Droit des religions
Liste de discussion consacrée à l'appréhension du phénomène religieux par le droit, en France et en Europe.
En 1905, la République française cesse de reconnaître les religions. Cette laïcisation des religions amène à ce que celles-ci ne soient plus prises en compte en tant que réalités institutionnelles. Dorénavant, elles se résument en un corps de croyances individuelles et isolées.
Cependant cette conception radicale et intransigeante de la laïcité, communément répandue alors, mérite d'être discutée.
L'Etat ne peut pas rester dans l'indifférence vis à vis des cultes. Reconnaître la liberté religieuse de chacun, c'est à dire le droit d'être chrétien, juif ou musulman, c'est nécessairement reconnaître qu'il existe des forces religieuses implantées socialement et des institutions.
Ensuite, les pratiques religieuses ne peuvent pas être exclues en réalité du droit élaboré et appliqué depuis l'époque e la séparation. D'ailleurs, jamais, depuis 1905, les relations entre l'Etat et les cultes n'ont totalement cessé, ni les pratiques religieuses été ignorées.
Ainsi, la liberté de religion constitue bien le support juridique d'un véritable droit des pratiques religieuses L'exercice de pratiques religieuses est susceptible d'affecter les relations privées entre les individus, et dès lors ces pratiques pourront être prises en compte en tant que telles par le juge à l'occasion des litiges dont il est saisi. De plus, les pratiques religieuses peuvent nécessiter dans certains cas la mise en place de dispositifs juridiques particuliers, à défaut desquels la liberté religieuse se trouverait entravée. Le droit positif est alors aménagé pour permettre l'exercice de la liberté de religion.
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