L'émission « pièces à conviction » intitulée « le scandale de la
France contaminée » passera le 11 février à 20h35 sur France 3
Cette émission parle de la contamination radioactive « banale » en
France. Des pressions, par AREVA, ont déjà commencé pour empêcher la
diffusion de cette émission.
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=6486
Raison de plus pour se donner rendez-vous mercredi soir devant la
télé ;o)
Cyber @ction 300 : COSTA RICA : COUPS BAS CHEZ DEL MONTE
accès direct en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=374
« La santé et le bien-être sont pour nous une priorité » proclame la
compagnie Del Monte, l'un des plus grands producteurs de fruits au
monde. Certes, mais cette généreuse « priorité » semble être à
géométrie variable... Elle n'arrive pas, en tout cas, jusqu'aux
ouvriers de la Piňales de Santa Clara SA, compagnie costaricaine
certifiée SA 8000(1) qui fournit Del Monte en ananas… Depuis mars
2008, les syndicalistes du SITAGAH(2) y sont harcelés.
Nombre d'entre eux, y compris des employés seulement soupçonnés de
sympathie envers le syndicat, ont même été licenciés. Pourtant, ils
demandaient seulement le respect de leurs droits. Le SITAGAH en
appelle donc à la solidarité internationale pour faire pression sur
Del Monte et son fournisseur.
Sur le site de Peuples Solidaires, retrouvez l'intégralité de cet
Appel http://www.peuples-solidaires.org/article914.html
ou téléchargez-le en format PDF
http://www.peuples-solidaires.org/IMG/pdf/Action_urgente_par_e-
mail_vpdf.pdf
COMMENT AGIR ?
Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=374
Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : coup bas chez Delmonte
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
cyberacteurs@...
pinales@...
dmurray@...
Cliquer ici :
<mailto:cyberacteurs@...;pinales@...>
<mailto:cyberacteurs@...,pinales@...>
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion aux Directeurs
de Pinales Santa Clara SA et de Del Monte Costa Rica et à Cyber
@cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
############
Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :
Señor Gerente:
Me he enterado/a por Pueblos Solidarios (Francia) de la situación en
Piñales de Santa Clara, proveedor de Del Monte. Estoy indignado/a por
el hostigamiento a los afiliados al sindicato SITAGAH por diferentes
medios, entre los cuales el desmejoramiento de condiciones laborales
y salariales, y el despedido de muchos de ellos en 2008 y enero 2009.
También me preocupan ciertas prácticas desleales como la proyección
de vídeos con alusiones antisindicales.
Ante la situación que describen SITAGAH y COSIBA-CR, repudio las
violaciones a los derechos fundamentales de los y las trabajadoras.
Por lo tanto solicitamos:
- Parar inmediatamente estas acciones antisindicales
- Reintegrar a los despedidos con todos sus derechos
- Empezar un diálogo social con el SITAGAH para el respeto de la
libertad sindical y el mejoramiento de las condiciones de trabajo.
############
Monsieur le Directeur,
J'ai été informé/e par Peuples Solidaires (France) de la
situation dans la plantation Piñales de Santa Clara SA, fournisseur
de Del Monte. Je suis indigné/e par le harcèlement des membres du
syndicat SITAGAH par différents moyens, parmi lesquels la
dégradation de leurs conditions de travail et salariales, et le
licenciement de nombre d'entre eux en 2008 et janvier 2009. Je suis
également préoccupé par certaines pratiques déloyales comme la
projection de vidéos contenant des allusions antisyndicales.
Vu la situation que décrivent SITAGAH et COSIBA-CR, je dénonce ces
violations des droits fondamentaux des travailleurs et des
travailleuses. Par conséquent je vous demande :
- l'arrêt immédiat des actions antisyndicales ;
- la réintégration les personnes licenciées ;
– l'initiation d'un dialogue social avec SITAGAH pour le respect
de la liberté syndicale et l'amélioration des conditions de travail.
–
############
Cette action a été lancée par Peuples Solidaires :
Peuples Solidaires agit pour la défense internationale des droits de
l'homme au travail, en lien avec ses partenaires internationaux,
Peuples Solidaires lance des actions urgentes et des campagnes de
solidarité internationale.
Plus d'information sur : http://www.peuples-solidaires.org/
rubrique125.html
PLUS DE DETAILS :
Dans les plantations de la Piňales de Santa Clara, le salaire prévu
pour les tâches pénibles n'est pas appliqué, bien que les
ouvriers soient exposés à des pesticides toxiques comme le
Chlorphirifos. C'est pour traiter de ce type de problèmes qu'en
mars 2008, un groupe d'ouvriers décide de rejoindre le SITAGAH.
Dès lors, les ouvriers syndiqués subissent diverses formes de
répression. Au quotidien, les brimades s'ajoutent aux baisses du
salaire et à la dégradation des conditions de travail. La direction,
avec l'appui de l'Ecole Jean XXIII, auxiliaire du solidarisme(4),
mène par ailleurs une campagne active pour dénigrer le syndicat.
Elle organise entre autres des projections de vidéos contenant des
allusions antisyndicales. Enfin, en avril 2008, elle licencie neuf
syndicalistes, dont Enuel Gerardo Pérez Hernández, le représentant
de SITAGAH.
Malgré tout, le syndicat maintient son offre de dialogue. Il obtient
la tenue d'une réunion, le 13 juin 2008, au cours de laquelle la
direction s'engage formellement à respecter les ouvriers
syndiqués. Cependant, l'entreprise ne réintègre pas les ouvriers
licenciés et va violer à plusieurs reprises sa propre parole.
La répression franchit un nouveau stade à la fin de l'année 2008.
Les 21 et 22 novembre, dix-sept ouvriers sont congédiés dont Martín
Troz Díaz et Ricardo Chacon Téliez, les deux derniers représentants
de SITAGAH. En tant que tels, ils sont pourtant déclarés au
ministère du Travail… Le 15 décembre, le syndicat nomme un nouveau
représentant, Randal Chávez Parra. La riposte ne se fait pas
attendre : le 6 janvier 2009, ce dernier sera à son tour congédié,
ainsi que d'autres affiliés et ouvriers dont certains étaient
seulement soupçonnés d'adhérer à l'organisation...
C'est est trop pour le SITAGAH qui a de nouveau interpellé le
ministère du Travail, où des réunions de conciliation sont en
cours. Toutefois il en faudra plus pour faire fléchir l'entreprise,
et notre partenaire a donc décidé de rendre ces violations
publiques. Dans son appel à la solidarité internationale, SITAGAH se
montre particulièrement préoccupé par le fait que la Piňales de
Santa Clara SA soit labellisée par plusieurs organismes de
certifications, dont le standard de responsabilité sociale SA 8 000
et le Global Gap. Encore une fois, la situation sur le terrain
contraste avec la publicité que font les entreprises autour de ces
labels censés garantir leurs bonnes pratiques.
Notes :
(1) Les entreprises qui adhèrent à la norme SA 8000 s'engagent,
entre autre, à respecter les législations nationales, les principes
de la Convention Internationale du Travail, et à respecter des
exigences dans le domaine suivant : santé & sécurité, libertés
syndicales et négociations collectives, discrimination et pratiques
disciplinaires, heures de travail, rémunération et système de
management. La délivrance du label dépend du contrôle de ces
exigences par un audit externe, mais payé par le client…
(2) Sindicato de Trabajadores Agrícolas, Ganaderos y Anexos de
Heredia (Syndicat des travailleurs de l'agriculture, de l'élevage et
des branches connexes de la ville de Heredia). Le SITAGAH est membre
de la Coordination des Syndicats de la Banane du Costa Rica (COSIBA-
CR), elle-même affiliée à la Coordination Latino-américaine des
Syndicats de la Banane (COLSIBA).
(3) Corporation Bananière Nationale : il s'agit de l'organisme
directeur de l'industrie bananière au Costa Rica.
(4) Le solidarisme est un mouvement costaricain qui promeut des
syndicats « maison », avec une approche clientéliste et
paternaliste de la négociation collective. Lancé dans les années
1980 à grands renforts de moyens, appuyé par les multinationales,
l'Ambassade des Etats-Unis et une frange de l'Eglise, il
s'oppose en permanence à l'émergence de véritables
organisations syndicales, libres et indépendantes. Il n'est pas
reconnu par l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Pour
plus de détails, lire la page 19 du rapport Dole, Derrière
l'écran de fumée..., (Peuples Solidaires, 2006).