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#2946 De: Sylvia Bertoncello <jysyber@...>
Date: Jeudi 6. Novembre 2008  9:35
Sujet: d'Inde
jysyber@...
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Bonjour a tous, je vis en Inde et suis prof de Fle. Une ecole me propose des cours de francais a des eleves de 10 a 12 ans. En France je n'ai travaille qu'avec des adultes. Tous vos conseils, suggestions, methodes sont les bienvenus. Merci bien. Sylvia


#2947 De: Sylvia Bertoncello <jysyber@...>
Date: Dimanche 9. Novembre 2008  10:55
Sujet: merci
jysyber@...
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Merci Linda pour toutes ces suggestions, je vais en faire bon usage ! Sylvia



#2948 De: MiKE <mickael@...>
Date: Mardi 2. Décembre 2008  2:34
Sujet: Sauvons le Français !
m_i_c_k_o_u
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Sauvons le Français !

 

 C’est un triste constat que nous devons faire aujourd’hui : la langue française est morte ou en tout cas est sur le point de l’être. Snobée à l’étranger, maltraitée par les Français eux-mêmes, notre langue est sur le déclin. Personne ne tente de la sauver. Elle est en péril. A tous les étages de la société française, on s’en moque.

Les politiques, qui devraient pourtant montrer l’exemple, sont les premiers pourfendeurs du Français : un Président de la République qui commet de nombreuses fautes de syntaxes ou qui n’hésite pas à user, voire abuser, de mots grossiers, des ministres qui empruntent le langage de la rue comme la célèbre « glandouille » de Fadela Amara, une ex-candidate au pouvoir suprême qui invente des mots. Victor Hugo, Lamartine, Baudelaire doivent se retourner dans leur tombe. Eux, qui ont porté le Français au-delà de nos frontières, ont été les ambassadeurs d’une certaine idée de la France qui passait par sa langue. Charles Quint roi d’Espagne et Empereur du Saint Empire, ennemi de François Ier reconnaissait la grande place du français « La langue Française est langue d’Etat, la seule propre aux grandes affaires ».

La puissance française s’est longtemps expliquée par la place prépondérante qu’avait sa langue. Ainsi lors des conquêtes Napoléoniennes on a imposé cette langue. Au XIXe siècle, la cour du tsar de toutes les Russie parlait français, c’était une, si ce n’est la langue noble par excellence. La langue parlée par les Grands. Elle s’alliait également avec la puissance et le rayonnement culturels français. C’est fini. Pourtant elle est belle notre langue. Anatole France en donnait une définition magnifique « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »

Pourtant nous Français nous nous en éloignons petit à petit. Le langage utilisé par les jeunes s’installe, détruisant peu à peu des siècles de littérature. Chaque année le Larousse, le Robert se font complice de cet assassinat. On crée des néologismes, on inverse les syllabes et pis on parle le franglais. De la « bravitude » de Madame Royal à « bonificatoire » utilisé il y a peu par un commentateur cycliste, on atteint des sommets. Nicolas Sarkozy doit sa victoire à cette évolution de la société. Il a tout compris. Il a délaissé les grandes phrases, les mots compliqués afin de toucher un plus grand électorat. Les ouvriers ont adhéré.

Rappelez-vous lorsque Georges Pompidou, Valery Giscard d’Estaing ou François Mitterrand (grand homme de lettres s’exprimaient cela avait une autre allure que les discours de Guaino ! Le « verlan » fait des ravages dans les cours de récréation. Tout comme les « SMS » qui poussent les adolescents à mâcher, gâcher les mots. Et tout cela, bien sûr, se retrouve dans les copies. Les professeurs s’étranglent en lisant des sommités comme « de Golle » ou « keske que la liberté ». Un fossé se creuse entre anciens pour qui le Français est la mère de la patrie, le symbole même de l’identité française et les jeunes pour qui ce langage est juste un moyen de communiquer. Pourtant l’objectif de la langue est de permettre le contact entre personnes différentes.

Walther von Wartburg déclare que « Comme moyen d’expression individuelle la langue française est peut-être inférieure à d’autres langues, en particulier à l’allemand. Mais la langue a une autre fonction : elle sert de lien entre les différents membres de la société ; elle met en rapport les différents individus du même groupe linguistique. Envisagé de ce point de vue le français, grâce à sa clarté, est supérieur à toutes les autres langues. Ce n’est pas en vain que trois siècles y ont travaillé avec une ardeur incomparable. » Cela s’associe à un déclin de l’idée de patrie.

Camus disait que « Ma patrie c’est la langue française ». Certains ont honte d’être français, crachent sur les symboles de la République et sur le premier d’entre eux, la langue. Enfin, le franglais. Le pire de tous. L’entrée de l’anglais dans les classes a été une catastrophe. Déjà parce qu’il a restreint, en heure, l’apprentissage de la grammaire, de l’orthographe. De plus les élèves ont mélangé les deux langues. Ainsi on assiste à une disparition des accents dans les copies. En effet dans la langue de Shakespeare il n’y a pas d’accent. La langue de Molière en fait donc les frais au nom de la globalisation. Il faut parler Anglais absolument.

Bientôt la langue d’Outre-manche sera langue officielle. Déjà les médias ont adopté cette posture. On utilise des mots anglais alors que notre belle langue compte des traductions très appropriées. Ainsi le programme diffusé à vingt et une heure est appelé le prime time au lieu de première partie de soirée. Le Président de la République a organisé le 14 juillet une garden party. Au cinéma on assiste à des remake, en musique on sort des best of et en télévision on crée des spin off. Voilà l’état dans lequel se trouve notre langue.

Dans un état végétatif. Prêt à recevoir le coup final. Il faut donc sauver le français pour pouvoir laisser à nos enfants ce merveilleux don fruit d’âpres batailles et comme a dit Paul Valery « Écrire purement en français, c’est un soin et un amusement qui récompense quelque peu l’ennui d’écrire ».

 
M i K E

  
   
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#2949 De: bergue christophe <berguejapon@...>
Date: Jeudi 4. Décembre 2008  8:35
Sujet: exercices d'écoute en ligne
berguejapon
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Bonjour,
 
J'ai le plaisir de vous présenter mon site d'exercices d'écoute en ligne.
 
Cordialement,
Christophe BERGUE


#2950 De: MiKE <mickael@...>
Date: Mercredi 10. Décembre 2008  19:44
Sujet: «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
m_i_c_k_o_u
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Coup de gueule

«La France brade son réseau culturel à l'étranger»

 

Alors qu'un rapport sénatorial met en question l'efficacité de l'action culturelle française à l'étranger, on annonce des restrictions budgétaires pour 2009 : la coupe est pleine par Dominique Wolton *

 

Rien de va plus au Quai-d'Orsay, dans l'organisation de son réseau culturel à l'étranger, incomparable maillage de centres culturels, d'Alliances françaises, d'instituts français et d'établissements scolaires à travers le monde dont l'action sur le terrain est peu connue tant elle est peu mise en valeur. Or voici qu'une réforme préparée à la va-vite se profile tandis que l'utilité des centres et des instituts était récemment contestée par un récent rapport sénatorial (du senateur UMP de la Haute-Loire Adrien Gouteyron). En 2009, les budgets seraient réduits de 13% à 35%, alors que l'Allemagne annonce une augmentation de l'ordre de 7,5% de son budget pour son action culturelle à l'étranger. Au lieu de réfléchir à une politique européenne, on ferme des centres au coup par coup en Europe, centres qui, avant la chute du mur de Berlin, furent de hauts lieux de repérage de jeunes talents, d'échange et de formation des élites - artistes, archéologues ou scientifiques. Quant au réseau des 269 lycées français à l étranger, son financement est ébranlé par la coûteuse promesse du président de la République d'instaurer la gratuité d'inscription pour les étudiants français. Et sans augmentation de subventions à la clé. Décision qui fait craindre une désaffection des étudiants étrangers. Autant de décisions qui révoltent Dominique Wolton, chercheur au CNRS et auteur de «Demain la francophonie».
«A l'heure de la mondialisation, la France doit mener une grande politique offensive. Non plus en termes de puissance, mais d'influence, et cette dernière réside dans sa capacité à agir sur la culture, l'art, la science et la communication. Or c'est au moment où la mondialisation nous rend indirectement hommage et nous permet d avoir un retour sur investissement - c'est-à-dire de valoriser ce que notre réseau culturel à l'étranger a réalisé depuis un siècle - qu'on réduit fortement la voilure ! Alors qu'il ne dispose déjà que d'un tout petit budget, on diminue encore les crédits de ce réseau, on ferme ses centres. Diminuer les crédits du réseau culturel du Quai-d'Orsay, c'est amputer la France de sa capacité d'action mondiale. Les Chinois, les Russes sont en train d'étudier notre modèle pour l'adapter, et c'est à ce moment-là qu'on l'estime dépassé ? Arrêtons ce masochisme !
Des technocrates et des politiques se demandent si on a besoin d'amener Balzac à Berlin, en Haïti, à Hanoi ou à Ouagadougou ? Eh bien oui, non seulement Balzac, mais aussi du cinéma, de la science, des techniques, pour essayer d apprivoiser cette mondialisation sans âme.
Alors que faut-il faire ? D'abord valoriser toutes ces femmes et tous ces hommes - plus de 2 000 personnes - qui assurent la présence française à l'étranger et qui possèdent une expérience extraordinaire, totalement négligée. Il faudrait sortir de cette règle de la fonction publique qui veut que personne n'ait le droit de parler en dehors du ministre. Que le ministre ait le monopole de la parole politique, c'est normal. Mais, pour le reste, que cent fleurs s'épanouissent !
Il faut ne rien lâcher de la culture traditionnelle qui a fait le rayonnement de la France : la langue, les sciences sociales, la littérature, les arts, les spectacles vivants. Mais il doit étendre son périmètre aux sciences, à la technique, prendre pied dans les industries culturelles et de la communication, être créateur de cette fameuse diversité culturelle dont nous avons et aurons tant besoin. Il va de soi que les universités et le CNRS devraient être plus impliqués. Il faudra trouver de l'argent et s'ouvrir aux partenariats privés, au mécénat. On n'y perdra pas notre âme !
Autre masochisme : notre pays est le coeur historique de la francophonie, enjeu essentiel car celle-ci est le plus grand laboratoire de la diversité culturelle mondiale, avec l'Europe. Or la France finance près de 80% de la francophonie en restant entravée par une culpabilité coloniale qui ne correspond plus à rien. Nous devons mieux assumer notre rôle et passer à ce que j'appelle la «franco- sphère». Le français doit être non seulement une langue culturelle et politique, mais aussi la langue pour les affaires, les sciences ou les industries de la connaissance. Bref, une langue de la modernité. Pourquoi ne pas crée rait-on pas une «académie de la francophonie» afin de valoriser cette langue dans toute sa diversité ?
Dernier point : les multinationales françaises ont besoin de marcher sur deux pieds pour mieux réussir. La puissance économique d'une part, et ce réseau diplomatique, politique, culturel et scientifique, qui est la traduction du souci de dialogue et de la dimension universaliste de la France, d'autre part.»

(*) Né en 1947, Dominique Wolton est directeur de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, et de la revue «Hermès».



Odile Quirot

Le Nouvel Observateur - 2301 - 11/12/2008

 
 
M i K E

  
   
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#2951 De: "YVES MARCOUX" <fdaymarc@...>
Date: Jeudi 11. Décembre 2008  15:15
Sujet: Re : «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
fdaymarc
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Bonjour,

Le pays n'a malheureusement plus les moyens de financer ses
ambitions !

Ciao

Ymarc

PS:
www.francparler.org
Forums



--- Dans flemploi@..., MiKE <mickael@...> a écrit :
>
>
> Coup de gueule
> «La France brade son réseau culturel à l'étranger»

#2952 De: MiKE <mickael@...>
Date: Jeudi 11. Décembre 2008  16:59
Sujet: Re: [[ flemploi ]] Re : «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
m_i_c_k_o_u
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>> Le pays n'a malheureusement plus les moyens de financer ses ambitions !
 
Il ne l'a jamais eu répondront les sceptiques.. mais il est dommage de voir qu'au lieu de réorganiser intelligemment le réseau de représentations culturelle de part le monde (car oui, certains postes me paraissent peu "productif"), on en supprime des branches purement et simplement.
 
M i K E

  
  
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#2953 De: "Pierre Marques Alfarroba" <clactchac@...>
Date: Jeudi 11. Décembre 2008  17:46
Sujet: Re : «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
clactchac
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Salut à tous,
Ce "coup de gueule" de D. Wolton confirme hélas une tendance amorcée depuis déjà quelques années... Ça m'a remis en tête ce paragraphe de l'article de Tahar Ben Jelloun publié l'année dernière dans le Monde Diplomatique, que j'ai colorié en bleu (voir lien et article ci-dessous). 
Bonne lecture,
Pierre



http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/14715/9c5c326591

Ces « métèques » qui illustrent la littérature française
On ne parle pas le francophone

Par Tahar Ben Jelloun
Ecrivain, Prix Goncourt 1987.

Pourquoi la cave de ma mémoire, où habitent deux langues, ne se plaint jamais ? Les mots y circulent en toute liberté, et il leur arrive de se faire remplacer ou supplanter par d'autres mots sans que cela fasse un drame. C'est que ma langue maternelle cultive l'hospitalité et entretient la cohabitation avec intelligence et humour.

Ainsi, que de fois il m'est arrivé, en écrivant, d'avoir un trou, un vide, une sorte de lacune linguistique. Je cherche l'expression ou le mot juste, mot parfois banal, et je ne le retrouve pas. La langue arabe, classique ou dialectale, vient à mon secours et me fait plusieurs propositions pour me dépanner. Ces mots arabes, je les écris dans le texte même, en attendant que ceux qui m'ont lâché reviennent. C'est une question d'humeur, de fatigue ou d'errance.

Oui, il m'arrive de céder à une errance dans l'écriture comme si j'avais besoin de consolider les bases de mon bilinguisme. Je fouille dans cette cave, et j'aime que les langues se mélangent, non pas pour écrire un texte en deux langues, mais juste pour provoquer une sorte de contamination de l'une par l'autre. C'est mieux qu'un simple mélange ; c'est du métissage, comme deux tissus, deux couleurs qui composent une étreinte d'un amour infini.

Cette situation est simplement fabuleuse. Personne ne peut affirmer que cette appartenance à deux mondes, à deux cultures, à deux langues n'est pas une chance, une merveilleuse aubaine pour la langue française. Car c'est en français que j'écris et, pour des raisons de choix et de défi, je ne me suis jamais senti prédisposé à créer en langue arabe classique. Malheureusement je ne maîtrise pas cette langue, belle, riche et complexe. Une question de hasard et d'histoire. Il aurait fallu tôt s'investir entièrement dans cette langue pour pouvoir l'utiliser et en faire l'expression privilégiée de mon imaginaire, avec l'ambition de raconter des histoires qui sont autant de desseins humains ; je savais cependant, comme le dit un personnage de Tandis que j'agonise, de William Faulkner, que « les mots ne correspondent jamais à ce qu'ils s'efforcent d'exprimer ».

Dès l'école primaire, je me suis trouvé face aux deux langues, joyeusement confronté à deux tribus de mots, à deux maisons, l'une plus vaste que l'autre, mais toutes deux hospitalières, aérées, spacieuses, avec quelques trésors cachés sous le marbre ou le zellige taillé par des artisans talentueux. Mon père craignait que le français ne l'emporte sur l'arabe ; ma mère, qui ne savait ni lire ni écrire, me disait : « Apprends toutes les langues, le principal c'est que tu continues à me parler en arabe dialectal ! »

Mes premiers poèmes, je les ai écrits tout naturellement en français parce que je venais de lire Les Yeux d'Elsa, de Louis Aragon, et que j'ai été bouleversé par ces poèmes largement inspirés de la poésie amoureuse des Arabes d'Andalousie. Ces textes m'ont accompagné durant mon adolescence et, pour m'adresser aux jeunes filles, je leur citais quelques vers d'Aragon. Depuis, j'ai découvert les surréalistes, et là, je savais que la langue française serait celle que j'utiliserais pour tout dire. Je ne sais pas si j'ai tout dit, mais le français me donne une liberté, une jouissance qui m'enchantent et fouettent avec une belle énergie mes pensées les plus enfouies.

C'est cette même liberté qui règne dans ma cave. Elle permet aux mots des deux langues de se toucher, de s'échanger et même d'émigrer.

Si le ministère de l'intérieur français généralisait le système des visas pour fouler le sol de la France, beaucoup de mots resteraient au seuil des frontières. La langue française a intégré dans son parler et dans ses dictionnaires des centaines de mots arabes, mots quotidiens, d'autres plus techniques. Mais ce passage, cette intégration se sont faits à l'insu des censeurs et autres contrôleurs. On n'a pas encore inventé la « police des langues ».

Il faut déplorer combien l'Etat français se trompe en diminuant les crédits de la coopération culturelle dans le monde. Plus la France fait d'économies sur la culture, surtout celle qui s'exporte et la représente à l'étranger, plus elle accentue le déclin de la langue française et celui de sa culture dans le monde. Ce sont des économies misérables, marquées par une mesquinerie qui jure et détonne avec la beauté et la splendeur de la langue française. En réduisant ses budgets, la France se fait mal voir et mal considérer, se comportant comme un pays sans grands moyens, prêt à solliciter ou à recevoir l'aumône. Mais ceux qui décident ce genre de sape dans les budgets sont des politiques assez médiocres qui ont une vision courte et sans grande ambition, considérant qu'à partir du moment où la culture n'est pas rentable immédiatement, il faut la négliger et chercher du brillant ailleurs. Telle est l'époque. C'est le règne de la valeur marchande.

Mais nous ne comptons plus sur l'Etat et sa politique pour continuer de servir la langue française, pour la travailler, la réinventer, la métisser, la bousculer et en sortir ce que nous portons de meilleur en nous. Quand je dis nous, je pense à tous ces écrivains quasi anonymes qui écrivent et essaient de pousser les portes de l'édition française ; je pense à ces poètes qui, tout en sachant que les grands éditeurs ont cessé ou presque, à quelques exceptions près, de publier de la poésie, continuent d'écrire et d'illustrer cette langue qui n'est pas leur langue mère ; ils se battent avec les moyens du bord pour que leurs poèmes parviennent à quelques lecteurs.

Dans L'Année de la mort de Ricardo Reis, José Saramago écrit que « la langue choisit probablement les écrivains qui lui sont nécessaires, elle les utilise pour exprimer une parcelle de la réalité ». Je voudrais ajouter à ce constat que la langue exprime aussi ce qui est derrière cette parcelle, ce qu'on ne voit pas ou qu'on ne dit pas. Elle va au-delà du réel, car elle ne se plie pas à la réalité visible, mais à ses composantes les plus mystérieuses, les plus énigmatiques.

Ainsi j'ai été choisi, alors que j'ai toujours été persuadé que la question du choix ne s'est même pas posée, sauf qu'au moment de passer de l'apprentissage à l'écriture, le français s'est imposé à moi avec un naturel déconcertant. La preuve : je n'ai jamais changé de langue.

Il m'est arrivé parfois de me rebeller contre la notion si ambiguë, si étroite de francophonie. Est considéré comme francophone l'écrivain métèque, celui qui vient d'ailleurs et qui est prié de s'en tenir à son statut légèrement décalé par rapport aux écrivains français de souche.

Un immense jardin public

Souche : une notion aussi antipathique que celle de francophone. Cette distinction existe, elle est faite par les dictionnaires, par les médias et par les politiques. Pour peu, elle ressemblerait à une discrimination. Mais on passera outre et on priera les tenants officiels de la francophonie d'avoir un peu d'imagination pour englober dans la littérature française tous ceux qui écrivent en français, en sachant pertinemment qu'il existe plusieurs façons de manier cette langue, de Marcel Proust à Louis-Ferdinand Céline, en passant par Aimé Césaire et Kateb Yacine, entre autres.

Cette colère n'a plus lieu d'être. Simplement parce que le public, le grand public ne fait pas de distinction entre une littérature « noire » et une autre « blanche », une littérature « de souche » et une autre « métèque », et qu'il aime la bonne littérature quels qu'en soient l'auteur, sa couleur de peau, ses origines géographiques, ses horizons ou le grain de sa voix quand il lui arrive de lire ce qu'il a écrit. Depuis, on sait que la francophonie a rejoint son statut d'origine, celui d'une aire politique entretenant une mémoire coloniale à peine dépassée ou plutôt déguisée.

Elle sert à réunir les chefs d'Etat des pays dits francophones, à donner à la France l'illusion qu'elle contrôle, ou au moins qu'elle cultive, une certaine amitié, pour ne pas dire ses intérêts. Il s'agit d'une sorte de matriarcat ambigu, mais personne n'est dupe et surtout pas les écrivains. Voir ces chefs d'Etats africains s'aligner sagement autour du président français pour la « photo de famille » a quelque chose de pathétique et d'anachronique. Et ils aiment ça !

La langue est naturellement le fondement de la culture. La culture, c'est la vie quotidienne, la vie qu'on essaie de comprendre, tout en sachant qu'elle est faite de mystère, de hasard, de secret et d'incompréhension. La langue nous donne l'illusion de comprendre le monde, de le sonder, de le connaître et même de le dominer. Depuis Henri Bergson, on sait que « l'intelligence est caractérisée par une incompréhension naturelle de la vie » ; alors on se réfugie dans le langage, on prend à témoin les mots, et on les manipule jusqu'à effacer cette illusion.

Les mots soulèvent la terre de notre enfance et l'éparpillent dans les saisons qui nourrissent notre espoir. Que ces mots appartiennent à la langue de Racine ne change rien à l'entreprise, sauf que, dans le cas des écrivains venant d'ailleurs, ces mots prennent une couleur particulière car ce ne sont pas des mots orphelins, mais des mots qui ont baigné dans des mémoires de toutes les épices.

Curieusement, quand on parle de Franz Kafka, d'Emil Cioran, de Samuel Beckett ou d'Eugène Ionesco, il est très rare qu'on rappelle qu'ils n'écrivaient pas dans leur langue mère, ou bien qu'ils allaient d'une langue à l'autre sans que cela offusque ou fasse problème. Ceux qu'on désigne du doigt, ceux qui doivent se justifier, montrer leurs « papiers », ceux qu'on regarde avec suspicion, ce sont les « métèques », lesquels sont heureux de cultiver ce jardin français, un immense jardin public où poussent toutes les fleurs, sans parler des mauvaises herbes, ingrédients indispensables pour faire de la bonne littérature.

Je me souviens du poète marocain Mohammed Khaïr-Eddine, un Berbère arrivé en France peu de temps après le tremblement de terre d'Agadir (1961), un poète rebelle, insolent, portant la rage et la mort à la boutonnière, puisant dans le dictionnaire les mots rares pour dire toutes ses colères. Jusqu'à sa mort, il a persisté dans la maltraitance de la langue française pour en sortir des poésies d'une exceptionnelle fulgurance. Il saccageait le français, tout en étant irréprochable sur la syntaxe, le pliait à son désir de tout déballer, de tout déconstruire. Lui, « francophone » ? Il hurlait : « Poète, Dieu et rien d'autre ! »

Je me souviens de Kateb Yacine, poète errant, incompris dans son pays, l'Algérie, ne sachant pas contenir sa rage, si ce n'est dans une autodestruction, mélanger le français, l'arabe et le berbère dans une pièce de théâtre : Mohamed, prends ta valise ! Un acte courageux qui lui a permis de communiquer directement avec le peuple immigré en France. Face au grand succès qu'a connu cette pièce, une gazette de l'armée algérienne a attaqué Kateb, et les premiers islamistes l'ont persécuté, interprétant le titre de la pièce à la lettre, Mohamed étant, dans leur esprit, le Prophète !

Kateb, après avoir assisté au massacre perpétré par l'armée française sur la population de Sétif en 1945, avait décidé d'entrer « dans la gueule du loup » pour écrire. Cela donnera plus tard Nedjma, roman d'une densité exceptionnelle, paru en pleine guerre d'Algérie, ce qui a poussé son éditeur (Seuil) à accompagner le texte d'une préface ! C'est dans une langue pure, brutale, précise, lumineuse que Kateb a écrit des pages inoubliables des lettres françaises.

Dans un autre esprit, plus sage, plus sagace, le Libanais Georges Schéhadé a, lui aussi, donné à la langue française quelques-unes de ses plus belles pages.

Je ne citerai pas là tous ceux qui ont nourri et enrichi cette langue, au point de la faire migrer dans des contrées et des intimités où elle n'aurait jamais pu entrer toute seule. Je voudrais juste rappeler que ni Khaïr-Eddine, ni Kateb, ni Schéhadé ne se réclamaient de cette francophonie qui leur était étrangère parce qu'elle se pavanait davantage dans les palais présidentiels que dans les exigences des poètes. Eux n'avaient nullement besoin d'une étiquette pour continuer de chanter, de hurler, de danser et de s'enivrer avec une langue beaucoup plus hospitalière, plus généreuse, plus large que l'esprit politique qui essayait d'en tirer profit.

Tout le paradoxe est là. On ne parle pas le francophone. On ne l'écrit pas non plus. Le francophone est un « machin », taillé sur mesure pour que les politiques puissent s'abriter derrière, alors que l'accès à l'école française, dans certains pays, est des plus limités, que la circulation des hommes (étudiants, artistes, intellectuels) est rendue très difficile, que les instituts français dans le monde, où l'on aime la langue et la culture françaises, crient misère. La France a des mots choisis pour parler de sa politique de coopération, mais elle n'a pas les moyens de cette politique. L'argent s'en va ailleurs, dans des projets de défense ou de sécurité. La cinquième puissance du monde n'a pas les moyens de renouer avec son passé de puissance culturelle, et il lui arrive de se plaindre.

Les Britanniques n'ont pas eu besoin de créer des institutions en vue de promouvoir l'« anglophonie ». Ils considèrent leurs écrivains nés hors de leurs frontières et écrivant en anglais comme des écrivains anglais. Il n'y a pas de débat, pas de conflit, pas d'ambiguïté.

J'ai demandé un jour à Salman Rushdie s'il se considère comme un écrivain britannique. Il m'a répondu : « Oui, bien sûr, mais je suis aussi un écrivain indien, simplement parce que ma source d'inspiration est principalement indienne. » J'ai posé la même question à Hanif Kureishi, dont les parents sont du Pakistan. « Ecrivain anglais, évidemment ! », a-t-il répondu.

Quoi qu'il en soit, ces écrivains qui ne sont pas britanniques de souche vivent et écrivent comme s'ils étaient des Anglais avec un imaginaire spécifique, sont perçus et lus comme des auteurs anglais au même titre que John Le Carré ou Martin Amis. L'arrière-fond historique n'est pas le même que celui qu'a la France avec les pays du Maghreb et de l'Afrique noire. De là à considérer la francophonie comme un des aspects ou une des conséquences de la colonisation, il n'y a qu'un pas. Je ne le franchirai pas, parce que ce serait facile de tout mettre sur le dos de l'histoire.

La francophonie, en tant qu'institution, vit aussi grâce à ceux qui y croient en dehors de l'Hexagone. Certains s'y accrochent, à défaut d'avoir une reconnaissance naturelle et évidente. Qu'importe, une langue a ceci de particulier : c'est une immense maison aux portes et fenêtres sans cadres, ouvertes en permanence sur l'univers ; c'est un pays sans frontières, sans police, sans Etat, sans prisons. La langue n'appartient à personne en particulier, elle est là, disponible, malléable, vive, cruelle, magnifique et toujours truffée de mystères.

Le français n'échappe pas à cette vision. Il est parlé par des millions de personnes qui ne sont pas juridiquement des Français. Elle est écrite, malmenée, enrichie, fécondée par des milliers de créateurs éparpillés dans le monde. Je me souviens d'un Vietnamien, un homme ayant plus de 70 ans, interrogé par Radio France, regretter avec élégance que le consulat de France à Hanoï lui ait refusé un visa touristique en vue de revoir la Sorbonne, où, une quarantaine d'années plus tôt, il avait soutenu une thèse sur la poésie de Victor Hugo. Pour dire ses regrets, il s'est mis à réciter Les Contemplations, apprises par cœur. Hommage à la langue, hommage à l'esprit et à la générosité d'une culture empêchée parfois de vivre à cause du zèle ou d'un racisme profond et non reconnu de certains petits fonctionnaires butés et incultes. Cet homme ne se plaignait pas, il racontait juste qu'un petit fonctionnaire de France l'avait empêché de réaliser un rêve. Il termina son témoignage en récitant un poème de Stéphane Mallarmé.

Il faut renoncer à l'avarice du cœur

Aujourd'hui, le français n'est parlé au Vietnam que par une infime minorité de personnes : quelques survivants de l'époque de l'Indochine, et quelques très jeunes qui prennent des cours à l'Alliance française. Le reste de la population s'est mis à l'anglais.

La passion de la langue française ne sera jamais inutile. Elle s'étend, se répand et se développe à l'insu de la fameuse souche hexagonale. Ceux qui parlent et écrivent le français n'aiment pas s'expliquer sur leur fréquentation de la langue et des écrivains qui l'ont portée au sommet des civilisations. Ils regrettent que la patrie de la langue soit moins concernée par son avenir. La France pense que sa langue est assez forte pour résister toute seule aux assauts de l'anglais ou de l'espagnol. Cette arrogance est de l'ignorance. Parce qu'elle est le fondement de toute culture, la langue a besoin d'être entretenue, fêtée, célébrée, aimée pour qu'elle s'enrichisse et se répande avec bonheur et largesse. Pour cela, il faudra renoncer à l'avarice du cœur et aux sapes des budgets de la culture et de la coopération. Mais cela n'a jamais empêché des poètes, des romanciers, des créateurs de s'engager pour vivre le français et le faire vivre par-delà les frontières et les politiques aux visions étroites.

Comme René Char, « j'ai de la difficulté à me reconnaître sur le fil des évidences » ; alors je reviens aux mots, à leurs défis et à leurs complexités. Je voudrais dire le bonheur d'écrire, je veux dire l'angoisse et le doute, l'impatience et la ferveur. Ecrire en français ne m'a pas posé de problème, car le français est ma langue, et personne ne pourra me l'arracher ou l'étouffer. Je me sens un peu comme un autre personnage de Faulkner – dans Moustiques –, qui se définit ainsi : « Passionné, simple et éternel dans l'obscurité équivoque et dérisoire du monde. » C'est dans ce trouble, cette diversité et cette absence de certitude que mon imaginaire s'exprime en français, et il m'est arrivé d'avoir le témoignage de certains lecteurs qui m'ont assuré m'avoir lu en arabe quand ils lisaient mes livres en français. Cela est une autre histoire, mais elle n'est ni absurde ni dérisoire, elle est vraie, et je me demande encore pourquoi.


--- Dans flemploi@..., MiKE <mickael@...> a écrit :
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> Coup de gueule
> «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
>
> Alors qu'un rapport sénatorial met en question l'efficacité de l'action culturelle française à l'étranger, on annonce des restrictions budgétaires pour 2009 : la coupe est pleine par Dominique Wolton *
>
> Rien de va plus au Quai-d'Orsay, dans l'organisation de son réseau culturel à l'étranger, incomparable maillage de centres culturels, d'Alliances françaises, d'instituts français et d'établissements scolaires à travers le monde dont l'action sur le terrain est peu connue tant elle est peu mise en valeur. Or voici qu'une réforme préparée à la va-vite se profile tandis que l'utilité des centres et des instituts était récemment contestée par un récent rapport sénatorial (du senateur UMP de la Haute-Loire Adrien Gouteyron). En 2009, les budgets seraient réduits de 13% à 35%, alors que l'Allemagne annonce une augmentation de l'ordre de 7,5% de son budget pour son action culturelle à l'étranger. Au lieu de réfléchir à une politique européenne, on ferme des centres au coup par coup en Europe, centres qui, avant la chute du mur de Berlin, furent de hauts lieux de repérage de jeunes talents, d'échange et de formation des élites - artistes, archéologues ou scientifiques. Quant au réseau des 269 lycées français à l étranger, son financement est ébranlé par la coûteuse promesse du président de la République d'instaurer la gratuité d'inscription pour les étudiants français. Et sans augmentation de subventions à la clé. Décision qui fait craindre une désaffection des étudiants étrangers. Autant de décisions qui révoltent Dominique Wolton, chercheur au CNRS et auteur de «Demain la francophonie».
> «A l'heure de la mondialisation, la France doit mener une grande politique offensive. Non plus en termes de puissance, mais d'influence, et cette dernière réside dans sa capacité à agir sur la culture, l'art, la science et la communication. Or c'est au moment où la mondialisation nous rend indirectement hommage et nous permet d avoir un retour sur investissement - c'est-à-dire de valoriser ce que notre réseau culturel à l'étranger a réalisé depuis un siècle - qu'on réduit fortement la voilure ! Alors qu'il ne dispose déjà que d'un tout petit budget, on diminue encore les crédits de ce réseau, on ferme ses centres. Diminuer les crédits du réseau culturel du Quai-d'Orsay, c'est amputer la France de sa capacité d'action mondiale. Les Chinois, les Russes sont en train d'étudier notre modèle pour l'adapter, et c'est à ce moment-là qu'on l'estime dépassé ? Arrêtons ce masochisme !
> Des technocrates et des politiques se demandent si on a besoin d'amener Balzac à Berlin, en Haïti, à Hanoi ou à Ouagadougou ? Eh bien oui, non seulement Balzac, mais aussi du cinéma, de la science, des techniques, pour essayer d apprivoiser cette mondialisation sans âme.
> Alors que faut-il faire ? D'abord valoriser toutes ces femmes et tous ces hommes - plus de 2 000 personnes - qui assurent la présence française à l'étranger et qui possèdent une expérience extraordinaire, totalement négligée. Il faudrait sortir de cette règle de la fonction publique qui veut que personne n'ait le droit de parler en dehors du ministre. Que le ministre ait le monopole de la parole politique, c'est normal. Mais, pour le reste, que cent fleurs s'épanouissent !
> Il faut ne rien lâcher de la culture traditionnelle qui a fait le rayonnement de la France : la langue, les sciences sociales, la littérature, les arts, les spectacles vivants. Mais il doit étendre son périmètre aux sciences, à la technique, prendre pied dans les industries culturelles et de la communication, être créateur de cette fameuse diversité culturelle dont nous avons et aurons tant besoin. Il va de soi que les universités et le CNRS devraient être plus impliqués. Il faudra trouver de l'argent et s'ouvrir aux partenariats privés, au mécénat. On n'y perdra pas notre âme !
> Autre masochisme : notre pays est le coeur historique de la francophonie, enjeu essentiel car celle-ci est le plus grand laboratoire de la diversité culturelle mondiale, avec l'Europe. Or la France finance près de 80% de la francophonie en restant entravée par une culpabilité coloniale qui ne correspond plus à rien. Nous devons mieux assumer notre rôle et passer à ce que j'appelle la «franco- sphère». Le français doit être non seulement une langue culturelle et politique, mais aussi la langue pour les affaires, les sciences ou les industries de la connaissance. Bref, une langue de la modernité. Pourquoi ne pas crée rait-on pas une «académie de la francophonie» afin de valoriser cette langue dans toute sa diversité ?
> Dernier point : les multinationales françaises ont besoin de marcher sur deux pieds pour mieux réussir. La puissance économique d'une part, et ce réseau diplomatique, politique, culturel et scientifique, qui est la traduction du souci de dialogue et de la dimension universaliste de la France, d'autre part.»
> (*) Né en 1947, Dominique Wolton est directeur de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, et de la revue «Hermès».
>
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> Odile Quirot
> Le Nouvel Observateur - 2301 - 11/12/2008
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> New email adress : mickael@...
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#2954 De: "Pierre Marques Alfarroba" <clactchac@...>
Date: Jeudi 11. Décembre 2008  17:57
Sujet: Re : «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
clactchac
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Re,
J'ajoute, sans avoir les chiffres en tête, que le budget de l'État
français pour la coopération et l'action culturelle à l'étranger
représente une toute petite fraction du budget de la défense, par
exemple...
C'est je pense plus une question d'ambition que de moyens, cher Yves...
Pierre




--- Dans flemploi@..., "YVES MARCOUX" <fdaymarc@...> a écrit :
>
>
> Bonjour,
>
> Le pays n'a malheureusement plus les moyens de financer ses
> ambitions !
>
> Ciao
>
> Ymarc
>
> PS:
> www.francparler.org
> Forums
>
>
>
> --- Dans flemploi@..., MiKE <mickael@> a écrit :
> >
> >
> > Coup de gueule
> > «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
>

#2955 De: MiKE <mickael@...>
Date: Vendredi 12. Décembre 2008  9:02
Sujet: Colloque FLE à Porto Rico
m_i_c_k_o_u
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Du 4 février 2009 au 6 février 2009, San Juan, Puerto Rico

description

Le Programme de linguistique et le Département de langues étrangères de l'Université de Porto Rico, en collaboration avec l'Alliance Française, organisent les 4, 5 et 6 février 2009 un colloque portant sur les aspects culturels, linguistiques et pédagogiques de l'apprentissage du Français Langue Étrangère (FLE) dans les Caraïbes. Les organisateurs auront l'honneur d'accueillir comme conférencier principal Jean Bernabé, linguiste, écrivain et pédagogue de renommée internationale, de l'Université des Antilles et de la Guyane.

Ce colloque s'adresse aux chercheurs en FLE ainsi qu'aux étudiants et professeurs de français de Porto Rico et de l'étranger qui souhaitent parfaire leur formation.
Une attestation de formation continue sera remise à tous les participants à la fin du colloque.

INSCRIPTION
Les conférenciers et participants peuvent s'inscrire en ligne à compter du 30 décembre 2008 sur le site de l'Alliance Française de Porto Rico
http://www.afpuertorico.org

TARIFS
55 avant le 15 janvier 2009
65 après le 15 janvier 2009 et en personne au colloque
30 membres de l'Alliance Française
30 professeurs de l'U.P.R.
20 étudiants

Responsable : Université de Porto Rico et Alliance Française de Porto Rico

Url de référence :
http://humanidades.uprrp.edu/lenguas
 
M i K E

  
   
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#2956 De: vo sang xuandao <vsxdao@...>
Date: Dimanche 14. Décembre 2008  19:36
Sujet: Re: [[ flemploi ]] «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
vsxdao
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Merci beaucoup pour l'info. Je prépare mon Master2 FLE et travaille actuellement en Suisse, toujours en FLE. Mais les nouvelles qui viennent de mon pays natal (le Vietnam) me font vraiment peur pour l'avenir du français à l'étranger!
Dao

--- On Wed, 12/10/08, MiKE <mickael@...> wrote:
From: MiKE <mickael@...>
Subject: [[ flemploi ]] «La France brade son réseau culturel à l'étranger»
To: "flemploi" <flemploi@...>
Date: Wednesday, December 10, 2008, 8:44 PM

 

Coup de gueule

«La France brade son réseau culturel à l'étranger»

 

Alors qu'un rapport sénatorial met en question l'efficacité de l'action culturelle française à l'étranger, on annonce des restrictions budgétaires pour 2009 : la coupe est pleine par Dominique Wolton *

 

Rien de va plus au Quai-d'Orsay, dans l'organisation de son réseau culturel à l'étranger, incomparable maillage de centres culturels, d'Alliances françaises, d'instituts français et d'établissements scolaires à travers le monde dont l'action sur le terrain est peu connue tant elle est peu mise en valeur. Or voici qu'une réforme préparée à la va-vite se profile tandis que l'utilité des centres et des instituts était récemment contestée par un récent rapport sénatorial (du senateur UMP de la Haute-Loire Adrien Gouteyron). En 2009, les budgets seraient réduits de 13% à 35%, alors que l'Allemagne annonce une augmentation de l'ordre de 7,5% de son budget pour son action culturelle à l'étranger. Au lieu de réfléchir à une politique européenne, on ferme des centres au coup par coup en Europe, centres qui, avant la chute du mur de Berlin, furent de hauts lieux de repérage de jeunes talents, d'échange et de formation des élites - artistes, archéologues ou scientifiques. Quant au réseau des 269 lycées français à l étranger, son financement est ébranlé par la coûteuse promesse du président de la République d'instaurer la gratuité d'inscription pour les étudiants français. Et sans augmentation de subventions à la clé. Décision qui fait craindre une désaffection des étudiants étrangers. Autant de décisions qui révoltent Dominique Wolton, chercheur au CNRS et auteur de «Demain la francophonie» .
«A l'heure de la mondialisation, la France doit mener une grande politique offensive. Non plus en termes de puissance, mais d'influence, et cette dernière réside dans sa capacité à agir sur la culture, l'art, la science et la communication. Or c'est au moment où la mondialisation nous rend indirectement hommage et nous permet d avoir un retour sur investissement - c'est-à-dire de valoriser ce que notre réseau culturel à l'étranger a réalisé depuis un siècle - qu'on réduit fortement la voilure ! Alors qu'il ne dispose déjà que d'un tout petit budget, on diminue encore les crédits de ce réseau, on ferme ses centres. Diminuer les crédits du réseau culturel du Quai-d'Orsay, c'est amputer la France de sa capacité d'action mondiale. Les Chinois, les Russes sont en train d'étudier notre modèle pour l'adapter, et c'est à ce moment-là qu'on l'estime dépassé ? Arrêtons ce masochisme !
Des technocrates et des politiques se demandent si on a besoin d'amener Balzac à Berlin, en Haïti, à Hanoi ou à Ouagadougou ? Eh bien oui, non seulement Balzac, mais aussi du cinéma, de la science, des techniques, pour essayer d apprivoiser cette mondialisation sans âme.
Alors que faut-il faire ? D'abord valoriser toutes ces femmes et tous ces hommes - plus de 2 000 personnes - qui assurent la présence française à l'étranger et qui possèdent une expérience extraordinaire, totalement négligée. Il faudrait sortir de cette règle de la fonction publique qui veut que personne n'ait le droit de parler en dehors du ministre. Que le ministre ait le monopole de la parole politique, c'est normal. Mais, pour le reste, que cent fleurs s'épanouissent !
Il faut ne rien lâcher de la culture traditionnelle qui a fait le rayonnement de la France : la langue, les sciences sociales, la littérature, les arts, les spectacles vivants. Mais il doit étendre son périmètre aux sciences, à la technique, prendre pied dans les industries culturelles et de la communication, être créateur de cette fameuse diversité culturelle dont nous avons et aurons tant besoin. Il va de soi que les universités et le CNRS devraient être plus impliqués. Il faudra trouver de l'argent et s'ouvrir aux partenariats privés, au mécénat. On n'y perdra pas notre âme !
Autre masochisme : notre pays est le coeur historique de la francophonie, enjeu essentiel car celle-ci est le plus grand laboratoire de la diversité culturelle mondiale, avec l'Europe. Or la France finance près de 80% de la francophonie en restant entravée par une culpabilité coloniale qui ne correspond plus à rien. Nous devons mieux assumer notre rôle et passer à ce que j'appelle la «franco- sphère». Le français doit être non seulement une langue culturelle et politique, mais aussi la langue pour les affaires, les sciences ou les industries de la connaissance. Bref, une langue de la modernité. Pourquoi ne pas crée rait-on pas une «académie de la francophonie» afin de valoriser cette langue dans toute sa diversité ?
Dernier point : les multinationales françaises ont besoin de marcher sur deux pieds pour mieux réussir. La puissance économique d'une part, et ce réseau diplomatique, politique, culturel et scientifique, qui est la traduction du souci de dialogue et de la dimension universaliste de la France, d'autre part.»
(*) Né en 1947, Dominique Wolton est directeur de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, et de la revue «Hermès».


Odile Quirot

Le Nouvel Observateur - 2301 - 11/12/2008

 
 
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#2957 De: MiKE <mickael@...>
Date: Lundi 15. Décembre 2008  21:09
Sujet: Lettre ouverte | Intéressante je trouve.
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Un texte de Kelly-Eric Guillon
Lettre ouverte

Je suis une enseignante. Plus exactement je suis une " maîtresse CRI ". J'ai reçu comme mission de l'Education Nationale d'accueillir les enfants étrangers et de leur enseigner le français à l'école primaire. Il s'agit d'une responsabilité que je considère comme très grande, et je tâche de l'assumer au mieux de mes possibilités.

Ainsi, tout au long de l'année, depuis 6 ans, j'accueille des garçons et des filles venus du monde entier. Ils arrivent avec leurs parents et frappent à la porte de nos écoles. Tous sont chargés des inquiétudes de ce qu'ils trouveront derrière le portail, mais tous sont chargés des espoirs de ce que ce grand bouleversement va leur apporter./DIV>


Il y a 6 ans, Aynur, Hazan, Eddanur, Tomas, Cristina, étaient de ceux-là. Timidement, ils atterrissaient dans des classes des écoles de Montélimar. Chaque enfant regardait son enseignant avec les yeux avides d'apprendre, mais désolé de ne rien comprendre. En cours de CRI, tout allait plus lentement, tous captaient des mots, des phrases, ils les redisaient, gênés au début, mais avec plus d'aplomb chaque jour, car ils se sentaient de plus en plus en confiance. Et puis en classe, la gentille maîtresse ne les grondait pas. Elle leur souriait, disait des mots qui, peu à peu prenaient du sens. Et eux s'essayaient à redire les mots, à répondre aux questions des copains. C'était parfois tout faux, un mot à la place de l'autre, et les copains riaient ! C'était vexant au début, mais avec l'amitié des autres qui donnaient le mot juste, ils finissaient par bien le prendre et s'améliorer. Et ils se trompaient de moins en moins. Et ils s'aventuraient à dire des mots nouveaux, des phrases nouvelles. Et les copains disaient " bravo ! ". Et la maîtresse gentille félicitait. " Tu apprends très vite ! ". C'était dur pourtant tous ces mots à retenir ! Tous ces efforts à faire pour rester attentif… Alors parfois un brouillard de mots s'installait tout autour, et ils s'enfonçaient dans le brouillard, pour se faire oublier, pour s'échapper et penser aux larmes que la grand-mère n'avait pu cacher au moment du départ…C'était dur, oui, c'était dur. Le soir, la tête allait exploser, et ils étaient contents de retrouver leurs parents pour parler la langue facile, celle qu'on n'a " même pas apprise, parce qu'on la connaît déjà ". Mais les parents ne leur laissaient pas le temps de se reposer. Ils insistaient pour qu'ils aillent au soutien FLE , qu'ils révisent les leçons de français, parce que les parents savent bien que leurs enfants apprendront plus vite qu'eux, et qu'il faut les encourager pour réussir à l'école. Parce que si on réussit à l'école, on s'en sortira…

L'année d'après, hormis la manière de rouler les " r ", ou de se tromper d'auxiliaire, plus personne ne se souvenait de leur arrivée ; ils étaient des meneurs de jeu, des bons en maths, des doués en arts plastiques, et des excellents apprenants d'anglais, cette langue si difficile à apprendre pour les autres.

Il y a 5 ans, Richard, Béa, Rachel, Joachim, Onurcan, sont arrivés, il y a 4 ans d'autres encore. Tous apprenaient avec plus ou moins d'aisance la langue française et finissaient par se fondre dans le groupe classe et dans la vie de l'école. Pourtant un mot commençait à résonner comme un coup de marteau sur l'enclume, le mot " papiers ". Un mot qui faisait mal à dire, parce qu'il faisait mal dans la tête des parents. Et puis ce mot s'oubliait, on finissait pas ne plus l'entendre. La vie continuait.

Il y a 3 ans , Gevorg, Alexandre, Kateryna, et d'autres encore, sont arrivés et ont fait ressurgir ce mot avec plus d'acuité. Un mot qui faisait de plus en plus de mal à dire. Un mot qui finissait par se coller comme une marque indélébile sur la peau d'enfants innocents.

Il y a 2 ans, Elvis, Denis, Arbenit, Drilon et les autres, sont arrivés. Ils portaient les mêmes espoirs et les mêmes inquiétudes que ceux d'il y a six ans. Ils avaient quitté ce que pour rien au monde, ils ne souhaitaient revoir. Chaque enfant a regardé son gentil maître, qui les a encouragé. Ils se sont essayés aux mots. Parfois, cela a marché, parfois c'était tout faux. Au début, ils étaient vexés de voir rire tous ces garçons et ces filles, mais ils ont compris, et ils se sont lancés dans l'aventure. Une incroyable aventure que celle de découvrir qu'on arrive enfin à communiquer lorsqu'on apprend des mots, des phrases, et qu'on fait des liens entre tous ces mots et ces phrases. Une alchimie époustouflante !

Et puis, l'éclair, le tonnerre, la foudre. Un énorme tremblement de terre. Un mot qui tombe, implacable : " REJET "

Des parents qui pleurent, qui disent qu'ils ne peuvent pas rester en France. Qu'il faudrait repartir là-bas où, pour rien au monde, on ne voudrait retourner. Alors, qu'il faut se cacher, devenir " clandestins ". Et retrouver ce mal au ventre terrible dont on vient de se débarrasser.

Entendre les bruits qui font peur et qui empêchent de dormir. Etre réveillé par les cauchemars, appeler ses parents pour être consolé, mais trouver des parents qui n'arrivent même plus à consoler. Continuer à aller à l'école avec la peur. Continuer, continuer,… Les mots se brouillent, ils se perdent, ils n'arrivent plus à s'accrocher pour faire du sens.On perd pied, on lâche… trop d'inquiétudes, aller à l'école, pour quoi ? Le maître se fatigue, les professeurs renoncent. Que faire pour exister maintenant s'il n'est nulle part où trouver sa place ? Tentation de faire du bruit, de répondre, d'affirmer qu'on peut être violent…Et finir par l'être.

Et voici qu'il y a 2 semaines, le papa de Buket et Dilara est arrêté. Encadré par des policiers, il est enfermé dans un centre de rétention. Puis renvoyé. Expulsé. Le papa de Buket et Dilara. Leur papa. Celui qui leur a tant appris. Celui qui leur a tout expliqué de la France. Qui leur a dit comment on devait respecter les autres, les copains, les adultes. Celui que tout le monde prenait en exemple pour son honnêteté. Leur Papa. Que s'est-il passé ? Est ce qu'il est devenu un voyou ? Leur Papa. C'est impossible. Mais que s'est-il passé ? Qui peut expliquer ? Buket et Dilara ne comprennent pas. Elles ne comprendront jamais. Demain, elles sortiront de ce cauchemar, c'est sûr. Et elles retrouveront Leur papa. L'expulsion est confirmée. L'avion a embarqué leur papa. Est ce que le monde peut encore continuer de tourner ? Non, tout s'arrête. Tout se brise. Leur maman pleure, le bébé dans les bras, la toute petite dernière qu'on se disputait pour porter quand papa était là. Dilara colle Buket comme un ruban tue-mouche. Il n'y a plus de mots pour dire, ni en français, ni dans la langue facile qu'on n'a même pas apprise. Il faut juste se cacher. Devenir invisible. Arrêter d'exister, pour ne pas se faire attraper par la police.

Je suis une maîtresse CRI qui a la mission devenue impossible d'aider des enfants à apprendre le français et à s'intégrer. Est ce que le monde peut continuer de tourner, si cette mission est devenue impossible ? Est ce que le monde peut continuer de tourner si des avenirs d'enfants et d'adultes sont massacrés chez nous en France ? Si des familles sont brisées ? Si des vies sont devenues impossibles à vivre ? Pour moi, comme pour Buket et Dilara, quelque chose s'est arrêté, qui ne reprendra que lorsque chaque enfant aura la possibilité d'apprendre le français en sécurité. Je suis une maîtresse CRI qui lance un CRI pour que cessent les actes d'inhumanité à l'égard d'enfants et d'adultes ici, aujourd'hui. Tout de suite. Je suis une maîtresse CRI qui lance un CRI pour que l'on ne s'habitue pas à voir interner des enfants en centres de rétention. Je suis une maîtresse CRI qui lance un CRI pour que nous nous réveillons vite de ce qui s'installe comme barbarie dans notre pays, et que JAMAIS nous ne l'acceptions. N'oublions pas Jacques Prévert, ce poète qui est si cher dans nos écoles:

" Il est terrible Le petit bruit de l'œuf cassé sur un comptoir d'étain... Il est terrible ce bruit... Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim "... Oui, Prévert... Il est terrible le bruit de la chaise vide devant un bureau vide.Il est terrible ce bruit qui résonne dans la conscience des hommes qui font la loi ou qui la font appliquer. Il est terrible ce bruit dans la tête de ceux qui ne veulent pas mettre leur tête dans le sable de la lâcheté.*(resf Privas)... Il est terrible ce bruit... Comme le tic-tac entêtant de l'horloge qui vous dit :" plus jamais ça "

Françoise Estival - Enseignante CRI (Cours de Rattrapage Intégré) Montélimar - 14-déc-08

 

http://michel.mahler.free.fr/News/Communiques/1880_Lettre_Ouverte_enseignante.htm

 
M i K E

  
   
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#2958 De: lynda delci <lynda_sun@...>
Date: Vendredi 9. Janvier 2009  18:27
Sujet: demande d'aide
lynda_sun
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Bonsoir à tous,

Bonne et heureuse année 2009.

Je suis à la recherche de forums qui parlent du PGCE. Merci pour votre aide.

Cordialement,
Lynda.




#2959 De: gabriela bobocea <bobo42003@...>
Date: Dimanche 11. Janvier 2009  8:09
Sujet: Re : [[ flemploi ]] demande d'aide
bobo42003@...
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Qu'est-ce que c'est que le PGCE?Si vous nous expliquez,nous pourrions peut-etre vous aider...
Gabriela Bobocea

--- En date de : Ven 9.1.09, lynda delci <lynda_sun@...> a écrit :
De: lynda delci <lynda_sun@...>
Objet: [[ flemploi ]] demande d'aide
À: flemploi@...
Date: Vendredi 9 Janvier 2009, 20h27
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    Bonsoir à tous,

    Bonne et heureuse année 2009.

    Je suis à la recherche de forums qui parlent du PGCE. Merci pour votre aide.

    Cordialement,
    Lynda.





    #2960 De: HANANE SALMI <rose_02fr2002@...>
    Date: Dimanche 11. Janvier 2009  9:20
    Sujet: pgce
    rose_02fr2002
    Envoyer un message Envoyer un message
     
    Bonjour,
     
    Cette option permet de devenir professeur de français dans un pays anglophone.
     
    Le PGCE (Professional Graduate Certificate in Education) permet donc d'être "Qualified Teacher".
     
    La formation est couplée avec un diplôme de Master FLE ou de Didactique des langues et se déroule, pendant la deuxième année de Master, en Angleterre (Université de Cumbria) ou en Ecosse (Université de Glasgow).
    P


    #2961 De: HANANE SALMI <rose_02fr2002@...>
    Date: Dimanche 11. Janvier 2009  9:28
    Sujet: pgce
    rose_02fr2002
    Envoyer un message Envoyer un message
     
    #2962 De: "Alexandre PACHOT" <pacal73@...>
    Date: Dimanche 11. Janvier 2009  18:59
    Sujet: Re: [[ flemploi ]] pgce
    pacal73
    Envoyer un message Envoyer un message
     

    Le 11 janvier 2009 04:20, HANANE SALMI <rose_02fr2002@...> a écrit :

     
    Cette option permet de devenir professeur de français dans un pays anglophone.
     








    Bonjour,

    Cela marche aussi pour les États-Unis, le Canada, et l'Australie ?

    Alexandre

    #2963 De: HANANE SALMI <rose_02fr2002@...>
    Date: Dimanche 11. Janvier 2009  19:16
    Sujet: Re: [[ flemploi ]] pgce
    rose_02fr2002
    Envoyer un message Envoyer un message
     
    Bonsoir,
     
    Pour les pays que tu cites il faudrait se renseigner car je n'en ai pas eu connaissance à vrai dire.

    --- En date de : Dim 11.1.09, Alexandre PACHOT <pacal73@...> a écrit :
    De: Alexandre PACHOT <pacal73@...>
    Objet: Re: [[ flemploi ]] pgce
    À: flemploi@...
    Date: Dimanche 11 Janvier 2009, 19h59


    Le 11 janvier 2009 04:20, HANANE SALMI <rose_02fr2002@ yahoo.fr> a écrit :
     
    Cette option permet de devenir professeur de français dans un pays anglophone.
     








    Bonjour,

    Cela marche aussi pour les États-Unis, le Canada, et l'Australie ?

    Alexandre


    #2964 De: julie chereau <maptiteju@...>
    Date: Lundi 12. Janvier 2009  15:08
    Sujet: FW: [[ flemploi ]] Envoi groupé n° 807
    maptiteju
    Envoyer un message Envoyer un message
     


    Bonjour et bonne année!
     
    Je m'appelle Julie et j'ai fait le PGCE en 2001-2002.
    Ce diplôme marche dans les pays du Commonwealth (Canada, Australie...); par contre, il faut d'abord avoir travaillé en Angleterre avant de pouvoir prétendre à un poste dans ces pays-là et apparemment ce n'est pas facile à obtenir.
    Enfin, à mon époque, c'était comme ça, je ne sais pas si cela a changé depuis.
     
    Bonne journée!
     
    Julie
     


     


    Date: Mon, 12 Jan 2009 13:06:42 +0000
    From: flemploi@...
    To: flemploi@...
    Subject: [[ flemploi ]] Envoi groupé n° 807


    Messages inclus dans cette sélection (2 Messages)

    1.1.
    Re: pgce De : Alexandre PACHOT
    1.2.
    Re: pgce De : HANANE SALMI

    Messages

    1.1.

    Re: pgce

    Envoyé par : "Alexandre PACHOT" pacal73@...   pacal73

    Dimanche 11. Janvier 2009  19:59

    Le 11 janvier 2009 04:20, HANANE SALMI <rose_02fr2002@yahoo.fr> a écrit :

    >
    > Cette option permet de devenir professeur de français dans un pays
    > anglophone.
    >
    >

    Bonjour,

    Cela marche aussi pour les États-Unis, le Canada, et l'Australie ?

    Alexandre
    1.2.

    Re: pgce

    Envoyé par : "HANANE SALMI" rose_02fr2002@...   rose_02fr2002

    Dimanche 11. Janvier 2009  20:16

    Bonsoir,
     
    Pour les pays que tu cites il faudrait se renseigner car je n'en ai pas eu connaissance à vrai dire.

    --- En date de : Dim 11.1.09, Alexandre PACHOT <pacal73@yahoo.fr> a écrit :

    De: Alexandre PACHOT <pacal73@yahoo.fr>
    Objet: Re: [[ flemploi ]] pgce
    À: flemploi@yahoogroupes.fr
    Date: Dimanche 11 Janvier 2009, 19h59

    Le 11 janvier 2009 04:20, HANANE SALMI <rose_02fr2002@ yahoo.fr> a écrit :

     
    Cette option permet de devenir professeur de français dans un pays anglophone.
     

    Bonjour,

    Cela marche aussi pour les États-Unis, le Canada, et l'Australie ?

    Alexandre


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      #2965 De: "Alexandre PACHOT" <pacal73@...>
      Date: Lundi 12. Janvier 2009  17:39
      Sujet: Re: FW: [[ flemploi ]] Envoi groupé n° 807
      pacal73
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      Bonjour,

      Merci pour la réponse.

      Je vais continuer mes études au Canada. Déjà que d'une province à une autre le diplôme n'est pas forcément équivalent, j'étais surpris, qu'un diplôme étranger soit valable sur chaque province. Après, c'est juste une question d'offre et de demande, et lorsque la demande est forte, on regarde moins sur le diplôme !

      Alexandre


      Le 12 janvier 2009 10:08, julie chereau <maptiteju@...> a écrit :

      Je m'appelle Julie et j'ai fait le PGCE en 2001-2002.
      Ce diplôme marche dans les pays du Commonwealth (Canada, Australie...); par contre, il faut d'abord avoir travaillé en Angleterre avant de pouvoir prétendre à un poste dans ces pays-là et apparemment ce n'est pas facile à obtenir.
      Enfin, à mon époque, c'était comme ça, je ne sais pas si cela a changé depuis.
       
      Bonne journée!
       
      Julie



      #2966 De: lynda delci <lynda_sun@...>
      Date: Lundi 12. Janvier 2009  19:45
      Sujet: Re : [[ flemploi ]] pgce
      lynda_sun
      Envoyer un message Envoyer un message
       

      Mille mercis Hanane pour toutes ces precieuses informations.
      Cordialement,
      Lynda.


      #2967 De: "cedricramirez" <cedricramirez@...>
      Date: Mardi 13. Janvier 2009  16:13
      Sujet: PGCE
      cedricramirez
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      Bonsoir, voici un forum d'anciens étudiants PGCE. Ce forum contient de
      nombreuses questions et réponses.
      Voici le lien: http://pgcemfl.superforum.fr/index.htm
      
      Bon courage

      #2968 De: bergue christophe <berguejapon@...>
      Date: Jeudi 15. Janvier 2009  6:51
      Sujet: exercices d’écoute
      berguejapon
      Envoyer un message Envoyer un message
       

      Bonjour à tous,

       

      J’ai créé un site d’exercices d’écoute en ligne www.lafrancebis.com

       

      On y parle du mode de vie des Français et des tendances actuelles (crise du mariage, malbouffe…)

       

      Je recherche des idées pour les sujets à venir (juste des idées, pas des textes).

       

      Cordialement,

      Christophe BERGUE



      #2969 De: HANANE SALMI <rose_02fr2002@...>
      Date: Jeudi 15. Janvier 2009  12:53
      Sujet: Re : [[ flemploi ]] exercices d’écoute
      rose_02fr2002
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      Bonjour!
       
      Quelques idées: les transports (rer, grève...), les soins de beauté homme-femme, recettes, salles de sport (adresse...), séjours en france (promenade, visite...bordeaux, paris, lyon)

      --- En date de : Jeu 15.1.09, bergue christophe <berguejapon@...> a écrit :
      De: bergue christophe <berguejapon@...>
      Objet: [[ flemploi ]] exercices d’écoute
      À: flemploi@...
      Date: Jeudi 15 Janvier 2009, 7h51

      Bonjour à tous,

       

      J’ai créé un site d’exercices d’écoute en ligne www.lafrancebis. com

       

      On y parle du mode de vie des Français et des tendances actuelles (crise du mariage, malbouffe…)

       

      Je recherche des idées pour les sujets à venir (juste des idées, pas des textes).

       

      Cordialement,

      Christophe BERGUE




      #2970 De: "emilieperrichon" <emilieperrichon@...>
      Date: Mercredi 21. Janvier 2009  9:21
      Sujet: Perspective actionnelle
      emilieperrichon
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      Bonjour à tous et à toutes,
      
      Si vous êtes intéressés par la perspective actionnelle du CECR et sa mise en
      place, ma thèse
      de doctorat en didactique des langues-cultures  à ce sujet, soutenue tout
      récemment, vient
      d'être publiée et mise en ligne sur le site de l'APLV :
      http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article2029
      
      
      Bien cordialement,
      Emilie Perrichon

      #2971 De: vo sang xuandao <vsxdao@...>
      Date: Mercredi 21. Janvier 2009  15:57
      Sujet: Re: [[ flemploi ]] Perspective actionnelle
      vsxdao
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      Un grand merci à vous, moi qui suis à fond dans mes études, quelle chance d'avoir ce lien!
      Dao

      --- On Wed, 1/21/09, emilieperrichon <emilieperrichon@...> wrote:
      From: emilieperrichon <emilieperrichon@...>
      Subject: [[ flemploi ]] Perspective actionnelle
      To: flemploi@...
      Date: Wednesday, January 21, 2009, 10:21 AM

      Bonjour à tous et à toutes,

      Si vous êtes intéressés par la perspective actionnelle du CECR et sa mise en place, ma thèse
      de doctorat en didactique des langues-cultures à ce sujet, soutenue tout récemment, vient
      d'être publiée et mise en ligne sur le site de l'APLV :
      http://www.aplv- languesmodernes. org/spip. php?article2029

      Bien cordialement,
      Emilie Perrichon



      #2972 De: Sylvia Bertoncello <jysyber@...>
      Date: Jeudi 26. Mars 2009  4:53
      Sujet: Jimy library
      jysyber@...
      Envoyer un message Envoyer un message
       

      Envoyé le : Jeudi, 26 Mars 2009, 5h29mn 31s
      Objet : Jimy library

      Bonjour,
       voici l'adresse du site web français de notre association :               http://jimylibrary.e-monsite..com
                                           et celle du même site en anglais :               http://jimylibrary-eng.e-monsite.com

      Ayez l'amabilité de le faire connaître, merci.
       La bibliothèque est constituée et s'agrandit chaque jour. Des séances d'animation, des conférences s'organisent. Vous pourrez régulièrement consulter la rubrique "Au fil du temps" pour être informé des diverses actions de notre projet.
      Très cordialement.
      Sylvia Bertoncello












      #2973 De: bergue christophe <berguejapon@...>
      Date: Mercredi 1. Avril 2009  13:26
      Sujet: exercices d'écoute gratuits
      berguejapon
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      www.lafrancebis.com
      vous propose des exercices d'écoute gratuits
      pour perfectionner l'oral et enrichir le vocabulaire.

      Bonne écoute!

      le programme:

      • Le meilleur ami de l’Homme
      • Le bonheur est à la campagne !
      • Les adulescents: adultes ou ados ?
      • Chirurgie esthétique: les hommes se font des cheveux.
      • Papy boum: la vie commence à 60 ans.
      • A bas la voiture! Vive le vélo!
      • Des patrons heureux!
      • Salaires: les Français sont-ils machos?
      • La malbouffe attaque!
      • Les Français sont-ils allergiques au mariage?


      #2974 De: bergue christophe <berguejapon@...>
      Date: Lundi 4. Mai 2009  8:11
      Sujet: cours sur le vocabulaire d'Internet
      berguejapon
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      internaute, toile, site, inscrits, souris ...
      Tout le vocabulaire d'Internet est dans le nouvel exercice d'
      écoute
      de www.lafrancebis.com
      :
      Coup de foudre sur le web !

      Christophe BERGUE


      #2975 De: Badoo <ahmedelya@...>
      Date: Lundi 11. Mai 2009  17:19
      Sujet: Ahmed Yag a laissé un message pour toi sur Badoo !
      ahmedelya
      Envoyer un message Envoyer un message
       
      Can't read this message? See it translated into English, Deutsch, Italiano, Español, Português or 13 other languages. This email was sent by ahmed (ahmedelya@...). If you received this message by mistake, please just ignore it.

      Tu as un nouveau message sur Badoo !

      Ahmed Yag t'a laissé un message
      Suis ce lien pour l'ouvrir :
      Regarde ton message...



      Au fait, quelqu'un a demandé de tes nouvelles:

      Top Gun Angel
      Morocco, Maroc
      Belkhir Kawtar
      Morocco, Maroc
      Sara
      Morocco, Maroc

      Le lien ne fonctionne pas ? Copie celui-ci dans la barre d'adresse de ton navigateur :
      http://eu1.badoo.com/yagamed/in/3C-VaKGrpv8


      Badoo

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