieu
tout haut.  Il se prosterna aux pieds de Jésus et le remercia.  Or,
c'était un Samaritain.  Jésus lui dit : «Tous les dix n'ont-ils pas été
purifiés ?  Où sont les neuf autres ?  Il ne s'est donc trouvé que cet
étranger pour revenir remercier Dieu...»  Puis il ajouta : «Lève-toi, va,
ta foi t'a sauvé.» "

Voilà donc les dix lépreux guéris !  Mais, chose étonnante, il ne se
trouve qu'un seul sur les dix qui pense à revenir sur ses pas afin de
remercier le Seigneur de l'avoir guéri...  Peut-être que les neuf autres
ont remercié Dieu dans leur coeur ?  En tous cas, ils ont tous été
guéris.  C'est ce qui ressort très clairement des paroles mêmes du
Seigneur : "Tous les dix n'ont-ils pas été purifiés ?  Où sont les neuf
autres ?"  On peut penser que tous les dix ont bien reçu de Dieu la grâce
nécessaire pour aller remercier Jésus de les avoir guéri.  Mais,
malheureusement, il ne s'est trouvé qu'un seul homme pour répondre
fidèlement à cet appel du Seigneur...

C'est une leçon pour nous tous, une leçon de vigilance et de gratitude
envers la Providence divine.  Le chemin de la vie spirituelle, figuré par
cette route empruntée par les dix lépreux, est un chemin difficile,
parfois rempli d'obstacles.  Seul celui qui est vigilant suit le bon
chemin, qui est le Christ (cf. Jn. 14, 6).  C'est d'ailleurs le seul et
unique Chemin qui sauve : "Puis il ajouta : «Lève-toi, va, ta foi t'a
sauvé.» "  Sur le Chemin du Salut, tout compte : c'est toute notre
personne, corps et âme, qui doit rendre grâce à Dieu.  Il ne faut pas
suivre Jésus de loin : il faut être tout près de lui, avec notre foi,
notre espérance, notre charité, mais aussi avec notre corps, tout comme
Marie présente, debout au pied de la Croix, comme une femme forte !  Le
Sauveur des hommes n'est pas un être absent et loin de nous : il est là,
tout près, si près qu'il vient au dedans de nous à chaque Eucharistie !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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#144 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 12. Octobre 2010  8:10
Sujet: Homélie pour le vingt-neuvième Dimanche dans l'Année - 17-10-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
vingt-neuvième Dimanche dans l'Année.
" Lorsque le Fils de l'Homme reviendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
Pour écouter mon homélie, il vous suffit
de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c29dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
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Homélie pour le vingt-neuvième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 18, 1-8




" Jésus proposa une parabole pour montrer qu'il faut toujours prier sans
jamais se lasser.  «Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait
point Dieu et n'avait d'égard pour personne.  Il y avait aussi dans cette
ville une veuve qui venait fréquemment le trouver en disant : Fais-moi
justice de mon contradicteur.  Longtemps il refusa.  Mais un jour il se
dit : Je ne crains pas Dieu et je n'ai d'égard pour personne ; mais je
vais faire justice à cette femme tant elle m'importune ; sinon elle ne
cessera de me rompre la tête.»  Le Seigneur ajouta : «Vous entendez ce
que dit ce juge inique ?  Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui
crient à lui jour et nuit, même s'il tarde à les secourir ?  Je vous le
dis : il leur fera bientôt justice.  Seulement, lorsque le Fils de
l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» "



Homélie :


" Jésus proposa une parabole pour montrer qu'il faut toujours prier sans
jamais se lasser. "

En cette Journée mondiale de la Mission, quelques paroles de Jésus sur la
prière sont les bienvenues !  Car la prière, c'est le meilleur moyen pour
favoriser l'avancement de la Mission universelle de l'Eglise !
Tournons-nous vers Dieu et vers le Christ par la prière !  Jésus dit :
"Il faut toujours prier sans jamais se lasser."  Ce n'est pas un
commandement obligatoire : c'est un conseil.  Quand nous n'avons rien à
faire, prions !  Il y a bien des moments dans notre journée où nous
sommes inoccupés : si nous roulons en voiture, il y a bien des temps
d'arrêt, qui d'ordinaire menacent notre patience, et qui sont des
instants propices pour prier ; si nous voyageons en bus ou en métro, là
encore, que de temps libres pour prier !  Celui qui est ingénieux trouve
toujours du temps pour tout ce qu'il veut faire : alors pourquoi ne pas
consacrer cette ingéniosité à trouver du temps pour prier ?  Inutile de
dire de longues prières : beaucoup de prières très courtes valent bien
une longue oraison !

" «Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et
n'avait d'égard pour personne.  Il y avait aussi dans cette ville une
veuve qui venait fréquemment le trouver en disant : Fais-moi justice de
mon contradicteur.  Longtemps il refusa.  Mais un jour il se dit : Je ne
crains pas Dieu et je n'ai d'égard pour personne ; mais je vais faire
justice à cette femme tant elle m'importune ; sinon elle ne cessera de me
rompre la tête.» "

Jésus raconte une parabole destinée à encourager tous ceux qui croient en
lui à persévérer dans la prière, jusqu'à ce qu'ils soient exaucés.  Ce
n'est pas la première fois que le Seigneur raconte une parabole de ce
genre.  Rappelons-nous celle de l'homme qui vient frapper à la porte de
son ami, en pleine nuit, afin de lui demander des pains pour nourrir des
visiteurs imprévus.  Le Seigneur conclut cette parabole en disant : "Eh
bien, je vous le dis, quand même il ne se lèverait pas pour les lui
donner par amitié, à cause de son importunité il se lèvera, et lui
donnera tant qu'il en a besoin." (Lc. 11, 8)

" Le Seigneur ajouta : «Vous entendez ce que dit ce juge inique ?  Et Dieu
ne ferait pas justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit, même s'il
tarde à les secourir ?  Je vous le dis : il leur fera bientôt justice.» "

Le contraste est surprenant, et c'est cela qui doit motiver les enfants de
Dieu à prier leur Père qui est aux Cieux !  Car, si un juge, qui est
inique, c'est-à-dire qui rend la justice avec partialité, finit par
prononcer un jugement en faveur de cette veuve, alors, il faut absolument
croire, sans hésitation aucune, que Dieu, notre Père à tous, exaucera
notre prière et nous reconnaîtra avec justice comme ses enfants
d'adoption !  Mille et mille fois : n'ayons pas peur !  Mettons en Dieu
toute notre CONFIANCE !  Même si Dieu n'exauce pas notre prière
aujourd'hui, ni demain, croyons qu'il est seul le Tout-Puissant et que
jamais il ne nous abandonnera si nous persévérons à croire et à espérer
en lui !

Dieu est BON !  Il est l'Amour !  Il est déjà là en nous !  Seulement,
nous ne le voyons pas...  Il nous faut croire qu'il est là !  Toujours
croire !  Persévérer dans la foi, jusqu'au bout, jusqu'à la fin de notre
vie !  Il n'y a que cela à faire...  Prier pour croire toujours, et
croire pour prier toujours !  Jusqu'à la fin...  Sans jamais se lasser...
Jour après jour, semaine après semaine, année après année.  Car, à la
fin, c'est la Gloire du Paradis qui nous attend, le fruit de notre longue
et patiente persévérance dans la foi !

" «Seulement, lorsque le Fils de l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi
sur la terre ?» "

La veille de sa Passion, Jésus dit à Simon-Pierre : "J'ai prié pour toi
afin que ta foi ne défaille point." (Lc. 22, 32)  Il y a là un élément de
réponse à la question posée ici par le Seigneur : "Lorsque le Fils de
l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?"  Car Pierre et
l'Eglise ne font qu'un : c'est un même et unique Mystère, celui du Corps
mystique du Christ.  Oui, Jésus trouvera la foi sur la terre quand il
reviendra, car il a PRIÉ pour Simon-Pierre, et donc aussi pour toute
l'Eglise !  Mais, la clé du problème est toujours la même : la PRIÈRE !

Mettons en Dieu toute notre confiance, et sans aucun doute, tôt ou tard,
il nous exaucera.  Demandons à la Très Sainte Vierge Marie de nous aider,
non seulement à prier, mais aussi à croire en Jésus son Fils, Rédempteur
et Sauveur de tous les hommes !  Avec Dieu, Marie est là, dans l'Eglise
et dans le monde : avec l'Esprit-Saint son Epoux, Marie veille sur chacun
des enfants de Dieu, qui sont aussi ses enfants dans le Christ Jésus !
Dans cet esprit d'abandon et de confiance, recevons en nous
Jésus-Eucharistie, et ne formons qu'un seul Corps du Christ, dans une
seule foi, une unique espérance, une même charité !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#145 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 19. Octobre 2010  5:23
Sujet: Homélie pour le trentième Dimanche dans l'Année - 24-10-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
trentième Dimanche dans l'Année.
" Quiconque en effet s'élève, sera abaissé,
et celui qui s'abaisse sera élevé. "
Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c30dmann.mp3

Bonne lecture, ou bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le trentième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 18, 9-14




" Jésus dit encore cette parabole à l'adresse des gens qui se flattaient
d'être justes et méprisaient les autres : «Deux hommes montèrent pour
prier au temple ; l'un était pharisien, l'autre publicain.  Debout, le
pharisien priait en lui-même : Je te remercie, mon Dieu, de ne pas être
comme le reste des hommes, rapaces, malhonnêtes, adultères, ni même comme
le publicain que voilà ; je jeûne deux fois la semaine ; je paie la dîme
de tous mes revenus.  Le publicain, lui, restant à distance, n'osait même
pas lever les yeux au ciel ; il se frappait la poitrine en disant : O
Dieu, aie pitié du pécheur que je suis !  -  Eh bien !  je vous le
déclare, celui-ci redescendit justifié, au contraire de l'autre.
Quiconque en effet s'élève, sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera
élevé.» "



Homélie :


Voilà une parabole bien connue : celle du pharisien et du publicain !
Chacun peut se reconnaître dans l'un des deux personnages.  Mais dans
lequel ?  Dans le pharisien, ou dans le publicain ?  C'est bien là la
question du jour.  Si nous nous reconnaissons dans le publicain, je doute
fort que nous soyons de faux publicains, et, hélas, de vrais
pharisiens...  Car il ne s'agit pas de SE reconnaître, de SE penser, de
SE justifier, mais bien d'être ce que nous sommes sous le regard de Dieu.
C'est en effet Dieu qui justifie l'homme, et non pas l'homme qui SE
justifie.

Avoir l'humilité, c'est être vrai envers soi-même : l'humilité, c'est la
vérité.  Celui qui est vraiment humble verra toujours de l'orgueil en
lui.  L'humilité vraie ne se rend pas compte de son état : celui qui
possède l'humilité croit ne rien avoir, alors que, justement, il a Dieu
pour lui et en lui !  L'homme qui se reconnaît comme créature dépendante
de Dieu s'abaisse tellement en se mettant à sa véritable place devant son
Créateur que Dieu ne peut le laisser en cet état : le Seigneur l'élève
jusqu'à sa propre Gloire afin d'en faire son enfant d'adoption.  En un
mot, celui qui s'humilie, Dieu le justifie !

Plus quelqu'un se fait petit aux yeux de Dieu, plus le Seigneur se plaît à
venir habiter en lui et à faire resplendir cette lumière divine qui est
la sienne.  "Dieu est Lumière", nous dit Saint Jean (1 Jn. 1, 5 - cf.
aussi Ap. 21, 23 ; 22, 5).  C'est pourquoi tous ceux en qui Dieu habite
comme dans son Temple, Saint Paul dit qu'ils sont "lumière dans le
Seigneur" (Ep. 5, 8) : ce sont de "vraies lumières" (ibidem).  Véritable
paradoxe, paradoxe de l'évangile, bien sûr...  Il faut en effet
s'anéantir devant Dieu, croire que l'on tient tout du Seigneur, et le
réaliser vraiment, pour participer à la plus grande oeuvre qui soit au
monde : l'Oeuvre de Dieu !

"Vous êtes la lumière du monde...  Que votre lumière luise si bien devant
les hommes, qu'à la vue de vos bonnes oeuvres, ils glorifient votre Père
qui est dans les cieux." (Mt. 5, 14-16)  Grâce à notre humilité, nous
pouvons être lumières du monde !  Ne renversons pas l'ordre des choses :
nous ne devons pas nous efforcer d'être lumières du monde tout en nous
conservant dans l'humilité ; nous devons, au contraire, nous efforcer
d'être humbles afin de devenir, par la grâce de Dieu, lumières du monde.
"Quiconque en effet s'élève, sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera
élevé." (Lc. 18, 14)

Aujourd'hui, cet ordre des choses est peu observé, hélas...  L'orgueil
domine le monde, et c'est ce qui conduit le monde à sa perte...  Car
l'humilité, qui n'est pas seulement une vertu surnaturelle, mais aussi
humaine, n'est pas assez présente parmi les hommes de notre temps...
Quand quelqu'un possède l'humilité, alors, il se rapproche si près de
Dieu qu'il devient semblable au Créateur de toutes choses : l'homme
humble est un vrai homme, tellement vrai que, s'il n'y avait pas eu le
péché originel, il serait semblable au premier homme que Dieu créa à
l'aube de l'univers !

L'homme humble est un vrai homme, la femme humble est une vraie femme.
Puissions-nous avoir de tels hommes, et de telles femmes, pour gouverner
le monde, les pays, les régions, les villes et les villages !  Car ces
hommes et ces femmes seraient pour le monde entier de vraies lumières
capables d'actes parfois héroïques et désintéressés, de "bonnes
oeuvres" (Mt. 5, 16) pour le salut de toute l'humanité.  Des
personnalités vraies et marquantes, des hommes et des femmes qui puissent
être des repères pour leurs concitoyens, voilà ce dont notre monde a tant
besoin aujourd'hui !

Dans toute l'histoire de l'humanité, nous n'avons pas connu et nous ne
connaîtrons jamais de plus vraie femme que Marie, la Mère de Jésus.  Son
humilité est sans pareil et restera toujours inégalée et inégalable.  Ce
qui lui valut de recevoir la plus grande dignité qui soit : celle de Mère
de Dieu !  Vraiment, c'est bien en Marie que s'accomplit parfaitement
cette parole du Seigneur : "Celui qui s'abaisse sera élevé." (Lc. 18, 14)
Vraiment, Marie a été cette femme forte, cette vraie femme, cette
créature semblable à Dieu, portant son humanité à son parfait achèvement,
non seulement au pied de la Croix du Calvaire, mais surtout au Cénacle,
avec les Apôtres, le Jour de la Pentecôte !

Aujourd'hui, comme chaque dimanche, nous allons recevoir en nous
Jésus-Eucharistie.  Nous allons nous approcher de l'autel du Seigneur.
Cette démarche témoigne à la fois de notre humilité et de notre grandeur.
Elle témoigne de notre humilité, car nous nous abaissons à croire que ce
que nous voyons comme du pain n'est pas du pain mais bien le Corps du
Christ.  Elle témoigne de notre grandeur, car, dans la communion, nous
devenons vraiment le Corps du Christ, fils adoptifs dans le Fils unique
de Dieu !  Que cette démarche soit notre justification, pour le salut du
monde !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#146 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 26. Octobre 2010  6:17
Sujet: Homélie pour le trente-et-unième Dimanche dans l'Année - 31-10-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain,
trente-et-unième Dimanche dans l'Année.
" «Aujourd'hui le salut est entré dans cette maison,
car cet homme est, lui aussi, fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'Homme est venu chercher et
sauver ce qui était perdu.» "
Si vous désirez écouter mon homélie,
il vous suffit de télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c31dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour le trente-et-unième Dimanche dans l'Année  -  Année C  -  Lc. 19,
1-10




" Jésus entra dans Jéricho et traversait la ville.  Il y avait un homme
fort riche, nommé Zachée, chef des percepteurs d'impôts.  Il cherchait à
voir qui était Jésus et n'y parvenait pas, à cause de la foule, car il
était de petite taille.  Il courut en avant et grimpa sur un sycomore
pour le voir, puisqu'il devait passer par là.  Jésus, parvenu à cet
endroit, leva les yeux et lui dit : «Zachée, dépêche-toi de descendre,
car aujourd'hui c'est chez toi que je dois loger.»  Zachée descendit
prestement et accueillit Jésus dans la joie.  Ce que voyant, tout le
monde murmurait : «Il s'en va loger chez un pécheur...»  Mais Zachée,
debout devant le Seigneur, lui dit : «Seigneur, je donne désormais aux
pauvres la moitié de mes biens et si j'ai extorqué de l'argent à
quelqu'un je lui rends le quadruple.»  Jésus lui dit : «Aujourd'hui le
salut est entré dans cette maison, car cet homme est, lui aussi, fils
d'Abraham.  En effet, le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce
qui était perdu.» "



Homélie :


" Jésus entra dans Jéricho et traversait la ville.  Il y avait un homme
fort riche, nommé Zachée, chef des percepteurs d'impôts.  Il cherchait à
voir qui était Jésus et n'y parvenait pas, à cause de la foule, car il
était de petite taille. "

L'épisode raconté par Saint Luc dans l'évangile de ce dimanche se situe
fort peu de temps avant la Passion du Seigneur.  Après Jéricho, Jésus ira
à Béthanie, puis à Jérusalem pour y entrer solennellement le dimanche des
Rameaux.  La réputation de Jésus n'est pas plus à faire : il passe pour
le grand Prophète, celui que tout le monde attend, le Messie !  Aussi, la
foule accourt lorsque Jésus entre à Jéricho.  Il y a beaucoup de monde,
il y en a tant que les gens de petites tailles, comme ce Zachée, un
publicain, c'est-à-dire un collecteur d'impôts, ne réussissent pas à voir
ce Jésus dont on parle tant : "Il cherchait à voir qui était Jésus et n'y
parvenait pas, à cause de la foule, car il était de petite taille."

Si tout cela s'était passé aujourd'hui, Jésus n'aurait pas eu de mal à
être vu de tout le monde, ou presque.  A supposer que Jésus intéresse
proportionnellement autant de monde aujourd'hui qu'à son époque, ce qui
reste à prouver, il n'y a pas de doute que tout le monde ou presque
aurait pu le voir entrer à Jéricho, ou tout simplement à Rome, à Paris,
ou à Londres...  La télévision permet en effet qu'une personne soit vue
partout en même temps dans le monde entier !  Mais chacun de nous
aurait-il manifesté une certaine ardeur à voir Jésus ?  Quel effort y
a-t-il à faire pour regarder cet écran, cette lanterne magique ?
Assurément, notre effort aujourd'hui aurait été moins grand et moins
méritoire que celui de Zachée il y a près de deux mille ans...

" Il courut en avant et grimpa sur un sycomore pour le voir, puisqu'il
devait passer par là.  Jésus, parvenu à cet endroit, leva les yeux et lui
dit : «Zachée, dépêche-toi de descendre, car aujourd'hui c'est chez toi
que je dois loger.» "

La religion, ça dérange !  La foi et la morale, c'est quelque chose
d'exigeant !  Pour aller au Ciel, il faut faire effort !  Ne l'oublions
pas, Jésus est à quelques jours de sa Passion !  L'Esprit-Saint est sur
lui et le guide dans sa marche vers Jérusalem.  Mais, en chemin, l'Esprit
du Seigneur agit parmi les hommes et les femmes des villes et des
villages que Jésus traverse, et lui, l'Esprit, la Puissance de Dieu, se
répand déjà sur ces futurs disciples du Christ : il suscite en eux des
pensées et des actes héroïques.  Notamment, il inspire Zachée à faire
effort pour voir ce Jésus, le grand Prophète.  Alors, Zachée court, il
devance le Seigneur, il repère avec précision l'endroit où il va passer,
il monte sur un arbre, un sycomore, et il attend son passage !  Vraiment,
Zachée se dérange et fait effort pour voir Jésus !  Son effort va être
largement récompensé...

" Jésus, parvenu à cet endroit, leva les yeux et lui dit : «Zachée,
dépêche-toi de descendre, car aujourd'hui c'est chez toi que je dois
loger.»  Zachée descendit prestement et accueillit Jésus dans la joie. "

Zachée a témoigné de son amour pour Jésus en faisant effort pour le voir.
De son côté, Jésus témoigne de son Amour pour Zachée en particulier, et
pour tous les hommes en général, en s'invitant dans la maison de Zachée
pour y loger.  Quel échange merveilleux !  Amour pour amour !  "Si
quelqu'un m'aime, a dit Jésus, il gardera ma parole et mon Père l'aimera,
et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure." (Jn. 14,
23)  Si le Christ vient loger aujourd'hui chez Zachée, c'est pour
manifester par ce signe sa venue dans le coeur de ce même Zachée.  Car
c'est bien la venue du Seigneur dans notre âme qui est importante...

Faire effort pour voir Jésus...  Voilà tout un programme !  C'est
assurément dans le Ciel que tous, si nous faisons effort, nous pourrons
voir Jésus, assis à la droite du Père, vivant dans l'Esprit-Saint.
Alors, éternellement, Dieu Trinité, Père, Fils, et Saint-Esprit, habitera
en nous et nous en lui !  Mais, déjà, tout cela peut se réaliser
aujourd'hui.  Car nous pouvons recevoir le Seigneur en nous par le
sacrement de l'Eucharistie : si nous faisons effort, jour après jour,
pour nous garder purs de tout péché, alors, vraiment, Dieu demeure en
nous et nous en Dieu dans la sainte communion.  "Celui qui mange ma chair
et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui." (Jn. 6, 56)

" Ce que voyant, tout le monde murmurait : «Il s'en va loger chez un
pécheur...»  Mais Zachée, debout devant le Seigneur, lui dit : «Seigneur,
je donne désormais aux pauvres la moitié de mes biens et si j'ai extorqué
de l'argent à quelqu'un je lui rends le quadruple.»  Jésus lui dit :
«Aujourd'hui le salut est entré dans cette maison, car cet homme est, lui
aussi, fils d'Abraham.  En effet, le Fils de l'Homme est venu chercher et
sauver ce qui était perdu.» "

Zachée était un pécheur...  Qui ne l'est pas ?  Qui ne l'a jamais été ?
Seule la Très Sainte Vierge Marie n'a jamais péché.  Alors, quand Jésus
dit : "le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était
perdu," cela voudrait-il dire que Jésus n'est pas venu sur terre pour
Marie ?  Assurément non.  Jésus est venu sur terre pour Marie, d'abord,
car elle fut la première dans le temps à bénéficier de la présence du
Sauveur, et pour tous les hommes et toutes les femmes ensuite.  Mais
Marie, incluse dans le temps, et loin de rejeter les pécheurs, fait un
seul corps avec eux, avec nous !  Marie, conçue sans péché, est la Mère
de tous les hommes : elle a, avec tous les pécheurs, un lien unique, qui
la rend solidaire de tous !

Nous aussi, aujourd'hui, comme hier, et comme demain, nous sommes tous
solidères de tous les hommes pécheurs.  Et si mon voisin a péché, je
suis, en un certain sens, responsable de son péché.  Pareillement, si je
veux que la Paix règne dans le monde, je dois d'abord mettre la paix dans
mon coeur, dans ma maison, dans ma famille, dans mon entourage, dans mon
pays !  Si chacun de nous fait effort pour voir le Seigneur et attendre
son passage, alors, nul doute que le Seigneur, qui est le Prince de la
Paix, fera sa demeure chez nous !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#147 De: "Daniel" <daniel.meynen@...>
Date: Vendredi 29. Octobre 2010  20:42
Sujet: Homélie pour la fête de la Toussaint - 01-11-10
daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ !
Béni soit le Dieu trois fois saint qui s'est fait Homme !

Voici mon homélie pour la Fête de Tous les Saints !

En plus de cette homélie, que vous trouverez ci-après,
je vous invite à lire ou à écouter les autres homélies
que j'ai composées les années précédentes :

à lire :
http://meynen.homily-service.net/an99/aftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2000/bftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2001/cftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2004/cftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2006/bftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2007/cftouss.htm

à écouter :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bftouss.mp3
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/cftouss.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




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Homélie pour la fête de la Toussaint  -  Année A  -  Mt. 5, 1-12




"A la vue de la foule, Jésus gravit la montagne.  Il s'assit, et ses
disciples s'approchèrent de lui.  Alors il ouvrit la bouche et leur
donna ces enseignements : «Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre :
le royaume des cieux est à eux !  Heureux ceux qui sont doux : ils
posséderont la terre !  Heureux ceux qui pleurent : ils seront
consolés !  Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils
seront rassasiés !  Heureux les miséricordieux : ils obtiendront
miséricorde !  Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !  Heureux
les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu !  Heureux les
persécutés pour la justice : le royaume des cieux est à eux !  Heureux
serez-vous quand on vous insultera et qu'on dira faussement de vous
toute sorte de mal à cause de moi.  Réjouissez-vous et soyez dans
l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux !»"



Homélie :


"A la vue de la foule, Jésus gravit la montagne.  Il s'assit, et ses
disciples s'approchèrent de lui.  Alors il ouvrit la bouche et leur
donna ces enseignements : «Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre :
le royaume des cieux est à eux !»"

Aujourd'hui, l'Eglise fête tous les hommes et toutes les femmes,
jeunes ou vieux, qui sont dans ce lieu qu'on appelle "ciel" !
Aujourd'hui, l'Eglise fête tous les saints du ciel, tous ceux qui,
après leur mort, ont été jugés dignes du bonheur éternel auprès de
Dieu !  Aujourd'hui, l'Eglise fête tous ceux et celles qui, sur terre,
ont eu "un coeur de pauvre" : "Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre :
le royaume des cieux est à eux !"

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus disait, en parlant de sa mort future :
"Au soir de cette vie, je serai jugée sur l'Amour !"  Comme elle,
nous serons tous jugés sur l'Amour !  Or, cet amour sera jugé de deux
manières : quant à l'objet aimé, et quant à la mesure de ce même
amour.

D'abord, quant à l'objet aimé.  Pour être jugés dignes du ciel, nous
devons témoigner de l'amour pour Dieu durant toute notre vie, sans
jamais rétracter notre engagement envers notre Créateur.  Cela nous
est possible avec l'aide de la grâce de Dieu, et surtout moyennant la
réception du sacrement de l'Eucharistie qui donne la vie éternelle ;
car Jésus a dit : "Le pain du ciel est tel que si l'on en mange, on ne
meurt point" (Jn. 6, 50), voulant dire par là que l'on ne meurt point
spirituellement moyennant la réception de ce très grand sacrement du
Corps et du Sang du Christ.

Ensuite, quant à la mesure de cet amour.  Pour être jugés dignes du
ciel, il faut non seulement aimer Dieu, mais l'aimer par dessus toutes
choses, l'aimer d'un amour sans borne, d'un amour qui nous fasse
oublier tout le monde créé.  Pour être jugés dignes du ciel, il faut
que nous soyons prêts à renoncer à tous les biens que nous possédons
sur terre, y compris tous les êtres qui nous sont proches, comme le
sont les membres de notre famille.  Saint Louis-Marie Grignon de
Montfort, un grand apôtre de Marie, qui vécut en France au 18ème
siècle, n'hésita pas à prendre pour devise : "Dieu seul !"  Ici aussi,
c'est la communion eucharistique qui nous aide à accomplir ce pas de
géant vers l'éternité bienheureuse : car, en ne voyant que du pain et
du vin, mais en croyant que c'est réellement le Corps et le Sang du
Christ, nous renonçons à ce que nous avons de plus cher, notre
jugement propre et notre propre volonté.

"«Heureux les persécutés pour la justice : le royaume des cieux est à
eux !  Heureux serez-vous quand on vous insultera et qu'on dira
faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.»"

Malheureux sommes-nous si nous pensons que le Royaume de Dieu est déjà
parfaitement réalisé sur cette terre !  Certes, le Royaume de Dieu est
commencé dès ici bas, et ce Royaume, c'est l'Eglise du Christ.  Mais,
il ne sera complètement achevé pour chacun de nous, soit à leur notre
mort, soit au moment où le Seigneur reviendra sur terre à la fin des
temps.  Entretemps, le Royaume de Dieu, bien que commencé maintenant,
subit des persécutions et est en proie à des embûches de toutes
sortes, et ce, jusqu'à la victoire finale et à la résurrection dans le
Christ Seigneur.

La communion au Corps et au Sang du Christ, si elle peut nous apporter
la vie éternelle et la sainteté, nous fait cependant participer aussi
et d'une manière absolument primordiale - comme le moyen pour
atteindre la fin - à la Passion du Seigneur : "La coupe de bénédiction
que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ?  Le
pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ?"
(1 Cor. 10, 16)  La résurrection de notre âme et de notre corps nous
vient par l'Eucharistie, mais pas sans passer par la communion à la
Passion du Seigneur.  Il n'y a pas de saint qui soit au ciel sans
qu'il ait eu à passer par des souffrances et des tribulations au cours
de sa vie sur terre.

"«Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre
récompense est grande dans les cieux !»"

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort avait pour devise : "Dieu seul !"
Pourtant, il avait un immense désir : celui d'aller au ciel pour
voir Marie, la Mère de Dieu !  Or, ce désir ne contrariait point sa
devise si généreuse.  En effet, Marie est si sainte, Marie est si
"pleine de grâce" (Lc. 1, 28), qu'elle est un reflet parfait de la
Divine Trinité, et donc que, alors, la Très Sainte Trinité ne peut
plus être vue qu'avec Marie et par elle.  La récompense de celui qui
n'aime que Dieu seul est si grande que Dieu se donne lui-même à celui
qui l'aime ainsi, mais que, en plus il donne Marie pour Mère et pour
Modèle parfait de sainteté !  "Réjouissez-vous et soyez dans
l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux !"



Chanoine Dr. Daniel Meynen



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