Depuis, le Traité de Lisbonne est entré en application et les menaces
contre les services publics français, recherche comprise, ne cessent de
s'aggraver et de se concrétiser.
Les annonces sur le "grand emprunt" parlent d'un "sous-investissement
chronique", mais elles gardent le silence sur la politique de
privatisations
et de délocalisations invariablement poursuivie depuis les années 1980
et qui a placé les pays dits "riches" au bord du gouffre. Le programme
de cet emprunt national cherche en réalité à fournir aux
multinationales, aux frais des citoyens, une partie des moyens
(recherche et technologie comprises) qu'elles ont délocalisés pendant
deux décennies avec des résultats catastrophiques.
Le recherche et l'enseignement supérieur publics font partie des grands
perdants de l'opération, malgré les apparences que l'on cherche à créer
en maniant des chiffres sans veritable analyse. Les objectifs affichés
dans le texte de la Présidence de la République et dans la présentation
publique de ces textes :
constituent une attaque sans précédent contre la recherche et
l'enseignement supérieur publics. Sous prétexte de crédits
extraordinaires échappant au fonctionnement normal du budget de l'Etat,
les structrures institutionnelles normales sont de fait ignorées au
profit d'entités au fonctionnement discrétionnaire. Ces nouvelles
structures se trouveront en réalité placées sous le contrôle des
multinationales, pour qui les chercheurs et les enseignants-chercheurs
du secteur public devront travailler pendant que le secteur privé
organise la liquidation de ses propres centres de recherche et le
licenciement de ses propres chercheurs.
C'est donc ruineux pour les citoyens, et de surcroît mortel pour la
recherche et l'enseignement supérieur publics.
Dans ce contexte, nous ne pouvons que rappeler que le délai de deux
mois pour introduire un recours gracieux contre le contrat
d'objectifs 2009-2013 du CNRS
signé le 19 octobre expire cette semaine, et que tout recours
contentieux doit être déposé au plus tard le lundi 21 décembre. Quant
au décret2009-1348 « modifiant le décret n° 82-993 du 24
novembre 1982
portant organisation et fonctionnement du Centre national de la
recherche scientifique »,
paru au Journal Officiel le 1er novembre, le délai du recours gracieux
expire fin décembre et un recours contentieux doit être déposé au plus
tard le 2 janvier. Voir notre article :
Vous pouvez également introduire des interventions volontaires à
l'adresse de nos recours en Conseil d'Etat 331862 et 333233
décrits dans cet article et dans un article précédent :
Enfin, nous nous permettrons un commentaire à propos du prétendu "débat
sur l'identité nationale" lancé à un moment où il est question de
supprimer l'enseignement de l'Histoire et de la Géographie dans la
Terminale S du Bac après la tentative, via une loi du 2005, de
verrouiller l'appréciation historique à porter sur le colonialisme.
En réalité, il existe un point commun essentiel entre la grande
expansion coloniale du dernier quart du XIX siècle qui s'est soldée par
la première guerre mondiale, et la politique de délocalisations
massives appliquée depuis les années 1980 : dans les deux cas, il
s'agissait de stratégies d'exportation de capitaux à des échelles sans
précédent. Voir notamment nos articles :
Si de nos jours l'importance de l'indépendance des chercheurs par
rapport aux intérêts privés apparaît de manière particulièrement
évidente s'agissant de problèmes liés à la pollution, au climat ou à la
toxicité de substances diverses, la même question nous semble se poser
en ce qui concerne les théories prétenduement "scientifiques" brandies
par certains lobbies qui, au XIX siècle et en pleine période coloniale,
classaient les êtres humains en "races supérieures" et "races
inférieures". Ce dont Jules Ferry s'est explicitement servi dans son
discours du 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés. Voir, pour
le texte complet tiré du Journal Officiel du 29 juillet 1885 :
Les mêmes théories classaient les femmes parmi les "êtres inférieurs"
aux "hommes blancs" qui représentaient la quasi-totalité des membres
des sociétés savantes de l'époque. Quelles étaient les garanties
d'impartialité et d'indépendance de ces
sociétés, par ailleurs proches des groupes influents de la société de
leur temps ?
Suit également la relation de nos articles les plus récents :
Le 16 décembre, les médias continuent à commenter les décisions de l'Elysée concernant le « grand emprunt
», ainsi que la présentation publique par Nicolas Sarkozy de cet
emprunt. Dans une interview datée d'hier et publiée par Les Echos, le président de Terra
Nova et rapporteur de la Commission Juppé-Rocard, Olivier Ferrand,
estime cette opération « très insuffisante ». Il parle entre autres
d'un « sous-investissement chronique »
mais s'abstient d'évoquer la stratégie permanente de privatisations et
de délocalisations sans précédent des dernières décennies, que tous les
gouvernements français ont cautionnée et publiquement défendue. Ferrand
garde également le silence sur la poursuite de la politique de
privatisation du secteur oublic et de casse institutionnelle que
l'usage prévu de cet emprunt aggravera. C'est le cas, par exemple, du
démantèlement des organismes publics de recherche comme le Centre
National de la Recherche Scientifique (CNRS)
ou
l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), ou encore
de la privatisation des universités publiques et de l'éducation en
général. Il paraît indispensable de riposter par tous les moyens à
cette politique de casse. Y compris, par des recours contre le contrat d'objectifs 2009-2013 entre le CNRS et
l'Etat, le décret 2009-1348 « modifiant le décret
n° 82-993 du 24 novembre 1982portant organisation et
fonctionnement duCentre national de la recherche
scientifique »...
sans oublier les mesures analogues prises par le gouvernement dans
l'enseignement supérieur, l'éducation nationale et d'autres services
publics. Nous rappelons ici nos recours récents ou à l'étude, ainsi que
les dates limites associées. [la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/12/16/cnrs-contrat-d-objectifs-decret-recours.html
]
Le 15 décembre, cela fait un an que la Cour Européenne des Droits de
l'Homme (CEDH)
annonçait dans un communiqué
le renvoi en appel devant la Grande Chambre, à la demande du
gouvernement français et des requérants, de l'affaire Medvedyev et
autres c. France qui avait fait l'objet d'un arrêt de chambre cinq mois plus tôt. L'appel est
passé en audience
en mai dernier, mais à ce jour aucune date ne semble avoir été prévue
pour la lecture du jugement. Une question cruciale dans cette affaire
est l'appréciation à porter sur la qualité de magistrat du procureur de
la République : d'après la CEDH, cette qualité fait défaut aux
procureurs français du fait de leur subordination au pouvoir exécutif.
Mais le besoin d'indépendance dans l'exercice d'une fonction d'intérêt
général, serait-il exclusif à la Justice ? Le 15 décembre également, Le
Figaro et d'autres médias rapportent les critiques adressées par des
organisations de chercheurs à l'annonce par l'Elysée des priorités de l'emprunt
national définies et présentées
par Nicolas Sarkozy. Les raisons légitimes sont nombreuses pour
dénoncer cette opération gouvernementale, qui prépare dans la pratique
la disparition d'organismes publics de recherche comme le Centre
National de la Recherche Scientifique (CNRS) ou l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) au bénéfice
de structures discrétionnaires gérées par le pouvoir politique et le
secteur privé. Mais la plus nuisible des conséquences de cette
politique réside de toute évidence dans la perte d'indépendance de la
recherche publique par rapport aux grands intérêts privés que l'on
appelle pudiquement « le monde économique ».
Le 15 décembre, cela fait un an que la Cour Européenne des Droits de
l'Homme (CEDH)
annonçait dans un communiqué
le renvoi en appel devant la Grande Chambre, à la demande du
gouvernement français et des requérants, de l'affaire Medvedyev et
autres c. France qui avait fait l'objet d'un arrêt de chambre cinq mois plus tôt. L'appel est
passé en audience
en mai dernier, mais à ce jour aucune date ne semble avoir été prévue
pour la lecture du jugement. Une question cruciale dans cette affaire
est l'appréciation à porter sur la qualité de magistrat du procureur de
la République : d'après la CEDH, cette qualité fait défaut aux
procureurs français du fait de leur subordination au pouvoir exécutif.
Mais le besoin d'indépendance dans l'exercice d'une fonction d'intérêt
général, serait-il exclusif à la Justice ? Le 15 décembre également, Le
Figaro et d'autres médias rapportent les critiques adressées par des
organisations de chercheurs à l'annonce par l'Elysée des priorités de l'emprunt
national définies et présentées
par Nicolas Sarkozy. Les raisons légitimes sont nombreuses pour
dénoncer cette opération gouvernementale, qui prépare dans la pratique
la disparition d'organismes publics de recherche comme le Centre
National de la Recherche Scientifique (CNRS) ou l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) au bénéfice
de structures discrétionnaires gérées par le pouvoir politique et le
secteur privé. Mais la plus nuisible des conséquences de cette
politique réside de toute évidence dans la perte d'indépendance de la
recherche publique par rapport aux grands intérêts privés que l'on
appelle pudiquement « le monde économique ».
Rapport Rocard-Juppé, CNRS, ANR,
universités... (II)
Le 14 décembre, l'Elysée annonce
les priorités financées par l'emprunt national, suite au rapport
de la commission présidée par Alain Juppé et Michel Rocard, diffusé il
y a un mois avec le titre « Investir pour l'Avenir - Priorités
stratégiques d'investissement et emprunt national ». Pour un
montant total de 35 milliards d'euros, les axes retenus par Nicolas
Sarkozy en vue du « grand emprunt » sont
présentés en cinq chapitres : Enseignement supérieur et formation ;
Recherche ; Filières industrielles et PME ; Développement durable ;
Numérique. Dans la pratique, il s'agit d'accélérer le démantèlement
d'etablissements publics de recherche comme le Centre National de la
Recherche Scientifique (CNRS) ou l'INSERM (Institut
National de la Santé et de la Recherche Médicale) au profit de
structures de financement - « pilotage » comme l'Agence
Nationale de la Recherche (ANR),
de
contraindre
les
chercheurs
à travailler de plus en plus directement
pour le secteur privé et de transférer à des universités en voie de
privatisation les moyens du CNRS, de l'INSERM et de l'ensemble de la
recherche publique française.
Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (IV)
Le Monde du 13 décembre commente
à la une la signature prochaine, par le gouvernement français, de
contrats de l'Etat avec cinquante-huit établissements privés
d'enseignement supérieur, parmi lesquels cinq instituts catholiques. Il
s'agit d'un important coup d'accélération au processus de privatisation
des universités publiques qui, se voyant enlever les moyens financiers
impliqués dans ces contrats, devront se tourner de plus en plus vers
les sources de financement privées pour assurer leur propre
subsistance. En même temps, la politique de démantèlement d'organismes
comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
ou
l'Institut
National
de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM)
s'accélère
également
suivant
la même stratégie. Que deviendra, dans ces
conditions, l'indépendance effective de la recherche et de
l'enseignement supérieur ? Les chercheurs et les enseignants-chercheurs
pourront-ils étudier et exposer publiquement en toute indépendance le
rôle historique de l'Eglise catholique ou de l'Inquisition, l'histoire
de l'esclavagisme et du colonialisme, la toxicité de nombreuses
substances déjà commercialisées, l'effet de ces produits sur l'air et
l'environnement, l'évolution climatique de la planète ou encore les
possibilités ouvertes par la Médecine moderne et pourtant non couvertes
par la Sécurité Sociale... ? Le 13 décembre, on trouve également dans
le blogScience,
connaissance et conscience la transcription complète en une seule
note du discours
de Jules Ferry défendant le projet de loi en vue d'un crédit
extraordinaire consacré aux dépenses des expéditions coloniales
françaises à Madagascar. L'auteur du blog Science, connaissance et
conscience appelle à une analyse scientifique de ce discours, dans
l'actuel contexte de « débats » identitaires en France
et dans l'ensemble de l'Union Européenne.
Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (III)
Le 11 décembre, le quotidien Walf Fadjricommente la journée internationale des droits de
l’homme, axée
sur la non-discrimination, qui s'est tenue la veille sous l'impulsion
du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme des Nations Unies. L'auteur
de la dépêche relève que, pour le Haut Commissaire Navy Pillay, la
discrimination frappe tout particulièrement les réfugiés et les
migrants. Mais quel chercheur français pourra à l'avenir étudier de
manière objective les phémonènes de société et de toute autre nature ?
A la politique de démantèlement des organismes de recherche publics
comme le CNRS (Centre
National de la Recherche Scientifique) ou l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et de
privatisation de l'université publique, s'ajoute une politique de
dirigisme gouvernemental croissant dont témoigne notamment la
prolifération des « alliances » imposées au sommet. Le 11
décembre également, se référant aux actuels pseudo-débats identitaires
sur la France ou sur l'Europe, le blog Notre Sièclerappelle dans son article « Jules Ferry,
"républicains opportunistes", colonialisme (IV) » le lien récurrent
entre les intérêts économiques et politiques des classes dominantes et
les propagandes identitaires. Notre Siècle publie la fin du
discours par lequel Jules Ferry a soutenu il y a plus de cent-vingt ans
la loi « portant
ouverture au ministère de la marine et des colonies d'un crédit
extraordinaire pour les dépenses occasionnées par les événements de
Madagascar ». Le contenu de ce discours met bien en évidence le rôle
récurrent des manipulations identitaires.
Le 11 décembre, les médias français font état d'annonces de
débats publics « sur l'identité nationale » organisés localement par
des représentants de l'Etat. En même temps, un débat « sur l'identité
européenne » tourne en rond depuis la ratification du Traité de
Maastricht. Il y a moins d'un mois, Bernard-Henri Lévy parlait
même d'une « identité européenne » en « vrai péril ». Mais que cachent
tous ces discours identitaires ? Lé réalité politique est celle de
l'entrée en application du Traité de Lisbonne, sur lequel Nicolas
Sarkozy a évité de consulter les Français par un référendum alors qu'un
traité analogue avait été rejeté en 2005. Dans la pratique, les notions
à caractère identitaire semblent avoir suivi depuis le XIX siècle
l'évolution des grands intérêts privés et des besoins géopolitiques de
ces intérêts. Au point que des marchés fabriqués avec la canonnière ont
été utilisés pour définir des prétendues « identités ». A cet égard, le
texte du discours historique de Jules Ferry du 28 juillet 1885 devant
la Chambre des Députés, en défense de l'impérialisme protectionniste et
de la politique coloniale française de l'époque, paraît fort éclairant.
Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (II)
Le 10 décembre, Luc Chatel présente devant le Conseil Supérieur de
l'Education un projet de réforme du lycée qui, entre autres, supprime
l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans la terminale
scientifique du baccalauréat. On peut s'étonner des discours
politiciens sur « l'identité » en France et au sein de l'Union
Européenne, alors que l'accès à une réelle connaissance de l'histoire
et du monde devient de plus en plus inaccessible pour les citoyens.
L'un des sujets de terminale scientifique dans le programme actuel est
l'histoire du colonialisme et de la décolonisation. Serait-ce sans
importance, alors que la science du XXI siècle est pleine de
collaborations internationales ? Ou faut-il en conclure que la mémoire
et la réflexion historique dérangent ? Le 10 décembre, un article du
blog Notre Siècle intitulé « Jules Ferry, "républicains
opportunistes", colonialisme (III) »
présente la suite du discours historique de Jules Ferry devant la
Chambre des députés exposant les fondements de la politique coloniale
française mise en place par les « républicains opportunistes »
de l'époque. Comme le souligne l'article, la terminologie et les
concepts de cet exposé d'il y a plus de cent-vingt ans restent d'une
grande actualité par rapport à la géopolitique de l'après guerre, à
l'évolution récente de l'économie et à la problématique de la situation
présente. L'Etat apparaît dans l'argumentation de Jules Ferry comme un
instrument des grands intérêts privés. Est-ce vraiment différent de nos
jours, lorsqu'il est question de démanteler le CNRS
(Centre National de
la Recherche Scientifique), l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et d'autres
établissements de la recherche publique française, et de privatiser les
universités, l'éducation nationale et le reste des services publics
français ?
Le Monde du 10 décembre porte à la une le titre « Le
débat sur l'identité tourne au débat sur l'islam », dans une analyse sur la dernière intervention présidentielle à propos du débat dit «
sur l'identité nationale » qui s'est soldé par un fiasco
à l'Assemblée Nationale. Mais le discours identitaire ne concerne pas
seulement la France. Avec l'entrée en application du Traité de
Lisbonne, il est également question de « doter l'Europe d'une identité
» afin de justifier la transformation progressive de l'Union Européenne
en un véritable Etat - superpuissance. En revanche, on ne voit guère
passer d'analyses critiques sur le système économique, politique et
social qui a régi le comportement des puissances européennes depuis le
XIX siècle. A commencer par le rôle historique du colonialisme, que le
discours de Jules Ferry en défense du projet de loi « portant ouverture
au ministère de la marine et des colonies d'un crédit extraordinaire
pour les dépenses occasionnées par les événements de Madagascar »
expose avec une étonnante clarté.
Le 5 décembre au congrès du MoDem, d'après l'AFP, Jean-François Kahn
a répondu à Eric Besson faisant remarquer que les discussions de
bistrot n'abordent pas forcément de la meilleure façon la question dite
« de l'identité nationale ».
Mais qui aborde les véritables problèmes de fond que cache ce prétendu
débat ? A commencer par l'entrée en application du Traité de Lisbonne.
Et peut-on valablement aborder la question de l'immigration sans un
rappel du passé colonial et des mobiles du colonialisme ? Le 5 décembre
aussi, un article du blog Notre Siècle intitulé « Jules
Ferry, "républicains opportunistes", colonialisme (II) »évoque
à nouveau l'instrumentalisation des apparences nationalistes par les «
républicains opportunistes » (Léon Gambetta, Jules Ferry...) lors de la
grande expansion coloniale française du dernier quart du XIX siècle.
L'auteur fait rémarquer que l'exportation des capitaux était déjà
explicitement évoquée dans les discours du partisan acharné du
colonialisme que fut Jules Ferry. Mais la délocalisation de la
recherche et de bien d'autres activités économiques, est-ce autre chose
qu'une forme d'exportation de capitaux ? Si le CNRS
(Centre National de
la Recherche Scientifique), l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), les
universités et l'ensemble de la recherche et de l'éducation publiques
se trouvent dans le collimateur de l'actuelle politique gouvernementale
française, la situation des pays « occidentaux » après
deux décennies de délocalisations industrielles, financières,
scientifiques et technologiques est devenue catastrophique. Doit-on
s'en étonner ?
Le 5 décembre, l'AFP diffuse une dépêche
faisant état d'un appel de chercheurs et d'universitaires, à l'adresse
des partis politiques, syndicats et associations, leur demandant de
relayer la demande se suppression du ministère dit « de l'identité
nationale »,
et d'en faire un thème de campagne à l'approche des élections
régionales. Si la revendication de suppression de ce ministère est très
opportune et doit être soutenue, son mélange avec la campagne des
élections régionales me semble mériter davantage de précautions. En
effet, la situation actuelle se caractérise avant tout par l'entrée en
application du Traité de Lisbonne, la privatisation des services
publics, la casse du Code du Travail... et la vacuité des programmes
des partis politiques par rapport à ces questions essentielles. C'est
devant cette situation que les dernières élections européennes ont
enregistré un taux d'abstention sans précédent. Vendredi, le collectif Indépendance
des
Chercheurssoulignait que, malgré le bien-fondé de la demande récente de suppression du ministère « de
l'identité nationale »,
les motifs avancés ne reflètent pas les aspects les plus profonds de la
réalité politique française qui auraient pu être invoqués. Il paraît, à
cet égard particulièrement utile de poursuivre la diffusion du texte
intégral du discours historique de Jules Ferry du 28 juillet 1885
soutenant le projet de loi intitulé « portant ouverture
au ministère de la marine et des colonies d'un crédit extraordinaire
pour les dépenses occasionnées par les événements de Madagascar ».
Avant la lecture de ce texte je vous invite à
écouter Luc
Montagnier, séquence particulièrement intéressante car, abstraction
faite de ce qu'il ne remette pas en question le rôle ou l'existence du
VIH (sa position de "découvreur" et son Prix Nobel lui interdisent de
le faire), tout ce qu'il dit dans cette interview est tout à fait
correct et s'éloigne radicalement de la propagande que les Sidactions
nous infligent.
Virusmania et Journée mondiale du SIDA: Une
démystification s'impose...mais existe-il encore, à l'heure actuelle,
des esprits suffisamment curieux et critiques pour résister au bourrage
de crâne omniprésent que nous subissons depuis des années?...
Le 9 mars 2009, le célèbre et hyperactif Président de
la République française, Nicolas Sarkozy, donnait le
coup d’envoi de l’opération Grippe A en s’envolant pour une visite
officielle au Mexique. Dans la foulée de cet événement, le groupe
pharmaceutique Sanofi-Aventis
annonçait avec enthousiasme l’investissement de 100 millions d’euros
dans l’installation au Mexique d’une usine destinée à produire un
nouveau vaccin antigrippal !. Une telle initiative
méritant une campagne de promotion à sa mesure, dans le mois suivant,
une panique était déclenchée en France par l’annonce du début de
pandémie mexicaine d’une prétendue grippe porcine attribuée au virus
H1N1 sur la base de chiffres insignifiants et invérifiables (quelques
190 cas annoncés sans que l’on comprenne vraiment s’ils s’agissait de
personnes simplement grippées ou trépassées…) La France se trouvant à
l’avant-garde de l’opération, le gouvernement de Sarkozy était en
réunion de crise pour décider s’il convenait de passer au niveau
d’alarme numéro 5, ou même au 6, les vols en provenance du
Mexique étaient ajournés ou leurs passagers placés en quarantaine. Ce
lundi-là, le choeur des journaux de 20 heures des chaînes télévisées du
Sarkozyland était exclusivement consacré au nouveau fléau.
Une semaine plus tard, le
véritable objectif de cette campagne de frayeur avait été atteint : les
actions des principales sociétés pharmaceutiques avaient réalisé une
ascension sans précédent sur les places boursières internationales.
Puisqu’on avait la situation si bien en main, les médias pouvaient
relâcher leur pression, tout en préconisant que la vigilance soit
cependant maintenue.
Depuis, en accord avec les
directives de l’Organisation Mondiale de la Santé et en prévision d’un
retour pandémique et apocalyptique de la grippe porcine A (H1N1)
annoncé à l’échelle mondiale pour cet automne, la France a commandé
cent millions de doses de vaccin anti-H1N1auprès des laboratoires
pharmaceutiques, GSK et Novartis.
Jusqu’ici, en dépit
de l’hyper médiatisation dont ils font l’objet, les cas de soi-disant
grippe A (pour autant que on dispose même de tests capables de les
diagnostiquer avec certitude comme étant vraiment dus au H1N1, ce qui
est déjà très douteux) ont été fort rares et leurs symptômes tout à
fait bénins par rapport à ceux d’une grippe saisonnière normale. Le
rétablissement complet du malade s’opère en général sur trois à quatre
jours et le Tamiflu, médicament antiviral particulièrement toxique,
n’étant (heureusement !) pas encore disponible, les médecins se
limitent à prescrire du simple paracétamol pour atténuer les symptômes.
Les deux ou trois cas mortels jusqu’à présent attribués au H1N1 et
médiatisés à outrance sont soit purement accidentels ou bien dus à
d’autres causes que la grippe elle-même (il ne faut pas oublier qu’il
n’existe toujours aucun test qui permette de diagnostiquer avec
certitude l’infection au virus H1N1 ni que, selon les statistiques les
plus officielles, une grippe saisonnière normale provoque en moyenne
annuellement 36.000 décès aux seuls Etats-Unis !...).
Selon de nombreuses
sources, il apparaît de plus en plus que cette maladie hypothétique ait
été inventée par les protagonistes et organisateurs de la
mondialisation afin de pouvoir imposer des campagnes de vaccinations
obligatoires, et si nécessaire l’adoption de mesures spéciales, à
l’échelle planétaire. La grippe A semble en effet constituer un
paravent pour l’adoption des mesures d’urgence (allant jusqu’à la loi
martiale et l’eugénisme) qui accompagnerait un imminent krach boursier
international que l’on craint être plus grave que celui de 1929. Ceci
expliquerait pourquoi on a annoncé une pandémie pour l’automne 2009
mais, comme on n’est pas encore absolument certain de la date de cette
prochaine catastrophe économique, les fabricants de vaccins ont promis
d’allonger la période de validité de leurs produits d’au moins deux ans
(ce qui nécessite seulement une modification de la date de péremption
sur les emballages !...). Nous avons donc dès à présent tous les
ingrédients d’une manipulation plus monstrueuse et plus cynique que
l’invention du SIDA au début des années 1980…
L’invention
du SIDA
Pour en venir au
SIDA ancienne version, il faut savoir que cette « maladie »,
providentielle pour la recherche rétrovirale et l’industrie
pharmaceutique, est apparue dans la période qui a suivi l’échec de la
« Guerre contre le Cancer » de l’époque Nixon. Au début des années
1970, immédiatement après la débâcle du Vietnam, les virologues avaient
prétendu pouvoir découvrir un rétrovirus (on avait peu de temps
auparavant découvert la transcriptase inverse sur laquelle la recherche
fondait de nombreux espoirs) qui aurait été la cause du cancer et ainsi
mettre au point un traitement définitif contre ce fléau moderne. Les
sommes colossales qui avaient été allouées à cette recherche par le
gouvernement états-unien n’ayant servi à rien, il fallait bien trouver
autre chose pour les justifier et ce fut le SIDA…
En 1981, des
maladies relativement rares telles que la pneumonie à Pneumocystis carinii et le sarcome de
Kaposi (sorte de cancer de la peau apparaissant sous la forme de
taches noires sur la peau du thorax ou du visage, ou encore à
l’intérieur des poumons) furent diagnostiquées sur de jeunes
homosexuels masculins de New York, Los Angeles et San Francisco. Sans
l’intervention d’un certain Michael Gottlieb, assistant en immunologie
de l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles), qui orienta dès le
départ l’interprétation de ces symptômes vers le décompte des globules
blancs et définit une approche générale s’appuyant sur la déficience
immunitaire, il est très probable que l’on fût venu à l’explication la
plus simple et la plus évidente qui se présentait et était liée au mode
de vie de ces jeunes homosexuels ainsi qu’aux drogues aphrodisiaques et
autres qu’ils consommaient en quantités astronomiques afin de pouvoir
assumer un mode de vie « libéré » qui impliquait d’avoir chaque année
des milliers de rapports sexuels avec des partenaires différents. Pour
des raisons de contrôle médical, ce syndrome (ensemble indéfini de
maladie) fut d’abord baptisé GRID et défini comme une
maladie immunodéficitaire touchant les « Gays ». Face aux objections
d’une « communauté » homosexuelle qui avait pourtant tendance à
utiliser l’effroi causé par cette nouvelle peste comme une sorte de
faire-valoir morbide (voire un nouveau « génocide » causé par un
rétrovirus homophobe dont ils étaient les victimes ciblées), l’acronyme
GRID (jugé trop discriminatif) fut remplacé par celui de SIDA
(Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise) censé concerner une plus vaste
partie de la population. Ce syndrome engloba bientôt un nombre
croissant de maladies et fut signalé chez d’autres catégories dites « à
risque » telles que les usagers de drogues dures et les hémophiles. Les
causes chimiques, toxiques ou nutritionnelles (qui restent pourtant les
plus plausibles !) se voyaient de plus en plus écartées au profit d’une
cause infectieuse ou microbienne, d’où la croyance généralisée qui s’en
est suivie et persiste toujours à l’heure actuelle, en une transmission
par voie sexuelle (aussi bien hétérosexuelle qu’homosexuelle) ou
sanguine (partage de seringues chez les toxicomanes ou infusions de
sang « contaminé » chez les hémophiles).
1984,
année de tous les dangers…
Depuis leur cuisant
échec dans la « Guerre contre le Cancer », les virologues (qui avaient
le sentiment de constituer « l’élite » de la recherche médicale)
avaient besoin de pain sur la planche, aussi se précipitèrent-ils sur
la nouvelle occasion qui leur était offerte. C’est donc ainsi que le 23
avril 1984 (année orwélienne !), une conférence de presse (visant à
favoriser la prochaine réélection de Ronald Reagan en répondant aux
revendications du « lobby » homosexuel) fut tenue par la Secrétaire
d’Etat états-unienne à la Santé Margaret Heckler et le
Professeur Robert Gallo (un vétéran de la virologie et
un escroc notoire) qui annonçaient au monde entier la découverte d’un
virus considéré comme la « cause probable du SIDA » et promettait la
mise au point d’un vaccin et d’un sérum dans les deux années à venir.
Afin de pouvoir présenter « sa » découverte au monde, Gallo avait
utilisé à son profit une culture que lui avait gracieusement envoyée le
Professeur Luc Montagnier de l’Institut Pasteur de
Paris qui prétendait avoir isolé un rétrovirus qu’il avait dénommé LAV (Lymphadenopathy Associated Virus) et dans lequel il
voyait une cause possible du SIDA. L’isolement de ce virus (qui avait
eu lieu en 1983) demeurait fort sujet à caution et Montagnier lui-même
avait été beaucoup moins catégorique que Gallo dans ses affirmations.
Il n’empêche que Gallo n’avait pas hésité à s’approprier le travail de
Montagnier et l’utiliser sans vergogne afin de pouvoir s’attribuer la
découverte du « virus du SIDA ». Ce n’était pas la première
malversation de Gallo qui, quelques années auparavant, s’était déjà
approprié un virus japonais (sa tricherie avait été démasquée par le
fait qu’il avait recopié des erreurs que les Japonais avaient
volontairement laissées dans le code génétique de leur virus). Quoi
qu’il en soit, le cas présent donna lieu à une action judiciaire
intentée par Montagnier à l’encontre de Gallo qui ne se termina
qu’après que le président états-unien Reagan et le premier ministre
français Chirac eurent contraint les deux intéressés à signer une paix
honorable qui faisait d’eux les « co-découvreurs du VIH »…
Le
test « SIDA »
Le jour même de la
fameuse conférence de presse de 1984, Robert Gallo avait introduit une
demande de brevet pour un test censé dépister la présence du virus
HTLV-III (bientôt rebaptisé VIH, c’est-à-dire Virus d’Immunodéficience
Humaine) dans le sang en se basant sur la présence d’anticorps
prétendument trouvés chez les malades du SIDA, mais sans aucune
spécificité prouvée. Ce brevet allait bientôt rapporter des dizaines de
millions de dollars à l’inventeur du test mais équivaloir à une sorte
de condamnation à mort pour les innombrables personnes qui seraient
déclarées « séropositives » à la suite d’un test totalement inepte et
dont les résultats sont susceptibles de varier radicalement d’un
laboratoire à l’autre, d’un jour à l’autre et même d’un pays à l’autre…
La promesse qui
avait été faite concernant la mise au point d’un vaccin et d’un sérum
dans les deux années qui suivraient ne fut bien sûr pas respectée et,
vingt-cinq années plus tard, malgré les sommes colossales consacrées
annuellement à la recherche sur le VIH, un tel vaccin n’est pas encore
près de voir le jour…En fait, il n’y a aucune raison d’espérer que l’on
trouve jamais un vaccin ni un remède quelconque à ce que l’on appelle
SIDA car l’hypothèse d’une cause virale de cette « maladie » étant une
pure absurdité, toute recherche menée dans cette voie est par
conséquent irrémédiablement condamnée à l’échec. Réfléchissons un peu :
quelqu’un qui est déclaré « séropositif » à la suite d’un test VIH (et
par conséquent supposé développer le SIDA au terme d’une période
indéterminée) est en réalité quelqu’un chez qui on aurait (en admettant
que le test soit spécifique, ce qui n’est pas le cas) trouvé la
présence d’anticorps au VIH. Pour tout autre microbe ou virus, cela
signifierait que l’organisme a été, à un moment ou un autre, infecté
par ledit microbe ou virus mais qu’il a réagi à cette infection en
produisant des anticorps qui ont fini par neutraliser le microbe ou
virus.
Curieusement, en ce
qui concerne le VIH, on ne tient pas compte de cette constatation
pourtant évidente : à savoir que la seule période au cours de laquelle
le VIH serait en mesure de s’attaquer au système immunitaire et de
causer le SIDA en détruisant les globules blancs, ne peut logiquement
se situerqu’AVANT sa neutralisation
par les anticorps. Or il s’avère que tous les malades du SIDA
développent la maladie APRES que le VIH ait été
neutralisé par les anticorps. On n’a jamais trouvé de présence du VIH
chez une personne dite « séropositive » ni même chez une personne
atteinte de SIDA déclaré, mais seulement des anticorps produits par
l’organisme à l’encontre du VIH !...Cela signifie donc en réalité qu’au
moment où la « séropositivité » est diagnostiquée, il y a déjà un
certain temps que le VIH a été neutralisé par les anticorps que le test
a permis de découvrir ! Au point de vue logique, l’hypothèse VIH du
SIDA représente une sorte de machine infernale de la pensée que la
mathématicienne biologiste canadienne Rebecca Culshaw
a désignée sous l’appellation de logique
circulaire.
C’est cette
absurdité de la thèse officielle qui a amené le Professeur Peter
Duesberg à déclarer, de manière apparemment paradoxale (si l’on
tient compte de la signification de l’acronyme VIH) mais tout à fait
pertinente quant à l’idée exprimée, que « le VIH n’est en
réalité qu’un virus passager inoffensif ». Nous sommes, et avons
été depuis la nuit des temps, inondés de virus et, parmi tous ces
virus, seule une infime minorité est dangereuse pour l’homme. Qui plus
est, contrairement à ce qu’affirment les défenseurs de la doctrine
officielle du VIH/SIDA, on n’a jusqu’à présent rencontré aucun
rétrovirus qui représente un danger pour l’homme. Rien ne prouve
d’ailleurs que la plupart des virus et rétrovirus ne soient pas, au
contraire, de quelque façon, indispensables à l’équilibre biologique de
notre organisme
AZT
et pandémie
Dans la période qui
suivit la fameuse conférence de presse de 1984, comme aucun vaccin,
malgré les promesses, ne pointait à l’horizon, il fallut (sous la
pression croissante des organisations militantes homosexuelles) parer
au plus pressé et trouver dans les plus brefs délais un médicament
contre le SIDA. Pour ce faire, on se rabattit sur une molécule appelée Azidothymidine ou AZT, un terminateur de
chaîne ADN qui avait été développé deux décennies plus tôt dans le but
d’éliminer les cellules cancéreuses mais avait mis immédiatement au
rebut par son inventeur car il détruisait aussi indistinctement les
cellules saines que les cellules tumorales. Contre un rétrovirus aussi
introuvable que le VIH, l’emploi de l’AZT équivalait à jeter une bombe
atomique sur une ville entière dans le seul but d’exterminer deux ou
trois « terroristes »… A la suite d’on ne sait trop quelle manipulation
politicienne, la Food & Drugs Administration(FDA) des Etats-Unis donna pourtant son approbation au
« médicament » qui fut distribué à partir de 1987. C’est en fait avec
la mise en service de l’AZT que débuta véritablement l’hécatombe que
l’on attribue généralement au SIDA.
Le 2 octobre 1985,
la médiatisation terroriste du « SIDA » avait atteint son plein régime
au niveau international avec l’annonce de la mort de l’acteur
états-unien Rock Hudson. Peu de temps auparavant, Rock
Hudson, qui souffrait d’un sarcome de Kaposi (alors considéré comme une
des maladies typiques du SIDA, le SK ne l’est plus actuellement…)
particulièrement grave, s’était rendu à l’Institut Pasteur de Paris
afin d’y subir un examen. Ayant annoncé la nature de sa maladie devant
les journalistes, il fut obligé d’effectuer son voyage de retour vers
les Etats-Unis à bord d’un Boeing dont il était le seul passager, tant
la terreur qu’engendrait le « SIDA » était devenue effroyable parmi les
populations de la planète !
Accueillie avec
espoir par les « séropositifs » et les communautés dites « à risque »,
l’introduction de l’AZT à haute dose comme médication contre le SIDA
(ou même contre la simple « séropositivité ») marqua le début d’une
véritable hécatombe iatrogène (causée par la médecine) qui fut
interprétée de toutes parts comme une pandémie galopante dont le sommet
fut atteint aux alentours de 1991. C’est en cette période de terreur
sidéenne que les décès de diverses personnalités connues dans le
domaine du spectacle ou de la culture (Freddie Mercury, Cyril Collard,
Rudolf Noureev, Isaac Aasimov, Jean-Paul Aron etc…) furent attribués au
SIDA. En réalité, il suffisait alors que quelqu’un ayant été
diagnostiqué « séropositif au VIH » par un test vide de sens, soit
traité à l’AZT, pour que, sur une période d’un an, son système
immunitaire soit complètement détruit par le médicament et qu’il
finisse par mourir de l’une ou l’autre « maladie opportuniste »
considérée comme « SIDA »…Quoi qu’on ne l’ait jamais avoué
officiellement, une telle hécatombe iatrogène n’a pu manquer de
provoquer des remous au sein des institutions médicales. Il n’y a que
cela qui puisse expliquer la diminution de la dose d’AZT prescrites aux
patients et, par conséquent, la baisse de la mortalité imputée au SIDA
dans les années qui ont suivi. On est ensuite passé aux trithérapies
que l’on a présentées comme un traitement parfait aux effets
secondaires minimes, laissant croire par là que l’on était parvenu à
écarter l’extension de la pandémie dans les pays industrialisés. Tout
cela est évidemment absolument faux car, si la mortalité attribuée au
SIDA a considérablement chuté dans les pays industrialisés, ce n’est en
aucun cas dû à un résultat quelconque de la recherche « SIDA » mais à
une forte diminution des doses de médicaments toxiques dont les effets
secondaires désastreux n’ont pas pour autant disparu mais ne sont
désormais mortels qu’à beaucoup plus long terme.
L’Afrique
menacée par le « SIDA »
Les prophéties
sinistres qui annonçaient qu’en 1985, dans les pays occidentaux, une
personne sur cinq serait atteinte du SIDA ne se sont heureusement pas
réalisées et les cas relativement rares sont restés limités aux groupes
à risques tels les homosexuels ayant un style de vie excessif et les
toxicomanes. Le fameux « SIDA » des hémophiles s’est révélé n’être
qu’une déficience immunitaire causée par des protéines étrangères
contenues dans les facteurs coagulants insuffisamment purifiés qui
avaient été jusqu’alors administrés aux patients souffrant de cette
maladie. Depuis les années 1970, malgré ces protéines étrangères, les
facteurs coagulants avaient considérablement allongé l’espérance de vie
des hémophiles et l’hécatombe prétendument attribuée à l’affaire du «
sang contaminé » au début des années 1990 fut en réalité due aux
soi-disant diagnostic du VIH chez certains hémophiles et au désastreux
traitement à l’AZT qui s’ensuivit. Les hémophiles immunodéficitaires
guérirent dès qu’ils furent traités avec des facteurs coagulants
parfaitement purifiés. Vu les enjeux économiques qu’elle représente, la
propagande SIDA n’a pas cessé pour autant. Elle continue sous la forme
de diverses conférences internationales, d’une « journée annuelle
mondiale du SIDA », de diverses initiatives baptisées « Sidaction » et
de fondations patronnées par des stars ou personnalités du
show-business telles que Elisabeth Taylor ou Elton John. Il s’agit
avant tout de gigantesques pompes à fric fonctionnant sur la corde
émotionnelle et pseudo humanitaire, le marché désormais visé par
l’industrie du SIDA se situant désormais dans les pays déshérités, dans
le tiers-monde et tout particulièrement en Afrique subsaharienne où un
grand nombre de maladies infectieuses ayant existé de tout temps sont à
présent rebaptisées « SIDA » lorsque les personnes qui en sont
atteintes sont « séropositives » ou que la conjugaison de différents
facteurs laisse à penser qu’il pourrait s’agir de « SIDA »… Il en
résulte que des sommes colossales sont dirigées vers une recherche qui
est tout à fait « à côté de la plaque» dont, rien n'étant sorti depuis
vingt-cinq années, il n'y a aucune raison d'espérer que rien sorte un
jour. Tout cela au détriment de la lutte contre la malnutrition et les
maladies réelles ou encore des mesures d'hygiène élémentaires telles
que la fourniture d'eau potable...
Lorsque l'on sait
qu’il n’existe pas moins de soixante-dix conditions qui peuvent faire
qu’une personne apparaisse « séropositive » lors d’un test VIH sans
qu’il n’y ait eu pour autant d’infection par un virus (une femme
enceinte peut est diagnostiquée « séropositive » par le seul fait
qu’elle soit enceinte), on comprend qu’il puisse y avoir en Afrique des
dizaines de millions de personnes « séropositives » sans être pour
autant malades ni sujettes à développer un jour le « SIDA ». Si les
comportements à risque liés à l’homosexualité et à la toxicomanie sont
relativement plus rares en Afrique que dans les pays occidentaux, il
n’en est pas de même de conditions telles que l’extrême pauvreté et la
malnutrition qui peuvent en elles-mêmes constituer des causes
d’immunodéficience sans que l’intervention d’un virus particulier tel
que l’hypothétique VIH soit nécessaire. En plus, l’impact de la
fantasmagorie sidéenne sur l’imaginaire africain encore imprégné de
sorcellerie est souvent cause de frayeur injustifiée et d’ostracisme
généralisé à l’encontre des « séropositifs ». Le caractère le plus
scandaleux des initiatives pseudo humanitaires et de l’action des ONG
qui prétendent lutter contre le « SIDA » en Afrique réside dans le fait
qu’au lieu de traiter des maladies classiques pour ce qu’elles sont, on
administre aux patients « séropositifs » des traitements
anti-rétroviraux aussi inadéquats que toxiques. En outre, le coût
extrêmement élevé de ces médicaments de la mort dont on impose l’achat
à des pays déshérités constitue en soi une arnaque humanitaire d’un
cynisme sans précédent.
En 2000, lors de
deux conférences qui se sont tenues à Pretoria et à Johannesburg, le
Président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki a osé
contester les thèses officielles sur le SIDA et s’opposer à l’achat de
médicaments anti-rétroviraux que le Vice-président états-unien Al gore
lui proposait à un tarif particulièrement avantageux. Cette attitude
courageuse lui a valu d’être comparé à Hitler et accusé de causer la
mort de 1000 de ses concitoyens par jour. C’est aussi pour cette raison
que la République Sud-africaine fut l’objet, au cours des années qui
suivirent, de nombreuses pressions et tracasseries de la part de la
très « charitable » Communauté internationale… Et pourtant, cette
affirmation selon laquelle l’Afrique subsaharienne serait en train de
mourir du SIDA est un mensonge absolu car la population de ce
sous-continent ne cesse d’augmenter et la prétendue « lutte contre le
SIDA » devrait plutôt être interprétée comme une tentative visant à
limiter les populations, voire un génocide larvé…
Des
« repenseurs » mettent en doute la thèse officielle…
Depuis
l’annonce officielle de la cause du SIDA par Robert Gallo en 1984,
nombreux sont les scientifiques qui ont refusé de croire au dogme
qu’est devenue l’hypothèse VIH du SIDA. Ainsi, Peter Duesberg, biologiste moléculaire et
cellulaire prestigieux, membre de l’Académie des Sciences des
Etats-Unis et titulaire d’un Outstanding Investigator Grant (prix lui
permettant de mener toutes les recherches qu’il désirait pendant une
durée de sept ans) décerné par le National Institute of Health, s’est
vu couper tous ses subsides et se fermer toutes les portes devant lui
dès qu’il publia, en 1987, une étude qui jetait le doute sur
l’hypothèse VIH du SIDA. Si l’isolement du rétrovirus VIH par Luc
Montagnier reste entièrement sujet à caution (bien qu’un récent Prix
Nobel ait été décerné à Montagnier et à son assistante Françoise
Barré-Sinoussi pour cette découverte contestée), aucune preuve sérieuse
de l’existence de ce virus n’a non plus été apportée par la microscopie
électronique. C’est ce qu’a démontré depuis longtemps le scientifique
belge Etienne de Harven, Professeur Emérite de
l’Université de Toronto et ancien président de l’association
« Rethinking AIDS » qui regroupe plus de deux mille chercheurs réfutant
l’hypothèse VIH du SIDA. Un grand nombre d’ouvrages référenciés ont été
et continuent à être publiés par ces scientifiques contestataires mais
sont systématiquement ignorés par les médias officiels. Parmi les rares
ouvrages disponibles en Français, il faut citer : Dr.
Etienne de Harven et Jean-Claude Roussez, Les dix plus
gros mensonges sur le SIDA (Edition Dangles, 2005) et Rebecca Culshaw, La Théorie VIH du SIDA, Une
incohérence $cientifique! (Editions Marco Pietteur, 2009).
Face au potentiel
terrorisant de la nouvelle grippe porcine H1N1 qui semble destinée à
devenir le « SIDA du vingt-et-unième siècle », la gigantesque
supercherie scientifique et arnaque humanitaire, qu’a constitué le
VIH/SIDA au cours des 25 dernières années, risque de sombrer rapidement
dans l’oubli. Ceci pourrait, si l’on n’y prend garde, confirmer le
propos de Karl Marx selon lequel « celui qui ne connaît pas l’histoire
est condamné à la revivre… »
Supprimer le ministère chargé de l’Identité nationale et de
l’Immigration
Le 4 décembre, sur plusieurs listes de discussion, des messages
demandent à leurs destinataires de diffuser l'appel « pour la
suppression du ministère de l'identité nationale » signé par vingt
chercheurs et universitaires. Nous reprenons cet appel plus bas, car
nous sommes d'accord avec la demande qui y est formulée. Il nous
semble, cependant, que l'analyse présentée dans l'appel ne correspond
pas à l'essentiel la réalité politique, à un moment où le Traité de
Lisbonne vient d'entrer en application après avoir été ratifié sans
référendum par le monde politique français, et où une prétendue «
identité européenne » fait l'objet d'une propagande croissante. Les «
identités »
officielles de notre époque tendent d'ailleurs à s'identifier de plus
en plus avec les marchés. A leur tour, ces derniers sont placés sous la
tutelle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et, en ce
qui concerne les services publics, de l'Accord Général sur le Commerce
des Services (AGCS) qui impose dans la pratique la privatisation de
ces derniers. De ce point de vue, le discours sur une « identité
européenne » ou sur un « marché intérieur européen » relève de la pure
diversion, tout comme celui du gouvernement français sur « l'identité
nationale ». Et comment ne pas évoquer le rôle historique du
colonialisme et du néocolonialisme dans le génèse des mouvements
migratoires ? Ou encore, la politique de dumping social implacablement
appliquée depuis deux décennies dans tous les pays dits « riches ».
L'existence de notre association découle du combat mené depuis 2001
par les familles de victimes des attentats du 11 Septembre. Refusant le
silence de l'administration Bush, ces citoyens américains ayant perdu
leurs proches ont dû combattre leur propre gouvernement pendant plus
d'une année afin d'obtenir l'ouverture d'une commission d'enquête sur
ces terribles attentats. Malheureusement cette enquête, de l'aveu même
de son président fut façonnée pour échouer.
"Une enquête ne doit
pas interférer avec les efforts en cours pour prévenir une prochaine
attaque" Dick Cheney s'opposant à la création d'une commission d'enquête
sur les attentats en 2002.
L'enquête
officielle fut entâchée de multiples fraudes, dissimulations et
obstructions. Or, si l'on écoute les médias français, une enquête
impartiale et rigoureuse a eu lieu. Il n'est ni utile, ni légitime d'y
revenir. Certains chroniqueurs et pseudo experts ont été jusqu'à
déclarer que c'était porter atteinte aux victimes que d'évoquer les
zones d'ombre de la Commission d'enquête sur le 11/9. Pourtant les
citoyens et les familles de victimes sont
plus que jamais demandeurs d'éclaircissements sur le 11 Septembre
2001.
Tout d'abord, le gouvernement Bush s'est longuement opposé
à la moindre enquête sur les terribles attentats qui ont
frappé les États-Unis. Puis, une fois mise en place, la
Commission fit l'objet d'obstructions
et de dissimulations répétées de la part de la Maison Blanche et des
services gouvernementaux, à tel point
que plus
de la moitié des commissionnaires ont selon le cas démissionné ou
publiquement avoué leur impossibilité d'enquêter. Enfin, des
personnalités comme John
Farmer,
l'avocat de la Commission d'enquête, mais aussi des
journalistes-vedette américains, comme le journaliste d'investigation
au New York Times Philipp
Shenon, ont clairement démontré la volonté gouvernementale
de faire échouer l'enquête.
En France, même l’ex-enquêteur en chef pour les avocats de familles
de victimes françaises Jean-Charles Brisard, pourtant
farouche défenseur de la version officielle sur le 11 Septembre, a
récemment révélé être désormais favorable
à une nouvelle enquête afin de lever des zones d'ombre sur la
journée du 11 septembre 2001.
Il est désormais entendu que la Commission n’a pas su atteindre son
objectif, celui de « fournir un récit définitif des faits et
circonstances relatifs aux attaques terroristes du 11 septembre 2001
». Les
nombreux mensonges officiels, fraudes et défilements qui ont conduit à
l'échec de la Commision sont mis à jour dans le documentaire 9/11
Press For Truth (11 Septembre, en quête de vérité),
fruit d'une enquête journalistique aussi minutieuse que
rigoureuse.
9/11 Press For Truth est l'un des
tous meilleurs films documentaires jamais réalisés à ce jour sur le 11
septembre 2001,
c'est pourquoi l'association ReOpen911 l'a produit dans une version
sous-titrée en français, et c'est également la raison pour laquelle nous
venons de le mettre en ligne sur le compte Dailymotion de l'association
Reopen911 afin qu'il soit accessible au plus grand
nombre.
Ce film est particulièrement bien adapté à celles et ceux qui ne
connaissent pas encore ce sujet complexe du 11 Septembre. Purement
factuel et pourtant émouvant, il raconte la longue bataille des
familles de victimes des attentats du 11 Septembre qui ont affronté les
grandes puissances de Washington - et gagné - en les contraignant à la
mise en place d'une commission d'enquête ... qui très vite s'avéra
incapable de répondre à la plupart de leurs questions.
Quelles actions furent menées par les hauts responsables du
gouvernement qui reçurent des douzaines d'alertes spécifiques avant les
attentats ?
A t-on permis à Oussama Ben Laden et à son second d'échapper aux forces
US en Afghanistan ?
Et quelle fut la raison de la dissimulation délibérée des preuves par
l'état ? Peut-être la chose la plus important de toutes : Pourquoi, 8
ans après, tant de questions des familles des victimes restent-elles
toujours sans réponse ? ... autant de questions soulevées par ce
documentaire exceptionnel.
N'hésitez pas à le partager avec vos proches.
Vous avez la possibilité de le visualiser en plein écran en appuyant
sur
La "stratégie nationale de recherche et d'innovation" (I)
Le 2 décembre, le site de la Présidence de la République diffuse,
dans le compte rendu du Conseil des Ministres, une communication de la
ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie
Pécresse, intitulée : « La stratégie nationale de recherche et
d'innovation ». Le document definissant cette stratégie constitue
désormais, d'après la ministre, une « référence pour l’ensemble
des acteurs de la recherche publique » qui «
devra notamment être prise en compte dans la définition des programmes
des établissements de recherche et de l’Agence nationale de la
recherche ». Au moment où le Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS) subit une
marginalisation croissante au bénéfice de l'ANR, et où le Conseil
d'Administration de l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) s'apprête à
adopter ce jeudi 3 décembre un plan stratégique qui implique en réalité
l’INSERM, le CNRS et l'ensemble des organismes de recherche dans le
domaine des Sciences de la Vie et de la Santé par le biais d'une «
Alliance Nationale », un dirigisme gouvernemental au service des
grandes multinationales s'affirme de plus en plus ouvertement.
Le
3 décembre, jour de la réunion du Conseil d'Administration de l'INSERM,
une intersyndicale appelle à une assemblée générale à 12h 30 à l'Amphi
Luton, à l'Institut Cochin à Paris (ANNEXE 1).
Le 1er décembre, à propos de l'actuel débat dit « sur l'identité
nationale », un article de rappel historique du Nouvel Observateur
intitulé « L'identité nationale, instrument de propagande »estime que la «
gauche republicaine » du dernier quart du XIX siècle défendait l'idée
de nation. L'auteur, Pascale Blanchard, écrit notamment à ce sujet : «
avec
Jules Ferry, la IIIe République impose la langue française dans
les écoles ».
Mais une telle politique, marginalisant brutalement les langues dites «
régionales » qui sont en réalité des langues de nationalités
historiques, avait-elle vraiment un caractère « national » et
républicain ? Conclure par l'affirmative serait, à mon sens, oublier
l'essentiel. A savoir, que les « republicains opportunistes », avec
Léon Gambetta et Jules Ferry à leur tête, furent avant tout les
promoteurs de la grande expansion coloniale française et de
l'impérialisme protectionniste. Un véritable système qui, précisément,
brisait tout cadre national au bénéfice de l'expansion de quelques
groupes industriels et financiers dont les intérêts avaient peu à voir
avec ceux de la population « métropolitaine » dont ils se servaient.
Le 1er décembre, date d'entrée en application du Traité de Lisbonne, le
Nouvel Observateur publie un article d'analyse avec le titre : «
Être
français, "c'est être fier de vivre en France", selon Bertrand »,
concernant les déclarations récentes du secrétaire
général de l'UMP. A propos des Français qui « ne sont pas
particulièrement "fiers" de vivre en France »,
l'auteur Donald Hebert s'interroge sur ce qui, d'après l'UMP, il
conviendrait de faire : confisquer leur carte d'identité, les expulser
? Le 1er décembre également, le blog Notre Siècle diffuse une
note intitulée : « Jules Ferry, "républicains opportunistes",
colonialisme (I) »,évoquant
l'instrumentalisation d'une façade nationaliste par les « républicains
opportunistes » auteurs de la grande expansion coloniale française des
années 1880 (Léon Gambetta, Jules Ferry...). Si l'impérialisme
protectionniste du dernier quart du XIX siècle s'est soldé par la
boucherie de la première guerre mondiale et par le début de la fin de
la puissance des Etats de l'Europe occidentale, les discours
identitaires actuels paraissent bien démagogiques venant d'un parti qui
a imposé aux Français sans référendum le Traité de Lisbonne après le
rejet du projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE) par le
référendum de mai 2005. Mais de surcroît, les vingt ans de
délocalisation de la recherche scientifique et technologique, la
marchandisation de la recherche et de l'éducation publiques, la
politique de démantèlement d'organismes publics de recherche comme le
Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) ou l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et de
privatisation des universités publiques ou encore de la santé... ne
semblent pas témoigner d'un grand « nationalisme ». Quels
intérêts servent vraiment ces politiques et ces déclarations ?
La Science au XXI Siècle : archives 2009 (janvier - juin)
Le 27 novembre, Le Mondepublie une note d'actualité intitulée « L'UNSA
veut construire un pôle syndical réformiste ». Cette notion est
également mise
en avant
depuis quelque temps par la CFDT, par opposition à ce que des milieux
dirigeants qualifient de « syndicalisme contestataire ». La CFDT et
l'UNSA ont refusé de soutenir la grève de mardi dernier dans
l'éducation. Le moment choisi pour souligner cette conception du
syndicalisme paraît symbolique, à la veille de l'entrée en application
du Traité de Lisbonne. De même, Le Mondeécrivait hier à propos des structures de financement
des projets scientifiques en France : « L'Agence nationale de la
recherche révolutionne la vie des scientifiques dans les laboratoires »,
évoquant
les moyens de plus en plus importants de l'ANR au détriment
notamment du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).
A
différence du CNRS dont les missions statutaires sont en théorie
basées sur une conception large de l'intérêt général, l'ANR se
fixe
pour mission de financer les projets d'après leur « pertinence
économique pour les entreprises ». Le rôle des grands intérêtes privés
apparaît explicitement dans une telle définition dont le contenu n'est
autre que la privatisation de fait de la recherche publique française.
Une nouvelle occasion de rappeler la relation des articles diffusés
depuis deux ans sur notre
blog« La Science au XXI Siècle ». Nous
produisons ici les titres et les liens de nos cent vingt-cinq articles
du premier semestre de cette année diffusés dans ce blog.
Le 29 novembre, la site de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH)
n'annonce aucune date de lecture pour l'appel
de l'affaire Medvedyev et autres où, en première instance, la Cour
avait conclu à une violation par la France de la Convention Européenne
des Droits de l'Homme. L'arrêt de chambre avait notamment estimé
que, vu sa subordination au pouvoir exécutif, le procureur de la
République français ne bénéficie pas des garanties d'indépendance
nécessaires pour pouvoir être considéré comme un magistrat. Mais le
Conseil Consultatif des Juges Européens et le Conseil Consultatif des
Procureurs Européens ont récemment adopté, à la demande du Comité des
Ministres du Conseil de l'Europe, un avis sur les relations entre juges
et procureurs. L'avis rappelle notamment que « si
les juges et les procureurs doivent être indépendants dans l’exercice
de leurs fonctions, ils doivent l’être et apparaitre ainsi également
les uns vis-à-vis des autres ». Même si ce document
concerne la justice et ne présente pas de rapport direct avec la
recherche ou l'université publiques, les aspects déontologiques et de
précaution citoyenne évoqués ne sont pas sans intéresser d'autres
secteurs du service publics, notamment la création et la diffusion des
connaissances au service de l'intérêt général qui constitue le point
central des missions des chercheurs et des enseignants - chercheurs. De
ce point de vue, le document des magistrats européenns nous semble
constituer un excellent outil de réflexion, à un moment où le Centre
National de la Recherche Scientifique (CNRS)
est
marginalisé
au
bénéfice de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR)
et
où
la
« managérisation » frappe à la fois le CNRS et
les universités.
Dans un message précédent, nous avions évoqué la dégradation sans
précédent de la situation en France et la nécessité d'un bilan
historique de la politique appliquée au cours
des deux dernières décennies par rapport à la recherche
et à l'éducation, ainsi que dans l'ensemble des services publics, des
institutions et de la société. En France, mais aussi dans
l'ensemble de l'Union Européenne et sur le plan international. Nous
avions souligné, à cet égard, l'importance de la période 2008-2009.
Créé debut 2008, notre blog "La Science au XXI Siècle" a cherché
tout particulièrement à témoigner des attaques sans précédent contre la
recherche et l'enseignement supérieur, suite notamment à l'adoption de
la LRU et à la signature du Traité de Lisbonne, ainsi que des
mouvements de défense des services publics auxquels notre collectif
s'efforce d'apporter une contribution. Autant que possible, nous avons
cherché à analyser l'actualité française et internationale par rapport
à ces questions stratégiques.
Suit la relation de nos articles de la période janvier-juin 2009 qui a
connu des mouvements sans précédent dans les universités et la
recherche et plus globalement dans l'ensemble des services publics,
dont un bilan approfondi paraît également indispensable. La journée du
24 novembre a précisément marqué une claire réprise de ces mouvements,
malgré les tentatives tout aussi évidentes de les enterrer. Merci de
votre attention. Cliquer
sur le titre pour accéder à chaque article.
Nos
articles de la période
du 1er janvier au 30 juin 2009 :
Le 25 novembre, le site du Centre National de la Recherche Scientifique
(CNRS)
rapporte
l'inauguration de la Maison des sciences de la communication du CNRS
créée par l'Institut des Sciences de la Communication du (ISCC) dont le
directeur est Dominique Wolton. Il est spécifié que cette initiative
s'inscrit dans le cadre du plan stratégique du CNRS à l'horizon 2020 et
du contrat d'objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l'Etat, et que la
nouvelle Maison hébergera notamment un laboratoire avec l'intitulé «
Sciences et Société de la Connaissance ». Une définition qui, dans le
contexte actuel, nous renvoie à la stratégie de Lisbonne dont a découlé
également la notion de marché européen de la recherche. Comme dans le
cas de la santé, la marchandisation de la recherche et de l'éducation
représente une transformation encore plus profonde que celle de la
poste ou des télécommunications qui étaient déjà des services payants.
On aurait donc pu espérer un soutien unanime et particulièrement actif
de l'ensemble des organisations syndicales à la journée de défense des
services publics du mardi 24 novembre. Tel n'a pas été le cas, pour des
raisons qu'il conviendra d'analyser. Mais dans ces conditions et
contrairement aux analyses de certains médias, les mobilisations de la
base sur le terrain doivent être considérées très importantes et
réussies, compte tenu des circonstances.
Recherche, éducation : notre appel pour le 24 novembre
Le 23 novembre, le site du quotidien USA Todayprésente une version actualisée de l'article «
Health care fight swells lobbying »,
consacré aux dépenses en lobbying des firmes des Etats-Unis en rapport
avec les enjeux du projet de réforme de la Santé dans ce pays. Mais le
lobbying des grands intérêts privés n'existe pas seulement aux
Etats-Unis, loin de là : l'Europe, à son tour, fourmille également
d'activités de lobbying et de « think tanks » dont l'entrée en
application du Traité de Lisbonne renforcera encore les moyens
d'action. Raison de plus pour qu'une journée d'action de défense des
services publics comme celle de demain rassemble un éventail de
secteurs le plus large possible. Malheuresement, la veille de ces
mobilisations, on ne voit toujours pas passer des appels de la part des
« principales » organisations syndicales de la recherche publique
française. Pour quelle raison ? Nous ne pouvons pas être d'accord avec
cette attitude, ni la cautionner, alors qu'une « grève unitaire dans
l'éducation » est prévue. Le Centre National de la
Recherche Scientifique (CNRS)
se
trouvant dans
une situation particulièrement délicate, de même que l'ensemble de ses
laboratoires, après la signature du contrat d'objectifs 2009-2013 entre le CNRS
et l'Etat et la parution récente du décret modifiant
l'organisation et le fonctionnement du Centre, il nous a semblé
indispensable d'adresser un appel explicite à l'ensemble des personnels
qui travaillent dans ses laboratoires.
Rappelons également que ces menaces sur le services publics français
sont aggravées par la promulgation, en août dernier, de la loi 2009-972
« relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction
publique » adoptée fin juillet 2009. Les organisateurs de la journée de
demain « penseront-ils » à en demander l'abrogation ?
CNRS et services publics : déclaration d'Indépendance des
Chercheurs
Le 21 novembre, Le Figarocommente des occupations d'universités dans l'Etat de
Californie en quasi-faillite. D'autres informations (Fabula, Paris 8 en grève, Sorbonne en grève...)
font également état d'une trentaine d'universités européennes occupées
dans un contexte de démolition générale du service public de
l'éducation à tous les niveaux. Au même moment, TheTelegraphpublie un article d'Ambrose Evans-Pritchard intitulé
: « Société Générale tells clients how to prepare for potential
'global collapse'»,
exposant les conseils adressés par la Société Générale à des clients
dans la perspective d'un éventuel « collapse economique global ».
De
son
côté, Aviation Weekdiffuse une note avec le titre « Europe defers
decision on A400M » faisant état des difficultés actuelles de ce
projet d'Airbus militaire. Mais ni les « petits citoyens », ni
les services publics, ni les organismes de recherche comme le Centre
National de la Recherche Scientifique (CNRS)
ou
l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), ni les
universités publiques... ne sont responsables du désastre déclenché par
deux décennies de délocalisations qui ont ruiné les économies des pays
jadis « riches ». Pas plus que les salariés et les « petits
fonctionnaires », pour qui la facture est très lourde. Le
démantèlement du CNRS et d'autres établissements publics ne résoudra
aucun des cauchemars des « élites »
qui, après avoir été à l'origine d'une catastrophe économique,
continuent à diriger les Etats qu'elles ont placés au bord de la
banqueroute. Tel est le sens de la déclaration de notre collectif avant
la journée de mobilisations de mardi prochain.
Rapport Rocard-Juppé, CNRS, ANR, universités... (I)
Le 19 novembre, le site de la Présidence de la République diffuse le rapport de la commission présidée par
Alain Juppé et Michel Rocard avec le titre « Investir pour l'Avenir
- Priorités stratégiques d'investissement et emprunt national ».
Relevant les sommes prévues pour l'Opération Campus (avec création
d'une « agence nationale des campus d'excellence ») et celles également
très élevées qui devraient transiter par l'Agence Nationale de la
Recherche (ANR),
Le Monde intitule l'un de ses articles :
«L'enseignement supérieur et la recherche se taillent la
part du lion ».
Mais les apparences sont trompeuses, s'agissant de la recherche
publique et du service public de l'enseignement supérieur. A la veille
des élections régionales, alors que Valérie Pécresse brigue la
présidence de la Région Ile-de-France où les universités sont très
nombreuses, l'Opération Campus comportera pour l'essentiel des dépenses
logistiques et des regroupements immobiliers au profit du secteur
privé. De même, le rôle accru de l'ANR, marginalisant les organismes
publics de recherche comme le Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS) ou l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) alors que
la segmentation du CNRS en instituts vient d'entrer en application,
accélèrera le processus de privatisation de la recherche française.
La stratégie de démantèlement d'organismes publics de recherche
français comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
et
l'INSERM
(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et de
privatisation de la recherche et des universités publiques, peut-elle
être regardée comme un exemple positif ? Le 18 novembre, aux
Etats-Unis, le quotidien de l'industrie pharmaceutique Fierce Pharma
diffuse un article intitulé : «Question for NIH:
Does money taint medicine ? », réagissant à la lettre
publique adressée par des médecins et des chercheurs au directeur des
National Institutes of Health (NIH). Diffusée sur le sitePharmed out,
cette lettre a déjà suscité des réactions avec des titres fort parlants
comme : "Study ethics, NIH!"» (publié
dans The Scientist) ou « NIH urged to emphasize ethics »
(dans The Great Beyond, blog de Nature). Ou encore : «100
Researchers
Ask
NIH
To
Fund Ethics Research» (article
de Pharmalot), « Should NIH Study Conflicts of Interest
More ? » (dans Science Insider, blog de Science)...
Au même moment, la direction du CNRS annonce l'entrée en application de
la fragmentation du Centre en instituts suite au décret 2009-1348 modifiant l'organisation et le
fonctionnement du CNRS récemment publié. En réalité, au nom d'un
prétendu « modèle américain » au contenu made in France,
la France continue à s'engager dans des voies que les Etats-Unis n'ont
jamais suivies ou qui se heurtent à des critiques croissantes
outre-Atlantique.
Le 18 novembre, Le Point évoque la question des relations
commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Mais ce spectre qui
hante les oligarchies et les « élites » des pays dits « riches »,
est-ce autre chose qu'une créature de la politique de délocalisations
des deux dernières décennies qui n'a d'ailleurs pas épargné la
recherche et la haute technologie ? Au même moment, Challengesactualise une notation de Nicolas Sarkozy d'après le
degré de réalisation des « réformes » promises. Il y est question, en
particulier, de la « réforme » du Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS) et
de l'INSERM
(Institut
National de la Santé et de la Recherche Médicale) et de celle de
l'enseignement supérieur. Mais Challenges
n'aborde pas la question essentielle : ces « réformes » sont-elles
souhaitables ? Pas seulement pour le CNRS, l'INSERM ou les universités,
mais bien plus globalement. L'occasion de rappeler la relation des
articles diffusés sur notre
blog« La Science au XXI Siècle
» et qui, depuis deux ans, abordent notamment cette question. Nous
produisons ici les titres et les liens de nos quatre-vingt neuf
articles de l'année 2008 diffusés dans ce blog. [la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/18/la-science-au-xxi-siecle-archives-2008.html
]
La dégradation sans précédent de la situation en France nous semble
exiger un bilan historique de la politique appliquée au cours
des deux dernières décennies, non seulement par rapport à la recherche
et à l'éducation mais aussi dans l'ensemble des services publics, des
institutions et de la société, y compris en ce qui concerne les droits
des citoyens et le respect des personnes. En France, comme dans
l'ensemble de l'Union Européenne et sur le plan international. Et plus
particulièrement, pour la période 2008-2009.
Notre blog "La Science au XXI Siècle" a été créé début 2008
devant les attaques sans précédent qui s'annonçaient contre la
recherche et l'enseignement supérieur, suite notamment à l'adoption de
la LRU et à la signature du Traité de Lisbonne, mais aussi au ton de la
campagne présidentielle de 2007 où la "flexisécurité" avait fait
l'objet d'un étonnant consensus.
Suit la relation de nos articles de l'année 2008, qui a vu naître les
actuels mouvements de défense de la recherche et de l'éducation
publiques mais qui, par exemple, a connu également l'affaire EDVIGE -
CRISTINA et vu paraître des rapports (ONU, Conseil de l'Europe) d'une
sévérité sans précédent sur la situation de la France dans le domaine
du respect des Droits de l'Homme. Merci de votre attention. Cliquer
sur le titre pour accéder à chaque article.
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne
Où mènent les actuelles « réformes » gouvernementales
de la recherche et des universités, en France et en Italie, prenant
notamment pour cible des établissements publics comme Centre National
de la Recherche Scientifique (CNRS)
et d'autres organismes de recherche dans les deux pays ? Le 19
novembre, date de la journée contre le Processus de Bologne à l'appel
entre autres de collectifs universitaires, coïncide avec la semaine
de la Fête de la Science française. Mais y a-t-il de quoi se réjouir,
avec les actuelles politiques gouvernementales européennes ? Le 19
novembre également, France Diplomatie diffuse une dépêche intitulée : « Le Brésil, la
Chine et l’Inde : les priorités du CNRS aujourd’hui ».
Mais s'agit-il d'autre chose que la poursuite d'une politique de
précarisation et de délocalisation de la recherche française ? La
réalité est que la marchandisation de la connaissance et la
délocalisation de la recherche ont commencé dans les années 1980, en
même temps que l'ouverture des négociations en vue de la création de
l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et de la
signature de l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS).
L'adoption, à l'échelle européenne, du Processus de Bologne en 1998-99
et de la stratégie de Lisbonne en mars 2000 n'ont été que des étapes ce
cette politique déjà en place. Mais quel en est le bilan pour les pays
européens ? Quoi qu'en disent discours et parades, la situation réelle
paraît de plus en plus catastrophique, et la responsabilité de « nos
élites », très lourde.
Le 16 novembre, un communiqué du gouvernement français suite à la
réunion du Conseil des Ministres évoque la « mise en oeuvre du traité de Lisbonne ».
Au même moment, des
appels circulent pour une journée internationale, le mardi 17 novembre,
de défense des universités et du caractère public de l'éducation. Les
auteurs dénoncent le rôle du Processus de Bologne commencé il y a une
dizaine d'années et qui, sous couvert d'une harmonisation des diplômes,
conduit à la marchandisation de l'éducation et à la démolition de
l'école et de l'universités publiques. La stratégie de Lisbonne,
adoptée au sein de l'Union Européenne en mars 2000, a complété cette
politique par une marchandisation générale de la connaissance,
recherche scientifique comprise. Les menaces pour le service public de
l'éducation et de l'enseignement supérieur dénoncées par les étudiants
de plusieurs pays européens forment un ensemble cohérent avec la
démolition organisée de la recherche publique, dont témoignent
notamment le démantèlement du CNRS (Centre National de
la Recherche Scientifique)
français par la « réforme » Pécresse ou l'offensive plus récente contre
les établissements de la recherche publique italienne que comporte la «
réforme »
Gelmini. De l'école au CNRS, une réaction commune paraît nécessaire
contre cette casse organisée que l'entrée en application du Traité de
Lisbonne aggravera et généralisera.
Le 13 novembre, l'AFP fait état
de nouvelles mobilisations d'étudiants allemands contre la
marchandisation de l'enseignement universitaire. Un mouvement analogue
se développe en Italie contre la « réforme » Gelmini de
l'université et de la recherche. L'Autriche connaît des mobilisations
d'une ampleur sans précédent dans le domaine de l'éducation et de
l'enseignement supérieur, réclamant
une formation libre « du jardin d'enfants à l'université ».
Un important mouvement dans le domaine de l'éducation a vu le jour
également en Hongrie. Globalement, les services publics de la recherche
et de l'éducation se heurtent à une politique systématique de
démantèlement, de marchandisation et de privatisation dans la logique
du processus de Bologne et de la stratégie de Lisbonne dont l'exécution
s'accélère à l'approche de l'entrée en application du Traité de
Lisbonne. Jeudi, la Coordination Nationale des Universités française a
adressé un message de solidarité aux actuels mouvements universitaires
européens, appelant à une journée d'action européenne le 24 novembre.
France Télécom, Pôle Emploi, souffrance au travail, Universités,
CNRS...
Quel sera le résultat de la «
managérisation » en cours duCNRS
(Centre National de
la Recherche Scientifique) et des universités ? Le 12 novembre, France
soir évoque
la situation du Pôle Emploi et la souffrance au travail dont se
plaignent ses agents : stress, manque de bureaux, surcharge de travail,
outils déficients... Des doléances particulièrement significatives, si
on pense qu'il y a deux mois Nicolas Sarkozy avait posé en exemple la
nouvelle organisation du Pôle Emploi. Au même moment, l'Observatoire du
Stress et des Mobilités Forcées de France Télécom diffuse un communiqué
de presse mettant en débat public ses travaux sur « les situations
vécues dans le groupe ». L'Observatoire dénonce la censure de son site
au niveau de l'intranet de l'entreprise et diffuse
une « analyse séniors » sur la situation des agents de plus de 45 ans.
Récemment, la parution d'un ouvrage intitulé « Orange stressé, le
management par le stress à France Télécom » avait également été annoncée.
Or, il y a une dizaine de jours, les organisations des personnels de
l'Université Paris VIII dénonçaient à leur tour la « souffrance », la «
dévalorisation de l’individu » et le « mal-être au travail ». Quant au
CNRS, un étrange et inquiétant silence syndical entoure toujours le
processus de « managérisation » lancé en 2007 avec la surprenante
implication des instances du Comité National de la Recherche
Scientifique. Quelle en est la raison ?
Faut-il fêter, le 11 novembre, l'anniversaire de l'armistice de
la première guerre mondiale ? Si une journée consacrée à la mémoire de
cette effroyable boucherie qui fit des dizaines de millions de victimes
paraît indispensable, la question du contenu d'une telle commémoration
nous semble se poser, presque un siècle après les faits et alors que la
politique coloniale a en théorie cessé d'exister. Or, l'hommage aux
victimes militaires et civiles de la première guerre mondiale nécessite
un rétablissement total et impartial de la mémoire historique incluant
notamment le rôle du colonialisme et des lobbies de la grande finance
dans le déclenchement de cete guerre. Mais une telle tâche risque de
heurter un certain nombre d'intérêts. Seul un organisme public de
recherche, indépendant par rapport au pouvoir politique et au secteur
privé comme l'a été pendant six décennies le CNRS
(Centre National de la Recherche Scientifique), pourrait garantir
l'indépendance d'une telle entreprise. Mais le CNRS se heurte
actuellement à une stratégie globale de mise sous tutelle politique de
l'organisme, et tout particulièrement dans le domaine des Sciences de
l'Homme et de la Société. Précisément, au même moment où commençait
l'actuelle offensive contre l'indépendance du CNRS et de l'ensemble de
la recherche publique, la tentative d'imposer une vérité officielle sur
l'histoire du colonialisme apparut au grand jour avec la loi 2005-158
du 23 février 2005 intitulée « portant reconnaissance de la Nation et
contribution nationale en faveur des Français rapatriés ».
Le 10 novembre, Le Parisien publie deux informations dont le
contraste peut difficilement être ignoré. A la une, un reportage sur la France intitulé : « Précarité -
De plus en plus de vols de nourriture ».
Ces vols concernent des articles de première nécessité et témoignent
d'un appauvrissement général de la population française conduisant à
une fréquence croissante des états de nécessité. En même temps, la page
6 du Parisien évoque la commémoration de la chute du mur de Berlin. Jack
Lang, présenté comme un possible « ministre franco-allemand », réclame«des objectifs ambitieux
d'interpénétration (...), d'harmonisation (...), d'accords (...)
». En clair, une poursuite du nivellement par le bas en matière de
droit du travail, de politique sociale, de services publics...
recherche et enseignement supérieur compris. Rien de surprenant.
L'actuelle politique de démantèlement des organismes de recherche
français comme le CNRS
(Centre National de la Recherche Scientifique), et de mise sous tutelle
politique du CNRS et de l'ensemble de la recherche publique, n'est que
l'application de la stratégie de Lisbonne adoptée à l'échelle de
l'Union Européenne en mars 2000, au même moment où Jack Lang
devenait ministre de l'éducation nationale. Précisément, une recherche
indépendante comme celle que le CNRS avait rendu possible serait
nécessaire pour étudier le processus qui nous a mené des promesses de
bien-être de l'Europe occidentale de l'après-guerre à la catastrophe
sociale actuelle. Mais manifestement, ni Jack Lang, ni Nicolas Sarkozy,
ni la classe politique qui s'apprête à appliquer le Traité de Lisbonne,
ne veulent entendre parler de cette recherche indépendante. Leurs
intérêts sont ailleurs.
INHESJ et mise sous tutelle de la recherche française (I)
La « managérisation » du CNRS
(Centre
National de la Recherche Scientifique) et des universités françaises
n'est manifestement pas un fait isolé. Pas plus que la sévérité de la
procédure engagée contre le gendarme Jean-Hugues Matelly, chercheur
associé à un laboratoire du CNRS (le Centre de recherches sociologiques
sur le droit et les institutions pénales, CESDIP). Le 9 novembre, Le Monderapporte
les réactions de chercheurs et magistrats devant la création de
l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice
(INHESJ), placé directement sous la tutelle du premier ministre. Les
commentaires dénoncent notamment une « mise sous tutelle » de
la recherche dans le domaine de compétence du nouvel institut. L'actuel
processus de démantèlement du CNRS s'accorde bien avec cette stratégie
générale d'embrigadement accéléré de la recherche française par le
pouvoir politique. L'indépendance des institutions scientifiques n'est
plus tolérée par les coupoles.
Hwang Woo-suk, le lobbying et la fraude scientifique (I)
La « managérisation » en cours du Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS)
et des universités françaises, au bénéfice des pouvoirs
discrétionnaires et du lobbying, ne fait guère l'objet de débats
transparents. Correspondrait-elle à une quelconque « modernité » ,
comme le prétend la propagande gouvernementale ? On peut sérieusement
en douter, mais qui ose engager le débat ? La
condamnation récente du chercheur sud-coréen Hwang Woo-suk, jadis
professeur de thériogénologie et de biotechnologie à l'Université de
Séoul, n'a guère donné lieu à des analyses dans les médias français.
Pourtant, cette affaire de résultats falsifiés sur le clonage des
cellules souches humaines, d'usage indu de fonds destinés à la
recherche, de commerce illégal d'ovocytes... est riche d'enseignements.
Elle avait fait le tour des médias dans le monde entier depuis son
éclatement il y a quatre ans. Dévoilé juste avant un déplacement prévu
de l'alors très influent Hwang Woo-suk à Paris, où il devait se voir
décerner le prix de « l’homme de l’année 2005 » à l'occasion d'une
cérémonie des Victoires de la Médecine au Théâtre des Folies Bergère,
le scandale mit en évidence la crise profonde d'un système que l'on
oppose toujours au CNRS comme un prétendu « modèle d'excellence
». A cet égard, le jugement rendu en première instance le 26 octobre
dernier par un tribunal (Central District Court) de Séoul est également
riche d'enseignements en
ce qui concerne le système basé sur le financement privé de la
recherche.