J'ai eu la chance, tout comme jppruvot@..., de voir Edita Gruberova en France lors de quelques rares occasions, au TCE en récital seule (mars 1998) et avec Vesselina Kasarova (juin 1999, récital au cours duquel un des bis était "Mira, o Norma", comme quoi elle pensait déjà à Norma, quoi qu'on en dise...) et à Nice, pour La Fille du Régiment (février 1999). Il me semble qu'elle n'est pas venue à Paris depuis juin 1999.
Paris n'invite pas ou plus Madame Gruberova; c'est désolant. On se prend pourtant à rêver d'une trilogie Tudor à Garnier. Combien faudra-t-il encore attendre?
A ma connaissance, elle n'a jamais chanté d'opéra à l'opéra de Paris, mais s'est seulement produite en concert.
On peut, en tous cas, espérer que Segalini, en allant voguer vers les cieux vénitiens, a emporté sa méchanceté, son ignorance et sa mauvaise influence. D'ailleurs, je me réjouis de la bonne critique que le dernier Opéra International a donnée à la Norma de Baden-Baden; c'est un signe de progrès pour cette revue...
Je signale aussi pour ceux qui ne le savent pas déjà que l'on trouve désormais plus facilement et à un prix plus abordable dans les bacs des bons disquaires le Don Giovanni de la Scala de Milan en DVD, dans lequel Gruberova est extrêmement impressionnante.
Gilles TAILLEFER
Otello1999@...