Quand on examine de près les propos tenus par les autorités
sénégalaises et mauritaniennes, on s'aperçoit qu'il y a une
mauvaise volonté de la part de Nouakchott de trouver un terrain
d'entente. Ceci dit juste après la visite du premier ministre
sénégalais en Mauritanie, les autorités de ce pays ont
haussé le
ton en diffusant un communiqué invitant les sénégalais à
rebrousser chemin. Décidémment, il faut toujours trouver un
prétexte pour relancer la machine à tuer. L'eau n'est pas
source
de problème entre les deux pays, loin de là. Il faut dire que
le
pouvoir fasciste de Nouakchott rhumine d'amers pensées vis à
vis
des nouvelles autorités sénégalaises. Le moins que l'on
puisse
dire c'est que Taya regrette d'avoir perdu un interlocuteur plus
que docile, lequel était près à vendre tous les
sénégalais si
cela pouvait lui procurer la sympathie et l'amitié du colonel.
D'autre part pour Nouakchott, le nouveau régime sénégalais
est
soupçonné d'accueillir chaleureusement les refugiés
politiques
negro-mauritaniens. A l'approche des présidentielles, le
président- colonel joue sur la sensibilité des mauritaniens. Il
veut exploiter ce différend afin de trouver quelque chose qu'il
présentera pendant sa campagne eléctorale, puisque
visiblement, il n'a pas de bilan à présenter. A ce
propos d'ailleurs, pendant sa visite dans le gorgol,la création
d'une " carte d'identité infalsifiable" était tout ce qu'il
avait
trouvé de mieux à dire aux populations qui ont plus besoin de
pain que d'une simple carte. Quand notre"président" ouvre la
bouche, tout le monde regrette amèrement d'être mauritanien.
Par
ailleurs, le bon voisinage entre les deux pays dépend de certains
paramètres dont bien évidemment le respect des droits l'homme,
l'abolition de l'esclavage et la construction d'un Etat non
raciste, bref, la disparition de Ould Taya sur l'échiqier
politique mauritanien. En réalité le véritable problème
c'est
ould Taya et son régime raciste. L'homme du passé et de la
misère
entend profiter de cette fracture pour se refaire une
"popularité" ne serait-ce qu'à l'intérieur de la
communauté
maure.Depuis la nuit des temps les militaires déguisés en
"démocrates" n'ont toujours engendré que des catastrophes en
politique. C'est pourquoi la stabilité dans la sous-région
suppose au préable que les pays aient à leurs têtes des
hommes
formés pour le dialogue et ayant une habileté à concevoir
une gestion pacifique des contradictions politiques.Autrement ce
sera un dialogue de sourd. Les peuples mauritaniens et
sénégalais
s'entendent très bien mais les gouvernements de leur pays ne
pratiquent pas la même réligion.La guerre continue.
Ces evenements senegal mauritanie servent de justification au
raciste Taya pour chasser les noirs restants en mauritanie apres
89.je demande a tous les negroafricains Mauritaniens de accepter
la honte une deuxieme et de combattre au prix de leurs vies si
necessaire.(mieux vaut mourir debout que assis).
je denonce egalement les sals laches de noirs du PRDS qui apres
avoir contribuer a la confiscation des terres agricoles par les
maures (en particulier les simacides)font aujourdhui tetes basse.
chers compatriotes la peur ne ressoud rien ;si actuellement un
maure ose nous chasser de la terre de nos ancetres c'est parceque
on a perdus la fierte d'etre tout simplement des hommes.sachez
que je n'appele pas au nom de la haine etant Mauritanien noir
j'ai constate qu'on paye de notre dignite .Cette fois ci ne
fermons pas les yeux en disant que les maures n'en veulent qu'aux
Senegalais ce comportement serai lache de notre part.
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-suite
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Kaolack : des départs vers la Gambie
La rumeur qui circule au sujet d'un danger éventuel encouru par
les
ressortissants mauritaniens est certes arrivée
à Kaolack, mais n'a eu aucun effet sur les rapports existant entre
ces
derniers et les populations. Dans la capitale
du bassin arachidier où vivent plusieurs centaines de maures pour
la
plupart des commerçants, c'est comme si de
rien n'était. Les Mauritaniens circulant librement. Cependant une
bonne partie parmi ces derniers a déjà quitté le
pays suite à l'appel que leur a lancé leurs autorités, une
invite,
dit-on, à quitter sans délai le Sénégal. Si certains
sont rentrés en Mauritanie, d'autres par contre ont
préféré travers la
frontière pour aller en Gambie,
principalement à Farafégné, située à 80 kilomètres
de Kaolack. Ils ont
pour la plupart fermé leurs boutiques.
A la gare routière de Kaolack, nous avons appris que les
ressortissants mauritaniens ont presque quitté le
territoire sénégalais depuis la nuit du dimanche à lundi
à bord de
camions ou de cars remplis de marchandises.
Pour le gouverneur de Kaolack, M. Saliou Sambou, aucun incident n'a
été constaté. Ce qui l'a cependant
surpris, c'est plutôt la décision incompréhensible prise par
les
autorités mauritaniennes de rappeler leurs
concitoyens installés au Sénégal alors qu'il n'y a aucune
menace qui
pèse sur ces derniers.
Mamadou Cissé
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Louga : les commerçants maures poursuivent leurs activités
"Je ne suis pas inquiet car je me considère comme un
Sénégalais. Je
suis né au Sénégal. Mais le seul problème,
c'est que nous sommes des Maures", a indiqué le commerçant
grossiste,
Mouhamed Aïdara. Il fait partie des
Mauritaniens qui continuent de mener tranquillement leur activité
de
commerce. Il a affirmé qu'il ne bougera pas
de Louga. Mais, toutefois, Mouhamed Aïdara a fait savoir qu'avec
la
situation actuelle, ils n'ont plus la confiance
de leurs fournisseurs qui descendent à Louga pour récupérer
leurs
marchandises. D'ailleurs lors de notre passage
au niveau de son magasin, nous avons trouvé un Libanais venu pour
récupérer toute la marchandise qu'il lui avait
donnée à crédit, par mesure de précaution, en attendant
que la
situation se rétablisse. Un autre commerçant
grossiste au marché central, Mouhamed Makhmout, a soutenu qu'il
est
bien mauritanien et tant qu'il n'est pas
menacé, il restera à Louga. Il a, lui aussi, reçu la visite
de ses
fournisseurs qui ont pris tout ce qu'il avait comme
crédit. Abdou Fata, commerçant grossiste n'a pas l'intention de
quitter Louga car il a la nationalité sénégalaise.
Selon lui, la situation a perturbé son travail car les
fournisseurs
n'ont plus confiance en eux.
Il faut retenir que dans la ville, tous les maures détenteurs de
magasins demeurent sereins et poursuivent leurs
activités. Mais il a été constaté que les maures noirs
tenanciers de
dibiterie ont plié bagages.
Oumar Ngatty Ba
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Bakel : ils ont plié bagages
Depuis lundi, les ressortissants mauritaniens installés dans la
région
de Tamba sont sur le qui-vive. Certains que
nous avons interrogés nous ont dit qu'ils étaient informés
que les
relations entre les deux pays ne sont pas au
beau fixe.
Ils se souviennent des événements de 1989 et prennent des
dispositions
pour se mettre à l'abri. Hier déjà, le
mouvement était plus perceptible dans la ville de Tamba où la
plupart
des grandes boutiques avaient baissé leurs
rideaux. Il en est de même à Bakel où les maures ont pris
soin de
vider leurs boutiques, de mettre les
marchandises dans des sacs et emprunté les pirogues pour se
retrouver
de l'autre côté du fleuve. Du côté
sénégalais, on a aussi constaté que certains qui se
trouvaient à
Selibaby (en Mauritanie) ont été sommés de
rentrer dans les quinze jours. Ablaye Diop, artisan installé à
Selibaby, a alors décidé de rejoindre son Tamba
natal sans bruit. Au niveau des débarcadères de Gourèye, en
Mauritanie, les rares Sénégalais qui ont tenté de
traverser le fleuve pour se rendre en Mauritanie ont été
simplement
priés de ne pas débarquer et de retourner au
Sénégal. Tout cela se passe dans le calme du côté
sénégalais. Les
services d'ordre, pourtant en alerte, n'ont pris
aucune mesure et pour eux tout est calme et il n'y a pas de
problème
du tout.
Pape Demba Sidibé
Il y a onze ans jour pour jour, prenant prétexte du différend
avec le Sénégal, le pouvoir de Nouakchott avait touvé une
occasion de se débarasser d'une population jugée
indésirable. Le
rêve d'une Mauritanie arabe et blanche était en passe de
devenir
une réalité.Cette population avait subi toutes sortes
d'atrocités
en pleine période de ferveur réligieuse. A l'heure actuelle
près
de 80.000 personnes luttent encore pour la survie dans des camps
de fortune au Sénégal et au Mali. La gestion chaotique du
différend sénégalo- mauritanien par l'ancien régime au
Sénégal a
constitué une véritable poudrière dans la sous- région.
En
d'autres termes Abdou avait capitulé face à l'arrogance et à
la
cruauté de Ould Taya. Ainsi l'avénement d'un nouveau régime
au
Sénégal n'est pas vu d'un bon oeil par Nouakchott, la preuve en
est que Ould Taya était le dernier chef d'Etat de la sous
région
à féliciter Wade quand. D'autre part selon certaines sources le
colonel président avait ouvertement soutenu Abdou Diouf durant la
campagne éléctorale. Depuis lors, les premiers signes de
frémissements commencent à apparaître.Mais la question est
de
savoir qu'est ce que mijote Ould Taya? qui seront à l'oeil du
cyclone? En réalité la seule façon pour ce montre d'être
la une
des journeaux c'est de tuer ou de défier certains pays.La
Mauritanie doit se rappeler que c'était elle qui avait voulu
cette reconciliation prématurée pour sortir du cercle infernal
dans lequel l'avait entrainé ce différend. Il faut dire que
même
les pays arabes( Maroc, Arabie Saoudite, koweit...) s'étaient
rangés derrière le Sénégal.La mauritanie est suffisamment
isolée
diplomatiquement depuisl'affaire"Ely gate", si les frontières
avec le Sénégal ferment de nouveau alors il me semble que ce
chef
sans scrupules veut entrainer les mauritaniens dans la gueule du
loup. J'espère que la médiation marocaine va le reconvertir
à la
prudence.
LE SOLEIL DU SENEGAL DU 7 JUIN 2000
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--------------- Sénégal-Mauritanie
Le différend sénégalo-mauritanien sur le projet des
vallées fossiles,
qui a connu de nouveaux développements, a
occasionné, ces jours-ci, des départs de Sénégalais
installés en
Mauritanie vers leur pays et de ressortissants
mauritaniens vers le leur. Nos correspondants régionaux font le
point
sur ces départs. Mauritanie : Premiers
départs de Sénégalais
SAINT-LOUIS - Malgré la disposition prise par le gouvernement du
Sénégal pour apaiser la tension qui règne
entre la Mauritanie et notre pays, certains Mauritaniens ont
commencé
à regagner, hier, en fin d'après-midi leur
pays. Des groupes de Sénégalais venus de Rosso-Mauritanie sont
également rentrés au bercail depuis hier. A
Rosso-Sénégal, ils ont été bien pris en main par les
douaniers, les
gendarmes et les policiers sénégalais qui les
ont aidés à s'acquitter des formalités dans de bonnes
conditions. A en
croire Cheikh Bamba Ndiaye, douanier en
poste à Rosso- Sénégal, ces Sénégalais ont foulé
hier la terre
sénégalaise dans le calme. Il n'y a pas eu de
débandade ou autres signes d'affolement dans ce mouvement de
Sénégalais vers Rosso-Sénégal. Aussi bien du
côté de la rive gauche que du côté de la rive droite du
fleuve
Sénégal, on n'a pas encore noté de dérapages au
sujet de ces mouvements irréguliers de Sénégalais et de
Mauritaniens.
Si certains Sénégalais ont jugé nécessaire de rentrer au
bercail en
attendant que la situation redevienne normale,
d'autres par contres soutiennent tout simplement que leur retour au
pays n'a rien à voir avec les problèmes qu'il y
a entre le Sénégal et la Mauritanie. Ces derniers précisent
que chaque
année, pendant cette période, ils
reviennent se ressourcer chez eux, revoir les parents et les amis ou
traiter des affaires et repartir en Mauritanie.
Mbagnick Diagne
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--------------- Hantise des
évenements de 1989 : Une panique maîtrisée à Kolda
A l'instar des autres localités du pays où vivent des
ressortissants
de la République sœur de Mauritanie, la ville de
Kolda n'échappe pas à cette hantise des événements
meurtriers de 1989.
En effet, avec la vive réaction de
samedi dernier, de la part de l'Agence mauritanienne d'information
(AMI) sur le projet de revitalisation des
vallées fossiles, les ressortissants maures de la ville de Kolda
sont
sur leurs gardes. Si dans la commune de
Kolda on n'en est pas à ce mouvement de panique générale
observé dans
certaines localités du pays, les
ressortissants maures qui occupent de grands magasins du centre-
ville, dégarnissent dans la plus grande
discrétion leurs boutiques.
Néanmoins, il n'est pas encore ici décidé chez ces Maures
d'abandonner
leur commerce pour rentrer au bercail.
Nous avons tenté en vain de discuter avec certains d'entre eux
pour
avoir leurs sentiments, mais on est presque
certain qu'à la prochaine toute petite alerte, la Gambie ou encore
les
deux Guinées qui sont toutes proches de la
région de Kolda pourraient connaître les mêmes mouvements
que ceux
notés à l'heure actuelle à la frontière entre
le Sénégal et la Mauritanie.
Pour le moment, certaines boutiques ont baissé leurs rideaux
tandis
que d'autres, pour des raisons que nous
ignorons, ont fermé. Dans la ville, c'est le calme plat et
d'aucuns
vont même jusqu'à se demander si on ne vit pas
une fiction. Espérons que les populations sauront raison garder
pour
éviter à nos deux peuples le spectre des
événements de 1998.
Bachir B. Sané
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--------------- Calme et sérénité à Saint-Louis
Accoudé au comptoir de sa boutique, Ahmed devise tranquillement
avec
ses hôtes. Ces derniers viennent de
Rosso Mauritanie. Ce sont des opérateurs économiques
mauritaniens qui
font la navette entre le Sénégal et la
Mauritanie, dans le cadre de leurs activités commerciales. En
cette
belle matinée de lundi, ils discutent à bâtons
rompus avec Ahmed qui gère une boutique à Pikine depuis plus de
dix
ans.
Dégoulinant de sueurs dans cette boutique exogène, mais bien
achalandée, Ahmed explique en "khasanya"
(langue maure) à ses parents les dispositions qui ont été
prises par
le gouvernement du Sénégal pour apaiser la
tension qui règne entre la Mauritanie et notre pays. De temps à
autre,
il colle son transistor à l'oreille de l'un de
ses hôtes afin de permettre à ce denier d'écouter Téranga
FM qui
diffuse à plusieurs reprises des messages
d'apaisement du gouverneur Mbagnick Diagne qui exhorte sans cesse les
populations de la capitale du Nord et
la communauté mauritanienne vivant à Saint-Louis, à rester
calmes et
sereines, car, précise-t-il avec insistance, "il
n'y a aucun problème entre le Sénégal et la Mauritanie, nous
sommes
condamnés à vivre ensemble dans la paix.
Sénégalais et Mauritaniens sont des frères".
Un message très clair, bien perçu par ces Mauritaniens qui
viennent de
débarquer chez Ahmed. Ces derniers
soutiennent avec la dernière énergie que le Sénégal et la
Mauritanie
ne pourraient jamais vivre séparément : "Il y
a trop de choses qui nous lient. Même s'il y a un malentendu entre
nos
deux gouvernements, il y aura toujours la
paix entre les peuples. Nous sommes prêts à intervenir
auprès de tous
nos parents maures vivant à Saint-Louis
pour qu'ils ne quittent pas la ville. Car, il faut le reconnaître,
nous ne sommes pas inquiétés ici", soulignent-ils.
D'autres Mauritaniens rencontrés à l'hôtel de la Poste, au
grand
comptoir commercial maure jouxtant l'hôtel, à
Goxou-Mbathie et à Santhiaba, nous ont tenu le même langage,
estimant
tout simplement qu'aucun problème
entre nos deux gouvernements ne doit entraîner des conséquences
désastreuses : "certains de nos parents avaient
au début l'intention de rentrer en Mauritanie, mais dès qu'ils
ont
entendu le communiqué du gouverneur
Mbagnick Ndiaye, ils ont tout de suite renoncé au voyage. Nous
lançons
un appel aux autorités mauritaniennes
pour qu'elles prennent les mêmes dispositions en Mauritanie en vue
de
permettre aux Sénégalais de continuer à
vaquer tranquillement à leurs occupations".
Les policiers municipaux de fonction au poste de Khor nous confirment
quelques instants plus tard cette
tendance à l'apaisement : "le communiqué du gouvernement
sénégalais a
tranquillisé les Mauritaniens vivant à
Saint-Louis. Depuis ce matin, nous n'avons vu que quelques
commerçants
maures se diriger vers Rosso. Nous
n'avons pas encore noté un mouvement de sénégalais de Rosso
vers
Saint-Louis.
A la suite de ce qui semble être un quiproquo entre le
Sénégal et la
Mauritanie, le gouvernement du Sénégal a en
effet, depuis trois jours, diffusé un communiqué officiel par
la voie
des médiats pour apaiser les populations et
nos frères mauritaniens.
Mbagnick Diagne
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--------------- Kaolack : des départs vers la
Gambie
La rumeur qui circule au sujet d'un danger éventuel encouru par
les
ressortissants mauritaniens est certes arrivée
à Kaolack, mais n'a eu aucun effet sur les rapports existant entre
ces
derniers et les populations. Dans la capitale
du bassin arachidier où vivent plusieurs centaines de maures pour
la
plupart des commerçants, c'est comme si de
rien n'était. Les Mauritaniens circulant librement. Cependant une
bonne partie parmi ces derniers a déjà quitté le
pays suite à l'appel que leur a lancé leurs autorités, une
invite,
dit-on, à quitter sans délai le Sénégal. Si certains
sont rentrés en Mauritanie, d'autres par contre ont
préféré travers la
frontière pour aller en Gambie,
principalement à Farafégné, située à 80 kilomètres
de Kaolack. Ils ont
pour la plupart fermé leurs boutiques.
A la gare routière de Kaolack, nous avons appris que les ress
Tout le monde le savait,ce n´est qu´un secret de
polichinelle,le
colonel de Nouakchott ne porte pas dans son
coeur les nouvelles autorités sénégalaises,et pour cause!
Ce qui était possible avec Ndiol n´est pas encore ,croyons-nous
possible avec Ndiombor et son équipe.
Les vallées fossiles sont un faux prétexte pour Nouakchott,une
fuite
en avant pour ne pas aborder le vieux
contentieux qui demeure toujours entier entre le Sénégal et la
Mauritanie.En effet,Taya connaissant le
franc-parler de l´équipe de l´alternance qui veut discuter sa
politique exterieure sur des nouvelles bases
justes,saines et plus durables veut éviter ce face-á-face,pour
ne pas
revenir sur les acquis du systéme de
beydanisation de la mauritanie.Les derniéres sorties de Wade ne
rassurent pas aussi Ould Bothaya.
La question des déportés négro-mauritaniens est toujours une
épine
douloureuse qui rappelle au régime
satanique de Nouakchott son passé récent pas du tout
glorieux,ils
veulent oublier,mais l´oubli est-il possible si
des citoyens mauritaniens continuent á végéter dans le monde
et chaque
jour qui se léve ,reveille leur
cauchemar.Leur présence au senegal et au mali est un affront á
l´humanité toute entiére et á tous les hommes
épris de paix et de justice dans ce village planetaire.c´est
inacceptable monsieur"le colonel".L´áutre probléme
c´est celui des terres de culture des populations de la
vallée,qui ont
voté l´alternance pour revoir leurs terres
ancestrales expropriées depuis une décennie et redistribuées
aux
nouveaux colons hommes d´affaires installés
dans le sud mauritanien.
Un autre paramétre qu´il ne faut pas négliger ce sont
les"relations
amicales"supposées entre les flam et certains
partis de gauche membres de la nouvelle coalition
gouvernementale,mais
aussi avec certains segments du
PDS,pouvait- il ëtre autrement?ce n´est que normal et
justice.les
sénégalais doivent-ils restés indifférends aux
souffrances de leurs fréres du"rewo maayo"?non,impossible.Je suis
certes sénegalaise mais je me sens aussi
mauritanien du sud dans l´âme,je suis foutanké et chez moi dans
tout
le Fuuta comme tout waalo-waalo ou
gajankhé ou guidimankhé de la vallée se sentirait chez dans
les deux
rives,l´actuelle mauritanie,senegal et le mali
se situent dans le berceau impérial du Fuuta,Ghana,Waalo,mali et
Songhoi.
Taya il est midi il faut te reveiller,aborder les vrais
problémes,trouver une solution juste á la question
nationale,redefinir une nouvelle politique de bon voisinage et
redonner á la mauritanie sa place dans le concert
des grandes nations d´Afrique:le trait d´union entre
l´Afrique noire
et l´Afrique blanche.Fraternellement,une
sénégalaise de la vallée.
Sallaam a tous,
Ould Taya aurait dit a Wade: "Je crois que nous allons nous entendre
tous les deux" lorsque ce dernier lui aurait
parle avec "franc- parler" de la situation des refugies qui ne
pouvait
pas selon lui s'eterniser.
Wade avait ete qualifie par Senghor de "NDjombor" (le lapin le
'ruse'). Je ne doute pas que Senghor savait de
quoi il parlait, en bon connaisseur d'hommes. n'etant pas aussi ruse
je me suis toujours demande ce que Ould
taya avait vraiment a l'esprit. J'espere que Senghor avait raison et
que la naiserie qui semblait se profiler derriere
l'appreciation clairement erronnee que Wade semblait se faire du
colonel aux abois etait vraiment une
manifestation de son genie.
Avec les derniers developpements, Taya tire le coup classique du
pouvoir menace: detourner l'attention de
l'opinion publique sur "l'ennemi exterieur".
En l'occurrence c'est un coup de maitre: Dire A wade, "Nous ne me
ferez pas faire ce que je ne veux pas faire:
reprendre "ces gens la" A l'opposition qui refuserait de jouer ce
jeux, "vous etes des traitres a votre patrie si vous
n'entrez pas en ligne et resserer les rangs dans ce moment de "crise
nationale." En plus, je peux profiter de cette
tension pour envoyer au desert n'importe qui. Donc Ahmed et les
autres: couche'!
Aux Noirs de Mauritanie: "Croyez vous que Wade peut vous sauver? Si
vous avez la memoire courte, je me
ferai un plaisir de vous la rafraichir!"
Rappelez vous que la chose la plus simple du monde est de confondre
un
MAuritanien Noir ave un Senegalais,
un Malien ou un Nigerian, vous etes tous du kif-kif!"
Diabolique, n'est-ce-pas?
Voila la veritable raison de cette montee des tensions. On le sait,
Taya s'en fout comme de son premier crime de
la menace (pretendons qu'elle est reelle) que ce que le Senegal fait
sur son territoire ferait peser sur l'economie
de la Mauritanie ou ses populations. Qui en doute?
La bonne nouvelle c'est que Ould Taya doit se sentir particulierement
vulnerable pour tenter un tel acte de
desespoir qui pourrait bien etre son dernier.
We'Sellaam.
Senk.
Les démons d'hier, sont toujours actuels, les communiqués de
presses de L'AMI ; préambule à toute crise survenue en
Mauritanie
invectivent une fois de plus le Sénégal. Taya, en manipulateur
(corrompu) essaye de tenir Wade comme il avait tenu en laisse
hier son regretté Diouf. Un communiqué laconique, rappelant
Wade
à l'ordre a empressé ce dernier à Nouakchott.
Que craint Nouakchott, est-ce la reprogrammation du projet de
revitalisation des Vallées Fossiles comme une des priorités de
l'actuel gouvernement sénégalais ? Ou bien est-ce le fait que
le
Chef de l'Etat sénégalais se soit rendu à Paris et, ait
demandé
des armes à la France ? Je suis sûr d'une chose, la crise
actuelle entre le Sénégal et la Mauritanie, est une
manœuvre du
boucher de Nouakchott pour sévir contre les populations
Négro-Mauritaniennes. Mais Monsieur l'Assassin de la Mauritanie,
nous restons vigilants, il n'y aura plus jamais de 1989 bis, et
plus jamais encore 1990/1991 bis. "Nul n'ignore " que tu es aux
abois, Pauvre Génocidaire, tes manœuvres dilatoires sont
désormais connues de tous, tous les mauritaniens savent
parfaitement jusqu'où tu peux aller, et tous t'épient et
t'attendent.
Dans ce même torchon, l'AMI écrit au paragraphe 2 " Même
les
douloureux événements de 1989 et leurs malheureuses
conséquences
avaient été convenablement gérés et très vite
dépassés permettant
ainsi de à la confiance de se rétablir "
La sénilité de ce gouvernement est plus qu'évident, comment
peut-on avoir la mémoire aussi courte ! ! ! De toutes les
façons
c'est un militaire qui tyrannise ce qui reste des mauritaniens en
Mauritanie, et ce n'est pas que je t'excuse pas colonelon ,
l'intelligence est au militaire ce que la musique militaire est à
la musique. Vous, " les safaageuh " ne croyez pas que vous êtes
excusés, loin s'en faut, vous payerez tous tant que vous êtes,
vous êtes aussi intelligents que votre colonelon qui dort avec
son gilet para-balles.
Diouf, je vous le rappelle, n'était qu'un piètre pantin, à
la
solde des intérêts de quelques petits véreux et aux
intérêts de
sa propre famille. Ce sont les licences de pêches qui ont aidés
le boucher de Nouakchott à se payer sa complicité dans le
génocide des Négro-Mauritaniens.
Wade est peut-être entrain de suivre la pente qu'avait suivie son
prédécesseur, mais, nous sommes et restons vigilants. Les
Négro-Mauritaniens déportés au Sénégal, sont et
resterons des
Mauritaniens, le mieux pour le Sénégal, seraient que ces
infortunés qui ont tant souffert de tant d'injustices rentrent
en Mauritanie, chez eux. Nous trouvons Monsieur le Président de
la République, votre proposition comme un véritable recul par
rapport aux aspirations de paix des peuples sénégalais et
mauritaniens. Le Sénégal est un pays frère, mais pas " une
terre
dépôt " des déportés. Le mieux serait pour le
Sénégal et pour la
Mauritanie de tout mettre en œuvre pour résoudre rapidement
ces
11 ans de calvaires que vivent cette population. Il est certes
évident que le Boucher fou de Nouakchott, incapable de paix ( car
la paix le ronge) et de justice (qui l'ennuie), ne peut -être,
lui, associé à aucun programme de recherche de la justice ou de
la paix, je demande solennellement à l'ensemble des forces
éprises de paix et justice, de barrer la route à tout
rapprochement entre le Président Wade et Taya Le démon.
Ibrahima Diallo
15, rue de l'Avre
75015 Paris
Ampliation :
http://membres.tripod.fr/flamnet
flamnet in English
http://membres.tripod.fr/faashttp://home.ease.lsoft.com/mauritanie-net.index.htlmhttp://zinezone.com/users/mauritaniahttp://www.ajpads.orghttp://dial.to/mauritaniahttp://www.sudonline.snhttp://www.walf.snhttp://www.africanews.orghttp://www.antisalvery.orghttp://members.aol.com/casmasalc
Senegal's PM in Mauritania for talks on water row By Ibrahima Sylla
NOUAKCHOTT, June 5 (Reuters) - Senegal's Prime Minister Moustapha
Niasse flew to Mauritania on
Monday to try to end a dispute over water taken from their border
river that has caused panic amongst migrants
and sent many scurrying for home.
The crisis follows a report on Mauritania's official news agency at
the weekend accusing Senegal of flouting a
water-sharing agreement by pumping water from the River Senegal to
irrigate its land at the expense of
Mauritanian farms.
The river forms the border between the two West African countries.
Niasse met Mauritanian President Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya for
talks
and later told reporters in the capital
Nouakchott that irrigation projects in Senegal should not divide the
two countries.
Mauritania and Senegal were ``joined together by an umbilical cord,''
he said, adding that the water projects
should benefit both countries.
Mauritanians began leaving Senegal at the weekend as the row gathered
momentum. They said their embassy
had told them to leave.
Ibou Badiane, a representative of the Senegalese community in
Mauritania, told Reuters Mauritanian police had
summoned him on Sunday to inform him that Senegalese nationals had 15
days to get out of the country. There
has been no official comment from the Mauritanian authorities.
Senegalese officials said Mauritanian border guards were only letting
Mauritanian passport holders into their
country. They were also preventing Mauritanian nationals from
travelling to Senegal, sources in Nouakchott said.
Witnesses on the Senegalese side of the border at Rosso reported a
heavy flow of Mauritanians returning home
since the weekend.
The number of Senegalese leaving Nouakchott did not seem especially
high, according to witnesses in the
capital.
Mauritanian officials estimate there are between 20,000 and 30,000
Senegalese living in Mauritania. There was
no estimate available of the number of Mauritanians in Senegal.
Many migrants fled back to their countries of origin in 1989 after
economic and ethnic rivalries erupted into
violence and hundreds of people were killed.
Irrigation projects in the north of Senegal were frozen under the
government of President Abdou Diouf because
of Mauritanian concerns about the effect on their own land.
The projects have been revived by Abdoulaye Wade, who beat Diouf in a
presidential election in March. The
Senegalese authorities deny that the irrigation schemes will draw an
excessive amount of water from the river.
(additional reporting by Diadie Ba in Dakar)
Chers ami(e)s,
Vendredi le 6 juin, à midi, un rassemblement énorme contre
l'esclavage
contemporain en Mauritanie aura lieu près de la "City Hall" de
New York.
Tous les intéressés à participer à cet événement
peut appeler
Stuart Willet
(Église Highland Ave, Jamaica, Queens), 917-544-9066, ou Jim
Geist,
718-937-0249.
On Friday, June 6th, at noon, there is a huge rally against
Slavery in
Mauritania to take place near the NY City Hall.
All of those interested in participating in the event, please
call Stuart
Willet (Highland Ave Church, Jamaica, Queens), 917-544-9066, or
Jim Geist,
718-937-0249.
Ahmed Alkaali
Depuis un certain nombre de jours, on voit reapparaitre des
postings très
injurieux pour la mémoire des victimes Négro-mauritaniennes. Je
rappelle a
tous les pourfendeurs de la cause des victimes, que les exactions
dont nous
fumes victimes et sommes toujours victimes, ne s'oublieront que
quand tous
les responsables et sans exception seront juges et punis.
Je vous rappelle aussi :
Une grande partie de la population Négro-mauritanienne demande
aujourd'hui
et toujours justice pour les tueries, les tortures, les
humiliations, les
spoliations, les deportations dont elle a été, et est toujours
victime.
Cette population exige de la Mauritanie toute la lumiere sur tous
les abus
qu'elle a vecu et qu'elle vit toujours : les charniers
decouverts, les
noyés, les pendus, les deportes, les tortures,les violees, les
spolies, les
revoques sans droits,...
Messieurs, je l'exige de vous, faussaires de la verite, carte sur
table,
waregha beyda, sid'ahmed oul zein, sid ramdane,... negationnistes
ou
revionnistes, je vous responsabilise au meme titre que le regime
et tous
ceux qui l'ont soutenu, nourri et excute son programme de
denigrification de
la Mauritanie.
Je sais parfaitement que vous poursuivez votre projet de reve :
Une
Mauritanie Blanche, Arabe ou tout homme qui naitrait Noir serait
relegue au
sous titre d'un Abd ; d'un esclave, mais negationnistes, racistes
et
esclavagistes, je suis vigilent et le peuple Negro-mauritanien
est desormais
vigilent. La route vous sera eternellement barree, Vos
forfaitures vous
seront eternellement rappelees. La justice vaincra.
je vous rappelle qu'il y a toujours plus 70.000
Negro-Mauritaniens qui
vivent au quotidien le calvaire de la deportation au Senegal et
au Mali et
cela depuis plus de Onze ans, ils ont au porte de la Mauritanie,
pour Vous
le rappeler. Ces infortunes exigent la justice, ils exiggent des
reparations, vous avez et aurez eternellement en memoire leurs
calvaires.
Vous lirez ceux qu'ils vous disent aux forums de RFI et dans le
site
des FLAM ; l'actualite, http://membres.tripod.fr/flamnet
Les déportés négro-mauritaniens : 0nze ans de calvaire
De : Diallo Ibrahima (Visiteur)
Courrier électronique : id_fr@...
Date : Ven 02 Jui 15:23 MET DST 2000
DÉCLARATION DES RÉFUGIÉS MAURITANIENS AU SÉNÉGAL
RÉFUGIÉS MAURITANIENS AU SÉNÉGAL(1989-2000)
SITUATION GÉNÉRALE
Les Négro-mauritaniens,chassés de leur pays par leur propre
gouvernement á des fins de
dénégrification,sont depuis 1989 réfugiés au
Sénégal et au Mali.
Ils sont 55 000 au Sénégal et 12 000 au Mali,á l´heure
actuelle,en majorité des femmes et des
enfants.
1-CONDITIONS DE VIE
Ces réfugiés mauritaniens sont abandonnés á
eux-mêmes,depuis
1995,date de désengagement du
HCR,au plan de l´assistance alimentaire,médicale et scolaire.
A entendre le HCR,"ce sont les politiques sous régionales et les
bailleurs de fonds qui l´ont voulu
ainsi",il s´agissait de geler l´assistance(selon le voeu de la
Mauritanie)pour pousser les réfugiés á
rentrer clandestinement.
Si quelques 20 000 personnes sont rentrées entre 1995/1996 suite
á ce plan secret,cette stratégie
échoua car 55 000 personnes demeurent encore sur place.
-CONSÉQUENCES
-Beaucoup d´enfants malnutris ces derniéres années.
-Des éléves en rupture de scolarité(écoles fermées
faute de
maîtres libérés par le HCR)
-De nombreux décés pour cause de paludisme ou par suite
d´accouchements,car les réfugiés
manquent de ressources pour accéder aux soins des hopitaux.
Bref les réfugiés survivent tout juste,avec un repas par
jour,pour la majorité.
2-RAPPORTS AVEC LE H.C.R.
-Refus systématique du HCR de parler du dossier mauritanien;
-Quelques rares visites dans les camps(OFADEC),D´O.N.G.
étrangéres désireuses d´aider les
réfugiés,sous prétexte "qu´ils vont bientôt rentrer..."
-Traitement différencié des réfugiés mauritaniens urbains
de
Dakar,comparativement aux autres
réfugiés des autres nationalités qui bénéficient
d´assistance
pécuniaire,et médicale
reguliére.Jusqu´ici,aucun réfugié mauritanien n´a
bénéficié d´une
réinstallation dans les pays
tiers(Europe,Amérique),contrairement aux autres réfugiés.
CONCLUSION:Globalement ,les réfugiés mauritaniens ne semblent
,apparemment pas éveiller
d´intérêt aux yeux du H.C.R.
3-RAPPORTS AVEC LE GOUVERNEMENT SÉNÉGALAIS
-L´attitude du gouvernement sénégalais(Régime
défunt)vis-á-vis
des réfugiés mauritaniens a
toujours été guidée jusqu´ici par le souci de ne pas
gêner la
Mauritanie.Systématiquement les
demandes des mauritaniens étaient éliminées á la
commission
d´éligibilité,sans même être
examinés,contrairement au cas des autres réfugiés.
-Il a jusqu´ici misé sur le temps pour le réglement de ce
probléme(politique du laisser-pourrir).
-Une mesure récente positive cependant,de reconnaissance du
statut de réfugié(octroi d´une carte
d´identité valable pour 10 ans)encore limitée aux
réfugiés
urbains de Dakar(300),indique peut-être
un revirement dans le traitement de ce dossier.Il faut s´en
féliciter et souhaiter que cette mesure
soit étendue á tous les réfugiés,et accompagnée du
droit au
travail et aux soins médicaux.
RAPPORTS ENTRE RÉFUGIÉS ET GOUVERNEMENT MAURITANIEN
-La Mauritanie continue de refuser de reconnaitre leur existence
et fait fi de leurs
revendications.On tient le discours de la langue de bois
habituel"que ceux qui désirent rentrer
rentrent".
-Traitement résérvé á ceux qui étaient retournés en
Mauritanie:
*Les fonctionnaires n´ont pas repris leurs emplois,
*Des paysans et beaucoup d´éléveurs sont parqués dans les
nouveaux camps(appelés
"Mussafirines");c´est le cas de Ould Yenzé,G
uémou(Guidimakha),de
Rosso(Trarza)de Gourel
Baydi Ali(Gorgol),de Salndé(Brakna)de Gourel
Falli-Kankossa(Assaba).Les éleveurs autorisés á
se mouvoir dans les aires restreintes et fixes,voient leur
déplacement surveilé.
*dans leur grande majorité les réfugiés ne réussissent
pas á
obtenir des autorités administratives
leurs documents d´Etat civil(acte de naissance,carte
d´identité....etc)
*interdiction de circuler sans papiers,alors que seuls 300/20 000
sont régularisés.La plupart,aprés
un tel traitement,reprennent naturellement le chemin inverse des
camps au Sénégal et au Mali.
CONCLUSION:Il apparait manifestement que le gouvernement
mauritanien ne fait preuve
d´aucune volonté politique de réglement de cette question.
-CONDITIONS DE RETOUR POSÉS PAR LES RÉFUGIÉS
-Retour organisé sous l´égide du HCR pour garantir leur
sécurité;
-Réhabilitation et recouvrement de leur citoyenneté,
-Restitution des biens spoliés,á defaut une juste
indémnisation.
-6-RECOMMANDATIONS POUR L´AMÉLIORATION DE LEUR SITUATION(EN
ATTENDANT LEUR RETOUR)
-Pleine application du statut de réfugié,
-Retour de l´assistance alimentaire ou mise en place de projets
agricoles,
-Retour de l´asssistance médicale pour personnes
vulnérables(femmes,enfants).
7-APPEL
-Les réfugiés,á travers le collectif,lancent un appel
pressant á
l´opinion nationale sénégalaise ,á
l´opinion internationale pour rompre le voile du silence qui
recouvre leur situation.
-Ils fondent leur espoir sur le nouveau gouvernement du Sénégal
pour faire avancer positivement
la solution á leurs problémes,á m
Les Jeunes mauritaniens de la M.E.E.A.O vous invitent à assister
à une conférence -débat le samedi 24 juin 2000 à 13heures
30mn.
Thème: "L'opposition face au pocessus démocratique en
Mauritanie"
Cette conférence-débat sera animée par Maître Diallo
Mamoudou.
Lieu: 69, Boulevard Poniatowski 75012 Paris
Accès: Métro ligne 8 Arrêt: Porte Dorée
PC 2 Arrêt: Claude Decaen
La présence de tous est vivement souhaitée.
Aleikoum Bissalam
Je retiens de votre message le paragraphe suivant :
- En tant que mauritanien, je ne peux rester indifférend devant la
situation dégradée de mon pays. Ils inombent à
nos jeunes de continuer à échanger les idées pour trouver la
meilleure
façon de réformer. Je remarques que
nombre de nos jeunes n'ont pas la patience que nécessite un
débat de
réforme. Ils finissent par déseprer.
Certains disent qu'il ne sert à rien de parler. Il faut agir. Un
débat
sérieux pour diagnostiquer la situation,
distinguer les symptômes de nos maladies et préscrire le bon
médicament, un tel débat requiert beaucoup
d'endurance.
- Le verset "Allah ne change l'état d'un peuple que lorsque ce
peuple
change ce qui en lui-même" nous met
devant nos responsabilités. Je propose alors de définir les
axes d'un
débat complet, qui seront à priori :
* Décrire la sitaution actuelle de la Mauritanie : avons-nous la
même
vision ?
* Les causes de cette situation désastreuse.
* Comment pouvons-nous améliorer ou réformer cette sitaution ?
Ezedine OULD HACHEM.
Je dis mon accord avec votre début de constat et rejoins la
proposition de débat que vous esquissez.
Cependant, sur un sujet d'une telle d'envergure, la liste Mauritanie
Net semble être un cadre un peu trop étroit.
Ne serait-il pas plus judicieux d'initier un processus de discussions
publiques, entre nos compatriotes, en
Mauritanie et ailleurs ? Evidemment, aucune opinion ne devrait, le
cas
échéant, faire l'objet d'une exclusion à
priori.
Sur le fond de votre propos, à la dernière phrase, j'exprime
une
certaine réserve : " comment pouvons-nous
améliorer ou réformer cette situation ? ". Il ne s'agit plus,
crois-je, d'administrer une quelconque thérapie à un
système de rapine et de discriminations aussi près de son
extinction.
Il faut précipiter sa chute, l'achever et éviter
de faiblir au moment du partage des torts. L'exemple par la sanction
des coupables est nécessaire, sinon,
l'alternance risque de tourner à une vaine rotation de personnes
au
sommet de l'Etat. Dans la mansuétude envers
le despote et, surtout la promesse préalable du pardon, il y a une
injustice fondamentale : la rigueur de la loi finit
par s'exercer, uniquement, contre la multitude, tandis qu'elle
échoue
devant l'immunité des gouvernants. Voilà,
pourquoi, à votre idée de " réforme ", je substitue celle,
plus saine
et durable, de " rupture radicale ". Peut-être
cet échange vous paraîtra-t-il trop présomptueux,
compte-tenu du
rapport des forces, encore favorable au
pouvoir actuel.
Toutefois, si je me risque à l'exercice, c'est, en premier, pour
dire
que l'après-Taya se prépare dés auourd'hui.
Sinon, l'avenir du pays restera, longtemps encore, entre les mains
d'une certaine coterie engraissée par les
dividendes de sa naissance et élevée dans le mépris des
humbles.
Abdel Nasser Ould Othman Sid Ahmed Yessa
S'il y a aujourd'hui, une organisation sous régionale capable de
relever les défits en Afrique, c'est incontestablement la
C.D.E.A.O. Certes le chemin à parcourir est encore très long
mais
ces dix dernières années, elle a fait des choses qui
méritent
d'être encouragé. Je pense que pour envisager une Afrique qui
soit à la merci de l'homme et de l'universel, il est impératif
de
passer par des organismes sous régionaux. La nouvelle de la
création d'un passeport de la C.D.E.A.O m'a énormément
réjoui
quoique quelques militaires encore au pouvoir au pays des
éléphants me fait peur.Mais le grand et l'éternel perdant
c'est
la Mauritanie. Ce que beaucoup de gens n'ont pas encore compris,
c'est que ce pays préfère un maghreb arabe au coma plutôt
qu'une
C.D.E.A.O en plein épanouissement. Le moins que l'on puisse dire
c'est que les autorités mauritaniennes appartiennent à un autre
siècle . Elles ne se rendent même pas compte que dans ce monde,
faire cavalier seul, c'est une attitude suicidaire.Mais comme le
peuple mauritanien est un peuple soumis, il sera constamment
broyé par une machine à tuer que rien ne pourra
arrêter.L'isolement diplomatique auquel le pays est confronté
conduit nos nuisibles autorités à faire semblant d'avoir une
quelconque fierté. Ce pays est médiocre pour ne pas dire nul
sur
toute la ligne. D'ailleurs si un jour la médaille de la
médiocrité devrait être descernée, je ne serai pas
surpris de
voir qu'on accorde à la Mauritanie cette médaille.
LA SUITE
A partir d'une critique systématique et approfondie qui ne laisse
aucun doute sur la non-validité de cette pensée
dogmatique prétendument universelle héritée de Descartes et
de la
Philosophie des Lumières, ils réclament la
reconstruction d'une nouvelle pensée moins prétentieuse et donc
un peu
plus raisonnable et un peu plus
rationnelle qui suppose l'abandon des paradigmes classiques et
l'invention de nouveaux paradigmes. Mieux, ils
soulèvent le problème crucial d'une nouvelle éthique
fondée sur de
nouveaux critères, de nouveaux paramètres et
de nouveaux repères appelant la définition d'une nouvelle
échelle de
valeurs.
Nous voici sur le chemin non plus d'une révolution culturelle
classique mais sur celui d'une révolution
épistémologique et morale, qui serait une rupture axiomatique
et pas
seulement sémantique. Ce qu'il nous paraît
important de préciser ici c'est que cette révolution
épistémologique
et morale, pour ne pas tomber dans l'erreur
du passé, ne peut plus être seulement l'œuvre des
Occidentaux et de
leurs penseurs, mais celle de l'humanité tout
entière, c'est-à-dire celle des nations anciennes et jeunes,
industrialisées ou non industrialisées, riches ou pauvres,
donc à la fois celle du Nord et celle du Sud.
Il s'agit en somme de préparer l'avènement d'une civilisation
nouvelle
et d'un humanisme nouveau et c'est cette
tâche grandiose qui nous semble devoir être la grande utopie du
21ème
siècle.
III - Islamité, africanité et rupture épistémologique
A la vérité, le monde de la périphérie n'est pas resté
à l'écart du
débat, contrairement à ce que pourrait laisser
croire le silence des médias occidentaux qui, même dans ce
domaine de
l'échange de leurs biens culturels, font
très peu cas de la loi pourtant classique - dont ils se targuent
volontiers - de la libre circulation de l'information et
de la communication. Mais ce sont surtout les nations arabes qui sont
les plus présentes dans ce forum, où elles
se manifestent en tant que nations musulmanes longtemps dominées
par
les nations occidentales et aujourd'hui
encore sous leurs bottes par l'entremise de la mondialisation de sa
théorie - la théorie libérale du marché - et de
ses instruments, les grandes multinationales. Elles souffrent encore
très fortement des nouvelles formes de
colonialisme et d'impérialisme et se sentent, peut-être plus
que
d'autres, menacées dans leur chair et leur âme,
dans leur présent, leur passé et leur avenir, dans leurs
traditions et
leur culture. Elles ont pour ainsi dire une
solution toute faite à proposer pour résoudre la crise mondiale
et
globale, un modèle alternatif : le modèle
islamique. Cette démarche se traduit sous deux formes que les
islamologues occidentaux n'ont pas suffisamment
analysées, à mon avis. Il s'agit d'abord de ce qu'ils appellent
communément l'intégrisme musulman. Celui-ci se
présente en effet comme une revendication d'exclusivité
religieuse et
donc d'intolérance, totalitaire, qui n'hésite
pas à recourir à la violence, aux attentats meurtriers et
barbares
pour imposer - si nécessaire par le glaive et par
le sang - non seulement la foi islamique, sa morale mais aussi les
institutions, les modes de vie et de pensée, bref
sa civilisation et sa culture. Il exploite, pour les besoins de sa
propagande, les difficultés économiques et sociales
dues à la crise de la mondialisation ainsi que les excès,
carences et
incompétences des régimes en place. Il s'agit
là d'un mouvement politico-religieux qui est en vérité plus
politique
que religieux. Il n'est pas étonnant que ce
courant soit légèrement en déclin avec les progrès de la
démocratie et
des droits de l'homme, comme on a pu le
constater en Iran.
Il est un autre courant plus prometteur : il se manifeste sous forme
d'une révolution culturelle silencieuse qui utilise
comme cela se doit en Islam sunnite la formation, l'éducation,
l'enseignement des textes et de la tradition, et
comme seule arme le jihâd akbar, c'est-à-dire le combat
permanent pour
le perfectionnement moral, l'élévation
spirituelle, la pratique du bien, l'exaltation des valeurs de
partage,
de solidarité qui sont culturellement islamiques.
Nous n'éprouvons aucune gêne à exprimer notre sympathie à
cette
mouvance libérale dont l'option est de
convaincre et non de contraindre - comme l'enseigne le Coran -
grâce à
une pédagogie de conquête éclairée et
éclairante des cœurs et des esprits, et un art de
savoir-être et de
savoir- faire qui n'a d'autre inspiration que la
crainte de Dieu. Aussi cette mouvance nous paraît pouvoir se
prêter à
un dialogue fécond avec des militants laïcs
ouverts. Nous constatons l'émergence de ce courant dans notre pays
le
Sénégal où il se développe grâce à
l'action courageuse et constante à la fois d'intellectuels
musulmans
formés dans les universités musulmanes des
pays arabes (Maroc, Tunisie, Egypte, Arabie Saoudite, Soudan,
Libye,…)
et grâce surtout à l'action
d'organisations non gouvernementales islamiques et à des
fraternités
musulmanes.
C'est plus qu'un réveil islamique, c'est une révolution
culturelle
musulmane qui est aussi une révolution
épistémologique car elle met en question le modèle
occidental de
civilisation, de culture, son modèle institutionnel
voire son modèle de pensée. Mais elle le fait sans jeter
l'anathème
sur les autres religions, elle le fait dans un
esprit de tolérance et de co-existence pacifique admirable auquel
on
ne saurait assez rendre hommage. Nous
pensons qu'il y a là un exemple pertinent pour les élites
dirigeantes,
pour les nouveaux faiseurs de printemps. Il
nous plaît ici d'attirer l'attention sur la réflexion d'un
islamologue
béninois, Assani Fassassi qui, dans un ouvrage
de choc, un document critique d'une qualité exceptionnelle[3][3],
va
plus loin que les pères de la Négritude et
nous fait sortir des sentiers battus de l'académisme classique,
montre
scientifiquement la voie à suivre si nous
voulons réaliser une révolution épistémologique africaine
: il fait la
part des choses en distinguant soigneusement
les acquis universels de la civilisation qui sont communs à
l'humanité
tout entière, l'apport spécifique de l'Occident
et de sa culture judéo-chrétienne et les apports spécifiques
des
autres cultures et civilisations, en particulier celles
de l'Afrique. Il trace une piste qui nous paraît intéressante
à
explorer car il indique des repères, des directions
magistralement balisées, les indispensables ruptures, et pose de
nouvelles équations qu'il nous faut intégrer
désormais dans nos analyses politiques si nous voulons construire,
et
c'est parfaitement de l'ordre du possible,
une Afrique africaine par son action et par sa pensée.
Est-il besoin d'ajouter que nous avons là un document important
qui
constitue les prolégomènes à une éventuelle
conférence africaine sur le projet de reconstruction d'une
personnalité africaine, qui doit être aujourd'hui l'une des
ambitions premières d'une gauche africaine réconciliée avec
elle-même.
(1) Viviane Forrester : " L'horreur économique ", Editions Fayard,
Paris, 1996.
(2) Edgar Morin et Sami Naïr : " Pour une politique de
civilisation ",
Editions Arléa, Paris, 1997.
(3) Assani Fassassi : " Sursaut de l'Afrique qu'on achève ",
Editions
Al Qalam, Paris, 1995
VV
Les conditions d'émergence d'une Afrique citoyenne
Par Mamadou Dia, Ancien président du conseil des ministre de la
République du Sénégal
On se souvient que nous avons déjà, en différentes
occasions, posé le
postulat suivant : la reconstruction d'une
Afrique africaine, ou plus exactement d'une Afrique citoyenne,
suppose
une révolution culturelle africaine, qui
elle-même a pour préalable une révolution
épistémologique africaine,
c'est-à-dire une révolution de la pensée que
nous avons héritée de l'Occident. Nous croyons important de
revenir
sur ce point.
Nous le ferons en évoquant d'abord, ne serait-ce que
brièvement,
l'histoire des grandes révolutions de
l'humanité, de l'Antiquité grecque à l'époque
contemporaine. En second
lieu, nous examinerons la crise de culture
et de pensée qu'ont provoquée les bouleversements des
techniques et
des technologies modernes de production,
d'information et de communication, et les conséquences du
processus du
phénomène de la mondialisation du
modèle de la pensée occidentale qui en est l'origine. Enfin, en
troisième lieu, nous nous efforcerons d'en tirer les
leçons face à l'impératif que constitue pour nous la
reconstruction
d'une Afrique nouvelle, libre et indépendante,
devenant partenaire à part entière pour l'édification d'un
monde
nouveau, uni mais différencié.
I - Révolution culturelle, révolution épistémologique et
enseignements
de l'histoire
De l'Antiquité grecque à nos jours, l'humanité a connu de
grandes
révolutions culturelles qui n'ont pas toujours
été accompagnées ou même suivies de révolutions
épistémologiques ou
révolution des cadres de pensée. La
révolution judéo-chrétienne a été une révolution
culturelle qui a
surtout largué l'héritage païen de l'Antiquité
grecque et romaine ; elle n'a pas été une révolution de la
pensée
gréco-romaine. Celle-ci a d'ailleurs été exhumée
des abîmes de l'histoire - curieusement - par la révolution
islamique
et par les savants de l'Islam. Il faudra
attendre la révolution cartésienne au 17ème siècle et
celle de la
Philosophie des Lumières au 18ème siècle pour
que nous connaissions une véritable révolution
épistémologique,
c'est-à- dire des fondements logiques de la
pensée. Depuis cette époque, c'est la même pensée unique
que s'est
approprié l'Occident qui est devenue la
pensée dominante, la déesse omnisciente et omnipotente en
dehors de
laquelle il n'y a pas de pensée digne de ce
nom.
Si le marxisme-léninisme a pu être salué comme une
révolution
culturelle parce qu'ayant remis en cause le modèle
de société et le modèle des relations entre les peuples et
les
nations, il n'est pas pour autant sorti du cadre de la
pensée unique occidentale ; il n'a pas été une révolution
épistémologique.
La révolution chinoise de Mao Tsé Toung l'est encore moins, car
même
sur le plan culturel elle n'a été qu'une
révolution de palais, à l'intérieur de la même famille ou
du même
courant idéologique, le marxisme-léninisme. Sa
spécificité est une spécificité sociologique : elle
prône sa
civilisation originelle, la civilisation agraire et privilégie
l'agriculture par rapport à l'industrie. C'est qu'elle rejette
surtout
l'industrie lourde, cette mastodonte sans âme qui
écrase tout sur son passage et d'abord sa ruralité qui est
l'élément
matriciel de sa culture et de sa civilisation
traditionnelles. Elle ne se réclame pas des dieux de l'ancien
Empire
du Milieu, bien au contraire elle les répudie
brutalement sans un brin de nostalgie. Pourtant, la grande dame
asiatique ne doit pas oublier que c'est elle qui a
inventé l'écriture et le papier, c'est-à-dire la
civilisation du livre
qu'elle a léguée au monde, et d'abord à
l'Occident.
En Afrique, la Négritude peut être saluée comme une
révolution
culturelle, mais en vérité une révolution
balbutiante, primaire, une sorte de révolte d'esclave qui
revendique
son identité qui, du reste, se limite à la race, à
la couleur de la peau et à des expressions spécifiques
d'existentialité ou d'existentialisme qui renvoient surtout aux
manifestations artistiques : au chant, à la danse, à la musique
et
parfois à la sculpture et à l'architecture. On notera
que la langue même du maître, la langue du dominateur contre
lequel on
se révolte n'est pas mise en cause, à plus
forte raison l'universalité de sa civilisation, de ses
institutions,
de ses structures et de ses techniques. Toutefois, un
observateur attentif de l'évolution de la société africaine
ne peut
pas manquer de noter l'engagement des
dernières générations d'artistes africains, notamment les
musiciens et
les chanteurs. Ils ont pris résolument le relais
des poètes et écrivains africains des générations d'avant
les
indépendances en faisant faire des bonds prodigieux
à la révolution culturelle africaine par leur créativité,
l'originalité de leur style et par leur assiduité sur la
scène
internationale. Nul doute qu'ils seront demain - plus que
l'intelligentsia classique - les acteurs déterminants d'une
rupture épistémologique.
II - La nouvelle crise de la pensée et les ravages de la
mondialisation
La mondialisation que nous incriminons n'est pas seulement celle du
modèle de l'économie de marché et des
finances internationales, mais aussi celle du modèle des nouvelles
techniques de l'information et de la
communication, celle du modèle socioculturel et en définitive
celle du
modèle de civilisation et de pensée.
L'ampleur de ses ravages est telle qu'elle provoque partout une
levée
de bouclier généralisée, et des voix
s'élèvent en Occident même - qui en est pourtant le
promoteur - pour
en dénoncer les périls.
Parmi celles-ci, se détache celle d'une pascalienne d'inspiration,
Viviane Forrester, qui n'est ni disciple de
François Perroux, ni disciple de Joseph Lebret qui, pendant
longtemps,
ont passé pour des hérétiques pour avoir
pris trop de liberté avec les théories de la pensée
classique et néo-
classique.
Dans son brillant ouvrage " L'horreur économique "[1][1] qui
mérite, à
mon avis, plus qu'un Médicis, qu'un
Renaudot ou qu'un Goncourt mais un prix Nobel, elle décrit avec
une
verve éblouissante et une encre corrosive
ce qui est, plus qu'un scandale économique mondial, un danger
social
et humain qui menace l'humanité tout
entière, désintègre les sociétés humaines, pas
seulement celles du Sud
déjà fragiles et fragilisées par de longs
siècles de domination et d'exploitation, mais aussi celles du Nord
pourtant industrialisées, riches et même
comparativement opulentes.
Ce nouveau péril y provoque, par-delà la crise économique,
une crise
sociale profonde, y aggrave les inégalités,
y crée des zones de sous-développement, de misère et de
pauvreté, des
zones d'exclus, c'est-à-dire de
nouvelles armées prolétariennes encore plus dangereuses que
celles des
sociétés industrielles de Karl Marx.
Il y développe une nouvelle culture, une culture de la violence
qui
suscite partout une montée de la criminalité et
de la délinquance sous toutes ses formes, qui engendre de
nouvelles
maladies, pires que les épidémies et
endémies anciennes, et une insécurité permanente.
Viviane Forrester est loin d'être isolée dans sa protestation.
D'autres intellectuels de grande renommée dans le
domaine de la sociologie et de la philosophie moderne vont plus loin
:
Edgar Morin et Sami Naïr[2][2] - pour ne
citer que ceux-là - pointent du doigt la racine du mal ; le vrai
coupable, c'est la pensée unique occidentale, qui est
à l'origine de toutes les théories libérales et
néo-libérales, ce sont
ses fondements qu'ils remettent en cause.
A partir d'une critique systématique et approfondie qui ne laisse
aucun doute sur la non-validité de cette pensée
dogmatique prétendument universelle héritée de Descartes et
de la
Philosophie des Lumières, ils réclament la
reconstruction d'une nouvelle pensée moins prétentieuse e
Bonjour chers amis des flam,bonne lecture pour les nouvelles du
Sénegal.Yo alla wallu.
Hawa Ba
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--------------- Faat Kiné de Ousmane
Sembène
Les «célibatantes» vous saluent bien !
Faat Kiné, le dernier long-metrage de Ousmane Sembène, est un
hommage
à la femme. À la femme seule, mère,
célibataire, trahie par deux hommes sans scrupule dont l'un refuse
de
reconnaître son enfant. Ce film est la
deuxième partie d'une trilogie intitulée "Héroïsme au
quotidien" dont
la première (une fiction en vidéo de 13
minutes) a été montrée vendredi soir au Cices juste avant la
projection de Faat Kiné. L'œuvre qui dure près de
deux heures est l'histoire de l'héroïne éponyme, une femme
entre deux
âges, tombée enceinte, alors qu'elle
préparait son bac, des œuvres de son prof. Commence alors pour
elle,
pour ses deux enfants et pour sa mère,
une longue traverse du désert. Mais comme dans un conte de fée,
il y
eut un happy end. La souffre douleur
qu'était Faat Kiné (Venus Sèye) devint une super woman,
gérant avec
une poigne de fer et un caractère de
battante une essencerie, "lieu de rencontre, point de départ et
endroit sociologiquement intéressant à observer"
(Sembène dixit). Ses affaires marchent et lui rapportent de quoi
construire une belle villa, entretenir sa mère et
assurer la scolarité de Aby et Djib ses deux enfants. Après
avoir vu
le film, on comprend pourquoi sa grande
première a été dédiée aux membres du Conseil
sénégalais des femmes
(Cosef). Ce long-métrage, s'il sort dans
les salles, va peut-être réconcilier les Sénégalais avec
le cinéma
populaire, celui qui est destiné au grand public et
qui n'a d'autre ambition que de faire plaisir. On y rigole beaucoup,
on s'y ennuie à peine. Les scènes burlesques y
pullulent. Comme celle où l'une des deux amies de Faat Kiné
raconte
ses démêlés conjugaux avec un mari
polygame refusant systématiquement de porter le préservatif
qu'elle lu
présente au lit. Il y a aussi des scènes
fortes et poignantes comme lorsque Djib est confronté à son
père
Boubacar dit Bob (Pape Faye, superbe dans
ce rôle) devenu une loque humaine après un long séjour
carcéral. Ce
"père indigne" avait trompé et délaissé
l'innocente et frêle pompiste qu'était Faat Kiné, refusant
de
reconnaître son enfant. Il revient, des années plus
tard, participer à la fête qu'organise celle-ci pour la
réussite de
ses enfants au bac. Sous l'œil approbateur des
membres du club "Utopies et prospectives" que préside Djib (dont
le
rêve pas du tout secret est de devenir le
président de la République fédérative ouest africaine),
Bob, et
par-delà lui, tous les représentants de sa
génération, reçut une véritable leçon de morale de la
part de ce
panafricaniste en herbe qui veut changer le
monde.
Dans ce film, Ousmane Sembène confronte trois générations de
femmes :
Mamie, la grand-mère soumise qui
accepte avec fatalité son destin ; Faat Kiné, jeune fille des
années
70 devenue mère quadra des années 90 et
Aby qui, à peine franchie la dure étape de l'adolescence, est
confrontée aux dures réalités de l'univers des
adultes. Trois femmes, trois réalités d'une société
sénégalaise en
pleine mutation. ""J'ai eu mon bac, je ne suis pas
fille-mère et je ne suis plus vierge", lance d'ailleurs Aby à
sa maman
furieuse, comme pour lui signifier qu'elle a le
droit de disposer comme elle veut de son corps. Et, du coup, lui
rappeler que sont révolus les temps où les
collégiennes tombaient enceinte sans le vouloir.
L'un des mérites de l'œuvre de Sembène repose dans la
distribution des
rôles. Des comédiens professionnels
(Awa Sène Sarr, Maire Augustine Diatta, Ismaïla Cissé, Pape
Faye…) y
côtoient des amateurs (Ibrahima Sané,
Eloi Coly, Venus Sèye) dans un bel ensemble. Le directeur de la
photographie a également rehaussé… l'image
du long-métrage avec de jolies prises de vue. Le scénario que
Sembène
a mis deux ans à écrire ressemble à
celui d'un sitcom qui décrit avec truculence les méandres du
quotidien. Tout y est, ou presque : l'insistance sur les
gros plans qui mettent en valeur les émotions des personnages ;
les
scènes de "situation" dans lesquelles les
personnages s'échangent des réparties comme dans une partie de
ping-pong… Comme le dit le cinéaste
lui-même dans une interview accordée à notre confrère
Baba Diop dans
la revue "Ecrans d'Afrique" (deuxième
semestre 1998), le film est un ensemble de "tranches de vies" qu'il
essaie "d'enfiler pour bâtir une histoire vraie".
Faat Kiné est-il un téléfilm sur grand écran ? En tout
cas, même si ce
film grand public va plaire à ceux qui ne
s'embrassent guère d'esthétique et ne vont au cinéma que
pour se
détendre, il ne fera pas l'unanimité dans le
milieu des critiques et des puristes du septième art. On est loin
de
ce "cinéma-poésie" dans lequel (comme le dit
bien la critique Simona Cella), le traitement de l'image est
privilégié par rapport à l'action narrative. On est loin
aussi de ces super productions telles que "Ceddo" auxquelles nous
avait habitué le réalisateur. Et puis Sembène
semble bien, dans ce film, emboîter le pas à feu Dibril Diop
Mambéty
dans son option de montrer le dur vécu
des petites gens (des infirmes qui refusent de mendier) ou même sa
façon de filmer Dakar et de montrer la
capitale sous son vrai visage, avec ses contrastes, ses
inégalités
sociales, ses cars rapides polluants et ses vaches
errant dans les ruelles poussiéreuses. Ce choix
esthético-cinématographique avait d'ailleurs fait du
réalisateur de
"Hyènes" le cinéaste des petites gens. Autre reproche qu'on
pourrait
faire au doyen Sembène, c'est cette
omniprésence de la firme pétrolière Total dans un grand
nombre de
scènes. Le fait que cette société pétrolière ait
subventionné son film ne peut pas expliquer une telle démarche.
Dans
"Tchao pantin", long-métrage interprété
par Coluche et sponsorisé par la même firme, on n'a pas eu
droit à une
telle campagne de pub.
Modou Mamoune Faye
le soleil du lundi 29 mai 2000
LU POUR VOUS DANS "LIBÉ" DU MERCREDI 24 MAI 2000 par une
sympathisante
des FLAM-LA
LUTTE CONTINUE-Anne-Marie.
MAURITANIE:L´ESCLAVAGE PERDURE
mARIE LAURE COLSON
Aboli en 1980, l'esclavage fournit dans la campagne mauritanienne
l'essentiel de la main-d'œuvre «pour le
gardiennage, l'entretien des troupeaux, la corvée d'eau», selon
l'association SOS Esclaves.
contre-courant du discours officiel, SOS Esclaves continue de
s'évertuer à poser le problème de l'esclavage en
Mauritanie. L'organisation, qui n'est toujours pas reconnue par
Nouakchott, a publié hier s! on quatrième rapport
annuel sur l'esclavage, vingt ans après l'interdiction de cette
pratique par ordonnance présidentielle. «Dans la
campagne, particulièrement parmi les populations d'éleveurs
nomades ou
semi-nomades, les esclaves constituent
encore l'essentiel, sans distinction de sexes, de la main-d'œuvre
pour
le gardiennage, l'entretien des troupeaux, la
corvée d'eau, la préparation des repas, écrivent les auteurs
du
rapport. Le seul moyen qu'ils ont d'échapper à
cette vie est de s'enfuir le plus loin possible et disparaître
dans
les bidonvilles des grands centres urbains, ou se
réfugier dans les adwabas, villages habités uniquement par les
Haratines, ces anciens hommes serviles ayant été
affranchis par le maître ou en rupture de ban.»
Les Haratines, communauté composée des esclaves maures
«libér! és» et
de leurs descendants, continuent d'être
des citoyens de seconde zone, comme le montrent les témoignages
recueillis par SOS Esclaves. On y lit l'histoire
d'une veuve à qui un soi- disant maître vole l'héritage de
son mari
(un chameau et quelques chèvres), dans
l'indifférence générale tant il est acquis qu'un
«esclave» ne peut
être légataire.
La sécheresse a donné une nouvelle vigueur à ces pratiques,
qui en
quelque sorte justifient captations d'héritage
et expropriations de terres. On y lit l'histoire d'enfants enlevés
à
leurs mères : sous prétexte que le père était un
esclave, l'enfant doit servir, sans contrat, et parfois pendant de
longues années. Si l'esclave se montre trop peu
docile ou s'il demande un salaire, le maître se venge, l'accuse de
vol, le traîne dans un commissa! riat de police
ou il est parfois torturé, emprisonné sans jugement. Puis,
comme dans
un cas relaté par SOS Esclaves, datant du
9 mai 1999 à Nouakchott, le plaignant, ancien policier aux Emirats
arabes unis, retire sa plainte et la victime, trop
heureuse de sortir de prison, s'abstient de demander son compte :
«tout est «rentré dans l'ordre», concluent avec
amertume les auteurs du rapport. La plupart des victimes ne demandent
pas justice, par peur des représailles.
«Les effets de l'ignorance, conjugués à une perception
pervertie des
préceptes islamiques», écrit le rapport,
freinent le combat pour l'émancipation : «Avant tout, l'esclave
est
enchaîné en esprit.» Les Haratines sont
tellement convaincus d'être des esclaves-nés, que malgré
l'abolition
de l'esclavage, ils postulent encore le statut
d'affranchis! en échange de services, de palmiers dattiers ou de
sommes d'argent versées à celui qui se prétend
leur maître. Depuis les arrestations et la condamnation de membres
de
SOS Esclaves, début 1998, après la
diffusion par la chaîne CFI d'un documentaire sur l'esclavage en
Mauritanie, les pressions sur les militants et les
journalistes qui n'acceptent pas la thèse officielle, dite des
«séquelles de l'esclavage», ont augmenté, estime
l'organisation.
SOS Esclaves dénonce également l'attitude ambiguë des
chancelleries et
des agences onusiennes. Soucieuses
d'entretenir de bonnes relations avec les autorités
mauritaniennes,
les premières «se montrent généralement
dérangées par nos activités, voire par notre existence»,
et les
secondes ramèn! ent ce que l'organisation
considère comme la pire forme d'exploitation de l'homme par
l'homme à
«la pauvreté» et à des «anachronismes».
Le passeport de la CEDEAO bientôt en circulation
Les ministres de l'Intérieur et de la Sécurité nationale des
pays
membres de la CEDEAO ont convenu, à l'issue
de leurs travaux qui se sont déroulés à Bamako le 12 mai
2000, de la
mise en circulation d'un nouveau
passeport destiné aux ressortissants de l'Afrique de l'Ouest, nous
apprend un communiqué de l'organisation.
Selon les recommandations de cette réunion, ce document de 32
pages se
présentera en 3 couleurs : le vert
pour le passeport ordinaire, le bleu pour le passeport de service et
le rouge pour le passeport diplomatique.
Ce passeport ne remplacera cependant pas le carnet de voyage CEDEAO.
Ce dernier document, moins
coûteux, et moins encombrant, continuera à être
délivré pour les
déplacements au sein de la région.
Selon les ministres, la mise en circulation du passeport facilitera
l'application du Protocole sur la libre circulation
des citoyens de la CEDEAO à l'intérieur et à l'extérieur
de la région
et renforcera leur sentiment d'appartenance
à la Communauté.
Par ailleurs, les ministres ont relevé que ce passeport ne
porteraient
aucune manière atteinte à la souveraineté des
Etats membres qui conserveront le droit de délivrer le passeport
à
leurs ressortissants conformément à la
législation en vigueur dans chaque pays. L'introduction du
passeport
est également conforme à l'article 50 du
Traité révisé de la CEDEAO qui confère des droits aux
citoyens de la
CEDEAO à l'intérieur et à l'extérieur
de la Communauté, ainsi qu'au Protocole sur le droit de
résidence et
d'établissement. Les ministres ont fixé une
période de transition de cinq ans à compter de la date
d'approbation
de la proposition par les instances
dirigeantes de la Communauté. Au cours de cette phase de
transition,
le passeport CEDEAO coexistera avec
les passeports nationaux qui seront progressivement retirés de la
circulation.
Le refus
Le Journal de l 'Alliance des Forces de Refus
Mensuel publié le 28 de chaque mois/ Edition N° 007 du 28/5/2000
Le Refus, revue publiee par le FAAS
Editorial
Horreurs.
*********************
Une minute de silence...
.A la mémoire de toutes les victimes de l'épuration ethnique
ordonnée
par Ould Taya...
Une pensée aux orphelins, aux veuves et aux familles des
victimes...
Un rappel d'une page sombre de l'histoire de notre pays qu'il faut
éclaircir...
Un appel pour juger les responsables et exiger le retour, dans la
dignité, des refugiés mauritaniens au Sénégal et
au Mali.
Un cri pour dénoncer le SILENCE !!!
****************
Désormais les mauritaniens savent à quoi s'en tenir quand le
Colonel
Ould Taya décide de quitter le pays pour
une visite officielle de quelques jours à l'étranger.
Hanté par la peur d'un soulevement populaire qui l'écartera du
pouvoir, le dictateur opte pour le tout sécuritaire,
assorti d'une démonstration de force (Kidnapping d'un dirigeant de
l'opposition, deploiement des forces de
sécurité, bref toutes les mesures d'intimidation...).
Et à son retour, comme si de rien n'etait, il ordonne la
liberation de
Ould Daddah.Oui, puisqu' il est là en chair et
en os et de toute façon, comme tout dictateur, il ne fait pas
confiance à ses valets.
La repression fût féroce, mais elle devait en toute logique
venir
s'ajouter au registre, fort garni, des violations des
Droits de l'Homme, que le regime a toujours reussi à passer sous
silence.
Les choses cette fois ci allaient se passer autrement. En effet, il
aura fallu attendre qu'un courageux avocat, brave
les barrieres psychologiques, les tabous et les archaismes et accepte
de prendre à temoin la communauté
internationale, revelant, pour la premiere fois, à celle-ci, la
cruauté des tortures dont il a été victime, pour que le
monde ouvre ses yeux sur des images insoutenables et revoltantes.
Un chatiment corporel trés repandu dans notre pays et dont les
victimes se comptent par centaines depuis
l'arrivée au pouvoir de ce sinistre criminel Ould Taya.
Certaines de ces victimes n'ont jamais pu se remettre des tortures
qu'elles ont subies.
Aujourd'hui seulement beaucoup d'entre nous pourront à travers ces
photos, savoir combien furent grandes les
souffrances de tous ceux qui ont été torturés sauvagement
dans des
prisons isolées, loin de tout témoin, de tout
appareil photographique et qu'on a maintenu volontairement dans des
mourroirs, durant des mois pour laisser au
temps, le temps de cicatriser leurs profondes blessures.
Images d'horreurs, barbaries d'un autre âge; elles viennent
rappeler à
ceux parmi nous qui continuent à
rechercher des compromis avec ce régime, qu'ils risquent, ce
faisant,
de devenir coupables de complicité, donc
de trahison.
Toutes ces brutalités, tous ces crimes, toute cette féroce
repression
n'ont pu être possibles que parceque nous
mauritaniens avons fui nos responsabilités.Notre attentisme, notre
fatalisme nous ont poussé au retrait et à la
démission.
Quand on ne peut produire de l'espoir pour ce peuple, pourquoi
s'étonner du régne de l'absurde?
Quand on s'est habitué à ceder sur les exigences morales et les
valeurs humanistes pourquoi s'offusquer devant
tous ces crimes qui, depuis bien longtemps font partie de notre
quotidien? S'il est vrai que le mal est en nous, il
est vrai aussi que les solutions et la délivrance sont entre nos
mains!
Commençons par nous liberer de nos peurs, assumons nos actes.
Prenons conscience de notre vrai poids, de notre légitimité et
de la
grandeur de notre mission.
Portons le combat non-violent dans les secteurs vitaux qui alimentent
le regne de cette mafia.
Paralysons ces institutions qui ne peuvent fonctionner sans nous!
Voilà des actions que l'opposition peut oser, une autre leçon
qu'elle
peut donner!
Que l'on se meprenne pas sur notre propos; il ne s'agit ni de donner
des leçons, ni de plaire aux uns ou de
contrarier les autres, il s'agit de reussir un pari vital, trop vital
pour s'arrêter aux susceptibilités et trop noble pour
servir de fond de commerce.
Ce pari là c'est celui de sauver notre Mauritanie de l'emprise du
sinistre criminel Ould Taya et de la bande de
malfaiteurs qui gravite autour de lui.
Maintenant il s'agit pour nous de preparer la replique aux prochains
voyages de Ould Taya et surtout de
coordonner les actions que nous serons amenés à entreprendre
à
l'exterieur avec celles que l'opposition à
l'interieur doit penser et préparer.
Ce n'est que tous ensemble que nous vaincrons ce monstre de carton!
Tous unis et solidaires pour une Mauritanie reconciliée, digne,
respectueuse des valeurs humanistes égalitaire et
moderne.
Mohamed Ould Dogui v
C'est avec le même style habituel, désarticulé, cacophonique
et
saugrenu, que Ould Taya soutenait ses
aberrations dans la wilaya du Gorgol. "Mettez-les dans Internet"
répondit-il à un agriculteur qui se plaignait de ne
pouvoir acheminer ses récoltes en ville pour les commercialiser,
et
qui n'a probablement jamais entendu parler de
ce nouvel outil ni même d'outils moins sophistiqués. Et
pourtant c'est
ce sinistre personnage qui dirige la
Mauritanie.
Avec, on ne peut point l'occulter, des frotte-manches qui savent
parfaitement leur métier et ses limites sacrées:
acclamer et applaudir. En compensation, les méandres de leur poche
n'ont guère de limite.
Lire Rachid Ould Saleh dans sa réponse, on ne peut plus grotesque,
au
Bâtonnier , ou entendre les propos de
Dah Ould Abdel Jellil pendant sa rencontre avec les chefs des Partis
d'Opposition, le lendemain de l'arrestation
du S.G de l'UFD-en, pour se limiter aux dernières effets de
surface de
ces surenchères du malheur démontrent à
quel point la rusticité et la muflerie deviennent la bible des
malotrus du Colonel.
Cela dit ce régime a le mérite d'être cohérent. Si Ould
Taya a créé
ses valets à son image il le lui ont bien rendu
(pour reprendre autrement l'expression voltairienne). Griottisés
à la
perfection, ils ont le pouvoir sibyllin de lui
faire voir dans chacune de ses éternelles insanités la
huitième
merveille du monde. Les rosaires des crimes sont à
ses yeux métamorphosés en épopées homériques.
Les populations, quant à elles, sont suffisamment martyrisées
et
clochardisées pour perdre toute faculté
d'étonnement devant des réalités qui embrassent en tout
point les
hallucinations.
Beddy Ould Ebnou
*** Committee for the Defense
of Human Rights in Mauritania (CDHRM) ***
Section Europe
http://dial.to/mauritania
Article in the Africa Report January/ February 1994
MAURITANIA: ETHNIC CLEANSING
BY JANET FLEISCHMAN
After years of discrimination culminating in executions and mass
expulsions in 1989-91, black Mauritanians living in exile in
neighboring Senegal want to return, although not to meet the fate
of other returnees – stripped of their land and living as
second-class citizens. The refugees want the return of their land
or jobs, restoration of their civil rights, and United Nations
oversight for the repatriation, Mauritania is in no hurry to see
them return, rejecting the conditions and denying that they were
ever expelled in the first place.
Long before "ethnic cleansing" entered popular parlance, its
pernicious effects were painfully apparent in Mauritania. Between
1989 and 1991, tens of thousands of black Mauritanians were
stripped of their citizenship and forcibly deported, and hundreds
more were tortured or killed. An undeclared military occupation
of the Senegal River Valley subjected those who remained to harsh
repression. The campaign to eliminate black culture in
Mauritania, orchestrated by the white Moor rulers, continues
today, yet authorities in Nouakchott flatly deny that any of
these abuses have ever happened.
Mauritania is ripe for government manipulation of ethnic
conflict. Straddling the seam between the Arab world and black
Africa, the population consists of white Moors of Arab-Berber
descent who have ruled the country since independence in 1960;
black Africans of the Pulaar, Soninke, and Wolof ethnic groups;
and black Moors, or haratines, who are freed slaves remaining
culturally and economically linked to their former masters. Each
group constitutes about one-third of the population, although
that information is apparently so threatening that the government
refuses to release census figures. To complicate matters further,
most of the black Africans have traditionally lived along the
Senegal River Valley, an area that is crucial for the country's
economic well-being.
In order to rid the country of the independent-minded black
population and to consolidate control over the River Valley, the
regime of President Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya carried out
systematic human rights violations against the black ethnic
groups, including arbitrary arrests, extrajudicial executions,
expropriation of land, and denial of cultural identity. Two
campaigns were particularly shocking: the massive deportations of
some 70,000 blacks from Mauritania in 1989-1990, which targeted
professionals in the cities, land-holders along the Senegal
River, and nomadic herders; and the massacre of over 500 blacks
in late 1990/early 1991. This latter group was among the
2,000-3,000 black Africans in the military and civil service who
were arrested without charge, held in incommunicado detention,
and subjected to vicious physical abuse.
After siding with Iraq in the Gulf War, thereby losing the
economic support of the Gulf states and much of the West other
than France, the Taya regime was desperate to rebuild its
international credibility. Accordingly, in April 1991, the
government announced that it was following the path of
democratization. Presidential elections were held in January
1992, but were marred by serious irregularities and fraud. The
regime clearly hoped to regain foreign aid and to conceal
responsibility for human rights abuses.
Since the elections, attacks against black Mauritanians have
continued, though the government no longer needs to resort to
large-scale deportations and killings; it is now
institutionalizing its control over the black population. "The
fear is visceral," explained Samba, a Mauritanian exile in Dakar.
"Despite the democratization, there is no sense of security. The
blacks live in fear that at any moment they could be repressed.
It's always there."
Since the Mauritanian government began its carnpaign to gain
control of the Senegal River Valley, the area has been
transformed. Houses formerly inhabited by blacks have been
emptied and are now occupied by Moors. Fields that had been
tended for generations by black villagers are now owned by white
Moor businessmen and are frequently worked by haratines and even
the names of some of these villages have been changed, erasing
the last traces of the former proprietors, While the rate of
killings has clearly diminished, the remaining black populations
face great difficulties in getting birth certificates, identity
cards, jobs, bank loans, and land. An unofficial curfew is in
force along the River Valley, making a return to normal ways of
life impossible, especially for the farmers and herders.
The deportees – now refugees – have been in Senegal for
nearly
6ve years. At the start, they pinned their hopes for return on
the Senegalese government, never believing that diplomatic
relations between Mauritania and Senegal, which were broken off
during the deportations in April 1989, would be reestablished
three years later, in April 1992, despite failure to resolve the
issue of the refugees. The government of Senegal, like that of
Mauritania, apparently succumbed to pressure from France to
reestablish relations in the interests of defusing the tensions
along the border and reinstating the status quo ante.
According to a survey conducted in January-February 1993 by the
United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), a clear
majority of the refugees wants to return to Mauritania. Also in
1993, the United Nations World Food Program (WFP) began
progressively reducing the food rations for the refugees, thereby
increasing the pressure on them to return. Current discussions
with individual refugees reveal that they want to go back only
under certain conditions: the return of or compensation for their
belongings, jobs, and lands; the restoration of their civil
rights, including their citizenship; and UNHCR responsibility for
their repatriation.
A number of refugees also demand that those responsible for human
rights violations against blacks be brought to justice. "What
happened [in Mauritania] can't ever happen again," a refugee from
Selibaby explained. "There has to be a total change. But under
these conditions, I can't go back." The same point was made even
more strongly by a widow of one of the soldiers killed in the
1991 massacre. 'The material things are secondary," she said.
"What matters most is justice."
The Mauritanian authorities have made it clear that the refugees
should return quietly, without conditions and without
international attention. After all, the government still denies
that the refugees are Mauritanians who suffered at the hands of
the government. As then Prime Minister Sidi Mohamed Ould Boubacar
said in May 1992: "Now I am anxious to affirm here that
Mauritania has never expelled any of its citizens. The events of
April 1989 constituted a real tragedy for both of our peoples...
[T]his situation has now been put behind us. We believe that all
Mauritanian citizens who are in Senegal or elsewhere are free to
return to their country. This has always been the case."
Some refugees have gone back; in 1992 and 1993, UNHCR registered
1,400 refugees who returned. Thus far, none of these cases
constitutes a model for repatriation. A group of villagers from
Dabaye, for instance, returned due to the intervention of a
rnarabout, a r
Article in The Unesco Courier; Paris; Oct 1994
Forced labour: Human bondage in today's world
by George Thullen
Slavery was a feature of many societies until fairly recent
times. For instance, according to information brought to the
attention of the International Labour Organisation (ILO) in 1992,
it appears that slavery has not been eradicated in Mauritania,
despite being outlawed by official decrees and constitutional
provisions. Lack of adequate and effective inspection measures
and of a mechanism to coordinate the struggle against slavery
have hampered efforts to stamp out a practice deeply rooted in
the country's economy and culture. Similarly, reports supplied to
the United Nations Working Group on Contemporary Forms of Slavery
showed that slavery and practices analagous to slavery, such as
certain forms of serfdom, still exist throughout the country, and
that cases of kidnapping and sales of children and their
exploitation continue. Even where freed, ex-slaves have been
finding it very difficult to support themselves away from their
former masters. The ILO's Committee of Experts has asked the
Government for information on specific measures and policies
which would lead to a real abolition of slavery in Mauritania.
...
FÉLICITATIONS AUX FLAM POUR LE GRAND TRAVAIL DE SENSIBILISATION
DE L´OPINION NATIONALE ET INTERNATIONALE.
C´est tout recemment que j´ai appris par des amis
l´existence de
ce site phare et merveilleux pour les opprimés de
Mauritanie.C´était avant hier on discutait entre amis au
salon,qu´un frére interpelle l´assistance "pouvons nous
oublier
ou pardonner les maures pour ce qu´ils nous ont fait ,c´était
terrible avez vous lu les temoignages des rescapés du massacre
sur flamnet,c´est inadmissible et inoubliable en tout cas moi je
ne peux pas pardonner sans que les coupables soient arrëtés et
jugés peutêtre aprés on peut penser á l´amnistie"Le
débat comme
vous l´imaginez fut passionné et chacun raconte ce qu´il a
subi
et vécu en Mauritanie pendant ces années de braise et alors
j´ai
promis de visiter et découvrir le site des flam pour en savoir
de plus.J´étais trés reconforté et content de voir et de
découvrir ces hommes et ce mouvement mythique qui nous
a "hanté"ces derniéres années.Parceque en Mauritanie ëtre
flamiste c´est signer sa mort.J´aimerai bien intervenir de
temps
en temps dans votre site et m´informer de plus.le pouvoir
raciste a vraiment échoué et pour preuve les flam existent et
les noirs retrouvent espoir de vivre.Du courage.
Le ministre de l'Int€ ¦érieur, des Postes et T€
¦él€ ¦écommunications r€ ¦épond
€ ¦à la lettre du Secr€ ¦étaire G€ ¦én€ ¦éral de
l'UFD/EN
- A Monsieur Ahmed Ould DaddahSecr€ ¦étaire G€ ¦én€ ¦éral de l'UFD/EN
Monsieur le Secr€ ¦étaire G€ ¦én€ ¦éral,
Votre lettre du 29/04/00 m'offre l'opportunit€ ¦é d'attirer votre
attention sur ce qui suit :
La loi fondamentale mauritanienne et les textes qui la traduisent
accordent toutes les libert€ ¦és fondamentales et font obligation
€ ¦à
l'Etat d'en garantir l'exercice en disponibilisant les moyens humains
et mat€ ¦ériels n€ ¦écessaires pour cela.
Les Forces de l'ordre sont le moyen par lequel l'Etat assure la
s€ ¦écurit€ ¦é des citoyens, la p€ ¦érennit€ ¦é des institutions et
garantit les
libert€ ¦és individuelles et collectives.
Les responsables du maintien de l'ordre et les agents de la Force
Publique sont soumis € ¦à la rigueur de la loi s'ils font preuve de
n€ ¦égligence ou de faiblesse dans l'application de la loi dans ce
domaine.
Les responsables du maintien de l'ordre et les agents de la Force
Publique sont naturellement prot€ ¦ég€ ¦és par la loi. Aucun citoyen
ou
groupe de citoyens ne doit entraver leur action, entamer leur moral
ou
exercer des violences contre eux.
Ces hommes qui veillent € ¦à la qui€ ¦étude des citoyens, € ¦à leur
s€ ¦écurit€ ¦é et
€ ¦à celle de leurs biens ont droit au respect et € ¦à la
consid€ ¦ération de
tous.
Un tel sentiment ne se d€ ¦égage malheureusement pas de votre lettre.
Monsieur le Secr€ ¦étaire G€ ¦én€ ¦éral, Le monde aujourd'hui et
parfois notre
environnement proche donnent des exemples € ¦édifiants des p€ ¦érils
multiformes qui ont compromis des acquis d€ ¦émocratiques et fait
dispara€ ¦ître des entit€ ¦és nationales du fait justement que l'Etat
n'a
pas su jouer € ¦à temps et dans les formes requises son r€ ¦ôle de
garant
des libert€ ¦és, des institutions et des int€ ¦ér€ ¦êts des citoyens.
En tout € ¦état de cause, ici en Mauritanie, toute tentative
d'incitation
aux troubles de l'ordre public ou de manifestation visant € ¦à
troubler
l'ordre public seront trait€ ¦ées sans faiblesse.
Veuillez agr€ ¦éer, monsieur le Secr€ ¦étaire G€ ¦én€ ¦éral,
l'expression de mes
sentiments distingu€ ¦és.
Dah Ould Abdel Jelil
source Horizons n€ ¦° 2667 du mercredi 17 mai 2000
SID AHMED OULD ZEIN
Maire du Ksar
Nouakchott - Mauritanie
Pour ma premiére sortie sur votre site je vous fais lire cet
article.Courage et félicitations aux flam.Bonjour mon
ami Kaaw,tu as le salut des dakarois,á bientôt.
SOCIETE
AMNESTY
Dakar abrite le conseil international en août 2001
Sur invitation de la section du Sénégal, Amnesty international
va
tenir, pour la première fois, son conseil à Dakar,
en août 2001. Cette rencontre qui va regrouper une centaine de
pays,
est l'équivalent d'une assemblée générale
ou d'un congrès, selon le Secrétaire général, Pierre
Sané, permet de
rendre compte tous les deux ans de la
gestion du mouvement. Toutefois, M. Sané qui donnait un point de
presse hier, mardi 16 mai, explique que "la
tenue de ces assises au Sénégal n'est pas un message de
satisfecit. Ce
n'est pas une façon de légitimer un
changement de régime. C'est parce que nous avons estimé que les
conditions minimales permettant de débattre
en toute liberté existe". Il a également précisé que la
tenue du
Conseil international au Sénégal, "n'exclut pas la
poursuite de notre campagne dans ce pays. Pendant cette période,
si
nous constatons des violations, nous les
dénoncerons".
M. Sané a, par ailleurs, indiqué qu'il est en mission dans la
sous
région pour "tirer la sonnette d'alarme sur les
risques d'assister à de vagues d'atrocités" dans plusieurs
pays, dont
la Sierra Leone. Selon lui, "il existe une
relation entre le non respect des droits des citoyens et les conflits
armés". Car," de plus en plus les conflits sont
dus à des blocages politiques ou à des violations des droits de
l'homme. C'est le cas en Sierra Leone où la
guerre a duré pendant 9 ans parce que l' accord de paix entre
belligérants était mort né, parce que contenant des
clauses amnistiant des personnes coupables de crimes de guerre et de
crimes contre l'humanité et qui se retrouve
dans le gouvernement". Pour le Burkina Faso, il a souhaité
l'arrêt du
règne de l'impunité et la condamnation des
auteurs de l'assassinat de Norbert Zongo et Clément Ouédrago.
Évoquant
le cas de la Gambie et du Togo, il a
dénoncé "l'intimidation de journalistes et la violation de
droits
humains", alors que pour la République de Guinée,
il a dénoncé "l'instrumentalisation de la justice à des fins
politiques". Pour le Niger, il demande la traduction en
justice des responsables de l'assassinat du Président Baré
Maïnassara
et lance un appel en direction de la Côte
d'ivoire "pour qu'on n'assiste pas à un nouveau Libéria ou
Sierra
Léone, dans la sous région".
En ce qui concerne le Sénégal, il a émis le souhait que "les
violations dans le conflit casamançais connaissent une
fin. Et qu'il n'y ait pas d'amnésie. Les personnes coupables
d'actes
de torture doivent être traînées en justice et,
les victimes de part et d'autres indemnisées", plaide-t-il.
Selon M. Sané pour prévenir les conflits, les Etats doivent
s'assurer
que les droits de chacun sont
scrupuleusement respectés, combattre le recrutement des enfants
soldats et faire en sorte que les accords de
paix n'incluent pas des clauses d'amnistie, ratifier les statuts du
tribunal pénal international.
B.SOW.-sud quotidien du 17 mai2000
CRIMES DE TORTURES EN MAURITANIE
La réponse de l'Ordre National des Avocats de Mauritanie
(Bâtonnier :
Me Mahfoud O/ Bettah) à M. Rachid
O/ Saleh Ministre de la Communication et des Relations avec le
Parlement.
13 mai 2000
053/ONA/B/00
A Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec le
Parlement.
Monsieur le Ministre,
J'accuse réception de votre lettre du 09 mai. Le respect dû
à votre
fonction et la nature des accusations que
cette Lettre porte à mon endroit m'amènent à apporter, hors
de toute
polémique, les clarifications suivantes :
1°) Ma lettre du 07 mai qui a suscité votre étonnement doit
être
replacée dans son contexte réel. Elle est la
matérialisation d'une décision du conseil de l'Ordre National
des
Avocats qui entendait sensibiliser les plus hautes
autorités de l'Etat sur ce qu'il considère, compte tenu des
éléments
dont il dispose, comme une violation grave
des droits fondamentaux de l'un de ses membres.
Elle intervient de façon logique, après le classement sans
suite par
le Parquet de Nouadhibou de la plainte dirigée
contre l'auteur présumé de cette violation.
2°) La mission première de l'Ordre National des Avocats est la
défense
des intérêts moraux et matériels de ses
membres. A ce titre, il reste bien dans le cadre de son rôle,
lorsqu'il invoque et réclame l'application des
dispositions constitutionnelles, législatives et réglementaires
en
vigueur qui peuvent jouer au bénéfice d'un avocat.
Au delà, l'Ordre National des Avocats a une vocation plus large
qui
consiste dans la défense des droits de
l'homme et des libertés fondamentales. C'est dans cette optique
qu'il
a, durant les vingt dernières années,
constamment assisté et défendu toutes les personnes poursuivies
en
raison de leurs opinions politiques,
abstraction faite de la coloration de ces opinions. La mobilisation
en
faveur de notre confrère, s'inscrit dans cette
tradition dans laquelle la classe politique, toute entière, peut
puiser des motifs de réconfort.
3°) Monsieur le Ministre, vous avez assimilé cette mobilisation
à une
propagande et suggéré dans votre Lettre,
l'existence d'un partage collusif des tâches dans lequel les
mêmes
personnes endosseraient tantôt le manteau de
l'homme politique, tantôt la robe de l'avocat, pour réaliser
des
visées étrangères à la mission du barreau.
À ce propos, je voudrais rappeler deux choses essentielles. La
première est que l'action menée a été décidée de
façon consensuelle, dans le cadre du Conseil de l'Ordre National
des
Avocats, qui n'est pas l'apanage d'une
force politique en particulier et, en tout cas pas de celle que vous
semblez suspecter. L'assertion est aisément
vérifiable. La deuxième est que les critères qui ont servi
de base à
la détermination de cette action sont ceux là
même qui ont toujours fondé les interventions de notre
institution en
pareil cas.
A ces deux rappels, permettez-moi d'ajouter une précision. L'ordre
National des Avocats est comptable de ses
actes et de ses actes seulement. Il n'est pas responsable de
l'exploitation positive ou négative que, telle ou telle
force politique, peut faire d'un événement donné. Il ne
peut, en
particulier, renoncer à ses principes au motif que
son action serait susceptible d'une exploitation politicienne. Il lui
incombe seulement de vérifier que cette action
s'inscrit bien dans le cadre de sa mission.
4°) Monsieur le Ministre,
Vous avez à plusieurs reprises évoqué le devoir de l'homme
de loi qui
serait de défendre l'ordre et de la sécurité
et qui exigerait le respect des agents de l'autorité publique au
cours
de l'exercice de leur mission sauf à adopter le
point de vue qui préfère le désordre, prône
l'insécurité et invite à
la violence.
Je ne peux qu'adhérer à ce propos sous réserve des
précisions
suivantes.
L'avocat est certes tenu, comme tout citoyen, par les lois en vigueur
dans son pays. Il ne bénéficie d'aucune
immunité et ne peut se placer au dessus des lois.
Mais la loi, dans une démocratie, n'est pas seulement un acte
d'autorité. Elle est aussi le vecteur d'un espace de
libertés. La conciliation de ces deux aspects a priori
antagoniques
que sont l'autorité et la liberté, se réalise dans
un Etat de droit, par le recours au juge, qui est normalement
chargé
de dire si c'est le citoyen qui a dépassé les
bornes des libertés qui lui sont reconnues ou si c'est
l'autorité qui
a empiété sur ces libertés.
Aussi, notre démarche première a t-elle été d'emprunter
la voie
judiciaire pour l'assistance de notre confrère. Et
ce n'est qu'à la suite du refus qui nous a été opposé,
à ce stade, que
nous avons songé à explorer les autres
moyens légaux pour trouver une issue satisfaisante.
Monsieur le Ministre,
De par sa vocation, l'Ordre National des Avocats voit la
démocratie
moins comme un mode de Gouvernement
que comme un système garantissant les libertés publiques et les
droits
civils et politiques qui préservent
l'autonomie de l'individu contre les abus possibles de l'autorité.
Il
est par là même attentif à tout ce qui est de
nature à mettre en cause ces droits mais il est aussi disposé
à
appuyer tout ce qui peut renforcer les mécanismes
destinés à assurer leur protection.
5°) J'en viens, Monsieur le Ministre, à l'accusation
formulée dans
votre Lettre sous forme de question concernant
le nombre d'O.N.G internationales que j'aurai induites en erreur et
mobilisées contre mon pays. Je consens à
répondre à cette question. Le chiffre exact des O.N.G. est
…ZERO, pour
la raison très simple que je n'ai jamais
porté une question nationale devant une association ou une
quelconque
O.N.G. internationale qu'elle qu'elle soit,
et je défie ici, quiconque d'apporter le moindre élément
probant dans
le sens contraire ! Non pas que je
considère que telles organisations sont par essence diaboliques ;
Je
pense même que dans un monde caractérisé
par l'interdépendance croissante, ou si l'on veut par la
globalisation
des problèmes, l'émergence d'une société
civile internationale et l'universalisation progressive des droits de
l'homme sont des données éminemment
positives avec lesquelles il faut désormais compter ; Mais j'ai
foi en
mon pays et dans son aptitude à résoudre lui
même les problèmes posés. Je crois, en particulier, que les
modifications institutionnelles et les mutations qu'elles
induisent au niveau du système juridique sont porteuses de
progrès
qu'il importe de faire passer de l'état de
virtualité textuelle à celui de réalité tangible. Et
c'est dans le
cadre de cette évolution, que l'Ordre National des
Avocats inscrit sa mission et place son combat pour l'avènement de
l'Etat de droit.
6°) Je terminerai, Monsieur le Ministre, par l'appel au
patriotisme
contenu dans votre lettre, en évoquant, au delà
de la signification traditionnelle du mot, le propos d'un
célèbre
philosophe du XVIIIe siècle, selon lequel le
patriotisme véritable ne peut se trouver que dans les pays où
les
citoyens libres et gouvernés par des lois
équitables sont bien unis, cherchent à mériter l'estime et
l'affection
de leur concitoyens.
M'interdisant de juger du patriotisme de qui que ce soit, je peux
seulement affirmer qu'en contribuant avec
modestie à la promotion des libertés fondamentales et à
l'édification
d'un Etat de droit en Mauritanie, l'Ordre
National des Avocats exerce une mission qui participe du véritable
patriotisme.
Telles sont, les clarifications que j'ai tenu, Monsieur le Ministre,
nonobstant les propos peu amènes de votre
lettre, à vous apporter.
Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d'agréer,
l'expression de mes sentiments distingués.
Maître MAHFOUD OULD BETTAH
Ampliations :
Le Bâtonnier
- Mr Ministre de la Justice
LA PATERNITÉ DOUTEUSE D´UN TORCHON
Ces jours-ci, la fameuse lettre du Ministre Rachid Ould Saleh suscite
un enchaînement de réactions, dont
certaines s'avèrent inattendues.
Ainsi, a-t-on pu lire, sous la plume du Bâtonnier de l'Ordre
National
des Avocats, une réponse assez
déconcertante où, à demi-mots, il se justifie et s'excuse
d'avoir
accompli les devoirs de sa charge. Toujours bien
élevé et courtois ( oui, il faut le rester, même aux
approches de
l'échafaud ), il semble oublier à qui il s'adresse.
Au bout de la lecture, vous saisit cette impression,
désagréable,
d'avoir assisté à un jeu de rôle pervers où la
justice, humblement, donne des gages au crime.
D'ailleurs, pourquoi écrire à Rachid Ould Saleh, quand personne
n'ignore que l'infâme courrier n'est point de sa
facture! L'auteur manuel n'est autre que Yeslem Ould Ebnou Abden,
Directeur de la très révérencieuse TVM et
scribe des occasions peu insignes. Du reste, et ce n'est pas la
première fois, il n'a pas agi de lui-même. Dûment
convoqué par l'une de ces éminences grises qui pullulent à
la lisière
des trônes en carton, sa main, d'expérience, a
suivi sa voie. Rien n'est plus facile, quand on vous dresse l'esprit
à
accabler le faible.
Et, pour ne pas insulter l'avenir - les lâches sont prévoyants
-
l'entourage des deux notables s'emploie à les
exonérer de leur propre nature: c'est l'heure minable du "ce n'est
pas
moi, c'est lui".
- il faut faire la part des choses, il ne l'a pas écrit, il l'a,
heu,
seulement signé, il n'avait pas le choix...
- vous comprenez, il ne faut pas tout confondre, heu, c'est vrai, le
texte est de lui, mais il a reçu des ordres, d'en
haut, euh, vous savez combien c'est dur...
On aura reconnu les protagonistes de ce vaudeville de la défausse.
Doit-on les excuser pour autant? Non,
l'excuse n'a de valeur que si son auteur est grand; A défaut,
méritent
-ils un peu l'indulgence? Non, plutôt de la
pitié!
Nous disons notre compassion pour Rachid Ould Saleh: nous l'avions
crû
cynique, alors qu'il était seulement
pusillanime. Celui-là, on ne saurait trop l'exposer au blâme:
après
Ould Taya, que deviendrait-il, sinon une trace
fugitive entre deux lignes du Journal Officiel.
Nous consentons mille miséricordes à Yeslem Ould Ebnou Abdou,
dont le
tort, rédhibitoire et perpétuel, est
d'être Yeslem Ould Ebnou Abden; c'est sa punition, il n en existe
pas
de plus irrémédiable. L'avoir pour ami ou
ennemi n'inquiète ni ne rassure: il n'agit pas à découvert
et jamais
ne se risque.
Ce sont hommes de leur temps; ils n'ont pas de place dans le passé
et
le futur se conjuguera sur leur échine.
===== Conscience et résistance: cellule de liaison et de
prospective
pour une transition radicale en République
islamique de Mauritanie.
*** Committee for the Defense of Human Rights
in Mauritania (CDHRM) *** Section Europe
http://dial.to/mauritania
Mauritanie: Liberté de presse
L'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme
garantit le droit à l'information et la liberté d'opinions. La
Mauritanie a ratifié en 1986 la charte africaine des droits de
l'homme et des peuples, dont l'article 9 donne à toute personne
le droit d'exprimer son opinion. Et enfin l'article 10 de la
constitution mauritanienne du 20.07.91 garantit également la
liberté d'expression.
Le rôle des médias indépendants
Dans un système politique la liberté de la presse est la forme
la
plus significative de l'expression des opinions. Les
représentants de tous les groupes sociaux doivent avoir les
possibilités de s'exprimer publiquement et de participer
activement au processus d'élaboration des points de vue pour que
la péréquation des intérêts pluriels soit garanties. Les
médias
livrent à leurs cibles les plus importantes informations et le
savoir qui leur offrent la compétence pour participer au
processus démocratique. La volonté politique du peuple ne doit
pas être dirigée par la violence politique car dans un état
de
droit, la responsabilité vis-à-vis du peuple a clairement une
prééminence devant la volonté d'un organe d'état. La presse
privée doit être indépendante pour pouvoir surveiller le
travail
du gouvernement et effectuer un contrôle publique. Les reporters
doivent avoir la possibilité, sans aucune restriction, de mener
leurs enquêtes à la recherche de la vérité sans craindre
de
conséquences personnelles. Les journalistes doivent soigneusement
et avec des méthodes claires faire leurs recherches, ils ont le
droit de refuser de citer la source de leurs informations, ils
doivent avoir un accès libre pour pouvoir consulter toutes les
sources d'informations et des données du gouvernement, (archives,
statistiques...), les ministères doivent leurs donner les
renseignements nécessaires sur des éléments clés de leurs
recherches.
Les interprétations et les commentaires des thèmes relèvent
de la
pleine responsabilité des journalistes qui doivent reporter en
spécialistes: conscients de leurs devoirs professionnels et de
leur savoir, ils doivent tenir compte au premier plan du respect
de la dignité de la personne et éviter toute expression
discriminatoire. Aussi et surtout en période électorale ils
doivent refléter des opinions que eux même ne partagent pas.
L'indépendance professionnelle ne doit pas être mise en danger
par un avantage matériel. Dans un état de droits les
interdictions de publication ne sont admises que dans les cas les
plus extrêmes, elles doivent cependant être fondées sur des
raisons très valables, et la direction du journal doit toutefois
avoir la possibilité de déposer sa plainte devant une intense
judiciaire compétente et indépendante, toute confiscation de
tirage de journaux est une atteinte au droit de propriété, les
victimes ont le droit d'être écoutées avant toute mesure
administrative, et après toute mesure d'interdiction et de
sanction d'autre médias doivent pouvoir librement informer sur
les motifs. Les peines d'emprisonnement qui frappent les
journalistes pour des prétendus viols de la loi de la presse sont
généralement disproportionnées.
Les mécanismes de contrôle
Dans la « deuxième république » en Mauritanie, le paysage
de la
presse indépendante est marqué par l'arbitraire et la
répression,
pour faire taire les voix critiques. Les journalistes travaillent
avec beaucoup de risques, ils n'ont pas accès à l'information
à
travers les institutions du régime autoritaire.
Le gouvernement use de son appareil bureaucratique comme un
instrument de contrôle sur les médias privés pour éviter
les
critiques sur les décisions et l'orientation du gouvernement. La
dépendance technique des médias privés est un mécanisme
effectif
de contrôle et d'entrave . Les journaux indépendants
rencontrent
d'énormes difficultés, avant leur publication ils font une
censure anticipée "autocensure" et en plus ils sont obligés de
présenter aux autorités du ministère de l'intérieur six
exemplaires de leur numéro pour le contrôle du contenu. Les
journalistes sont contraints d'éviter des thèmes critiques.
D'intéressants thèmes sociaux sont alors ignorés pour peur
des
conséquences. Le conflit ethnique, la pratique de l'esclavage, la
lutte de pouvoir au sein du gouvernement, les rapports sur la
corruption et l'incapacité d'un officiel sont des thèmes tabou
dont leur évocation peut conduire à des conséquences graves.
Ce
que l'opposition mauritanienne appelle "domestication de journaux
indépendants".
Au ministère de l'intérieur siègent toujours des charges
issues
de la dictature militaire, la saisie illégale et sans motif est
toujours dirigée par la direction des affaires politiques et des
libertés publiques, elle évoque très souvent, fausses
déclarations et sécurité nationale, comme motif. Il arrive
que la
commission de censure attende jusqu'à ce que le numéro soit
imprimé au complet pour procéder à sa saisie, nous
comprenons
qu'il y a là une volonté délibérée d'infliger une
perte
financière énorme à la maison d'édition avant de
prononcer encore
de lourdes amandes consécutives au soit disant viol de la loi.
Les médias officiels ( la radio et la télévision nationale,
le
journal Horizon et Chaab) sont des instruments de propagande du
parti au pouvoir, qui monopolise en particulier la radio qui est
le moyen de communication le plus important vue le taux
grandissant d'analphabètes. Les demandes formulées pour la
création de stations de radios privées ont été
rejetées par le
gouvernement, qui est très peu soucieux de la paix interne en
Mauritanie.
Alors que l'expérience vient de le prouver à côté de nous
au
Sénégal où l'on a réussi une alternance politique
paisible grâce
à la crédibilité des médias privés (radios surtout)
qui ont
informé objectivement les citoyens sénégalais, du
déroulement du
processus électoral du 19 03 00. Les rumeurs qui faisaient état
de fraudes, ici et là, ont été vérifiées par les
journalistes des
média indépendants qui ont contribué énormément à
calmer les
esprits, et le Sénégal a gagné.
Pour le Comité directeur
Le Secrétaire général
Seybane Tandia
Bad Kreuznach, vendredi le 12 mai 2000
J´ai lu avec attention l´interview de Baby Housseinou mais je suis
resté sur ma faim sur certaines questions.
Reconnaissons quand même qu´en dehors de certains silences
l´interview est bonne en soit dans le combat que méne le peuple
mauritanien dans son ensemble contre les dictateurs et racistes de
Nouakchott.
En dépit des dénonciations de Boukhreiss qui, apparemment, est
considéré comme le principal responsable de tous nos maux je pense
qu´il devait aller plus loin,Boukhreiss n´est que l´arbre qui cache la
forêt.
Le principal responsable n´est personne d´autre que le"patron"comme il
appelle Taya. Boukhreiss,Louleid ne sont que des bras armés
comme les tortionnaires et autre génocidaires du régime,certes tous
ont une part de responsabilité dans ces crimes en tant qu´hommes du
systeme mais Taya doit prendre sa lourde part de responsabilité et
Baby doit le dire sans langue de bois.,comme c´est "l´heure de
vérité"alors vérité pour vérité parlons sans gang
Demain la Mauritanie libérée tous sans exception,les principaux
commanditaires comme les "bras armés"doivent repondre devant le peuple
mauritanien,devant l´histoire et devant l´humanité toute entiére de
leurs responsabilités respectives ou collaboration au regime
satanique,raciste et esclavagiste de Taya.car personne ne doit
éxécuter(même un simple soldat)un acte qui est contraire á ses
principes et qui en déphasage totale avec sa religion et sa
conscience.Demain un jour nouveau.
La lutte continue!