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Homélie pour le vingt-cinquième Dimanche dans l'Année - 21-09-0   Liste de messages  
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Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-cinquième
Dimanche dans l'Année.
"Je suis pressé des deux côtés : mon souhait est de m'en aller
pour être avec le Christ, et ce serait de loin préférable ;
mais, pour vous, il est nécessaire que je demeure dans la chair."
Comme chaque semaine, mon homélie du dimanche est disponible sur mon
site, en format audio, pour être écoutée sous forme d'un fichier mp3 :
http://meynen.homily-service.net/an2008/mp3/a25dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-cinquième Dimanche dans l'Année - Année A
Is 55, 6-9 - Ph 1, 20c-24, 27a - Mt 20, 1-16a
par le Chanoine Dr. Daniel Meynen

Dieu : point de référence



Is 55, 6-9

Is 55, 6, Cherchez le Seigneur, puisqu'il se laisse trouver,
invoquez-le, puisqu'il est proche. 7, Que le méchant renonce à sa
conduite, et le pécheur à ses projets ; qu'il revienne au Seigneur
qui en aura pitié, et à notre Dieu qui pardonne généreusement. 8, Car
mes pensées ne sont pas les vôtres, et vos façons d'agir ne sont pas
les miennes, dit le Seigneur. 9, Mais autant le ciel domine la terre,
autant ma conduite est supérieure à la vôtre et mes pensées
surpassent les vôtres.

Dans la première lecture de ce dimanche, le Prophète Isaïe commence
par inviter ses auditeurs à chercher le Seigneur car, dit-il, il se
laisse trouver. Qui ne chercherait qui ou quoi que ce soit alors
qu'il est sûr de le trouver ? Tous, nous sommes avides de posséder
ceci ou cela. Pourquoi ne pas se mettre à la recherche de Dieu, afin
de le posséder, un jour, pour l'éternité ? Car Dieu est le Bien
suprême, le Bien parfait et unique par excellence, ce Bien que l'on
peut même toucher, par la Foi, une Foi animée par la prière faite
dans la charité : "Cherchez le Seigneur, puisqu'il se laisse trouver,
invoquez-le, puisqu'il est proche." (Is 55, 6)

Dans notre vie, tout consiste à nous tourner vers Dieu, de regarder
dans sa direction, et d'apprendre tout de lui. "Que le méchant
renonce à sa conduite, et le pécheur à ses projets ; qu'il revienne
au Seigneur qui en aura pitié, et à notre Dieu qui pardonne
généreusement." (Is 55, 7) Regarder Dieu par les yeux de la foi,
dans l'attente de la vision éternelle : voilà tout le but de l'homme
ou de la femme sur la terre. Il n'y a pas d'autre but que celui-là.
Tout autre objectif, tel, par exemple, la possession de l'argent ou
la recherche du plaisir, est vain et inutile. Car Dieu nous a créés
à son image et à sa ressemblance, voulant, par là, être lui-même
notre seul bonheur !

Si nous cherchons Dieu, nous le trouverons, immanquablement !
Mettons-nous à l'oeuvre ! Qu'attendons-nous ? Que la mort nous
surprenne ? Alors, il sera trop tard... Mettons-nous donc au
travail ! Prions le Seigneur ! Il nous donnera sa grâce et son
Esprit-Saint, et alors nous ne craindrons pas d'entendre le Seigneur
dire lui-même : "Mes pensées ne sont pas les vôtres, et vos façons
d'agir ne sont pas les miennes." (Is 55, 8)


Ph 1, 20c-24, 27a

Ph 1, 20c, Frères, aujourd'hui comme toujours, le Christ sera glorifié
dans mon corps, soit par ma vie, soit par ma mort ; 21, car ma vie,
c'est le Christ, et la mort m'est un gain. 22, Mais, si la vie dans
ce corps est utile à mon oeuvre, je ne sais alors que préférer. 23,
Je suis pressé des deux côtés : mon souhait est de m'en aller pour
être avec le Christ, et ce serait de loin préférable ; 24, mais, pour
vous, il est nécessaire que je demeure dans la chair. 25, J'en suis
convaincu, je le sais : je resterai et demeurerai avec vous tous,
pour le progrès et la joie de votre foi. 26, Et ainsi mon retour
auprès de vous vous donnera un nouveau sujet de fierté dans le Christ
Jésus. 27, Seulement montrez-vous, dans votre conduite, dignes de
l'Évangile du Christ.

Le passage que nous lisons aujourd'hui comme seconde lecture
liturgique est assez connu. La grande Thérèse, Sainte Thérèse
d'Avila, fondatrice du Carmel réformé, a vécu pareille situation au
cours de sa vie fort bien remplie, tant par la prière que par les
fondations de plusieurs monastères. Comme Saint Paul, Sainte Thérèse
d'Avila était arrivée à ce point de la vie spirituelle qu'elle était
partagée entre deux amours très forts et indissociables : l'amour du
Seigneur - un amour qui surpasse tout - et l'amour de l'Église.

D'une part, Sainte Thérèse aurait souhaité que la mort vienne
l'emporter pour jouir du Seigneur pour l'éternité, dans le Ciel ;
d'autre part, la même Sainte souhaitait rester auprès de ses soeurs
de religion, afin de continuer avec elles l'expansion du Règne de
Dieu sur la Terre ! Comme Saint Paul, elle pouvait dire : "Je suis
pressé des deux côtés : mon souhait est de m'en aller pour être avec
le Christ, et ce serait de loin préférable ; mais, pour vous, il est
nécessaire que je demeure dans la chair." (Ph 1, 23-24)


Mt 20, 1-16a

Mt 20, 1, Jésus disait à ses disciples : «Il en va du royaume des
cieux comme d'un propriétaire qui sortit de grand matin afin
d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. 2, Il convint avec eux d'un
denier par jour, et les envoya travailler à sa vigne. 3, Vers la
troisième heure, il sortit encore, en vit d'autres en train de flâner
sur la place, 4, et leur dit : Allez, vous aussi, travailler à ma
vigne et je vous donnerai un juste salaire. 5, Ils y allèrent. Il
sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et fit
de même. 6, Sorti enfin vers la onzième heure, il en trouva d'autres
encore désoeuvrés sur la place : Pourquoi, leur dit-il, rester ici à
chômer toute la journée ? 7, Ils répondirent : Personne ne nous a
embauchés. - Allez, leur dit-il, vous aussi, travailler à ma vigne.
8, Le soir vint. Le propriétaire de la vigne dit à son régisseur :
Fais venir les ouvriers ; paie-les, en allant des derniers aux
premiers. 9, Les hommes embauchés à la onzième heure vinrent, et
reçurent un denier par tête. 10, Quand les premiers se présentèrent,
ils s'attendaient à toucher davantage ; mais ils reçurent également
un denier par tête. 11, Et en le recevant, ils murmuraient contre le
propriétaire : 12, Ces derniers, disaient-ils, n'ont travaillé qu'une
heure, et tu les traites comme nous qui avons supporté la fatigue du
jour et de la chaleur. 13, Le maître avisa l'un d'eux : Mon ami,
dit-il, je ne te fais point de tort ; ne sommes-nous pas convenus
d'un denier ? 14, Prends ce qui te revient et va-t'en. Il me plaît de
donner à ce dernier autant qu'à toi. 15, N'aurais-je peut-être pas le
droit de disposer de mon bien comme il me plaît ? Vois-tu d'un
mauvais oeil que je suis bon ? 16, Ainsi les derniers seront les
premiers, et les premiers seront derniers.»

Une autre Thérèse, Sainte Thérèse de Lisieux, Docteur de l'Église,
tout comme la grande Thérèse d'Avila, aurait pu nous donner un
commentaire de cet évangile par une simple leçon de choses. Elle se
serait baissée, là, devant nous, et courbée vers le sol, le nez
presque dans la poussière, elle aurait ramassé une épingle, ou quoi
que ce soit de négligeable, mais en se redressant, elle aurait porté
le monde sur ses frêles épaules afin de l'offrir à Dieu dans l'élan
de son coeur rempli d'amour ! Droite devant vous, elle aurait
déclaré, comme un docteur du haut de sa chaire, que ramasser une
épingle par amour pour Dieu peut sauver une âme, ou tout au moins la
convertir !

Assurément, tous les ouvriers envoyés par le maître n'ont pas tous
travaillé de la même manière, ni pendant un temps égal pour chacun.
Mais ce n'est pas la peine endurée ni le poids du travail supporté
qui compte aux yeux du Seigneur. Non. Ce qui compte, c'est
accomplir sa volonté ! Avec un ouvrier, le maître a convenu de lui
donner pour salaire un denier. Avec un autre ouvrier, qui aura
travaillé moins que le premier, le maître aura aussi convenu de lui
donner un denier. Qu'est-ce qui importe ? Le temps de travail ? Ou
le fait de recevoir un denier, signe de la récompense de la vie
éternelle ?

N'oublions pas ce que Saint Paul a écrit : "J'estime qu'il n'y a pas
de proportion entre les souffrances du temps présent et la gloire
future qui doit se révéler en nous." (Rm 8, 18) La Vie éternelle
n'est pas un dû : c'est une grâce ! Que la Très Sainte Vierge Marie
nous conduise tous sur le Chemin d'éternité !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/


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Homélies supplémentaires sur le même évangile :

http://meynen.homily-service.net/an99/a25dmann.htm
http://meynen.homily-service.net/an2002/a25dmann.htm













Mardi 16. Septembre 2008  20:20

daniel_meynen
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Loué soit Jésus-Christ ! Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-cinquième Dimanche dans l'Année. "Je suis pressé des deux côtés : mon souhait...
daniel_meynen
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16. Septembre 2008
20:20
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