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Expo de Corps chinois à Paris et trafic d'organes en Chine   Liste de messages  
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L'exposition "Our Body, à corps ouvert" assignée en justice
le 6/4/2009 à 12h24  par Rue 89
    
L'exposition « Our Body, à corps ouverts » où des corps de jeunes Chinois
sont montrés au public, pourrait être interdite. L'affaire, portée par les
associations Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine a été
plaidée le 1er avril en référé devant le tribunal de Grande instance de
Paris, par maître Richard Sédillot. Voici ses arguments.
 

Our Body, une exposition controversée Ce texte a été publié sur le site
d'informations Rue 89, partenaire d'Aujourd'hui la Chine
Exhibés comme une marchandise spectacle, dix-sept cadavres de jeunes Chinois
sont actuellement présentés, à l'occasion d'une bien étrange exposition
dénommée « Our Body, à corps ouverts », organisée Boulevard de la
Madeleine à Paris.
Montrés comme des curiosités, les corps sont dépecés, disséqués,
éviscérés, découpés, innervés. De nombreux visiteurs acquittent la somme
de quinze euros pour assister à cette contestable exposition de corps humains
dont l'origine reste encore sujette à interrogation. Quelle aurait été la
réaction du grand public (et des autorités) si les corps avaient été ceux de
ressortissants français ? Peut-on imaginer qu'on n'aurait pas alors tenté d'en
déterminer l'origine ? La nationalité chinoise des êtres humains ainsi
traités serait-elle une circonstance atténuante de ces manipulations et de
leur exhibition ?
Fascination morbide
Aux côtés de ces cadavres conservés selon une technique particulièrement
sophistiquée, l'imprégnation polymérique, dont l'organisateur explique
qu'elle nécessite des heures de travail, de nombreuses vitrines présentent des
organes, eux-mêmes prélevés sur des corps humains : poumons, foies, cÅ“urs,
estomacs, reins…
Les visiteurs, qui semblent pour certains fascinés par cette exposition
morbide, ont-ils, un instant, imaginé le sentiment qu'ils pourraient éprouver
en constatant que le corps d'un de leur proche, en eut-il fait don à la
science, a fait l'objet de manipulations pour être ensuite exhibé aux yeux du
grand public dans une galerie située sur une grande artère parisienne ?
Se sont-ils posé la question de l'origine de ces cadavres, qui ont été
fournis par une fondation située en Chine, alors même que les pratiques
judiciaires et carcérales de ce pays sont dénoncées par toutes les
organisations de défense des droits de l'homme ?
Des corps de condamnés à mort ?
Se sont-ils demandé si les personnes dont les cadavres sont présentés ont
consenti à cette macabre exposition ? Ne sait-on pas ici que, dans de nombreux
cas, les parents des suppliciés chinois se plaignent de n'avoir pas pu voir ni
recueillir la dépouille de leur proche ?
Selon la tradition chinoise, la mise en terre d'une personne décédée
correspond à l'acte le plus sacré de la vie familiale. On peut en déduire à
quel point l'exposition de corps sans sépulture peut être traumatisant pour
les familles concernées.
Harry Wu, ancien prisonnier politique chinois de 1960 à 1979 et actuellement
réfugié aux États-Unis où il Å“uvre pour les droits des Chinois, explique
que les prisonniers sont, en Chine, exploités par l'État de leur vivant, mais
que cette exploitation ne cesse pas avec leur mort. Les corps et les organes des
prisonniers ou des condamnés à mort font l'objet d'un commerce. Harry Wu reste
convaincu que certains des corps présentés à l'occasion d'expositions
comparables à celle qui est actuellement organisée à Paris sont ceux de
condamnés à mort chinois, il est d'ailleurs parvenu à faire interdire cette
exposition dans plusieurs états américains.
Avis négatif du comité consultatif d'éthique
Avant qu'elle ne soit présentée en un lieu privé, à l'Espace Madeleine, la
Cité des sciences et le musée de l'Homme avaient été sollicités. Ces deux
établissements ont refusé d'ouvrir leurs portes à cette manifestation en
raison notamment de l'avis donné par le Comité Consultatif National d'Ethique
à son propos.
Selon le Comité, cette manifestation introduit un regard techniciste sur les
corps, proposant une approche qui « n'est pas sans rappeler le traitement des
cadavres dans les camps d'extermination lors de la dernière guerre ». Il
ajoute, dans son avis, que l'exhibition des corps constitue une atteinte à
l'identité des individus qu'ils ont été, et donc à leur dignité. Le Comité
d'éthique ajoute « il parait donc difficile de considérer qu'une telle
exposition satisfait à une vision éthique de la personne humaine ».
Selon le code civil, le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort
L'exposition semble d'ailleurs organisée au mépris des dispositions du code
civil (article 16 et suivants) qui prévoient que le respect dû au corps humain
ne cesse pas avec la mort, que les restes de personnes décédées doivent être
traitées avec dignité et décence, que l'atteinte portée à l'intégrité du
corps ne peut se concevoir qu'en cas de nécessité médicale. Cette exhibition
parait également contrevenir au principe, prévu par le code de la santé
publique, qui dispose que le prélèvement d'organes sur une personne dont la
mort a été dument constatée ne peut être effectué qu'à des fins
thérapeutiques ou scientifiques.
De nombreux intellectuels, dont le directeur de la Maison Auschwitz, le
Président de Paris-IV et Marie Darrieussecq se sont élevés contre
l'organisation de cette exposition, en signant une pétition restée à ce jour
sans effet. L'exposition a accueilli 110 000 spectateurs à Lyon, 35 000 à
Marseille et l'organisateur en espère 300 000 à Paris.
Reste enfin l'aspect mercantile de la manifestation. Le droit d'entrée est de
quinze euros, le catalogue coûte quinze euros cinquante, et le producteur de
l'événement explique qu'il espère en tirer un bénéfice. Que penser dès
lors d'une société qui accepte qu'on fasse profit de cadavres, d'organes et
des restes de personnes décédées dans des conditions ignorées et qui se
trouvent ainsi privées d'une sépulture décente ?
Les associations Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine, que je
représente, ont décidé de saisir le tribunal de grande instance de Paris tant
leur semblent graves les atteintes portées à certains des droits fondamentaux
de la personne humaine. Décision du tribunal le 9 avril.

Poster un commentaire : (8 avis)

Rangzen a écrit le 8/4/2009 à 14h56 :
Le pouvoir communiste s'adonne-t-il en Chine au trafic d'organes humains,
notamment de ses détenus, voilà la question ! Et le reste n'est que
littérature.





[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été
supprimées]




Mercredi 8. Avril 2009  6:57

peurangzenzangmayin@...
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L'exposition "Our Body, à corps ouvert" assignée en justice le 6/4/2009 à 12h24  par Rue 89      L'exposition « Our Body, à corps ouverts » où des...
Rangzen Dordjé
peurangzenzangmayin@...
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8. Avril 2009
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