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#432 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Lundi 3. Mars 2003  7:23
Sujet: émission de radio et Colloque du 8 mars à la Sorbonne autour de "Clinique du suicide"
g.morel-kaltenback@...
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Dernières informations :
 
Le jeudi 6 mars de 15h à 16h30, émission sur France-Culture autour de Clinique du suicide avec Léon Vandermeersch et Geneviève Morel, à l'invitation de Francesca Piolot.
Jean Bollack fera son intervention sur le suicide de Phèdre, à partir de Hippolyte porteur de couronnes, d'Euripide.
Il reste encore quelques places.
 

« MOURIR... UN PEU... BEAUCOUP »
Colloque autour de CLINIQUE DU SUICIDE

(coordonné par Geneviève Morel, éditions Érès, 2002)

Organisé par Geneviève Morel, psychanalyste à Paris et à Lille, membre de l’A.L.E.P.H. (Association Lilloise pour l’Étude de la Psychanalyse et de son Histoire), à l’invitation de Sadi Lakhdari, professeur de littérature espagnole à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), avec la participation de Savoirs et clinique, association pour la formation permanente en psychanalyse.

Samedi 8 mars 2003, de 13 heures 30 à 18 heures
À l’Université Paris-Sorbonne
17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris, amphi Descartes

Renseignements : G. Morel, 95 rue de Rennes, 75006 Paris.
email : g.morel-kaltenback@...
tel : 06 07 04 35 18 (laisser vos coordonnées).
Participation aux frais : 20 euros (gratuit pour les étudiants de moins de 26 ans munis de leur carte, sur réservation).
Papiers d’identité exigés à l’entrée de la Sorbonne.
Le nombre des inscriptions étant limité, il est conseillé de s’inscrire à l’avance.

Autour de Clinique du suicide

Nous avons entrepris ces recherches sur le suicide parce qu’au cours de « présentations cliniques » à l’hôpital psychiatrique, nous écoutons des récits où les tentatives de suicide sont très présentes, et ce dans presque tous les cas. Cette expérience contraste avec la pratique du psychanalyste où le problème se pose beaucoup plus rarement (mais la tentation du suicide s’est parfois offerte à l’analysant dans le passé et peut ressurgir dans la cure). Cette différence s’explique par le fait qu’entreprendre une psychanalyse raccroche déjà, en soi-même, au désir et à la vie, alors que l’hospitalisation survient souvent à des moments de crise où le sujet n’a pu avoir aucun recours à la parole. De là, le projet collectif de rassembler des éléments pour une Clinique du suicide, avec des collègues psychanalystes mais aussi des praticiens et des spécialistes d’autres disciplines (philosophie, philologie, psychiatrie, littérature, anthropologie) qui ont travaillé sur cette question et en ont débattu avec nous. Notre démarche vise à interroger l’acte, ses causes et ses ratés, la place du sujet et celle de l’agent, le rôle du hasard et celui du « destin », dans une visée freudienne et lacanienne le plus souvent, mais, dans tous les cas, à partir d’exemples singuliers, en privilégiant l’histoire et le témoignage des « suicidants » et en déchiffrant le « texte » ainsi constitué. Le recueil qui en a résulté consiste en un savoir surprenant construit pas à pas à partir de la parole de sujets qui commentent leur acte après coup et essaient d’en retrouver l’enjeu dans sa dimension inconsciente. On peut en déduire la méthode et les outils d’une prévention du risque suicidaire, lequel est devenu un véritable fléau social notamment pour les adolescents et les jeunes adultes, mais aussi dans les prisons et à l’hôpital.

Ce livre, dont il existe peu d’équivalents du fait que la démarche épidémiologique et statistique domine les études contemporaines sur le suicide, a donc l’ambition d’éclairer les dessous et les contours d’un acte opaque où liberté et compulsion se mêlent d’une façon complexe. Le colloque du 8 mars à la Sorbonne souhaite prolonger ces travaux et en débattre publiquement.

Geneviève Morel


PROGRAMME

13h 30-14h 45
Président : Sadi Lakhdari
Introduction, « Le suicide est-il un acte ? » par Geneviève Morel.

« Le suicide là où la mort est un passage mais non un trépas : en Chine » par Léon Vandermeersch, sinologue, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études.

Dans l'anthropologie traditionnelle chinoise, la mort résulte de la dispersion des souffles dont la conglomération avait créé la vie ; mais la rétention partielle de ces souffles assure une survie dans une surnature qui partout interpénètre la nature. La mentalité chinoise est assez imprégnée de cette anthropologie pour que puisse pousser au suicide le désir, pour des motifs variés, d'accéder à une telle survie.

14h 45-16h
Président : Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Paris et à Lille, président de l’A.L.E.P.H., directeur de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.

« Du suicide tragique » par Jean Bollack, professeur de littérature grecque et fondateur du « Centre de recherches philologiques » de l’Université de Lille.

Dans la tragédie grecque, de quoi le suicide est-il l’expression ? Il n’a pas de signification universelle, mais à chaque fois, pour chaque personnage, dans chaque pièce, un sens différent à déchiffrer : révolte, réplique, annihilation de soi.

« Sur le suicide de Virginia Woolf » par Jacques Aubert, professeur émérite des Universités, membre de l’École de la Cause Freudienne, éditeur des oeuvres de James Joyce et de Virginia Woolf dans la Bibliothèque de la Pléiade.

Dialogue sur « The death of the Moth, ou : d’un curieux genre » avec Franz Kaltenbeck, Sophie Mendelsohn et Lucile Charliac, archéologue, linguiste et psychanalyste à Paris, membre de l’A.L.E.P.H.

16h 15-18h
Présidente : Brigitte Lemonnier, psychanalyste et psychiatre à Arras, membre de l’ALEPH, coordonnatrice de « Savoirs et clinique » à Lille où elle anime, avec le Dr E. Fleury, un groupe de recherches cliniques sur le suicide.

« Le suicide en prison » par François Morel, psychanalyste et psychiatre à Marseille, praticien hospitalier au service médico-psychologique régional (SMPR) de la maison d’arrêt des Baumettes, membre de l’ « Association pour la recherche et le traitement des auteurs d'agressions sexuelles ».

Nous essayerons, à partir de notre expérience de la psychiatrie en milieu carcéral, de comprendre certains déterminants du suicide en prison pour conclure sur les problèmes que soulèverait la possibilité de sa prévention dans un lieu où le statut du sujet est si précaire.

« 4.48 Psychose : écrire depuis la mort » par Tiphaine Karsenti, ancienne élève de l'ENS, agrégée de lettres, enseignante en arts du spectacle à l'Université Paris X-Nanterre et Sophie Mendelsohn, psychologue, doctorante en psychanalyse à Paris VII.

Il s’agira d’une part de lire l’écriture fragmentaire, discontinue mise en oeuvre par Sarah Kane dans 4.48 Psychose dont l’écriture précède de peu son suicide, comme l’expression d’un être ayant déjà pris acte de sa mort ; et d’autre part de se demander pourquoi cette écriture s’affirme comme essentiellement, nécessairement, et originellement théâtrale : « rien qu’un mot sur une page et il y a le théâtre ».

« Implacable répétition » par Diana Kamienny-Boczkowski, psychiatre à l'Hôpital Sainte Anne, psychanalyste, membre de l’A.L.E.P.H., enseignante à l’Université de Necker-Paris V.

Le cas clinique que je développerai montre comment des éléments de la réalité réveillent des signifiants traumatiques de l’histoire du sujet et produisent une répétition du passage à l'acte suicidaire.


BULLETIN D’INSCRIPTION
Au colloque du 8 mars à la Sorbonne, « Mourir... Un peu... Beaucoup »
à remplir en majuscules et renvoyer avec un chèque de 20 euros à l’ordre de
« SAVOIRS ET CLINIQUE »
Madame Mérigout
36 rue Latérale
94000 Créteil


NOM :
PRÉNOM :
ADRESSE :
PROFESSION :
TEL :
E-MAIL :
Je désire une facture :-----oui--------non----(entourer la réponse souhaitée)
SIGNATURE :
Vous recevrez en retour votre carte d’entrée, à présenter à l’entrée avec vos papiers d’identité.
[1] Si vous êtes étudiant de moins de 26 ans, envoyez seulement une enveloppe timbrée à votre adresse avec la photocopie de votre carte d’étudiant.

#433 De: "adrianagonzalez@..." <adrianagonzalez@...>
Date: Lundi 3. Mars 2003  10:57
Sujet: TR: Mobilisation Amnesty pour Amina - urgent
adriana2001fr
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De    : "C.VARELA" <c.varela@...>
A     : <c.varela@...>
Copie :
Date  : Sun, 2 Mar 2003 21:43:41 +0100
Objet : Mobilisation Amnesty pour Amina - urgent

-----Message d'origine-----
De : Esteban Morilla [mailto:emorilla@...]
Envoyé : dimanche 2 mars 2003 20:38

Ce message vient d’un professeur de sciences politiques de l’université
Paris X-Nanterre. Je suis allé sur le site espagnol d’Amnesty. Ce n’est ni
un canular ni un spam. D’ailleurs la presse a déjà relayé l’information
Ludovic

   Bonjour,
   Je vous transmets ce mail envoyé par la section espagnole d'Amnesty
International, sa provenance est donc sûre et la procédure proposée ne prend
que quelques secondes.
   Merci d'essayer
   Guillaume Courty
   ----------------------------
   La Cour suprême du Niger a ratifié la condamnation à

   mort  par lapidation  d'Amina, elle a seulement repoussé l'application de
la peine d'un mois pour raison d'allaitement de son fils.
   Après, elle sera enterrée jusqu'au cou et tuée à coup

   de pierres, à moins que l'importance de la condamnation ne fasse réfléchir
les autorités nigériennes. Au moyen d'une campagne de signatures pareille à
celle-ci, on a déjà sauvé la vie d'une autre femme dans la même situation.
   Il n'y a pas de temps à perdre. Ne doutez pas et agissez s'il vous plaît!
Safiya va se faire lapider parce qu'elle avait eu un enfant après avoir
divorcé.
   Amnesty international demande votre appui avec votre

   signature sur cette page web. Il semble qu'il y ait moins de signatures
cette fois-ci. Alors, faites circuler ce message. Cela ne coûte rien de
cliquer sur
   http://www.amnistiaporsafiya.org/ et d'apposer sa signature sur la carte.
   Ne pensez pas que cela ne serve à rien, cela a déjà sauvé la vie d'une
femme.
   Si vous le jugez utile, merci de faire circuler ce message aux personnes
sensibles à ces pratiques qui révoltent la conscience humaine. Cela ne vous
prendra qu'une minute

------------------------------------------

Faites un voeu et puis Voila ! www.voila.fr

#434 De: "Kornobis" <jpkornobis@...>
Date: Mardi 4. Mars 2003  9:37
Sujet: Revue savoirs et clinique et colloque du 8 mars
jpkornobis@...
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Premières amours
Clinique de la relation mère-enfant

Savoirs et Clinique (Revue) : Numéro 2 

c 2003

ISBN : 2-7492-0166-7
17 x 24, 128 pages
Prix : 17 E



L'abonnement SAVOIRS ET CLINIQUE en cours comporte les numéros :
n° 1 L'enfant-objet - n° 2 Premières amours

Prix de l'abonnement (2 n° à la suite) : France 28 E - Etranger 34 E

Pour vous abonner, écrivez-nous aux Editions érès - Service abonnements - BP 16 - 31151 Fenouillet Cedex ou à mailto:eres@...?subject=Abonnement à la revue Savoirs et clinique

SOMMAIRE

Éditorial

PREMIERES AMOURS

Franz Kaltenbeck
De la mère au symptôme

Rithée Cevasco
Les maux de l'amour

Sylvie Boudailliez
Les poupées gigognes

Michael Turnheim
Autisme et écriture

Renata Salecl
Le réel du crime: une mère infanticide

JEAN BOLLACK SUR PAUL CELAN

Franz Kaltenbeck
Une poétique sublime face à l'horreur de l'histoire :
Introduction à la conférence de Jean Bollack sur Paul Celan à Lille

Jean Bollack
Paul Celan : les enjeux d'une actualité

ART, LITTERATURE, CINEMA

Geneviève Morel
"This is the girl." Note sur Mulholland Drive de David Lynch (2001)

Diane Watteau
Changer de sexe : les nouveaux jeux de l'art contemporain

LA PSYCHOSE

Pierre-Henri Castel
"Vers midi, le 20 août 1995" : l'épiphanie transsexuelle de D.McCloskey

COMPTES RENDUS DE LECTURE

Sylvie Perez
À propos du séminaire de Michel Foucault : "Les anormaux"

Isabelle Baldet
Note sur La question du genre (Freud's Footnotes), de Darian Leader

Isabelle Baldet
Les naufragés. Avec les clochards de Paris, de Patrick Declerck

Résumés/Abstracts

 Le 8 mars à la Sorbonne

« MOURIR... UN PEU... BEAUCOUP »
Colloque autour de CLINIQUE DU SUICIDE

(coordonné par Geneviève Morel, éditions Érès, 2002)

Organisé par Geneviève Morel, psychanalyste à Paris et à Lille, membre de l’A.L.E.P.H. (Association Lilloise pour l’Étude de la Psychanalyse et de son Histoire), à l’invitation de Sadi Lakhdari, professeur de littérature espagnole à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), avec la participation de Savoirs et clinique, association pour la formation permanente en psychanalyse.

Samedi 8 mars 2003, de 13 heures 30 à 18 heures
À l’Université Paris-Sorbonne
17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris, amphi Descartes



Renseignements : G. Morel, 95 rue de Rennes, 75006 Paris.
email : g.morel-kaltenback@...
tel : 06 07 04 35 18 (laisser vos coordonnées).
Participation aux frais : 20 euros (gratuit pour les étudiants de moins de 26 ans munis de leur carte, sur réservation).
Papiers d’identité exigés à l’entrée de la Sorbonne.
Le nombre des inscriptions étant limité, il est conseillé de s’inscrire à l’avance.







#435 De: "Diana Kamienny-Boczkowski" <d.kamienny@...>
Date: Mardi 4. Mars 2003  8:20
Sujet: corps et depression
d.kamienny@...
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CORPS ET DEPRESSION
Groupe de Travail
Diana Kamienny Boczkowski
SM 16
Centre Hospitalier Sainte Anne
Salle de Séminaires du Pavillon K
Service du Dr Françoise Gorog
Prochaine date de réunion
7 mars 2003
12h -13h30
 
Une des raisons du succès du diagnostic de "dépression"  est, en dehors de l'efficacité des médicaments antidépresseurs ,le triomphe des théories de Janet, la fatigue, la psychasthénie en opposition aux théories freudiennes, plus centrées sur le conflit et le l' inconscient.
 
Nous examinerons les idées de Pierre Janet donc, lors de notre réunion du 7 mars.
 
Je vous transmets le résumé de D. Souilla et L.Volta qui interviendront sur le sujet à cette occasion.
 
 
 

« Ce résume nécessairement systématique et par conséquent erroné n’a pas à mes yeux autant valeur que les observations particulières qui sont toujours le but principal de mes écrits »P Janet.

Introduction :

Nous allons présenter un exposé qui s’inscrit dans le cadre du groupe de travail « Corps et dépression ». Notre exposé porte sur le livre de Pierre Janet De l’angoisse à l’extase publié en 1926. Nous allons essayer de suivre l’orientation de travail de ce groupe.

Nous allons diviser notre exposé en deux parties :

 

1.a) la présentation de Pierre Janet et de son ouvrage De l’angoisse à l’extase

1.b) les différentes théories des sentiments. Critiques. La théorie des sentiments de Janet

 

2) parmi sa théorie des sentiments, nous allons prendre les sentiments de la fatigue, de la tristesse et du vide en exemplifiant avec des observations cliniques. Nous laissons de côté les sentiments de la joie et de l’effort.

 

#436 De: "Kornobis" <jpkornobis@...>
Date: Jeudi 6. Mars 2003  12:28
Sujet: Annonces: 6 mars, 8 mars, 12 mars, 15 mars
jpkornobis@...
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LA VIE COMME ELLE VA
(Jeudi 6 mars à 15h sur France Culture,
L'émission peut être écoutée à nouveau durant une période de 15 jours sur le site de France Culture )http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/programmes/index.php


L'Inéluctable
par Francesca Piolot
Avec : Geneviève Morel, psychanalyste, agrégée de mathématiques, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure, autour de son livre "Clinique du suicide" aux éditions Erès, Léon Van der Meersch, et une improvisation philosophique d'Etienne Gruillot
Réalisation : Véronique Vila


  • Le 8 mars à la Sorbonne de 13 heures 30 à 18 heures, Colloque autour de Clinique du suicide
Organisé par Geneviève Morel à l'invitation de Sadi Lakhdari, professeur de littérature espagnole à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV)
 avec la participation de Savoirs et clinique
Renseignements email: g.morel-kaltenback@...

  • Mercredi 12 mars de 12 à 13h, en direct sur radio Campus (106.6)  l'annonce du colloque L'enfant devant la loi le 15 mars à Tourcoing.
(Tous les renseignements pour le colloque sont sur le site http://www.alephfrance.com/aleph/Colloque/colloque.html )
Pour radio Campus sur Internet http://www.campuslille.com

 
 

#437 De: "Kornobis" <jpkornobis@...>
Date: Dimanche 9. Mars 2003  17:32
Sujet: Soirée du lundi, colloque du 15 mars, N°2 de Savoirs et clinique
jpkornobis@...
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  • Soirées sur la prévention du suicide.
Notre invité lundi 10 mars est le Dr Catherine Thevenon-Gignac, psychiatre - Chef de service qui interviendra sous le titre:
"Chaîne de vie, l'expérience tourquennoise".

 
  • Mercredi 12 mars de 12 à 13h, en direct sur radio Campus (106.6)  l'annonce du colloque L'enfant devant la loi ( 15 mars à Tourcoing).
(Tous les renseignements pour le colloque sont sur le site http://www.alephfrance.com/aleph/Colloque/colloque.html )
Pour radio Campus sur Internet
http://www.campuslille.com

Le samedi 15 mars 2003, de 9 h 00 à 18 h 00, au Musée des Beaux-Arts de Tourcoing (métropole Lilloise), place de l'Hôtel de ville, 2 rue Paul Doumer à Tourcoing.==> (Argument du colloque par Franz Kaltenbeck)

FMC et formation permanente, assurées par Savoirs et clinique
Participation : 35 E (tarif réduit : 20 E). Ouvert à tous.
Renseignements : Franz Kaltenbeck, tél. : 01 45 48 12 51
le soir ou 03 20 31 98 51, fax 01 45 48 23 34,
mail :
franz.kaltenbeck@..., ou Emmanuel Fleury, < tél. : 03 20 92 58 42, fax : 03 20 92 44 86, mail : e.fleury@...


  • Le numéro 2 de la revue Savoir et clinique est disponible:


#438 De: "Franz Kaltenbeck" <franz.kaltenbeck@...>
Date: Dimanche 9. Mars 2003  11:44
Sujet: TR: Colloque de l'ALEPH, samedi 15 mars 2003
franz.kaltenbeck@...
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L’enfant devant la loi

4ème colloque de l’ALEPH

Musée des Beaux-Arts de Tourcoing

Samedi 15 mars 2003

 

Programme

 

Matin

 

 

9h – 9h30

Ouverture du colloque

Évelyne Dorothée Allemand, conservateur du musée de Tourcoing

Dr. Emmanuel Fleury, psychanalyste, psychiatre à Lille, secrétaire de l’ALEPH, enseignant de Savoirs et clinique.

 

9h30-11h 

Présidente de séance

Annie Bourgois, maître de conférence, UFR d’Anglais, Université Lille III

 

Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Lille et à Paris, Président de l’ALEPH, enseignant de Savoirs et clinique, rédacteur en chef de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.

La passion du redressement

Dans les débats sur la prévention de la délinquance juvénile, on a pendant longtemps opposé l’éducation à la répression. Aujourd’hui, les autorités semblent être parvenues au constat que l’une ne va pas sans l’autre. Tout serait, pour ainsi dire, une question de dosage et de nuance, les uns privilégiant plutôt la pédagogie, les autres les interventions spectaculaires de la police et l’application musclée de la loi. Or, à étudier les passages à l’acte délinquants et criminels du point de vue de la clinique psychanalytique, on se rend compte du poids criminogène de la répétition et de l’identification, quand elles sont dévoyées, ainsi que de l’émergence de nouvelles pathologies du sujet, tel que le déni de la responsabilité de l’acte. Ces symptômes demandent des interventions que ni le redressement par la sanction pénale ni la bienveillance éducative ne sont à même d’assurer : celles qui relèvent de l’acte psychanalytique.

 

Sara Thornton, maître de conférences, Institut d'Études Anglophones - Charles V, Université de Paris VII - Denis Diderot.

« Écrire l’enfant ou le détruire » : L’enfant et la loi meurtrière du texte dickensien Pourquoi l’enfant mourant est-il un idéal dans le texte de Dickens ? Aliéné par le désir d’adultes tout-puissants, l’enfant doit subir la voracité de la loi pénale, de géniteurs tyranniques ainsi que les fantasmes du  nouveau  lecteur victorien. Néanmoins, un enfant rebelle, plus gênant, un sujet désirant, resurgit et hante le texte tel un revenant.

 

11h-12h30 

Président de séance

Dr. Jean-Paul Kornobis, médecin généraliste, webmaster  des sites de l’ALEPH, Lille

 

Geneviève Morel, psychanalyste à Lille et à Paris, coordinatrice de Savoirs et clinique, conseillère de  Savoirs et clinique. Revue de Psychanalyse.

Pathologies de la loi

Des psychanalystes opposent parfois « la Loi » aux lois, donnant à croire qu’une instance transcendante de la loi, conforme à un supposé « ordre symbolique » (qui verse bientôt dans un ordre moral), serait objectivable dans l’inconscient, et devrait de ce fait être respectée voire copiée par le législateur. Or, la psychanalyse montre qu’il n’existe rien dans l’inconscient qui nous indiquerait où est le bien, où est le mal. La métaphore freudienne de l’œdipe, empruntée à la tragédie grecque, dit que l’enfant doit se séparer de sa mère et a une certaine difficulté à situer ce principe séparateur qu’est le père ou son substitut : voilà « la Loi », nécessaire mais génératrice de pathologies. Nous les approcherons avec deux exemples, celui d’un enfant, parricide involontaire tourmenté par un surmoi vengeur, et celui d’un autre, élevé sous les bombes ennemies, mais dont le plus grand malheur fut d’être l’otage de sa mère. 

 

 

Marcela Jacub, juriste, chargée de recherches au CNRS.

Droit à l'enfant ou droits de l'enfant?

En France, le fait d'avoir un corps fertile et d'aimer les personnes du sexe opposé nous donne des droits de faire des enfants qu'aucun pouvoir privé ou public ne saurait mettre en cause. Or, dès que l'on se trouve face à l'impossibilité de faire des enfants, que ce soit pour des raisons biologiques ou d'orientation sexuelle, le projet parental devient suspect. Même s'il est difficile de nier qu'il y ait des conditions meilleures ou pires pour faire naître des enfants, il semble pour le moins naïf de penser que c'est la nature dans son divin aveuglement qui est seule capable, au détriment de la société, de savoir quelles sont ces conditions.

 

12h30-13h15

Présidente de séance

Isabelle Baldet, psychanalyste à Lille, enseignante de Savoirs et clinique, trésorière de l’ALEPH.

 

Marie José Lallart, psychologue, philosophe, responsable du programme « Espérance et solidarité autour d'un ballon » au sein du secteur de l'Éducation à l'UNESCO, section « Combattre l'exclusion par l'éducation »

Les enfants de la rue : leurs lois

Plus de 600 millions d’enfants de part le monde se trouvent dans une situation d’extrême pauvreté, de dénuement total et de pleine détresse. Ils sont exploités par le monde des adultes et utilisés dans des conflits armés, impliqués dans les trafics de drogue et abusés sexuellement. Rejetés de toute part et surtout exclus de la société et non reconnus par sa loi, ils trouvent comme seul et ultime refuge la rue, avec ses règles.

Nous retiendrons pour illustrer cette situation quelques exemples issus du continent africain et qui touchent les enfants en situation d’exclusion, les enfants de la rue, rencontrés au cours de nos missions.

 

 

13h15-14h45

Déjeuner

 

Après-midi

 

14h45-16H15

Présidente de séance

Lucile Charliac, psychanalyste à Paris, ALEPH, Rédactrice adjointe de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.

 

Dr. Brigitte Lemonnier-Prades, psychanalyste, psychiatre à Arras, ALEPH, coordinatrice de Savoirs et clinique.

Inceste et maternité

On examinera  en quoi deux confrontations à la maternité déclenchent chez Mme S un brusque "réveil" où angoisse et culpabilité se mêlent alors qu'en dehors de ces deux moments, elle se dit « intouchable dans le théâtre d'ombres » qu'est sa vie.

 

Maryse Esterle-Hedibel, sociologue, maître de conférences à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) du Nord Pas-de-Calais, chercheuse au  Centre de recherches sociologiques sur les déviances et les institutions pénales (CESDIP/CNRS, Guyancourt).

La  déscolarisation, une nouvelle forme de déviance scolaire ?

À partir de l'étude de situations d'élèves déscolarisés avant l'âge de 16 ans dans une ville du Nord de la France, cette intervention présentera les interactions entre les agents scolaires et les élèves et leurs familles : construction par l'école d'une « identité déviante » désignée et traitée comme telle au-delà des différentes problématiques des jeunes, (surtout si l'absentéisme s'accompagne avant le retrait définitif de perturbations de l'ordre scolaire), recherche de sanctions plutôt que de résolution des situations sur le fond, décalage entre les points de vue des jeunes, des familles, des travailleurs sociaux et des personnels des collèges.

 

16h30-18h

Présidente de séance : Monique Vanneufville, ALEPH, maître de conférences au département de langues (allemand) de l'Université du Littoral Côte d'Opale, rédactrice adjointe de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.

 

Sylvie Boudailliez, psychanalyste, Lille, ALEPH, enseignante de Savoirs et clinique.

Le rapport à la loi d’un adolescent toxicomane

Le débat actuel autour de la dépénalisation de la drogue se limite souvent à des données politiques, économiques ou de santé publique. Or, la psychanalyse se démarque de l’idéal du soin véhiculé par nos sociétés. Comment, au delà de l’alternative drogue-abstinence, offrir à un sujet de parler d’un symptôme, la prise de stupéfiant, destiné à masquer une vérité insupportable ? Je mettrai en évidence la fonction symptomatique de la drogue pour un adolescent psychotique.

 

Ali Mérimèche, juge des enfants au Tribunal de grande instance de Lille

L’enfant dans son rapport à la loi après la récente réforme de l’ordonnance du 2 février 1945.

La récente réforme de l’ordonnance du 2 février 1945 a suscité de vives protestations fondées sur le fait que cette réforme s’attaquait au principe de la primauté des mesures éducatives sur les mesures répressives et portait à dix ans la responsabilité pénale des mineurs. En réalité, l’ordonnance a été maintes fois remaniée et il est nécessaire de s’interroger sur ce qu’il reste aujourd’hui de l’esprit du texte initial. Cette interrogation doit permettre une réflexion sur les pratiques judiciaires, éducatives et sociales afin de freiner l’inexorable montée de la répression, à l’encontre des mineurs d’abord et de leurs parents ensuite.

 

 



#439 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Lundi 10. Mars 2003  7:11
Sujet: le jeudi 13 mars 003, Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique, à 21 h15
g.morel-kaltenback@...
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                         Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique
 
 
Lors de notre rencontre en janvier 2002, nous avons décidé d'organiser un groupe d'études de cas en partant du principe énoncé en 1937 par Freud dans "L'analyse avec fin et l'analyse sans fin"(p. 236) :
"L'intérêt des analystes ne me semble pas du tout bien orienté en ce domaine. Au lieu d'examiner comment la guérison advient par l'analyse, ce que je tiens pour suffisamment élucidé, la question à poser devrait être : quels obstacles se trouvent sur le chemin de la guérison analytique?"
 
Il s'agit donc, non d'un groupe de contrôle, dans la mesure où celui-ci requiert un repérage de la position de l'analyste et de son acte qui, à mon sens, nécessite une rencontre plus intime, mais d'un groupe où l'on présentera des cas déjà construits et audibles par les autres, mais en tentant de mettre en évidence les difficultés, les obstacles et les impasses rencontrées, afin de les problématiser.
Pour le moment, le groupe est réservé (sauf exception) à ceux qui envisagent eux-même de présenter un jour ou l'autre un cas.
Nous avons décidé de poursuivre cette année, après les interventions de Pierre-Henri Castel, Lucile Charliac, Brigitte Lemonnier, Geneviève morel, Laurent le Vaguerèse, Marie-Ange Baudot, Franz Kaltenbeck.
 
Le groupe se réunira à partir d'octobre le deuxième jeudi de chaque mois à 21h 15 précises, sauf vacances scolaires, 95 rue de Rennes, au 5e étage gauche. La prochaine intervention prévue est : Pierre-Henri Castel, le 13 mars 2003. Voici l'argument de Pierre-Henri Castel :
 
Les relations qu'entretiennent les symptômes pervers, la créativité artistique (surtout quand il s'agit d'art dit "contemporain"), et certains traits de caractères plus banalement névrotiques, ne laissent pas de poser en pratique des problèmes compliqués, tant de diagnostic structural que de maniement du transfert. A partir d'une demande d'analyse émergeant dans un contexte de crise amoureuse incontrôlable, et d'une rupture de cure assez rapide et abrupte, j'aimerais savoir si, après coup, la perplexité dans laquelle m'a laissé ce patient peut se dissiper.


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#440 De: "Kornobis" <jpkornobis@...>
Date: Mardi 11. Mars 2003  11:18
Sujet: Colloque du 15 mars à Tourcoing <<L'enfant devant la loi >>
jpkornobis@...
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L'enfant devant la loi
4ème colloque de l'ALEPH
Musée des Beaux-Arts de Tourcoing
Samedi 15 mars 2003
Programme

Matin

9h - 9h30
Ouverture du colloque
Évelyne Dorothée Allemand, conservateur du musée de Tourcoing
Dr. Emmanuel Fleury, psychanalyste, psychiatre à Lille, secrétaire de l'ALEPH, enseignant de Savoirs et clinique.

9h30-11h
Présidente de séance
Annie Bourgois, maître de conférence, UFR d'Anglais, Université Lille III

Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Lille et à Paris, Président de l'ALEPH, enseignant de Savoirs et clinique, rédacteur en chef de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.
La passion du redressement
Dans les débats sur la prévention de la délinquance juvénile, on a pendant longtemps opposé l'éducation à la répression. Aujourd'hui, les autorités semblent être parvenues au constat que l'une ne va pas sans l'autre. Tout serait, pour ainsi dire, une question de dosage et de nuance, les uns privilégiant plutôt la pédagogie, les autres les interventions spectaculaires de la police et l'application musclée de la loi. Or, à étudier les passages à l'acte délinquants et criminels du point de vue de la clinique psychanalytique, on se rend compte du poids criminogène de la répétition et de l'identification, quand elles sont dévoyées, ainsi que de l'émergence de nouvelles pathologies du sujet, tel que le déni de la responsabilité de l'acte. Ces symptômes demandent des interventions que ni le redressement par la sanction pénale ni la bienveillance éducative ne sont à même d'assurer : celles qui relèvent de l'acte psychanalytique.

Sara Thornton, maître de conférences, Institut d'Études Anglophones - Charles V, Université de Paris VII - Denis Diderot.
" Écrire l'enfant ou le détruire " : L'enfant et la loi meurtrière du texte dickensien. Pourquoi l'enfant mourant est-il un idéal dans le texte de Dickens ? Aliéné par le désir d'adultes tout-puissants, l'enfant doit subir la voracité de la loi pénale, de géniteurs tyranniques ainsi que les fantasmes du nouveau lecteur victorien. Néanmoins, un enfant rebelle, plus gênant, un sujet désirant, resurgit et hante le texte tel un revenant.

11h-12h30
Président de séance
Dr. Jean-Paul Kornobis, médecin généraliste, webmaster des sites de l'ALEPH, Lille.

Geneviève Morel, psychanalyste à Lille et à Paris, coordinatrice de Savoirs et clinique, conseillère de Savoirs et clinique. Revue de Psychanalyse.
Pathologies de la loi
Des psychanalystes opposent parfois " la Loi " aux lois, donnant à croire qu'une instance transcendante de la loi, conforme à un supposé " ordre symbolique " (qui verse bientôt dans un ordre moral), serait objectivable dans l'inconscient, et devrait de ce fait être respectée voire copiée par le législateur. Or, la psychanalyse montre qu'il n'existe rien dans l'inconscient qui nous indiquerait où est le bien, où est le mal. La métaphore freudienne de l'œdipe, empruntée à la tragédie grecque, dit que l'enfant doit se séparer de sa mère et a une certaine difficulté à situer ce principe séparateur qu'est le père ou son substitut : voilà " la Loi ", nécessaire mais génératrice de pathologies. Nous les approcherons avec deux exemples, celui d'un enfant, parricide involontaire tourmenté par un surmoi vengeur, et celui d'un autre, élevé sous les bombes ennemies, mais dont le plus grand malheur fut d'être l'otage de sa mère.

Marcela Jacub, juriste, chargée de recherches au CNRS.
Droit à l'enfant ou droits de l'enfant?
En France, le fait d'avoir un corps fertile et d'aimer les personnes du sexe opposé nous donne des droits de faire des enfants qu'aucun pouvoir privé ou public ne saurait mettre en cause. Or, dès que l'on se trouve face à l'impossibilité de faire des enfants, que ce soit pour des raisons biologiques ou d'orientation sexuelle, le projet parental devient suspect. Même s'il est difficile de nier qu'il y ait des conditions meilleures ou pires pour faire naître des enfants, il semble pour le moins naïf de penser que c'est la nature dans son divin aveuglement qui est seule capable, au détriment de la société, de savoir quelles sont ces conditions.

12h30-13h15
Présidente de séance
Isabelle Baldet, psychanalyste à Lille, enseignante de Savoirs et clinique, trésorière de l'ALEPH.

Marie José Lallart, psychologue, philosophe, responsable du programme " Espérance et solidarité autour d'un ballon " au sein du secteur de l'Éducation à l'UNESCO, section " Combattre l'exclusion par l'éducation " Les enfants dans la rue : leurs lois
Plus de 600 millions d'enfants de part le monde se trouvent dans une situation d'extrême pauvreté, de dénuement total et de pleine détresse. Ils sont exploités par le monde des adultes et utilisés dans des conflits armés, impliqués dans les trafics de drogue et abusés sexuellement. Rejetés de toute part et surtout exclus de la société et non reconnus par sa loi, ils trouvent comme seul et ultime refuge la rue, avec ses règles. Nous retiendrons pour illustrer cette situation quelques exemples issus du continent africain et qui touchent les enfants en situation d'exclusion, les enfants de la rue, rencontrés au cours de nos missions.

13h-14h45
Déjeuner

Après-midi

14h45-16H15
Présidente de séance
Lucile Charliac, psychanalyste à Paris, ALEPH, Rédactrice adjointe de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.

Dr. Brigitte Lemonnier-Prades, psychanalyste, psychiatre à Arras, ALEPH, coordinatrice de Savoirs et clinique. Inceste et maternité
On examinera en quoi deux confrontations à la maternité déclenchent chez Mme S un brusque "réveil" où angoisse et culpabilité se mêlent alors qu'en dehors de ces deux moments, elle se dit " intouchable dans le théâtre d'ombres " qu'est sa vie.

Maryse Esterle-Hedibel, sociologue, maître de conférences à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) du Nord Pas-de-Calais, chercheuse au Centre de recherches sociologiques sur les déviances et les institutions pénales (CESDIP/CNRS, Guyancourt).
La déscolarisation, une nouvelle forme de déviance scolaire ?
À partir de l'étude de situations d'élèves déscolarisés avant l'âge de 16 ans dans une ville du Nord de la France, cette intervention présentera les interactions entre les agents scolaires et les élèves et leurs familles : construction par l'école d'une " identité déviante " désignée et traitée comme telle au-delà des différentes problématiques des jeunes, (surtout si l'absentéisme s'accompagne avant le retrait définitif de perturbations de l'ordre scolaire), recherche de sanctions plutôt que de résolution des situations sur le fond, décalage entre les points de vue des jeunes, des familles, des travailleurs sociaux et des personnels des collèges.

16h30-18h
Présidente de séance : Monique Vanneufville, ALEPH, maître de conférences au département de langues (allemand) de l'Université du Littoral Côte d'Opale, rédactrice adjointe de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse.

Sylvie Boudailliez, psychanalyste, Lille, ALEPH, enseignante de Savoirs et clinique.
Le rapport à la loi d'un adolescent toxicomane
Le débat actuel autour de la dépénalisation de la drogue se limite souvent à des données politiques, économiques ou de santé publique. Or, la psychanalyse se démarque de l'idéal du soin véhiculé par nos sociétés. Comment, au delà de l'alternative drogue-abstinence, offrir à un sujet de parler d'un symptôme, la prise de stupéfiant, destiné à masquer une vérité insupportable ? Je mettrai en évidence la fonction symptomatique de la drogue pour un adolescent psychotique.

Ali Mérimèche, juge des enfants au Tribunal de grande instance de Lille.
L'enfant dans son rapport à la loi après la récente réforme de l'ordonnance du 2 février 1945.
La récente réforme de l'ordonnance du 2 février 1945 a suscité de vives protestations fondées sur le fait que cette réforme s'attaquait au principe de la primauté des mesures éducatives sur les mesures répressives et portait à dix ans la responsabilité pénale des mineurs. En réalité, l'ordonnance a été maintes fois remaniée et il est nécessaire de s'interroger sur ce qu'il reste aujourd'hui de l'esprit du texte initial. Cette interrogation doit permettre une réflexion sur les pratiques judiciaires, éducatives et sociales afin de freiner l'inexorable montée de la répression, à l'encontre des mineurs d'abord et de leurs parents ensuite.


Pour plus de renseignements, consultez le site alephfrance.com

#441 De: Kornobis Jean-Paul <jpkornobis@...>
Date: Jeudi 13. Mars 2003  7:11
Sujet: [Le Monde] : Marcela Iacub, unique en son genre
jpkornobis@...
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Le Monde

Cet article du Monde
vous est envoyé par Kornobis Jean-Paul (jpkornobis@...).

Listes aleph,
Marcel Iacub participera au 4ème colloque d'ALEPH ce samedi 15 mars au Musée des Beaux-Arts de Tourcoing




Marcela Iacub, unique en son genre
Lundi 10 mars 2003
(LE MONDE)

Rejetant le féminisme français "maternaliste", qui ne voit dans la femme, selon elle, qu'une victime ou une génitrice, la juriste dénigre les lois sur la parité ou le harcèlement sexuel.

C'est une féministe maudite par nombre de féministes. Naïve pour les unes, dangereuse hérétique pour les autres. Marcela Iacub dénigre les lois sur la parité et sur le harcèlement sexuel, Ségolène Royal et sa glorification de la natalité ; elle aime les prostituées qui défendent leur métier, les récits de "partouze" de Catherine Millet, les mères porteuses ou les papas gays. Dans son dernier livre, Qu'avez-vous fait de la libération sexuelle ?(Flammarion, 2002), petit conte philosophique, elle moque des féministes qu'elle estime fanées et égarées. Marcela Iacub affirme : "Le féminisme français s'est compromis, perdu. Il ne rend plus service aux femmes. Au contraire, il les victimise et les enferme dans leurs spécificités."

Ce jour-là, elle porte une seule boucle d'oreille, comme pour mieux cultiver son élégante excentricité. Le maquillage très noir de ses yeux, sa frange, sa coupe courte, un peu garçonne, lui donnent des airs de Louise Brooks, actrice célèbre pour ses extravagances sexuelles, ce qui lui valut d'être la bête noire des censeurs dans l'Amérique des années 1930. A Paris, Marcela Iacub habite à côté d'un petit hôtel, sur l'un de ces boulevards qui encerclent la capitale et servent de champ de bataille à des milliers de prostituées. Du fond de son appartement, une perruche s'envole et pose ses griffes sur la table du salon. Un homme entre et sourit, silencieux, sert le café. Rôles inversés. Marcela Iacub aime bousculer l'ordre ménager.

Chercheuse au CNRS, juriste spécialisée dans la bioéthique (le clonage, la procréation médicalement assistée...), elle s'est lancée fin 2002 dans le débat public sur la prostitution. Elle ne supportait plus les "conneries" des abolitionnistes, qui clament que le commerce du sexe est un esclavage dont il faut libérer les femmes. "Celle qui dit "oui" parce qu'elle est payée est libre de ne pas le faire", explique Louise, l'héroïne de Qu'avez-vous fait de la libération sexuelle ? Plutôt que de culpabiliser les prostituées, il faudrait normaliser leur activité. "Les féministes nous ont tannées avec leur slogan selon lequel lorsqu'une femme dit "non", c'est non. Et, entre-temps, les mêmes féministes se sont mises à entamer notre capacité tout aussi importante (...) de dire "oui"", regrette Louise. S! i les prostituées consentent, laissons-les consentir !

"Le pire ennemi des femmes, c'est l'enfant, c'est la famille, affirme Marcela Iacub. La maternité précarise. Les femmes sacrifient leur destin personnel à la reproduction de la société." Si elles se contentent d'exiger des compensations, comme la parité en politique ou des avantages particuliers dans les entreprises, elles acceptent de facto le rôle qu'on leur attribue et entérinent l'ordre social inégalitaire. Voilà pourtant le féminisme à la française, "féminisme maternaliste", "féminisme de la victime". Marcela Iacub rêve d'un militantisme plus extrême, plus subversif, qui débarrasserait ses concitoyennes de l'estampille "Génitrice".

EXTERNALISER LA GROSSESSE

Alors, elle ébauche la revendication d'un "droit des femmes à se passer de leur corps pour procréer". Dans Le crime était presque sexuel (Epel, 2002), elle évoque "l'ectogenèse, cette technique -qui- consiste à externaliser la grossesse du corps humain", pour mieux la mener en milieu artificiel. Dans les dernières pages de Qu'avez-vous fait de la libération sexuelle ?, elle décrit avec humour une "machine à faire la vie", robot aux allures de "petit lave-linge", substitut d'utérus capable d'assurer le développement d'un fœtus. Un nouvel outil de libération des femmes, plus radical que la pilule.

A 39 ans, Marcela Iacub n'est pas maman et "pense ne jamais le devenir" : "C'est tout un univers que je n'expérimenterai pas, c'est vrai. Mais, après tout, il y a aussi des gens qui ne voient jamais la mer. J'y gagne de l'autonomie, du temps, l'opportunité d'exister davantage par ce que j'écris ; je suis acculée à créer." A 12 ans, elle avait déjà décidé qu'elle n'aurait jamais d'enfant.

Son accent trahit des origines sud-américaines, une naissance à Buenos Aires. Fille d'un avocat, elle pousse les portes de l'université avec deux ans d'avance, poursuivant de brillantes études de droit. A 21 ans, cadette du barreau de la capitale argentine, elle défend les syndicats de travailleurs des compagnies aériennes, rédige leurs conventions collectives et défend les victimes d'accidents du travail.

Elle reste étanche aux quelques réflexions machistes qu'elle essuie. Sa mère ? "Une femme d'affaires, qui travaillait beaucoup et pouvait payer des gens pour garder ses enfants." En 1989, elle décroche une bourse et quitte Buenos Aires pour Paris : "J'avais 12 ans quand la dictature militaire est arrivée au pouvoir en Argentine. Je me suis réveillée à la vie politique avec la censure, la violence, les tortures. J'ai vu mes parents brûler leur bibliothèque. Je m'étais juré de ne pas rester."

Entre les Etats-Unis et la France, elle choisit le pays "le plus civilisé", mais aussi "le plus conservateur". Chez les Américains, elle admire un certain féminisme, "plus libéral, qui a compris que la condition des femmes n'était pas liée à la problématique sexuelle, mais familiale. Qui considère que le congé de maternité ne doit pas durer plus de quelques semaines, sinon les femmes sont victimisées. Aux Etats-Unis, la procréation médicalement assistée est aussi beaucoup plus accessible, ce qui permet aux gens, notamment aux homosexuels, de bricoler un peu leur famille comme ils l'entendent".

Marcela Iacub défend l'homoparentalité, la possibilité pour les couples gays ou lesbiens d'adopter un enfant. "Les psychologues racontent des horreurs sur les rôles d'un père et d'une mère, soi-disant distincts et prédéfinis. Ces discours ne sont que des évangiles de bourreaux, conçus pour enfermer les mères dans une case, pour mieux dresser les femmes à l'esclavage. Les deux parents devraient jouer le même rôle."

Elle pousse encore plus loin la démonstration : "Il faut en terminer avec les hommes et les femmes, il faut que le genre devienne une expression esthétique, comme un parfum." Lorsqu'on demande à Marcela Iacub si elle goûte la provocation, elle répond innocemment qu'elle "ne cherche pas à choquer": "D'ailleurs, dans mes ouvrages, j'ai plutôt tendance à m'autocensurer."

Mathilde Mathieu


Biographie

1964
Naissance en Argentine.

1989
Arrivée en France.

2002
Publie "Qu'avez-vous fait de la révolution sexuelle ?"

2003
"Le Crime était presque sexuel et autres essais de casuistique juridique" sort en poche.




*Droits de reproduction et de diffusion réservés; © Le Monde 2002
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#442 De: Marie Rose Moro <marie-rose.moro@...>
Date: Vendredi 14. Mars 2003  14:55
Sujet: Colloque
marie-rose.moro@...
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Le Colloque Educations sentimentales, organisé par la revue L'autre,
cliniques, cultures, et sociétés se tiendra à Aix-en-Provence les 16 et
17 mai 2003.

Comment vit-on, exprime t-on, se représente t-on les sentiments et tout
particulièrement les sentiments amoureux et leurs avatars, ici et
ailleurs, hier et aujourd’hui ? Quelles conséquences pour comprendre et
soigner les enfants, les adolescents, les couples et les nouvelles
familles d’aujourd’hui ?

L’autre a invité des cliniciens, des anthropologues, des philosophes,
des spécialistes de l’art, des
historiens... et des artistes. Plus de trente communications sont
prévues, de même que des expositions, projections de films, concerts...

Vous trouverez sur notre site :

http://monsite.wanadoo.fr/l.autre_colloque/

toutes les informations concernant cet événement : programme détaillé
des interventions, modalités d'inscription, d'hébergement à Aix, visite
virtuelle des deux lieux dans lesquels se tiendra le colloque, etc.
N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations !

Nous espérons vous retrouver à Aix,

trés cordialement,

La Rédaction.

MERCI DE DIFFUSER CE MAIL A VOS CONTACTS QUI POURRAIENT ETRE INTERESSES
!

Revue L'autre : http://monsite.wanadoo.fr/l.autre/


--
Prof. Marie Rose MORO

Voulez-vous jeter un coup d'oeil à notre site internet ?
Would you like to have a quick look at our internet site?
http://monsite.wanadoo.fr/l.autre/

#443 De: <legapari@...>
Date: Lundi 17. Mars 2003  9:27
Sujet: Stage Collège clinique de Paris (Juin 2003)
legapari@...
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----------
De : "Utilisateur1" <collegeclinique-paris@...>
Date : Thu, 13 Mar 2003 15:29:50 +0100
À : <reseau-des-forums@...>
Objet : [reseau-des-forums]  Stage Collège clinique de Paris (Juin 2003)



Questions cliniques posées par la filiation
Stage du College clinique de Paris

Mercredi 11 juin — LA CONFIGURATION ŒDIPIENNE

Sous la direction de Colette Chouraqui-Sepel, psychiatre, psychanalyste.

9h30-10h : Présentation générale du thème, Colette Chouraqui-Sepel
10h-11h15 : Luis Izcovich, Le père de Freud à Lacan
11h15-12h30 : Olivia Dauverchain, La main passe
14h-15h30 : Marc Strauss, Les pères
15h30-17h : Patricia Dahan, Comme un Surmoi

Jeudi 12 juin — DE LA DIFFICULTE D’ETRE PARENT
Sous la direction de Sol Aparicio, psychanalyste

9h30-11h : Patrick Barillot, Parents d'enfant psychotique
11h-12h30 : Claire Harmand, Parents : fonctions impossibles ?
14h-15h30 : Anne Lopez, Ce que les (parents taisent)
15h30-17h : Claire Christien-Prouet, Nécessaire séduction ?

Vendredi 13 juin — ETRE L’ENFANT DE…
Sous la direction d’Agnès Metton, psychiatre, chef de service à l’hôpital Erasme d’Antony, psychanalyste.

9h30-10h30 : Didier Grais, Entre une mère et un fils : un amour… ou pas
10h30-11h30 : Ramon Menéndez, La filiation à ciel ouvert
11h30-12h30 : Josée Mattei, D’où je viens…
14h-15h30 : Guy Clastres, Le père comme partenaire de l’hystérique
15h30-17h : Pour conclure, Colette Chouraqui-Sepel, Sol Aparicio, Agnès Metton



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#444 De: "Franz Kaltenbeck" <franz.kaltenbeck@...>
Date: Dimanche 16. Mars 2003  16:53
Sujet: TR: TR: Ethique et psychanalyse. Séminaire de l'A.L.E.P.H. à Paris
franz.kaltenbeck@...
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Ethique et psychanalyse
Séminaire de l'A.L.E.E.P.H. à Paris
 
animé par Franz Kaltenbeck, Sadi Lakhdari, Sophie Mendelsohn et Geneviève Morel.
 
Tous les troisièmes mardis du mois, sauf vacances scolaires et jours de fête, au 95 rue de Rennes, 75006 Paris, 5è étage gauche.
 
Prochaine réunion :  Mardi, 18 mars 2003 , à 21h15 :
 
 La pensée de la relation psychanalytique chez le dernier Foucault, par Laurent Jeanpierre 
  
"Le theme de la parrhesia chez le "dernier" Foucault"
 
On terminera ici de presenter brievement l'oeuvre du "dernier" Foucault a travers ses cours du College de France et ses interventions des annees 1982-1984 ou se fait jour, avec et a cote de l'histoire de la sexualite, le projet d'une genealogie des rapports entre sujet et verite. Le theme de la parrhesia -- le franc-parler antique --, envisage d'Euripide a la naissance du christianisme, permet a Michel Foucault de proposer une typologie historique des discours de verite et des rapports a soi et de reprendre la problematique qui traverse toute son oeuvre, celle des rapports entre savoirs et pouvoirs. On se demandera s'il est possible de situer la relation psychanalytique -- et comment -- a partir de cette histoire longue des pratiques de soi ou se dessine une "nouvelle ethique (...) du rapport verbal avec l'Autre".
 
 
Le séminaire étudiera ensuite, et pour le reste de l'année
Kant avec Sade de Jacques Lacan (Ecrits, Seuil, 1966).
 
Pour y participer, s'inscrire par mail, par courrier, ou par téléphone auprès de Franz Kaltenbeck (tel : 01 45 48 12 51).
 
                                                                                                Ethique et psychanalyse
 
Entre 1954 et 1964 Lacan a proposé deux théories de la pulsion freudienne, un concept resté fermé à la plupart des psychanalystes.
Son travail sur ce concept culmine avec le séminaire L'Ethique de la Psychanalyse (1959-1960) et son écrit "Kant avec Sade" (1963), deux textes qui exercent toujours leur influence sur ceux qui essaient de penser, de trans-mettre ou de critiquer la psychanalyse.
Contrairement à ce que font croire certaines écoles lacaniennes, Lacan n'était pas seul quand il essayait d'accorder sa thèse de l'inconscient, "structuré comme un langage", au concept de la pulsion de mort, indocile aux lois du signifiant. Michel Foucault, Gilles Deleuze et maints autres auteurs se tenaient au courant de ses élaborations. Et de quelle manière ! Les échanges souvent critiques entre la psychanalyse et la philosophie, mais aussi la littérature étaient souvent autant voire plus
créatifs que la production analytique elle-même. Seuls les analystes qui prennent la mesure de ces débordements nécessaires de la psychanalyse vers la pensée,
l'art, la culture et la politique sont à même de transmettre leur savoir d'une façon lisible à notre époque.
De 1999 à 2002, quatre collègues et moi-même avons organisé un séminaire à Paris sur la transmission de la psychanalyse ("Dits et contrefaits : la transmission de la psychanalyse"). Nous avons également enseigné la clinique dans le cadre d'une association pour la formation permanente. Un certain nombre de personnes ont regretté la suspension de ces deux activités.
Or, suspension n'est pas arrêt. "Savoirs et clinique" poursuit ses enseignements à Lille et produit, en collaboration avec l'ALEPH (l'Association pour l'étude de la psychanalyse et de son histoire) une revue, Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse dont le second numéro sortira en mars 2003.
Et le séminaire continue depuis la rentrée avec une équipe renouvellée. Vu l'interêt de ses recherches, j'ai demandé à mes collègues de l'ouvrir à celles et à ceux qui veulent bien s'y inscrire.
 
Franz Kaltenbeck



#445 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Dimanche 16. Mars 2003  15:13
Sujet: Ethique et psychanalyse. Séminaire de l'A.L.E.P.H. à Paris
g.morel-kaltenback@...
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Ethique et psychanalyse
Séminaire de l'A.L.E.E.P.H. à Paris
 
animé par Franz Kaltenbeck, Sadi Lakhdari, Sophie Mendelsohn et Geneviève Morel.
 
Tous les troisièmes mardis du mois, sauf vacances scolaires et jours de fête, au 95 rue de Rennes, 75006 Paris, 5è étage gauche.
 
Prochaine réunion :  Mardi 18 mars 2003 , à 21h15 :
 
 La pensée de la relation psychanalytique chez le dernier Foucault, par Laurent Jeanpierre 
  
"Le theme de la parrhesia chez le "dernier" Foucault"
 
On terminera ici de presenter brievement l'oeuvre du "dernier" Foucault a travers ses cours du College de France et ses interventions des annees 1982-1984 ou se fait jour, avec et a cote de l'histoire de la sexualite, le projet d'une genealogie des rapports entre sujet et verite. Le theme de la parrhesia -- le franc-parler antique --, envisage d'Euripide a la naissance du christianisme, permet a Michel Foucault de proposer une typologie historique des discours de verite et des rapports a soi et de reprendre la problematique qui traverse toute son oeuvre, celle des rapports entre savoirs et pouvoirs. On se demandera s'il est possible de situer la relation psychanalytique -- et comment -- a partir de cette histoire longue des pratiques de soi ou se dessine une "nouvelle ethique (...) du rapport verbal avec l'Autre".
 
 
Le séminaire étudiera ensuite, et pour le reste de l'année
Kant avec Sade de Jacques Lacan (Ecrits, Seuil, 1966).
 
Pour y participer, s'inscrire par mail, par courrier, ou par téléphone auprès de Franz Kaltenbeck (tel : 01 45 48 12 51).
 
                                                                                                Ethique et psychanalyse
 
Entre 1954 et 1964 Lacan a proposé deux théories de la pulsion freudienne, un concept resté fermé à la plupart des psychanalystes.
Son travail sur ce concept culmine avec le séminaire L'Ethique de la Psychanalyse (1959-1960) et son écrit "Kant avec Sade" (1963), deux textes qui exercent toujours leur influence sur ceux qui essaient de penser, de trans-mettre ou de critiquer la psychanalyse.
Contrairement à ce que font croire certaines écoles lacaniennes, Lacan n'était pas seul quand il essayait d'accorder sa thèse de l'inconscient, "structuré comme un langage", au concept de la pulsion de mort, indocile aux lois du signifiant. Michel Foucault, Gilles Deleuze et maints autres auteurs se tenaient au courant de ses élaborations. Et de quelle manière ! Les échanges souvent critiques entre la psychanalyse et la philosophie, mais aussi la littérature étaient souvent autant voire plus
créatifs que la production analytique elle-même. Seuls les analystes qui prennent la mesure de ces débordements nécessaires de la psychanalyse vers la pensée,
l'art, la culture et la politique sont à même de transmettre leur savoir d'une façon lisible à notre époque.
De 1999 à 2002, quatre collègues et moi-même avons organisé un séminaire à Paris sur la transmission de la psychanalyse ("Dits et contrefaits : la transmission de la psychanalyse"). Nous avons également enseigné la clinique dans le cadre d'une association pour la formation permanente. Un certain nombre de personnes ont regretté la suspension de ces deux activités.
Or, suspension n'est pas arrêt. "Savoirs et clinique" poursuit ses enseignements à Lille et produit, en collaboration avec l'ALEPH (l'Association pour l'étude de la psychanalyse et de son histoire) une revue, Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse dont le second numéro sortira en mars 2003.
Et le séminaire continue depuis la rentrée avec une équipe renouvellée. Vu l'interêt de ses recherches, j'ai demandé à mes collègues de l'ouvrir à celles et à ceux qui veulent bien s'y inscrire.
 
Franz Kaltenbeck


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#446 De: "Francois Morel" <francois.morel@...>
Date: Mardi 18. Mars 2003  6:14
Sujet: Moderateur : pour se desisncrire ecrire à dire-unsubscribe@yahoogroups.com
francoismorelfr
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Pour se desinscrire de la liste, il suffit simplement d'envoyer un mail (vide) à l'adresse suivante :
 
 
La desisncription est alors immédiate.
 
Bien à vous.
 
François Morel

#447 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Jeudi 27. Mars 2003  7:19
Sujet: ZIZEK ON THE IRAQ WAR
g.morel-kaltenback@...
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> > THE IRAQ WAR: WHERE IS THE TRUE DANGER?
> > by Slavoj Zizek
> >
> > We all remember the old joke about the borrowed kettle which Freud
> > quotes in order to render the strange logic of dreams, namely the
> > enumeration of mutually exclusive answers to a reproach (that I
> > returned to a friend a broken kettle): (1) I never borrowed a
> > kettle from you; (2) I returned it to you unbroken; (3) the kettle
> > was already broken when I got it from you. For Freud, such an
> > enumeration of inconsistent arguments of course confirms per
> > negationem what it endeavors to deny - that I returned you a
> > broken kettle... Do we not encounter the same inconsistency when
> > high US officials try to justify the attack on Iraq? (1) There is
> > a link between Saddam's regime and al-Qaeda, so Saddam should be
> > punished as part of the revenge for 9/11; (2) even if there was no
> > link between Iraqi regime and al Qaeda, they are united in their
> > hatred of the US - Saddam's regime is a really bad one, a threat
> > not only to the US, but also to its neighbors, and we should
> > liberate the Iraqi people; (3) the change of regime in Iraq will
> > create the conditions for the resolution of the
> > Israeli-Palestinian conflict. The problem is that there are TOO
> > MANY reasons for the attack... Furthermore, one is almost tempted
> > to claim that, within the space of this reference to the Freudian
> > logic of dreams, the Iraqi oil supplies function as the famous
> > "umbilical cord" of the US justification(s) - almost tempted,
> > since it would perhaps be more reasonable to claim that there are
> > also three REAL reasons for the attack: (1) the control of the
> > Iraqi oil reserves; (2) the urge to brutally assert and signal the
> > unconditional US hegemony; (3) the "sincere" ideological belief
> > that the US are bringing to other nations democracy and
> > prosperity. And it seems as if these three "real" reasons are the
> > "truth" of the three official reasons: (1) is the truth of the
> > urge to liberate Iraqis; (2) is the truth of the claim the attack
> > on Iraq will help to resolve the Middle East conflict; (3) is the
> > truth of the claim that there is a lthey really
> > care about how the Iraqi people feel?
> >
> > One can make even a more general point here: what about pro-Castro
> > Western Leftists who despise what Cubans themselves call "gusanos
> > /worms/," those who emigrated - but, with all sympathy for the
> > Cuban revolution, what right does a typical middle class Western
> > Leftist have to despise a Cuban who decided to leave Cuba not only
> > because of political disenchantment, but also because of poverty
> > which goes up to simple hunger? In the same vein, I myself
> > remember from the early 1990s dozens of Western Leftists who
> > proudly threw in my face how for them, Yugoslavia still exists,
> > and reproached me for betraying the unique chance of maintaining
> > Yugoslavia - to which I always answered that I am not yet ready to
> > lead my life so that it will not disappoint Western Leftist
> > dreams... There are effectively few things more worthy of
> > contempt, few attitudes more ideological (if this word has any
> > meaning today, it should be applied here) than a tenured Western
> > academic Leftist arrogantly dismissing (or, even worse,
> > "understanding" in a patronizing way) an Eastern European from a
> > Communist country who longs for Western liberal democracy and some
> > consumerist goods... However, it is all too easy to slip from this
> > fact to the notion that "under their skin, Iraqis are also like
> > us, and really want the same as we do." The old story will repeat
> > itself: America brings to the people new hope and democracy, but,
> > instead of hailing the US army, the ungrateful people do want it,
> > they suspect a gift in the gift, and America then reacts as a
> > child with hurt feelings because of the ingratitude of those it
> > selflessly helped.
> > The underlying presupposition is the old one: under our skin, if
> > we scratch the surface, we are all Americans, that is our true
> > desire - so all is needed is just to give people a chance,
> > liberate them from their imposed constraints, and they will join
> > us in our ideological dream... No wonder that, in February 2003,
> > an American representative used the word "capitalist revolution"
> > to describe what Americans are now doing: exporting their
> > revolution all around the world. No wonder they moved from
> > "containing" the enemy to a more aggressive stance. It is the US
> > which is now, as the defunct USSR was decades ago, the subversive
> > agent of a world revolution. When Bush recently said "Freedom is
> > not America's gift to other nations, it is god's gift to
> > humanity," this apparent modesty nonetheless, in the best
> > totalitarian fashion, conceals its opposite: yes, BUT it is
> > nonetheless the US which perceives itself as the chosen instrument
> > of distributing this gift to all the nations of the world!
> >
> > The idea to "repeat Japan in 1945," to bring democracy to Iraq,
> > which will then serve as model for the entire Arab world, enabling
> > people to get rid of the corrupt regimes, immediately faces an
> > insurmountable obstacle: what about Saudi Arabia where it is in
> > the vital US interest that the country does NOT turn into
> > democracy? The result of democracy in Saudi Arabia would have been
> > either the repetition of Iran in 1953 (a populist regime with an
> > anti-imperialist twist) or of Algeria a couple of years ago, when
> > the "fundamentalists" WON the free elections.
> > There is nonetheless a grain of truth in Rumsfeld's ironic pun
> > against the "old Europe." The French-German united stand against
> > the US policy apropos Iraq should be read against the background
> > of the French-German summit a month ago in which Chirac and
> > Schroeder basically proposed a kind of dual Franco-German hegemony
> > over the European Community. So no wonder that anti-Americanism is
> > at its strongest in "big" European nations, especially France and
> > Germany: it is part of their resistance to globalization. One
> > the best
> > totalitarian fashion, conceals its opposite: yes, BUT it is
> > nonetheless the US which perceives itself as the chosen instrument
> > of distributing this gift to all the nations of the world!
> >
> > The idea to "repeat Japan in 1945," to bring democracy to Iraq,
> > which will then serve as model for the entire Arab world, enabling
> > people to get rid of the corrupt regimes, immediately faces an
> > insurmountable obstacle: what about Saudi Arabia where it is in
> > the vital US interest that the country does NOT turn into
> > democracy? The result of democracy in Saudi Arabia would have been
> > either the repetition of Iran in 1953 (a populist regime with an
> > anti-imperialist twist) or of Algeria a couple of years ago, when
> > the "fundamentalists" WON the free elections.
> > There is nonetheless a grain of truth in Rumsfeld's ironic pun
> > against the "old Europe." The French-German united stand against
> > the US policy apropos Iraq should be read against the background
> > of the French-German summit a month ago in which Chirac and
> > Schroeder basically proposed a kind of dual Franco-German hegemony
> > over the European Community. So no wonder that anti-Americanism is
> > at its strongest in "big" European nations, especially France and
> > Germany: it is part of their resistance to globalization. One
> > often hears the complaint that the recent trend of globalization
> > threatens the sovereignty of the Nation-States; here, however, one
> > should qualify this statement: WHICH states are most exposed to
> > this threat? It is not the small states, but the second-rate
> > (ex-)world powers, countries like United Kingdom, Germany and
> > France: what they fear is that, once fully immersed in the newly
> > emerging global Empire, they will be reduced at the same level as,
> > say, Austria, Belgium or even Luxembourg. The refusal of
> > "Americanization" in France, shared by many Leftists and Rightist
> > nationalists, is thus ultimately the refusal to accept the fact
> > that France itself is losing its hegemonic role in Europe. The
> > leveling of weight between larger and smaller Nation-States should
> > thus be counted among the beneficial effects of globalization:
> > beneath the contemptuous deriding of the new Eastern European
> > post-Communist states, it is easy to discern the contours of the
> > wounded Narcissism of the European "great nations." And this
> > great-state-nationalism is not just a feature external to the
> > (failure of) the present opposition; it affects the very way
> > France and Germany articulated this opposition. Instead of doing,
> > even more actively, precisely what Americans are doing -
> > MOBILIZING the "new European" states on their own
> > politico-military platform, ORGANIZING the common new front -,
> > France and Germany arrogantly acted alone.
> > In the recent French resistance against the war on Iraq, there
> > definitely is a clear echo of the "old decadent" Europe: escape
> > the problem by non-acting, by new resolutions upon resolutions -
> > all this reminiscent of the inactivity of the League of Nations
> > against Germany in the 1930s. And the pacifist call "let the
> > inspectors do their work" clearly IS hypocritical: they are only
> > allowed to do the work because there is a credible threat of
> > military intervention. Not to mention the French neocolonialism in
> > Africa (from Congo-Brazzaville to the dark French role in the
> > Rwanda crisis and massacres)? And about the French role in the
> > Bosnian war? Furthermore, as it was made clear a couple of months
> > ago, is it not clear that France and Germany worry about their own
> > hegemony in Europe?
> >
> > Is the war on Iraq not the moment of truth when the "official"
> > political distinctions are blurred? Generally, we live in a
> > topsy-turvy world in which Republicans freely spend money,
> > creating record budget deficits, while Democrats practice budget
> > balance; in which Republicans, who thunder against big government
> > and preach devolution of power to states and local communities,
> > are in the process of creating the strongest state mechanism of
> > control in the entire history of humanity. And the same applies to
> > post-Communist countries. Symptomatic is here the case of Poland:
> > the most ardent supporter of the US politics in Poland is the
> > ex-Communist president Kwasniewski (who is even mentioned as the
> > future secretary of NATO, after George Robertson), while the main
> > opposition to the participation of Poland in the anti-Iraq
> > coalition comes from the Rightist parties. Towards the end of
> > January 2003, the Polish bishops also demanded from the government
> > that it should add to the contract which regulates the membership
> > of Poland in the EU a special paragraph guaranteeing that Poland
> > will "retain the right to keep its fundamental values as they are
> > formulated in its constitution" - by which, of course, are meant
> > the prohibition of abortion, of euthanasia and of the same-sex
> > marriages.
> >
> > The very ex-Communist countries which are the most ardent
> > supporters of the US "war on terror" deeply worry that their
> > cultural identity, their very survival as nations, is threatened
> > by the onslaught of cultural "americanization" as the price for
> > the immersion into global capitalism - we thus witness the paradox
> > of pro-Bushist anti-Americanism. In Slovenia, my own country,
> > there is a similar inconsistency: the Rightist nationalist
> > reproach the ruling Center-Left coalition that, although it is
> > publicly for joining NATO and supporting the US anti-terrorist
> > campaign, it is secretly sabotaging it, participating in it for
> > opportunist reasons, not out of conviction. At the same time,
> > however, it is reproaching the ruling coalition that it wants to
> > undermine Slovene national identity by advocating full Slovene
> > integration into the Westernized global capitalism and thus
> > drowning Slovenes into contemporary Americanized pop-culture. The
> > idea is that the ruling coalition sustains pop culture, stupid TV
> > amusement, mindless consumption, etc., in order to turn Slovenes
> > into an easily manipulated crowd unable of serious reflection and
> > firm ethical posture... In short, the underlying motif is that the
> > ruling coalition stands for the "liberal-Communist plot" :
> > ruthless unconstrained immersion in global capitalism is perceived
> > as the latest dark plot of ex-Communists enabling them to retain
> > their secret hold on power.
> > The almost tragic misunderstanding is that the nationalists, on
> > the one hand, unconditionally support NATO (under the US command),
> > reproaching the ruling coalition with secretly supporting
> > antiglobalists and anti-American pacifists, while, on the other
> > hand, they worry about the fate of Slovene identity in the process
> > of globalization, claiming that the ruling coalition wants to
> > throw Slovenia into the global whirlpool, not worrying about the
> > Slovene national identity. Ironically, the new emerging
> > socio-ideological order these nationalist conservatives are
> > bemoaning reads like the old New Left description of the
> > "repressive tolerance" and capitalist freedom as the mode of
> > appearance of unfreedom. Here, the example of Italy is crucial,
> > with Berlusconi as prime minister: the staunchest supporter of the
> > US AND the agent of the TV-idiotizing of the public opinion,
> > turning politics into a media show and running a large
> > advertisement and media company.
> >
> > Where, then, do we stand with reasons pro et contra? Abstract
> > pacifism is intellectually stupid and morally wrong - one has to
> > stand up against a threat. Of course the fall of Saddam would have
> > been a relief to a large majority of the Iraqi people. Even more,
> > of course the militant Islam is a horrifying anti-feminist etc.
> > ideology. Of course there is something of a hypocrisy in all the
> > reasons against: the revolt should come from Iraqi people
> > themselves; we should not impose our values on them; war is never
> > a solution; etc. BUT, although all this is true, the attack is
> > wrong - it is WHO DOES IT that makes it wrong. The reproach is:
> > WHO ARE YOU TO DO THIS? It is not war or peace, it is the correct
> > "gut feeling" that there is something terribly wrong with THIS
> > war, that something will irretrievably change with it.
> > One of Jacques Lacan's outrageous statements is that, even if what
> > a jealous husband claims about his wife (that she sleeps around
> > with other men) is all true, his jealousy is still pathological;
> > along the same lines, one could say that, even of most of the Nazi
> > claims about the Jews were true (they exploit Germans, they seduce
> > German girls...), their anti-Semitism would still be (and was)
> > pathological - because it represses the true reason WHY the Nazis
> > NEEDED anti-Semitism in order to sustain their ideological
> > position. And the same should be said today, apropos of the US
> > claim "Saddam has weapons of mass destruction!" - even if this
> > claim is true (and it probably is, at least to some degree), it is
> > still false with regard to the position from which it is
> > enunciated.
> >
> > Everyone fears the catastrophic outcome of the US attack on Iraq:
> > an ecological catastrophe of gigantic proportions, high US
> > casualties, a terrorist attack in the West... In this way, we
> > already accept the US standpoint - and it is easy to imagine how,
> > if the war will be over soon, in a kind of repetition of the 1990
> > Gulf War, if Saddam's regime will disintegrate fast, there will be
> > a universal sigh of relief even among many present critics of the
> > US policy. One is even tempted to consider the hypothesis that the
> > US are on purpose fomenting this fear of an impending catastrophe,
> > counting on the universal relief when the catastrophe will NOT
> > occur... This, however, is arguably the greatest true danger. That
> > is to say, one should gather the courage to proclaim the opposite:
> > perhaps, the bad military turn for the US would be the best thing
> > that can happen, a sobering piece of bad news which would compel
> > all the participants to rethink their position.
> >
> > On 9/11 2001, the Twin Towers were hit; twelve years earlier, on
> > 11/9 1989, the Berlin Wall fell. 11/9 announced the "happy 90s,"
> > the Francis Fukuyama dream of the "end of history," the belief
> > that liberal democracy has in principle won, that the search is
> > over, that the advent of a global liberal world community lurks
> > round the corner, that the obstacles to this ultra-Hollywood happy
> > ending are just empirical and contingent, local pockets of
> > resistance where the leaders did not yet grasp that their time is
> > over; in contrast to it, 9/11 is the main symbol of the end of the
> > Clintonite happy 90s, of the forthcoming era in which new walls
> > are emerging everywhere, between Israel and the West Bank, around
> > the European Union, on the US-Mexican border. The prospect of a
> > new global crisis is looming: economic collapses, military and
> > other catastrophes, emergency states...
> >
> > And when politicians start to directly justify their decisions in
> > ethical terms, one can be sure that ethics is mobilized to cover
> > up such dark threatening horizons. It is the very inflation of
> > abstract ethical rhetorics in George W. Bush's recent public
> > statements (of the "Does the world have the courage to act against
> > the Evil or not?" type) which manifests the utter ETHICAL misery
> > of the US position - the function of ethical reference is here
> > purely mystifying, it merely serves to mask the true political
> > stakes, which are not difficult to discern. In their recent The
> > War Over Iraq, William Kristol and Lawrence F. Kaplan wrote: "The
> > mission begins in Baghdad, but it does not end there. /.../ We
> > stand at the cusp of a new historical era. /.../ This is a
> > decisive moment. /.../ It is so clearly about more than Iraq. It
> > is about more even than the future of the Middle East and the war
> > on terror. It is about what sort of role the United States intends
> > to play in the twenty-first century." One cannot but agree with
> > it: it is effectively the future of international community which
> > is at stake now - the new rules which will regulate it, what the
> > new world order will be. What is going on now is the next logical
> > step of the US dismissal of the Hague court.
> >
> > The first permanent global war crimes court started to work on
> > July 1, 2002 in The Hague, with the power to tackle genocide,
> > crimes against humanity and war crimes. Anyone, from a head of
> > state to an ordinary citizen, will be liable to ICC prosecution
> > for human rights violations, including systematic murder, torture,
> > rape and sexual slavery, or, as Kofi Annan put it: "There must be
> > a recognition that we are all members of one human family. We have
> > to create new institutions. This is one of them. This is another
> > step forward in humanity's slow march toward civilization."
> > However, while human rights groups have hailed the court's
> > creation as the biggest milestone for international justice since
> > top Nazis were tried by an international military tribunal in
> > Nuremberg after World War Two, the court faces stiff opposition
> >  from the United States, Russia and China. The United States says
> > the court would infringe on national sovereignty and could lead to
> > politically motivated prosecutions of its officials or soldiers
> > working outside U.S. borders, and the U.S. Congress is even
> > weighing legislation authorizing U.S. forces to invade The Hague
> > where the court will be based, in the event prosecutors grab a
> > U.S. national. The noteworthy paradox here is that the US thus
> > rejected the jurisdiction of a tribunal which was constituted with
> > the full support (and votes) of the US themselves! Why, then,
> > should Milosevic, who now sits in the Hague, not be given the
> > right to claim that, since the US reject the legality of the
> > international jurisdiction of the Hague tribunal, the same
> > argumentation should hold also for him? And the same goes for
> > Croatia: the US are now exerting tremendous pressure onto the
> > Croat government to deliver to the Hague court a couple of its
> > generals accused of war crimes during the struggles in Bosnia -
> > the reaction is, of course, how can they ask this of US when THEY
> > do not recognize the legitimacy of the Hague court? Or are the US
> > citizens effectively "more equal than others"? If one simply
> > universalizes the underlying principles of the Bush-doctrine, does
> > India not have a full right to attack Pakistan? It does directly
> > support and harbor anti-Indian terror in Kashmir, and it possesses
> > (nuclear) weapons of mass destruction. Not to mention the right of
> > China to attack Taiwan, and so on, with unpredictable
> > consequences...
> > Are we aware that we are in the midst of a "silent revolution," in
> > the course of which the unwritten rules which determine the most
> > elementary international logic are changing? The US scold Gerhardt
> > Schroeder, a democratically elected leader, for maintaining a
> > stance supported by a large majority of the population, plus,
> > according to the polls in the mid-February, around 59% of the US
> > population itself (who oppose strike against Iraq without the UN
> > support). In Turkey, according to opinion polls, 94% of the people
> > are opposed to allowing the US troops' presence for the war
> > against Iraq - where is democracy here? Every old Leftist
> > remembers Marx's reply, in The Communist Manifesto, to the critics
> > who reproached the Communists that they aim at undermining family,
> > property, etc.: it is the capitalist order itself whose economic
> > dynamics is destroying the traditional family order (incidentally,
> > a fact more true today than in Marx's time), as well as
> > expropriating the large majority of the population. In the same
> > vein, is it not that precisely those who pose today as global
> > defenders of democracy are effectively undermining it? In a
> > perverse rhetorical twist, when the pro-war leaders are confronted
> > with the brutal fact that their politics is out of tune with the
> > majority of their population, they take recourse to the
> > commonplace wisdom that "a true leader leads, he does not follow"
> > - and this from leaders otherwise obsessed with opinion polls...
> > The true dangers are the long-term ones. In what resides perhaps
> > the greatest danger of the prospect of the American occupation of
> > Iraq? The present regime in Iraq is ultimately a secular
> > nationalist one, out of touch with the Muslim fundamentalist
> > populism - it is obvious that Saddam only superficially flirts
> > with the pan-Arab Muslim sentiment. As his past clearly
> > demonstrates, he is a pragmatic ruler striving for power, and
> > shifting alliances when it fits his purposes - first against Iran
> > to grab their oil fields, then against Kuwait for the same reason,
> > bringing against himself a pan-Arab coalition allied to the US -
> > what Saddam is not is a fundamentalist obsessed with the "big
> > Satan," ready to blow the world apart just to get him. However,
> > what can emerge as the result of the US occupation is precisely a
> > truly fundamentalist Muslim anti-American movement, directly
> > linked to such movements in other Arab countries or countries with
> > Muslim presence.
> > One can surmise that the US are well aware that the era of Saddam
> > and his non-fundamentalist regime is coming to an end in Iraq, and
> > that the attack on Iraq is probably conceived as a much more
> > radical preemptive strike - not against Saddam, but against the
> > main contender for Saddam's political successor, a truly
> > fundamentalist Islamic regime. Yes in this way, the vicious cycle
> > of the American intervention gets only more complex: the danger is
> > that the very American intervention will contribute to the
> > emergence of what America most fears, a large united anti-American
> > Muslim front. It is the first case of the direct American
> > occupation of a large and key Arab country - how could this not
> > generate universal hatred in reaction? One can already imagine
> > thousands of young people dreaming of becoming suicide bombers,
> > and how that will force the US government to impose a permanent
> > high alert emergency state... However, at this point, one cannot
> > resist a slightly paranoid temptation: what if the people around
> > Bush KNOW this, what if this "collateral damage" is the true aim
> > of the entire operation? What if the TRUE target of the "war on
> > terror" is the American society itself, i.e., the disciplining of
> > its emancipatory excesses?
> > On March 5 2003, on "Buchanan & Press" news show on NBC, they
> > showed on the TV screen the photo of the recently captured Khalid
> > Shakh Mohammed, the "third man of al-Qaeda" - a mean face with
> > moustaches, in an unspecified nightgown prison-dress, half opened
> > and with something like bruises half-discernible (hints that he
> > was already tortured?) -, while Pat Buchanan's fast voice was
> > asking: "Should this man who knows all the names all the detailed
> > plans for the future terrorist attacks on the US, be tortured, so
> > that we get all this out of him?" The horror of it was that the
> > photo, with its details, already suggested the answer - no wonder
> > the response of other commentators and viewers' calls was an
> > overwhelming "Yes!" - which makes one nostalgic of the good old
> > days of the colonial war in Algeria when the torture practiced by
> > the French Army was a dirty secret... Effectively, was this not a
> > pretty close realization of what Orwell imagined in 1984, in his
> > vision of "hate sessions," where the citizens are shown photos of
> > the traitors and supposed to boo and yell at them. And the story
> > goes on: a day later, on another Fox TV show, a commentator
> > claimed that one is allowed to do with this prisoner whatever, not
> > only deprive him of sleep, but break his fingers, etc.etc.,
> > because he is "a piece of human garbage with no rights
> > whatsoever." THIS is the true catastrophe: that such public
> > statements are today possible.
> > We should therefore be very attentive not to fight false battles:
> > the debates on how bad Saddam is, even on how much the war will
> > cost, etc., are false debates. The focus should be on what
> > effectively goes on in our societies, on what kind of society is
> > emerging HERE as the result of the "war on terror." Instead of
> > talking about hidden conspirative agendas, one should shift the
> > focus onto what is going on, onto what kind of changes are taking
> > place here and now. The ultimate result of the war will be a
> > change in OUR political order.
> > The true danger can be best exemplified by the actual role of the
> > populist Right in Europe: to introduce certain topics (the foreign
> > threat, the necessity to limit immigration, etc.) which were then
> > silently taken over not only by the conservative parties, but even
> > by the de facto politics of the "Socialist" governments. Today,
> > the need to "regulate" the status of immigrants, etc., is part of
> > the mainstream consensus: as the story goes, le Pen did address
> > and exploit real problems which bother people. One is almost
> > tempted to say that, if there were no le Pen in France, he should
> > have been invented: he is a perfect person whom one loves to hate,
> > the hatred for whom guarantees the wide liberal "democratic pact,"
> > the pathetic identification with democratic values of tolerance
> > and respect for diversity - however, after shouting "Horrible! How
> > dark and uncivilized! Wholly unacceptable! A threat to our basic
> > democratic values!", the outraged liberals proceed to act like "le
> > Pen with a human face," to do the same thing in a more "civilized"
> > way, along the lines of "But the racist populists are manipulating
> > legitimate worries of ordinary people, so we do have to take some
> > measures!"...
> > We do have here a kind of perverted Hegelian "negation of
> > negation": in a first negation, the populist Right disturbs the
> > aseptic liberal consensus by giving voice to passionate dissent,
> > clearly arguing against the "foreign threat"; in a second
> > negation, the "decent" democratic center, in the very gesture of
> > pathetically rejecting this populist Right, integrates its message
> > in a "civilized" way - in-between, the ENTIRE FIELD of background
> > "unwritten rules" has already changed so much that no one even
> > notices it and everyone is just relieved that the anti-democratic
> > threat is over. And the true danger is that something similar will
> > happen with the "war on terror": "extremists" like John Ashcroft
> > will be discarded, but their legacy will remain, imperceptibly
> > interwoven into the invisible ethical fabric of our societies.
> > Their defeat will be their ultimate triumph: they will no longer
> > be needed, since their message will be incorporated into the
> > mainstream.
> >
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#448 De: "FRANCIS.CAPRON" <francis.capron@...>
Date: Mercredi 26. Mars 2003  17:03
Sujet: argument subjectivus pour Rio, pour avis
francis.capron@...
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                                                                  SUBJECTIVUS
                                                             groupe psychanalytique non institutionnel

                              Argument de travail pour les Etats généraux de la psychanalyse de  Rio  de Janiero - Octobre 2003

                                                                                                                                                                                                          

Par  quel processus la psychanalyse fait-elle appel aux ³ etats généraux² ?


En marge des autres manifestations corporatistes qui de-ci, de-là, se regroupent sous l¹appellation ³   d¹états généraux ³, la lettre de René Major constituant l¹appel aux états généraux de la psychanalyse créait, en son temps, l¹événement. Cet événement alors ne se constituait pas seulement par une réunion internationale de psychanalystes venant du monde entier, ni par la tenue d¹un congrès regroupant des praticiens dont la diversité des obédiences théoriques était remarquable, ni encore par la forme particulière de son organisation et de son déroulement, mais, c¹est ainsi que nous le pensons, par la référence implicite que le mouvement psychanalytique ainsi créé, dans la plus grande des diversités, faisait aux états généraux de 1789 en France.   Certains ont pu d¹ailleurs, et à juste titre, s¹étonner de cette référence, quand on connaît la résistance de Freud à cautionner tout processus s¹affichant comme révolutionnaire et pouvant alors, par ce seul motif, être défini comme un progrès pour l¹humanité.  Pourtant cette référence, sans être explicite, n¹était ni dissimulée, ni réellement justifiée. Elle y était présente de fait, s¹imposant d¹elle-même en toile de fond par l¹iconographie qui s¹affiche dans tous les documents officiels, tout comme elle habille, à ce jour encore, son site internet. Cette référence patente n¹est, en aucun moment, explicitée, analysée, un peu comme si elle allait de soi. C¹est donc justement qu¹elle nous interroge, et ceci d¹autant plus que la seconde version mondiale du dit événement reprend à son compte la formulation « d¹états généraux » alors que ceux-ci, cette fois, se déroulent au Brésil.

  Seule, en juillet 2000, et à notre connaissance, l¹intervention à la Sorbonne de Jacques Derrida venait faire référence, de manière solennelle, explicite et souveraine, aux états généraux de 1789 1 . L¹argument de cette référence venait interroger, de la manière la plus juste, les concepts de souveraineté, de cruauté et de résistance, concepts qui, dans l¹après-coup de l¹Histoire, peuvent être lus comme ayant servi de trame au processus révolutionnaire, mais pouvant également, et à eux seuls, guider et orienter le fondamental de la réflexion psychanalytique. Par cette intervention publique le lien était fait, et à plusieurs niveaux, entre le
cheminement personnel de la pensée de René Major, hospitalier et vigilant qu¹il est depuis toujours, d¹une part à la « vitalité » de la pensée de Freud dans l¹élaboration psychanalytique, et d¹autre part à l¹analyse de la
démarche révolutionnaire qui en convoquant « les états généraux » voulait, tout à la fois, abolir les privilèges, et constituer une république des talents. Ce qui se dégageait donc comme ³Souveraineté ³ affirmée  n¹était donc pas  l¹auteur de l¹appel aux états généraux ni l¹assemblée réunie y ayant répondu, ni encore moins la présence  de Jacques Derrida dans son intervention à caractère solennel, mais bel et bien ³ la ² psychanalyse en tant que telle qui, réunion faite de ³ ses états d¹âme ² avait en la circonstance la possibilité historique d¹affirmer, après un siècle d¹existence, ³sa majorité² donc sa liberté de penser et d¹associer librementŠ sans alibi.

 L¹entreprise ainsi posée n¹en révélait pas moins quelques pièges dans lesquels certains se sont engouffrés. À méconnaître dans l¹Histoire que l¹entreprise de la toute jeune assemblée constituante était de promouvoir des talents par l¹abolition des privilèges, donc d'établir une laïcisation de l¹aristocratie   
( aristokratia: gouvernement des meilleurs. Aristos: le meilleur ) et la fin d¹une souveraineté théocratique (royauté de droit divin) par une démocratisation des débats, certains  ont vu une possibilité d¹affirmer leur volonté d¹emprise au nom d¹une pseudo-démocratie participative    ³ susceptible de remettre en cause l¹habituelle césure entre minorité dirigeante et majorité dirigée ²2 . En conséquence de quoi,l¹ombre du ³comité de salut public² a plané d'entrée de jeu sur ³ les états généraux ² de 1789 par l¹incompréhension foncière de l¹entreprise qui était d¹établir la suprématie des talents en lieu et place d¹une souveraineté royale et d¹ordre divin. Quels risques  y a-t-il donc à voir  se répéter de tels  mécanismes suite aux états généraux de la psychanalyse ?

    Il nous semble qu¹à l¹inverse du processus historique, ignorant qu¹il était à de tels égarements, c¹est justement pour interroger de telles errances que les états généraux de la psychanalyse ont vu le jour. Il y va de la survie de leur mouvement comme, peut-être, de la survie de la psychanalyse.  C¹est donc à interroger sans cesse, sur le plan de la psyché individuelle comme sur le plan du social et du politique, l¹autonomie de la pulsion d¹emprise (Bemächtigungstrieb ) pouvant éventuellement s¹associer à la prégnance du principe de plaisir, que l¹on garantira l¹esprit et la lettre de l¹appel lancé par René Major. Il nous paraît donc crucial de mettre au travail le processus ( inconscient) par lequel la psychanalyse fait appel aux états généraux afin de garantir sa ³souveraineté², qui s¹exercerait alors sans inutiles cruautés  mais sans pour autant succomber aux inévitables cruautés pouvant se mettre en acte à l¹intérieur comme à l¹extérieur de son champ d¹investigation.

        Notre questionnement portera donc tout à la fois sur l¹analyse minutieuse du processus historique révolutionnaire qui ouvrit, non sans d¹inévitables souffrances, sur les questions relatives aux droits de l¹Homme et inaugura en Europe l¹exercice périlleux de la démocratie.  La démocratie sur le plan de la pensée pourrait devenir  dans ses excès une institution à elle seule, en ceci que devenant une référence constante pour le  fonctionnement des états généraux, elle obligerait la réflexion et l¹association libre à se soumettre à la loi du nombre et des ³moyennes², installant ainsi l' idée du ³normal et de l¹égalité² dont on connait, malheureusement et parfois les effets totalitaires.  L¹exercice de la cruauté au sein même de celui de la démocratie ( la démocratie viserait-t-elle à devenir tyrannique ? ) pourrait-il , dans certains cas faire perdre de vue un des deux  objectifs des ³états généraux², celui de l¹instauration d¹une ³ aristocratie laïque ² par une production toujours plus vivante d¹une pensée pouvant se transmettre? La volonté d¹emprise dans les abus de l¹exercice démocratique ne viendrait-elle pas ruiner la nécessaire transmission d¹une pensée qui réduite à ses protocoles formels se viderait de tout contenu et de toute subjectivité ?

         Comment ces questions concernent-elles alors la psychanalyse qui, en faisant appel aux ³ états généraux ³  se devrait de tout mettre en ¦uvre pour éviter un tel phénomène ?  Comment la psychanalyse, dans son mouvement, peut-elle transmettre l¹essentiel de sa  visée ( la prise en compte des effets de l¹inconscient)  sans méconnaître ³ses talents² ou sans les réduire par une idéologique du nom propre ?  Peut-elle transmettre ses avancées en dehors de toute filiation généalogique ( dont quelques-unes sont célèbres) qui donnerait alors la pensée en héritage ?  Question de survie. C¹est là, probablement, qu¹interviennent les ³états généraux² et les motifs inconscients de leur apparition sur la scène de la psychanalyse .



                                                                                                         Pour le groupe Subjectivus
                                                                                                         Francis Capron





Le groupe à la date du 6 mars 2003 se compose de six  membres et se réunit
deux mercredis par mois :
Annie Bernhard, enseignante, psychothérapeute pour enfants , Marie Guilmot,
psychologue, Isabelle Riffault, Orthophoniste, Eric Bodin, Psychanalyste à
Poitiers, Francis Capron, Psychanalyste à Tours, Didier Masbernat,
Psychanalyste à Tours.
Le groupe subjectivus s'enrichit de plus, à cette même date, de 40 correspondants.

Contact : Francis Capron, 3 rue Marceau, 37000 Tours.
tel : 0247669073
email: francis.capron@...

Notes
1 - Jacques Derrida,  Etats d¹âme de la psychanalyse, Galilée 2000.
2-   Argument pour Rio du groupe Axe et Cible.

#449 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Jeudi 3. Avril 2003  6:48
Sujet: Fw: LA GUERRA DE IRAK: ¿DÓNDE ESTÁ EL VERDADERO PELIGRO?
g.morel-kaltenback@...
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 LA GUERRA DE IRAK: ¿DÓNDE ESTÁ EL VERDADERO PELIGRO?

Por Slavoj Zizek

Traducción de Blanca Lloret para trabajo en Modernidad Femenina & Psicoanálisis

Todos recordamos el antiguo chiste acerca de la tetera prestada que cita Freud para dar cuenta de la extraña lógica de los sueños, es decir, la enumeración de respuestas mutuamente excluyentes a un reproche (que yo devolví a un amigo, una tetera rota): (1) Nunca me prestaste una tetera, (2) Te la devolví intacta; (3) La tetera ya estaba rota cuando me la prestaste. Para Freud, naturalmente, tal enumeración de argumentos inconsistentes confirman por negación lo que se trata de negar – que te he devuelto una tetera rota… ¿No encontramos la misma inconsistencia cuando altos funcionarios norteamericanos tratan de justificar el ataque a Irak?  (1) Existe un vínculo entre el régimen de Saddam y al-Qaeda, de modo que Saddam debe ser castigado como parte de la venganza por septiembre 11; (2) aún si no hubiera vínculo entre el régimen iraquí y al-Qaeda, están unidos en su odio a los Estados Unidos –el régimen de Saddam es realmente malo, una amenaza no sólo para los Estados Unidos, sino también para sus vecinos y debemos liberar al pueblo iraquí; (3) el cambio de régimen en Irak creará las condiciones para resolver el conflicto Palestino-Israelí. El problema es que hay DEMASIADAS razones para el ataque… Más aún, uno está casi tentado de afirmar que, en el contexto de esta referencia a la lógica freudiana de los sueños, las reservas de petróleo iraquíes funcionan como el famoso “cordón umbilical” de la(s) justificación(es) norteamericanas –casi tentado, dado que quizás sería más razonable afirmar que también hay tres razones REALES para el ataque: (1) el control de las reservas iraquíes de petróleo; (2) el impulso  a afirmar brutalmente y señalar la hegemonía incondicional de los Estados Unidos; (3) la “sincera” creencia ideológica que los Estados Unidos contribuyen a la democracia y prosperidad de otras naciones. Y parece como si estas tres razones “reales” constituyen la “verdad” de estas tres razones oficiales: (1)¿es la verdad del  impulso de liberar a los iraquíes; (2) ¿es la verdad de afirmar que el ataque a Irak ayudará a resolver el conflicto del Medio Oriente;(3) ¿es la verdad de afirmar que ellos realmente se preocupan de cómo  se siente el pueblo Iraquí?

Uno puede enunciar un argumento incluso más general: ¿Qué pasa con los izquierdistas occidentales pro castristas, que tienen total simpatía por la revolución cubana y desprecian a los que los cubanos mismos llaman “gusanos”, aquéllos que emigraron? ¿Qué derecho tiene un típico izquierdista occidental de despreciar a un cubano que decidió dejar Cuba no sólo debido al desencanto político, sino también a causa de la pobreza que llega incluso a simple hambre? En el mismo sentido, yo mismo recuerdo desde principios de los 90 a docenas de izquierdistas occidentales quiénes orgullosamente me tiraban a la cara que para ellos Yugoeslavia todavía existe y me reprochaban haber traicionado la única oportunidad de mantener a Yugoeslavia – a lo cual yo siempre respondía que todavía no estoy dispuesto a conducir mi vida de modo de no desilusionar los sueños de la izquierda occidental… Hay efectivamente pocas cosas más dignas de desprecio, pocas actitudes más ideológicas (si esta palabra tiene hoy algún significado todavía, debería ser aplicada aquí) que la de un académico izquierdista occidental desestimando arrogantemente (o peor aún, “comprendiendo” de manera condescendiente) a un europeo oriental de un país comunista que anhela la democracia liberal occidental y algunos bienes de consumo… Sin embargo, es demasiado fácil deslizarse de este hecho a la noción que “bajo la piel, los iraquíes son como nosotros, y realmente quieren lo mismo que queremos nosotros”. La antigua historia se repetirá: Norteamérica trae al pueblo nueva esperanza y democracia, pero, en lugar de aclamar al ejército norteamericano, este pueblo ingrato no responde, ellos sospechan un regalo en el regalo y Norteamérica entonces reacciona como un niño con sentimientos heridos debido a la ingratitud de aquellos a los que ha ayudado desinteresadamente. El supuesto subyacente es antiguo: bajo nuestra piel, si rascamos la superficie, somos todos norteamericanos, ése es nuestro verdadero deseo – de modo que todo lo que se necesita es simplemente dar a la gente una oportunidad, liberarla de restricciones impuestas y ellos se nos unirán en nuestro sueño ideológico… No nos extrañemos que, en febrero de 2003, un representante norteamericano haya utilizado la palabra “revolución capitalista” para describir lo que los norteamericanos están haciendo hoy: exportando su revolución alrededor del mundo. No nos extrañemos que cambien de “contener” al enemigo, a una posición más agresiva. Son los Estados Unidos quiénes son ahora, como lo fue la URSS hace unas décadas, el agente subversivo de la revolución mundial. Cuando Bush dijo recientemente “La Libertad no es el regalo de Norteamérica a otras naciones, es el regalo de Dios a la humanidad”, esta aparente modestia, sin embargo, en la mejor manera totalitaria, esconde su opuesto: si, PERO son sin embargo los Estados Unidos los que se perciben a sí mismos como el instrumento elegido para distribuir este regalo a todas las naciones del mundo!


La idea de “repetir Japón en 1945”, traer la democracia a Irak, que luego servirá como modelo para todo el mundo Árabe, permitiendo al pueblo librarse de regímenes corruptos, enfrenta inmediatamente un obstáculo insalvable: ¿Qué pasa con Arabia Saudita donde es vital para los intereses de los Estados Unidos que el país NO se transforme en una democracia? El resultado de la democracia en Arabia Saudita hubiera sido o bien la repetición de Irán en 1953 (un régimen populista con un giro antiimperialista) o bien Argelia hace un par de años, cuando los”fundamentalistas” GANARON las elecciones libres.

Hay sin embargo un grano de verdad en el juego de palabras irónico de Rumsfeld contra la “vieja Europa”. La posición unida de Francia y Alemania contra la política norteamericana a propósito de Irak debe ser leída considerando el antecedente de la Cumbre Franco-Alemana de un mes atrás durante la cual Chirac y Schroeder básicamente propusieron un tipo de hegemonía dual Franco-Alemana sobre la Comunidad Europea. De modo que no debe sorprendernos que el antiamericanismo tiene su mayor fuerza en las naciones europeas “grandes”, especialmente Francia y Alemania: es parte de su resistencia a la mundialización. Uno a menudo escucha la queja que la reciente tendencia a la mundialización amenaza la soberanía de los Estados Naciones; aquí, sin embargo, uno debe calificar este enunciado: ¿QUÉ estados están más expuestos a esta amenaza? No son los estados pequeños, sino los (ex)poderes mundiales de segunda categoría, países como Gran Bretaña, Alemania y Francia: lo que ellos temen es que, una vez inmersos completamente en el nuevo, emergente Imperio Mundial, serán reducidos al mismo nivel de, por ejemplo, Austria, Bélgica o incluso Luxemburgo. El rechazo de la “Americanización” en Francia, compartido por muchos izquierdistas y nacionalistas de derecha, es entonces finalmente el rechazo a aceptar el hecho que Francia misma está perdiendo su rol hegemónico en Europa. La nivelación de poder entre los Estados Naciones grandes y pequeños debería así ser considerado entre los efectos beneficiosos de la mundialización: bajo el arrogante desprecio de los nuevos estados post-comunistas de Europa Oriental, es fácil discernir los contornos del narcisismo herido de las “grandes naciones” europeas.  Y este nacionalismo de gran estado no es solamente una característica externa de la presente oposición (fracasada); afecta la forma misma en que Francia y Alemania articulan esta oposición. En lugar de hacer, incluso de modo más activo, precisamente lo que los norteamericanos están haciendo –MOVILIZANDO los “nuevos estados europeos” en su propia plataforma político militar, ORGANIZANDO el frente común nuevo-, Francia y Alemania arrogantemente actuaron solas. En la reciente resistencia francesa contra la guerra en Irak, hay definitivamente un claro eco de la “vieja decadente” Europa: escapar al problema no actuando, mediante nuevas resoluciones después de resoluciones – todo eso reminiscente de la inactividad de la Liga de las Naciones contra Alemania en los 30’s. Y el llamado pacifista “dejen a los inspectores hacer su trabajo” claramente ES hipócrita: se les permite hacer su trabajo porque existe una amenaza creíble de intervención militar. Para no mencionar el neocolonialismo francés en África (desde Congo-Brazzaville hasta el rol oscuro de Francia en la crisis y masacres de Rwanda. ¿Y qué pasa con el rol de Francia en la Guerra de Bosnia? Más aún, como se hizo claro hace un par de meses, ¿No es claro que Francia y Alemania se preocupan de su propia hegemonía en Europa?

 ¿No es la guerra en Irak el momento de la verdad cuando las distinciones políticas oficiales se desdibujan? Generalmente, vivimos en un mundo al revés en el cual los republicanos gastan dinero libremente creando déficit record de presupuesto, mientras que los demócratas practican el equilibrio presupuestario; en el cual los republicanos, que gritan contra el estado gigante y predican devolución del poder a los estados y comunidades locales, están en el proceso de crear el más fuerte mecanismo estatal de control en toda la historia de la humanidad. Y lo mismo se aplica a los países post comunistas. Sintomático es el caso de Polonia: el más ardiente partidario de las políticas norteamericanas en Polonia es el excomunista presidente Kwasniewski (quién incluso es mencionado como futuro secretario de la NATO, después de George Robertson), mientras la oposición principal a la participación de Polonia en la coalición anti-iraquí viene de los partidos de derecha. Hacia fines de enero de 2003, los obispos polacos también demandaron al gobierno que debería agregar al contrato que regula la integración de Polonia a la Unión Europea un párrafo especial garantizando que Polonia “retendrá el derecho de salvaguardar sus valores fundamentales como se hallan formulados en la Constitución” – con lo cual, por supuesto, se están refiriendo a la prohibición del aborto, la eutanasia y el casamiento de personas del mismo sexo.

Los verdaderos países ex comunistas, que son los mas ardientes partidarios de la “guerra contra el terrorismo”de los Estados Unidos, se preocupan profundamente de que su identidad cultural, su verdadera supervivencia como naciones, se halla amenazada por el ataque de la “americanización” cultural como el precio de su inmersión en el capitalismo mundial – así presenciamos la paradoja de un anti-americanismo pro-Bush. En Eslovenia, mi propio país, existe una incongruencia similar: la Derecha nacionalista reprocha a la coalición de Centro Izquierda que, aunque públicamente se pronuncia por la integración a la NATO y el apoyo a la campaña antiterrorista de los Estados Unidos, la está secretamente saboteando, participando en ella por razones oportunistas, no por convicción. Al mismo tiempo, sin embargo, está reprochando a la coalición gobernante que quiere minar la identidad nacional eslovena al abogar por la completa integración eslovena al capitalismo mundial occidental y así ahogando a los eslovenos en la cultura pop contemporánea americanizada. La idea es que la coalición gobernante sustenta la cultura pop, el entretenimiento estúpido de la TV, el consumo sin sentido, etc., para transformar los eslovenos en una masa manipulable incapaz de reflexionar seriamente y de adoptar una postura ética firme… En suma, el motivo subyacente es que la coalición gobernante apoya el “complot liberal comunista”: la inmersión cruda y sin restricciones en el capitalismo mundial es percibida como el último complot oscuro de los ex comunistas que les permite retener su secreta rienda del poder.

La equivocación casi trágica es que los nacionalistas, por un lado, apoyan incondicionalmente a la NATO (bajo el comando norteamericano), reprochando a la coalición gobernante de apoyar secretamente a los antimundialistas y a los pacifistas anti-americanos, mientras, por otro lado, se preocupan del destino de la identidad eslovena en el proceso de mundialización, denunciando que la coalición gobernante quiere tirar a Eslovenia al torbellino mundial, no preocupándose de la identidad nacional eslovena. Irónicamente, el nuevo orden socio-ideológico emergente del cual estos nacionalistas se quejan se lee como la antigua descripción de la Nueva Izquierda de la “tolerancia represiva” y la libertad capitalista como el modo en que aparece la no libertad. Aquí, el ejemplo de Italia es crucial, con Berlusconi como primer Ministro: el más grande partidario de los Estados Unidos Y el agente de una TV idiotizante de la opinión pública, transformando la política en un espectáculo de los medios y dirigiendo una gran empresa de publicidad y medios.

¿Dónde, entonces, nos posicionamos con razones en pro y en contra? El pacifismo abstracto es intelectualmente estúpido y moralmente equivocado – uno tiene que enfrentar una amenaza. Naturalmente la caída de Saddam sería un alivio para una gran mayoría del pueblo iraquí. Más aún, por supuesto el Islam militante es una horrible ideología  antifeminista, etc. Sin duda hay algo de hipocresía en todas las razones en contra: la revuelta debería venir del propio pueblo iraquí; no deberíamos imponerles nuestros valores; la guerra nunca es una solución; etc. PERO, aunque todo eso fuese cierto, el ataque es malo – QUIEN LO HACE es lo que lo hace malo. El reproche es: ¿QUIENES SON USTEDES PARA HACER ESTO? No es guerra o paz, es la correcta “reacción visceral” que hay algo terriblemente malo en ESTA guerra, que algo va a cambiar irremediablemente con ella. Uno de los enunciados escandalosos de Jacques Lacan es que, aún lo que un marido celoso afirma de su mujer (que se acuesta con otros hombres) es verdad, sus celos son patológicos; en la misma línea, uno podría decir que, aunque la mayoría de las afirmaciones Nazis sobre los judíos fuesen verdad (ellos explotan a los alemanes, seducen a las muchachas alemanas… ), su antisemitismo sería igualmente (y lo fue) patológico – porque reprime la verdadera razón POR LA CUAL los nazis NECESITARON el antisemitismo para sostener su posición ideológica. Y lo mismo podría decirse hoy, a propósito de la afirmación norteamericana que “Saddam tiene armas de destrucción masiva!” – aún si esta afirmación fuese verdad (y probablemente lo es, al menos en algún grado), todavía sería falsa con respecto a la posición desde la cual es enunciada.
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Todos temen el catastrófico resultado del ataque de los Estados Unidos a Irak: una catástrofe ecológica de proporciones gigantescas, altas pérdidas norteamericanas, un ataque terrorista a Occidente…de este modo, nosotros ya aceptamos la posición de los Estados Unidos –y si la guerra terminara rápidamente, es fácil imaginar cómo, en un tipo de repetición de la Guerra del Golfo de 1990, si el régimen de Saddam se desintegrara rápido, habría un suspiro universal de alivio aún entre los actuales críticos de la política de Estados Unidos.  Se está incluso tentado a considerar la hipótesis que los Estados Unidos fomentan a propósito este temor a una catástrofe inminente, contando con el alivio universal cuando la catástrofe NO ocurra…Se puede decir, sin embargo, que este es el mayor peligro real. Es decir, uno debería juntar coraje para proclamar lo opuesto: quizás un mal viraje militar para los Estados Unidos sería lo mejor que puede suceder, una parte muy seria de malas noticias obligaría a los participantes a repensar sus posiciones.

El 11 de septiembre 2001, las Torres Gemelas fueron golpeadas, doce años antes, el 11 de septiembre 1989, caía el Muro de Berlín. El 11 de septiembre anunció la feliz década de los 90, el sueño de Francis Fukuyama del “fin de la historia”, la creencia de que la democracia liberal en principio había triunfado, que la búsqueda había terminado, que el advenimiento de una comunidad del mundo liberal global rondaba a la vuelta de la esquina, que los obstáculos a este final feliz ultra Hollywood son solo empíricos y contingentes, focos locales de resistencia donde los líderes no captaron que su tiempo ha terminado; en contraste con esto, el 11 de septiembre es el principal símbolo del fin de los felices 90 Clintonianos, el comienzo de la era en la que nuevos muros emergen por todas partes, entre Israel y la Margen Occidental, alrededor de la Unión Europea, en la frontera entre Estados Unidos y México. La perspectiva de una nueva crisis mundial se asoma: colapsos económicos, militares, y otras catástrofes, estados de emergencia…

 

Y cuando los políticos comienzan a justificar directamente sus decisiones en términos éticos, uno puede estar seguro que se apela a la ética para cubrir esos amenazadores oscuros horizontes. Es la verdadera inflación de retórica  ética abstracta en los discursos públicos recientes de George W. Bush ( del tipo “Tiene el mundo el coraje de actuar contra el Demonio o no?”) que manifiesta la total miseria ÉTICA de la posición de Estados Unidos –la función de la referencia ética es aquí puramente mistificante, sirve puramente a enmascarar el juego de la real política, juego que no es difícil percibir. En su reciente La Guerra Sobre Irak, William Kristol y Lawrence F. Kaplan escribieron: “La misión comienza en Bagdad, pero no termina allí./…/ Estamos en la cúspide de una nueva era histórica./…/ Este es un momento decisivo./…/ Esto es claramente algo más que Irak. Es aún más que el futuro de Medio Oriente y la guerra contra el terrorismo. Es  acerca del tipo de rol que los Estados Unidos intentan asumir en el siglo XXI”. No se puede sino estar de acuerdo con esto: efectivamente, es el futuro de la comunidad internacional que está en juego ahora- las nuevas reglas que la regularán, lo que será el nuevo orden del mundo.

Lo que está sucediendo ahora es el próximo paso lógico al rechazo de Estados Unidos de la Corte de La Haya. La primera corte mundial permanente de crímenes de guerra comenzó a trabajar en La Haya en julio 2002, con el poder de tratar el genocidio, los crímenes contra la humanidad y los crímenes de guerra. Todos, desde un jefe de estado hasta un ciudadano común, serán susceptible de ser juzgados por la Corte Internacional por violaciones de los derechos humanos, incluyendo el asesinato sistemático, la tortura, la violación y la esclavitud sexual, o como lo expresó Kofi Annan: “Debe haber un reconocimiento que somos todos miembros de una sola familia humana. Tenemos que crear nuevas instituciones. Esta es una de ellas. Este es otro paso adelante en la lenta marcha de la humanidad hacia la civilización.”

Sin embargo, mientras los grupos de derechos humanos han aclamado la creación de la corte como el jalón más grande para la justicia internacional desde que la cúpula Nazi fue llevada al tribunal militar internacional en Nüremberg después de la Segunda Guerra Mundial, la corte enfrenta dura oposición de los Estados Unidos, Rusia y China. Los Estados Unidos alegan que la corte infringiría su soberanía nacional y podría conducir a juicios políticamente motivados de sus funcionarios o soldados trabajando fuera de los límites de Estados Unidos, y el Congreso de Estados Unidos está aun evaluando legislación autorizando las fuerzas de Estados Unidos a invadir La Haya donde la corte tendrá su sede, en la eventualidad que los fiscales capturen a un ciudadano norteamericano. La paradoja que vale señalar aquí es que de este modo Estados Unidos rechaza la jurisdicción de un tribunal que fuera constituido con el completo apoyo (y voto) de los Estados Unidos mismo!! ¿Por qué, entonces, a Milosevic, a quien ahora se está juzgando en La Haya, no se le da el derecho de reclamar que ya que los Estados Unidos rechazan la legalidad de la jurisdicción internacional del tribunal de La Haya, el mismo argumento no se sostiene también para él? Y lo mismo vale para Croacia: Los Estados Unidos están ahora ejerciendo una tremenda presión sobre el gobierno Croata para que entregue a la corte de La Haya un par de sus generales acusados de crímenes de guerra durante las luchas en Bosnia – la reacción es, por supuesto, ¿cómo pueden pedir esto los Estados Unidos, cuando ELLOS no reconocen la legitimidad de la corte de La Haya?  O son los ciudadanos norteamericanos efectivamente “más iguales que otros”. Si uno simplemente universaliza los principios subyacentes a la doctrina de Bush, ¿No tiene la India pleno derecho a atacar Pakistán? Pakistán ha apoyado directamente y albergado el terrorismo contra la India en Cachemira, y posee armas (nucleares) de destrucción masiva. Para no mencionar el derecho de China de atacar Taiwan, y así de seguido, con consecuencias impredecibles…

¿Nos damos cuenta que estamos en medio de una “revolución silenciosa”, en el curso de la cual las reglas no escritas que determinan las lógica internacional más elemental están cambiando? Estados Unidos criticó a Gerhard Schroeder, un líder democráticamente electo, por mantener una posición apoyada por una amplia mayoría de la población; además, según las encuestas de mediados de febrero, alrededor del 59% de la población de Estados Unidos mismo se opone al ataque contra Irak sin apoyo de las Naciones Unidas. En Turquía, según las encuestas de opinión, 94% del pueblo se opone a la autorización de la presencia de tropas de Estados Unidos para la guerra contra Irak -–¿dónde está la democracia aquí?. Todo viejo izquierdista recuerda la respuesta de Marx, en el Manifiesto Comunista, a las críticas de quienes reprochaban a los comunistas que su meta era minar la familia, la propiedad, etc.: es el orden capitalista mismo, su dinámica económica, quien está destruyendo el orden familiar tradicional (incidentalmente un hecho más verdadero hoy que en la época de Marx) tanto como expropiando a la gran mayoría de la población. En el mismo sentido, ¿no son precisamente aquellos que se presentan hoy como los defensores mundiales de la democracia, los que están efectivamente minándola? En un perverso giro retórico, cuando los líderes pro bélicos están confrontados con el hecho brutal de que sus políticas están fuera de tono con la mayoría de sus poblaciones, recurren al dicho común “un verdadero líder conduce, él no sigue”- y esto viene de líderes en otras circunstancias obsesionados con las encuestas de opinión…Los verdaderos peligros se hallan en el largo plazo.  ¿Dónde residen quizás los más grandes peligros de la perspectiva de ocupación norteamericana en Irak? El actual régimen de Irak es finalmente un régimen nacionalista secular, sin relación con los populismos fundamentalistas Musulmanes – es obvio que Saddam solo flirtea superficialmente con los sentimientos pan Árabes musulmanes. Como lo demuestra claramente su pasado, es un pragmático líder político luchando por el poder, y cambiando de alianzas cuando éstas sirven a sus propósitos –primero contra Irán para apoderarse de sus pozos de petróleo, luego contra Kuwait por la misma razón, atrayendo contra él mismo a una coalición pan Árabe aliada a los Estados Unidos- lo que Saddam no es, es un fundamentalista obsesionado con el “gran Satán” listo a hacer volar el mundo solo para atraparlo. Sin embargo, lo que puede emerger como resultado de la ocupación de Estados Unidos, es precisamente un verdadero movimiento fundamentalista Musulmán antinorteamericano, directamente ligado a tales movimientos en otros países árabes o países con presencia Musulmana.

 

Se puede presumir que los Estados Unidos son bien conscientes que la era de Saddam y su régimen no fundamentalista está llegando a su fin en Irak, y que el ataque a Irak ha sido probablemente concebido como un golpe preventivo mucho más radical –no contra Saddam sino contra el principal candidato a la sucesión política de Saddam, un verdadero régimen fundamentalista Islámico. Efectivamente, de este modo el círculo vicioso de la intervención norteamericana se torna más complejo: el peligro es que la intervención norteamericana misma contribuya a la emergencia de lo que Norteamérica teme más, un amplio frente de unidad Musulmana antinorteamericana. Este es el primer caso de una directa ocupación Americana de un país Árabe grande y clave- ¿cómo podría esto no generar una reacción universal de odio?  Se puede ya imaginar miles de jóvenes soñando con ser “suicide bombers”, y cómo esto forzará a los gobiernos de Estados Unidos a imponer un permanente estado de emergencia de alta  alerta …Sin embargo, en este momento, no se puede resistir una tentación ligeramente paranoica: ¿Qué pasa si la gente alrededor de Bush SABE esto, si los “daños colaterales” son la meta real de toda la operación? ¿Qué pasa si el verdadero blanco de la “guerra contra el terrorismo” es la sociedad Norteamericana misma, por ejemplo, disciplinarla de sus excesos de emancipación?

 

El 5 de marzo 2003, en el nuevo espectáculo de NBC, “Buchanan & Press”, mostraron en la pantalla de TV la fotografía del reciente capturado Khalid Shakh Mohammed, el “tercer hombre de al-Qaeda”- un rostro promedio con bigotes, en un no especificado vestido de noche de prisión, semiabierto y algo como moretones medianamente reconocibles (trazos o insinuaciones de que ya había sido torturado?)- mientras la rápida voz de Pat Buchanan preguntaba: “Este hombre que conoce todos los nombres, todos los detalles de los planes para los futuros ataques terrorista sobre Estados Unidos, debe ser torturado, para que podamos sacarle todo eso que sabe?” El horror de esto era que la foto, con sus detalles, ya sugería la respuesta -–no sorprende que la respuesta de otro comentador y los llamados de los espectadores fuera un aplastante “Si” – lo que nos crea nostalgia de los buenos viejos días de la guerra colonial en Argelia, cuando la tortura practicada por el ejército francés era un sucio secreto… Efectivamente, no es esto una  realización bastante parecida a lo que Orwell imaginó en 1984, en su visión de “sesiones de odio”, donde a los ciudadanos se les mostraba fotos de los traidores y se suponía que debían gritarles y silbarles. Y la historia continúa: un día después, en otro espectáculo de TV Fox, un comentador declaró que se está permitido hacer cualquier cosa con este prisionero, no solamente privarlo de sueño, sino quebrarle los dedos, etc. etc., porque él es “un pedazo de basura humana sin absolutamente ningún derecho”. ESTA es la verdadera catástrofe: que estas declaraciones públicas sean posibles hoy. 

 

En consecuencia, debemos estar muy atentos a no librar falsas batallas: los debates acerca de cuán malo es Saddam, aún la cuestión de cuál será el costo de la guerra, son falsos debates. El foco debe ponerse en lo que efectivamente sucede en nuestras sociedades, en qué tipo de sociedad está emergiendo AQUI como resultado de la “guerra contra el terrorismo”. En lugar de hablar acerca de agendas escondidas, se debería cambiar el foco de atención hacia lo que está sucediendo, qué tipo de cambios se est160n produciendo aquí y ahora. El resultado final de la guerra será un cambio en NUESTRO orden político.

La mejor manera de ejemplificar el verdadero peligro es hacerlo mediante el rol actual de la derecha populista en Europa: para introducir ciertos temas (la amenaza extranjera, la necesidad de limitar la inmigración, etc.) que fueron silenciosamente asumidos no sólo por los partidos conservadoras, sino por las políticas de hecho de los gobiernos “Socialistas”. Hoy la necesidad de “regular” el estatuto de los inmigrantes, etc. es parte del consenso de la corriente principal; como dice la historia, Le Pen sí abordó y explotó problemas reales que inquietan a la gente. Se está casi tentado de decir que si no existiera Le Pen en Francia, habría que inventarlo: es la persona perfecta que uno quiere odiar, el odiado que garantiza el amplio “pacto democrático” liberal, la patética identificación con los valores de tolerancia y respeto por la diversidad –sin embargo, después de gritar “Horrible! Qué oscuro e incivilizado! Totalmente inaceptable! Una amenaza a nuestros valores democráticos básicos!, los  escandalizados liberales proceden a actuar como “Le Pen con rostro humano” para hacer lo mismo de un  modo más “civilizado”, de acuerdo a la línea de “Pero los populistas racistas están manipulando las preocupaciones legítimas de la gente común, de modo que debemos tomar medidas!”… Tenemos aquí un tipo de perversa “negación de la negación” Hegeliana: en una primera negación, la Derecha populista perturba el aséptico consenso liberal dando voz a un disenso apasionado argumentando claramente contra la “amenaza extranjera”; en una segunda negación, el centro democrático “decente”, en un verdadero gesto de patético rechazo de la Derecha populista, integra su mensaje de modo “civilizado” – entre medio, TODO EL CAMPO de antecedentes de “reglas no escritas” ya ha cambiado tanto que nadie ni siquiera lo advierte y todos se alivian de que la amenaza antidemocrática ha desaparecido. Y el verdadero peligro es que algo similar sucederá con la “guerra c


#450 De: "Diana Kamienny-Boczkowski" <d.kamienny@...>
Date: Mardi 1. Avril 2003  14:27
Sujet: corps et dépression
d.kamienny@...
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Groupe de travail
"Corps et Depression"
Diana Kamienny Boczkowski

 
Service du Dr Françoise Gorog
Centre Hospitalier Sainte Anne
Salle de Séminaires
Pavillon K
 
 
Vendredi 4 abril 2003
12hà13h30
 
 
 
 
Pierre Molinier , artiste peintre et photographe, que d'aucuns citent parmi les précurseurs du "body art", a décidé de mettre fin à ses jours en 1976 en offrant son corps dans un scénario précis .
Maïa Vayne-Laffam nous entretiendra sur la vie et certaines traits psychopathologiques de l'artiste.
Son travail doit nous amener à  situer le lien entre le corps, l'oeuvre et l'usage qui en est fait par l'artiste, ainsi que les liens entre  l'évolution de son oeuvre et la décision de se suicider.
 
 
 
tel 01 55 42 94 94
secrétariat tel 01 45 65 81 18
 
 
 
 
 
 

#451 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mercredi 2. Avril 2003  10:00
Sujet: à lire d'urgence !
g.morel-kaltenback@...
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Viennent de paraître :
 
Pierre-Henri Castel, La métamorphose impensable. Essai sur le transsexualisme et l'identité personnelle, Gallimard, est l'ouvrage le plus documenté et le plus déconcertant par ses implications philosophiques, politiques et psychanalytiques sur la question du transsexualisme, paru jusqu'à aujourd'hui.
 
Empédocle, Les purifications. Un projet de paix universelle, édité, traduit et commenté par Jean Bollack,bilingue grec-français, essais, points Seuil. Enfin, un commentaire compréhensible sur le poème le plus obscur d'Empédocle avec ses "démones", et des lumières sur son fameux suicide (Je n'ai pas besoin de rappeler que c'est une des références allusives de Lacan dans "Positions de l'inconscient" (1964)).
 
Savoirs et cliniques. Revue de psychanalyse n°2, "Premières amours", contient notamment une étude clinique sur le transsexualisme de Pierre-Henri Castel, un dossier sur Paul Celan par Jean Bollack et Franz Kaltenbeck, un commentaire de Mullholland Drive (David Lynch) de Geneviève Morel, et de nombreux autres textes psychanalytiques sur l'amour.
 
 Cordialement
 
Geneviève Morel
95 rue de Rennes, 75006 Paris
00 33 (0)1 45 44 94 14
g.morel-kaltenback@...
 
8 rue Basse, 59800 Lille
00 33 (0)3 20 31 98 51

#452 De: Fulvio Marone <fumarone@...>
Date: Jeudi 3. Avril 2003  22:23
Sujet: LA GUERRA IN IRAQ: DOV¹È IL VERO PERICOLO?
fumarone1tin
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LA GUERRA IN IRAQ: DOV’È IL VERO PERICOLO?
di Slavoj Zizek
Traduzione di Fulvio Marone

Tutti quanti ricordiamo la vecchia storiella sul paiolo preso in prestito, citata da Freud per esemplificare la strana logica dei sogni, e in particolare l’enumerazione di risposte mutualmente esclusive a un rimprovero (di aver restituito a una amica un paiolo rotto): (1) non ho mai preso in prestito il tuo paiolo; (2) quando te l’ho restituito era sano; (3) il paiolo era già rotto quando me lo hai dato. Per Freud, questa enumerazione di argomentazioni contraddittorie naturalmente conferma per negationem ciò che si sforza di negare – che ti ho restituito un paiolo rotto... Non troviamo la stessa inconsistenza quando gli alti ufficiali USA cercano di giustificare l’attacco all’Iraq? (1) C’è un collegamento tra il regime di Saddam e al-Qaeda, perciò Saddam dovrebbe essere punito per vendicarsi dell’11 settembre; (2) anche se non c’è nessun legame tra il regime iracheno e al Qaeda, essi sono uniti nell’odio degli USA – il regime di Saddam è davvero cattivo, una minaccia non solo per gli USA, ma anche per i suoi vicini, e noi dovremmo liberare il popolo iracheno; (3) il cambiamento di regime in Iraq creerebbe le condizioni per la soluzione del conflitto israelo-palestinese. Il problema è che ci sono TROPPE ragioni per l’attacco... Inoltre, si sarebbe quasi tentati di affermare che, nell’arco di questo riferimento alla logica freudiana dei sogni, le scorte di petrolio iracheno funzionano come il famoso “cordone ombelicale” della/e giustificazione/i USA - quasi tentati, giacché sarebbe forse più ragionevole affermare che ci sono anche tre ragioni REALI per l’attacco: (1) il controllo delle riserve di petrolio iracheno; (2) la spinta ad asserire e sottolineare brutalmente l’egemonia incondizionata degli USA; (3) la "sincera" credenza ideologica che gli USA stanno portando alle altre nazioni democrazia e prosperità. E queste tre "reali" ragioni sembrano essere la “verità” delle tre ragioni ufficiali: (1) è la verità della spinta a liberare gli iracheni; (2) è la verità della affermazione che l’attacco all’Iraq aiuterà a risolvere il conflitto in Medio Oriente; (3) è la verità della affermazione che c’è un legame tra l’Iraq e al-Qaeda. - E, incidentalmente, coloro che si oppongono alla guerra sembrano ripetere la stessa logica contraddittoria: (1) Saddam è veramente cattivo, anche noi vogliamo assistere alla sua caduta, ma dovremmo dare più tempo agli ispettori, dato che gli ispettori sono efficienti; (2) in realtà, è tutta una questione di controllo del petrolio e di egemonia americana – il vero stato criminale che terrorizza gli altri sono gli stessi Stati Uniti; (3) anche se sarà coronato dal successo, l’attacco all’Iraq darà una grossa spinta a una nuova ondata di terrorismo antiamericano; (4) Saddam è un assassino e un torturatore, il suo regime è una catastrofe criminale, ma l’attacco all’Iraq destinato a rovesciare Saddam avrà costi eccessivi… L’unico buon argomento a favore della guerra è quello recentemente evocato da Christopher Hitchens: non si dovrebbe dimenticare che la maggioranza degli iracheni sono effettivamente vittime di Saddam, e sarebbero veramente felici di liberarsi di lui. Egli è stato una tale catastrofe per il suo paese che un’occupazione americana in QUALSIASI forma può parer loro una prospettiva più luminosa rispetto alla sopravvivenza quotidiana e a un abbassamento di livello della loro cronica paura. Non stiamo parlando qui di “portare la democrazia occidentale in Iraq”, ma solo di liberarsi di quell’incubo chiamato Saddam. A questa maggioranza, la cautela espressa dai liberals occidentali non può che apparire profondamente ipocrita - si preoccupano veramente di che cosa prova il popolo iracheno?

Si potrebbe qui persino sollevare una questione più generale: pensiamo a quegli occidentali di sinistra filo-castristi che disprezzano quelli che i cubani stessi chiamano "gusanos” (vermi), gli emigrati - con tutta la simpatia per la rivoluzione cubana, che diritto ha un tipico borghese occidentale di sinistra di disprezzare un cubano che ha deciso di lasciare Cuba non solo per disincanto politico, ma anche per una povertà che può arrivare alla vera fame? Sul medesimo registro, io stesso ricordo che all’inizio degli anni ‘90 decine di occidentali di sinistra mi gettavano orgogliosamente in faccia che per loro la Jugoslavia esisteva ancora, e mi rimproveravano di aver tradito l’unica possibilità di far sopravvivere la Jugoslavia – cosa a cui ho sempre risposto che non sono ancora pronto a vivere in modo da non deludere i sogni della sinistra occidentale... Ci sono effettivamente poche cose più degne di disprezzo, pochi atteggiamenti più ideologici (se questa parola ha ancora un senso oggi, dovrebbe essere usata qui) che un docente universitario occidentale di sinistra che disprezza in maniera arrogante (o, ancor peggio, "comprende" in maniera condiscendente) un cittadino dell’Europa orientale di un paese comunista che desidera la democrazia liberale occidentale e un po’ di beni di consumo... Comunque, è fin troppo facile scivolare da questo fatto all’idea che "sotto la loro pelle, anche gli iracheni sono come noi, e vogliono le nostre stesse cose." Si ripete la vecchia storia: l’America porta alla gente nuove speranze e democrazia, ma, invece di acclamare l’esercito USA, la gente ingrata non lo vuole, sospetta di questo dono, e allora l’America reagisce come un bambino ferito nei suoi sentimenti per l’ingratitudine di quelli che ha aiutato altruisticamente. Il presupposto soggiacente è il vecchio: sotto la nostra pelle, se grattiamo via lo strato superficiale, siamo tutti americani, è il nostro vero desiderio - così tutto ciò di cui abbiamo bisogno è dare una possibilità alla gente, liberarli dalle costrizioni imposte, ed essi si uniranno a noi nel nostro sogno ideologico... Nessuna meraviglia se, nel febbraio 2003, un rappresentante americano ha usato l’espressione "rivoluzione capitalista" per descrivere quello che gli americani stanno adesso facendo: esportare la loro rivoluzione in tutto il mondo. Nessuna meraviglia se essi sono passati dall’"arginare" il nemico a una posizione più aggressiva. Adesso sono gli USA, come decenni fa era la defunta URSS, l’agente sovversivo di una rivoluzione mondiale. Quando Bush ha recentemente detto "La libertà non è un dono dell’America alle altre nazioni, è un dono di Dio all’umanità," nondimeno questa apparente modestia, nel più puro stile totalitario, nasconde il suo opposto: sì, MA d’altra parte sono gli USA che si percepiscono come lo strumento scelto per distribuire questo dono a tutte le nazioni del mondo!

L’idea di "ripetere il Giappone del 1945" per portare la democrazia in Iraq, che servirà allora come modello per l’intero mondo arabo, permettendo alla popolazione di liberarsi dei regimi corrotti, si scontra immediatamente con un insormontabile ostacolo: che dire dell’Arabia Saudita, dove c’è un vitale interesse degli USA che il paese NON diventi una democrazia? Il risultato della democrazia in Arabia Saudita sarebbe o la ripetizione dell’Iran nel 1953 (un regime populista con una torsione anti-imperialista) o dell’Algeria di un paio di anni fa, quando i "fondamentalisti" VINSERO le libere elezioni. C’è nondimeno un grano di verità nell’ironico gioco di parole di Rumsfeld contro la "vecchia Europa." La posizione unitaria franco-tedesca contro la politica degli USA verso l’Iraq dovrebbe esser letta sullo sfondo del summit franco-tedesco di un mese fa, in cui Chirac e Schroeder in fondo proposero una sorta di egemonia a due franco-tedesca sulla Comunità Europea. Così nessuna meraviglia che l’anti-americanismo sia fortissimo nelle "grandi" nazioni europee, specialmente in Francia e nella Germania: è parte della loro resistenza alla globalizazione. Si sente spesso lamentare che il recente trend di globalizzazione minaccia la sovranità degli Stati-Nazione; qui, comunque, si dovrebbe specificare questa affermazione: QUALI stati sono più esposti a questa minaccia? Non i piccoli stati, ma le (ex-)potenze mondiali di second’ordine, paesi come l’Inghilterra, la Germania e la Francia: ciò che esse temono è che, una volta pienamente immerse nel nuovo emergente Impero globale, saranno ridotte allo stesso livello, diciamo, di Austria, Belgio o addirittura Lussemburgo. Il rifiuto di "americanizzazione" in Francia, condiviso da molti nazionalisti di sinistra e di destra, è così in fondo il rifiuto di accettare il fatto che la Francia stessa sta perdendo il suo ruolo egemone in Europa. Il livellamento di peso politico tra Stati-Nazione più grandi e più piccoli dovrebbe esser così annoverato tra benefici effetti della globalizzazione: dietro la sprezzante derisione dei nuovi stati post-comunisti dell’Europa orientale, è facile individuare i contorni del Narcisismo ferito delle "grandi nazioni" europee. E questo nazionalismo-da-grande-stato non è solo una caratteristica esterna al (fallimento del) la attuale opposizione; esso contamina lo stesso modo in cui Francia e Germania hanno articolato questa opposizione. Invece di fare, in maniera anche più attiva, precisamente ciò che gli Americani stanno facendo - MOBILIZZARE i "nuovi stati Europei" sulla loro piattaforma politico-militare, ORGANIZZARE il nuovo fronte comune – Francia e Germania hanno agito arrogantemente da sole. Nella recente resistenza francese contro la guerra in Iraq, c’è una chiara eco della "vecchia decadente" Europa: sfuggire il problema attraverso la non-azione, per mezzo di nuove risoluzioni su risoluzioni – e tutto questo fa venire in mente l’inattività della Lega delle Nazioni contro la Germania negli anni ‘30. E l’appello pacifista "fate fare il loro lavoro agli ispettori" È chiaramente ipocrita: gli si consente di lavorare solo perché c’è una plausibile minaccia di intervento militare. Per non parlare del neocolonialismo francese in Africa (dal Congo-Brazzaville all’oscuro ruolo francese nelle crisi e nei massacri in Rwanda). E che dire del ruolo francese nella guerra in Bosnia? Inoltre, come è apparso evidente un paio di mesi fa, non è chiaro che Francia e Germania si preoccupano della loro egemonia in Europa?

La guerra in Iraq non è forse il momento di verità, quando le distinzioni politiche “ufficiali” sono offuscate? Complessivamente, viviamo in un mondo sottosopra in cui i Repubblicani spendono liberamente il denaro, creando deficit da record nel budget, mentre i Democratici praticano l’equilibrio del budget; in cui i Repubblicani, che tuonano contro il grande governo e predicano la devoluzione del potere a stati e comunità locali, stanno creando il più forte meccanismo statale di controllo nell’intera storia dell’umanità. E la stessa cosa accade nei paesi post-comunisti. È sintomatico il caso della Polonia: il più ardente sostenitore della politica USA in Polonia è l’ex-comunista presidente Kwasniewski (di cui si parla addirittura come futuro segretario della NATO, dopo George Robertson), mentre la principale opposizione alla partecipazione della Polonia nella coalizione anti-Iraq viene dai partiti di destra. Verso la fine del gennaio 2003, i vescovi polacchi chiesero anche al governo che aggiungesse al contratto che regola l’appartenenza della Polonia all’UE un paragrafo speciale per garantire che la Polonia possa “mantenere il diritto di conservare i suoi fondamentali valori come sono formulati nella sua costituzione” - con cui, naturalmente, si intendono la proibizione dell’aborto, dell’eutanasia e dei matrimoni tra individui dello stesso sesso.

I paesi ex-comunisti che sono i più ardenti sostenitori della “guerra al terrorismo” degli USA si preoccupano profondamente che la loro identità culturale, la loro stessa sopravvivenza come nazioni, è minacciata dall’attacco della “americanizzazione” culturale, come prezzo per l’immersione nel capitalismo globale - così assistiamo al paradosso di un anti-americanismo pro-Bush. In Slovenia, il mio paese, c’è una simile contraddizione: il nazionalismo di destra che rimprovera la coalizione di centro-sinistra al governo perché, sebbene si esprima pubblicamente per unirsi alla NATO e sostenere la campagna anti-terrorismo degli USA, la sta segretamente sabotando, partecipandovi solo per ragioni opportunistiche, e non per convinzione. Nello stesso tempo, comunque, rimprovera alla coalizione al governo di voler minare l’identità nazionale slovena, promuovendo la piena integrazione della Slovenia nel capitalismo globale occidentalizzato e affogare così gli sloveni nell’odierna pop culture americanizzata. L’idea è che la coalizione al governo sostiene la pop culture, gli stupidi divertimenti della TV, il consumo insensato, etc., per trasformare gli sloveni in una massa facilmente manipolabile e incapace di una seria riflessione e di una ferma posizione etica… In breve, il motivo soggiacente è che la coalizione al governo rappresenta il “complotto liberal-comunista”: l’immersione spietata ma priva di coercizione nel capitalismo globale viene percepita come l’ultimo oscuro complotto degli ex-comunisti, che gli consente di mantenere la loro segreta presa sul potere. Il fraintendimento quasi tragico è che i nazionalisti, da una parte, sostengono incondizionatamente la NATO (sotto il comando USA), rimproverando alla coalizione di governo di sostenere segretamente il movimento anti-global e i pacifisti anti-americani; mentre, d’altra parte, si preoccupano della sorte dell’identità slovena nel processo di globalizzazione, affermando che la coalizione di governo vuole gettare la Slovenia nel vortice globale, non preoccupandosi dell’identità nazionale slovena. Ironicamente, il nuovo ordine socio-ideologico emergente di cui questi conservatori nazionalisti si stanno lamentando somiglia alla vecchia descrizione fatta dalla nuova sinistra della “tolleranza repressiva” e della libertà capitalista come modalità di apparenza della non-libertà. Qui, l’esempio dell’Italia è cruciale, con Berlusconi come primo ministro; il più convinto sostenitore degli USA e CONTEMPORANEAMENTE l’agente dell’idiotizzazione televisiva della pubblica opinione, che trasforma la politica in uno show dell’informazione e guida una grande compagnia di pubblicità e informazione.

Dove dobbiamo allora appoggiare le nostre ragioni pro e contro? Il pacifismo astratto è intellettualmente stupido e moralmente sbagliato – ci si deve sollevare contro una minaccia. Naturalmente la caduta di Saddam sarebbe un sollievo per una larga maggioranza del popolo iracheno. Ancor più, naturalmente l’Islam militante è un’deologia orribilmente anti-femminista, etc. Naturalmente c’è una certa ipocrisia in tutte le ragioni contro: la rivolta dovrebbe venire dallo stesso  popolo iracheno; non dovremmo imporgli i nostri valori; la guerra non è mai una soluzione; etc. MA, sebbene tutto questo sia vero, l’attacco è sbagliato - è CHI LO FA che lo rende sbagliato. L’accusa è: CHI SIETE VOI PER FARE QUESTO? Non è questione di guerra o pace, ma dell’esatta “sensazione istintiva” che c’è qualcosa di terribilmente sbagliato in QUESTA guerra, che dopo di essa qualcosa sarà cambiato in maniera irreparabile. Una delle affermazioni provocatorie di Jacques Lacan è che, anche se quello che un marito geloso dice di sua moglie (che va a letto con altri uomini) è tutto vero, la sua gelosia è nondimeno patologica; e alla stessa maniera si potrebbe dire che, anche se la maggior parte delle affermazioni naziste sugli ebrei fosse vera (che sfruttano i tedeschi, che seducono le ragazze tedesche…) il loro antisemitismo sarebbe ancora (e fu) patologico - perché rimuove la vera ragione del PERCHÉ i nazisti AVEVANO BISOGNO dell’antisemitismo per sostenere la loro posizione ideologica. E lo stesso si potrebbe dire oggi, a proposito dell’affermazione degli USA “Saddam ha armi per la distruzione di massa” - anche se questa affermazione è vera (e probabilmente lo è, almeno in una certa misura), è egualmente falsa rispetto alla posizione da cui è enunciata.

Tutti temiamo gli effetti catastrofici dell’attacco USA all’Iraq: una catastrofe ecologica di proporzioni gigantesche, un alto numero di vittime tra gli americani, un’attacco terroristico all’Occidente… Così, accettiamo già il punto di vista degli USA – ed è facile immaginare che, se la guerra finirà presto, in una sorta di ripetizione della Guerra del Golfo del 1990, se il regime di Saddam si disintegrerà presto, ci sarà un universale sospiro di sollievo anche tra molti attuali critici della politica statunitense. Si sarebbe persino tentati di considerare l’ipotesi che gli USA stiano a bella posta fomentando questa paura di una catastrofe incombente, contando sul sollievo universale quando questa catastrofe NON avverrà… Questo, comunque, è probabilmente il maggiore vero pericolo. Cioè, si dovrebbe avere il coraggio di proclamare il contrario: forse, un insuccesso militare degli USA sarebbe la cosa migliore che potrebbe accadere, una salutare cattiva notizia che costringerebbe tutti i partecipanti a ripensare le loro posizioni.

L’11 settembre 2001, le Torri gemelle furono colpite; dodici anni prima, il 9 novembre 1989, cadeva il muro di Berlino. Il 9 novembre annunciava i “felici anni ‘90”, il sogno di Francis Fukuyama della “fine della storia”, la credenza che la democrazia liberale avesse vinto in linea di principio, che la ricerca fosse finita, che l’avvento di una comunità mondiale liberale globale fosse dietro l’angolo, che gli ostacoli a questo happy ending ultra-hollywoodiano fossero solo empirici e contingenti, sacche locali di resistenza ove i leaders non avrebbero ancora colto che il loro tempo è finito; in contrasto con questo, l’11 settembre è il simbolo principale della fine dei felici anni ‘90 clintoniani, della prossima era in cui nuovi muri stanno sorgendo dappertutto, tra Israele e la West Bank, attorno all’Unione Europea, sul confine USA-Messico. Il profilo di una nuova crisi globale incombe: collassi economici, catastrofi militari e di altro tipo, stati di emergenza…

E quando i politici cominciano a giustificare direttamente le loro decisioni in termini etici, si può esser sicuri che l’etica si mette in moto per coprire questi scuri minacciosi orizzonti. È la vera inflazione di astratta retorica etica nelle recenti affermazioni pubbliche di George W. Bush (del tipo “Il mondo ha il coraggio di agire contro il Male o no?”) che manifesta la profonda miseria ETICA della posizione statunitense – la funzione del riferimento etico è qui puramente mistificante, serve semplicemente a mascherare i veri interessi politici, che non sono difficili da individuare. Nel loro recente La guerra sull’Iraq, William Kristol e Lawrence F. Kaplan hanno scritto: “La missione comincia a Baghdad, ma non finisce lì. /.../ Siamo alla cuspide di una nuova era storica. /.../ Questo è un momento decisivo. /.../ Ne va di mezzo più che l’Iraq. Ne va di mezzo perfino più che il futuro del Medio Oriente e la guerra al terrorismo. Ciò che è in gioco è quale tipo di ruolo gli Stati Uniti intendono giocare nel ventunesimo secolo.” Non si può che esser d’accordo: è effettivamente il futuro della comunità internazionale che è in gioco adesso – le nuove regole che lo regoleranno, quale sarà il nuovo ordine mondiale. Ciò che sta succedendo ora è il passo logico successivo alla destituzione statunitense della corte di La Hague.

La prima corte permanente sui crimini di guerra globali cominciò a lavorare il 1° luglio 2002 a La Hague, con il potere di contrastare il genocidio, i crimini contro l’umanità e i crimini di guerra. Ognuno, da un capo di stato a un cittadino ordinario, potrà essere passibile di azione giudiziaria per violazione dei diritti umani, che comprende uccisioni sistematiche, tortura, stupro e schiavitù sessuale, o, come disse Kofi Annan: “Si deve riconoscere che siamo tutti membri di una sola famiglia umana. Dobbiamo creare nuove istituzioni. Questa è una di esse. È un altro passo avanti nella lenta marcia umana verso la civiltà.” Comunque, mentre i sostenitori dei diritti umani hanno acclamato la creazione della corte come la più grande pietra miliare della giustizia internazionale da quando i capi nazisti furono processati da un tribunale militare internazionale a Norimberga dopo la Seconda guerra mondiale, la corte deve affrontare una rigida opposizione da parte di Stati Uniti, Russia e Cina. Gli Stati Uniti dicono che la corte violerebbe la sovranità nazionale e potrebbe portare ad azioni giudiziarie politicamente motivate nei confronti dei suoi ufficiali o soldati che lavorano fuori dei confini americani, e il Congresso USA sta addirittura esaminando una legge che autorizza l’esercito statunitense a invadere La Hague, dove la corte avrà sede, nel caso in cui i giudici facciano imprigionare un cittadino USA. L’evidente paradosso è che gli Stati Uniti hanno così respinto la giurisdizione di un tribunale che era stato costituito con il pieno supporto (e i voti) degli stessi Stati Uniti! Perché, allora, Milosevic, che adesso viene giudicato a La Hague, non dovrebbe avere il diritto di dichiarare che, visto che gli USA hanno rigettato la legalità della giurisdizione internazionale del tribunale di La Hague, la stessa argomentazione dovrebbe valere anche per lui? E la stessa cosa vale per la Croazia: gli USA stanno ora esercitando una tremenda pressione sul governo croato perché consegni alla corte di La Hague un paio dei suoi generali accusati di crimini di guerra durante gli scontri in Bosnia – la reazione è, naturalmente, come possono chiedere questo a NOI quando LORO non riconoscono la legittimità della corte di La Hague? O i cittadini statunitensi sono effettivamente “più uguali degli altri”? Se si universalizzano semplicemente i principi soggiacenti alla dottrina di Bush, non ha forse l’India il pieno diritto di attaccare il Pakistan? Esso sostiene direttamente e dà rifugio al terrorismo anti-indiano nel Kashmir, e possiede armi (nucleari) di distruzione di massa. Per non parlare il diritto della Cina di attaccare Taiwan, e così via, con imprevedibili conseguenze…
Siamo consapevoli di essere nel mezzo di una “rivoluzione silenziosa”, nel corso della quale le regole non scritte che determinano la più elementare logica internazionale stanno cambiando? Gli USA hanno sgridato Gerhardt Schroeder, un leader democraticamente eletto, per aver tenuto una posizione sostenuta da una larga maggioranza della popolazione, nonché, secondo i sondaggi fatti a metà di febbraio, da circa il 59% della stessa popolazione USA (che si opponevano ad un attacco all’Iraq senza il sostegno delle Nazioni Unite). In Turchia, secondo i sondaggi di opinione, il 94% della popolazione si oppone alla presenza delle truppe statunitensi per la guerra contro l’Iraq – dov’è la democrazia qui? Ogni vecchio militante di sinistra ricorda la critica di Marx, nel Manifesto del partito comunista, ai critici che rimproveravano ai comunisti di voler minare la famiglia, la proprietà, etc: è la dinamica economica dello stesso ordine capitalista che sta distruggendo il tradizionale ordine familiare (tra parentesi, una cosa più vera oggi che ai tempi di Marx), così come sta espropriando la larga maggioranza della popolazione. Nella stesso spirito, non sono proprio quelli che si pongono oggi come difensori globali della democrazia che la stanno effettivamente minando? In una perversa svolta politica, quando i leaders favorevoli alla guerra si confrontano con il fatto bruto che la loro politica non è in sintonia con la maggioranza della popolazione, fanno ricorso alla saggezza comune che afferma che “un vero capo comanda, non segue” - e questo detto da leaders altrimenti ossessionati dai sondaggi di opinione… I veri pericoli sono quelli a lungo termine. In che cosa risiede forse il più grande pericolo della prospettiva dell’occupazione americana dell’Iraq? L’attuale regime dell’Iraq è un regime laico nazionalista, distante dal fondamentalismo populista musulmano - è ovvio che Saddam flirta solo superficialmente con il sentimento panarabo musulmano. Come il suo passato chiaramente dimostra, egli è un capo pragmatico che lotta per il potere, e modifica le alleanze quando conviene ai suoi scopi – prima contro l’Iran per impossessarsi dei suoi pozzi di petrolio, poi contro il Kuwait per la stessa ragione, tirandosi contro una coalizione panaraba alleata agli USA - ciò che Saddam non è, è un fondamentalista ossessionato dal “grande Satana”, pronto a fare il mondo a pezzi solo per prenderlo. Comunque, ciò che potrebbe emergere come risultato dell’occupazione USA è precisamente un movimento musulmano antiamericano autenticamente fondamentalista, direttamente legato a tali movimenti in altri paesi arabi o paesi con presenza musulmana.
Si potrebbe supporre che gli USA siano ben consapevoli che l’era di Saddam e del suo regime non fondamentalista sta finendo in Iraq, e che l’attacco all’Iraq è probabilmente concepito come un colpo anticipato molto più radicale – non contro Saddam, ma contro il principale contendente per la successione politica a Saddam, e cioè un regime islamico autenticamente fondamentalista. Ma in questo modo, il circolo vizioso dell’intervento americano si fa solo più complesso: il pericolo è che l’intervento americano contribuisca a far emergere ciò che l’America più teme, un ampio fronte unito musulmano e antiamericano. È il primo caso di un’occupazione diretta americana di un ampio e determinante paese arabo – come potrebbe questa cosa non generare un odio universale come reazione? Si possono già immaginare migliaia di giovani che sognano di diventare dinamitardi suicidi, costringendo il governo degli Stati Uniti a imporre uno stato di emergenza e di grande allerta… Comunque, a questo punto, non si può resistere a una piccola tentazione paranoica: e se la gente attorno a Bush lo SAPESSE, se questo “danno collaterale” fosse il vero scopo dell’intera operazione? Se il VERO obiettivo della “guerra al terrorismo” fosse la stessa società americana, ossia la disciplina dei suoi eccessi emancipatori?  
Il 5 marzo 2003, nella trasmissione giornalistica "Buchanan & Press" sulla NBC, è stata mostrata sullo schermo TV la foto di un uomo da poco catturato, Khalid Shakh Mohammed, il “terzo uomo di al-Qaeda” - una faccia normale con i baffi, in un abito qualunque da prigione tipo pigiama, un po’ aperto e che lasciava intravedere qualcosa che somigliava a dei lividi (segni che era già stato torturato?) - mentre la voce di Pat Buchanan chiedeva velocemente: “Quest’uomo, che conosce tutti i nomi e tutti i piani dettagliati sui futuri attacchi terroristici agli Stati Uniti, dovrebbe essere torturato, così da potergli estorcere tutte le informazioni?” L’orrore della cosa era che la foto, con i suoi dettagli, già suggeriva la risposta – nessuno stupore che la replica degli altri commentatori e le telefonate dei telespettatori siano state uno schiacciante “Sì!” - il che ci fa venire la nostalgia dei bei vecchi tempi della guerra coloniale in Algeria, quando la tortura praticata dall’esercito francese era uno sporco segreto… Effettivamente, non è stata una simpatica realizzazione vicina a ciò che Orwell immaginò in 1984, nella sua visione delle “sedute di odio”, dove ai cittadini venivano mostrate foto di traditori, o presunti tali, da fischiare e urlarci contro? E la storia va avanti: il giorno dopo, in un altro spettacolo di Fox TV, un commentatore affermò che con questo prigioniero era lecito fare qualsiasi cosa, non solo privarlo del sonno, ma spezzargli le dita, etc. etc., perché è “un rifiuto umano senza alcun diritto”. QUESTA è la vera catastrofe: che tali affermazioni pubbliche siano oggi possibili.
Noi dovremmo allora stare molto attenti a non combattere false battaglie: i dibattiti su quanto cattivo Saddam sia, e perfino su quanto costerà la guerra, etc., sono falsi dibattiti. Ci dovremmo concentrare su ciò che accade nelle nostre società, su quale tipo di società stia emergendo QUI come risultato della “guerra al terrorismo”. Invece di parlare di complotti nascosti, dovremmo spostare l’attenzione su ciò che sta accadendo, su quale tipo di cambiamenti stanno avvenendo qui e ora. Il risultato finale della guerra sarà un cambiamento nel NOSTRO ordine politico.
Il vero pericolo può essere bene esemplificato dal ruolo attuale della destra populista in Europa: introdurre alcuni temi (la minaccia straniera, la necessità di limitare l’immigrazione, etc.) che erano stati silenziosamente fatti propri non solo dai partiti conservatori, ma perfino dalle politiche de facto dei governi “socialisti”. Oggi, il diritto di “regolarizzare” lo stato degli immigranti, etc., è una parte fondamentale del consenso: come ci mostra l’attualità, le Pen coglie e sfrutta problemi reali che affliggono la popolazione. Si sarebbe quasi tentati di dire che, se non ci fosse un le Pen in Francia, lo si dovrebbe inventare: è una persona perfetta per il suo ruolo, uno che si odia con molto piacere, il cui odio garantisce l’ampio “patto democratico” liberale, l’identificazione patetica con i valori democratici della tolleranza e del rispetto per la diversità - comunque, dopo aver gridato “Orribile! Com’è rozzo e primitivo! È completamente inaccettabile! Una minaccia ai nostri valori democratici fondamentali!”, i liberals offesi continuano ad agire come “le Pen dal volto umano”, fanno le stesse cose in maniera più “civile”, sul filo di un “Ma il razzismo populista sta manipolando legittime preoccupazioni della gente comune, quindi dobbiamo prendere alcune misure!”…
Abbiamo qui una sorta di perversa “negazione della negazione” hegeliana: nella prima negazione, la Destra populista disturba l’asettico consenso liberale dando voce al dissenso passionale, argomentando apertamente contro la “minaccia straniera”; in una seconda negazione, il centro democratico “rispettabile”, nello stesso gesto con cui respinge pateticamente la destra populista, reintegra il suo messaggio in forma “civile” - e nel frattempo, l’INTERO ARCO delle “regole non scritte” di fondo è già così cambiato che nessuno neanche se ne accorge, e ognuno prova sollievo del fatto che la minaccia antidemocratica sia cessata. E il vero pericolo è che qualcosa di simile accada con la “guerra al terrorismo”: “estremisti” come John Ashcroft saranno messi da parte, ma la loro eredità resterà, impercettibilmente intrecciata nell’invisibile tessuto etico delle nostre società. Questa sconfitta sarà il loro trionfo finale: non ci sarà più bisogno di loro, giacché il loro messaggio sarà incorporato nella corrente principale di pensiero.

#453 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Vendredi 4. Avril 2003  6:33
Sujet: Re: LA GUERRA IN IRAQ: DOV¹È IL VERO PERICOLO?
g.morel-kaltenback@...
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Dommage que personne ne le traduise en français !
Geneviève Morel
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Sent: Friday, April 04, 2003 12:23 AM
Subject: [dire] LA GUERRA IN IRAQ: DOV¹È IL VERO PERICOLO?

LA GUERRA IN IRAQ: DOV’È IL VERO PERICOLO?
di Slavoj Zizek
Traduzione di Fulvio Marone

Tutti quanti ricordiamo la vecchia storiella sul paiolo preso in prestito, citata da Freud per esemplificare la strana logica dei sogni, e in particolare l’enumerazione di risposte mutualmente esclusive a un rimprovero (di aver restituito a una amica un paiolo rotto): (1) non ho mai preso in prestito il tuo paiolo; (2) quando te l’ho restituito era sano; (3) il paiolo era già rotto quando me lo hai dato. Per Freud, questa enumerazione di argomentazioni contraddittorie naturalmente conferma per negationem ciò che si sforza di negare – che ti ho restituito un paiolo rotto... Non troviamo la stessa inconsistenza quando gli alti ufficiali USA cercano di giustificare l’attacco all’Iraq? (1) C’è un collegamento tra il regime di Saddam e al-Qaeda, perciò Saddam dovrebbe essere punito per vendicarsi dell’11 settembre; (2) anche se non c’è nessun legame tra il regime iracheno e al Qaeda, essi sono uniti nell’odio degli USA – il regime di Saddam è davvero cattivo, una minaccia non solo per gli USA, ma anche per i suoi vicini, e noi dovremmo liberare il popolo iracheno; (3) il cambiamento di regime in Iraq creerebbe le condizioni per la soluzione del conflitto israelo-palestinese. Il problema è che ci sono TROPPE ragioni per l’attacco... Inoltre, si sarebbe quasi tentati di affermare che, nell’arco di questo riferimento alla logica freudiana dei sogni, le scorte di petrolio iracheno funzionano come il famoso “cordone ombelicale” della/e giustificazione/i USA - quasi tentati, giacché sarebbe forse più ragionevole affermare che ci sono anche tre ragioni REALI per l’attacco: (1) il controllo delle riserve di petrolio iracheno; (2) la spinta ad asserire e sottolineare brutalmente l’egemonia incondizionata degli USA; (3) la "sincera" credenza ideologica che gli USA stanno portando alle altre nazioni democrazia e prosperità. E queste tre "reali" ragioni sembrano essere la “verità” delle tre ragioni ufficiali: (1) è la verità della spinta a liberare gli iracheni; (2) è la verità della affermazione che l’attacco all’Iraq aiuterà a risolvere il conflitto in Medio Oriente; (3) è la verità della affermazione che c’è un legame tra l’Iraq e al-Qaeda. - E, incidentalmente, coloro che si oppongono alla guerra sembrano ripetere la stessa logica contraddittoria: (1) Saddam è veramente cattivo, anche noi vogliamo assistere alla sua caduta, ma dovremmo dare più tempo agli ispettori, dato che gli ispettori sono efficienti; (2) in realtà, è tutta una questione di controllo del petrolio e di egemonia americana – il vero stato criminale che terrorizza gli altri sono gli stessi Stati Uniti; (3) anche se sarà coronato dal successo, l’attacco all’Iraq darà una grossa spinta a una nuova ondata di terrorismo antiamericano; (4) Saddam è un assassino e un torturatore, il suo regime è una catastrofe criminale, ma l’attacco all’Iraq destinato a rovesciare Saddam avrà costi eccessivi… L’unico buon argomento a favore della guerra è quello recentemente evocato da Christopher Hitchens: non si dovrebbe dimenticare che la maggioranza degli iracheni sono effettivamente vittime di Saddam, e sarebbero veramente felici di liberarsi di lui. Egli è stato una tale catastrofe per il suo paese che un’occupazione americana in QUALSIASI forma può parer loro una prospettiva più luminosa rispetto alla sopravvivenza quotidiana e a un abbassamento di livello della loro cronica paura. Non stiamo parlando qui di “portare la democrazia occidentale in Iraq”, ma solo di liberarsi di quell’incubo chiamato Saddam. A questa maggioranza, la cautela espressa dai liberals occidentali non può che apparire profondamente ipocrita - si preoccupano veramente di che cosa prova il popolo iracheno?

Si potrebbe qui persino sollevare una questione più generale: pensiamo a quegli occidentali di sinistra filo-castristi che disprezzano quelli che i cubani stessi chiamano "gusanos” (vermi), gli emigrati - con tutta la simpatia per la rivoluzione cubana, che diritto ha un tipico borghese occidentale di sinistra di disprezzare un cubano che ha deciso di lasciare Cuba non solo per disincanto politico, ma anche per una povertà che può arrivare alla vera fame? Sul medesimo registro, io stesso ricordo che all’inizio degli anni ‘90 decine di occidentali di sinistra mi gettavano orgogliosamente in faccia che per loro la Jugoslavia esisteva ancora, e mi rimproveravano di aver tradito l’unica possibilità di far sopravvivere la Jugoslavia – cosa a cui ho sempre risposto che non sono ancora pronto a vivere in modo da non deludere i sogni della sinistra occidentale... Ci sono effettivamente poche cose più degne di disprezzo, pochi atteggiamenti più ideologici (se questa parola ha ancora un senso oggi, dovrebbe essere usata qui) che un docente universitario occidentale di sinistra che disprezza in maniera arrogante (o, ancor peggio, "comprende" in maniera condiscendente) un cittadino dell’Europa orientale di un paese comunista che desidera la democrazia liberale occidentale e un po’ di beni di consumo... Comunque, è fin troppo facile scivolare da questo fatto all’idea che "sotto la loro pelle, anche gli iracheni sono come noi, e vogliono le nostre stesse cose." Si ripete la vecchia storia: l’America porta alla gente nuove speranze e democrazia, ma, invece di acclamare l’esercito USA, la gente ingrata non lo vuole, sospetta di questo dono, e allora l’America reagisce come un bambino ferito nei suoi sentimenti per l’ingratitudine di quelli che ha aiutato altruisticamente. Il presupposto soggiacente è il vecchio: sotto la nostra pelle, se grattiamo via lo strato superficiale, siamo tutti americani, è il nostro vero desiderio - così tutto ciò di cui abbiamo bisogno è dare una possibilità alla gente, liberarli dalle costrizioni imposte, ed essi si uniranno a noi nel nostro sogno ideologico... Nessuna meraviglia se, nel febbraio 2003, un rappresentante americano ha usato l’espressione "rivoluzione capitalista" per descrivere quello che gli americani stanno adesso facendo: esportare la loro rivoluzione in tutto il mondo. Nessuna meraviglia se essi sono passati dall’"arginare" il nemico a una posizione più aggressiva. Adesso sono gli USA, come decenni fa era la defunta URSS, l’agente sovversivo di una rivoluzione mondiale. Quando Bush ha recentemente detto "La libertà non è un dono dell’America alle altre nazioni, è un dono di Dio all’umanità," nondimeno questa apparente modestia, nel più puro stile totalitario, nasconde il suo opposto: sì, MA d’altra parte sono gli USA che si percepiscono come lo strumento scelto per distribuire questo dono a tutte le nazioni del mondo!

L’idea di "ripetere il Giappone del 1945" per portare la democrazia in Iraq, che servirà allora come modello per l’intero mondo arabo, permettendo alla popolazione di liberarsi dei regimi corrotti, si scontra immediatamente con un insormontabile ostacolo: che dire dell’Arabia Saudita, dove c’è un vitale interesse degli USA che il paese NON diventi una democrazia? Il risultato della democrazia in Arabia Saudita sarebbe o la ripetizione dell’Iran nel 1953 (un regime populista con una torsione anti-imperialista) o dell’Algeria di un paio di anni fa, quando i "fondamentalisti" VINSERO le libere elezioni. C’è nondimeno un grano di verità nell’ironico gioco di parole di Rumsfeld contro la "vecchia Europa." La posizione unitaria franco-tedesca contro la politica degli USA verso l’Iraq dovrebbe esser letta sullo sfondo del summit franco-tedesco di un mese fa, in cui Chirac e Schroeder in fondo proposero una sorta di egemonia a due franco-tedesca sulla Comunità Europea. Così nessuna meraviglia che l’anti-americanismo sia fortissimo nelle "grandi" nazioni europee, specialmente in Francia e nella Germania: è parte della loro resistenza alla globalizazione. Si sente spesso lamentare che il recente trend di globalizzazione minaccia la sovranità degli Stati-Nazione; qui, comunque, si dovrebbe specificare questa affermazione: QUALI stati sono più esposti a questa minaccia? Non i piccoli stati, ma le (ex-)potenze mondiali di second’ordine, paesi come l’Inghilterra, la Germania e la Francia: ciò che esse temono è che, una volta pienamente immerse nel nuovo emergente Impero globale, saranno ridotte allo stesso livello, diciamo, di Austria, Belgio o addirittura Lussemburgo. Il rifiuto di "americanizzazione" in Francia, condiviso da molti nazionalisti di sinistra e di destra, è così in fondo il rifiuto di accettare il fatto che la Francia stessa sta perdendo il suo ruolo egemone in Europa. Il livellamento di peso politico tra Stati-Nazione più grandi e più piccoli dovrebbe esser così annoverato tra benefici effetti della globalizzazione: dietro la sprezzante derisione dei nuovi stati post-comunisti dell’Europa orientale, è facile individuare i contorni del Narcisismo ferito delle "grandi nazioni" europee. E questo nazionalismo-da-grande-stato non è solo una caratteristica esterna al (fallimento del) la attuale opposizione; esso contamina lo stesso modo in cui Francia e Germania hanno articolato questa opposizione. Invece di fare, in maniera anche più attiva, precisamente ciò che gli Americani stanno facendo - MOBILIZZARE i "nuovi stati Europei" sulla loro piattaforma politico-militare, ORGANIZZARE il nuovo fronte comune – Francia e Germania hanno agito arrogantemente da sole. Nella recente resistenza francese contro la guerra in Iraq, c’è una chiara eco della "vecchia decadente" Europa: sfuggire il problema attraverso la non-azione, per mezzo di nuove risoluzioni su risoluzioni – e tutto questo fa venire in mente l’inattività della Lega delle Nazioni contro la Germania negli anni ‘30. E l’appello pacifista "fate fare il loro lavoro agli ispettori" È chiaramente ipocrita: gli si consente di lavorare solo perché c’è una plausibile minaccia di intervento militare. Per non parlare del neocolonialismo francese in Africa (dal Congo-Brazzaville all’oscuro ruolo francese nelle crisi e nei massacri in Rwanda). E che dire del ruolo francese nella guerra in Bosnia? Inoltre, come è apparso evidente un paio di mesi fa, non è chiaro che Francia e Germania si preoccupano della loro egemonia in Europa?

La guerra in Iraq non è forse il momento di verità, quando le distinzioni politiche “ufficiali” sono offuscate? Complessivamente, viviamo in un mondo sottosopra in cui i Repubblicani spendono liberamente il denaro, creando deficit da record nel budget, mentre i Democratici praticano l’equilibrio del budget; in cui i Repubblicani, che tuonano contro il grande governo e predicano la devoluzione del potere a stati e comunità locali, stanno creando il più forte meccanismo statale di controllo nell’intera storia dell’umanità. E la stessa cosa accade nei paesi post-comunisti. È sintomatico il caso della Polonia: il più ardente sostenitore della politica USA in Polonia è l’ex-comunista presidente Kwasniewski (di cui si parla addirittura come futuro segretario della NATO, dopo George Robertson), mentre la principale opposizione alla partecipazione della Polonia nella coalizione anti-Iraq viene dai partiti di destra. Verso la fine del gennaio 2003, i vescovi polacchi chiesero anche al governo che aggiungesse al contratto che regola l’appartenenza della Polonia all’UE un paragrafo speciale per garantire che la Polonia possa “mantenere il diritto di conservare i suoi fondamentali valori come sono formulati nella sua costituzione” - con cui, naturalmente, si intendono la proibizione dell’aborto, dell’eutanasia e dei matrimoni tra individui dello stesso sesso.

I paesi ex-comunisti che sono i più ardenti sostenitori della “guerra al terrorismo” degli USA si preoccupano profondamente che la loro identità culturale, la loro stessa sopravvivenza come nazioni, è minacciata dall’attacco della “americanizzazione” culturale, come prezzo per l’immersione nel capitalismo globale - così assistiamo al paradosso di un anti-americanismo pro-Bush. In Slovenia, il mio paese, c’è una simile contraddizione: il nazionalismo di destra che rimprovera la coalizione di centro-sinistra al governo perché, sebbene si esprima pubblicamente per unirsi alla NATO e sostenere la campagna anti-terrorismo degli USA, la sta segretamente sabotando, partecipandovi solo per ragioni opportunistiche, e non per convinzione. Nello stesso tempo, comunque, rimprovera alla coalizione al governo di voler minare l’identità nazionale slovena, promuovendo la piena integrazione della Slovenia nel capitalismo globale occidentalizzato e affogare così gli sloveni nell’odierna pop culture americanizzata. L’idea è che la coalizione al governo sostiene la pop culture, gli stupidi divertimenti della TV, il consumo insensato, etc., per trasformare gli sloveni in una massa facilmente manipolabile e incapace di una seria riflessione e di una ferma posizione etica… In breve, il motivo soggiacente è che la coalizione al governo rappresenta il “complotto liberal-comunista”: l’immersione spietata ma priva di coercizione nel capitalismo globale viene percepita come l’ultimo oscuro complotto degli ex-comunisti, che gli consente di mantenere la loro segreta presa sul potere. Il fraintendimento quasi tragico è che i nazionalisti, da una parte, sostengono incondizionatamente la NATO (sotto il comando USA), rimproverando alla coalizione di governo di sostenere segretamente il movimento anti-global e i pacifisti anti-americani; mentre, d’altra parte, si preoccupano della sorte dell’identità slovena nel processo di globalizzazione, affermando che la coalizione di governo vuole gettare la Slovenia nel vortice globale, non preoccupandosi dell’identità nazionale slovena. Ironicamente, il nuovo ordine socio-ideologico emergente di cui questi conservatori nazionalisti si stanno lamentando somiglia alla vecchia descrizione fatta dalla nuova sinistra della “tolleranza repressiva” e della libertà capitalista come modalità di apparenza della non-libertà. Qui, l’esempio dell’Italia è cruciale, con Berlusconi come primo ministro; il più convinto sostenitore degli USA e CONTEMPORANEAMENTE l’agente dell’idiotizzazione televisiva della pubblica opinione, che trasforma la politica in uno show dell’informazione e guida una grande compagnia di pubblicità e informazione.

Dove dobbiamo allora appoggiare le nostre ragioni pro e contro? Il pacifismo astratto è intellettualmente stupido e moralmente sbagliato – ci si deve sollevare contro una minaccia. Naturalmente la caduta di Saddam sarebbe un sollievo per una larga maggioranza del popolo iracheno. Ancor più, naturalmente l’Islam militante è un’deologia orribilmente anti-femminista, etc. Naturalmente c’è una certa ipocrisia in tutte le ragioni contro: la rivolta dovrebbe venire dallo stesso  popolo iracheno; non dovremmo imporgli i nostri valori; la guerra non è mai una soluzione; etc. MA, sebbene tutto questo sia vero, l’attacco è sbagliato - è CHI LO FA che lo rende sbagliato. L’accusa è: CHI SIETE VOI PER FARE QUESTO? Non è questione di guerra o pace, ma dell’esatta “sensazione istintiva” che c’è qualcosa di terribilmente sbagliato in QUESTA guerra, che dopo di essa qualcosa sarà cambiato in maniera irreparabile. Una delle affermazioni provocatorie di Jacques Lacan è che, anche se quello che un marito geloso dice di sua moglie (che va a letto con altri uomini) è tutto vero, la sua gelosia è nondimeno patologica; e alla stessa maniera si potrebbe dire che, anche se la maggior parte delle affermazioni naziste sugli ebrei fosse vera (che sfruttano i tedeschi, che seducono le ragazze tedesche…) il loro antisemitismo sarebbe ancora (e fu) patologico - perché rimuove la vera ragione del PERCHÉ i nazisti AVEVANO BISOGNO dell’antisemitismo per sostenere la loro posizione ideologica. E lo stesso si potrebbe dire oggi, a proposito dell’affermazione degli USA “Saddam ha armi per la distruzione di massa” - anche se questa affermazione è vera (e probabilmente lo è, almeno in una certa misura), è egualmente falsa rispetto alla posizione da cui è enunciata.

Tutti temiamo gli effetti catastrofici dell’attacco USA all’Iraq: una catastrofe ecologica di proporzioni gigantesche, un alto numero di vittime tra gli americani, un’attacco terroristico all’Occidente… Così, accettiamo già il punto di vista degli USA – ed è facile immaginare che, se la guerra finirà presto, in una sorta di ripetizione della Guerra del Golfo del 1990, se il regime di Saddam si disintegrerà presto, ci sarà un universale sospiro di sollievo anche tra molti attuali critici della politica statunitense. Si sarebbe persino tentati di considerare l’ipotesi che gli USA stiano a bella posta fomentando questa paura di una catastrofe incombente, contando sul sollievo universale quando questa catastrofe NON avverrà… Questo, comunque, è probabilmente il maggiore vero pericolo. Cioè, si dovrebbe avere il coraggio di proclamare il contrario: forse, un insuccesso militare degli USA sarebbe la cosa migliore che potrebbe accadere, una salutare cattiva notizia che costringerebbe tutti i partecipanti a ripensare le loro posizioni.

L’11 settembre 2001, le Torri gemelle furono colpite; dodici anni prima, il 9 novembre 1989, cadeva il muro di Berlino. Il 9 novembre annunciava i “felici anni ‘90”, il sogno di Francis Fukuyama della “fine della storia”, la credenza che la democrazia liberale avesse vinto in linea di principio, che la ricerca fosse finita, che l’avvento di una comunità mondiale liberale globale fosse dietro l’angolo, che gli ostacoli a questo happy ending ultra-hollywoodiano fossero solo empirici e contingenti, sacche locali di resistenza ove i leaders non avrebbero ancora colto che il loro tempo è finito; in contrasto con questo, l’11 settembre è il simbolo principale della fine dei felici anni ‘90 clintoniani, della prossima era in cui nuovi muri stanno sorgendo dappertutto, tra Israele e la West Bank, attorno all’Unione Europea, sul confine USA-Messico. Il profilo di una nuova crisi globale incombe: collassi economici, catastrofi militari e di altro tipo, stati di emergenza…

E quando i politici cominciano a giustificare direttamente le loro decisioni in termini etici, si può esser sicuri che l’etica si mette in moto per coprire questi scuri minacciosi orizzonti. È la vera inflazione di astratta retorica etica nelle recenti affermazioni pubbliche di George W. Bush (del tipo “Il mondo ha il coraggio di agire contro il Male o no?”) che manifesta la profonda miseria ETICA della posizione statunitense – la funzione del riferimento etico è qui puramente mistificante, serve semplicemente a mascherare i veri interessi politici, che non sono difficili da individuare. Nel loro recente La guerra sull’Iraq, William Kristol e Lawrence F. Kaplan hanno scritto: “La missione comincia a Baghdad, ma non finisce lì. /.../ Siamo alla cuspide di una nuova era storica. /.../ Questo è un momento decisivo. /.../ Ne va di mezzo più che l’Iraq. Ne va di mezzo perfino più che il futuro del Medio Oriente e la guerra al terrorismo. Ciò che è in gioco è quale tipo di ruolo gli Stati Uniti intendono giocare nel ventunesimo secolo.” Non si può che esser d’accordo: è effettivamente il futuro della comunità internazionale che è in gioco adesso – le nuove regole che lo regoleranno, quale sarà il nuovo ordine mondiale. Ciò che sta succedendo ora è il passo logico successivo alla destituzione statunitense della corte di La Hague.

La prima corte permanente sui crimini di guerra globali cominciò a lavorare il 1° luglio 2002 a La Hague, con il potere di contrastare il genocidio, i crimini contro l’umanità e i crimini di guerra. Ognuno, da un capo di stato a un cittadino ordinario, potrà essere passibile di azione giudiziaria per violazione dei diritti umani, che comprende uccisioni sistematiche, tortura, stupro e schiavitù sessuale, o, come disse Kofi Annan: “Si deve riconoscere che siamo tutti membri di una sola famiglia umana. Dobbiamo creare nuove istituzioni. Questa è una di esse. È un altro passo avanti nella lenta marcia umana verso la civiltà.” Comunque, mentre i sostenitori dei diritti umani hanno acclamato la creazione della corte come la più grande pietra miliare della giustizia internazionale da quando i capi nazisti furono processati da un tribunale militare internazionale a Norimberga dopo la Seconda guerra mondiale, la corte deve affrontare una rigida opposizione da parte di Stati Uniti, Russia e Cina. Gli Stati Uniti dicono che la corte violerebbe la sovranità nazionale e potrebbe portare ad azioni giudiziarie politicamente motivate nei confronti dei suoi ufficiali o soldati che lavorano fuori dei confini americani, e il Congresso USA sta addirittura esaminando una legge che autorizza l’esercito statunitense a invadere La Hague, dove la corte avrà sede, nel caso in cui i giudici facciano imprigionare un cittadino USA. L’evidente paradosso è che gli Stati Uniti hanno così respinto la giurisdizione di un tribunale che era stato costituito con il pieno supporto (e i voti) degli stessi Stati Uniti! Perché, allora, Milosevic, che adesso viene giudicato a La Hague, non dovrebbe avere il diritto di dichiarare che, visto che gli USA hanno rigettato la legalità della giurisdizione internazionale del tribunale di La Hague, la stessa argomentazione dovrebbe valere anche per lui? E la stessa cosa vale per la Croazia: gli USA stanno ora esercitando una tremenda pressione sul governo croato perché consegni alla corte di La Hague un paio dei suoi generali accusati di crimini di guerra durante gli scontri in Bosnia – la reazione è, naturalmente, come possono chiedere questo a NOI quando LORO non riconoscono la legittimità della corte di La Hague? O i cittadini statunitensi sono effettivamente “più uguali degli altri”? Se si universalizzano semplicemente i principi soggiacenti alla dottrina di Bush, non ha forse l’India il pieno diritto di attaccare il Pakistan? Esso sostiene direttamente e dà rifugio al terrorismo anti-indiano nel Kashmir, e possiede armi (nucleari) di distruzione di massa. Per non parlare il diritto della Cina di attaccare Taiwan, e così via, con imprevedibili conseguenze…
Siamo consapevoli di essere nel mezzo di una “rivoluzione silenziosa”, nel corso della quale le regole non scritte che determinano la più elementare logica internazionale stanno cambiando? Gli USA hanno sgridato Gerhardt Schroeder, un leader democraticamente eletto, per aver tenuto una posizione sostenuta da una larga maggioranza della popolazione, nonché, secondo i sondaggi fatti a metà di febbraio, da circa il 59% della stessa popolazione USA (che si opponevano ad un attacco all’Iraq senza il sostegno delle Nazioni Unite). In Turchia, secondo i sondaggi di opinione, il 94% della popolazione si oppone alla presenza delle truppe statunitensi per la guerra contro l’Iraq – dov’è la democrazia qui? Ogni vecchio militante di sinistra ricorda la critica di Marx, nel Manifesto del partito comunista, ai critici che rimproveravano ai comunisti di voler minare la famiglia, la proprietà, etc: è la dinamica economica dello stesso ordine capitalista che sta distruggendo il tradizionale ordine familiare (tra parentesi, una cosa più vera oggi che ai tempi di Marx), così come sta espropriando la larga maggioranza della popolazione. Nella stesso spirito, non sono proprio quelli che si pongono oggi come difensori globali della democrazia che la stanno effettivamente minando? In una perversa svolta politica, quando i leaders favorevoli alla guerra si confrontano con il fatto bruto che la loro politica non è in sintonia con la maggioranza della popolazione, fanno ricorso alla saggezza comune che afferma che “un vero capo comanda, non segue” - e questo detto da leaders altrimenti ossessionati dai sondaggi di opinione… I veri pericoli sono quelli a lungo termine. In che cosa risiede forse il più grande pericolo della prospettiva dell’occupazione americana dell’Iraq? L’attuale regime dell’Iraq è un regime laico nazionalista, distante dal fondamentalismo populista musulmano - è ovvio che Saddam flirta solo superficialmente con il sentimento panarabo musulmano. Come il suo passato chiaramente dimostra, egli è un capo pragmatico che lotta per il potere, e modifica le alleanze quando conviene ai suoi scopi – prima contro l’Iran per impossessarsi dei suoi pozzi di petrolio, poi contro il Kuwait per la stessa ragione, tirandosi contro una coalizione panaraba alleata agli USA - ciò che Saddam non è, è un fondamentalista ossessionato dal “grande Satana”, pronto a fare il mondo a pezzi solo per prenderlo. Comunque, ciò che potrebbe emergere come risultato dell’occupazione USA è precisamente un movimento musulmano antiamericano autenticamente fondamentalista, direttamente legato a tali movimenti in altri paesi arabi o paesi con presenza musulmana.
Si potrebbe supporre che gli USA siano ben consapevoli che l’era di Saddam e del suo regime non fondamentalista sta finendo in Iraq, e che l’attacco all’Iraq è probabilmente concepito come un colpo anticipato molto più radicale – non contro Saddam, ma contro il principale contendente per la successione politica a Saddam, e cioè un regime islamico autenticamente fondamentalista. Ma in questo modo, il circolo vizioso dell’intervento americano si fa solo più complesso: il pericolo è che l’intervento americano contribuisca a far emergere ciò che l’America più teme, un ampio fronte unito musulmano e antiamericano. È il primo caso di un’occupazione diretta americana di un ampio e determinante paese arabo – come potrebbe questa cosa non generare un odio universale come reazione? Si possono già immaginare migliaia di giovani che sognano di diventare dinamitardi suicidi, costringendo il governo degli Stati Uniti a imporre uno stato di emergenza e di grande allerta… Comunque, a questo punto, non si può resistere a una piccola tentazione paranoica: e se la gente attorno a Bush lo SAPESSE, se questo “danno collaterale” fosse il vero scopo dell’intera operazione? Se il VERO obiettivo della “guerra al terrorismo” fosse la stessa società americana, ossia la disciplina dei suoi eccessi emancipatori?  
Il 5 marzo 2003, nella trasmissione giornalistica "Buchanan & Press" sulla NBC, è stata mostrata sullo schermo TV la foto di un uomo da poco catturato, Khalid Shakh Mohammed, il “terzo uomo di al-Qaeda” - una faccia normale con i baffi, in un abito qualunque da prigione tipo pigiama, un po’ aperto e che lasciava intravedere qualcosa che somigliava a dei lividi (segni che era già stato torturato?) - mentre la voce di Pat Buchanan chiedeva velocemente: “Quest’uomo, che conosce tutti i nomi e tutti i piani dettagliati sui futuri attacchi terroristici agli Stati Uniti, dovrebbe essere torturato, così da potergli estorcere tutte le informazioni?” L’orrore della cosa era che la foto, con i suoi dettagli, già suggeriva la risposta – nessuno stupore che la replica degli altri commentatori e le telefonate dei telespettatori siano state uno schiacciante “Sì!” - il che ci fa venire la nostalgia dei bei vecchi tempi della guerra coloniale in Algeria, quando la tortura praticata dall’esercito francese era uno sporco segreto… Effettivamente, non è stata una simpatica realizzazione vicina a ciò che Orwell immaginò in 1984, nella sua visione delle “sedute di odio”, dove ai cittadini venivano mostrate foto di traditori, o presunti tali, da fischiare e urlarci contro? E la storia va avanti: il giorno dopo, in un altro spettacolo di Fox TV, un commentatore affermò che con questo prigioniero era lecito fare qualsiasi cosa, non solo privarlo del sonno, ma spezzargli le dita, etc. etc., perché è “un rifiuto umano senza alcun diritto”. QUESTA è la vera catastrofe: che tali affermazioni pubbliche siano oggi possibili.
Noi dovremmo allora stare molto attenti a non combattere false battaglie: i dibattiti su quanto cattivo Saddam sia, e perfino su quanto costerà la guerra, etc., sono falsi dibattiti. Ci dovremmo concentrare su ciò che accade nelle nostre società, su quale tipo di società stia emergendo QUI come risultato della “guerra al terrorismo”. Invece di parlare di complotti nascosti, dovremmo spostare l’attenzione su ciò che sta accadendo, su quale tipo di cambiamenti stanno avvenendo qui e ora. Il risultato finale della guerra sarà un cambiamento nel NOSTRO ordine politico.
Il vero pericolo può essere bene esemplificato dal ruolo attuale della destra populista in Europa: introdurre alcuni temi (la minaccia straniera, la necessità di limitare l’immigrazione, etc.) che erano stati silenziosamente fatti propri non solo dai partiti conservatori, ma perfino dalle politiche de facto dei governi “socialisti”. Oggi, il diritto di “regolarizzare” lo stato degli immigranti, etc., è una parte fondamentale del consenso: come ci mostra l’attualità, le Pen coglie e sfrutta problemi reali che affliggono la popolazione. Si sarebbe quasi tentati di dire che, se non ci fosse un le Pen in Francia, lo si dovrebbe inventare: è una persona perfetta per il suo ruolo, uno che si odia con molto piacere, il cui odio garantisce l’ampio “patto democratico” liberale, l’identificazione patetica con i valori democratici della tolleranza e del rispetto per la diversità - comunque, dopo aver gridato “Orribile! Com’è rozzo e primitivo! È completamente inaccettabile! Una minaccia ai nostri valori democratici fondamentali!”, i liberals offesi continuano ad agire come “le Pen dal volto umano”, fanno le stesse cose in maniera più “civile”, sul filo di un “Ma il razzismo populista sta manipolando legittime preoccupazioni della gente comune, quindi dobbiamo prendere alcune misure!”…
Abbiamo qui una sorta di perversa “negazione della negazione” hegeliana: nella prima negazione, la Destra populista disturba l’asettico consenso liberale dando voce al dissenso passionale, argomentando apertamente contro la “minaccia straniera”; in una seconda negazione, il centro democratico “rispettabile”, nello stesso gesto con cui respinge pateticamente la destra populista, reintegra il suo messaggio in forma “civile” - e nel frattempo, l’INTERO ARCO delle “regole non scritte” di fondo è già così cambiato che nessuno neanche se ne accorge, e ognuno prova sollievo del fatto che la minaccia antidemocratica sia cessata. E il vero pericolo è che qualcosa di simile accada con la “guerra al terrorismo”: “estremisti” come John Ashcroft saranno messi da parte, ma la loro eredità resterà, impercettibilmente intrecciata nell’invisibile tessuto etico delle nostre società. Questa sconfitta sarà il loro trionfo finale: non ci sarà più bisogno di loro, giacché il loro messaggio sarà incorporato nella corrente principale di pensiero.


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#454 De: Guillermo Rubio <guillermo.rubio@...>
Date: Mardi 8. Avril 2003  17:59
Sujet: Décès de Serge André
guillermo.rubio@...
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Cher(e)s collègues,

Nous avons le profond regret de vous annoncer le décès de Serge André
survenu ce vendredi 4 avril 2003.

Il a lutté contre une longue maladie avec un courage et une dignité
hors du commun.

Serge André a soutenu, pratiqué et transmis la psychanalyse en Belgique
et ailleurs avec une rigueur, un désir, une érudition et une ouverture
au débat que nous ne pourrons oublier.

Sont départ est une grande perte pour la psychanalyse et pour ceux qui
le connaissaient.


Les obsèques auront lieu le mercredi 9 avril 2003 dans la plus stricte
intimité.


Evelyne Chambeau,
Guillermo Rubio.

#455 De: "Jean-Pierre Edberg" <jpp.edberg@...>
Date: Mardi 22. Avril 2003  14:19
Sujet: Lire Lacan et l'entendre
jppedberg
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Bonjour,
 
Vous avez assisté à tous les séminaires de Jacques Lacan !
 
Vous étiez présent lors de toutes ses conférences !
 
Vous aviez l'ouie très fine,  l'art de  vous fauflier aux premiers premiers rangs, et votre écriture restait toujours lisible quand il vous arrivait de prendre note des schémas !
 
Votre mémoire auditive vous honore constamment, et ne vous a jamais fait défaut ; vous pouvez réciter tous les séminaires à l'envers, comme à l'endroit !
 
Votre bibliothèque est  complète, n'y manquent  de Lacan aucun article, aucun ouvrage
 
L'enseignement de Lacan ne récèle pour vous aucune espèce de mystère, vous étiez de ceux qui comprenaient à demi-mots, qui terminaient mentalement avant lui les phrases, et corrigiez les erreurs dans les schémas !
 
Aucune des qualités ci-dessus, mais vous en savez toujours trop ?
 
Alors vous n'avez rien à faire sur audio_Lacan !
 
sur :
 
http://membres.lycos.fr/lacansem/

(le texte et la voix de Lacan)
 
sur :
 

http://fr.groups.yahoo.com/group/Audio_Lacan/

(vous en discutez en même temps !)
 
Cordialement,
 
 
P.O     SYLVELIE@...
 
 
JPE
 
C'est gratuit, mais si vous êtes de ceux pour lesquels le paiement fait le prix des choses,
site Juke-box de la psychanalyse sur première demande.
 
Lire Lacan, l'entendre :
 
Vous en rêviez ? Serge Hajlblum l'a rendu possible, Sylvélie l'a fait
 
 
 
 
 
         navegar é  preciso, viver nao é  preciso

#456 De: dupsf@...
Date: Mardi 15. Avril 2003  13:49
Sujet: publication
dupsf@...
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Vient de paraître:

L 'A PRIORI LITTERAL,  une approche phenomenologique de Lacan.

De Guy-Felix Duportail, aux editions du CERF, collection + passages+

L'ouvrage a deux principaux objectifs:

1. Dans la perspective d'une reconstruction conceptuelle, eclairer les acquis du discours analytique depuis un autre discours (celui de la phenomenologie de Husserl, pour l'essentiel, mais aussi la semantique et la pragmatique des actes de langage). Et sortir ainsi de l'entre soi lacano-lacanien.  

2. Dans une perspective critique, poursuivre l'analyse de la crise de la psychanalyse jusqu' a ses racines, en essayant de cerner les principaux ecueils qui menacent sa transmission. Notamment en ce qui concerne la praxis de la theorie.

                 
                         En vous remerciant pour la lecture de ce message,

                                                      L'auteur.                                     
                                                                         

#457 De: armando arruebarrena <arruebarrena@...>
Date: Mercredi 23. Avril 2003  10:54
Sujet: Re: [topologie] Lire Lacan et l'entendre
arruebarrena@...
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--- Jean-Pierre Edberg <jpp.edberg@...> escribió:
> Bonjour,
>
> Vous avez assisté à tous les séminaires de Jacques
> Lacan !
>
> Vous étiez présent lors de toutes ses conférences !
>
> Vous aviez l'ouie très fine,  l'art de  vous
> fauflier aux premiers premiers
> rangs, et votre écriture restait toujours lisible
> quand il vous arrivait de
> prendre note des schémas !
>
> Votre mémoire auditive vous honore constamment, et
> ne vous a jamais fait
> défaut ; vous pouvez réciter tous les séminaires à
> l'envers, comme à
> l'endroit !
>
> Votre bibliothèque est  complète, n'y manquent  de
> Lacan aucun article, aucun
> ouvrage
>
> L'enseignement de Lacan ne récèle pour vous aucune
> espèce de mystère, vous
> étiez de ceux qui comprenaient à demi-mots, qui
> terminaient mentalement avant
> lui les phrases, et corrigiez les erreurs dans les
> schémas !
>
> Aucune des qualités ci-dessus, mais vous en savez
> toujours trop ?
>
> Alors vous n'avez rien à faire sur audio_Lacan !
>
> sur :
>
> http://membres.lycos.fr/lacansem/
>
> (le texte et la voix de Lacan)
>
>
> sur :
>
>
> http://fr.groups.yahoo.com/group/Audio_Lacan/
>
> (vous en discutez en même temps !)
>
> Cordialement,
>
>
> P.O     SYLVELIE@...
>
>
> JPE
>
> C'est gratuit, mais si vous êtes de ceux pour
> lesquels le paiement fait le
> prix des choses,
> site Juke-box de la psychanalyse sur première
> demande.
>
> Lire Lacan, l'entendre :
>
> Vous en rêviez ? Serge Hajlblum l'a rendu possible,
> Sylvélie l'a fait
>
>
>
>
>
>          navegar é  preciso, viver nao é  preciso





...........

Comentario :
                EL EPISTOLARIO DE LACAN NO HA SIDO
                 PUBLICADO .

saludos.

A.C.A.
>

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#458 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mercredi 23. Avril 2003  6:49
Sujet: Fw: [alef1] "Clinique du suicide" le 3 mai à Lille [ESC amphi A] Organisé par "Savoirs et clinique" (FMC)
g.morel-kaltenback@...
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SAVOIRS ET CLINIQUE
PROGRAMME DE L'APRÈS-MIDI DU 3 MAI 2003
CLINIQUE DU SUICIDE

Animé par Geneviève Morel et Brigitte Lemonnier

                                             

« Le suicide là où la mort est un passage mais non un trépas : en Chine » par Léon Vandermeersch, sinologue, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études. Dans l'anthropologie traditionnelle chinoise, la mort résulte de la dispersion des souffles dont la conglomération avait créé la vie ; mais la rétention partielle de ces souffles assure une survie dans une surnature qui partout interpénètre la nature. La mentalité chinoise est assez imprégnée de cette anthropologie pour que puisse pousser au suicide le désir, pour des motifs variés, d'accéder à une telle survie.

« À propos du Fusil de chasse » de Yasushi Inoué, par Lucile Charliac, psychanalyste. L’énigme que constitue le passage à l’acte suicidaire est au cœur du Fusil de chasse de Yasushi Inoué. Pourquoi Saïko met-elle fin à ses jours après treize années de bonheur, telle est la question que nous tenterons de reprendre à la suite de chacune des trois femmes du roman.

« Je suis cette étrangère au langage inconnu, dont chaque mot se perd aux confins du silence », par Pascal Lec’hvien, psychanalyste. Lorsqu’elle est possible, la relation de transfert a-t-elle une chance d’écarter le sujet du court-circuit du passage à l’acte ? Peut-elle l’amener à consentir à la part de semblant qui conditionne le rétablissement d’un lien social ? La présentation du cas d’une femme rencontrée à l’hôpital après une tentative de suicide sévère, éclairera ces questions. J’essaierai de rendre compte tout autant du travail du sujet que de ses limites, voire des coordonnées multiples de l’impasse à laquelle il a pu se trouver tragiquement confronté.

« Paroles meurtrières », par Brigitte Lemonnier, psychiatre, psychanalyste. Après une tentative de suicide, certains sujets se souviennent de paroles qu’ils ont interprété comme l’ordre de se tuer. Ces paroles ne recèlent pas nécessairement le commandement explicite de mourir, comme on peut le trouver dans certaines hallucinations verbales. Elles peuvent être d’apparence banales, avoir été déjà plusieurs fois adressées au sujet par un proche sans avoir prises alors une valeur meurtrière. Comment élucider alors ce brusque changement de valeur ? Le cas de Madame C. nous servira dans cette approche.


L’après-midi aura lieu le samedi 3 mai 2003 de 14h à 18h.
ESC Lille, avenue Willy Brandt, 59777, Euralille, amphi B, métro : Gares.
Ouvert au public, PAF : 15 euros (8 euros tarif réduit).

Le site alephfrance.com


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#459 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mercredi 23. Avril 2003  6:44
Sujet: jeudi 8 mai 2003, Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique, à 21 h15
g.morel-kaltenback@...
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                         Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique
 
 
Lors de notre rencontre en janvier 2002, nous avons décidé d'organiser un groupe d'études de cas en partant du principe énoncé en 1937 par Freud dans "L'analyse avec fin et l'analyse sans fin"(p. 236) :
"L'intérêt des analystes ne me semble pas du tout bien orienté en ce domaine. Au lieu d'examiner comment la guérison advient par l'analyse, ce que je tiens pour suffisamment élucidé, la question à poser devrait être : quels obstacles se trouvent sur le chemin de la guérison analytique?"
 
Il s'agit donc, non d'un groupe de contrôle, dans la mesure où celui-ci requiert un repérage de la position de l'analyste et de son acte qui, à mon sens, nécessite une rencontre plus intime, mais d'un groupe où l'on présentera des cas déjà construits et audibles par les autres, mais en tentant de mettre en évidence les difficultés, les obstacles et les impasses rencontrées, afin de les problématiser.
Pour le moment, le groupe est réservé (sauf exception) à ceux qui envisagent eux-même de présenter un jour ou l'autre un cas.
Nous avons décidé de poursuivre cette année, après les interventions de Pierre-Henri Castel, Lucile Charliac, Brigitte Lemonnier, Geneviève morel, Laurent le Vaguerèse, Marie-Ange Baudot, Franz Kaltenbeck.
 
Le groupe se réunira à partir d'octobre le deuxième jeudi de chaque mois à 21h 15 précises, sauf vacances scolaires, 95 rue de Rennes, au 5e étage gauche. La prochaine intervention prévue est : Marie-Ange Baudot, le 8 mai 2003. Voici l'argument de Marie-Ange Baudot       :
 

Cet homme a vécu un traumatisme dans son enfance, évènement qui l’a laissé muet. Ce mutisme, relayé par le silence familial, se prolonge dans un impossible à dire que viendront lever des alcoolisations massives au cours desquelles il se met en danger et raconte à tout vent ce qui lui est alors arrivé. En l’écoutant, maintenant qu’il souhaite sortir de ces moments de dérive qui le terrifient, je comprends qu’il s’agit d’une reviviscence du drame.

Y aura-t-il une place pour ce sujet, en dehors d’une répétition dans laquelle il s’identifie à la victime, poussé par une horreur par laquelle il se garde de prendre celle du bourreau. Le drame vécu par cet homme se constitue-t-il en moments de forclusion ne lui laissant comme position possible que celle de l’exclusion ?

Je porte ce cas clinique à la discussion, elle sera aussi, sans doute, celle des limites de l’analyse et de l’effet attendu  d’une construction dans l’analyse sur la position d’un sujet qui n’est pas de structure névrotique.


 


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#460 De: "g.morel-kaltenback" <g.morel-kaltenback@...>
Date: Mardi 22. Avril 2003  14:41
Sujet: Fw: Invitation pour une rencontre-débat autour de "Famille en scènes"
g.morel-kaltenback@...
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> Chers amis, amies, et collègues,
>
> La librairie L'Arbre à Lettres de Bastille organise une
>
> rencontre-débat
>
> suivie d'un petit apéritif
> autour de
>
> Famille en scènes, dirigé par Marcela Iacub et Patrice Maniglier,
Autrement,
> coll. "Mutations", 2003
>
> avec la collaboration de Hervé Le Bras, Luc-Henry Choquet, Brigitte Croff,
> Arnaud Esquerre, Dominique Memmi, Nicole Kerschen, Franco La Cecla,
Ricardo
> Iacub, Sophie Mendelsohn,, Marcela Iacub, Patrice Maniglier, Caroline
> Mécary, Hélène Pericchi-Epaud, Michael Lucey, Elisabeth Zucker-Rouvillois
et
> Philippe Pilato
>
> et en présence de la plupart des contributeurs
>
> Jeudi 24 avril 2003
> à 18h30
>
> 62 rue du Faubourg Saint-Antoine (M° Bastille)
>
> Nous espérons vous voir et vous entendre à cette occasion.
>
> Bien cordialement à tous,
>
> Patrice Maniglier et Marcela Iacub.
>

#461 De: "Jean-Pierre Edberg" <jpp.edberg@...>
Date: Vendredi 25. Avril 2003  21:57
Sujet: Re: Fw: Invitation pour une rencontre-débat autour de "Famille en scènes"
jppedberg
Envoyer un message Envoyer un message
 
Merci à vous pour l'invitation.
 
Le débat était excellent, remarquablement bien mené,
 
et  le livre manifestement (que je n'ai pas encore lu) très intéressant.
 
Je sais désormais que l'on ne peut pas plus dire la famille que la femme, un autre "la" barré !
 
Il m'aura aussi permis de faire connaissance d'Hérvé le Bras et de Marcella Iacub
 
Cordialement,
 
JPE
 
----- Message d'origine -----
À : alef1 ; dire
Envoyé : mardi 22 avril 2003 16:41
Objet : [dire] Fw: Invitation pour une rencontre-débat autour de "Famille en scènes"



> Chers amis, amies, et collègues,
>
> La librairie L'Arbre à Lettres de Bastille organise une
>
> rencontre-débat
>
> suivie d'un petit apéritif
> autour de
>
> Famille en scènes, dirigé par Marcela Iacub et Patrice Maniglier,
Autrement,
> coll. "Mutations", 2003
>
> avec la collaboration de Hervé Le Bras, Luc-Henry Choquet, Brigitte Croff,
> Arnaud Esquerre, Dominique Memmi, Nicole Kerschen, Franco La Cecla,
Ricardo
> Iacub, Sophie Mendelsohn,, Marcela Iacub, Patrice Maniglier, Caroline
> Mécary, Hélène Pericchi-Epaud, Michael Lucey, Elisabeth Zucker-Rouvillois
et
> Philippe Pilato
>
> et en présence de la plupart des contributeurs
>
> Jeudi 24 avril 2003
> à 18h30
>
> 62 rue du Faubourg Saint-Antoine (M° Bastille)
>
> Nous espérons vous voir et vous entendre à cette occasion.
>
> Bien cordialement à tous,
>
> Patrice Maniglier et Marcela Iacub.
>



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