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#479 De: Christian Soler <csoler001@...>
Date: Vendredi 15. Août 2003  18:24
Sujet: Canicule
csoler31
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Par la fenêtre de la chambre grande ouverte, je perçois soudain le doux
crépitement des gouttes de pluie tombant dans le jardin. Une discrète
odeur d’herbe mouillée me parvient, un souffle d’air frais me caresse.
Il est 4 heures du matin, je ne veux pas me rendormir, je goûte
l’instant.
J’ai dormi jusqu’à 9 heures. C’est mon premier jour de vacances. Je
prends conscience de ma fatigue. Je suis une terre aride, ravinée. J’ai
besoin d’eau, j’ai besoin de me réparer.
La semaine a été harassante. Des malades qui souffrent, se plaignent de
la chaleur. Les gens n’ont plus de patience, s’énervent, l’atmosphère
est tendue, électrique. Certains « pétent les plombs ». Beaucoup de
médecins en congés. Pour ceux qui restent, un surcroît de travail, dans
la fournaise.
J’écoute les nouvelles à la radio. Beaucoup de morts pendant ces deux
semaines de canicule. Indignation générale. Comment est-ce possible ?
Mais que fait donc le gouvernement ? Encore un peu dans mes rêves de la
nuit écoulée, je suis abasourdi.
Après une douche vivifiante, je sors acheter le journal. Les rues sont
désertes, la ville a été abandonnée par ses habitants. Ils sont partis
se rassembler sur leurs lieux de vacances, en longues processions, sur
les routes inondées de soleil. « Canicule : 3000 morts, incroyable bilan
de l’hécatombe », titre la Dépêche du Midi.
Je suis mal à l’aise. L’indignation est d’autant plus grande qu’on est
irresponsable, incompétent. Lorsqu’on a la charge de soigner, lorsque
l’on connaît les difficultés de la tâche, on tient des propos plus
nuancés.
Indignation partagée par des médecins réanimateurs qui accusent le
gouvernement.
Il y a eu sûrement des carences devant une situation inhabituelle. Mais
réalise t’on vraiment ce qu’a été cette période de canicule ? Pour tous
les individus en bonne santé, cela a été très éprouvant. Alors pour les
personnes âgées, pour tous ceux que l’on prolonge grâce à des
traitements sophistiqués, mais dont l’équilibre est précaire, dont
parfois la vie ne tient qu’à un fil ? Est-ce que quelqu’un a essayé de
se mettre dans la peau de ces vieillards solitaires, n’ayant pour seule
compagnie que la chaleur – au propre et au figuré – de leur poste de
télévision ?
Encore une fois, on réduit les malades à des machines. Il suffirait de
les ventiler, de les hydrater, de les rafraîchir. Bien sûr, tout cela il
faut le faire. Mais il y a aussi ceux qui n’ont plus envie, qui sont au
bout du rouleau, pour qui ce coup de chaleur est le coup de grâce.
Lorsque j’étais jeune médecin, en remplacement dans les monts de
Lacaune, je voyais certaines personnes âgées dont la santé
progressivement se dégradait. On essayait de les remonter à grands
renforts de traitements, de soins infirmiers. Rien n’y faisait. On
sentait que le Papé ou la Mamée n’avait plus envie. Un jour, il (elle)
vous serrait la main un peu plus fort, son regard vous disait merci. Je
savais que c’était la dernière fois que je le (la) voyais en vie. La
sérénité de ces mourants m’avait impressionné et apaisé en moi un
certain nombre d’angoisses vis à vis de la mort.
Aujourd’hui, notre monde ne veut pas entendre que cette canicule soit
pour certaines personnes âgées une épreuve que leurs faibles forces
physiques et psychiques ne peuvent affronter. Notre époque qui sanctifie
la jeunesse, la performance, la vitesse, est complètement à côté des
réalités de la vieillesse et de la mort.
C’est aussi, pour notre médecine à la pointe de la technologie, un
affront insupportable à sa toute puissance. Alors plutôt que d’avouer
ses limites, on va chercher des responsables et on a vite fait de les
trouver au gouvernement.
Je voulais faire part de mon indignation devant l’indignation générale.
Je me demandais où et comment. Et puis, je me suis souvenu que je
n’avais jamais rien écrit depuis que j’étais inscrit sur cette liste de
diffusion.
Ce matin la rage m’étouffait. J’avais trop envie. De le dire.


Christian Soler, Toulouse.

#480 De: "Franz Kaltenbeck" <franz.kaltenbeck@...>
Date: Mardi 16. Septembre 2003  16:38
Sujet: TR: journée d'études
franz.kaltenbeck@...
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-----Message d'origine-----
De : nathalie barberger [mailto:nathalie.barberger2@...]
Envoyé : mardi 16 septembre 2003 11:37
À : franz kaltenbeck
Objet : journée d'études


J'organise une journée d'études en mai ou juin 2004 à Lille, sur le thème
Mesures de l'affect. Je me permets de vous en envoyer ci-joint le programme
pour diffusion et espère vivement que quelqu'un du groupe Littérature et
psychanalyse ‹et pourquoi pas vous ? - sera intéressé par le sujet.
Nous n'avons pas encore eu l'occasion de nous voir, ce serait donc une
occasion. Pourriez-vous me tenir au courant de l'actualité de votre groupe
de recherches ? et d'éventuelles réunions auxquelles je pourrais participer?

Bien cordialement,

Nathalie Barberger

#481 De: "Kornobis Jean Paul" <jpkornobis@...>
Date: Mercredi 17. Septembre 2003  13:28
Sujet: Le devenir du psychanalyste, séminaire de Franz Kaltenbeck
jpkornobis@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
 
 

Le devenir du psychanalyste
 
 
L'année dernière nous avons annoncé un travail collectif dans les termes suivants:
 
Transfert et transmission. Comment aboutissent les analyses.
 
Le transfert n'est pas seulement au commencement de toute analyse mais aussi à l'origine des recherches sur sa fin. À la fois moteur et résistance, il peut échouer sur cette aporie que Freud a appelé la " réaction thérapeutique négative ". Elle lui a fait craindre que la tâche analytique ne soit impossible et sans fin. Ce sont justement ces deux concepts de " l'impossible " et du " sans fin " que Lacan a cru pouvoir transmuter en un nouveau point de départ pour l'analyse.
 
Nous lirons un certain nombre de textes ensemble à partir de l'article de Jekels et Bergler que je préparerai pour la séance du 15 octobre.
Freud, " Le problème économique du masochisme " (1924) ; Sandor Ferenczi, " Le problème de la terminaison de l'analyse " (1927) ; Jekels et Bergler, " Transfert et amour " ; Lacan, Le Séminaire. Livre VIII. Le Transfert ; (Leçons XIII-XVII) ; Michael Balint, Amour primaire et technique psychanalytique ; Lacan, Le Séminaire. Livre I. Les écrits technique de Freud (Leçons XVI, XVII, XVIII) ; Heinz Kohut, How does analysis cure ?. 

Quant à  la suite de nos rencontres, je propose  la question suivante: Comment un psychanalyste est-il fait? Les biographies de plusieurs analystes, parues ces vingt dernières années (celles de Melanie Klein, d'Anna Freud, d'Ernest Jones, d'Otto Rank, de Heinz Kohut, de Donald Winnicott) devraient nous permettre de donner des éléments de réponse à notre question sans tomber dans le piège de l'idéalisme. 

Franz Kaltenbeck   


Le  séminaire de Franz Kaltenbeck "Le devenir du psychanalyste" se tiendra à 21 heures 15, à l'URIOPSS, 34 rue Patou à Lille, le troisième mercredi de chaque mois hors congés scolaires (Nord et Paris) soit les mercredis : 15 octobre; 19 novembre; 17 décembre 2003; 21 janvier; 17 mars; 19 mai; 16 juin 2004.


Pour participer au séminaire de Franz Kaltenbeck "Le devenir du psychanalyste", remplissez ce bulletin d'inscription imprimable et adressez le avec un chèque de 50 euros à l'ordre de l'ALEPH à retourner à Brigitte Lemonnier 41 boulevard Faidherbe 6200 ARRAS. 
 
  • Nom Prénom ________________________________
  • Adresse       ________________________________
  • Téléphone    ________________________________
  • Adresse mail________________________________


#482 De: Bruno Wajskop <bruno.wajskop@...>
Date: Mercredi 17. Septembre 2003  16:31
Sujet: DEVENIR PSYCHANALYSTE... ET LE RESTER
bruno.wajskop@...
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Les éditions QUE publieront en novembre, à titre posthume, deux textes de Serge André:

"DEVENIR PSYCHANALYSTE... ET LE RESTER" (240 pages - 21 euros )

Et

"NO SEX, NO FUTURE", dans l'ouvrage collectif "LA PASSION DE LA VICTIME" (164 pages — 17 euros)


DEVENIR PSYCHANALYSTE... ET LE RESTER
Peut être commandé par les membres de cette liste, dès le 25 septembre, au prix de 19 euros frais d'expédition inclus.

LA PASSION DE LA VICTIME
Peut être commandé par les membres de cette liste, dès le 25 septembre, au prix de 15 euros, frais d'expédition inclus.


Veuillez pour ce faire imprimer le bon de commande ci-joint (s’ouvre avec ACROBAT) et nous le renvoyer.

Plus d'informations sur ces ouvrages sur notre site:

Www.editions-que.com




Cordialement.







------ Fin du message transféré

------ Fin du message transféré

#483 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Samedi 20. Septembre 2003  15:13
Sujet: Fw: 27 septembre, Journée d'Etude sur le suicide
g.morel-kaltenback@...
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-----

« La liberté de penser ne s’use que si l’on ne s’en sert pas »…

LE SUICIDE

Un Défi à la Vie ?
Peut-on penser la mort ?

L’Association ERAHSM vous invite à une Journée d’Etude à l’hôpital Sainte Marie de Privas

LE SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2003

organisée par Mme F.MASSOUD, psychologue, et Mrs J.PERAUD et Ph. DURST, psychiatres

Avec le soutien des Laboratoires LILLY

ERAHSM : Réseau d Etude et de Recherche de l' Association Hospitalière Sainte Marie

     ... La pierre qui dans un choc sonore, ferme la tombe de la personne suicidée fait écho désormais. Un murmure s’élève dans la foule… Une voix… Étonnés, attentifs, un peu intimidés, les esprits s’ouvrent doucement pour écouter la souffrance psychique d’un sujet poussé à la mort et recueillir les gémissements de son entourage en proie à une douleur brutale.

     De la tristesse et de l’angoisse naît le désir de ne pas abandonner le suicidant à la mort, de ne pas être abandonné par le silence du suicidant.

-- Nous, les vivants, souhaitons comprendre...

     Cette mort, ne serait-elle que la plus grave des complications d’une pathologie psychiatrique étiquetée ? Un simple indice de la mauvaise santé mentale de la population ? Le geste personnel d’un sujet revendiquant la liberté de mettre fin à sa douleur d’exister ?

     Mais quelle est étrange cette liberté que le sujet acquiert à la condition de ne plus être !

     Si Claude BALIER, psychanalyste peut écrire « Toujours le psychiatre cherche le sens, à moins d’être ce médecin préoccupé d’ajouter de la vie biologique, jusqu’à la déshumanisation. Il serait alors, à son insu, un agent de la pulsion de mort, habillé par de fallacieux prétextes. La violence du regard froid qui ne s’adresse qu’à l’organe », nous voudrions être capable de penser le psychisme et de donner une âme au biologique, afin de ramener à la vie le sujet envahi par le désir aliénant de mettre fin à ses jours, mais aussi conserver à la vie les soignants et les lieux de soins.

     Qui meurt dans un suicide ? Le sujet certes, mais aussi son entourage et ses soignants, qu’il supprime en se supprimant.

     La destructivité s’empare d’un sujet en détresse, et frappe ses proches. N’est-elle pas déjà à l’œuvre dans nos hôpitaux qui se soumettent à une pensée aliénante ?

     ...Quand le sujet ne peut plus penser sa vie, il meurt... Si l’institution soignante ne peut plus penser, que devient-elle ?


Plan d'accès

Renseignements complémentaires : 04.75.20.14.30


PROGRAMME DU COLLOQUE
LE SUICIDE


13H00 à 13H30 : Accueil

13H30 à 13H45 : Présentation de la journée.

13H45 à 14H30 : Mr Roland FAVIER « Qui tue-t-on quand on se tue ? », Professeur de philosophie à VALENCE.

14H30 à 14H45 : Discussion avec le Dr Jacques RICARD, psychiatre. LYON.

14H50 à 15H35 : Mme Brigitte LEMONIER « Missions impossibles : clinique de suicides paranoïaques », psychiatre, psychanalyste. LILLE.

15H35 à 15H50 : Discussion avec le Dr E. CUCHET, pédopsychiatre. PRIVAS.

15H50 à 16H15 : Pause

16H15 à 17H30 : Mme Geneviève MOREL « à propos du suicide mélancolique : elle ne savait pas me voir », psychanalyste. PARIS.

17H30 à 17H45 : Discussion avec le Dr J.F BOUCHET, psychiatre, psychanalyste. GRENOBLE.

17H45 à 18H00 : Clôture de la journée.


#484 De: "Kornobis Jean Paul" <jpkornobis@...>
Date: Samedi 20. Septembre 2003  12:19
Sujet: 27 septembre, Journée d'Etude sur le suicide
jpkornobis@...
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« La liberté de penser ne s’use que si l’on ne s’en sert pas »…

LE SUICIDE

Un Défi à la Vie ?
Peut-on penser la mort ?

L’Association ERAHSM vous invite à une Journée d’Etude à l’hôpital Sainte Marie de Privas

LE SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2003

organisée par Mme F.MASSOUD, psychologue, et Mrs J.PERAUD et Ph. DURST, psychiatres

Avec le soutien des Laboratoires LILLY

ERAHSM : Réseau d Etude et de Recherche de l' Association Hospitalière Sainte Marie

     ... La pierre qui dans un choc sonore, ferme la tombe de la personne suicidée fait écho désormais. Un murmure s’élève dans la foule… Une voix… Étonnés, attentifs, un peu intimidés, les esprits s’ouvrent doucement pour écouter la souffrance psychique d’un sujet poussé à la mort et recueillir les gémissements de son entourage en proie à une douleur brutale.

     De la tristesse et de l’angoisse naît le désir de ne pas abandonner le suicidant à la mort, de ne pas être abandonné par le silence du suicidant.

-- Nous, les vivants, souhaitons comprendre...

     Cette mort, ne serait-elle que la plus grave des complications d’une pathologie psychiatrique étiquetée ? Un simple indice de la mauvaise santé mentale de la population ? Le geste personnel d’un sujet revendiquant la liberté de mettre fin à sa douleur d’exister ?

     Mais quelle est étrange cette liberté que le sujet acquiert à la condition de ne plus être !

     Si Claude BALIER, psychanalyste peut écrire « Toujours le psychiatre cherche le sens, à moins d’être ce médecin préoccupé d’ajouter de la vie biologique, jusqu’à la déshumanisation. Il serait alors, à son insu, un agent de la pulsion de mort, habillé par de fallacieux prétextes. La violence du regard froid qui ne s’adresse qu’à l’organe », nous voudrions être capable de penser le psychisme et de donner une âme au biologique, afin de ramener à la vie le sujet envahi par le désir aliénant de mettre fin à ses jours, mais aussi conserver à la vie les soignants et les lieux de soins.

     Qui meurt dans un suicide ? Le sujet certes, mais aussi son entourage et ses soignants, qu’il supprime en se supprimant.

     La destructivité s’empare d’un sujet en détresse, et frappe ses proches. N’est-elle pas déjà à l’œuvre dans nos hôpitaux qui se soumettent à une pensée aliénante ?

     ...Quand le sujet ne peut plus penser sa vie, il meurt... Si l’institution soignante ne peut plus penser, que devient-elle ?


Plan d'accès

Renseignements complémentaires : 04.75.20.14.30


PROGRAMME DU COLLOQUE
LE SUICIDE


13H00 à 13H30 : Accueil

13H30 à 13H45 : Présentation de la journée.

13H45 à 14H30 : Mr Roland FAVIER « Qui tue-t-on quand on se tue ? », Professeur de philosophie à VALENCE.

14H30 à 14H45 : Discussion avec le Dr Jacques RICARD, psychiatre. LYON.

14H50 à 15H35 : Mme Brigitte LEMONIER « Missions impossibles : clinique de suicides paranoïaques », psychiatre, psychanalyste. LILLE.

15H35 à 15H50 : Discussion avec le Dr E. CUCHET, pédopsychiatre. PRIVAS.

15H50 à 16H15 : Pause

16H15 à 17H30 : Mme Geneviève MOREL « à propos du suicide mélancolique : elle ne savait pas me voir », psychanalyste. PARIS.

17H30 à 17H45 : Discussion avec le Dr J.F BOUCHET, psychiatre, psychanalyste. GRENOBLE.

17H45 à 18H00 : Clôture de la journée.


#485 De: Bruno Wajskop <bruno.wajskop@...>
Date: Samedi 20. Septembre 2003  8:06
Sujet: LA PASSION DE LA VICTIME
bruno.wajskop@...
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Les éditions QUE publient en novembre 2003
(Www.editions-que.com)

LA PASSION DE LA VICTIME

164 pages   21 euros


Ouvrage collectif auquel participent:



SERGE ANDRE (Que veut une femme, L'imposture perverse, FLAC)
No Sex, No Future

LIEVEN JONCKHEERE - psychanalyste à Gand
Otto Gross: un martyr analytique

DIANA KAMIENNY - psychanalyste à Paris
Usage du corps et lien social

GERARD WAJCMAN - psychanalyste, écrivain (Collection, Arrivé-Départ, L'interdit,... Éd. Nous)
Funeste amour des victimes

BRUNO WAJSKOP (ILJEON, ANARCHIE (COPYRIGHT)
La passion d’une nation

PAUL ARDENNE (L'image corps, Art - l'âge contemporain - éd. Du regard)
AIMER REGARDER LA VICTIME COMME SOI-MÊME

JEAN GODIN - écrivain
Une photographie accidentelle

ALAIN LERCHER - écrivain (Géographie - Gallimard, Les Fantômes d'Oradour, Le dos - Verdier,...)
Malgré nous quoi ? Ou les victimes bourreaux

STEFAN LIBERSKI - écrivain (G.S., Des tonnes d'amour,...), réalisateur (JAADTOLY - J'aime Autant De T'Ouvrir les Yeux)
L’homme lésé     et     Le ciel dans les nuages

FRANCA MAI (Momo qui kills,...)
Avec ma permission

SPEED HERMAN
Pour une révolution programmée

PASCAL BERNIER - plasticien
Flowers Serial Killer

AURELIE GRAVAS - peintre
Une blonde

OLIVIER MELANNO
Les papillons sur neige

Ce livre peut être commandé par les membres de cette liste, à partir du 25 septembre, au prix de 15 euros, frais d’envoi inclus, en remplissant le bon de commande ci-joint (S’OUVRE EN ACORBAT).
Plus d’informations sur ces ouvrages sur notre site
Www.editions-que.com









#486 De: "Franz Kaltenbeck" <franz.kaltenbeck@...>
Date: Dimanche 21. Septembre 2003  18:48
Sujet: Séminaire de l'ALEPH à Paris: "Ethique et psychanalyse". Lecture de "Kant avec Sade"
franz.kaltenbeck@...
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Ethique et psychanalyse
Séminaire de l'A.L.E.E.P.H. à Paris
 
animé par Franz Kaltenbeck, Sadi Lakhdari, Sophie Mendelsohn et Geneviève Morel.
 
Tous les troisièmes mardis du mois, sauf vacances scolaires et jours de fête, au 95 rue de Rennes, 75006 Paris, 5è étage gauche.
 
Prochaine réunion : mardi 21 octobre 2003, à 21h15 :
 
 Lecture de Kant avec Sade de Jacques Lacan (Ecrits, Seuil, 1966).
 
Paru il y a quarante ans, cet écrit de Lacan recele toujours des questions dont même les commentaires les plus brillants ne sont pas venus à bout. Notre lecture qui suivra le texte de près sera centrée sur les problèmes de la relation de l'universel de la loi au particulier du sujet que Lacan traite sur les deux versants, celui de Kant et celui  de Sade.  Nous étudierons en un premier temps l'articulation que Lacan établit entre l'impératif moral de Kant et la maxime sadienne, qu'il construit à partir du fragment "Français, encore un effort si vous voulez être républicains..." de La Philosophie dans le boudoir.  
 
 Pour y participer, s'inscrire par mail, par courrier, ou par téléphone auprès de Franz Kaltenbeck (tel : 01 45 48 12 51).
 
                                                                                                Ethique et psychanalyse
 
Entre 1954 et 1964 Lacan a proposé deux théories de la pulsion freudienne, un concept resté fermé à la plupart des psychanalystes.
Son travail sur ce concept culmine avec le séminaire L'Ethique de la Psychanalyse (1959-1960) et son écrit "Kant avec Sade" (1963), deux textes qui exercent toujours leur influence sur ceux qui essaient de penser, de trans-mettre ou de critiquer la psychanalyse.
Contrairement à ce que font croire certaines écoles lacaniennes, Lacan n'était pas seul quand il essayait d'accorder sa thèse de l'inconscient, "structuré comme un langage", au concept de la pulsion de mort, indocile aux lois du signifiant. Michel Foucault, Gilles Deleuze et maints autres auteurs se tenaient au courant de ses élaborations. Et de quelle manière ! Les échanges souvent critiques entre la psychanalyse et la philosophie, mais aussi la littérature étaient souvent autant voire plus
créatifs que la production analytique elle-même. Seuls les analystes qui prennent la mesure de ces débordements nécessaires de la psychanalyse vers la pensée,
l'art, la culture et la politique sont à même de transmettre leur savoir d'une façon lisible à notre époque.
De 1999 à 2002, quatre collègues et moi-même avons organisé un séminaire à Paris sur la transmission de la psychanalyse ("Dits et contrefaits : la transmission de la psychanalyse"). Nous avons également enseigné la clinique dans le cadre d'une association pour la formation permanente. Un certain nombre de personnes ont regretté la suspension de ces deux activités.
Or, suspension n'est pas arrêt. "Savoirs et clinique" poursuit ses enseignements à Lille et produit, en collaboration avec l'ALEPH (l'Association pour l'étude de la psychanalyse et de son histoire) une revue, Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse dont le second numéro sortira en mars 2003.
Et le séminaire continue depuis la rentrée avec une équipe renouvellée. Vu l'interêt de ses recherches, j'ai demandé à mes collègues de l'ouvrir à celles et à ceux qui veulent bien s'y inscrire.
 
Franz Kaltenbeck
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

#487 De: <legapari@...>
Date: Lundi 22. Septembre 2003  8:55
Sujet: FW: [fcl-epcl-fr] D écembre 2003 : Journées à Paris
legapari@...
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Forums du Champ lacanien

Ecole de psychanalyse du Champ lacanien
Journées des 13 et 14 décembre 2003 à Paris


Le symptôme de l'enfant et le psychanalyste


Hotel Sofitel Saint-Jacques,
Boulevard Saint Jacques, 75014 Paris

Renseignements : 01 56 24 22 56
www.champ-lacanien.org <http://www.champ-lacanien.org>


Les symptômes de l'enfant et le psychanalyste

Les enfants, leur santé, leur éducation, leurs droits familiaux et sociaux sont aujourd'hui l'objet de toutes les attentions, ce qui rend d'autant plus préoccupantes les difficultés qu'ils peuvent présenter.

Parmi les réponses à ces difficultés, la psychanalyse a très tôt tenté d'apporter sa contribution. On connaît le traitement analytique par Freud de la phobie du petit Hans, ses espoirs de prévention des névroses par une large diffusion sociale de la psychanalyse, les tentatives opérées par Ana Freud d'associer à la pédagogie le savoir issu de l'analyse, l'apport enfin de Mélanie Klein qui a donné ses fondements et sa légitimité à la pratique psychanalytique avec les enfants.

Qu'en est-il aujourd'hui, alors même que l'assistance psychologique est en passe de devenir une obligation aux indications toujours plus étendues ? Qu'il s'agisse de difficultés scolaires, de troubles du comportement, de conflits familiaux, d'accidents divers, il n'est pas de situation un tant soit peu exceptionnelle qui ne justifie le recours à la parole pour en prévenir ou en corriger les effets néfastes.

Mais cette extension du champ de la psychothérapie, à laquelle ne sont peut-être pas étrangers certains psychanalystes eux-mêmes, n'¦uvre pas nécessairement dans le sens d'une clarification du champ de la psychanalyse avec les enfants.

En effet, l'échec de la demande adressée aux enfants, en particulier la demande de résultats scolaires, ne relève pas nécessairement de l'intervention du psychanalyste, auprès de l'enfant en tout cas. Si Freud avait déjà pointé les exigences quelquefois insupportables de la civilisation pour nombre de sujets, il est difficile de dire que ces exigences se sont allégées depuis, en particulier pour les enfants. Notre civilisation, valorisant à l'extrême la performance en même temps que la norme, les soumet à des demandes face auxquelles l'échec ne mérite pas toujours d'être qualifié du nom de symptôme, à moins que ce ne soit celui de symptôme social. Plus grave peut-être, la méconnaissance obstinée à notre époque d'un conflit intérieur nécessaire et fécond durant la période de l'enfance, moment qualifié par Freud de névrose infantile, renforce encore l'aliénation que subissent les enfants. Dans le même esprit, le voile toujours plus opaque jeté sur la sexualité infantile, dont la révélation par Freud avait dans son temps fait scandale, finit d'imposer une parole moins "libérée" que standardisée et factice.

Face à cette extension concomitante de l'enfant comme symptôme de sa famille voire de la société, et du marché psychothérapeutique, quelle peut être la place du psychanalyste, alors même qu'il ne peut méconnaître, sauf idéalisme irresponsable, l'obligation de résultats à laquelle sont soumis les enfants et ceux qui s'en occupent ?

Comment prend-il en compte le fait que l'enfant peut présenter un symptôme, manifestation de son impasse face à ce que le désir de l'Autre comporte d'insoluble ou d'impossible ? La façon dont nous distinguons l'enfant-symptôme et le symptôme de l'enfant, dont nous prenons en compte l'un et l'autre et y répondons, sont essentielles pour justifier que nous parlions de psychanalyse d'enfants.

Sans cela, toute prise de position, éducative ou thérapeutique, face aux difficultés d'un enfant ne peut se soutenir que du rejet de la dimension subjective véritable.

Un travail d'éclaircissement s'impose donc, qui doit nous permettre de faire le point sur des questions aussi essentielles que :

- Les figures de l'Autre, sa demande, son désir et la position fondamentale du sujet face à ceux-ci
- la sexualité infantile, ses effets et ses conséquences ; la structure du désir et les effets des rencontres contingentes, traumatiques ou non,

- la répression éducative et le refoulement



Marc Strauss




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#488 De: "Kornobis Jean Paul" <jpkornobis@...>
Date: Lundi 22. Septembre 2003  15:45
Sujet: Inscription au séminaire de Franz Kaltenbeck Le devenir du psychanalyste
jpkornobis@...
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Le site de l'ALEPH
 
Pour une bonne organisation,
inscrivez vous rapidement au séminaire de Franz Kaltenbeck "le devenir du psychanalyste"
en imprimant ce mail  (lire les conditions en bas de page*)


 
 

Le devenir du psychanalyste
 
 
L'année dernière nous avons annoncé un travail collectif dans les termes suivants:
 
Transfert et transmission. Comment aboutissent les analyses.
 
Le transfert n'est pas seulement au commencement de toute analyse mais aussi à l'origine des recherches sur sa fin. À la fois moteur et résistance, il peut échouer sur cette aporie que Freud a appelé la " réaction thérapeutique négative ". Elle lui a fait craindre que la tâche analytique ne soit impossible et sans fin. Ce sont justement ces deux concepts de " l'impossible " et du " sans fin " que Lacan a cru pouvoir transmuter en un nouveau point de départ pour l'analyse.
 
Nous lirons un certain nombre de textes ensemble à partir de l'article de Jekels et Bergler que je préparerai pour la séance du 15 octobre.
Freud, " Le problème économique du masochisme " (1924) ; Sandor Ferenczi, " Le problème de la terminaison de l'analyse " (1927) ; Jekels et Bergler, " Transfert et amour " ; Lacan, Le Séminaire. Livre VIII. Le Transfert ; (Leçons XIII-XVII) ; Michael Balint, Amour primaire et technique psychanalytique ; Lacan, Le Séminaire. Livre I. Les écrits technique de Freud (Leçons XVI, XVII, XVIII) ; Heinz Kohut, How does analysis cure ?. 

Quant à  la suite de nos rencontres, je propose  la question suivante: Comment un psychanalyste est-il fait? Les biographies de plusieurs analystes, parues ces vingt dernières années (celles de Melanie Klein, d'Anna Freud, d'Ernest Jones, d'Otto Rank, de Heinz Kohut, de Donald Winnicott) devraient nous permettre de donner des éléments de réponse à notre question sans tomber dans le piège de l'idéalisme. 

Franz Kaltenbeck   


* Le  séminaire de Franz Kaltenbeck "Le devenir du psychanalyste" se tiendra à 21 heures 15, à l'URIOPSS, 34 rue Patou à Lille, le troisième mercredi de chaque mois hors congés scolaires (Nord et Paris) soit les mercredis : 15 octobre; 19 novembre; 17 décembre 2003; 21 janvier; 17 mars; 19 mai; 16 juin 2004.


Pour participer au séminaire de Franz Kaltenbeck "Le devenir du psychanalyste", remplissez ce bulletin d'inscription imprimable et adressez le avec un chèque de 50 euros à l'ordre de l'ALEPH à retourner à Brigitte Lemonnier 41 boulevard Faidherbe 6200 ARRAS. 
 
  • Nom Prénom ________________________________
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  • Téléphone    ________________________________
  • Adresse mail________________________________


#489 De: <legapari@...>
Date: Vendredi 26. Septembre 2003  14:21
Sujet: FW: [fcl-epcl-fr] Premiere Journee du College clinique de Paris
legapari@...
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----------
De : "college clinique de Paris" <collegeclinique-paris@...>
Date : Thu, 25 Sep 2003 11:54:30 +0200
À : "Reseau des forums FCL-EPCL" <fcl-epcl-fr@...>
Objet : [fcl-epcl-fr] Premiere Journee du College clinique de Paris




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#490 De: <legapari@...>
Date: Lundi 29. Septembre 2003  4:08
Sujet: FW: Stage en octobre du College clinique de Paris
legapari@...
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----------
De : "college clinique de Paris" <collegeclinique-paris@...>
Date : Fri, 26 Sep 2003 13:21:52 +0200
À : "Reseau des forums FCL-EPCL" <fcl-epcl-fr@...>
Objet : [fcl-epcl-fr] Stage en octobre du College clinique de Paris


Le Collège clinique de Paris annonce son prochain stage





Effets de la parole dans la psychose













les 8, 9 et 10 octobre 2003
118 rue d'Assas, 75006 PARIS

de 9h30 à 17h30.















MERCREDI 8 : PAROLE ET LANGAGE



avec Luis Izcovich, Frédéric Pellion, Albert Nguyen et Claire Harmand




JEUDI 9 : AU-DELÀ DE LA PAROLE
avec Colette Soler, Jacques Adam, Guy Clastres et Yves Le Bon


VENDREDI 10 : PAROLE, SUPPLÉANCE ET STABILISATION
avec Jean-Jacques Gorog, Françoise Josselin, Patricia Zarowsky et Luis Izcovich




















Montant de l'inscription : 250 Euros (individuelle ou couplée avec inscription 2003-04 au CCP)
450 Euros (formation continue)








Renseignements et inscription : Collège clinique de Paris
c/o FCL, 118 rue d'Assas, 75006 PARIS
T. : 01 56 24 14 66
F. : 01 56 24 22 37
collegeclinique-paris@...




(plaquette d'information sur demande pour tous les stages du CCP)










































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#491 De: <legapari@...>
Date: Mardi 30. Septembre 2003  4:52
Sujet: Enseignements annuels du College clinique de Paris
legapari@...
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----------
De : "College clinique de Paris" <collegeclinique-paris@...>
Date : Mon, 29 Sep 2003 09:37:33 +0200
À : "Reseau des forums FCL-EPCL" <fcl-epcl-fr@...>
Objet : [fcl-epcl-fr] Enseignements annuels du College clinique de Paris


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#492 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Jeudi 2. Octobre 2003  15:58
Sujet: jeudi 9 octobre 2003, Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique, à 21 h15 à Paris
g.morel-kaltenback@...
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Le groupe reprend : merci de se réinscrire (ou de s'inscrire) si vous voulez y participer.
cordialement
Geneviève Morel
 

                         Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique
 
 
Lors de notre rencontre en janvier 2002, nous avons décidé d'organiser un groupe d'études de cas en partant du principe énoncé en 1937 par Freud dans "L'analyse avec fin et l'analyse sans fin"(p. 236) :
"L'intérêt des analystes ne me semble pas du tout bien orienté en ce domaine. Au lieu d'examiner comment la guérison advient par l'analyse, ce que je tiens pour suffisamment élucidé, la question à poser devrait être : quels obstacles se trouvent sur le chemin de la guérison analytique?"
 
Il s'agit donc, non d'un groupe de contrôle, dans la mesure où celui-ci requiert un repérage de la position de l'analyste et de son acte qui, à mon sens, nécessite une rencontre plus intime, mais d'un groupe où l'on présentera des cas déjà construits et audibles par les autres, mais en tentant de mettre en évidence les difficultés, les obstacles et les impasses rencontrées, afin de les problématiser.
Pour le moment, le groupe est réservé (sauf exception) à ceux qui envisagent eux-même de présenter un jour ou l'autre un cas.
Nous avons décidé de poursuivre cette année, après les interventions de Pierre-Henri Castel, Lucile Charliac, Brigitte Lemonnier, Geneviève morel, Laurent le Vaguerèse, Marie-Ange Baudot, Franz Kaltenbeck.
 
Le groupe se réunira à partir d'octobre le deuxième jeudi de chaque mois à 21h 15 précises, sauf vacances scolaires, 95 rue de Rennes, au 5e étage gauche. La prochaine intervention prévue est le jeudi 9 octobre 2003, avec Pierre-Henri Castel :
 
 
Quelles corrélations entre une naissance placée sous le sceau de la perversion généralisée d'une famille (qui transgresse tous les interdits fondamentaux dans une ambiance de mensonge social), et une pathologie mentale comme la schizophrénie, frappant un de ses rejetons? La psychanalyse nous invite à dire : les plus considérables. Mais encore? Est-ce un rapport en bloc (la folie des parents induit celle des enfants), ou en détail (auquel cas, la symptomatologie schizophrénique est un effet finement articulé qui traduit un dysfonctionnement structurel particulier à telle famille, puis à tel enfant)? La seconde branche de l'alternative est la plus exigeante à penser, mais est-ce la plus vraie? Je tâcherai de déplier ces difficultés en présentant le cas d'A., et en rapportant les choix techniques et éthiques auquel j'ai été et suis encore confronté devant la révélation d'actes morbides plus ou moins scandaleux chez les proches de ce patient, et dans tout son réseau de parenté.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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#493 De: "Michael Turnheim" <mturnheim@...>
Date: Vendredi 3. Octobre 2003  6:53
Sujet: autisme
mturnheim@...
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E.P.S DE VILLE-EVRARD

2ème SECTEUR DE PSYCHIATRIE INFANTO-JUVENILE DE LA SEINE SAINT DENIS :

                                                                        - HOPITAL DE JOUR "ENFANTS

                                                                                              - HOPITAL DE JOUR "PRE-ADOLESCENTS" (et C.A.T.T.P)

                                                                                              - CONSULTATION AMBULATOIRE SPECIALISEE

17, rue du Pont Blanc - 93300 AUBERVILLIERS

Tel : 01.48.33.09.95 –01.48.33.64.72 - Télécopie : 01.48.33.72.52

Etab. 93.014.005.8

 

 

 

Docteur Y.C STAVY

Chef de Service

 

Docteur M.L. GARNON

Psychiatre des Hôpitaux.

 

Docteur M. TURNHEIM

Psychiatre des Hôpitaux

 

Cadre Infirmier Supérieur

Monsieur H. A STREF

 

Cadre Infirmier

Monsieur P. OUDIN

                                                            Aubervilliers, le 16.09.2003

 

 

                                                            Docteur M. TURNHEIM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cher(e)s ami(e)s,

 

A partir d’octobre 2003, je tenterai de présenter quelques réflexions cliniques sous le titre

 

Autisme et psychose

 

Il s’agira de confronter notre expérience avec les concepts de la théorie psychanalytique et de démontrer en quoi une telle approche se distingue d’autres façons d’aborder la clinique. Une articulation entre les explications analytiques et cognitivistes de l’autisme sera un des sujets de ce travail.

 

On se réunira tous les premiers mardis du mois à l’Hôpital de jour de la rue du Pont Blanc (17 rue du Pont Blanc, Aubervilliers).  La première séance aura lieu

 

Le mardi 7 octobre de 12h30 à 14h.

 

 

Nous serions contents de pouvoir vous accueillir pour ces séances de travail.

 

 

 

Dr.Michael Turnheim


#494 De: "Franz Kaltenbeck" <franz.kaltenbeck@...>
Date: Vendredi 3. Octobre 2003  8:32
Sujet: TR: Invitation à l'occasion de la parution du N°3 de S&C
franz.kaltenbeck@...
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-----Message d'origine-----
De : Kornobis Jean-Paul [mailto:jpkornobis@...]
Envoyé : jeudi 2 octobre 2003 22:23
À : alef1@...
Objet : Invitation à l'occasion de la parution du N°3 de S&C

 
La revue de Savoir et clinique N°3
  • La librairie Champ de Signes
  • L’ A.L.E.P.H. (Association Lilloise pour l’Etude de la Psychanalyse et de son Histoire)
  • Savoirs et Clinique, revue de psychanalyse
  • Les éditions érès

Vous invitent à une rencontre-débat avec Franz Kaltenbeck à l’occasion de la parution du numéro 3 de la revue « Savoirs et clinique » sur le thème :

Effroi, peur, angoisse

Le mercredi 22 octobre 2003 à 19 h
à la Librairie Champ de Signes- 20, rue B. Masurel - 59800 LILLE


Déjà parus chez érès :
Savoirs et clinique n° 1 « L’enfant-objet »
Savoirs et clinique n° 2 « Premières amours »
« Clinique du suicide » sous la direction de Geneviève Morel


#495 De: "Kornobis Jean-Paul" <jpkornobis@...>
Date: Jeudi 2. Octobre 2003  9:56
Sujet: lutecium-group: Fw: LES RENCONTRES APPOR 2003/2004 VOIX ET POUVOIR
jpkornobis@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
A la demande de l'association APPOR, je vous communique en PJ le programme
des rencontres 2003-2004 "Voix et pouvoir"
Cordial
Jean-Paul Kornobis



----- Original Message -----
From: "APPOR" <APPOR@...>
To: <jpkornobis@...>
Sent: Wednesday, October 01, 2003 3:17 PM
Subject: LES RENCONTRES APPOR 2003/2004 VOIX ET POUVOIR


Bonjour,

Pouvez-vous diffuser ce programme le plus largement possible ?


Merci


Contact

Mô FRUMHOLZ
24 rue des Dominicains
54000 NANCY

06 86 89 54 81

APPOR - Association Pour une Pratique Thérapeutique en Recherche

L'association APPOR, fondée en septembre 85 et régie par la loi de 1901,
regroupe des professionnels, thérapeutes de la voix et de la parole, issus
de l'orthophonie et qui ont été conduits, à partir d'une réflexion sur leur
pratique, à redéfinir leur métier et leur rôle.

Cette association a pour objectif de proposer une approche thérapeutique des
difficultés langagières, orales ou écrites, et des difficultés vocales et
communicationnelles. Elle met le point fort :

- sur la place donnée au consultant, véritable sujet, acteur de sa thérapie,
- sur les relations que ce sujet entretient avec sa voix, sa parole, ses
apprentissages,
- sur la place et le rôle du thérapeute dans l'accompagnement du patient,
- sur la place de l'écoute dans la pratique clinique.

Elle se donne également comme objectif de repenser la formation des futurs
thérapeutes de la voix et de la parole.

Cette association est ouverte à tout professionnel désireux de réfléchir
concrétement aux problèmes qui se posent dans sa pratique quotidienne et aux
questionnements que cette pratique lui renvoie.

Coordonnées de l'association :
APPOR
24 Rue des Dominicains
54000 NANCY
Tèl : 03 83 32 21 80
Fax : 03 83 21 35 31
E-mail : appor@...

#496 De: "Franz Kaltenbeck" <franz.kaltenbeck@...>
Date: Dimanche 5. Octobre 2003  16:09
Sujet: TR: [alef1] Invitation à l'occasion de la parution du N°3 de S&C
franz.kaltenbeck@...
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-----Message d'origine-----
De : Kornobis Jean-Paul [mailto:jpkornobis@...]
Envoyé : jeudi 2 octobre 2003 22:23
À : alef1@...
Objet : [alef1] Invitation à l'occasion de la parution du N°3 de S&C

 
La revue de Savoir et clinique N°3
  • La librairie Champ de Signes
  • L’ A.L.E.P.H. (Association Lilloise pour l’Etude de la Psychanalyse et de son Histoire)
  • Savoirs et Clinique, revue de psychanalyse
  • Les éditions érès

Vous invitent à une rencontre-débat avec Franz Kaltenbeck à l’occasion de la parution du numéro 3 de la revue « Savoirs et clinique » sur le thème :

Effroi, peur, angoisse

Le mercredi 22 octobre 2003 à 19 h
à la Librairie Champ de Signes- 20, rue B. Masurel - 59800 LILLE


Déjà parus chez érès :
Savoirs et clinique n° 1 « L’enfant-objet »
Savoirs et clinique n° 2 « Premières amours »
« Clinique du suicide » sous la direction de Geneviève Morel



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#497 De: lsavignon@...
Date: Lundi 6. Octobre 2003  16:13
Sujet: (sans sujet)
lsavignon@...
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Bonjour,

Je vous avais envoyé un e-mail fin septembre afin de pouvoir participer au groupe "dire" et depuis je n'ai pas eu de nouvelles. J'avais eu les références de ce groupe par le site "Oedipe".

Merci de me tenir au courant.
L. Savignon

#498 De: "catherine vasseur" <catherinevasseur@...>
Date: Mardi 7. Octobre 2003  8:41
Sujet: nouvelle adresse
catherinevasseur@...
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Bonjour,
Merci de prendre note de ma nouvelle adresse électronique :
 

#499 De: catherine savalli <catherine.savalli@...>
Date: Mercredi 8. Octobre 2003  8:14
Sujet: changement d'adresse
catherine.savalli@...
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Bonjour,

Pouvez-vous prendre en compte cette nouvelle adresse :
catherine.savalli@...

Merci.

#500 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mercredi 8. Octobre 2003  9:18
Sujet: jeudi 9 octobre 2003, Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique, à 21 h15 à Paris
g.morel-kaltenback@...
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Le groupe reprend : merci de se réinscrire (ou de s'inscrire) si vous voulez y participer.
cordialement
Geneviève Morel
 

                         Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique
 
 
Lors de notre rencontre en janvier 2002, nous avons décidé d'organiser un groupe d'études de cas en partant du principe énoncé en 1937 par Freud dans "L'analyse avec fin et l'analyse sans fin"(p. 236) :
"L'intérêt des analystes ne me semble pas du tout bien orienté en ce domaine. Au lieu d'examiner comment la guérison advient par l'analyse, ce que je tiens pour suffisamment élucidé, la question à poser devrait être : quels obstacles se trouvent sur le chemin de la guérison analytique?"
 
Il s'agit donc, non d'un groupe de contrôle, dans la mesure où celui-ci requiert un repérage de la position de l'analyste et de son acte qui, à mon sens, nécessite une rencontre plus intime, mais d'un groupe où l'on présentera des cas déjà construits et audibles par les autres, mais en tentant de mettre en évidence les difficultés, les obstacles et les impasses rencontrées, afin de les problématiser.
Pour le moment, le groupe est réservé (sauf exception) à ceux qui envisagent eux-même de présenter un jour ou l'autre un cas.
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Le groupe se réunira à partir d'octobre le deuxième jeudi de chaque mois à 21h 15 précises, sauf vacances scolaires, 95 rue de Rennes, au 5e étage gauche. La prochaine intervention prévue est le jeudi 9 octobre 2003, avec Pierre-Henri Castel :
 
 
Quelles corrélations entre une naissance placée sous le sceau de la perversion généralisée d'une famille (qui transgresse tous les interdits fondamentaux dans une ambiance de mensonge social), et une pathologie mentale comme la schizophrénie, frappant un de ses rejetons? La psychanalyse nous invite à dire : les plus considérables. Mais encore? Est-ce un rapport en bloc (la folie des parents induit celle des enfants), ou en détail (auquel cas, la symptomatologie schizophrénique est un effet finement articulé qui traduit un dysfonctionnement structurel particulier à telle famille, puis à tel enfant)? La seconde branche de l'alternative est la plus exigeante à penser, mais est-ce la plus vraie? Je tâcherai de déplier ces difficultés en présentant le cas d'A., et en rapportant les choix techniques et éthiques auquel j'ai été et suis encore confronté devant la révélation d'actes morbides plus ou moins scandaleux chez les proches de ce patient, et dans tout son réseau de parenté.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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#501 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mardi 14. Octobre 2003  17:13
Sujet: présentation de la revue "Savoirs et clinique" au salon de la revue, dimanche 19 octobre
g.morel-kaltenback@...
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Salon de la Revue
Espace des Blancs-manteaux
48 rue vieille du Temple
75004 Paris
de 13h à 14 h, salle Foucault
Lecture de morceaux choisis par Marie-Paule Chardon et Sylvie Gousset
Débat avec Sylvie Boudailliez et Geneviève Morel.
 
Geneviève Morel
95 rue de Rennes, 75006 Paris
00 33 (0)1 45 44 94 14
g.morel-kaltenback@...
 
8 rue Basse, 59800 Lille
00 33 (0)3 20 31 98 51

#502 De: "Kornobis Jean-Paul" <jpkornobis@...>
Date: Mardi 14. Octobre 2003  20:14
Sujet: Samedi 18 octobre: Séminaire théorique I et II
jpkornobis@...
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Sommaire
Séminaires théoriques
Conférences
Les ateliers
Prévention du suicide
Enseignants
Admission
Contacts
Liens
Textes
La revue
Sexualité et " perversions "
 Samedi 18 octobre

Séminaire théorique I

Geneviève Morel

Repenser le sexe aujourd'hui : sinthome et sexuation

Le terme de sinthome, ancienne orthographe de " symptôme " empruntée à Rabelais, n'est pas un simple néologisme de Lacan comme l'affirment rapidement certains dictionnaires. Nous savons par un livre récent [1] que lacan a créé 789 néologismes dont nous ne songerions certes pas à faire systématiquement des concepts.
Le sinthome apparaît plutôt comme la dernière tentative de Lacan (1975) pour renouveler la question du symptôme en psychanalyse, dans le mouvement depuis longtemps entamé de la démédicalisation [2] et de la définition du symptôme comme un effet de jouissance produit par le langage sur le sujet (" Le symptôme n'est définissable que par la façon dont chacun jouit de l'inconscient en tant que l'inconscient le détermine [3] ").
Lacan a élaboré successivement différentes réponses à une même question : que se passe-t-il lorsque l'enfant entre dans le langage en apprenant sa langue maternelle et en suçant le lait de sa mère, de sorte qu'il plonge en même temps les racines de son être dans la jouissance de celle-ci (ou de son substitut) ? Il sera aussi confronté à l'effet légiférant de la parole maternelle, dont on peut parfois apprécier cliniquement les ravages, notamment dans certains passages à l'acte. L'enfant tentera alors de se séparer de cette loi mêlée de jouissance en s'appuyant sur son père, s'il le peut et s'il le veut, ou sinon sur quelque autre principe plus ou moins contingent ou de son invention. Le sinthome est une nouvelle façon de penser le résultat de cette tentative de séparation que Lacan avait nommée " métaphore paternelle " dans les années 50.
Étudier la généalogie freudienne et lacanienne du concept tout en restant au plus près de la clinique, tel sera l'objet du séminaire de cette année. J'essaierai aussi de montrer en quoi le sinthome est, pour le " parlêtre " (ou être parlant), le seul moyen dont il dispose pour se débrouiller avec la sexualité, c'est-à-dire avec l'absence du rapport sexuel. À cet effet, j'interrogerai particulièrement le lien de la sexuation et du sinthome dans des cas de névrose, de psychose ou de perversion où l'identité sexuelle pose problème.

1. 789 néologismes de Jacques Lacan, Paris, EPEL, 2002.
2. Assoun P.-L., Lacan, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, p. 94.
3. Lacan J., Le séminaire RSI, inédit, séance du 18 février 1975.


Séminaire théorique II

Franz Kaltenbeck

Sexualité et perversion

Parmi les trois structures cliniques - névrose, psychose et perversion - que la psychanalyse a différenciées, la structure perverse est sans doute la moins explorée. Il y a des raisons à cette inhibition du savoir : bien qu'elles défrayent la chronique, se manifestent dans certaines institutions sociales et laissent leur empreinte dans notre culture, les perversions sont vite considérées comme des phénomènes morbides marginaux que l'on relègue volontiers à la psychopathologie et aux études littéraires.
Lacan écrit du pervers qu'il est " affronté de beaucoup plus près à l'impasse de l'acte sexuel [1] " que le névrosé. Freud trace une frontière stricte et établit une opposition claire entre la névrose et la perversion quand il forge, dans ses Trois essais sur la théorie sexuelle sa célèbre formule : " La névrose est le négatif de la perversion ". Mais dans sa 21ème conférence de 1917, intitulée " Développement de la libido et organisations sexuelles ", il enseigne à propos des perversions : " Quelle que soit leur mauvaise réputation, quelle que soit la rigueur avec laquelle on les oppose à l'activité sexuelle normale, on peut aisément observer que la vie sexuelle des normaux ne manque pas non plus d'un ou de l'autre trait pervers. "
La question la plus profonde que Freud a posée à propos de la structure perverse concerne les pulsions : étant donné qu'il a admis le sadisme et le masochisme comme composantes pulsionnelles, il est amené à se demander si ces composantes pulsionnelles les plus fondamentales ne marquent pas la sexualité humaine du sceau de la perversion. C'est en effet par le fantasme de Sade et par la pulsion de mort que Lacan aborde la théorie et la clinique de la perversion.
Nous étudierons cette année, en un premier temps, un choix de textes freudiens sur la perversion, pour enchaîner ensuite avec une lecture de l'écrit " Kant avec Sade " de Lacan [2]. Pour le masochisme, nous nous référerons à la Présentation de Sacher-Masoch de Gilles Deleuze. Quelques recherches porteront sur la perversion dans la clinique de la délinquance.



1. Lacan J., " La logique du fantasme. Compte-rendu du Séminaire 1966-1967 ", in Autres Écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 327.
2. Lacan J., Kant avec Sade, in Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 765-790.

Les deux séminaires théoriques ont lieu successivement le samedi de 14 h à 16 h (G. Morel) et de 16 h à 18 h (F. Kaltenbeck)
les 18 octobre, 15 novembre, 13 décembre 2003, 10 janvier, 13 mars, 3 avril, 22 mai et 12 juin 2004.
ESC Lille, avenue Willy Brandt, 59777, Euralille, amphi B, métro : Gares. Ouvert au public.

#503 De: "Kornobis Jean-Paul" <jpkornobis@...>
Date: Mardi 14. Octobre 2003  20:59
Sujet: Informations aleph et Savoirs et clinique 2003-2004
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INFORMATIONS ALEPH ET SAVOIRS ET CLINIQUE 2003-2004

Savoirs et clinique
 
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Sexualité et " perversions "

Séminaire théorique I
Geneviève Morel

Repenser le sexe aujourd'hui : sinthome et sexuation

Le terme de sinthome, ancienne orthographe de " symptôme " empruntée à Rabelais, n'est pas un simple néologisme de Lacan comme l'affirment rapidement certains dictionnaires. Nous savons par un livre récent [1] que lacan a créé 789 néologismes dont nous ne songerions certes pas à faire systématiquement des concepts.
Le sinthome apparaît plutôt comme la dernière tentative de Lacan (1975) pour renouveler la question du symptôme en psychanalyse, dans le mouvement depuis longtemps entamé de la démédicalisation [2] et de la définition du symptôme comme un effet de jouissance produit par le langage sur le sujet (" Le symptôme n'est définissable que par la façon dont chacun jouit de l'inconscient en tant que l'inconscient le détermine [3] ").
Lacan a élaboré successivement différentes réponses à une même question : que se passe-t-il lorsque l'enfant entre dans le langage en apprenant sa langue maternelle et en suçant le lait de sa mère, de sorte qu'il plonge en même temps les racines de son être dans la jouissance de celle-ci (ou de son substitut) ? Il sera aussi confronté à l'effet légiférant de la parole maternelle, dont on peut parfois apprécier cliniquement les ravages, notamment dans certains passages à l'acte. L'enfant tentera alors de se séparer de cette loi mêlée de jouissance en s'appuyant sur son père, s'il le peut et s'il le veut, ou sinon sur quelque autre principe plus ou moins contingent ou de son invention. Le sinthome est une nouvelle façon de penser le résultat de cette tentative de séparation que Lacan avait nommée " métaphore paternelle " dans les années 50.
Étudier la généalogie freudienne et lacanienne du concept tout en restant au plus près de la clinique, tel sera l'objet du séminaire de cette année. J'essaierai aussi de montrer en quoi le sinthome est, pour le " parlêtre " (ou être parlant), le seul moyen dont il dispose pour se débrouiller avec la sexualité, c'est-à-dire avec l'absence du rapport sexuel. À cet effet, j'interrogerai particulièrement le lien de la sexuation et du sinthome dans des cas de névrose, de psychose ou de perversion où l'identité sexuelle pose problème.

1. 789 néologismes de Jacques Lacan, Paris, EPEL, 2002.
2. Assoun P.-L., Lacan, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2003, p. 94.
3. Lacan J., Le séminaire RSI, inédit, séance du 18 février 1975.

Séminaire théorique II
Franz Kaltenbeck

Sexualité et perversion

Parmi les trois structures cliniques - névrose, psychose et perversion - que la psychanalyse a différenciées, la structure perverse est sans doute la moins explorée. Il y a des raisons à cette inhibition du savoir : bien qu'elles défrayent la chronique, se manifestent dans certaines institutions sociales et laissent leur empreinte dans notre culture, les perversions sont vite considérées comme des phénomènes morbides marginaux que l'on relègue volontiers à la psychopathologie et aux études littéraires.
Lacan écrit du pervers qu'il est " affronté de beaucoup plus près à l'impasse de l'acte sexuel [1] " que le névrosé. Freud trace une frontière stricte et établit une opposition claire entre la névrose et la perversion quand il forge, dans ses Trois essais sur la théorie sexuelle sa célèbre formule : " La névrose est le négatif de la perversion ". Mais dans sa 21ème conférence de 1917, intitulée " Développement de la libido et organisations sexuelles ", il enseigne à propos des perversions : " Quelle que soit leur mauvaise réputation, quelle que soit la rigueur avec laquelle on les oppose à l'activité sexuelle normale, on peut aisément observer que la vie sexuelle des normaux ne manque pas non plus d'un ou de l'autre trait pervers. "
La question la plus profonde que Freud a posée à propos de la structure perverse concerne les pulsions : étant donné qu'il a admis le sadisme et le masochisme comme composantes pulsionnelles, il est amené à se demander si ces composantes pulsionnelles les plus fondamentales ne marquent pas la sexualité humaine du sceau de la perversion. C'est en effet par le fantasme de Sade et par la pulsion de mort que Lacan aborde la théorie et la clinique de la perversion.
Nous étudierons cette année, en un premier temps, un choix de textes freudiens sur la perversion, pour enchaîner ensuite avec une lecture de l'écrit " Kant avec Sade " de Lacan [2]. Pour le masochisme, nous nous référerons à la Présentation de Sacher-Masoch de Gilles Deleuze. Quelques recherches porteront sur la perversion dans la clinique de la délinquance.


1. Lacan J., " La logique du fantasme. Compte-rendu du Séminaire 1966-1967 ", in Autres Écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 327.
2. Lacan J., Kant avec Sade, in Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 765-790.

Les deux séminaires théoriques ont lieu successivement
le samedi de 14 h à 16 h (G. Morel) et de 16 h à 18 h (F. Kaltenbeck)
les 18 octobre, 15 novembre, 13 décembre 2003, 10 janvier, 13 mars, 3 avril, 22 mai et 12 juin 2004.
ESC Lille, avenue Willy Brandt, 59777, Euralille, amphi B, métro : Gares. Ouvert au public.

 
 
                                 A.L.E.P.H
 
Logo d'ALEPH  Mercredi 15 octobre 2003
Le devenir du psychanalyste
L'année dernière nous avons annoncé un travail collectif dans les termes suivants:

Transfert et transmission. Comment aboutissent les analyses.

Le transfert n'est pas seulement au commencement de toute analyse mais aussi à l'origine des recherches sur sa fin. À la fois moteur et résistance, il peut échouer sur cette aporie que Freud a appelé la " réaction thérapeutique négative ". Elle lui a fait craindre que la tâche analytique ne soit impossible et sans fin. Ce sont justement ces deux concepts de " l'impossible " et du " sans fin " que Lacan a cru pouvoir transmuter en un nouveau point de départ pour l'analyse.
Nous lirons un certain nombre de textes ensemble à partir de l'article de Jekels et Bergler que je préparerai pour la séance du 15 octobre :
Freud, " Le problème économique du masochisme " (1924) ; Sandor Ferenczi, " Le problème de la terminaison de l'analyse " (1927) ; Jekels et Bergler, " Transfert et amour " ; Lacan, Le Séminaire. Livre VIII. Le Transfert ; (Leçons XIII-XVII) ; Michael Balint, Amour primaire et technique psychanalytique ; Lacan, Le Séminaire. Livre I. Les écrits technique de Freud (Leçons XVI, XVII, XVIII) ; Heinz Kohut, How does analysis cure ?.
Quant à la suite de nos rencontres, je propose la question suivante: Comment un psychanalyste est-il fait? Les biographies de plusieurs analystes, parues ces vingt dernières années (celles de Melanie Klein, d'Anna Freud, d'Ernest Jones, d'Otto Rank, de Heinz Kohut, de Donald Winnicott) devraient nous permettre de donner des éléments de réponse à notre question sans tomber dans le piège de l'idéalisme.

Franz Kaltenbeck

 

 

 

 
 
 
 
 

* Le séminaire de Franz Kaltenbeck "Le devenir du psychanalyste" se tiendra à 21 heures 15, à l'URIOPSS, 34 rue Patou à Lille, le troisième mercredi de chaque mois hors congés scolaires (Nord et Paris) soit les mercredis : 15 octobre; 19 novembre; 17 décembre 2003; 21 janvier; 17 mars; 19 mai; 16 juin 2004.

Pour participer au séminaire de Franz Kaltenbeck "Le devenir du psychanalyste", remplissez ce bulletin d'inscription et adressez le avec un chèque de 50 E à l'ordre de l'ALEPH à retourner à Brigitte Lemonnier 41 boulevard Faidherbe 62000 ARRAS.

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La revue de Savoirs et clinique N°3
Octobre 2003
 
Peur, angoisse Clinique des violences contemporaines
la revue de Savoirs et clinique N°3



Abonnement:
à la revue de
Savoirs et clinique

Les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas seulement tué des milliers d’êtres humains et provoqué deux guerres sanglantes (en Afghanistan et en Irak), ils ont aussi eu pour conséquence de détériorer la vie dans nos sociétés. Les grandes démocraties de l’Ouest restreignent désormais les libertés de leurs citoyens et avant tout celles de leurs immigrés de façon sensible. Le terrorisme et la guerre continuent à menacer la vie de chacun et créent un climat d’angoisse permanent.

Le 3ème colloque de l’Association lilloise pour l’étude de la psychanalyse et de son histoire (A.L.E.P.H.) a réagi par la voie de la psychanalyse aux conséquences traumatisantes de ces événements.
Savoirs et clinique, revue de psychanalyse publie dans son numéro 3 les actes de ce colloque qui eut lieu le 16 mars 2002.


Effroi, peur, angoisse
Clinique des violences contemporaines
Savoirs et Clinique (Revue) : Numéro 3
-2003
ISBN : 2-7492-0195-0
Prix : 25 E L'abonnement SAVOIRS ET CLINIQUE en cours comporte les numéros :
n° 2 Premières amours - n° 3 Effroi, peur, angoisse
Prix de l'abonnement (2 n° à la suite) :
France 28 E-
Etranger 34 E

Pour vous abonner, écrivez-nous aux Editions érès - Service abonnements - BP 16 - 31151
Fenouillet Cedex ou à eres@...


TABLE DES MATIERES
Éditorial

Effroi, peur, angoisse. Clinique des violences contemporaines

Franz Kaltenbeck
La torture, violence du plus fort

Geneviève Morel
Transgression et identification dans le passage à l'acte

Bernard Baas
L'angoisse et la dette

Emmanuel Fleury
Faire signe à la fenêtre. Une clinique de la terreur

Slavoj Zizek
Passion du réel, passion du semblant

Art, littérature, cinéma

Gérard Wajcman
L'image et la vérité

Frédéric Yvan
[Non-] lieu de la mélancolie

Pierre Bruno
Homme abstrait jusqu'au corps

Parveen Adams
L'art comme prothèse

Lucile Charliac
Sur Robert Walser et son recours aux "microgrammes" : le brigand, forme limite et paradoxale du sinthome de l'écrivain

La psychose

Pascal Lec'hvien
Une femme de valeur: l'être et l'avoir dans la psychose

Compte rendu de lecture

Isabelle Baldet
Sur Clinique du suicide, coordonné par Geneviève Morel

Résumés / Abstracts

ALEPH:  "Enfant-objet" 2003-2004




Le mercredi 26 novembre 2003 soirée sur la phobie scolaire

Thérèse Hulot, psychologue, conseillère d’orientation, membre de l’ALEPH

Peut-on parler de phobies scolaires ?

Doit-on forcément caractériser les phobies par leur objet ? Le cheval ne devient « objet d’angoisse » pour Hans, dit Freud, que parce qu’il est pour lui « objet d’intérêt et de prédilection ». Voilà qui nous ramène au sujet… Après le rappel et l’étude de quelques passages des textes fondamentaux qui traitent de la phobie : S. Freud, Cinq psychanalyses, Le petit Hans 1909, ed PUF 1954 ; J. Lacan Le séminaire IV, La relation d’objet 1956. 1957 ; I. Diamantis, Les phobies ou l’impossible séparation Aubier Flammarion 2003 , nous tenterons d’analyser ensemble quelques cas de phobies à l’école.

François Bihan, enseignant, membre de l’ALEPH

L’Oral Blanc ou d’une difficulté ordinaire en situation scolaire Le regard, le corps, et la parole dans la dramaturgie quotidienne d’une classe, mettent en jeu le désir, fût-ce sous ses formes inversées d’inhibition et de phobie, de la petite hésitation au refus permanent de prendre la parole A l’approche de oral du baccalauréat-blanc une élève instaure une correspondance suivie avec son professeur Comment comprendre, sans « diagnostiquer », l’angoisse, le mal être, qui la rend mutique dans la classe ? Comment prendre en compte cette demande et le déplacement des positions qu’elle entraîne tout en restant dans les limites du rôle d’enseignant? Comment enseigner sans guérir alors qu’il s’agit souvent de gouverner ?

Soirée animée par Isabelle Baldet Sylvie Boudailliez Jean-claude Duhamel PAF : 8 euros


Le mercredi 24 mars 2004 soirée autour de « l’enfant et son rapport à la mort » Jean-Claude Duhamel, psychologue à Lens, membre de l’ALEPH

CLINIQUE DU MIROIR : SES EFFETS CONSTITUTIFS DANS L’ASSOMPTION DU SUJET ET SES EFFETS RAVAGEANTS ET MORTIFERES AUSSI.

en référence au Fort-da de Freud et au stade du miroir de Lacan.

Si pour Lacan, la castration est une opération langagière qui s’origine du fait que nous parlons, ses effets et ses impasses sont à repérer essentiellement sur le plan imaginaire. Ainsi les effets de transitivisme et d’aliénation à l’image d’un petit autre d’une part, ceux d’empathie , de jalousie , d’affirmation de toute puissance, voire de désir de mort d’autre part, sont chez l’enfant autant de modalités où la castration opère ou pas. L’enfant a à se construire comme sujet face à un Autre de la castration, pour un horizon névrotique, et apprendre à savoir y faire avec l’Autre plein dans la Psychose. Nous articulerons cette problématique avec notre clinique et l’éclairage de Lacan.

BRIGITTE MAERTENS-Lesot ,Psychologue hospitalier, Service LEBOVICI du D Tabet, Centre Hospitalier, Lens. L’ENFANT, LA MERE ET LA MORT Quand le Réel de la mort surgit là où c’est la vie qui aurait dû apparaître………Comment ne pas déraper quand la culpabilité envahit le champ de la conscience, venant obturer le questionnement du non désir d’enfant chez une mère…… Que faire de ces désirs inconscients ou verbalisés de mort d’enfant quand ils trouvent un ancrage dans la réalité ?
Ces questions seront abordées dans le cadre d’une présentation clinique. PAF : 8 euros


Le mercredi 2 juin 2004 soirée autour du thème de « l’enfant et la création »
Sylvie Boudailliez, psychologue psychanalyste,Roubaix, membre de l’ALEPH

« Léonard de Vinci artiste et chercheur »

A partir de la lecture du texte de Freud « un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci » nous mettrons en évidence le lien entre la création artistique et la fantaisie psychique infantile. Quel fut l’impact des premières années de l’enfance sur le travail créateur et comment l’art a t-il fourni une dérivation aux pulsions sexuelles ?

Colette Larcanché Directrice de l’Association régionale d’Art thérapie du Nord/Pas-de-Calais ; Art-thérapeute. L'art en thérapie dans l'autisme : quelles indications?

Après un bref rappel du parcours personnel et professionnel qui m’a mené à la pratique de l’art thérapie, il s’agira de présenter brièvement ce qu’est l’art thérapie, et qui la pratique, avant d’aborder deux cas de jeunes pris en charge en art-thérapie présentant un syndrome d’Asperger . Comment l’indication d’art thérapie a-t-elle pu être posée pour ces jeunes, et par qui ? Quelle est la nature de ce syndrome encore peu connu en France ?
L’observation séance après séance de ces deux cas nous permettra d’aborder la question de l’évolution permise par l’introduction d’une pratique expressive artistique dans un cadre thérapeutique, mais aussi ses limites. PAF : 8 euros

Les rencontres auront lieu à l’ADSSEAD 23, rue Malus à Lille 59800 (accès : Métro République Parking gratuit avenue Jean-Baptiste Lebas Lille)
Ouvert à tous
Renseignements : Sylvie Boudailliez tel /fax : 03-02-75-86-52 E-mail : c.boudailliez@... Jean-Claude Duhamel : 03-21-69-11-08 eMAIL : duhamel.jc.mp@...




Le samedi 7 février 2004
Après-midi d’étude de 14 heures à 18 h 30 « Passions maternelles »
Comment l’enfant peut-il advenir comme sujet ? Par quel chemin ?

« Tu es chair de ma chair », cette phrase révèlerait la folie d’une mère qui refuse la reproduction sexuée dont l’enfant est issu. Comment la psychanalyse peut-elle éclairer la question de l’infanticide, et inversement celle du matricide : quand les filles tuent leur mère ou quand les hommes, en tuant les femmes, cherchent à tuer leur mère ? La psychanalyse a d’abord centré ses recherches sur le traumatisme de la naissance. Pour Otto Rank, la naissance est la première expérience traumatisante du sujet : l’enfant perd l’abri du ventre maternel et une partie de son corps (le placenta). Freud conteste cette théorie. Il signale, en effet, qu’à sa naissance le petit sujet n’est pas encore concerné par la question de la perte de l’objet. Ce manque surgira plus tard dans ses relations avec sa mère. Puis Lacan interprète la perte, que le sujet expérimente en naissant, comme une perte structurelle. Dès que le sujet est marqué par le langage, il devient marqué par le manque : « Alors que la perte est symbolique, le sujet la perçoit comme la perte d’un morceau de chair1. » Actuellement la psychanalyse tend à s’intéresser au traumatisme que représente, pour la mère, l’accouchement (moment fécond pour le déclenchement de la psychose) et en particulier à la dépression post-partum. De même que l’enfant perd la protection de l’utérus en naissant, la mère vit la naissance de son enfant en terme de perte. La mère atteinte de mélancolie après un accouchement fait le deuil du fœtus en tant que simple perte et non en tant que manque. Il semblerait que ce soient les dépressions post natales qui poussent parfois les mères à se débarrasser de leur bébé. Peut-on reconnaître aussi l’absence de symbolisation de la perte dans les cas d’infanticide d’enfants plus âgés ? Comment une mère aimante peut-elle en venir à maltraiter, voire à tuer ses enfants ? Dans la névrose, la relation de la mère à l’enfant est médiatisée par un scénario fantasmatique. La mère forge une histoire autour de ce plus que l’enfant représente pour elle - l’objet a de Lacan -, et qui compense son manque. Enracinée dans l’image de la bonne mère, elle se demande ce que ses enfants attendent d’elle. Agit-elle bien vis à vis d’eux ? Comment sera-t-elle jugée par la société ? L’enfant névrosé, quant à lui, invente son roman familial pour se séparer de ses parents. L’ambivalence amour-haine lui permet de trouver son espace, ses distances et son autonomie. Dans la psychose, au contraire, nul fantasme n’est convoqué. On assiste au retour dans le réel de l’objet. L’enfant comble réellement sa mère (cas d’autisme). Et quand cet objet se matérialise sur le corps de l’enfant, la mère, confrontée à la relation directe avec cet objet qui s’impose, peut alors chercher à le détruire. Comment une telle destruction s’apparente-t-elle à l’amour ? « Je t’aime mais parce qu’inexplicablement j’aime en toi quelque chose plus que toi : l’objet a, je te mutile», dit Lacan. L’infanticide peut être, pour la mère, la tentative d’éliminer un Autre terrifiant.
Cette après-midi s’inscrit dans le fil des après-midi : « Ces enfants qui ne parlent pas » en décembre 2000 puis novembre 2001 ; « L’enfant face à la séparation » en novembre 2002 et des colloques « L’enfant-objet » en mars 2002 ; « Les premières amours : clinique de la relation mère-enfant » en mars 2001 ; « Effroi, Peur, Angoisse : clinique des violences contemporaines » en mars 2002 et « L’enfant devant la loi » en mars 2003.

Sylvie Boudailliez

Interviendront

Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Paris et à Lille, membre de l’ALEPH
Brigitte Lemonnier, psychiatre psychanalyste, Arras, membre de l’ALEPH
Sylvie Neve, psychologue psychanalyste Arras, membre de l’ALEPH

Dr Michel MARON, Service de Psychiatrie Générale, Unité de Psychiatrie en Périnatalité, CHRU, LILLE.

L’HOSPITALISATION PSYCHIATRIQUE CONJOINTE COMME LIEU DE RENCONTRE QUAND MAMAN EST FOLLE DE SON BEBE. La période périnatale, arbitrairement définie comme celle allant du projet d’enfant jusqu’à la fin de la première année de l’enfant, est pour la mère une période à haut risque de survenue d’un trouble psychiatrique caractérisé. La prise en compte de ce risque qui conduit au repérage et à la prise en charge de ces mamans pendant la grossesse et dans les premières semaines après la naissance s’impose comme un besoin évident, au même titre que les soins obstétricaux et pédiatriques en consultation prénatale et en maternité. Plus encore, les mouvements psychiques en jeu dès le post-partum précoce sont de nature à déclencher des troubles spécifiques souvent alimentés par les représentations dont le bébé est le siège. La dépression post-natale est le trouble le plus fréquent, la psychose puerpérale et les troubles psychotiques aigus du post-partum précoce sont les plus spectaculaires. Ils perturbent profondément l’investissement maternel et les interactions maman-bébé et modifient la qualité de la rencontre entre les deux partenaires. Repérer la clinique psychiatrique du post-partum, identifier les perturbations de l’interaction, en évaluer les conséquences immédiates et à plus long terme pour la maman comme pour le bébé, assister la rencontre entre l’enfant et ses parents en tenant compte du trouble présenté par la maman en l’aidant à s’inventer mère, accompagner les avatars de ce « devenir mère » sont parmi les objectifs d’une hospitalisation conjointe maman-bébé en milieu psychiatrique.

Docteur Marie DESURMONT, Médecin Légiste - Pédiatre Expert auprès de la Cour d'Appel de DOUAI, Praticien hospitalier - Hôpital Roger Salengro CHRU de Lille

Les femmes battues sont-elles de mauvaises mères ?

Les femmes battues sont victimes à plus d’un titre. Victimes de leur partenaire, Ces femmes dévalorisées, souvent déprimées, abusant parfois d’alcool et de substances psychotropes n’ont pas toujours la capacité de pouvoir développer leurs capacités de mère et d’apporter sécurité et réconfort auprès de leurs enfants. En cas de séparation, elles risquent de ne pas pouvoir obtenir la garde des enfants. Pourtant, ces femmes, quand on les aide, sont capables de reprendre une place de mère. Ne sont-elles pas finalement de bonnes mères prises dans une mauvaise situation ?

Michèle Gastambide, psychanalyste à Lille

Une passion maternelle chez un père. Elvis ou les vertiges d'une séparation impossible. La passion qu'on dit maternelle peut exister chez un père. Témoin l'histoire d'Elvis, expression à ciel ouvert de l'inconscient paternel, otage du drame non apaisé de celui-ci. Un amour oedipien en lambeaux, à l'endroit de sa mère, ne réussit pas à l'arracher aux blessures encore vivantes de son père, qu'il avait pour mission de réparer et plus encore de venger. Perpétuellement au bord d'une rupture qui l'aurait libéré, il côtoyait des abîmes que rien ne pouvait l'aider à traverser. Il était coutumier des gouttières, des rambardes, des appuis de fenêtre...défiant la chute, cultivant le vertige, il se donnait l'illusion de maîtriser son désespoir. Deux pistes à suivre : les conduites à risque, les sports de l'extrême, la prise de drogue, la démesure sous toutes ses formes ne seraient-elles pas des façons de cultiver le vertige, remettant ainsi à plus tard la chute et l'atterrissage ? l'itinéraire d'Elvis nous le montre ( il connut 16placements entre huit et dix-sept ans sans que ses angoisses et ses comportements "fous" puissent trouver d'interlocuteur assez solide), de telles passions sont réputées impossibles à rompre. N'est-ce pas plutôt parce que cette rupture réclame une rencontre insoutenable entre les deux protagonistes, et que cela terrifie tous les intervenants, l'imaginaire de l'inceste et du meurtre étant ici convoqués ? Les prises en charge habituelles s'orientent généralement vers un suivi personnel, qui n'est pas sans effets pour chacun des protagonistes. Mais la séparation continue de se vivre sur le mode "c'est l'autre ou moi".. et il arrive que l'un des deux se suicide effectivement. L'impossible doit-il être invoqué ? Ou peut-on envisager d'autres façons de symboliser la violence d'une coupure qui semble trancher dans une chair pour deux ? En mettant, par exemple, les corps en jeu, dans l'espace de parole, en reconnaissant la valeur d'acte signifiant à certains gestes .... Docteur Maryse Dumoulin, Maître de Conférences, Faculté de Médecine de Lille II, Médecin hospitalier au CHRU de Lille et Présidente de Vivre Son Deuil Nord Pas de Calais.

Être mère d'un enfant mort à la naissance.

En partant de cas cliniques et après quelques définitions des réalités médicales et juridiques des nouveau-nés décédés, l'exposé portera sur les différentes étapes traversées par les parents (les mères?) confrontés au décès périnatal de leur enfant......... de l'annonce aux funérailles, rituels d'adieu et ...après. Les modalités de la prise en charge par l'équipe pluridisciplinaire hospitalière et/ou par la structure associative (Vivre Son Deuil Nord Pas de Calais) selon le souhait des parents seront développées.

à l’ADSSEAD 23, rue Malus à Lille 59800
(accès : Métro République Parking gratuit avenue Jean-Baptiste Lebas Lille)
Ouvert à tous

PAF : 16 euros Tarif étudiant : 8 euros

Renseignements : Sylvie Boudailliez tel /fax : 03-02-75-86-52

E-mail : c.boudailliez@...

Jean-Claude Duhamel : 03-21-69-11-08 eMAIL : duhamel.jc.mp@...


#504 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mercredi 15. Octobre 2003  5:57
Sujet: : postes à sainte anne
g.morel-kaltenback@...
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----- Original Message -----
From: gorog.jjf
Sent: Tuesday, October 14, 2003 1:13 PM
Subject: [fcl-epcl-fr] Fw: postes à sainte anne

 
 
 
 
 
 
Subject: postes vacants à sainte anne
 

 Vacance de nombreux postes de psychomotriciens, d'infirmiers,d'assisant social, de secrétaire,d'éducateurs, et d'aide soignant. Certains de ces postes seront dédiés à l'unité surdité et santé mentale

Si par hasard quelqu'un est intéressé ou peut trouver dans son entourage des personnes intéressées, envoyez moi un mail à  francoise.gorog@...

Merci

 

 

Françoise Gorog

 



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#505 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mercredi 15. Octobre 2003  13:14
Sujet: Fw: Citéphilo 2003: le programme
g.morel-kaltenback@...
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----- Original Message -----
From: "GLASMAN" <gglasman@...>
To: <undisclosed-recipients:>
Sent: Wednesday, October 15, 2003 1:54 PM
Subject: Citéphilo 2003: le programme


> Chers amis, chers collègues,
>
>
> J'ai le plaisir de vous adresser le programme de l'édition 2003 de
> Citéphilo, qui se tiendra du 5 au 27 novembre 2003 à Lille, en région
> Nord Pas de Calais et en Belgique.
>
> Bien cordialement,
>
>
> Gilbert GLASMAN
> Délégué général de Citéphilo
> 06 80 57 75 31
> 03 20 55 66 34
> citephilo@...
>

#506 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Jeudi 30. Octobre 2003  7:12
Sujet: jeudi 13 novembre 2003, Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique, à 21 h15 à Paris
g.morel-kaltenback@...
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Le groupe a repris ses activités : merci de se réinscrire (ou de s'inscrire) préalablement si vous voulez y participer.
cordialement
Geneviève Morel
 

                         Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique
 
 
Lors de notre rencontre en janvier 2002, nous avons décidé d'organiser un groupe d'études de cas en partant du principe énoncé en 1937 par Freud dans "L'analyse avec fin et l'analyse sans fin"(p. 236) :
"L'intérêt des analystes ne me semble pas du tout bien orienté en ce domaine. Au lieu d'examiner comment la guérison advient par l'analyse, ce que je tiens pour suffisamment élucidé, la question à poser devrait être : quels obstacles se trouvent sur le chemin de la guérison analytique?"
 
Il s'agit donc, non d'un groupe de contrôle, dans la mesure où celui-ci requiert un repérage de la position de l'analyste et de son acte qui, à mon sens, nécessite une rencontre plus intime, mais d'un groupe où l'on présentera des cas déjà construits et audibles par les autres, mais en tentant de mettre en évidence les difficultés, les obstacles et les impasses rencontrées, afin de les problématiser.
Pour le moment, le groupe est réservé (sauf exception) à ceux qui envisagent eux-même de présenter un jour ou l'autre un cas.
Nous avons décidé de poursuivre cette année, après les interventions de Pierre-Henri Castel, Lucile Charliac, Brigitte Lemonnier, Geneviève morel, Laurent le Vaguerèse, Marie-Ange Baudot, Franz Kaltenbeck.
 
Le groupe se réunira à partir d'octobre le deuxième jeudi de chaque mois à 21h 15 précises, sauf vacances scolaires, 95 rue de Rennes, au 5e étage gauche. La prochaine intervention prévue est le jeudi 13 novembre 2003, avec Geneviève Morel :
 
Une jeune femme n'arrivait pas à trouver sa place, sur le plan de la sexuation, entre les "hommes violeurs" et les "femmes soumises". Des symptômes lourds en résultaient. En devenant "parent" d'un enfant avec une autre femme qui en est la mère biologique, elle semble endosser une nouvelle identité, ce qui abolit rapidement un certain nombre de troubles somatiques assez énigmatiques. La "fonction symptôme", ainsi "inventée" en s'appuyant sur les nouvelles formes de parentalité qui sont maintenant encadrées par des associations qui leur donnent sinon un statut  vraiment légal, au moins un cadre social, pose à nouveaux frais la question d'un diagnostic qui apparaît très "limite". Ce sont ces questions du remaniement des structures cliniques par la théorie lacanienne du sinthome que je voudrais aussi poser à travers ce cas.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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#507 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Jeudi 30. Octobre 2003  7:12
Sujet: Fw: Citéphilo 2003: le programme
g.morel-kaltenback@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
> Chers amis, chers collègues,
>
>
> J'ai le plaisir de vous adresser le programme de l'édition 2003 de
> Citéphilo, qui se tiendra du 5 au 27 novembre 2003 à Lille, en région
> Nord Pas de Calais et en Belgique.
>
> Bien cordialement,
>
>
> Gilbert GLASMAN
> Délégué général de Citéphilo
> 06 80 57 75 31
> 03 20 55 66 34
> citephilo@...
>

#508 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Jeudi 30. Octobre 2003  7:26
Sujet: Séminaire de l'ALEPH à Paris: "Ethique et psychanalyse". Lecture de "Kant avec Sade", le mardi 25 novembre 2003
g.morel-kaltenback@...
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Ethique et psychanalyse
Séminaire de l'A.L.E.P.H. à Paris
 
animé par Franz Kaltenbeck, Sadi Lakhdari, Sophie Mendelsohn et Geneviève Morel.
Pour y participer, s'inscrire par mail, par courrier, ou par téléphone auprès de Franz Kaltenbeck (tel : 01 45 48 12 51).
 
Tous les quatrièmes mardis du mois, sauf vacances scolaires et jours de fête, au 95 rue de Rennes, 75006 Paris, 5è étage gauche.
 
Prochaine réunion : le mardi  novembre 2003, à 21h15 
Sophie Mendelsohn nous exposera le texte d'Adorno et Horkheimer sur Kant et Sade qui figure dans La dialectique de la raison. Fragments philosophiques (1944), Tel, Gallimard, 1974.
 
 Lecture de Kant avec Sade de Jacques Lacan (Ecrits, Seuil, 1966).
 
Paru il y a quarante ans, cet écrit de Lacan recele toujours des questions dont même les commentaires les plus brillants ne sont pas venus à bout. Notre lecture qui suivra le texte de près sera centrée sur les problèmes de la relation de l'universel de la loi au particulier du sujet que Lacan traite sur les deux versants, celui de Kant et celui  de Sade.  Nous étudierons en un premier temps l'articulation que Lacan établit entre l'impératif moral de Kant et la maxime sadienne, qu'il construit à partir du fragment "Français, encore un effort si vous voulez être républicains..." de La Philosophie dans le boudoir.  
 
                                                                                                 Ethique et psychanalyse
 
Entre 1954 et 1964 Lacan a proposé deux théories de la pulsion freudienne, un concept resté fermé à la plupart des psychanalystes.
Son travail sur ce concept culmine avec le séminaire L'Ethique de la Psychanalyse (1959-1960) et son écrit "Kant avec Sade" (1963), deux textes qui exercent toujours leur influence sur ceux qui essaient de penser, de trans-mettre ou de critiquer la psychanalyse.
Contrairement à ce que font croire certaines écoles lacaniennes, Lacan n'était pas seul quand il essayait d'accorder sa thèse de l'inconscient, "structuré comme un langage", au concept de la pulsion de mort, indocile aux lois du signifiant. Michel Foucault, Gilles Deleuze et maints autres auteurs se tenaient au courant de ses élaborations. Et de quelle manière ! Les échanges souvent critiques entre la psychanalyse et la philosophie, mais aussi la littérature étaient souvent autant voire plus
créatifs que la production analytique elle-même. Seuls les analystes qui prennent la mesure de ces débordements nécessaires de la psychanalyse vers la pensée,
l'art, la culture et la politique sont à même de transmettre leur savoir d'une façon lisible à notre époque.
De 1999 à 2002, quatre collègues et moi-même avons organisé un séminaire à Paris sur la transmission de la psychanalyse ("Dits et contrefaits : la transmission de la psychanalyse"). Nous avons également enseigné la clinique dans le cadre d'une association pour la formation permanente. Un certain nombre de personnes ont regretté la suspension de ces deux activités.
Or, suspension n'est pas arrêt. "Savoirs et clinique" poursuit ses enseignements à Lille et produit, en collaboration avec l'ALEPH (l'Association pour l'étude de la psychanalyse et de son histoire) une revue, Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse dont le second numéro sortira en mars 2003.
Et le séminaire continue depuis la rentrée avec une équipe renouvellée. Vu l'interêt de ses recherches, j'ai demandé à mes collègues de l'ouvrir à celles et à ceux qui veulent bien s'y inscrire.
 
Franz Kaltenbeck
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 


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