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#41 De: "democrates_net" <democrates_net@...>
Date: Mercredi 12. Janvier 2005  20:50
Sujet: LES MELANCOLIES DE LA MEMOIRE, Par Abderrahmane N'Gaidé
democrates_net
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LES MELANCOLIES DE LA MEMOIRE, Par Abderrahmane N'Gaidé "Bassel"



Les tentatives ont échoué. Le procès a vécu. L'avocat
général s'est prononcé. Les accusés ont entendu la
sentence. Le public a pleuré. Les avocats vont
plaider. On fera appel. Les peines vont certainement
être exécutées, comme pour les autres procès d'il y a
quelques années. Le pouvoir reste imperturbable dans
sa volonté de faire pourrir la situation
sociopolitique. La surveillance des actes quotidiens
des citoyens sera, certainement, renforcée. La
violence perdurera.

La condamnation d'un homme est toujours fatale. Son
exécution, au petit matin, trouble l'atmosphère
ambiante. On est envahi par une sorte d'amertume, de
révulsion interne indescriptible. On ne sait plus
réfléchir. Ecourter la vie d'un homme, sain et utile à
la nation est lourd de conséquences. Le crépitement
des armes annihile toute perspective. On est
désemparé. J'ai vécu cette hantise en 1987. Je ne
voyais rien devant moi. Je sentais la terre échapper à
mes pieds. Je ne peux décrire cette déchirure interne.
Je me mets aujourd'hui à la place des proches qui
risquent de ne plus voir ces êtres qui leur sont
chers. Mais dans ce cas le deuil privé sonne comme une
trahison. Le deuil doit être national car ce sont les
fils de la nation qui seront immolés. Chagrins.
Passivité et connivence ?

J'ai, avec d'autres, observé un deuil lourd. Quelle
fut son issue ? Fatale. Car le devoir de mémoire m'a
été dénié au point que le crime, jadis exécuté avec
froideur, semblait couler de source. La loi
d'auto-amnestie de juin 1993 valide le crime commis.
On m'a empêché de me réconcilier avec les morts. Et,
aujourd'hui nous sommes en face du lourd « travail que
l'épreuve de la réalité » nous impose. La vie est
cruelle. Elle nous impose, en Mauritanie, les pleurs
après les « célébrations funèbres » devenues
quotidiennes. Je ne pousserais pas mon cynisme au
point de souhaiter la mort de mon semblable, mais en
Mauritanie les exécutions de citoyens conduisaient au
festin à telle enseigne que, récemment, la «
délectation » face au meurtre était au rendez-vous.

Pour qualifier cette situation je vais détourner cette
idée de Ricoeur en disant que dans la délectation
passée « les uns aiment s'y perdre, les autres ont
peur [aujourd'hui] d'y être engloutis. Mais les uns et
les autres souffrent du même déficit de critique ».
Voilà le comble du doute. La remémoration est une
obligation, en cette période lourde où le couperet
plane. Quoiqu'il en soit ce « déficit de critique »
trouve explication car un deuil s'annonce et un
travail de mémoire suivra son chemin. Ils (deuil et
mémoire) rencontreront d'autres enfouis dans des
mémoires déclassées par la dualité des « lois ». Si le
deuil passé était privé, celui qui s'annonce prend les
chemins du public. Doublure du deuil ?

Le « déficit de mémoire » s'alimente à « son rapport
difficile avec le temps », « la confrontation »
difficile avec le deuil de l'autre - aujourd'hui c'est
moi, sans prise en compte réelle de l'autre souffrant
encore un deuil mal digéré – et enfin le rejet (il y a
quelques années) de « l'héritage de la violence
fondatrice » de ces actes insensés. Hier la gloire de
tuer, aujourd'hui la mélancolie de perdre une partie
de soi. La faute : les fondements historiques de nos
inconséquences passées. Nous avons des problèmes avec
notre histoire, c'est pourquoi elle épouse l'allure
d'une répétition permanente.

« Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,
A fécondé soudain ma mémoire fertile…

Ainsi dans la forêt où mon esprit s'exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor ! »

Ne les tuez pas !



Bordeaux, janvier 2005

Source: "Flamnet" :
http://fr.groups.yahoo.com/group/flamnet/message/13548

#39 De: Mohamed Dogui <faas_22000@...>
Date: Mercredi 12. Janvier 2005  15:34
Sujet: Appel pour la solidarité avec les femmes arrêtées à MAGTAR LAHJAR et pour exiger leur libération immédiate Par Maître BRAH IM OULD EBETY
faas_22000
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Transmis par Maître BRAHIM OULD EBETY

 

Quelques dizaines de femmes parentes ( tantes, soeurs,
cousines )  des détenus de WAD NAGA qui font l'objet
du procès en cours depuis le 21/11/04 ont organisé le
10/01/05 vers 12h une marche pacifique à MAGTAR LAHJAR
pour exprimer leur indignation suite au réquisitoire
du procureur qui a été unanimement jugé excessif ont
été invitées par la police à désigner leurs délégués
pour poser leurs doléances au  HAKEM ( préfet )
loin d'elles que la police leur tendait un piège,
elles ont immédiatement coopté 4 que sont
- ZIRE MINT ABBE
- KHDEIJA MINT BE
- KHADIJETOU MINT MOHAMED OULD AMAR
- DEIDDE MINT JMEILY
et aussitôt désignées elles ont été conduites au
commissariat de police pour y être détenues et selon
les dernières informations recueillies ce soir de
cette localité rurale située à plus de 350 km de
NOUAKCHOTT elles y sont toujours et tous ceux qui ont
pris contact avec les autorités il leur a été dit
qu'il y a lieu d'attendre le feu vert de NOUAKCHOTT et
même le procureur de la république où elles sont
arrêtées dans le ressort de sa juridiction, contacté
ce jour 11/01/05 vers 14h par l'un des avocats a
estimé qu'il n'était pas au courant de leur
arrestation, ce qui veut dire qu'elles sont entre les
mains de la police politique
Pourquoi en ma qualité d'avocat en charge de la

défense de leur intérêt, je lance un appel pressant
pour la solidarité avec ses femmes arrêtées parce
qu'elles ont exprimé leur indignation  contre les
peines capitales requises par le procureur de la
république et ce pour exiger leur libération immédiate

Me BRAHIM OULD EBETY
AVOCAT    





Mauritanie le site du FAAS:
http://membres.lycos.fr/faas/
La revue militante Le Refus:
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Mauritanie infos:
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#38 De: IBNOU BELEDI <min_beledi@...>
Date: Mardi 11. Janvier 2005  21:27
Sujet: ÊÓæäÇãí æÇáÚæáãÉ: ÅÏÇÑÉ ÇáÕÑÇÚ Èíä ÇáÈÔÑ æÇáØÈíÚÉ..ÈÞáã ÍÓä äÇÝÚÉ
min_beledi@...
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ÊÓæäÇãí æÇáÚæáãÉ: ÅÏÇÑÉ ÇáÕÑÇÚ Èíä ÇáÈÔÑ æÇáØÈíÚÉ..ÈÞáã ÍÓä äÇÝÚÉ

 



Ýí Çáíæã ÇáÊÇáí áÈÏÁ ÇÍÊÝÇáÇÊ ÇáÚÇáã ÇáãÓíÍí ÈÃÚíÇÏ ÇáãíáÇÏ ÇáãÌíÏ, æÞÚ ÒáÒÇá ßÈíÑ Ýí ÚãÞ ÇáãÍíØ ÇáåäÏí ÈÇáÞÑÈ ãä ÌÒíÑÉ ÓæãØÑÉ ÇáÃäÏæäíÓíÉ äÌã Úäå "ãÏ ÈÍÑí" ÊÍæáÊ ãÚå ÇáãíÇå ÇáÞÑíÈÉ Åáì ãæÌ ßÇáÌÈÇá ÑÇÍ íÊÍÑß ÈÓÑÚÉ æÕáÊ Ýí ÈÚÖ ÇáÃÍíÇä Åáì ÓÊãÆÉ ßíáæãÊÑ, áíäÞÖ Úáì ÓæÇÍá ÚÔÑ ãä ÇáÏæá ÇáÞÑíÈÉ ãÍÏËÇð ÈåÇ ÏãÇÑÇð åÇÆáÇð áã íÔåÏ áå ÇáÚÇáã ÇáãÚÇÕÑ ãËíáÇð ãäÐ ÞÑä ãä ÇáÒãÇä. æáã Êßä ÇáÃÑÞÇã ÇáäåÇÆíÉ ááÎÓÇÆÑ ÇáäÇÌãÉ Úä åÐå ÇáßÇÑËÉ ÞÏ ÇßÊãáÊ ÈÚÏ, ÛíÑ Ãä ãÇ Êã ÑÕÏå ãäåÇ ÍÊì ßÊÇÈÉ åÐå ÇáÓØæÑ íßÝí áÊÍÑíß ÞáÈ ÇáÍÌÑ ÐÇÊå: ÝåäÇß ÃßËÑ ãä ãÆÉ æÓÊíä ÃáÝ ÞÊíá, æÂáÇÝ ÚÏÉ ãä ÇáãÝÞæÏíä ÇáÐíä áã íÊã ÇáÊÚÑÝ ÈÏÞÉ Úáì åæíÇÊåã Ãæ ÌäÓíÇÊåã ÈÚÏ, æÃßËÑ ãä ÎãÓÉ ãáÇííä ãÔÑÏ íÚíÔæä Ýí ÇáÚÑÇÁ ÈáÇ ãÃæì Ãæ ØÚÇã Ãæ ãÇÁ æÚÑÖÉ áßá ÃäæÇÚ Çá̾鮃 æÇáÃãÑÇÖ.

æãä ÇáæÇÖÍ Ãä ÇáÚÇáã áã íßä ÌÇåÒÇð Ãæ ãÓÊÚÏÇð áãæÇÌåÉ ßÇÑËÉ ÅäÓÇäíÉ ÈåÐÇ ÇáÍÌã, æÇÊÓãÊ ÑÏæÏ ÃÝÚÇáå ÇáÃæáæíÉ ÊÌÇååÇ ÈÈØÁ ÔÏíÏ íÕá Åáì ÏÑÌÉ ÚÏã ÇáÇßÊÑÇË. ÝãÚ ÊæÇÑÏ ÃäÈÇÁ ÇáßÇÑËÉ, ÈÏÇ ÇáÚÇáã æßÃäå íÝÑß Úíäíå æíÊãØì æíÊËÇÁÈ ÈÚÏ Ãä ÃíÞÙå ÇáØæÝÇä ãä ÓÈÇÊ ÚãíÞ Êãäì áæ ÇÓÊØÇÚ ÇáÛØ Ýíå. áã ÊÌÏ ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ, æÇáÊí ÊäÝÞ Úáì ÍÑÈåÇ ÛíÑ ÇáãÔÑæÚÉ Ýí ÇáÚÑÇÞ ÍæÇáì ÃÑÈÚãÆÉ ãáíæä ÏæáÇÑ íæãíÇ, ÔíÆÇð ÊÞæáå ÃßËÑ ãä ÇáÅÚáÇä ÑÓãíÇð Úä ÇÓÊÚÏÇÏåÇ áÊÞÏíã "ãÚæäÉ ÅäÓÇäíÉ" ááÏæá ÇáãÊÖÑÑÉ ÞÏÑåÇ ÎãÓÉ ÚÔÑ ãáíæäÇ ãä ÇáÏæáÇÑÇÊ!. æáã ÊÎÊáÝ ÑÏæÏ ÇáÝÚá ÇáÃæáì ááÏæá ÇáÛäíÉ ÇáÃÎÑì, ÈãÇ ÝíåÇ ÇáÏæá ÇáÚÑÈíÉ ÇáäÝØíÉ, ßËíÑÇ Úä åÐÇ ÇáãæÞÝ ÇááÇãÈÇáí, áÏÑÌÉ Åä ÇáÊÈÑÚÇÊ ÇáÃæáæíÉ ÇáÊí ÃÚáäÊ ÚäåÇ ÈÚÖ åÐå ÇáÏæá áã ÊÊÌÇæÒ ÚÏÉ ÂáÇÝ ãä ÇáÏæáÇÑÇÊ.

æÞÏ ÔßáÊ ÑÏæÏ ÇáÝÚá ÇáÃæáíÉ åÐå, Ýí ÊÞÏíÑí, ÝÖíÍÉ ÃÎáÇÞíÉ ßÈÑì Ýí ÍÏ ÐÇÊåÇ ÚßÓÊ ÍÇáÉ ÇáÊÑÏí ÇáÐí æÕáÊ Åáíå ÃÍæÇá ÇáÈÔÑíÉ. Ýáã íßä ÃÍÏ íÊæÞÚ Ãä ÊÕá ÃäÇäíÉ ÇáÏæá ÇáßÈÑì ÇáãÊÞÏãÉ ÕÇÍÈÉ ÇáÅãßÇäÇÊ ÇáÖÎãÉ, Ãæ ÇáÏæá ÇáÛäíÉ ÐÇÊ ÇáÝæÇÆÖ ÇáãÇáíÉ ÇáßÈíÑÉ, Åáì åÐå ÇáÏÑß ãä ÝÞÏÇä ÇáÍÓÇÓíÉ æÇááÇãÈÇáÇÉ. æßÇä ãä ÇáØÈíÚí, ÚäÏãÇ íÕá ÇáÃãÑ Åáì åÐÇ ÇáãÓÊæì ãä ÇáÇäÍØÇØ ÇáÃÎáÇÞí, Ãä ÊÊÍÑß ÇáÖãÇÆÑ ÇáÍíÉ Ýí ÇáÚÇáã áÊÞÑÚ ÃÌÑÇÓ ÇáÅäÐÇÑ ÊäÈíåÇð ááÌãíÚ, ÎÕæÕÇ ÃæáÆß ÇáãÊÔÏÞíä ÈÊÝæÞ ÇáÍÖÇÑÉ ÇáãÚÇÕÑÉ æÓãæ ãßÇäÊåÇ ÇáÃÎáÇÞíÉ æÇáÅäÓÇäíÉ Úáì ÈÞíÉ ÇáÍÖÇÑÊ ÇáÊí ÊÚÇÞÈÊ Úáì ãÑ ÇáÊÇÑíÎ. æÈæÓÚ ÇáãÊÇÈÚ ÇáãÏÞÞ áãÇ ÌÑì Ãä íáÇÍÙ Ãä ÇáÏæá ÇáÛäíÉ áã ÊÊÍÑß Ýí ÇáæÇÞÚ æÊÈÏà Ýí ÑÝÚ ÓÞÝ æÚæÏåÇ áãÓÇÚÏÉ ÇáÏæá ÇáãäßæÈÉ ÅáÇ Ííä ÃÍÓÊ Ãä ÕãÊåÇ íãËá ÃßËÑ ãä ãÌÑÏ ÓÞØÉ ÃÎáÇÞíÉ, æÃäå í䨿í Ýí ÇáæÞÊ ÐÇÊå Úáì ÎØÃ ÓíÇÓí ÝÇÏÍ ÎÔíÊ Ãä Êßæä ßáÝÊå Úáì ÇáãÏì ÇáØæíá ÈÇåÙÉ. æãÚ Ðáß ÝÅä ãÍÇæáÊåÇ ÇáÈÇÆÓÉ áÊÌÇæÒ ÓÞØÊåÇ ÇáÃÎáÇÞíÉ ÇáÃæáíÉ áã ÊäÌÍ ÅáÇ Ýí ÅÚÇÏÉ ÇáÊÃßíÏ Úáì ãÙÇåÑ ÇáÎáá ÇáÈäíæí ÇáßÇãä Ýí äÙÇã Ïæáí ÊÈÏæ ãÄÓÓÇÊå, ÈÃæÖÇÚåÇ ÇáÑÇåäÉ, ÚÇÌÒÉ ßáíÇð Úä ÃÏÇÁ æÙÇÆÝåÇ ÇáÊÞáíÏíÉ, äÇåíß Úä ÞÏÑÊåÇ Úáì ÇáÊÃÞáã ãÚ ÇáÊÍæáÇÊ ÇáÚãíÞÉ ÇáÊí ØÑÃÊ Úáì åÐÇ ÇáäÙÇã ãäÐ ÊÝßß æÇäåíÇÑ ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÓæÝíÇÊí.

ßÇä ãä ÇáæÇÖÍ Ãä ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ áã ÊÊÍÑß ÅáÇ ÈÚÏ Ãä ÃÏÑßÊ Ãä ÇáÚÇáã ÑÇÍ íäÙÑ ÅáíåÇ Ýí ÚíäíåÇ ãÐåæáÇð æãÊÓÇÆáÇð Úä ÇáÃÓÈÇÈ æÚä ÇáÏáÇáÇÊ ÇáÃÎáÇÞíÉ áÓáæß ÏæáÉ ÊÊÍãÓ ááÅäÝÇÞ ÈãËá åÐÇ ÇáÈÐÎ Úáì ÍÑÈ ÙÇáãÉ æÛíÑ ãÔÑæÚÉ Ýí ÇáÚÑÇÞ, ÈÈäãÇ ÊÌÏ íÏåÇ ãÛáæáÉ Åáì åÐÇ ÇáÍÏ æÛíÑ ÞÇÏÑÉ Úáì ãÓÇÚÏÉ ãáÇííä ÇáÈÔÑ ÇáÐíä ÖÑÈåã ÇáØæÝÇä, æÈÚÏ Ãä ÊÃßÏ áåÇ Ãä ÇÓÊãÑÇÑ ÍÇáÉ ÚÏã ÇáÇßÊÑÇË åÐå íãßä Ãä íÕíÈåÇ ÈÃÖÑÇÑ ÓíÇÓíÉ ÝÇÏÍÉ. ÍíäÆÐ ÝÞØ ÈÏÃÊ ÊÑÝÚ ãä ÓÞÝ ÊÈÑÚÇÊåÇ áÅÛÇËÉ ÇáãäßæÈíä ÍÊì æÕáÊ Åáì 350 ãáíæä ÏæáÇÑ, Ëã ÑÇÍÊ ÇáÞØÚ ÇáÍÑÈíÉ ÊÊÍÑß ãÞÊÑÈÉ ãä ÔæÇØÆ ÇáÏæá ÇáãäßæÈÉ, áÇ áÊÞÊá æÊÏãÑ ßãÇ ÊÝÚá Ýí ÇáÚÑÇÞ, æáßä áÊÚÇæä æÊäÞÐ æÊÛíË åÐå ÇáãÑÉ. æÈÏÇ åÐÇ ÇáãæÞÝ - ÍÊì ßÊÇÈÉ åÐå ÇáÓØæÑ - ÛíÑ ÇáäÈíá ÍÑíÇð ÈÅØáÇÞ ÓÈÇÞ ÍãíÏ ááÊäÇÝÓ ÇáÅäÓÇäí Íæá ãä íÞÏã ãÚæäÇÊ ÃßËÑ, ÝÑÝÚÊ ÇáíÇÈÇä ÈÏæÑåÇ ÓÞÝ ãÚæäÊåÇ ÍÊì æÕáÊ Èå Åáì 500 ãáíæä ÏæáÇÑ æÊÈÚÊåÇ ÃáãÇäíÇ æÛíÑåÇ ãä ÇáÏæá ÇáÃæÑÈíÉ Ëã ãä ÇáÏæá ÇáäÝØíÉ æÇáÚÑÈíÉ.

æãÚ Ðáß áã íßä ÎÇÝíÇð Úáì ÃÍÏ Ãä åÐÇ ÇáÊÓÇÈÞ ÌÇÁ Ýí ÓíÇÞ ãÍÇæáÇÊ ÇáÏæá áÇÓÊÛáÇá æÊæÙíÝ ÇáÍÏË áÎÏãÉ ÃÛÑÇÖ ÓíÇÓíÉ ÖíÞÉ, æáíÓ Ýí ÅØÇÑ ÇáÑÛÈÉ ÇáÕÇÏÞÉ Ýí ÊÝÚíá ÇáÚãá ÇáÌãÇÚí ÇáÏæáí ÇáãäÓøÞ. ÝÞÏ ÍÑÕÊ ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ, áÃÛÑÇÖ ÏÚÇÆíÉ, Úáì ÇáÚãá ÈãÝÑÏåÇ ÈÚíÏÇð Úä ÇáÃãã ÇáãÊÍÏÉ, ããÇ ÃÏì Åáì åÏÑ ÌÇäÈ ßÈíÑ ãä ÇáãÚæäÇÊ ÝíãÇ áÇ ØÇÆá ãä æÑÇÆå. ßãÇ ÈÏÇ Óáæß ÇáíÇÈÇä æÃáãÇäíÇ ãæÙÝÇ æãÓÎÑÇð áÎÏãÉ åÏÝíåãÇ Ýí ÇáÍÕæá Úáì ãÞÇÚÏ ÏÇÆãÉ Ýí ãÌáÓ ÇáÃãä.

æÑÈãÇ ÃÕíÈ ÇáÈÚÖ ÈÇáÏåÔÉ ãä ÇáÕÑÇÍÉ ÇáÊí ÊÍÏË ÈåÇ ÇáÃãíä ÇáÚÇã ááÃãã ÇáãÊÍÏÉ Åáì ÒÚãÇÁ ÇáÚÇáã ãÐßÑÇ ÅíÇåã ÈÃä ÇáÚÈÑÉ áíÓÊ ÈÍÌã ÇáãÓÇÚÏÇÊ ÇáÊí íÞæáæä Åäåã íäææä ÊÞÏíãåÇ, æáßä ÈãÇ íÞÏãæäå ãäåÇ ÝÚáÇ, æÈÃäå ÓÈÞ áåã Ãä ÃÎÝÞæÇ Ýí ÇÍÊÑÇã ÊÚåÏÇÊ ããÇËáÉ ßÇäæÇ ÞÏ ÇáÒãæÇ ÃäÝÓåã ÈåÇ Ýí ÃÚÞÇÈ ÇáÒáÒÇá ÇáÐí ÖÑÈ ãÏíäÉ Èã ÇáÅíÑÇäíÉ ÎáÇá ÇáÚÇã ÇáãÇÖí. æãÚ Ðáß ÝÅä ÍÑÕ ÇáÃãíä ÇáÚÇã Úáì ÚÏã ÊÌÇæÒ ÇáÎØæØ ÇáÍãÑÇÁ Ýí ÚáÇÞÊå ÈÇáÏæá ÇáßÈÑì, ÎÕæÕÇð ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ ÇáÃãíÑßíÉ, ÅãÇ áÃÓÈÇÈ ÊÊÚáÞ ÈÇáãæÇÁãÉ ÇáÓíÇÓíÉ Ãæ áÃÓÈÇÈ ÔÎÕíÉ ÃÎÑì, ÌÚáå íÍÌã Úä ÊÕÚíÏ ãæÞÝå Åáì ÇáÍÏ ÇáÐí ÊÊØáÈå ÌÓÇãÉ ÇáãæÞÝ. æÝí ÊÞÏíÑí Ãäå íÊÚíä Ãä íãáß ßæÝí ÃäÇä ãä ÇáÔÌÇÚÉ ãÇ íßÝí áãßÇÔÝÉ ÇáÚÇáã ÈÍÞíÞÉ Ãä ÇáÈäíÉ ÇáãÄÓÓíÉ ááÃãã ÇáãÊÍÏÉ ßßá ÞÏ ÊåÑÃÊ æÃä ÇáÏæá ÇáßÈÑì æÇáÛäíÉ, ÎÕæÕÇð ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ ÇáÃãíÑßíÉ, ÃÕÈÍÊ åí ÇáÚÞÈÉ ÇáßÃÏÇÁ ÇáÊí ÊÍæá Ïæä ÅÚÇÏÉ ÈäÇÁ åÐå ÇáãÄÓÓÇÊ Úáì ÃÓÓ ÌÏíÏÉ ÊãßøäåÇ ãä áÚÈ Çá쾄 ÇáÐí íÊäÇÓÈ æÇáÊÍæáÇÊ ÇáÊí ØÑÃÊ Úáì ÇáäÙÇã ÇáÏæáí ÈÚÏ ÏÎæáå ãÑÍáÉ ÇáÚæáãÉ.

Åä ÅÍÏì Ãåã ÇáÍÞÇÆÞ ÇáÊí ÊÐßÑäÇ ÈåÇ ßÇÑËÉ ÇáãÏ ÇáãÇÆí ÇáäÇÌã Úä ÇáÒáÇÒá, æÇáãÚÑæÝ ÈÇÓã "ÊÓæäÇãí", åí Ãä ÞæÉ Ãí ÏæáÉ ÚÙãì, ãåãÇ ÈáÛ ÍÌãåÇ, ÊÊÖÇÁá ÅÐÇ ÞíÓÊ ÈÞæì ÇáØÈíÚÉ ÇáÌÈÇÑÉ æÇáÊí íãßäåÇ, Ýí ÙÑæÝ ãÚíäÉ, Ãä ÊÔßá ÎØÑÇð ÍÞíÞíÇð ÞÇÏÑÇð Úáì ÊÏãíÑ ÇáÈÔÑíÉ ÈÑãÊåÇ, æÃä Çááå ÓÈÍÇäå æÊÚÇáì ãäÍ ÇáÈÔÑíÉ ÚÞáÇð íÑíÏ áåÇ Ãä ÊÓÊÎÏãå Ýí ÅÚãÇÑ Çáßæä æÏÝÚ ÇáÃÎØÇÑ Úäå, æÈÇáÊÇáí ÝÚáì ÇáÈÔÑíÉ Ãä ÊÊßÇÊÝ áíÓ ÝÞØ áÅÏÇÑÉ ÕÑÇÚÇÊåÇ ÇáÈíäíÉ ÈãÇ íßÝá ßÈÍ ÌãÇÍ äæÇÒÚ ÇáÔÑ ÇáßÇãäÉ Ýí ÇáÅäÓÇä, Úä ØÑíÞ ÇáÍÏ ãä ÇÓÊÎÏÇã ÇáÞæÉ Ýí ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÏæáíÉ, æáßä ÃíÖÇ æÚáì æÌå ÇáÎÕæÕ áãæÇÌåÉ ÇáÊÍÏíÇÊ ÇáãÔÊÑßÉ ÇáÊí ÊãËáåÇ Þæì ÇáØÈíÚíÉ, ÈÇáÚãá Úáì ÊÞáíá ÇáÎÓÇÆÑ ÇáäÇÌãÉ Úä ÇäÝáÇÊåÇ ÇáãÍÊãá.

æãä ÇáãÚÑæÝ Ãä ÇáÈÔÑ, æãäÐ ÇäÊÙÇãåã Ýí æÍÏÇÊ ÓíÇÓíÉ ÊÚÑÝ ÈÇÓã ÇáÏæá, ÕÇÛæÇ ãÝÇåíã ãÊÚÏÏÉ ÊÓÊåÏÝ ÇáÍÏ ãä ÇÓÊÎÏÇã ÇáÞæÉ Ýí ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÏæáíÉ: ÊæÇÒä ÇáÞæì, ÇáÃÍáÇÝ ÇáÚÓßÑíÉ, ÇáÃãä ÇáÌãÇÚí... ÅáÎ. ÛíÑ Ãä åÐå ÇáãÝÇåíã ßÇäÊ ÊäØáÞ ÌãíÚåÇ ãä ÇÝÊÑÇÖ Ãä ÇáÊåÏíÏ ÇáÚÓßÑí íãËá ÃÎØÑ ÃäæÇÚ ÇáÊåÏíÏÇÊ ÇáÊí ÊæÇÌå ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí. æáÐáß Èäí äÙÇã ÇáÃãä ÇáÌãÇÚí Ýí ãíËÇÞ ÇáÃãã ÇáãÊÍÏÉ ÇäØáÇÞÇð ãä ÇáÅÍÓÇÓ ÈÍÇÌÉ ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí ááÊÖÇãä ãÚÇð áÕÏ Ãí ÚÏæÇä ÚÓßÑí íÞÚ Úáì Ãí ÏæáÉ ÚÖæ Ýíå. ÛíÑ Ãä æÖÚ åÐÇ ÇáäÙÇã ãæÖÚ ÇáÊØÈíÞ ÇáÝÚáí æÇáßÇãá ÇÕÈÍ ãÓÊÍíáÇ áÓÈÈíä: ÇáÃæá: ÚÏã ÇßÊãÇá ÇáÅØÇÑ ÇáãÄÓÓí ááãÌÊãÚ ÇáÏæáí Ýí ã䨿ãÉ ÚÇáãíÉ ÈÇáÝÚá ÅáÇ ãäÐ ÝÊÑÉ æÌíÒÉ. æÇáËÇäí: ÈÑæÒ ÊåÏíÏÇÊ æÊÍÏíÇÊ ÌÏíÏÉ, ÊÊØáÈ æÖÚ äÙÇã ãÎÊáÝ áãæÇÌåÊåÇ.

æßäÇ ÃÔÑäÇ Ýí ãÞÇáäÇ ÇáÓÇÈÞ Åáì Ãä ÊÞÑíÑ ÇááÌäÉ ÇáÑÝíÚÉ ÇáãÓÊæì ÇáÊí ÔßáåÇ ÇáÃãíä ÇáÚÇã ááäÙÑ Ýí ØÈíÚÉ ÇáÊåÏíÏÇÊ æÇáÊÍÏíÇÊ ÇáÊí ÊæÇÌå ÇáÚÇáã ÇáÐí ÇÚÊÑÝ ÈÃä ÇáÊåÏíÏÇÊ ÇáÇÞÊÕÇÏíÉ æÇáÇÌÊãÇÚíÉ (æÇáÊí ÊÔãá ÇáÝÞÑ æÇáÃãÑÇÖ ÇáãÚÏíÉ æÊÏåæÑ ÇáÈíÆÉ) åí ÇÇáÃÎØÑ Úáì ÇáÓáã æÇáÃãä ÇáÚÇáãííä. ÛíÑ Ãä åÐÇ ÇáÊÞÑíÑ, æÇáÐí áã íåãá ÇáÊÍÏíÇÊ æÇáÊåÏíÏÇÊ ÇáÃÎÑì ßÇáÕÑÇÚÇÊ ÇáãÓáÍÉ Èíä ÇáÏæá, æÇáÕÑÇÚÇÊ ÇáÏÇÎáíÉ (ÇáÊí ÊÔãá ÇáÍÑæÈ ÇáÃåáíÉ æÇáÅÈÇÏÉ ÇáÌãÇÚíÉ æÇáÃÚãÇá ÇáæÍÔíÉ), æÃÓáÍÉ ÇáÏãÇÑ ÇáÔÇãá, æÇáÅÑåÇÈ, æÇáÌÑíãÉ ÇáãäÙãÉ, ÈÏÇ ãäÔÛáÇ ÈÇáÊåÏíÏÇÊ æÇáÊÍÏíÇÊ ÇáÊí ãä ÕäÚ ÇáÈÔÑ æÇáÊí ÊÍÇß ÖÏ ÈÚÖåã ÇáÈÚÖ ÃßËÑ ãä ÇäÔÛÇáå ÈÇáÊåÏíÏÇÊ æÇáÊÍÏíÇÊ ÇÇáÊí ÊæÇÌå ÇáÈÔÑ ßßá æÊÝÑÖåÇ Þæì ÇáØÈíÚíÉ Úáíåã, ãËá ÇáÒáÇÒá æÇáÈÑÇßíä æÇáÃÚÇÕíÑ æÛíÑåÇ. æáÃä ÇáÍÇÌÉ ÈÇÊÊ ãÇÓÉ áãæÇÌåÉ ßá åÐå ÇáÃÎØÇÑ æÇáÊÍÏíÇÊ ÏÝÚÉ æÇÍÏÉ, æÈÇáÊæÇÒí, ÈÏÃÊ ÃÌåÒÉ ÕäÇÚÉ ÇáÃÝßÇÑ ÇáÚÇáãíÉ ÊÑæøÌ áãÝåæã ÌÏíÏ åæ ãÝåæã "ÇáÃãä ÇáÅäÓÇäí" ÇáÐí íÞæã Úáì ÇÝÊÑÇÖ Ãä Ããä ÇáÈÔÑ - ÃíÇ ßÇä ãæØäåã Ãæ ÚÑÞåã Ãæ áæäåã Ãæ ÌäÓíÊåã Ãæ ÚÞíÏÊåã, æáíÓ Ããä ÇáÏæá ÝÞØ - ÃÕÈÍ ãÓÄæáíÉ ÌãÇÚíÉ æÊÖÇãäíÉ ÊÞÚ Úáì ÚÇÊÞ ßÇÝÉ ÇáÝÇÚáíä ÇáÚÇáãííä, ÏæáÇ ßÇäæÇ Ãã ãÌÊãÚÇÊ ãÏäíÉ. æÝí ÇÚÊÞÇÏí Ãä åÐÇ ÇáãÝåæã íãËá äÞáÉ äæÚíÉ Ýí ãÌÇá ÇáÏÑÇÓÇÊ ÇáãÊÚáÞÉ ÈÇáÃãä æÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÏæáíÉ.

ÛíÑ Ãä ÕíÇÛÉ äÙÇã Ïæáí ÌÏíÏ ÞÇÏÑ Úáì ÍãÇíÉ "ÇáÃãä ÇáÅäÓÇäí" íÊØáÈ ÈäÇÁ ãÄÓÓÇÊ ÏæáíÉ ãÎÊáÝÉ äæÚíÇ Úä ÇáãÄÓÓÇÊ ÇáÞÇÆãÉ Ýí ÅØÇÑ ÇáÃãã ÇáãÊÍÏÉ. ÝÇáãÄÓÓÇÊ ÇáãØáæÈÉ íÌÈ Ãä Êßæä ÞÇÏÑÉ Úáì ÇáÊÏÎá ÈäÝÓ ÇáÝÇÚáíÉ æÇáßÝÇÁÉ Ííä íÊÚÑÖ Ããä ÇáÈÔÑ Ýí Ãí ÈÞÚÉ ãä ÈÞÇÚ ÇáÃÑÖ ááÊåÏíÏ ÈÕÑÝ ÇáäÙÑ Úä ãÕÏÑå: ÍÏæË ÇäÊåÇßÇÊ ÌÓíãÉ áÍÞæÞ ÇäÓÇä, Ãæ æÞæÚ ÚÏæÇä ÚÓßÑí, Ãæ ÊÚÑÖ ÇáÈíÆÉ áÚãáíÉ ÊáæË æÇÓÚÉ ÇáäØÇÞ, Çæ åíÌÇä Þæì ÇáØÈíÚÉ æËæÑÊåÇ Ýí ÕæÑÉ ÈÑÇßíä Ãæ ÒáÇÒá Ãæ ÇÚÇÕíÑ. æÍíä íÕÈÍ ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí äÇÖÌÇ áÞíÇã ãËá åÐå ÇáãÄÓÓÇÊ ÝÓæÝ ÊÎÊÝí ÇáäÙÑÉ Åáì "ÇáÃÚãÇá ÇáÅäÓÇäíÉ" ßÃÚãÇá ÎíÑíÉ Ãæ ØæÚíÉ ÊÓÊæÌÈ ÇáÅÍÓÇä æÇáÔÝÞÉ, áÊÍá ãÍáåÇ äÙÑÉ ÃÎÑì ÊÚÊÈÑåÇ ÃÚãÇáÇ æÇÌÈÉ æãáÒãÉ ÊÝÑÖåÇ ÇáãÓÄæáíÉ ÇáÊÖÇãäíÉ Ýí ÇáÏÝÇÚ Úä Ããä ÇáÈÔÑ.

æÝí ÊÞÏíÑí Ãä ÇáÏæá ÇáßÈÑì æÇáÛäíÉ, ÎÕæÕÇð ÇáÏæá ÇáÊí áåÇ ØãæÍÇÊ Ãæ ãÔÇÑíÚ ááåíãäÉ ÇáÚÇáãíÉ Ãæ ÇáÅÞáíãíÉ, ÇÕÈÍÊ åí ÇáÚÞÈÉ ÇáÃÓÇÓíÉ ÇáÊí ÊÍæá Ïæä ÊÍÞíÞ ÇáÈÔÑíÉ áäÞáÉ äæÚíÉ Ýí åÐÇ ÇáÇÊÌÇå ÇáÐí ÊÝÑÖå ÇáÚæáãÉ. ÝÈæÓÚ ÇáÚÇáã, ãæÖæÚíÇð, Ãä íÕÈÍ Ýí æÖÚ ÃÝÖá áãæÇÌåÉ ßá ÃäæÇÚ ÇáÊÍÏíÇÊ æÇáÊåÏíÏÇÊ ÇáÏæáíÉ, ÃíÇð ßÇä ãÕÏÑåÇ, ÅÐÇ ãÇ Êãßä ãä ÊäÙíã æÍÔÏ æÊÚÈÆÉ ãæÇÑÏå Úáì ÇáãÓÊæì Çáßæäí. ÛíÑ Ãä Ðáß íÊØáÈ äÙÇãÇð ÚÇáãíÇð ÏíãæÞÑÇØíÇð íÓåã Ýíå ßá ÇáÈÔÑ. æÅÞÇãÉ ãËá åÐÇ ÇáäÙÇã áíÓ ÈÇáÃãÑ ÇáãÓÊÍíá ãä ÇáäÇÍíÉ ÇáÝäíÉ, áßäå íÈÏæ ÕÚÈÇð ãä ÇáäÇÍíÉ ÇáÓíÇÓíÉ. ÝÇáÏæá ÇáßÈÑì ÊÝÖá ÇáÚãá ãäÝÑÏÉ áÊÓÎíÑ Þæì ÇáÚæáãÉ áÕÇáÍ ãÔÇÑíÚåÇ ÇáÖíÞÉ ááåíãäÉ, áßäåÇ Ííä ÊÕÈÍ ÌÇåÒÉ áÈäÇÁ äÙÇã ÚÇáãí ÏíãæÞÑÇØí ÍÞíÞí ÞÇÏÑ Úáì ÍãÇíÉ Ããä ÇáÈÔÑíÉ ßßá, ÝÓíÕÈÍ ÈÅãßÇäåÇ Ãä ÊÝÑÖ æÌæÏ ãËá åÐÇ ÇáäÙÇã ÈÇáÝÚá. æáÐáß äÚÊÞÏ Ãä ÇáßÑÉ Ýí ãáÚÈ ÇáÞæì ÇáßÈÑì ÈÃßËÑ ããÇ åí Ýí ãáÚÈ Ïæá ÇáÚÇáã ÇáËÇáË.

* ßÇÊÈ ãÕÑí.

 

 ÇáÍíÇÉ     2005/01/12

 

 


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#37 De: avomm avomm <avommavomm@...>
Date: Mardi 11. Janvier 2005  17:02
Sujet: Réaménagement de Bureau Executif de l'AVOMM
avommavomm
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Le bureau executif de l' Avomm annonce un réaménagement dans sa composition suite à l' assemblée générale du 9/01/05.

Le camarade Yall Abdoulaye cesse d' être le chargé aux relations exterieures de l' AVOMM.

L' Interim sera assuré par le camarade TALL MOHAMED cumulativement avec ses fonctions d' adjoint du dit poste.

AVOMM

 Le B.E



Aide aux Veuves et Orphelins des Militaires Mauritaniens (AVOMM)
 
Le site de l'AVOMM :
 
 
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#36 De: avomm avomm <avommavomm@...>
Date: Mardi 11. Janvier 2005  16:44
Sujet: Campagne de parrainage de l'AVOMM : Publication de la liste des donnateurs
avommavomm
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Campagne de parrainage de l'AVOMM : Publication de la liste des donnateurs
 
L' assemblée générale du 9/01/05  remercie chaleureusement toutes ces personnes et ces associations qui nous ont soutenus dans notre campagne de parrainage.
 
 Ci-dessous la liste des généreux donnateurs.
 
 Le président de l'AVOMM
 

Yaya Ba                (de Lyon)
Mme Sarr Rokhaya
Tako Gaye
N’dongo Mamadou (de Mantes)
Mamadou Ba
Mr Ball Amadou birane
Mr Djim Boubou
Mme Sylvie Araminthe
Ba Djiéni
Association des ressortissants
De Boghé et environs
Djibi Anne
Ousmane Sao
Mr et Mme Bassirou Ba
Mr et Mme Cheikh Oumar Ba
Mr Gando Dia
Mr. Yéro Baal
Me Diallo Mamoudou
Mr. Sy Dra
Mr. Ba Amadou Alpha
Mr. Sy Yéro Bawol
Mr Ba Abdoulaye
Mme Ba Fatimata
Mr et MME Yaya Nguethiane
Mr. Mouhamed o/ Louly
Mr. Ly Bassirou
Mr et Mme Dalton
Mr Diacko Abdoul Karim
Mr Ba Mamadou Bocar
Association des ressortissants
Sinthiane Padelal
Mr Gilles Testut
Mr. Kane Mamoudou Yéro
Mr. ET Mme Kane Harouna
Mr. Ba El Hadji
Mr Sow Moussa Boubou
Mr et Mme Dia Oumar
Mr et Mme Gaye Abdou Oumar
Gale Bannoor- Sall
Mr. Anne Moussa
Mr. Tall Mohamed
Mar Sow Aliou
Mr. Ndongo Thierno Aliou
Mr. Ba Bocar
Mr. Ka Mamadou
Mr. Sarr Abou
Mr. Cheikh Thiam
Mr. Thiam Aliou
Mr. Ahmedou o/ Wodia
Mr. Abou Racine Ly
Mlle Sonia Belloud
Mr. Abou El Hadji
Mr. Soueibou Ly
Mr. Hamdou Sy
 
L’ASSOCIATION  JEUNESSE ET ESPOIRS
Des Etats-Unis d’Amérique
 


Aide aux Veuves et Orphelins des Militaires Mauritaniens (AVOMM)
 
Le site de l'AVOMM :
 
 
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#35 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Mardi 11. Janvier 2005  13:17
Sujet: PROCES DE WAD NAGA : LA DICTATURE TENTE DE BROUILLER LES PLAIDOIRIES DE LA DEFENSE
rim_echos
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Les titres de «  RIM Echos » :

- Procès de Wad Naga : La dictature tente de brouiller
les plaidoiries de la défense

- Sénégal : la FIDH s’oppose à l’impunité

-Irak occupé : l’ONU sur la sellette

PORTRAIT

- Abbas en première ligne
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Procès de Wad Naga : La dictature tente de brouiller
les plaidoiries de la défense

MAURITANIE - 10 janvier 2005 -  AFP

Les avocats de 195 personnes accusées d'être
impliquées dans des putschs manqués en 2003 et 2004,
qui comparaissent devant la Cour criminelle
mauritanienne de Wad Naga (est de Nouakchott), ont
commencé lundi leurs plaidoiries, a constaté un
journaliste de l'AFP.

L'audience a débuté avec un retard record de 4 heures
en raison d'échanges portant sur l'organisation de la
suite du procès entre la Cour et les équipes de la
défense, comprenant plus de 60 avocats.
Un accord conclu à l'issue de ces discussions
permettra aux avocats de parler "le temps nécessaire"
mais en une seule fois, en présence de tous ses
clients, a expliqué l'un d'eux à l'AFP.

Le premier d'entre eux à prendre la parole, Mohamed
Ahmed Ould Sidi Hamed, défend 27 accusés, dont Saleh
Ould Henenna, cerveau présumé des putschs manqués.
Pour les observateurs, la méthode adoptée risque de
prolonger indéfiniment un procès qui dure depuis le 21
novembre dernier et qui a été riche en conflits entre
la Cour et les défenseurs.

Le collectif des avocats de la défense a publié
dimanche un communiqué dans lequel il dénonce "la
cruauté" des réquisitoires du procureur (17 peines
capitales et plus de 120 peines de travaux forcés
demandées) et "la précarité des arguments (...)
présentés".

Les avocats ont également fustigé ce qu'ils appellent
"l'immixtion manifeste du pouvoir politique dans le
déroulement du procès" et ont dénoncé "beaucoup
d'entraves qui empêchent la défense d'exercer son
ministère".

De leur côté le collectif des "épouses et proches" des
putschistes présumés a publié lundi un communiqué
menaçant de "guerre civile destructrice" le régime du
président Maaouiya Ould Taya "si des condamnations à
mort sont prononcées" par la justice.

Dans un communiqué publié lundi, le Parti républicain
démocratique et social (PRDS, au pouvoir) a quant à
lui accusé certains avocats de la défense "de rompre
avec la déontologie du métier en mobilisant des
groupes pour menacer les membres de la Cour et
manipuler certaines organisations des droits de
l'Homme".

"Les crimes odieux commis à l'encontre de la Nation et
des citoyens, tels les atteintes aux vies humaines et
aux institutions ont été banalisés, sans aucun regret"
de la part de ces avocats, a notamment assuré le PRDS.

-------------------------------------------------------

Sénégal : la FIDH s’oppose à l’impunité

La Fédération internationale des ligues des droits
l'Homme (FIDH) a appelé lundi le président sénégalais
Abdoulaye Wade "à ne pas promulguer la loi d'amnistie"
adoptée par l'Assemblée nationale.

"La FIDH considère cette loi contraire à l'Etat de
droit et aux principes démocratiques ainsi qu'aux
prescriptions les plus essentielles des traités
internationaux ratifiés par le Sénégal. La
promulgation par vos soins de cette loi d'amnistie
constituerait une véritable prime à l'impunité des
auteurs d'un crime de sang à haute portée symbolique",
écrit l'organisation.

Une loi d'amnistie visant notamment des infractions
"ayant des motivations politiques" commises depuis
1983, a été adoptée vendredi par l'Assemblée nationale
sénégalaise. Elle stipule que sont amnistiées toutes
les infractions criminelles commises en relation avec
les élections générales et locales organisées entre le
1er janvier 1983 et le 31 décembre 2004 ou ayant des
motivations politiques.
Le texte prévoit également l'amnistie de toutes les
infractions en relation avec le décès de Babacar Sèye,
vice-président du Conseil constitutionnel assassiné
par balles en 1993 à Dakar.

Cette loi, "véritable déni de justice, est contraire
au droit des victimes à un recours effectif devant les
autorités judiciaires consacré par le Pacte
international relatif aux droits civils et politiques
et à la Charte africaine des droits de l'Homme et des
peuples ratifiés par le Sénégal", affirme la FIDH.
L'ensemble de la presse privée sénégalaise a dénoncé
lundi l'adoption de cette loi par le Parlement.
AFP
----------------------------------------------

Irak occupé : l’ONU sur la sellette

Une commission indépendante, nommée par l'organisation
internationale, met en cause les procédures
"inefficaces" et "dispendieuses" mises en œuvre dans
le cadre du programme destiné à l'Irak.

Des contrôles défaillants, des millions de dollars
perdus... Une commission d'enquête a pointé du doigt,
lundi 10 janvier, le manque de rigueur de
l'organisation dans le cadre du programme "Pétrole
contre nourriture" de l'ONU en Irak.
Cette commission indépendante, nommée par le
secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et
dirigée par l'ex-président de la Réserve fédérale
américaine, Paul Volcker, a publié 58 rapports d'audit
internes effectués de 1999 à 2004 par l'ONU sur ce
programme.

Elle estime qu'ils "décrivent des procédures
inadéquates [...] dans de nombreuses catégories
d'activité". Ils "offrent l'image de plusieurs
organisations minées par le stress et le manque de
ressources, qui trop fréquemment opéraient de façon
inefficace et dispendieuse".

Les défaillances dans les contrôles concernent tous
les aspects du programme. En premier lieu,
l'attribution, la gestion des contrats, ainsi que
l'inspection des conditions de leur exécution, des
domaines dont les pertes totales sont évaluées à 6,4
millions de dollars (4,87 millions d'euros). La
gestion des comptes bancaires relatifs au programme
est également mise en cause. Enfin, la commission
d'enquête, qui a examiné les activités de la la
Commission de compensation des Nations unies (UNCC),
chargée des réparations octroyées au Koweït après
l'invasion du pays par l'Irak en 1990, relève
d'importantes défaillances dans ce domaine. Des
défaillances qui se sont traduites par des
sur-paiements, de l'ordre de 2,2 milliards de dollars
(1,67 milliard d'euros).

MISE EN CAUSE DE HAUTS DIRIGEANTS

Un porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué
que l'organisation était déterminée à "en tirer les
leçons" et a également souligné que le programme avait
quand même "atteint son objectif principal" ,qui était
de soulager les souffrances de la population
irakienne.
Le programme "Pétrole contre nourriture", en vigueur
de 1996 à 2003 pour alléger l'impact sur les Irakiens
de l'embargo international imposé au régime de Saddam
Hussein, permettait au régime de Bagdad de vendre du
pétrole et d'acheter en échange des biens de
consommation courante. D'une valeur totale de 64
milliards de dollars (48,7 milliards d'euros), il
s'est trouvé perverti par le gouvernement irakien, et
plusieurs milliards de dollars ont été détournés.

Le scandale, révélé en janvier 2004, est une source
d'embarras majeure pour l'ONU. Un journal irakien
avait publié une liste de personnes ou d'entreprises
qui auraient bénéficié de l'argent détourné. Le haut
responsable de l'ONU qui était chargé de superviser le
programme, Benon Sevan, a été mis en cause. Il a
démenti toute malversation. Le nom de Kojo Annan, le
fils de M. Annan, a également été avancé.

Les documents publiés lundi, que l'ONU elle-même avait
refusé de rendre publics, ne constituent qu'une partie
de l'enquête menée par la commission Volcker. Elle
doit publier un rapport intermédiaire sur son enquête
fin janvier.

Le Monde Avec AFP
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PORTRAIT

Mahmoud Abbas en première ligne

Le nouveau président palestinien, homme de dialogue et
non de lutte armée, a construit son destin dans
l'ombre de Yasser Arafat.

On change rarement à 69 ans, mais on peut au moins
faire des efforts. Par exemple, haranguer les foules,
porter le keffieh ou accepter d'être juché sur les
épaules de miliciens en armes. Après sa nomination
comme premier ministre en avril 2003, le Palestinien
Mahmoud Abbas avait souhaité que les murs de Gaza,
surchargés de graffitis vengeurs, retrouvent une
blancheur immaculée et apaisante.  C'est désormais sa
propre effigie qui est peinte sur ces murs, encadrée
de slogans à sa gloire et à celle de son mouvement, le
Fatah.

On change rarement à 69 ans, et Mahmoud Abbas n'aspire
certainement pas, aujourd'hui, à être un autre homme.
La mort de Yasser Arafat l'a certes propulsé au
premier rang, mais pendant plus de trente ans au
service de la cause palestinienne il n'a cessé d'être
le même, lucide et entêté, maître de son destin.
Il n'a que 13 ans, en avril 1948, lorsque sa famille
fuit sa ville natale de Safed, en Galilée. Alors que
la première guerre israélo-arabe jette sur les routes
des milliers de réfugiés palestiniens, il se retrouve
en Syrie, à Damas. Après avoir travaillé pour aider sa
famille, il reprend ses études jusqu'à la faculté de
droit. Au même titre que Le Caire, la capitale
syrienne est alors un vivier pour le nationalisme
palestinien naissant.

Cet activisme n'est pas vu d'un bon œil par les
autorités locales. Parmi les Palestiniens les plus
engagés, les "Syriens" comme les "Egyptiens" émigrent
rapidement à l'est, sous des cieux politiques et
économiques plus favorables. Né en Egypte mais de
racines palestiniennes, un jeune ingénieur, Yasser
Arafat, se retrouve ainsi au Koweït. En 1959, il y
fonde clandestinement le Fatah, le Mouvement de
libération de la Palestine. Abbas, lui, s'est installé
au Qatar. Il rejoint le Fatah tout en participant à la
création d'un corps administratif dans son pays
d'adoption, avec lequel il gardera des liens étroits.

La décennie suivante est celle des combattants,
surtout à partir de la défaite arabe de 1967 face à
Israël, qui débarrasse la toute jeune Organisation de
libération de la Palestine (OLP), dont le Fatah est la
pierre angulaire, du paternalisme intéressé des Etats
arabes. Le réfugié de Safed, désormais membre du
Conseil national palestinien, a beau être doté d'un
nom de guerre - Abou Mazen -, il n'a rien d'un
guérillero. Son champ de bataille est celui de
l'organisation, du financement ; ses capacités y font
merveille.

Après l'affrontement meurtrier de Septembre noir
(1970), en Jordanie, avec la monarchie hachémite,
l'OLP quitte Amman, la capitale jordanienne, pour
Beyrouth, au Liban. Mahmoud Abbas, resté cheville
ouvrière de l'organisation, s'installe pour sa part à
Damas. Sa réputation demeure limitée dans les rangs
palestiniens. "Je l'ai rencontré pour la première fois
après la Jordanie. C'était l'époque des guerriers,
mais à l'intérieur du mouvement il avait déjà un
certain poids", se souvient malgré tout un ancien
proche de Yasser Arafat, Mamdouh Nofal, alors membre
du Front démocratique de libération de la Palestine
(FDPLP), un parti marxiste qui n'a que mépris pour les
"petits bourgeois" du Fatah.
Mahmoud Abbas est d'autant moins en quête de notoriété
que depuis le milieu des années 1970 et l'amorce de
l'évolution de l'OLP vers la solution des deux Etats
pour régler le conflit israélo-palestinien, il
défriche en secret une autre voie que celle du combat
: des contacts avec la gauche et les pacifistes
israéliens.

L'ancien étudiant du Collège oriental de Moscou - à la
fin des années 1960, il y a rédigé une thèse douteuse
sur le sionisme, une étude dont il s'est par la suite
démarqué publiquement - prend tout d'abord contact
avec des membres du Parti communiste israélien. Il
n'est pas le seul éclaireur à être envoyé en sous-main
par Yasser Arafat, mais il prend de court l'OLP en
assurant, en 1977, que le dialogue est possible. Selon
lui, la solution des deux Etats constitue un horizon
réaliste. Jamais il ne reviendra sur cette conviction.
"J'ai pu apprécier son courage à cette époque, il ne
se démontait pas devant les auditoires franchement
hostiles", se souvient le poète Mahmoud Darwich, alors
membre des instances de l'OLP.
En marge des rencontres secrètes, l'histoire
s'emballe. En 1978, la paix séparée signée par
l'Egypte avec Israël enterre les espoirs de voir le
dossier palestinien sérieusement examiné. Mahmoud
Abbas n'est pas à Beyrouth au moment de l'offensive
israélienne contre l'OLP, qui se conclut, en 1982, par
l'éviction des fedayins palestiniens, coup sévère
porté au dogme de la lutte armée.

La crise qui s'ensuit entre Yasser Arafat et le régime
syrien a obligé Abbas à quitter Damas pour le Golfe et
à se replier ensuite avec les autres cadres du
mouvement national palestinien à Tunis. Devenu en 1981
membre du Comité exécutif de l'OLP, il prend la
charge, en 1984, des relations internationales de
l'organisation. Assuré du soutien d'Arafat, il
approfondit ses contacts avec ses partenaires
israéliens. Un rôle dangereux : plusieurs partisans du
dialogue l'ont payé de leur vie, Saïd Hammami,
Ezzedine Kalak ou encore Issam Sartaoui, assassiné au
Portugal, en 1983, par le groupe Abou Nidal.
Les fils ténus se nouent et se détendent au rythme des
crises politiques israéliennes et des rapports de
force au sein de l'OLP. Après la mort d'Abou Jihad,
assassiné par les Israéliens après le début de la
première intifada (1987), Abou Mazen récupère
également le portefeuille des territoires occupés. Il
guette une percée diplomatique pour imposer la voie du
dialogue.

PARADOXALEMENT, la première guerre du Golfe (1991) va
servir d'accélérateur. Comme d'autres au sein de
l'OLP, Mahmoud Abbas comprend très vite l'erreur
stratégique commise par Yasser Arafat, qui apporte son
soutien à Saddam Hussein après l'annexion brutale du
Koweït. Jusqu'au bout, le chef de l'OLP va en effet
croire à un accord de dernière minute qui permettra
d'éviter la guerre et rehaussera le prestige du régime
irakien.

La cause palestinienne perd alors le soutien politique
et financier des pays du Golfe, à commencer par celui
du Koweït. Complètement isolé, Yasser Arafat n'a
d'autre ressource que de coller à la volonté
américaine de s'attaquer au dossier
israélo-palestinien sitôt la défaite irakienne
consommée. Mahmoud Abbas gagne des marges de manœuvre.
Alors que la conférence de Madrid s'enlise à partir de
1992, c'est lui qui met en place, côté palestinien, le
canal norvégien, qui va aboutir aux accords d'Oslo
(1993). "A l'époque, j'étais en prison en Israël, se
souvient Qaddoura Fares, un jeune cadre du Fatah
aujourd'hui ministre sans portefeuille, mais je me
souviens très bien de ce qu'avait dit Abou Mazen aux
membres de l'OLP qui trouvaient que le résultat de ces
négociations n'était vraiment pas à la hauteur des
espérances. Cela m'avait beaucoup frappé : il avait
expliqué que tout était effectivement loin d'être
parfait, mais que nous avions désormais des
responsabilités à assumer, que nous serons aussi
comptables de ce qui se passerait."

Mahmoud Abbas, au nom de l'OLP, paraphe à Washington
la déclaration de principes qui suit la reconnaissance
mutuelle d'Israël et de l'OLP. Mais l'enthousiasme
retombe vite. Les tensions et les critiques mettent à
rude épreuve la relation de confiance avec Yasser
Arafat. Mahmoud Abbas se juge peu récompensé des
efforts fournis alors que le chef de l'OLP reçoit le
prix Nobel de la paix (1994). Il tarde avant de
rentrer à son tour dans les territoires palestiniens
et s'enferme pendant de longs mois dans une de ces
bouderies dont il va devenir coutumier. Il refusera
par la suite de prendre part aux élections
législatives de 1996, contrairement à son bras droit
aux négociations d'Oslo, Ahmed Qoreï ("Abou Alaa"),
mais accédera tout de même au titre de secrétaire
général de l'OLP, devenant ainsi le dauphin potentiel
de Yasser Arafat. Ce dernier ne prend guère de risque
: ce bras droit n'a, semble-t-il, ni charisme ni
notoriété.

Le cours d'Oslo, cependant, dérape à partir de la
victoire électorale de la droite israélienne en 1996.
Les négociations que préparait Mahmoud Abbas avec le
négociateur israélien travailliste Yossi Beilin sur le
statut final des territoires palestiniens sont remises
à plus tard. A la place, l'équipe palestinienne d'Oslo
doit marchander une série d'accords intérimaires. Ces
accords retardent à chaque fois les étapes fixées en
1995 et alimentent dans les territoires palestiniens
un lourd ressentiment. C'est l'époque où les demeures
cossues de Mahmoud Abbas à Gaza et à Ramallah
entretiennent des accusations de corruption, tout
comme les activités de ses fils, hommes d'affaires,
même si les enquêtes menées par le Conseil législatif
palestinien ne le mettent pas en cause, à la
différence d'autres proches de Yasser Arafat.
L'élection du travailliste Ehoud Barak, en 1999, ne
dissipe pas la méfiance qui s'est installée entre
Israéliens et Palestiniens. Les négociations
précipitées de Camp David, en juillet 2000, auxquelles
Yasser Arafat se rend en traînant les pieds,
s'achèvent sur un échec. Mahmoud Abbas a bataillé pour
sa part pendant de longues heures avec les Israéliens
sur la question des réfugiés, sans guère de résultats.
Avec l'Intifada, qui éclate deux mois plus tard, la
dynamique d'Oslo est définitivement enrayée.
Début 2001, Ariel Sharon devient premier ministre
d'Israël. L'escalade des attaques et des ripostes
emporte les espoirs de retour au calme. Très vite,
Mahmoud Abbas fait connaître son désaccord avec la
tournure prise par les événements aux diplomates qui
se démènent en vain, tel l'émissaire européen Miguel
Moratinos, alors que Yasser Arafat, enfermé à Ramallah
depuis décembre 2001, se mure dans l'ambiguïté.
Le numéro deux de l'OLP sort de sa réserve en 2002
pour critiquer publiquement la militarisation de
l'Intifada et l'isolement diplomatique auquel elle a
conduit. Ses commentaires acerbes sont vivement
critiqués par les organisations radicales
palestiniennes, mais ils attirent l'attention des
Etats-Unis et de l'Union européenne, qui l'imposent,
en avril 2003, comme premier ministre (un poste créé
pour la circonstance) à un Yasser Arafat plus que
réticent. Cette brève expérience va lui laisser des
souvenirs cuisants.

En juin, au sommet d'Akaba, en Jordanie, et sous la
pression des Etats-Unis, Mahmoud Abbas choisit dans
son discours d'évoquer les souffrances du peuple juif
et de passer sous silence la question des réfugiés
palestiniens. "Le discours d'Akaba a été une erreur,
analyse aujourd'hui Qaddoura Farès. Abou Mazen pensait
obtenir des garanties américaines pour qu'Israël
stoppe la construction du mur" en Cisjordanie.

Abbas sait qu'il joue gros en se montrant à Washington
et au côté d'Ariel Sharon alors que le chef de l'OLP,
lui, est toujours reclus à Ramallah. Il a besoin de
résultats sur le terrain, pour les Palestiniens comme
pour leur chef. "Trois fois, il a demandé sa liberté
de mouvement ; trois fois, il n'a rien obtenu, alors
Arafat est entré en action", assure un proche. Après
cent jours de gouvernement, coincé entre l'immobilisme
israélien, l'indifférence américaine et le
ressentiment d'Arafat, Mahmoud Abbas démissionne. Il
est remplacé aussitôt par Ahmed Qoreï. Pendant plus
d'un an, il refuse de rencontrer Arafat, jusqu'à ce
que la santé de ce dernier ne se dégrade, en octobre
2004. Ces retrouvailles tardives précèdent de peu la
succession.

"C'est un type plutôt agréable", estime un diplomate
européen qui l'a pratiqué de longues années. Dans son
fonctionnement, il est l'opposé d'Arafat. Il est clair
et délègue réellement." "Il ne se mêle pas de tout, du
moindre versement d'argent, de la moindre promotion,
parce qu'il n'a pas à entretenir de clientèle ; cela
peut s'avérer une faiblesse parce qu'il est très
seul", ajoute l'un de ses proches. "Il peut se mettre
vite en colère, assure le ministre Azzam Al-Ahmad, il
est plutôt du genre à dire quand il y a un problème :
"Je m'en vais, je reviendrai quand vous aurez enfin
compris", alors qu'Arafat pouvait passer des heures
pour arranger les choses."

"C'est un homme d'Etat, mais ce n'est pas un homme
politique. Il n'aime pas le pouvoir, et il dit
vraiment ce qu'il pense, ajoute Mamdouh Nofal. Il ne
bradera jamais les intérêts palestiniens, ses lignes
rouges sont claires sur la question des frontières,
Jérusalem-Est et une solution acceptable pour les
réfugiés. Si les choses devaient mal tourner avec les
Israéliens et les Américains, comme nous sommes
beaucoup à le redouter, il viendra nous voir et il
nous dira tout simplement : "J'ai essayé, ça n'a pas
marché, trouvez quelqu'un d'autre." Et puis, il
rentrera chez lui."

Gilles Paris

LE MONDE  DU 11.01.05


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RIM Echos : bulletin d'information électronique






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#32 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Mardi 11. Janvier 2005  0:37
Sujet: M. BILLARD, A. DAHMANI , E. HAMILTON ET S. FILALI.. NOUVEAUX SIGNATAIRES
rim_echos
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PETITION INTERNATIONALE  EN FAVEUR L’OPPOSITION
DEMOCRATIQUE EN MAURITANIE


M. BILLARD, A. DAHMANI , E. HAMILTON ET S. FILALI..
NOUVEAUX SIGNATAIRES



Qui a dit que « la Mauritanie n’intéresse pas grand
monde » ? A leur grande joie, les initiateurs de la «
pétition internationale en faveur de l’opposition
démocratique en Mauritanie » découvrent le contraire.
En réalité, çà dépend de quelle Mauritanie.   Chaque
jour pour ne pas dire chaque heure, des figures de
proue du camp progressiste et démocratique,partout
dans le monde, rejoignent, avec conviction et
enthousiasme, la liste des premiers signataires. Voici
un exemple :  Martine Billard, députée de Paris,
Abdelaziz Dahmani,vieux briscard de la presse
internationale et l’un des meilleurs spécialistes
de la Mauritanie ,l’écrivain Elisabeth Hamilton et
Samad Filali,président de l’Union des Jeunesses
Maghrébines

En signant ce texte, ces femmes et hommes, épris des
valeurs universelles de liberté, d’égalité et de
justice, dénoncent « LA DICTATURE » de Nouakchott et
exigent un « traitement digne et équitable » pour «
TOUS LES PREVENUS » traduits en justice à Wad Naga ;
ils clament, haut et fort,leur refus de l’arbitraire
en Mauritanie et leur solidarité avec le
leader historique de l’opposition mauritanienne, Ahmed
Ould Daddah et ses compagnons d’infortune.

Lisez, en bas de la pétition, la liste intégrale des
nouveaux signataires.


-------------

PETITION


En Mauritanie, l’opposant historique Ahmed Ould
Daddah, leader du Rassemblement des Forces
démocratiques (RFD),a été inculpé le 21 novembre
2004 et incarcéré le 27 décembre dernier. Il passe
  en jugement , depuis le 2 janvier courant ,avec
d’autres opposants,devant la « Cour Criminelle »de Wad
Naga, au motif qu’il aurait contribué aufinancement du
complot militaire de juin 2003.

Tous les observateurs ont pu reconnaître le caractère
démocratique de la longue marche politique d’Ahmed
Ould Daddah, et son refus systématique de la violence.
L’incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu’à éliminer un adversaire des plus crédibles et
irréductibles de la dictature en place depuis 20 ans,
en le privant de ses droits civils et civiques. Tous
savent que le mode d’opposition du Président du RFD se
distingue autant du mouvement des putschistes que des
formations islamistes, de création récente en
Mauritanie.

Les signataires du présent message appellent le
Gouvernement de la République Française et le
Président de la Commission Européenne à manifester
clairement auprès des autorités mauritaniennes leur
inquiétude et leur vive préoccupation, ainsi que
l’attention qu’ils porteront à ce qu’Ahmed Ould Daddah
et tous les autres prévenus bénéficient de la
présomption d’innocence, d’un traitement digne et
équitable, ainsi que d’une procédure transparente
respectant pleinement les droits de la défense.
-----------


Liste des nouveaux signataires

Martine Billard ( Députée de Paris)

Abdel Aziz Dahmani (journaliste)

Mamadou Kane-Makane (Producteur Pulaaradio)

Samad filali (Président de l'union des Jeunesses
Maghrébines)

Elisabeth Hamilton (écrivain)

El Baz Ali (coordinateur des associations de
travailleurs maghrébins en France)

Pierre Amiranoff (enseignant)

Christian Luizza (citoyen)

Barry Mamadou (militant des droits de l’homme)

Carol Guillaume (étudiante)

Paulette Boeguer (militante des droits de l’homme)

El Baz Ali (coordinateur des associations de
travailleurs maghrébins en France)
-----

Partis, associations et ONG

ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en
France)
----------------------------------



Autres  signataires :


Abraham Serfaty (leader historique de la gauche
marocaine)

Christine Daure- Serfaty (militante des droits de
l’homme)

Noam Chomsky (Massachusetts Institute of Technology)

Noël Mamère, (député vert de Gironde)

Yves Cochet (députe Vert de Paris, ancient ministre)

Marie Anne Isler Béguin (députée européenne)


Ali Lmrabet, (Journaliste- Maroc)

Epiphane Zoro-Bi Ballo (juriste, fondateur du
Mouvement Ivoirien des Droits Humains).

Moncef Merzouki ( militant des droits de l’homme,
opposant candidat à la dernière présidentielle en
Tunisie).

Patrick Farbiaz (responsable de la commission
transnationale des Verts)


François-Xavier Vershave (économiste)

Catherine Coquio (universitaire)

Mourtoudo Diop (Doyen de l’opposition mauritanienne,
président du Rassemblement pour le Dialogue des
Nationalités (RDN- Dekaalem)


Hassan Nejmi,(président de l’Union des écrivains du
Maroc)

Boubacar Boris Diop (écrivain)

Med Hondo (cinéaste)

Kaaw Touré porte-parole des Forces Africaines de
libération de Mauritanie ( FLAM) -Stockholm-Suède

Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général (FLAM)-Europe
du
Nord- Copenhague-Danmark

Abdel Weddoud Ould Cheikh (sociologue)

Garba Diallo (chercheur, Copenhague)


Zine-Eddine Mjati (responsable du Groupe Maghreb au
sein des Verts)


Luiza Toscane (militante des droits de l’homme)

Ahmed Ben Jelloun (secrétaire général du Parti de
l’Avant-Garde démocratique et Socialiste- Maroc)

Abdourahman A. Waberi (Ecrivain, Djibouti)

Brahim Ould Boihy (pilote)

Baba Ould Jiddou (militant du mouvement EL HOR )

Ibrahima Saw (universitaire USA)

Salah Eddine Sy (juriste,militant des droits
humains-Jacksonville Floride.USA)

Aurélia Kalisky (chercheuse)

Laure Coret (universitaire).

Abdallah Ould Hormatallah (journaliste)

Diani Faba Boudalay (militant des droits de l’homme)


David Bacon (labor journalist, Berkeley)

Frances M. Beal (Black Radical Congress National
Council, Oakland)

Carl Bloice (moderator, portside, San Francisco)

Linda Burnham (Women of Color Resource Center,
Oakland)

Margaret Burnham (Assoc. Prof., Northeastern
University Law School)

Brett Bursey (President, South Carolina Progressive
Network, Columbia
)
Leslie Cagan, (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, New York)

James Campbell (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Charleston)

Barry Cohen (moderator, portside, New York)

Carl Davidson (Chicago, IL)

Nils Robin (ancien diplomate)

Bernard Fessard de Faucault (universitaire)

Aziza Akhmouch (Universitaire)

Jemal Eddine Benchennouf, (Journaliste)

Abkhar Elbachir (militant des Droits de l’Homme)

Abdallah Kermoun (écrivain)

Mutoka Anastasie (Journaliste)

Mfeukoum Raymond (Journaliste)

Mohamed Fall Ould Sidatt (ingénieur en électronique)

Jemal Ould Mohamed (Juriste)

Mohamed Dogui (militant des droits de l’homme)

Moustapha Ould Ibn Mogdad( militant associatif Canada)

Moctar Cheine (militant associatif USA)

Omar Ali, President de djibwatch asssociation de
défense des droit de l'homme à djibouti

Claude Chenaud (Militant des droits de l’homme)

Alain Andreucci (Ecrivain)

Alain Deneault ( Essayste)

Christiane Albert (universitaire)

Gustave Massiah (économiste)

Diagne Chanel (artiste peintre)

Eugène Ebodé (écrivain)

Mehdi Ba (éditeur)

William Nadylam (comédien)

Landing Dieme (journaliste)

Birhane Girum (journaliste)

Isabelle Krzywkowski ( Universitaire)

Abdallah Ben Ali (journaliste)

Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire et
universitaire)

Jemal Chichaoui (architecte- Maroc)

Jean-Luc Poueyto (Ethnologue)

  Raphaël Granvaud ( Enseignant)

Ahmed Mesli (dessinateur de presse algérien)

Etienne Nouguez (Etudiant en thèse)

Aline Marchand (Doctorante)

Comi Toulabor (chercheur)

Annie Faure (médecin)

Philippe Spineau (cinéaste)

Ahmed Kaci (Journaliste- Algérie)

Hubert Renard (plasticien)

Sang Pingyan (journaliste et ex-cyber-dissident –
Chine)

Christine Bammert (militante des droits de l’homme)

Benjamin Moutsila (militant des droits de l’homme)

Emmanuel Malolo Dissake (universitaire)


Makbule Tûrk (journaliste- Turquie)

Koroma Alphonz (journaliste-Sierra léone)

Maung Maung Thein (Journaliste-Birmanie)

Pomoynytskyy Oleksandr (journaliste- Ukrainie)



Jean-Baptiste Sapu (photographe congolais)

Veli Pehlivan (journaliste turc)

Angela Davis (University of California at Santa Cruz)

Ossie Davis (acteur, écrivain, New York)

Ruby Dee Davis (actrice, écrivain, New York)

Donna DeWitt (President, South Carolina State AFL-CIO,
Columbia)

Charles Ensley (SSEU, AFSCME, New York)

Martin Fishgold (President, International Labor
Communications Association, New York)

Al Fishman (Peace Action of Michigan)

Henry Foner (New York)

Paul Friedman (First Vice President, SEIU-1199 New
Jersey)

Elaine Hagopian (Professor Emerita of Sociology,
Simmons College, Boston)

Bill Henning (Vice President, Communication Workers of
America, Local 1180, New York)

Lennox Hinds (Vice President, International
Association of Democratic Lawyers, New York)

Connie Hogarth (Center for Social Action, Manhattan
College, NY)

Arthur Kinoy (National Lawyers Guild, Center for
Constitutional Rights, New Jersey)

Frank Llewellyn (National Director, Democratic
Socialists of America, New York)

Eric Mar (Vice-president, San Francisco Board of
Education)

Dr. Manning Marable (Institute for Research in
African-American Studies, Columbia University, New
York)

Ray Markey (President, New York Public Library Guild,
Local 1930, AFSCME, New York)

Elizabeth Martinez ( Institute for Multiracial
Justice, San Francisco)

Robert & Ellen Meeropol (Rosenberg Fund for Children,
Easthampton, MA)

Charlene Mitchell (co-chair, Committees of
Correspondence for Democracy and Socialism, NewYork)

Bill Moriarity (American Federation of Musicians, New
York)

Linda Rae Murray (MD, MPH, Chicago, IL)

Michael Parenti (Author, Social Commentator, Berkeley)

Michael Ratner (President, Center for Constitutional
Rights, New York)

Mel Rothenberg (Chicago Jobs with Justice, Committee
for New Priorities)

Pete Seeger (musicien, écrivain) Beacon, NY

Jay Schaffner (moderator, portside, New York)

Mark Solomon (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Boston)

William K. Tabb (professor, Queens College, NewYork)

Don White (CISPES-LA and KPFK Local Area Board, Los
Angeles)

Tim Wise (Nashville, TN)

Flaubert Djateng (conseiller technique au programme de
coopération germano-camerounaise PADDL (Programme
d'Appui à la Décentralisation et au Développement
Local)

Marius Chevallier (étudiant)

Bénédicte Marcq (assistante sociale)

Marcello Flores (universitaire, Italie)

Françoise Imbs (universitaire)

Pierre Pachet (écrivain et universitaire)

Hélène Piralian-Simonyan (psychanalyste et écrivain)

Monique Larrouture (enseignante aux Beaux-Arts)

Raphaëlle Guibert (doctorante en sciences politiques)

Alain Brossat (universitaire)

Jean-Yves Barrère (économiste)

Céline Lefèvre (chargée de projet de technologie de
développement)
Louis Camara (écrivain)
Patrick Lescure (Montialoux)
Joëlle Noguer (militante des droits de l’homme)
François Montagnon (géologue)
Marthe Wane (étudiante)
Alain Castan (mouvement Résister ! Marseille)
Jean Schnorf (éducateur spécialisé)
Hélène Giraud (enseignante)
Raymond Reichenbach (association Parismétis)
Nathalie Voutier (citoyenne)
Véronique Hervouët (psychanlyste)
Sandra Caron
Janine Altounian (essayiste et traductrice)
Pierre-Yves Dacheux (ingénieur ESE et professeur
d’Electronique- Montepellier)

Charlotte Morand (secrétariat CFDA Bordeaux)

Aurélie Lefebvre (conseillère technique Asile)

Marguerite Rollinde (chercheure)

Claude Mouchard (universitaire)

Muhamedin Kullashi (universitaire)





Et à titre amical :
Dieter Fuller
Jean-Pierre et Maïté Roset
Vincent Duriau
Christophe Labourdette
Gérard et Maryvonne Morel
Philippe et Fanchon Euverte
Claire Jonchery
Hervé, Odile, Yves, Florence, Arnaud et Philia Dupont
Dominique, Philippe, Sarah et Delphine Cosserat,
Jérôme Guyot, Christine Guyot
Marine, Paul, Martine, Seved et Stéphanie Robin
Stéphane Vignon
Nathalie et Pierre Nahon
Leonore et Lesley-Anne Alexandrov
Alain, Catherine, Jean-Michel, Pablo, Laurent et
Myrtille Dubedout
Laurent et Isabelle Cosserat
Amandine, Stéphanie, Amélie, Sven et Marie-Claude
Robin
Céline Diogo
Benoît Linerio
Aurélien Pourrat
Alain Verbois
Daniel Domalain
Gérard Labourasse


  -----------------------------------------




  ONG, groupes et associations :

AIRCRIGE (Association Internationale de Recherche sur
les Crimes contre l’Humanité et les Génocides).

SURVIE.

Causes communes (Belgique)

Afrique XXI.

CRID.

Confédération Nationale du Travail

Fédération des Congolais de la Diaspora

ARDHD (Association pour le Respect des Droits de
l'Homme à Djibouti)

CEDETIM

Comité Soudan

Le parti des Verts (France)



----------------------------------


PROFIL

Ahmed Ould DADDAH
L’expérience au service d’une nation

Date et lieu de naissance : 07 août 1942 à Boutilimitt

Formation d’économiste :

Formation traditionnelle à Boutilimitt
Baccalauréat Option Mathématiques (1962)

Licence Sciences Économiques Option économie
internationale (1967, Université de Paris)

Diplôme d’Études Supérieures (DES) ès Sciences
Économiques (1970, Université de Dakar)

Expérience professionnelle :

Conseiller Économique et Financier Adjoint du Chef de
l’Etat (1967-1968)

Conseiller Économiques et Financier du Chef de l’Etat
(1968)

Secrétaire Exécutif de l’Organisation des Etats
Riverains du Fleuve Sénégal, (1968 – 1971)

Directeur Général de la Société Nationale d’Import –
Export (SONIMEX) (1971 – 1973)

Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (1973 –
1978)
Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Expert Économique de la Banque Mondiale, conseiller
Économique et Financier auprès du Gouvernement
centrafricain (1986 – 1991)

Responsabilités diverses (1968 – 1991)

Président de la Chambre du Commerce et d’Industrie de
Mauritanie

Président de la Commission Nationale des Marchés
Membre du Comité Monétaire

Administrateur de la SNIM

Administrateur du Port de Nouakchott

Administrateur de l’Union des Banques Arabes
Françaises (UBAF)

Premier Président du Centre Africain d’Etudes
Monétaires

Gouverneur du Fonds Monétaire Arabe

Gouverneur Suppléant de la Banque Mondiale

Gouverneur du FADES

Gouverneur du FMI

Consultant International

Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement
économique en Afrique (BADEA)

Parcours politique

Candidat aux élections présidentielles de 1992, ayant
obtenu 33% des voix dans un contexte de fraude
massive, ayant entaché la régularité et la crédibilité
des élections

Secrétaire Général de l’Union des Forces Démocratiques
- Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal
parti d’opposition, arbitrairement dissous le 28
octobre 2000

Vice – Président du Comité Arabe pour le Soutien au
Peuple Palestinien

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques
(RFD)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Tichitt (Janvier 1995)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Boumdeïd (Décembre 1998)

Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril
2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000)

Candidat du RFD aux élections présidentielles du 07
novembre 2003

Langues Parlées :

Arabe, Français, Anglais


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#31 De: "democrates_net" <democrates_net@...>
Date: Mardi 11. Janvier 2005  0:26
Sujet: MAURITANIE : UNE PARODIE COTUMIERE, Par Salah Eddine Sy
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MAURITANIE : UNE PARODIE COTUMIERE, Par Salah Eddine Sy


La Mauritanie est coutumiere des parodies de proces.Ce proces en
cours n'est ni le premier et ne sera ceratinement pas le dernier.
Aucun des proces tenus devant cette cour criminelle( qui du reste
n'est qu'une cour speciale avec tout ce que cela comporte comme tare
dans le respect des droits)n'ont ete ni justes ni equitables
Le deficit democratique,l'enchevetrement des differents pouvoirs
(executif,legislatif et judiciaire) ne peuvent donner lieu a une
justice ou les droits de la defense,la presomption d'innoncence sont
respectes.

L'arbitraire de la decision rendue etait connue d'avance.En
effet,les avocats ne se faisaient aucune illusion mais ils
esperaient peut etre que par miracle et compte tenu des
circonstances du moment,notamment de leur gravite que la cour,les
pouvoirs politiques s'abstiendraient d'aller assez loin.
En realite,l'etat ayant ete domestique par des brigands,les libertes
confisquees,les dirigeants actuels recourreront a toutes les
solutions extremes en vue de sauver,de sauvegarder leur pouvoir
sectaire et illegitime.

Nous nous sentons solidaires des avocats qui honnetement ploient
sous leur fardeau de vouloir faire triompher la justice mais celle
ci n'est nulle part dans ce pays.Ils n'ont pas le choix et ils
doivent jouer leur role et ils le font.
Tout au long de la procedure ils ont a chaque fois souleve des
exceptions pertinentes qui n'ont pas ete prises en consideration par
la cour.Mais que voulez vous? la decision de justice etait rendu
avant meme que les audiences aient commence.

L'exception de fond qui a manque d'etre soulevee et qui devait
l'etre des le debut est celle de la nature de la cour.Une cour
speciale ou juridiction speciale comporte toujours des elements
restricifs des droits et libertes de tous ceux qui se retrouvent
devant elle.

L'incoherence et l'amalgame des faits reproches aux uns et aux autres
(les cavaliers du changement,les leaders de l'opposition) montrent
que l'objectif du proces est de mettre en oeuvre la technique de la
terre brulee.Reduire tout le monde,tout le monde et meme les avocats
au silence.D'installer la peur "panique" a tous les niveaux.

La realite,il faut le dire c'est que nous n'avons pas un Etat au
sens juridique du terme.L'entite territoriale qu'est la mauritanie
est prise en otage par un clan "patritribal" dont les interets
specifiques sont loin de correspondre aux interets des communautes
qui composent notre espace.
"la justice etant maintenant rendue"qui va defendre la JUSTICE.Qui
va denoncer cette parodie?
Les leaders des partis et autres mouvements,representatifs de
l'opinion sont au "frais",qui alors levera le plus petit des
doigts.Personne.En regime de dictature c'est le" circulez il n'ya
plus rien a voir".

A maitre ebbety et a ses collegues nous souhaitons du courage et de
la volonte.Ils ne sont pas a l'abri des pressions,des menaces de
toutes nature et meme de se retrouver devant cette meme cour sous
l'accusation fallacieuse de s'etre constitues avocats.
La nuit les chemins sembles longs,le notre est infiniment long dans
cette obscurite d'un pouvoir impudent,incompetent et assassin.

salah eddine sy

Source:"Flamnet"
http://fr.groups.yahoo.com/group/flamnet/message/13511

#30 De: Mohamed Dogui <faas_22000@...>
Date: Lundi 10. Janvier 2005  10:20
Sujet: Procès de Ouad Naga 6ème semaine d’audience Par SOS Esclaves
faas_22000
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Transmis par Boubacar Messaoud
Président de SOS Esclaves

 

To faas@...  Envoyé: Dimanche 22:59

Procès des présumés* putschistes, dans la garnison de Ouad Naga

Rapport 6ème semaine d’audience

Par SOS Esclaves Mauritanie

 

Le 02 Janvier 2005, l’occasion a été  une nouvelle fois donnée, à l’ex-commandant Saleh Ould HANENNA,  conformément aux demandes pressantes de la défense, qui souhaitait lui poser certaines  questions.

 

Il est à signaler que, lors de sa première comparution, la défense et le parquet n’ont pas eu droit à l’interroger.

 

En réponse au parquet et aux avocats, Saleh Ould HANENNA nie toute relation avec les leaders politiques de l’opposition légale, également emprisonnés et jugés, au titre du dossier des présumés putschistes ; Il explique, largement, que les forces loyalistes au chef de l’Etat actuel seraient responsables de la mort du chef de l’état major de l’armée nationale, feu le Colonel Mohamed Lemine Ould NDIAYANE, le 8 juin 2003.

 

Il a saisi cette opportunité, pour présenter le programme de transition de son organisation, si elle avait réussi à prendre le pouvoir, surtout la création d’un observatoire national pour la démocratie et l’unité nationale et l’engagement de ne présenter aucun d’entre ses camarades, aux futures élections, devant mettre un terme au gouvernement provisoire.

 

A la fin de  l’audition de Saleh Ould  HANENNA, le président de la cour criminelle du Trarza s’entend, avec l’ancien bâtonnier Yacoub DIALLO et son collègue en exercice, Melaïnine Ould KHLIFA (contesté, sans légitimité extérieure mais reconnu par les autorités), sur le fait que le parquet présenterait son réquisitoire le dimanche 09/01/2005, tandis que les plaidoiries de la défense commenceraient le mercredi d’après.

 

Le président se rétracte, deux heures après,  pour exiger que le parquet débute le lendemain et la défense ensuite.

 

Les avocats lui font savoir leur refus de revenir sur l’accord déjà trouvé, surtout sans savoir  à quel moment précis leur plaidoirie aurait lieu.

 

Finalement, vers en soirée, un second accord fut retrouvé, consistant à permettre au parquet de faire son réquisitoire le mardi 4 janvier et la défense le lundi d’après. Malgré ce  compromis, une déclaration non signée et non datée, attribuée au ministère de la Justice, dénonçait, le lendemain, « la conduite de certains avocats qui, au mépris des droits de leur propres clients, s’emploient à retarder la procédure et à prolonger la durée du procès… »

 

De son côté, la défense interprète cette sortie, comme « une immixtion des autorités politiques, dans le déroulement des assises de la Cour Criminelle » du Trarza. Pour la défense, le simple fait que le ministère de la Justice éprouve le besoin de parler d’une procédure en cours, est ; en soi, révélateur d’un état d’esprit incompatible avec l’idée d’indépendance de la juridiction qui siège actuellement à Ouad Naga.

 

Me Brahim Ould Ebetty, cité par  le journal le Calame, rappelle que, depuis le début des assises de la cours criminelle, « divers ministres ont, à plusieurs reprises, rendu des verdicts, tout comme le premier ministre, devant les députés, le 30 décembre 2004, lequel n’a pas hésité à condamner les prévenus sur le cas desquels une instance judiciaires est en cours. »

 

L’audience a repris le 04 Janvier 2005, vers 12 heures 05 mn .

 

Il faut noter que, dès l’ouverture, la défense a énergiquement protesté, contre le fait que les inculpés comparaissent menottés, état qu’elle juge inadmissible, voire contraire aux principes qui gouvernent un procès équitable ; en conséquence, les avocats ont exigé, pour condition au maintien de leur présence, le retrait des menottes de tous les accusés,. Ils ont fermement signifié qu’ils n’assisteraient pas à la comparution de leurs clients enchaînés.

 

Dans leur unanimité, ils sont restés intransigeants sur le respect du principe « de comparaître libre », pour tous les inculpés, ce qui a suscité plusieurs interruptions et négociations, afin de concilier les impératifs de sécurité, très chers au président de la cour et le respect des droits fondamentaux des détenus, présumés encore innocents. Le président de la cour, de son côté, estime qu’il est risqué de faire comparaître les détenus non menottés, compte tenu de leur nombre (près de 200 hommes). Le bras de fer dura près de six heures, avant que les deux parties ne trouvent un compromis.

 

Selon le président, la sécurité doit primer tout le reste ; en réponse, la défense lui fait savoir, par l’intermédiaire de Me Mohameden Ould ICHIDDOU, que la justice est au dessus de tout; en définitive, le président reconnaît, à juste raison, les propos du Me ICHIDDOU et s’engage, par la même occasion, de ne dire que le droit et de ne causer aucun tort,  à qui que se soit.

 

Après plusieurs rounds, la cour propose, enfin, que les officiers, sous –officiers et civils restent dans la salle, les mains libres et que les soldats soient ramenés à leur cellule ; le nombre de ceux qui vont ainsi comparaître serait, selon la cour, maîtrisable.

 

La défense finit par accepter ce compromis (vers 18 heures 25 mn), qui lui permet d’entrer dans la salle d’audience, ce qui n’exclut pas certaines réserves - non exprimées de la part de quelques avocats - quant au sort de ceux qui n’auront pas, de ce fait, entendu leur accusation, c'est-à-dire les soldats.

 

C’est, d’ailleurs, pour éviter cette situation, que la défense avait initialement proposé, à la cour, qu’à défaut de les présenter, tous ensemble, d’accueillir chaque inculpé puis le retirer, une fois dite, en sa présence, la partie du réquisitoire qui le concerne.

 

La parole fut donnée à la partie civile, représentée par Me Bah Ould EL BAR, lequel aurait une procuration, de leurs ayant droit, au nom de deux femmes décédées, victimes civiles du coup d’Etat du 8 juin 2003.

 

A ce sujet, il est à noter que Me Bah n’a pas donné aux avocats de la défense une copie de sa procuration ; de surcroît, ses demandes, incriminant les prévenus, ont apparu, selon la défense,  comme un réquisitoire de parquet et non des requêtes de partie civile ; celles-ci devaient, de ce point de vue, se restreindre à la présentation des dommages subis et des réparations sollicitées.

 

Après la partie civile, le parquet  commence son réquisitoire, par la lecture des Procès Verbaux (PV) de la police et du juge d’instruction, cela comme l’attestent les constatations des avocats et des journalistes, qui disposaient desdites pièces. Enfin, l’audience a été suspendue vers 21 heures, pour reprendre, le lendemain, à 9 heures.

 

Le 5 janvier, l’audience a été ouverte, par le Président de la Cour Criminelle du Trarza, à 10 heures 50 mn ; le procureur poursuit son réquisitoire, au point où il s’était arrêté la veille, faisant la lecture des auditions des témoins, ainsi que les témoignages des accusés, les uns contre les autres. Il a également présenté des modèles d’armes, dont une kalachnikov et un pistolet, un talkie-walkie, des munitions, tout matériel présumé introduit en Mauritanie par les accusés, un plan d’attaque et un discours que les putschistes envisageaient de diffuser sur les média officiels. Le procureur, par la suite, a évoqué les circonstances aggravantes, contre Saleh Ould HANENNA qu’il présente comme le cerveau du coup d’Etat manqué, dirigeant une organisation qui a infiltré l’armée. Il a souligné que le Commandant Mohamed Ould CHEIKHNA, le bras droit de Saleh, continue depuis l’extérieur du pays, à proférer des menaces. Il a rappelé que le détenu capitaine Abderahmane Ould MINI, de ses propres aveux, fut le principal acteur de la tentative de putsch du 8 et 9 juin 2003. Il a cité, dans l’ordre, les responsabilités de Mohamed Ould SALECK, Moustapha Ould LIMAM CHAFI, Sidi Mohamed Lemine  Ould H’RAÏMOU, Saadna Ould HAMADI, Moussa Ould SALEM, Boda Ould SIDI, Mohamed Ould ABDI, Ahmed Ould AHMED ABD, etc...

 

Dans son réquisitoire, il s’appesantira sur les circonstances, ou cours de cette nuit du 8 juin 2003. Il a parlé des attaques contre la Présidence de la République et l’ Etat Major de l’Armée où les cadavres étaient, selon lui, éparpillés partout ; « 65 civils et 44 militaires » a-t-il précisé. Il souligne que les prévenus avaient procédé, à l’instar du dirigeant libyen Mouamar Kaddafi, « leur maître à penser », à la libération des prisonniers de droits communs.

 

Pour les multiples raisons qu’il a avancé, le procureur requiert la condamnation :

 

17 personnes, à la peine capitale, dont 9 par contumace ;

48, à la réclusion à perpétuité  avec travaux forcés  dont 11 par contumace ;

63, à la réclusion criminelle, pour une durée de 20 ans ;

21, à la réclusion criminelle, pour une durée de 10 ans ;

19, à la réclusion criminelle, pour une durée de 5 ans.

 

Ce cinquième groupe comporte, entre autres inculpés, des personnalités politiques de premier rang, accusées d’avoir apporté un soutien financier à Saleh Ould HANENNA. Il s’agit de Ahmed Ould DADDAH, président du parti d’opposition Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), de l’ancien chef de l’Etat, Mohamed KHouna Ould HAÏDALLAH et du président du Parti de la Convergence Démocratique (PCD), non reconnu, le Docteur Cheikh Moctar Ould HORMA.

 

Pour les prévenus, contre lesquels des peines n’ont pas été sollicitées, le parquet laisse, à la cour, le soin de prendre la décision  appropriée. C’est sur cette note que se termine le réquisitoire du procureur.

 

Durant le réquisitoire du procureur, l'annonce des peines requises, notamment la peine de mort, a été ponctuée par de vives protestations de l'assistance, constituée, principalement, de parents et proches des prévenus.                 

 "On ne peut pas tuer nos enfants!", a-t-on notamment entendu dans la salle, entre les hurlements et les pleurs. Après le réquisitoire du procureur, le président de la cour a suspendu l’audience, vers 20 heures 25 mn, pour une reprise prévue, le 10 janvier, à 9 heures.

 

 

 

ANNEXES :

 

1/ Extrait article de l’hebdomadaire indépendant, le Calame du 05 janvier 2005)

 

Polémique autour du procès


L’Etat mauritanien garantit les droits des 181 individus présumés avoir trempé dans la tentative de putsch du 8 juin 2003 et des complots d’août et de septembre 2004, a affirmé le chargé de mission du ministère de la justice, Mohamed Ould Mendah, dans une déclaration faite à la presse le lundi 3 janvier 2005 dans l’après midi. Cette garantie d’équité du procès de Ouad Naga faite par l’Etat et exprimée par le biais du ministère de la justice est relative au déroulement de la deuxième phase des assises de la cour criminelle du Trarza, siégeant en session foraine dans cette localité depuis le 21 novembre dernier.

 

Par la voie de Mohamed Ould Mendah, le ministère de la justice se félicite du déroulement de la première phase du procès consacrée à l’interrogatoire des inculpés, estimant que celle-ci a été « d’un bon climat », et que la préparation matérielle prévue par les autorités a été « au niveau souhaité ».

 

Après avoir exprimé sa totale satisfaction par rapport au déroulement du procès des présumés putschistes, le ministère exprime son étonnement au sujet de la conduite de certains avocats « qui, au mépris des droits de leurs clients, s’emploient à retarder la procédure et à en prolonger la durée ». Les avocats de la défense sont accusés d’avoir essayé de faire reporter la session criminelle et d’être entrés par la suite « dans le tourbillon des exceptions de procédure », alors que les débats sur le fond étaient engagés et que « ces exceptions sont censées être soulevées avant d’aborder le fond ». Le ministère ajoute que la défense revenait sur le point lié aux exceptions à chaque interrogatoire d’un inculpé devant la barre de la cour criminelle. Les mêmes avocats sont accusés d’avoir émis des menaces de boycott de la deuxième phase du procès de Ouad Naga ». En dépit de tous les obstacles ainsi dénoncés, le chargé de mission du ministère de la justice s’est déclaré confiant au sujet du déroulement de la deuxième phase des assises.       

 

2/ Communiqué de Presse 

 

Collectif des  avocats de la défense

 

Dossiers 746/RP/03 et 140/RP/04

 

Le ministère public vient de présenter un réquisitoire inouï dans les annales judiciaires de notre pays : 17 peines capitales, plus de 120 peines de travaux forcés et une cinquantaine de peines d’emprisonnement dont 5 ans fermes pour trois des dirigeants de l’opposition. La sévérité ou même la cruauté de ce réquisitoire a été unanimement  dénoncée. Elle n’a d’égale que la précarité des arguments, de faits st de droit, présenté à son appui.

 

Bien évidemment, le Ministère Public a observé un silence opaque vis-à-vis des multiples irrégularités de procédure constatées par les observateurs et soulevées pertinemment par la défense, tout au long de cette instance. Mais le plus grave est ailleurs. Il est dans l’immixtion manifeste du pouvoir politique dans le déroulement du procès. En effet, dans une déclaration d’autosatisfaction remise à la presse le 03/01/05, le ministère de la justice a réitéré ses reproches vis-à-vis des avocats de la défense. Substantiellement il leur fait grief d’avoir retardé « au mépris des droits de leurs clients et de soulever inlassablement les exceptions de procédure »

 

Sur un autre registre et au moment même ou le procureur finissait son réquisitoire, le Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement balaie l’obligation de réserve qui pèse sur lui d’un revers de main, réduit à néant la présomption d’innocence et soutient allégrement que de toutes les déclarations de Salah Ould Hanenna devant la Cour, il n’y a lieu de retenir qu’un seul élément, sa décision « d’intégrer l’armée en 1984 avec la volonté de faire un coup d’Etat et de prendre le pouvoir par la force ; tout le reste n’est que bla-bla et mensonges lui ayant été soufflés par ceux qui lui rendent visite et l’assistent ». L’allusion aux avocats est évidente.

 

Au-delà de la forme désobligeante et des propos malveillants aux contenus sur lesquels nous ne nous attarderons pas, ces déclarations méritent, de notre part, les observations qui suivent.

 

Elles constituent d’abord une entorse grave au principe fondamental et sacro-saint de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice. Elles portent aussi atteinte à l’obligation de réserve qui s’impose à tous les médias et, notamment, à ceux de l’Etat, vis-à-vis d’une instance judiciaire criminelle, de surcroît- en cours. Objectivement, leurs auteurs cherchent à influencer l’opinion des juges, à discréditer le rôle de la défense dans l’issue du procès, et à faire justifier à priori les décisions du juge si par extraordinaires elles sont conformes aux demandes du parquet.

Peut-on dans ce cas parler de figure parler sérieusement de l’organisation d’un procès équitable et juste ? Il est, du reste, surprenant que les auteurs de ces déclarations ne se contentent pas de suggérer aux juges la sentence à prononcer ; ils vont au-delà et demandent aux avocats d’omettre la nature de leur mandat, d’apporter leur contribution à la célérité du procès et de s’abstenir d’évoquer certains moyens de défense de leurs clients.

 

Le procès se tient faut il le rappeler dans une caserne militaire assiégée ou les accusés sont détenus dans conditions inhumaines, conditions que nous avons vainement dénoncées à qui de droit. Les accusés ont même comparus le jour de présentation du réquisitoire du ministère public, devant la cour, enchaînés !

 

Plusieurs entraves ont été dressées devant l’exercice de notre ministère : difficultés à accéder aux audiences qui se tiennent à 50Km de la ville de NOUAKCHOTT, multiplicité des obstacles devant la communication avec les détenus pour la préparation de leur défense, absence de toute écoute aux moyens que nous tirons des irrégularités manifestes de procédures, arrestation de plusieurs avocats et menaces quotidiennes de poursuites pénales et d’expulsion de la salle d’audience, la présence des avocats est voulue de pure forme, etc. Peut-on sérieusement dans de telles conditions parler du respect des droits de la défense ou de l’organisation matérielle efficiente du procès ?

 

Loin des considérations politiques partisanes (tentative de reniement d’un passé ou volonté d’affirmer un engagement présent) pouvant habiter tel ou tel auteur de ces déclarations, nous continuerons à exercer en toutes sérénité notre ministère dans le respect, de l’éthique de notre  profession et des règles qui la fondent.

 

Nouakchott, le 8 janvier 2005                                                                           Le collectif des Avocats

 

 



* Le 8 juin 2003, la Mauritanie était secouée par une sanglante tentative de coup d’Etat militaire, qui échoua après deux jours de vacances de pouvoir. D’autres vagues d’arrestations suivirent, qui correspondaient, toutes, à des tentatives – réelles ou fictives – de putsch. La dernière remonte à aout 2004 ; les services de sécurité ont pu appréhender, au total, 181 personnes, dont le chef de fil des auteurs, l’ex Commandant Saleh Ould Hanena. En collaboration avec Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, SOS Esclaves, suit le jugement, produit des notes d’observations circonstanciées qu’elle publie.

 

 


 



Mauritanie le site du FAAS:
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#29 De: moustapha abderahim <moustaphaoabdera@...>
Date: Lundi 10. Janvier 2005  5:20
Sujet: Examen du budget fallacieux de l'année 2005 de la Mauritanie ( le document contient des graphiques)
moustaphaoabdera@...
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EXAMEN DU BUDGET FALLACIEUX DE L’ANNEE 2005 DE LA MAURITANIE

Par Moustapha Ould Ibn Mogdad

Budget de l’État 2005

167.560 milliards d’Ouguiya

… Gisant sur les côtes les plus poissonneuses au monde, en plus d’inestimables gisements de fer, d’or, de pétrole et avec une population dépassant à peine les 2.5 millions d’habitants et souvent les 3 millions et plus durant les élections présidentielles. La République Islamique de Mauritanie subit la tribulation, depuis 20 ans, d’un pouvoir qui a troqué sa tenue militaire pour s’affubler d’une tenue civile. Changeant périodiquement les membres de son gouvernement, le Colonel Ould Taya immole ses aigrefins en leur attribuant des fonctions et des positions clés. À leur tour, ils détournent, pillent et volent. Pour se couvrir, ils présentent des bilans et des chiffres fictifs qui jettent de la poudre aux yeux au peuple, aux investisseurs étrangers et aux institutions internationales. Comme d’habitude, le 30 décembre 2004, et malgré le bilan économique désastreux des années précédentes, le premier ministre Sgair Ould M’Bareck a présenté le budget fallacieux de l’année 2005 devant les parlementaires qui ont appris à opiner du bonnet.

 

Tout en se basant sur les notions élémentaires de la gestion et la présentation budgétaire, le présent document vous oriente humblement vers une analyse objective et vous aidera à faire votre jugement final d’un budget de 167.56 milliards d’Ouguiya, présenté par le gouvernement mauritanien, où 140.6 milliards est la partie financée sur fonds propre de l’Etat dont, 63.5% est consacré au fonctionnement.

I.               Rappel des notions élémentaires

w Définition

Le budget est une estimation annuelle des dépenses et des recettes prévues du gouvernement. Une année budgétaire correspond à une année civile, c'est-à-dire du 1er janvier au 31 décembre.

w Commentaires

Le budget est plus qu'une estimation et une autorisation: il traduit en chiffres la politique gouvernementale en matière économique, financière et sociale. Le gouvernement (le pouvoir exécutif) établit le budget et demande à la Chambre des représentants (le pouvoir législatif), pour l'année concernée, l'autorisation de percevoir des impôts, d'effectuer des dépenses et de contracter des emprunts pour les dépenses excédant les recettes globales prévues. Le vote parlementaire confirme la possibilité pour le gouvernement de s'appuyer sur une majorité parlementaire élue démocratiquement. Le budget comprend:

a. Les recettes

Elles sont réparties entre recettes courantes et recettes de capital. Les recettes courantes sont essentiellement constituées de recettes fiscales et, dans une moindre mesure, de recettes non fiscales. L'ensemble des moyens ou des recettes du gouvernement est repris au budget des voies et moyens. Un inventaire de toutes les dépenses fiscales est joint au projet de budget des voies et moyens. Les dépenses fiscales comprennent tous le abattements, réductions et exceptions au régime général d'imposition dont bénéficient des contribuables ou des activités d'ordre économique, social ou culturel pendant l'année budgétaire.

b. Les dépenses

Chaque département (ministère) demande des crédits afin de mettre en oeuvre la politique gouvernementale (salaires, crédits de fonctionnement, achats, subsides...). Les dépenses sont regroupées dans le budget général des dépenses.

c. L'exposé général

Document contient une synthèse et une analyse des budgets, les informations utiles concernant la situation économique et financière du pays et une estimation pluriannuelle.

 

Dès lors, le pouvoir exécutif prend l'initiative de l’élaboration du budget. Il est le seul pouvoir compétent pour préparer et pour exécuter le budget. Le gouvernement soumet le projet de budget au vote par la Chambre des représentants. Après l'exécution du budget, il soumet également les comptes à son approbation.

 

La méthode de confection, d'exécution et de contrôle du budget est fixée par une série de dispositions constitutionnelles, légales et réglementaires que le gouvernement, en tant que pouvoir exécutif, est obligé de respecter. Chaque année, les documents budgétaires (le budget des voies et moyens et le budget général des dépenses) doivent être soumis à la Chambre des représentants pour y être votés. Ce n’est qu’après le vote par la Chambre, que le budget peut être exécuté en tant que loi formelle.

 

Le budget est donc une estimation des recettes et dépenses probables pour une année future. Dès lors, il contient un facteur d'incertitude. Le cycle budgétaire s'étend sur une période de trois ans, comprenant trois phases principales:

1.        La phase préparatoire ou l’élaboration du budget. La procédure à suivre est longue; c'est pourquoi cette phase commence l'année

        qui précède l'année budgétaire concernée;

2.        La phase de l'exécution budgétaire dans le courant de l'année budgétaire concernée;

3.        La phase de clôture, c'est-à-dire l'établissement des comptes finaux fixé par la loi des comptes (réalisation).

Chronologie du cycle budgétaire:

 

 

Préparation

 

 

Exécution

 

 

Clôture

 

 

 

 

 

1. Circulaire contenant des instructions

2. Discussion

3. Décision Conseil des ministres

4. Élaboration du document

5. Dépôt du projet de loi

6. Vote par la Chambre

 

1. Exécution budgétaire (recettes/

    dépenses)

2. Ajustements dans le  courant de

    l’année (estimations modifiées). Dépôt

    des estimations ajustées à la

    Chambre

3. Contrôle de l’exécution 

 

Clôture du budget 2002 par l’élaboration des comptes finaux

 

 

 

 

 

Année budgétaire 2003

Année budgétaire 2004

Année budgétaire 2005

Dans le courant de 2003

·   Exécution du budget 2003

·   Préparation du budget 2004

·   Finalisation du budget 2002

Dans le courant de 2004

·     Exécution du budget 2004

·     Préparation du budget 2005

·     Clôture du budget 2003

Dans le courant de 2005

·       Exécution du budget 2005

·       Préparation du budget 2006

·       Clôture du budget 2004

1.     La préparation (= année budgétaire n-1)

Dans la phase de l’élaboration du budget, les acteurs sont le gouvernement et la Chambre des représentants. Le premier doit préparer le projet de budget, le deuxième doit le traiter et le voter.

2.   Exécution du budget (= année budgétaire n)

La seconde phase du cycle budgétaire consiste en la mise en oeuvre du budget par le gouvernement. L'exécution consiste, d'une part, en la perception des impôts fixés au budget des voies et moyens et, d'autre part, en la réalisation des dépenses autorisées par la Chambre des représentants par l'approbation du budget général des dépenses.

 

Dans le courant de l'année budgétaire, il est tenu compte d'éventuelles modifications. C'est pourquoi, le budget est entièrement analysé et, éventuellement, ajusté (contrôle budgétaire). Après ce contrôle, le budget ajusté est voté par la Chambre des représentants. Si nécessaire, d'autres ajustements spécifiques sont effectués au cours de l'année, qu'il faut également soumettre au vote de la Chambre des représentants.

2.1       Recettes

Les fonctionnaires autorisés à percevoir les fonds publics sont appelés les comptables des recettes. Chaque recette est effectuée pour le compte du ministère des Finances, qui en centralise le montant dans la comptabilité de l'administration de la trésorerie. Les montants repris au budget des voies et moyens ne constituent pas des plafonds, contrairement aux crédits destinés aux dépenses, qui constituent une limite aux dépenses, à l'exception des crédits variables.

 

Les possibilités de l'Etat lui permettant de collecter des fonds en vue de payer ses dépenses. En fait, elles sont essentiellement constituées par les impôts et les taxes, les recettes non fiscales ne constituant qu'une faible part. C'est pourquoi les impôts et les taxes, en tant que source principale de recettes publiques, constituent un instrument important que l'Etat utilise en premier lieu pour financer ses nombreuses missions. Vu la fonction budgétaire de la perception des impôts et des taxes, il ne faut pas s'étonner que l'Etat résout ses problèmes de dépenses croissantes et ses problèmes budgétaires qui en résultent, en alourdissant la fiscalité.

2.2       Dépenses

Par le vote du budget, la Chambre des représentants met chaque année à la disposition du pouvoir exécutif des crédits autorisant certaines dépenses.

 

Le cycle des dépenses connaît quatre phases: l'engagement, la liquidation, l'ordonnancement et le paiement. Le contrôle des dépenses est effectué par les contrôleurs de la Cour des comptes. Ils vérifient si la dette de l'Etat existe légalement et réellement, si les crédits sont utilisés aux fins pour lesquelles ils sont prévus et si les règles ont été respectées. En cas de mauvaise utilisation, le visa est refusé et le paiement ne peut être effectué. A l’instar des recettes, les dépenses sont centralisées par l'administration de la trésorerie du ministère des Finances.

3.     Clôture (= année budgétaire n+1)

À l'issue de l'année budgétaire, le gouvernement doit soumettre à la Chambre des représentants un document transmettant les résultats de l'exécution budgétaire (recettes et dépenses). Si nécessaire, les erreurs sont corrigées et les déficits sont apurés. De la sorte, la Chambre sait si le gouvernement a réalisé ses objectifs et si les estimations se sont révélées correctes.

4.     Structure et contenu d’un budget

Le budget peut être simplement défini comme un acte par lequel le Parlement estime et autorise annuellement, toutes les dépenses de l’état et toutes les recettes requises pour payer celles-ci.

 

De la sorte, le budget est constitué d’une liste de recettes et de dépenses, ayant forme de loi. Toutefois, en pratique, les recettes et les dépenses sont reprises dans deux lois budgétaires distinctes: 

§                          le budget des voies et moyens, en recettes;

§                          le budget général des dépenses, en dépenses.

Le budget des voies et moyens et le budget général des dépenses sont structurés de la même façon. Ils comprennent d’une part une série de dispositions légales et d’autre part, les tableaux respectivement des recettes et des dépenses.

4.1       Les dispositions légales

Les dispositions légales sont réparties essentiellement entre des dispositions générales et des dispositions spéciales des différents SPF.

4.2       Les tableaux budgétaires

Comme indiqué ci-dessus, le deuxième volet du budget est constitué par des tableaux reprenant les crédits budgétaires relatifs à différentes administrations et organismes publics (les dotations, les départements ministériels, les entreprises d'État, les services d'État à gestion séparée, certains organismes d'utilité publique).

 

Toutefois, le tableau le plus important est celui relatif aux budgets des départements ministériels, reprenant par poste budgétaire (allocation de base) les crédits, c'est-à-dire les dépenses que les départements sont autorisés à effectuer pendant l'année budgétaire concernée.

4.3       Les justifications

Un bon instrument permettant de lire le budget, est la justification du Budget général des dépenses. En effet, ce document, destiné aux membres de la Chambre des représentants à titre d'information, explique les dépenses de crédits repris au tableau budgétaire. Des notes justificatives séparées, appelées également les fiches budgétaires, expliquent les missions désignées, citent les objectifs et reprennent une énumération des moyens à prévoir afin de réaliser ces objectifs. En outre, ces notes sont établies dans une perspective pluriannuelle - les fiches budgétaires reprennent les estimations concernant les trois années budgétaires à venir - afin d'inciter les départements à développer leurs estimations dans une politique à plus long terme. Les notes justificatives jouent également un rôle important pour préparer le budget.

 

Un document séparé de la justification du budget général des dépenses reprend également les notes exposant les lignes générales de la politique des départements. Ces notes de politique, servant également de base à l’examen des programmes du budget général des dépenses, exposent les objectifs, les nouvelles orientations budgétaires, les moyens qui seront mis en oeuvre et le calendrier d’exécution des différents budgets départementaux.

5.     Budget Consolidé d’Investissement (BCI)

Le BCI constitue la tranche annuelle du PIP et sert d’outil de programmation des dépenses d’investissement qui sous-tendent la stratégie nationale de développement adoptée par le gouvernement. Le BCI couvre l’ensemble des programmes et projets d’investissements publics pour lesquels les financements sont acquis et dont les actions sont en cours d’exécution et/ ou connaîtront un début de mise en oeuvre au cours de l’année de référence.

 

L’inscription au BCI de projets d’investissement est subordonnée au respect des critères suivants :

• Contribution à la réalisation des objectifs économiques et sociaux de la stratégie du gouvernement;

• Existence d’études appropriées démontrant la faisabilité et viabilité des opérations prévues;

• Existence d’un financement acquis au titre d’une convention de financement dûment signé ou d’une provision budgétaire suffisante.

6.     Qu'est ce que le déficit budgétaire ?

Le déficit budgétaire est la situation dans laquelle les recettes de l’État (hors remboursement d'emprunt) sont inférieures à ses dépenses (hors emprunt) au cours d'une année. C'est donc un solde négatif.

 

Le déficit budgétaire se différencie du déficit public, car il n'englobe pas le solde des recettes et des dépenses des collectivités locales et de la Sécurité sociale. Il équivaut au besoin de financement de l'État et se traduit par le montant des emprunts nouveaux qu'il doit contracter au cours de l'année. Les lois de finances peuvent prévoir un déficit et autoriser l'État à emprunter à hauteur de ce besoin de financement.

 

Selon les économistes, le déficit budgétaire peut jouer différents rôles. Pour John Maynard Keynes, il peut stimuler la croissance et l'emploi dans une économie en récession. Par contre, les libéraux insistent sur les effets néfastes de l'accroissement de la dette publique.

6.1       Quelles sont les différences entre le déficit budgétaire et la dette de l'État ?

Le déficit budgétaire est la situation dans laquelle les recettes du budget de l'État sont inférieures aux dépenses. Il s'agit donc d'un solde négatif.

 

Pour financer son déficit, l’État est obligé d'emprunter. La dette de l'État se définit donc comme l'ensemble des emprunts effectués par l'État, dont l'encours (montant total des emprunts) résulte de l'accumulation des déficits de l’État.

 

Elle ne doit pas être confondue :

Avec la dette extérieure, constituée de l'ensemble des engagements des agents économiques d'un pays (particuliers, entreprises), et

  non seulement de l'État, vis-à-vis de prêteurs étrangers;

 

Avec la dette publique, qui correspond à la dette de l'ensemble des administrations publiques, des collectivités locales et des

  organismes de sécurité sociale.

 

Par ailleurs, le déficit budgétaire est un flux, c'est-à-dire une grandeur économique mesurée au cours d'une période donnée (ex : un an), alors que la dette est un stock, à savoir une grandeur économique mesurée à un moment donné.

 

Ces deux données, bien que différentes, sont liées : le flux du déficit budgétaire vient alimenter l'encours de dette, qui en retour agit sur le niveau de déficit par l'augmentation des intérêts versés, qui sont une charge (dépense) budgétaire.

 

La succession des déficits favorise l'apparition de nouveaux déficits. En effet, en gonflant la dette, elle provoque un effet « boule de neige ». La dette des administrations publiques s'accroît ainsi selon un processus auto-entretenu, la charge d'intérêt qu'elle produit conduisant à augmenter le déficit et donc à accroître encore l'endettement de l'État, et la charge des intérêts.


II.         POINTS CRITIQUES

(..) Toute cette longue présentation et ces définitions sont pour vous faciliter l’analyse et la compréhension de l’énigme du budget fallacieux annuellement présenté par le gouvernement mauritanien. J’ai choisi spécialement l’exercice de l’année 2005 parce qu’elle représente deux faits importants et marquants dans notre histoire. Le premier est l’annonce de l’augmentation de 27% par rapport aux années précédentes et le deuxième est l’annonce de l’exploitation du pétrole et du gaz.

 

Le conseil du ministre nous a habitué à une présentation de projet de loi qui passe souvent devant la Chambre des représentants sans aucune objection, à l’exception de quelques rares questions peu pertinentes avec des réponses préétablies de la part du gouvernement. Mais l’accroissement des chiffres annoncés d’une année à l’autre n’a jamais soulevé la curiosité des membres du gouvernement ou des représentants du peuple. À titre d’exemple, la croissance du budget de 2001 a passé de 14% à 27% en 2005. L’explication la plus évidente et la plus simple est certainement le taux de croissance. Mais dans un pays comme la Mauritanie, cet argument est erroné et illusoire car la part de la masse salariale des fonctionnaires dans les budgets de fonctionnement est presque statique et reconductible pour chaque exercice budgétaire et le manque d’un cadre de recouvrement des impôts est une preuve tangible contre la croissance annoncée chaque année.

 

Lors d'un discours rapporté le 31 décembre 2004 par les médias locaux, le premier ministre Sghaïr Ould M'Bareck a annoncé que la Mauritanie a enregistré en 2004 une croissance de 4,9% et a maintenu son inflation à 9,2%. Selon lui, le gouvernement a également porté le taux de scolarisation à 96% et la couverture sanitaire à 80%, grâce à l'expansion de la desserte d'eau et d'électricité et à la réalisation d'infrastructures de bases. Monsieur Ould M'Bareck a assuré que de bonnes perspectives économiques se présentaient pour la Mauritanie avec le démarrage de l'exploitation de gisements de pétrole, d'or et de cuivre en 2005 et la mise en place d'un programme économique ambitieux fondé sur le libéralisme. Selon l’AMI, le taux de croissance en 2003 varie entre 4,6 et 4,9% et 5,5% en 2004, alors que le premier ministre nous parle d’un taux de 4,9%, le même taux annoncé en 2003.

 

En réalité, le budget de l’État est établi selon le décret n : 86.178/P/CMSN, instituant un budget consolidé d’investissement, signé le 29 octobre 1986 par le Colonel Ould Taya. Le ‘BCI’ est annexé à la loi des Finances de l’exercice auquel il se rapporte, il est jusqu'à date l’unique décret qui ordonne la préparation du budget par la direction de la planification du ministère de l’Économie et des Finances en collaboration avec les directions du financement, du budget et de la tutelle de ce même ministère, à cette fin, elle prépare ou met à jour pour le 31 juillet de chaque année. A son tour, le ministre de l’Économie soumet le projet pour approbation avant la fin du mois d’octobre de la même année.

 

Ce décret a été établi durant le temps du CMSN. Y a t-il quelqu’un de notre brillante administration civile qui a pensé à modifier ou changer ce décret après la perfide démocratie? C’est ici où réside le point critique, car par manque de contrôle législatif la Chambre des représentants avec ses deux composantes ne peuvent pas rejeter en réalité le budget présenté par le gouvernement. À son tour, le gouvernement spécieux présente les mêmes budgets fallacieux et erronés chaque année.

1.              Croissance budgetaire

En analysant les chiffres annoncés depuis 2001, nous constatons une contradiction flagrante. Le passage de 14% en 2001 à 13% en 2002 puis à 27% en 2005 ne peut en aucun cas être logique dans un pays qui vient juste de commencer son programme de lutte contre la pauvreté. Un programme dévoilé en 2001, nommé ‘Cadre Stratégique de la Lutte Contre la Pauvreté (CSLCP), qui aura pour objectif l’élimination de la pauvreté en 2005. Les dépenses faramineuses engagées sur le parc automobile, le mobilier de bureau et les frais du personnel, tous ces éléments et d’autres, comme la mauvaise gestion ne concordent pas avec l’augmentation de 27% annoncée.

 

 

Budget

Montant (milliard)

Augmentation

%

2001

92 671,00

 

 

 

 

14 589,00

14%

2002

107 260,00

 

 

 

 

13 985,00

13%

2003

121 245,00

 

 

 

 

10 990,00

9%

2004

132 235,00

 

 

 

 

35 325,00

27%

2005

167 560,00

 

 

 

2.              Répartition du budget consolidé d’investissement (bci) 2005

Le gouvernement a présenté une répartition sans aucun respect de son programme pluriannuel, ni aucune considération des hypothèses macro-économiques, ni de la gestion des finances publiques. Nous remarquons une augmentation continuelle des dépenses de fonctionnement et d’équipement, un manque endémique des réserves pour des éventualités, un manque de mesure de prudence économique devant servir de protection pour l’objectif annuel du budget équilibré contre l’incidence d’éventuelles circonstances néfastes.

 

Selon le rapport de la FAO, en date du 3 décembre 2004, sur le criquet pèlerin en Mauritanie, notre pays est concerné par 28 projets FAO nationaux et régionaux, de la lutte antiacridienne. Ces projets sont financés par l’Arabie Saoudite, l’Australie, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement, le Canada, la Communauté Européenne, les États-Unis d’Amérique, le Fonds International pour le Développement agricole, la France, l’Italie, le Japon, la Norvège, la République Tchèque, les Pays-Bas, le Royaume Uni, la Suède, l’Organisation Arabe pour le Développement et l’Agriculture et le programme de la Coopération technique de la FAO (PCT). Les projets régionaux, actuellement en cours, prévoient pour la Mauritanie une allocation budgétaire d’environ 20.6 millions de dollars américains. Sur ce montant, une assistance d’une valeur de 13 millions de dollars a été fournie en 2004 pour la lutte contre le criquet pèlerin. Le reliquat des fond disponibles est prévu pour les opérations de lutte et surveillance en cours et planifiées pour la campagne antiacridienne en 2005. Malgré ces aides et programmes préventives, le budget 2005 ne comprend aucune mesure préventive pour les catastrophes naturelles, les criquets, la sécheresse et les épidémies. Par contre, il prévoit le fonctionnement des parcs automobiles des ministères et des projets.

 

 

Secteur

Montant en milliard d’Ouguiya

%

1. Développement rural

9.362

16%

2. Développement industriel

8.161

14%

3. Aménagement du territoire

18.762

31%

4. Ressources humaines

11.085

19%

5. Projets institutionnels

4.414

7%

6. Projets multi-sectoriels

8.013

13%

 

 

 

Le plus étonnant dans cette répartition est la contradiction flagrante entre les pourcentages annoncés par le premier ministre : 80% pour la couverture sanitaire et 96% le taux de scolarisation apporté par le gouvernement, avec les 19 % alloués aux ressources humaines qui regroupent la santé et l’éducation. Par contre, l’aménagement territorial est de 31%. Son ‘excellence’ a oublié l’état désastreux de nos hôpitaux et délibérément, ne se rappelle pas du système scolaire dont il fut ministre.

 

Le colonel président a annoncé dans plusieurs discours l’exploitation du pétrole en 2005, le budget ne fait aucune mention ni prévision de cette ressource naturelle, qui supposément, changera le statut économique du pays. Le pire est que le taux de financement du budget restera toujours le même avant et après la découverte du pétrole, il dépend éternellement de l’aide extérieur qui est estimée à près de 250 millions de dollars américains par année.

 

 

Financement BCI (montant en milliard d’Ouguiya)

59,800

100%

1. Financement national

32,998

55%

2. Financement extérieur

26,802

45%

 

 

 

Drôlement, la circulaire administrative envoyée conjointement par le ministère des Finances et celui des Affaires économiques, se contredit avec les bilans annoncés. Pour une bonne compréhension, je vous invite à examiner attentivement les extraits ci-dessous de la lettre circulaire du Budget 2005.

 

« ….. La préparation du Budget 2005 comporte des innovations liées à l’adoption de la méthode du CDMT. Le rôle et les responsabilités des ministères sectoriels sont désormais mieux affirmés. Un travail de pré- arbitrage doit donc être réalisé par ces Ministères au sein de la liste des activités et des besoins émanant des services de chaque Département. Ce pré- arbitrage doit se faire en tenant compte de l’enveloppe budgétaire fixée pour chaque Département..

 

La préparation de la Loi de finances pour l’exercice 2005 intervient dans le contexte de l’exécution, jugée satisfaisante, du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) au terme de sa troisième année consécutive de mise en oeuvre. Rappelons que le CSLP, qui avait été préparé et adopté dans le sillage de l'Initiative de réduction de la dette des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), repose sur quatre axes majeurs qui se soutiennent mutuellement, à savoir : (i) l'accélération de la croissance économique, (ii) la valorisation du potentiel de croissance et de productivité des populations pauvres, (iii) le développement des ressources humaines et l'accès aux infrastructures sociales essentielles et (iv) le développement institutionnel appuyé sur une bonne gouvernance et sur la pleine participation de tous les acteurs concernés par la lutte contre la pauvreté. »

 

La circulaire exhorte un travail de pré-arbitrage au sein de chaque ministère, mais les auteurs oublient délibérément que depuis 20 ans, aucun arbitrage budgétaire avec un état d’exécution des programmes d’utilisations présentés à la préparation du budget antérieur n’a eu lieu en Mauritanie. Parlent-ils réellement de la Mauritanie ou d’un autre pays?

 

La portion allouée à la lutte contre la pauvreté est incluse dans les projets multi-sectoriels, soit 13%. En projetant les 4 axes majeurs de l’initiative de la dette des pays pauvres, dont le CSLP, l’exécution est jugée satisfaisante par le gouvernement mauritanien. Nous constatons :

       (i) l’accélération de la croissance économique est nulle et tous les taux annoncés sont faux,

(ii) la valorisation du potentiel de croissance et de productivité est bloquée par le processus tribal et ethnique, ce qui donne un taux de productivité faible pour ne pas dire nul,

(iii) le développement des ressources humaines et l’accès aux infrastructures sociales essentielles sont bloqués aux citoyens et toutes les facilités de privatisation vont automatiquement à un groupe de mafieux,

(iv) du fait que les trois premiers points ne sont en aucun cas atteints, on ne peut pas espérer à une bonne gouvernance ni à une pleine participation de tous les acteurs concernés par la lutte contre la pauvreté.

 

La même circulaire nous parle de Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT), qui a servi comme base de programmation pour l’élaboration de la loi des finances de l’année 2004. Alors, la répartition du budget 2004 et 2005 fait état de preuve contraire du CDMT, le budget de fonctionnement est toujours élevé, même surélevé et les dépenses augmentent progressivement. De plus, la portion allouée aux aménagements territoriaux est de 31%. Peut-on vraiment croire à un cadre de dépenses à moyen terme.

3.              Les ressources naturelles

Le budget ne contient aucune prévision pour le pétrole et l’or prévu pour l’exploitation en 2005. Par contre le premier ministre précise, pour le pétrole en particulier, que plusieurs sociétés de renommée internationale opèrent dans le basin de Taoudenni et dans les zones côtières et maritimes, avec une production initiale de 75.000 barils par jour. En ce qui concerne l’or, les travaux de réalisation des infrastructures sur le site aurifère de Tasiast vont démarrer en 2005 et il prévoit l’entrée en production avant la fin de la même année de cet important projet. Au niveau de l’exploitation des mines de fer, selon toujours le premier ministre, pour les onze premiers mois de l’année 2004, les exportations de minerai de fer ont été de près de 10 millions de tonnes, pour une valeur de 57.8 milliards d’Ouguiya, soit une hausse de 48% par rapport à la même période de 2003, hausse qu’il explique essentiellement par l’augmentation de la production et l’amélioration des prix du minerai. Mais tous ces chiffres et présages ne figurent pas sur les prévisions budgétaire présentées à l’auguste Chambre des représentants.

 

Curieusement, le premier ministre ne se rappelle pas du discours de son président en 2002 qui précisait que de larges gisements de pétrole et de gaz ont été découverts : deux gisements d’un minimum de 100 millions de barils de pétrole et une importante réserve de gaz de 30 milliards m3 dans la zone offshore du bassin atlantique, et que les travaux d’aménagement sont prévus pour 2004 et la production pétrolière pourrait débuter en 2005. Alors le premier ministre et le président nous annoncent des chiffres contradictoires et imprécis. Pourquoi?

 

En ce qui concerne le poisson, plus cher que le pétrole, l’or et le fer, les produits exportés par la SMCP ont augmenté de 16% en quantité et de 28% en  valeur par rapport à 2003. Selon le premier ministre l’année 2005 sera marquée notamment par l’adoption de la mise en oeuvre du plan d’aménagement du poulpe qui constitue la principale ressource, en terme de valeur, de notre Zone Économique Exclusive. Malgré ces augures, ceux-ci se contredisent avec les redevances de pêche estimées à 31.300 milliards d’Ouguiya et les amandes à 315 millions d’Ouguiya.

 

Pourquoi les recettes pétrolières que le pays devrait percevoir dès 2005 n’ont pas été budgétisées? La réponse va de pair avec ceux du poisson, du fer, du cuir, de l’or et tous les autres ressources naturelles du pays.

4.              Les impôts et taxes

Les impôts et taxes sont les sources principales des recettes publiques. Ils constituent un instrument important que l’État utilise en premier lieu pour financer ses nombreuses missions. En présentant son budget, le premier ministre a oublié que 30% des recettes de la FNT (Fédération Nationale du Transport) n’apparaît pas dans ces ressources budgétaires. L’impôt sur le revenu (IGR) diminué de 33% alors que celui de l’ITS augmente de 65%. De toute manière, dans un pays où seulement les pauvres paient les impôts et les taxes on ne sera pas surpris qu’il n’y ait pas de mention de sources budgétaires.

4.1           L’impôt sur les traitements et salaires (ITS)

Avec son budget fallacieux, le premier ministre ne présente, ni mentionne de près ni de loin l’impôt sur les traitements et salaires. En sachant que l’ITS en Mauritanie est  applicable sur:

• Les salaires égaux ou inférieurs à 10.000 sont exonérés;

• Les salaires situés entre 10.000 et 22.500 sont imposés à 15% sur les montants supplémentaires à 10.000;

• Les salaires supérieurs à 22.500 sont imposés à 40% sur le montant supplémentaire à 22.500.

 

Son ‘excellence’ a omit délibérément de dire aux représentants du peuple que le budget ne comprend aucune réforme dont la finalité est de simplifier cet impôt et de réduire la pression fiscale sur tous les salaires des secteurs publics et privés. Il a aussi oublié la hausse des taxes et l’augmentation vertigineuse des prix. Par accoutumance, il veut détourner l’opinion publique contre l’allégement tant attendu.

5.              la dette extérieure

Le poids du service de la dette réduit considérablement la capacité d’un gouvernement à assurer le service public, financer ses programmes sociaux et investir. En ces temps de crises économiques, l’État n’a pas seulement de plus en plus de mal à assurer son rôle de régulateur social et de stimulateur de l’économie, sa légitimité est même menacée. Les chiffres incohérents présentés sur le financement du BCI dont 45% est un financement extérieur, et le taux de croissance estimé à 4,9% par le premier ministre, ne concordent pas avec le PIB estimé à 370 dollars par habitant?

 

 

Malgré que la Mauritanie bénéficie du programme d’allégement de la dette extérieure mis au point en 1999 par le G7 et le FMI, les chiffres de la dette extérieure, pour des raisons de fraude, sont rarement annoncés, ils ne font l’objet d’aucune mention du budget 2005 ni des budgets des années précédentes. Il est évident que le premier ministre et ses lieutenants évitent à tout prix de parler de cette dette pour camoufler la mauvaise gestion et le déficit fiscal.

6.              Questions qui restent sans réponses

Quelles sont les recettes budgétisées et réalisées?

Combien est l’excèdent budgétaire?

Quels sont les contrôles sur les finances de l’État?

Quel contrôle est exercé par l’administration?

Quels sont les pouvoirs de contrôle de la Cour des comptes?

Les deux composantes de la Chambre des représentants exerce-t-elles un contrôle sur les finances de l’État?

 

Le budget 2005 soulève un problème de crédibilité des documents gouvernementaux. En présentant le budget de l’année 2004, le premier ministre confirmait la disponibilité de 9 mois de réserve de devises. La même année, la banque nationale, qui est le seul garant de notre monnaie, s’effondre devant le manque de devises et l’effet du marché noir. Par ces budgets fallacieux son ‘excellence’  persévérait dans une sorte de comptabilité macabre et nous obligeait  même par l’absurde, à y croire.

 

Les grandes lignes des projets de budget fallacieux présentées chaque année s’assemblent et se rassemblent, s’équilibrent en recettes et en dépenses affichant une constante hausse annuelle de l’ordre de 17%. Ce document soulève des questions sur la préparation et la présentation qui représentent les ponts solides de la gestion des biens publics qui générera des moyens substantiels qui permettront de parachever les infrastructures de base. En ces temps des crises économiques, l’État n’a pas seulement de plus en plus de mal à assurer son rôle de régulateur social et de stimulateur de l’économie, sa légitimité même est menacée, et par là, le processus de démocratisation de la Mauritanie. Le Colonel Ould Taya est le seul tenu responsable de tous les problèmes socio-économiques du pays et devra répondre tôt ou tard au peuple mauritanien.


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#28 De: IBNOU BELEDI <min_beledi@...>
Date: Lundi 10. Janvier 2005  1:44
Sujet: áãÇÐÇ íÇ ßæÝí..¿! ÈÞáã ãÃãæä ÝäÏí
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#26 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Lundi 10. Janvier 2005  1:02
Sujet: SOUDAN : UN ACCORD DE PAIX HISTORIQUE
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Les titres de « RIM Echos » :

- Mali: libération des otages qatariotes

- Soudan : accord de paix historique


-  Palestine occupée : Abbas remporte la
présidentielle


ANALYSE

- L’autre visage de l’Amérique


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Mali: libération des otages qatariotes

BAMAKO, 8 jan (AFP) - Les deux ex-otages qatariotes
enlevés le 10 décembre en territoire malien, non loin
de la frontière avec la Mauritanie, et libérés le 20
décembre lors d'un assaut de l'armée malienne ont été
remis samedi à un envoyé spécial de l'émir du Qatar, a
constaté l'AFP.
La cérémonie officielle de remise des deux
ressortissants du Qatar s'est déroulée au ministère
malien des Affaires étrangères et de la Coopération en
présence du ministre Moctar Ouane, des ministres de
l'administration territoriale, de la Défense, et de la
Sécurité et de la Protection civile ainsi que de Magid
Al Sawaïdi, l'envoyé spécial de l'émir du Qatar.
"C'est grâce aux importants moyens militaires déployés
sur le terrain, j'insiste là-dessus, et grâce à la
coopération exemplaire en matière de sécurité entre le
Mali et la Mauritanie que les deux otages ont pu être
libérés", a déclaré Moctar Ouane réaffirmant la
"grande" détermination du Mali à assurer la sécurité
dans toutes les zones de son territoire.
M. Al Sawaïdi, qui a été auparavant reçu par le
président malien Amadou Toumani Touré, a remercié le
Mali "pour l'efficacité" de son armée.
Les deux ressortissants du Qatar s'étaient rendus au
Mali pour obtenir des
autorisations et procéder à un repérage pour le compte
de Cheikh El Nasser, un membre de la famille royale du
Qatar, désireux d'y chasser l'outarde, un oiseau
vivant dans le désert, selon plusieurs sources
maliennes.
Le ministre malien des Affaires étrangères a précisé
samedi à l'AFP que les deux otages étaient entrés
illégalement sur le territoire malien.
Les deux hommes avaient été libérés le 20 décembre à
la suite d'un assaut de l'armée malienne à Kidal
(nord) qui s'était officiellement soldé par la mort de
deux de leurs ravisseurs et l'arrestation de cinq.
Interrogé par l'AFP sur la polémique du nombre exact
de ravisseurs tués, le
ministre malien de la Défense, Mamadou Cissouma, a
déclaré: "retenez simplement que deux ravisseurs ont
été arrêtés, les autres ça révèle du fait de guerre!"
Samedi, en marge de la cérémonie de remise des
ex-otages, un officiel qui a
requis l'anonymat a affirmé à l'AFP qu'il y a eu "au
moins "cinq morts dans les rangs des ravisseurs qui
étaient "une dizaine" lors de l'enlèvement des deux
qatariotes."Certains ravisseurs sont morts sur le
coup, d'autres par la suite", a poursuivi la même
source sans vouloir donner plus d'informations.
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Soudan :un accord de paix historique

NAIROBI (AFP) - L'accord de paix final au Sud-Soudan a
été signé dimanche à Nairobi entre le vice-président
soudanais Ali Osman Taha et John Garang, chef de la
rébellion sudiste de l'Armée populaire de libération
du Soudan (SPLA), mettant un terme au plus long
conflit en Afrique.

MM. Taha et Garang, qui avaient longuement négocié cet
accord pendant des mois d'entretiens à Naivasha, près
de Nairobi, l'ont finalement signé au cours d'une
cérémonie officielle, devant une vingtaine de chefs
d'Etat et de gouvernement africains et de
représentants de la communauté internationale, dont le
secrétaire d'Etat américain, Colin Powell.
La cérémonie avait rassemblé quelque 5.000 spectateurs
dans un des deux grands stades de Nairobi, le Nyayo
Stadium, proche du centre-ville. L'accord a été
contresigné par le président kényan Mwai Kibaki et son
homologue ougandais Yoweri Museveni, président de
l'Autorité régionale intergouvernementale de
développement (IGAD), le rassemblement de sept pays
qui a organisé la médiation dans le processus de paix,
a-t-on constaté. MM. Kibaki et Museveni ont signé en
tant que "témoins", selon le programme officiel de la
cérémonie.

M. Powell a signé lui aussi les documents avec
d'autres témoins de l'accord, notamment le
vice-président de la Commission de l'Union africaine
(UA), Patrick Mazimhaka, le ministre luxembourgeois de
la coopération et du développement, Charles Goerens,
au nom de l'Union européenne, le secrétaire général de
la Ligue arabe, Amr Moussa, et Jan Pronk, l'envoyé
spécial de l'Onu au Soudan.Le secrétaire au
Développement international, Hilary Benn, a signé au
nom de la Grande-Bretagne, et Hilda Johnson, ministre
de la Coopération internationale, au nom de la
Norvège.

L'accord de Nairobi met fin à un conflit vieux de 21
ans, le plus ancien en cours en Afrique.

La guerre, qui a éclaté en 1983 quand l'Armée
populaire de libération du Soudan (SPLA), issue du Sud
à majorité chrétienne et animiste, s'est rebellée
contre le Nord arabo-musulman, a fait au moins 1,5
million de morts et quatre millions de déplacés.
Mais cet accord ne ramène pas encore la paix dans
l'ensemble du Soudan, où un autre conflit a éclaté en
février 2003 dans le Darfour (ouest), faisant plus
70.000 morts et 1,6 million de déplacés.La paix dans
le sud est toutefois considérée comme un préalable
indispensable à l'avancée des négociations entre
Khartoum et les groupes rebelles du Darfour.
Dimanche, au Nyayo Stadium, l'hymne kényan a donné le
signal de l'ouverture de la cérémonie, suivi d'un
discours du général en retraite kényan Lazaro
Sumbeiywo, qui a dirigé la médiation entre Khartoum et
la SPLA."Je félicite les délégués du gouvernement du
Soudan et de la SPLA, ainsi que l'ensemble du peuple
soudanais, pour avoir choisi la paix", a-t-il déclaré.

"L'accord global est un enfant précieux, à élever avec
soin et amour", a-t-il ajouté.Dans la tribune
centrale, le président kényan Mwai Kibaki était assis
entre le président soudanais Omar Hassan el-Béchir et
le président ougandais Yoweri Museveni, président de
l'Autorité régionale intergouvernementale de
développement (IGAD), le rassemblement de sept pays
qui a organisé la médiation dans le processus de paix.
Le président de l'Union africaine, le chef d'Etat
nigérian Olusegun Obasanjo, était représenté par son
vice-président Abubakar Atiku.Les présidents Abdelaziz
Bouteflika (Algérie), Paul Kagame (Rwanda), Domitien
Ndayizeye (Burundi), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti),
Abdullahi Yusuf Ahmed (Somalie), Benjamin Mkapa
(Tanzanie) le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi
et le vice-président sud-africain Jacob Zuma
assistaient aussi à la cérémonie avec de nombreux
autres représentants de la communauté internationale.
Des chants et des danses ont rythmé le déroulement de
la cérémonie dans le stade, où la foule,
majoritairement sud-Soudanaise, avait bruyamment
applaudi à l'arrivée de M. Garang. Et après la
signature, MM. Garang et el-Béchir ont écouté côte à
côte l'hymne national soudanais, pour la première fois
depuis l'arrivée au pouvoir du président soudanais, en
1989.
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Palestine occupée : Abbas remporte la présidentielle

Un des enjeux de cette élection est la reprise des
négociations de paix avec Israël, en sommeil depuis
quatre ans, dans le cadre fixé par la "feuille de
route".

Le chef de l'Organisation de libération de la
Palestine (OLP), Mahmoud Abbas, a été élu à une très
large majorité président de l'Autorité palestinienne,
succédant ainsi à Yasser Arafat, selon des sondages
sortie des urnes réalisés dimanche 9 janvier. Selon le
Centre palestinien de politique et de recherches (PSR)
de Ramallah, M. Abbas a recueilli 66,3 % des voix
contre 19,7 % pour son principal rival, l'indépendant
Moustapha Barghouthi. Ce sondage a été réalisé à la
sortie de 122 bureaux de vote en Cisjordanie et dans
la bande de Gaza, a précisé le PSR.

Tayssir Khaled, du Front démocratique de libération de
la Palestine (FDLP), a recueilli 3,8 % des suffrages,
Bassam Salhi (parti du peuple) 2,7 %, Abdelhalim
Al-Ashqar (islamiste indépendant assigné à résidence
aux Etats-Unis) 2,4 %, Sayyed Barakah (islamiste
indépendant) 1,1 % et l'indépendant Abdelkarim
Choubeir 0,7 %.
Un autre sondage sortie des urnes, réalisé par
l'Université de Bir Zeit, près de Ramallah, crédite M.
Abbas de 66,1% des suffrages contre 18,1% pour M.
Barghouthi.

Ramallah a tout de suite connu des scènes de liesse.
Des sympathisants du Fatah, dont M. Abbas était le
candidat, ont tiré des coups de feu en l'air et
quelque 200 personnes, brandissant des drapeaux
palestiniens, se sont réunies dans le centre-ville
pour manifester leur allégresse. Les résultats
officiels doivent être communiqués lundi par la
Commission électorale centrale (CEC) à Ramallah.
Dès l'annonce des résultats, un haut responsable
israélien a exprimé, sous le couvert de l'anonymat,
l'espoir qu'"en élisant Abou Mazen [Mahmoud Abbas],
les Palestiniens ont ouvert une ère de paix et qu'ils
s'engagent sur la voie du compromis et du dialogue".
Avant même la fin du scrutin, Israël avait annoncé son
intention de reprendre le dialogue avec l'Autorité
palestinienne en cas d'élection de M. Abbas, à la
condition que celui-ci engage une lutte sans merci
contre la violence. "Si nous constatons qu'il y a un
effort réel des Palestiniens en ce sens, nous sommes
prêts à faire de nombreux gestes, notamment à
envisager d'élargir un certain nombre de prisonniers
palestiniens et de lever des barrages routiers" dans
les territoires occupés, a déclaré le chef de la
diplomatie israélienne Sylvan Shalom à la télévision
publique. "Maintenant qu'il est élu, il doit relever
son défi le plus lourd. Va-t-il combattre les
terroristes et faire cesser cette guerre sanglante
contre nous ?", s'est interrogé de son côté le numéro
deux du gouvernement Ehud Olmert.
Les Palestiniens élisaient le successeur de leur chef
historique Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004,
à la présidence de l'Autorité palestinienne. M. Abbas
était le grand favori de cette élection, la deuxième
organisée dans les territoires occupés après celle qui
avait vu l'accession au pouvoir de Yasser Arafat en
1996. Ces derniers jours, il a fait valoir que s'il
était élu, il "engagerait au plus vite des
négociations avec Israël". Le premier ministre
israélien, Ariel Sharon, a lui aussi fait savoir qu'il
était prêt à rencontrer "le plus tôt possible" le
nouveau président de l'Autorité palestinienne en vue
du retrait israélien prévu en 2005 de la bande de Gaza
et de quatre colonies de la Cisjordanie.
Les radicaux islamistes du Hamas et du Djihad
islamique, qui avaient appelé au boycottage de
l'élection, n'ont pas réagi aux premiers résultats.

1,2 MILLIONS D'ÉLECTEURS

Le scrutin, qui s'était ouvert à 7 heures (8 heures à
Paris) et devait s'achever à 17 heures (18 heures à
Paris), a été prolongé de deux heures, la Commission
électorale centrale (CEC) à Ramallah rendant Israël
responsable de cette décision. "Il n'y a pas eu de
mesures prises par Israël et les barrages sont
toujours là, empêchant la liberté de mouvement de la
population. Ces mesures empêchent l'arrivée des
électeurs. C'est pourquoi nous avons décidé de
prolonger les opérations de vote dans tous les bureaux
de Cisjordanie, de la bande de Gaza et de
Jérusalem-Est", a déclaré M. Baha al-Bakri lors d'une
conférence de presse.

Le président de la CEC, Hanna Nasser, a annoncé à
l'issue d'une rencontre avec le premier ministre
palestinien, Ahmed Qoreï, que les Palestiniens non
inscrits sur les listes électorales pouvaient voter
"là où ils se trouvent" et non pas seulement dans des
centres de votes spéciaux.

Tous les Palestiniens âgés de plus de 18 ans, soit
quelque 1,8 millions de personnes, ont le droit de
participer au vote, mais seulement 70 % d'entre eux
sont inscrits sur les listes. Les Palestiniens non
inscrits peuvent néanmoins voter sur simple
présentation de leur carte d'identité mais dans des
centres de votes spéciaux. Cette mesure a été annoncé
après que le directeur de campagne de M. Abbas, Tayeb
Abdelrahim, eut dénoncé des "graves erreurs" de la CEC
l'accusant d'empêcher de nombreux Palestiniens de
voter.

Mahmoud Abbas a affirmé dimanche que le scrutin se
déroulait d'une manière "formidable", après avoir voté
dans le QG du défunt leader palestinien. "Cela montre
que le peuple palestinien aspire à la démocratie", a
affirmé M. Abbas en sortant de la Mouqata'a. "Nous
espérons que cette journée va s'achever dans une
atmosphère positive, comme elle a commencé", a-t-il
dit à des journalistes. "Nous sommes confrontés à des
obstacles israéliens aux barrages mais notre peuple
est plus fort que ces obstacles et il est déterminé à
se rendre aux urnes et à exercer son droit de vote",
a-t-il affirmé. "La participation est jusqu'à présent
encourageante et forte, notamment celle des femmes. Je
suis content d'avoir exercé mon droit démocratique en
votant", a conclu le candidat.

De son côté, M. Qoreï, qui sera probablement reconduit
dans ses fonctions en cas d'élection de M. Abbas, a
affirmé dimanche que ce scrutin démontrait
l'engagement du peuple palestinien vis-à-vis de "la
paix et de la démocratie". "C'est un message à
l'Amérique et à l'Occident. Cinquante-huit jours après
l'enterrement du président Arafat ici, les
Palestiniens vont pour la première fois choisir un
président parmi sept candidats", a renchéri Saëb
Erakat, ministre chargé des négociations, à la presse
à Ramallah.

IRRÉGULARITÉS ?

L'ancien premier ministre français Michel Rocard, chef
des observateurs européens, avait fait plus tôt état
d'incidents mineurs dimanche en fin de matinée durant
le cours des opérations de vote. Le plus important est
survenu à Jérusalem-Est, où "des bureaux de vote n'ont
pas reçu les bonnes listes. Il y a eu une pagaille
administrative. Cela a probablement empoisonné la vie
de plusieurs milliers de personnes", a expliqué M.
Rocard. "C'est une vexation mais cela ne met pas en
cause le caractère démocratique de l'élection", a-t-il
dit en parlant d'un "gros incident bête, purement
technique".
M. Rocard a signalé un autre incident "concernant
l'encre" qui sert à empêcher les électeurs de voter
deux fois. Il a été signalé par le candidat
indépendant Moustapha Barghouthi, principal rival du
favori Mahmoud Abbas, a déclaré M. Rocard. Selon lui,
l'encre indélébile utilisée par la CEC pour marquer
les pouces des électeurs "peut être lavée avec de
l'eau".

Dans un communiqué, M. Barghouthi a souligné que
l'encre utilisée dans trois bureaux de vote en
Cisjordanie et dans certains bureaux de la bande de
Gaza pouvait être effacée. "Cela jette un sérieux
doute sur la transparence de l'opération de vote et
sur sa légitimité", a ajouté ce candidat. M.
Barghouthi a par ailleurs dénoncé la publication
dimanche dans un journal palestinien d'une annonce par
les promoteurs d'une initiative de paix non officielle
appelant à voter pour M. Abbas, alors que la
propagande électorale devait cesser vendredi à minuit.


Interrogé sur d'éventuelles obstructions délibérées de
la part des soldats israéliens aux barrages qui
bouclent les villes palestiniennes, M. Rocard a
déclaré avoir "plutôt l'écho inverse" : "il y a pas
mal de checkpoints (barrages) qui sont ouverts".
Avec AFP
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La tâche difficile de Abbas

Ramallah de notre envoyé spécial

Mahmoud Abbas, le candidat du Fatah à l'élection
présidentielle du dimanche 9 janvier, pour laquelle il
fait figure de grand favori, joue carte sur table. Il
s'en est tenu, tout au long de ses déplacements en
Cisjordanie et à Gaza, à un programme, détaillé une
dernière fois devant la presse internationale,
vendredi 7 janvier. C'était à Ramallah, pour sa
dernière apparition officielle comme candidat, en
bonne forme et particulièrement détendu, quelques
heures seulement avant la fin de la campagne
officielle.

M. Abbas (alias Abou Mazen) sait qu'un exercice
périlleux l'attend s'il est élu. Du fait de
l'Intifada, les positions du camp palestinien se sont
fragilisées. Invariablement condamné par la communauté
internationale, mais plus ou moins toléré comme
variable d'une équation particulièrement compliquée
dans les années d'Oslo, le recours à la lutte armée de
certains groupes palestiniens est devenu rédhibitoire
pour le puissant acteur américain après les attentats
du 11 septembre 2001. L'avoir compris trop tard a
entraîné la perte de Yasser Arafat. Ces dernières
années, les dérives de l'Autorité palestinienne sont
devenues tout aussi inacceptables pour les donateurs,
sans lesquels cette institution n'existerait plus du
fait des contraintes imposées par l'armée israélienne
à Gaza comme en Cisjordanie.

Avant de pouvoir formuler ses demandes auprès de la
communauté internationale, M. Abbas sait qu'il devra
d'abord répondre aux questions qui lui seront posées.
Ainsi, pour le président américain George Bush, le
"vrai problème" de la région n'est pas l'occupation
israélienne, mais l'absence de démocratie chez les
Palestiniens. De même, la conférence internationale
prévue en mars, en Grande-Bretagne, aura à son agenda
la question des réformes de l'Autorité palestinienne.
Sur le fond, le candidat du Fatah partage certainement
ces attentes. Son problème est de les présenter d'une
manière acceptable.

Pour ne pas donner l'impression de se soumettre aux
desiderata internationaux, il ne cesse d'assurer que
"la remise en ordre" de leur maison est avant toute
chose de l'intérêt des Palestiniens. L'élection
présidentielle, puis les législatives et enfin les
municipales, lancées par des scrutins partiels en
décembre 2004, doivent permettre aux Palestiniens,
assure-t-il, d'"attaquer le monopole d'Israël en
matière de démocratie". Leur image et leur crédit y
gagneront. La campagne, estime-t-il, n'a connu aucun
accroc notable. Sur le fond, le multipartisme est par
ailleurs le bienvenu, souligne-t-il en s'appuyant sur
l'exemple israélien.

DISCUTER, SANS ILLUSION

La fin du "chaos des armes" profitera également, au
premier chef, aux Palestiniens de Gaza et de
Cisjordanie. Quant à la réorganisation des services de
sécurité, elle a d'abord été une demande
palestinienne, affirme-t-il, avant de figurer parmi
les exigences de la communauté internationale. Comment
désarmer les groupes radicaux ? Par le "dialogue",
l'Autorité palestinienne pouvant s'appuyer sur la
volonté populaire exprimée dans les urnes.

Cette tâche sera "celle du premier ministre Abou
Alaa", de son vrai nom Ahmed Qoreï, qui sera
d'ailleurs reconduit dans ses fonctions si M. Abbas
est élu président de l'Autorité palestinienne. M.
Qoreï, assure-t-il, aura les coudées franches.
Mais pour le candidat du Fatah, l'essentiel reste le
règlement du conflit israélo-palestinien. "Nous ne
demandons pas la lune", assurait Yasser Arafat. "Nous
ne voulons rien de plus que ce que dit la communauté
internationale", répète à sa manière M. Abbas, qui ne
se démarque en rien des dernières déclarations du
fondateur du mouvement national palestinien. Il fait
sienne "la vision du président Bush d'un Etat
palestinien indépendant et viable". Il souscrit à "la
fin de l'occupation qui a commencé en 1967" et qui est
l'objectif de la "feuille de route", le plan de paix
international élaboré par le Quartet (Etats-Unis,
Union européenne, Russie et Nations unies) en décembre
2002 et qui aurait dû conduire à la création d'un Etat
palestinien en 2005.

L'arrêt de la colonisation tout comme celui du "fait
accompli" que constitue la "clôture de sécurité"
édifiée en territoire palestinien par Israël, figurent
tout autant dans ce plan international. Quant à la
question des réfugiés palestiniens, la "feuille de
route" prévoit par ailleurs "une solution juste et
négociée" et les résolutions des Nations unies (194 et
1515) fournissent, selon le candidat du Fatah,
suffisamment d'éléments de réponses. Pour ce qui est
des libérations de prisonniers palestiniens, enfin,
elles constitueraient pour M. Abbas des mesures
permettant de "restaurer la confiance".

M. Abbas est donc prêt à discuter de paix avec le
premier ministre israélien, Ariel Sharon, sans se
faire pour autant la moindre illusion. Il n'a pas été
surpris par l'analyse faite par un conseiller de ce
dernier, Dov Weissglass, du plan de désengagement de
Gaza, qui serait le dernier retrait israélien d'un
territoire palestinien occupé avant longtemps. "Nous
sommes conscients de tout cela", assure-t-il tout en
renvoyant la communauté internationale à ses
responsabilités. "Ce qui se passe dans cette région
est fondamental. On ne peut bien sûr rien exiger, mais
si cette communauté ne réagit pas le plus vite
possible, elle doit comprendre, et Israël également,
qu'il faudra s'attendre à de graves conséquences."
L'optimisme est de rigueur, certes, mais les
avertissements ne sont déjà pas loin.

Gilles Paris

Le Monde du  09.01.05
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ANALYSE

L'autre visage de l'Amérique

La question de la semaine sur le site Internet du très
néoconservateur magazine The Weekly Standard est la
suivante : "Les Etats-Unis doivent-ils se soumettre à
l'ONU - pour l'aide aux victimes du raz de marée - ?"
La réponse des internautes sera connue la semaine
prochaine, mais elle ne fait guère de doute. Ce sera
certainement un "non" franc et massif, qui en dira
plus long sur l'hostilité persistante d'une partie de
l'opinion américaine à l'égard de l'organisation
internationale que sur la politique officielle du
gouvernement.

Car le président George W. Bush a fait le choix
inverse. Non sans hésitations. Son premier réflexe a
été en effet, comme au lendemain des attentats du 11
septembre 2001, de se passer des Nations unies et de
créer une coalition of willing, une de ces coalitions
fondées plus sur une allégeance à Washington que sur
les règles de la vie internationale. Dans un premier
temps, l'Australie, l'Inde, le Japon et le Canada
s'étaient retrouvés avec Etats-Unis, qui invitaient à
les rejoindre d'autres pays ou groupes de pays - comme
l'Union européenne, qui n'avait pas été consultée. De
Djakarta, où il assistait à la conférence
internationale des pays donateurs, le secrétaire
d'Etat Colin Powell a annoncé la dissolution de cette
coalition ad hoc et son intégration dans les efforts
de l'ONU.

Il ne faut pas voir dans cette décision une soudaine
poussée de sympathie pour les "bureaucrates de l'East
River", qui restent suspects aux yeux de
l'administration républicaine. Celle-ci ne manque
d'ailleurs pas une occasion de rappeler à l'ordre le
secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui a aggravé
son cas en jugeant, à plusieurs reprises, la guerre en
Irak "illégale" au regard du droit international.

Mais des raisons pratiques et politiques expliquent
que les Etats-Unis acceptent aujourd'hui ce qu'ils
refusaient hier : la coordination, sinon la tutelle,
des Nations unies pour l'aide à la reconstruction de
l'Asie sinistrée.

Il y a d'abord l'ampleur de la catastrophe, dont les
conséquences dépassent les possibilités de
mobilisation d'un seul Etat, aussi puissant soit-il.
Il y a ensuite la situation contrastée des pays
touchés. Dans certains, le gouvernement central
n'exerce pas son autorité sur tout le territoire, et
les Américains n'ont certainement aucun intérêt à se
trouver entraînés, quasiment seuls, dans plusieurs
conflits intérieurs.

Il y a des explications plus générales. George W. Bush
ne veut sans doute pas remettre en question les
orientations fondamentales de son premier mandat en
politique étrangère. S'ils le peuvent, les Etats-Unis
continueront à agir seuls parce qu'ils ne font guère
confiance ni à la volonté ni à la capacité de leurs
alliés traditionnels pour poursuivre avec eux les
objectifs qu'ils considèrent comme essentiels pour
leur sécurité. La lutte contre le terrorisme avec sa
composante essentiellement militaire reste leur
priorité. Le président continue d'être pénétré de la
mission quasi divine de son pays qu'il voit répandre
la démocratie et la liberté à travers le monde.
La période qui commence avec l'inauguration le 20
janvier du nouveau mandat présidentiel pourrait
cependant être différente. Après avoir affirmé leurs
principes et leurs priorités, George W. Bush et ses
collaborateurs semblent être plus sensibles à
l'opinion du monde extérieur, notamment de leurs
alliés, et en particulier des partenaires européens,
dont l'appui peut, dans certains cas, se révéler
décisif. Il ne s'agit pas pour l'administration
américaine d'édulcorer son point de vue, mais de
dépenser plus d'énergie et de mettre plus de formes
pour convaincre les autres.

La coordination de l'aide internationale pour les
sinistrés du raz de marée asiatique est une bonne
occasion de montrer cet infléchissement. Même si Colin
Powell a présenté l'aide à l'Asie comme un autre
aspect de la lutte contre le terrorisme - "Cela
assèche les zones de mécontentement qui peuvent
susciter des activités terroristes", a-t-il dit -, il
est bien clair que les Etats-Unis proposent ainsi un
visage plus avenant qu'au Moyen-Orient. Ce sont les
mêmes militaires qui combattent en Irak contre les
terroristes d'Al-Qaida et leurs succédanés et qui
distribuent de l'eau potable et des tentes à partir
des mêmes hélicoptères.

Le déploiement de cette armada ne manquera pas de
reposer le problème des rapports entre l'humanitaire
et le militaire, soulevé ces dernières années à propos
de toutes les opérations de maintien de la paix. La
différence - essentielle - est que, dans ce cas
précis, les "humanitaires" n'arrivent pas dans les
fourgons des armées et que les soldats eux-mêmes
s'adonnent à des tâches civiles sans qu'aucun coup de
feu n'ait été tiré.

JUGEMENTS H&AcircTIFS

En déclarant à Djakarta que "le monde musulman et le
reste du monde vont avoir l'occasion de voir les
valeurs américaines en action", Colin Powell a
souligné un autre aspect de la politique américaine
dont la Maison Blanche entend bien tirer un bénéfice
plus général. Les Etats-Unis sont impopulaires dans le
monde arabo-musulman ; ils le sont plus encore depuis
les guerres d'Afghanistan et d'Irak.

Et, pourtant, les dirigeants américains - et le
président est souvent en première ligne - ne perdent
pas une occasion de rappeler que "l'Amérique n'est pas
contre l'islam", qu'elle considère que les musulmans
ont le même droit fondamental que les autres hommes à
l'égalité et à la liberté, qu'elle s'est battue à
plusieurs reprises ces dernières années pour protéger
des populations musulmanes. Dans ce grand élan d'union
nationale, George W. Bush a reçu le renfort de son
prédécesseur démocrate. Bill Clinton, qui parraine
avec George Bush père une campagne de collecte de
fonds privés pour l'Asie en deuil, a rappelé que les
Etats-Unis étaient dans le passé venus à la rescousse
des musulmans de Bosnie et du Kosovo pour les sortir
des griffes de Milosevic.
Cet engagement et ces campagnes contribueront-ils à
renverser l'image détestable que les Etats-Unis se
sont forgée dans le monde ? Peut-être aideront-ils au
moins à réviser quelques jugements hâtifs et à apaiser
quelques haines recuites. Ils ne suffiront
certainement pas à effacer les effets négatifs de la
campagne d'Irak et de l'apparente indifférence de
l'administration républicaine aux souffrances des
Palestiniens.

D'autant qu'avec un mélange de sincérité et de cynisme
les Américains avouent que, s'ils se mobilisent, ce
n'est pas seulement pour venir en aide aux démunis,
c'est aussi dans leur intérêt, pour tenter d'améliorer
leur image et contribuer à garantir leur sécurité. Les
Américains n'ont pas l'apanage de cette ambivalence
qui est portée à leur débit. A leur crédit, ils ont la
naïveté de l'assumer.

Daniel Vernet

LE MONDE DU 08.01.05


=====
RIM Echos : bulletin d'information électronique






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#25 De: "democrates_net" <democrates_net@...>
Date: Dimanche 9. Janvier 2005  21:42
Sujet: PROCES DE WAD NAGA : ET SI ON ECOUTAIT LES FLAM, Par Abderahmane Wone
democrates_net
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PROCES DE WAD NAGA

ET SI ON ECOUTAIT LES FLAM

Par Abdarahmane Wone- Buffalo NY-USA


-------------------


Le macabre de gougnavier qui nous tient lieu de procureur a fait sa
demande. « Dix-sept peines capitales, quarante-neuf peines de
travaux forcés à perpétuité et 65 peines de travaux forcés...» a
suggéré le quidam au visage lugubre, sans personnalité aucune et
sans âme.

Ce cirque juridique et les événements qui l'ont précédé viennent une
enieme fois donner raison aux Forces de Libération Africaines de
Mauritanie (FLAM). En 1986, les Flam dénonçaient les dérives d'un
régime raciste, esclavagiste et tribaliste. Pour nous faire
l'économie d'une déchirure raciale et d'un chao, les Flam
demandèrent la tenue des assises nationales pour discuter du devenir
du pays et mettre le pays sur les rails. Un mur fut dressé par le
régime entre les FLAM et les Mauritaniens. Des propos qui ne sont
pas des nôtres furent attribués à notre jeune organisation. La vie
des hommes, des femmes et des enfants fut à jamais sabotée.

Hier les Négro Mauritaniens, aujourd'hui les Arabes et demain sera
sans doute au tour des Harratines de passer à la guillotine.


Que reproche t-on aux détenus? Avoir penser à un coup d'État? En
soi, le putsch est toujours un baromètre, il renseigne sur l'état de
démocratisation d'un pays donné. Là ou il y a un coup, c'est qu'il y
a manque sinon absence de démocratie. Dans une démocratie
consolidée, les élections restent le seul moyen de changer la classe
politique. Ce qui n'est pas le cas du pays désormais connu comme
l'autre Apartheid. En prenant les armes pour renverser le régime de
Taya, Hannena et les autres, donnent raison aux Negro-Mauritaniens
auteurs de la révolte de 1987 et qui avaient compris que la mise en
place d'une Mauritanie non raciale et démocratique passera
inévitablement par la chute du régime et la mise en place d'un
gouvernement de transition. Tel a été le tort des soldats Negro-
Mauritaniens : avoir vu juste et avoir agi en conséquence.

Aujourd'hui, il s'agit de tirer les leçons du passé et de savoir que
si l'on écoutait souvent les FLAM, le procès de WAD NAGA et le pire
qui en débouchera n'auraient pas lieu.

La lutte continue !


Abdarahmane Wone
Buffalo NY



Source "Flamnet" :
http://fr.groups.yahoo.com/group/flamnet/message/13519

#24 De: avomm avomm <avommavomm@...>
Date: Dimanche 9. Janvier 2005  16:32
Sujet: Assemblée de l'AVOMM : Le mot du Président
avommavomm@...
Envoyer un message Envoyer un message
 

Assemblée de l'AVOMM

Le mot du Président de l'AVOMM

    Mr. Sarr Ousmane Abdoul

 

L’Association d’aides aux veuves et orphelins de militaires de Mauritanie (AVOMM) , en ce début d’année  vous annonce par ma voix qu’elle vient de parrainer 293 orphelins de nos martyrs en Mauritanie même et  ces enfants sont issus de 60 familles de militaires noirs , lâchement assassinés par les forces de sécurité du régime raciste du colonel sid’ahmed o/ taya   en 1987/1988 / 1990 /1991.

 

Dans ma déclaration de juillet 2004  que j’ intitulais le défi de la solidarité  , j’ appelais nos compatriotes à manifester leur solidarité active à l’ endroit des familles de nos martyrs, notre surprise est grande quant à la forte mobilisation de notre communauté démentant ainsi toutes les prévisions pessimistes d’ alors .

 

 Ici en m’adressant à nouveau à vous, peuple martyrs, je vous exhorte à ne pas céder à la fatalité et surtout : consacrons notre vie, notre énergie, notre solidarité, notre humanisme au service de la justice et de l’équité chez nous et partout dans le monde. L’Avomm a aussi envoyé une somme de quatre cent mille francs cfa  aux camps de Ndioum  et Méri  au Sénégal. Cette somme est destinée aux enfants  déportés mauritaniens vivants dans ces localités. Pour Ndioum cette  opération concerne 20 collégiens et 15 élèves de l’école élémentaire .Pour Méri c’est : 42 élèves de la classe  de pulaar et leur enseignante bénévole  plus  6 collégiens qui sont  concernés. Si nous avons pu réaliser ces actions c’est grâce à votre soutien morale et financier soyez en remerciés.

 

C’est le lieu aussi de remercier les camarades Ibra Touré, Moustapha Touré, Samba Guissé, Amadou Thiam  ceux qui ont  assuré  sur place le déroulement des opérations  le jour de l’ an, encore merci camarades. Nous savons que cette action de parrainage doit perdurer, et que d’autres déportés, veuves et orphelins  attendent chacun son tour.  Nous n’oublierons pas ceux qui ont été déportés au Mali, notre cible prochaine.

La tâche  est immense mais pas insurmontable  aussi pour nos camarades qui tardent à mettre la main à la pâte et qui, peut être, doutent de notre projet nous disons : retroussons nous les manches ici comme ailleurs seul le travaille paye. Et croyez  moi  ici comme ailleurs, quand vous serez  prêts et décidés,  l’ Avomm ne vous fera pas défaut.

    

                                                                                                                                                      

 

 

10/01/05.

 

Lire cette intervention sur le site de l'AVOMM:

http://www.angelfire.com/md3/avomm/

Et sur Avomm-infos:

   http://www.webzinemaker.com/avomm/

 



Aide aux Veuves et Orphelins des Militaires Mauritaniens (AVOMM)
 
Le site de l'AVOMM :
 
 
Avomm-infos  


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#23 De: Mohamed Dogui <faas_22000@...>
Date: Dimanche 9. Janvier 2005  10:00
Sujet: communiqué de la défense suite réquisitoire du parquet et immixtion autorité politique dans une instance en cours
faas_22000@...
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Transmis par Maitre Brahim Ould Ebety
 
 Chers amis

j'ai l'avantage de vous tenir le communiqué qui a été
présenté cet après midi aus médias lors d'un point de
presse organisé par la défense pour vous prermettre de
mesurer l agravité du moment et la necessité
impérieuse de décl Collectif des avocats de la défense
Dossiers 746/RP/03 et 140/RP.04




                   Communiqué de Presse

Le ministère public vient de présenter un
réquisitoire inouï dans les annales judiciaires de
notre pays : 17 peines capitales, plus de 120 peines
de travaux forcés et une cinquantaine de peines
d’emprisonnement dont 5 années fermes   pour  trois
des dirigeants de l'opposition. La sévérité ou même la
cruauté de ce réquisitoire a été unanimement dénoncée.
Elle n'a d'égale que la précarité des arguments, de
fait et de droit, présentés à son appui.

Bien évidemment, le Ministère Public a observé un
silence opaque vis à vis des  multiples irrégularités
de procédure constatées par les observateurs et
soulevées pertinemment par la défense, tout au long de
cette instance. Mais le plus grave est ailleurs. Il
est dans l'immixtion manifeste du pouvoir politique
dans le déroulement du procès. En effet, dans une
déclaration d'autosatisfaction remise à la presse le
03/01/05, le ministère de la justice a réitéré ses
reproches vis - à - vis des avocats de la défense.
Substantiellement il  fait grief d'avoir retardé
l'issue du  procès «  au mépris des droits de leurs
clients et de soulever inlassablement les exceptions
de procédure.

Sur un autre registre et au même moment où le
procureur présentait son réquisitoire, le Ministre de
la Communication, porte-parole du Gouvernement balaie
l'obligation de réserve qui pèse sur lui  d'un revers
de main, réduit à néant la présomption d'innocence et
soutient allègrement  que de toutes les déclarations
de Saleh Ould Hanenna devant la Cour, il n'y a lieu de
retenir qu'un seul élément, sa décision « d'intégrer
l'armée en 1984 avec la volonté de faire un coup
d'Etat et de prendre le pouvoir par la force » ;  tout
le reste n'est que «  bla-bla et mensonges  lui ayant
été soufflé par ceux qui lui rendent visite et
l'assistent. L'allusion aux avocats est évidente.
Au-delà de la forme désobligeante et des propos
malveillants y contenus, ces déclarations méritent, de
notre part, les observations qui suivent.
- Elles constituent d'abord une entorse grave au
principe fondamental et sacro-saint de la séparation
des pouvoirs et de l'indépendance de la justice. Elles
portent aussi atteinte à l'obligation de réserve qui
s'impose à tous les médias, et notamment  à ceux de
l'Etat, vis à vis d'une instance judiciaire
-criminelle, de surcroît- en cours. Objectivement, les
auteurs de ces déclarations cherchent à influencer
l'opinion des juges, à faire justifier à priori des
décisions éventuellement conformes aux demandes du
parquet et discréditer le rôle de la défense dans
l'issue du procès.  Peut-on dans ce cas de figure
parler sérieusement de l'organisation d'un procès
équitable et juste ? Il est surprenant que les auteurs
de ces déclarations ne suggèrent pas seulement aux
juges la sentence à prononcer ; ils vont au-delà et
demandent aux avocats d'omettre la nature de leur
mission, de contribuer à la célérité du  procès et de
s'abstenir d'évoquer certains de leurs moyens de
défense ! 
- Le procès se tient- faut-il le rappeler -dans une
caserne militaire assiégée où les accusés sont détenus
dans des conditions inhumaines, conditions que nous
avons vainement  dénoncées à qui de droit. Les accusés
ont même comparu le jour de présentation du
réquisitoire du ministère public, devant la cour,
enchaînés !
- Plusieurs entorses ont été dressées devant
l'exercice de notre ministère : difficultés à accéder
aux audiences  qui se tiennent à 50 km de la ville de
NOUAKCHOTT, multiplicité des obstacles devant la
communication avec les détenus pour la préparation de
leur défense, absence de toute écoute aux moyens que
nous tirons des irrégularités manifestes de
procédures, arrestation de plusieurs avocats et
menaces quotidiennes de poursuite et d'expulsion de la
salle d'audience, la présence des avocats est voulue
de pure forme   etc. Peut-on sérieusement dans de
telles conditions parler du respect des droits de la
défense ou de l'organisation matérielle  efficiente du
procès ?
Loin des  considérations politiques partisanes  (
tentative de reniement d'un passé ou volonté
d'affirmer un engagement présent ) pouvant habiter tel
ou tel auteur de ces declarations, nous continuerons
en toutes circonstances  à exercer  notre ministère
dans le respect de la loi, de l'éthique de notre
profession et des règles qui la fondent.


Nouakchott, le 8 janvier 2005

Le Collectif des Avocats


Mauritanie le site du FAAS:
http://membres.lycos.fr/faas/
La revue militante Le Refus:
http://membres.lycos.fr/JournalRefus/
Mauritanie infos:
http://www.angelfire.com/journal2/mauritanie_infos/
L'ANNUAIRE INTERNET DE LA MAURITANIE:
http://www.mylinea.com/mauritanie/
La Radio Libre de Mauritanie:
http://membres.lycos.fr/radio_libre_rim/


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#22 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Samedi 8. Janvier 2005  3:22
Sujet: ÚÔÑÇÊ ãä ÑãæÒ ÇáÓíÇÓÉ æ ÇáÝßÑ ÚÈÑ ÇáÚÇáã íÄÇÒÑæä ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ Ýí ãæÑíÊÇäíÇ
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ÚÑíÖÉ ÊÖÇãä ÏæáíÉ ãÚ ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÇáãæÑíÊÇäíÉ

ÚÔÑÇÊ ãä ÑãæÒ ÇáÓíÇÓÉ æ ÇáÝßÑ ÚÈÑ ÇáÚÇáã íÄÇÒÑæä
ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ Ýí ãæÑíÊÇäíÇ


ÚÑíÖÉ ÏæáíÉ


Ýí ÇáÍÇÏí  æÇáÚÔÑíä ãä äæÝãÈÑ2004 æÌåÊ ÇáÓáØÇÊ
ÇáãæÑíÊÇäíÉ ÇÊåÇãÇ ááÒÚíã ÇáÊÇÑíÎí ááãÚÇÑÖÉ
ÇáãæÑíÊÇäíÉ¡ÇÍãÏ æáÏ ÏÇÏÇå¡ ÑÆíÓ ÍÒÈ ÊßÊá ÇáÞæì
ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÞÈá Çä ÊÚÊÞáå Ýí ÇáÓÇÈÚ æÇáÚÔÑíä ãä ÏíÓãÈÑ
ÇáãÇÖí. æ íãËá ÇáÓíÏ ÇÍãÏ æáÏ ÏÇÏÇå¡  ãäÐ íæã ÇáËÇäí
ãä íäÇíÑ ÇáÌÇÑí¡ ÑÝÞÉ ãÚÇÑÖíä ÂÎÑíä¡ ÇãÇã ÇáãÍßãÉ
ÇáÌäÇÆíÉ ÈæÇÏ ÇáäÇÞÉ¡ ÔÑÞí ÇáÚÇÕãÉ ÇäæÇßÔæØ¡ ÈÊåãÉ
ÇáãÔÇÑßÉ Ýí Êãæíá ãäÙãÉ ÚÓßÑíÉ ÊÊåãåÇ ÇáÍßæãÉ ÈÇáÞíÇã
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2003 Ýí ãæÑíÊÇäíÇ.

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ÇáØÇÈÚ ÇáÏíãÞÑÇØí ááãÓíÑÉ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáØæíáÉ áÇÍãÏ æáÏ
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ËÈÇÊÇ Ýí ãæÇÌåÉ ÇáÏßÊÇÊæÑíÉ ÇáÞÇÆãÉ ãäÐ ÚÔÑíä ÓäÉ Ýí
ãæÑíÊÇäíÇ æ Ðáß ãä ÎáÇá ÍÑãÇäå ãä ÍÞæÞå ÇáÓíÇÓíÉ æ
ÇáãÏäíÉ.  æÇáÌãíÚ  íÚÑÝ ÊãíÒ äãØ ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáÐí íÊÈäÇå
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ÇáÇäÞáÇÈííä æ  Úä ÎØÇÈ ÇáÊäÙíãÇÊ ÇáÇÓáÇãíÉ ÍÏíËÉ
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íäÇÔÏ ÇáãæÞÚæä Úáì åÐå ÇáÚÑíÖÉ ÇáÍßæãÉ ÇáÝÑäÓíÉ æ ÑÆíÓ
ÇááÌäÉ ÇáÃæÑÈíÉ Ãä íÚÈÑæÇ ááÓáØÇÊ ÇáãæÑíÊÇäíÉ¡ ÈÔßá
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ÏÇÏÇå æ ÍÑÕåã Úáì Çä íÊãÊÚ¡ åæ æÌãíÚ ÇáãÊåãíä ÇáÂÎÑíä¡
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----------------


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ÓíÑÉ ÐÇÊíÉ ãæÌÒÉ

ÇáÇÓã: ÃÍãÏ æáÏ ÏÇÏÇå
1/ ÇáÍÇáÉ ÇáÔÎÕíÉ æ ÇáÏÑÇÓÇÊ:
• ÊÇÑíÎ æãÍãá ÇáãíáÇÏ:  1942/08/07 Ýí ÈÊãáíÊ /
ãæÑíÊÇäíÇ.
• -ãÊÒæÌ  æ ÃÈ áÇÈä ÚãÑå 35 ÓäÉ.
• áÓÇäÓ Ýí ÇáÇÞÊÕÇÏ ãä ÌÇãÚÉ ÇáÓæÑÈæä Ýí ÈÇÑíÓ ÓäÉ
1967 .
• ÏÈáæã ÇáÏÑÇÓÇÊ ÇáÚáíÇ Ýí ÇáÇÞÊÕÇÏ ÌÇãÚÉ ÏÇßÇÑ,
• áÛÇÊ ÇáÚãá: ÇáÚÑÈíÉ, ÇáÝÑäÓíÉ æ ÇáÅäßáíÒíÉ.
2/ ÇáÊÌÑÈÉ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáÍÏíËÉ:
• ÇáÑÆíÓ ÇáÍÇáí áÊßÊá ÇáÞæì ÇáÏíãÞÑÇØíÉ¡ ÍÒÈ ãÚÇÑÖÉ Ýí
ãæÑíÊÇäíÇ.
• Ããíä ÚÇã ÇÊÍÇÏ ÇáÞæì ÇáÏíãÞÑÇØíÉ / ÚåÏ ÌÏíÏ ÍÒÈ
ÓíÇÓí ãÚÇÑÖ  ÃäÔà ÓäÉ 1991 æ Íá ÊÚÓÝÇ ÈÊÇÑíÎ
28/10/2000.
• ãÑÔÍ ÈÇÓã ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáãæÑíÊÇäíÉ ááÇäÊÎÇÈÇÊ ÇáÑÆÇÓíÉ
ÇáÃæáì Ýí ãæÑíÊÇäíÇ ÈÊÇÑíÎ 4/01/1992 ÇáÊí ÔåÏÊ ÊÒæíÑÇ
ÝÇÍÔÇ æ ÈÇáÑÛã ãä Ðáß ÇÚÊÑÝÊ áå ÇáÓáØÇÊ ÈÇáÍÕæá Úáí
äÓÈÉ 33% ãä ÇáÃÕæÇÊ.
• ãÑÔÍ ÊßÊá ÇáÞæì ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ááÇäÊÎÇÈÇÊ ÇáÑÆÇÓíÉ
äæÝãÈÑ 2003
3/ ÇáÊÌÑÈÉ ÇáãåäíÉ ÈÚÏ ÇäÞáÇÈ 1978 æ ÈÚÏ ÇáÎÑæÌ ãä
ÇáÅÞÇãÉ ÇáÌÈÑíÉ:
• ÎÈíÑ Ýí ÇáÈäß ÇáÏæáí¡ ãæÝÏÇ ßãÓÊÔÇÑ áÍßæãÉ æÓØ
ÅÝÑíÞíÇ ãä ÓäÉ 1986 Åáì ÃæÇÎÑÓäÉ1991 .
• ÇÓÊÔÇÑí (Consultant) ãÓÊÞá ãÇ Èíä ÃæÇÎÑ 1983 æ 1986.
• ÅÞÇãÉ ÌÈÑíÉ ãÇ Èíä ÇáÇäÞáÇÈ ÇáÃæá Ýí ãæÑíÊÇäíÇ
10/07/1978 Åáì äæÝãÈÑ 1982.
4/ ÇáÊÌÑÈÉ ÇáÓíÇÓíÉ æ ÇáãåäíÉ ÞÈá ÇäÞáÇÈ 1978:
• æÒíÑ ÇáãÇáíÉ æÇáÊÌÇÑÉ 1978 Åáì ÇáÇäÞáÇÈ ÇáÚÓßÑí
ÇáÃæá.
• ãÍÇÝÙ ÇáÈäß ÇáãÑßÒí ÇáãæÑíÊÇäí ááÝÊÑÉ ãÇÈíä1973 Åáì
1978.
• ãÏíÑ ÚÇã ÔÑßÉ ÇáÅíÑÇÏ æÇáÊÕÏíÑ (ÓæäãßÓ) ãÇ Èíä 1971
æ 1973 .
• Ããíä ÊäÝíÐí áãäÙãÉ ÇÓÊËãÇÑ äåÑ ÇáÓäÛÇá (OMVS) ãÇ Èíä
1968 æ1971.
• ãÓÊÔÇÑ ÇÞÊÕÇÏí æãÇáí ááÑÆíÓ ÇáãæÑíÊÇäí ãÇ Èíä ÃæÇÎÑ
ÓäÉ 1967 æ 1968
5/ ãÓÄæáíÇÊ ãÊÝÑÞÉ:
• ÑÆíÓ ÇáÛÑÝÉ ÇáÊÌÇÑíÉ æ ÇáÕäÇÚíÉ Ýí ãæÑíÊÇäíÇ,
• ÑÆíÓ ÇááÌäÉ ÇáæØäíÉ ááÕÝÞÇÊ æ ÚÖæ ÇááÌäÉ ÇáäÞÏíÉ,
• ÚÖæ Ýí ãÌáÓ ÅÏÇÑÉ ÇáÔÑßÉ ÇáæØäíÉ ááãäÇÌã ( Óäíã),
• ÚÖæ ãÌáÓ ÅÏÇÑÉ ãíäÇÁ ÇäæÇßÔæØ,
• ÚÖæ ãÌáÓ ÅÏÇÑÉ ÇÊÍÇÏ ÇáÈäæß ÇáÚÑÈí ÇáÝÑäÓí,
• Ãæá ÑÆíÓ ááãÑßÒ ÇáÃÝÑíÞí ááÏÑÇÓÇÊ ÇáäÞÏíÉ,
• ãÍÇÝÙ Ýí ÕäÏæÞ ÇáäÞÏ ÇáÚÑÈí,
• ãÍÇÝÙ Ýí ÇáÕäÏæÞ ÇáÚÑÈí ááÅäãÇÁ ÇáÇÞÊÕÇÏí æ
ÇáÇÌÊãÇÚí,
• ãÍÇÝÙ Ýí ÇáÈäß ÇáÚÑÈí ááÊäãíÉ Ýí ÅÝÑíÞíÇ,
• ãÍÇÝÙ Ýí ÕäÏæÞ ÇáäÞÏ ÇáÏæáí.

-----------


ÇáãæÞÚæä Úáì ÇáÚÑíÖÉ


Liste des nouveaux signataires

Yves Cochet (députe Vert de Paris, ancient ministre)

Marie Anne Isler Béguin (députée européenne)

Mourtoudo Diop (Doyen de l’opposition mauritanienne,
président du Rassemblement pour le Dialogue des
Nationalités (RDN- Dekaalem)

Salah Eddine Sy (juriste,militant des droits
humains-Jacksonville Floride.USA)

Pierre-Yves Dacheux (ingénieur ESE et professeur
d’Electronique- Montepellier)

Charlotte Morand (secrétariat CFDA Bordeaux)

Aurélie Lefebvre (conseillère technique Asile)

Marguerite Rollinde (chercheure)

Claude Mouchard (universitaire)

Muhamedin Kullashi (universitaire)

Albert Herskowicz (médecin, association Mémorial 98)
---
Partis et ONG

Les Verts (France)
----------------------------------------------


Autres  signataires :


Abraham Serfaty (leader historique de la gauche
marocaine)

Christine Daure- Serfaty (militante des droits de
l’homme)

Noam Chomsky (Massachusetts Institute of Technology)


Noël Mamère, (député vert de Gironde)

Ali Lmrabet, (Journaliste- Maroc)

Epiphane Zoro-Bi Ballo (juriste, fondateur du
Mouvement Ivoirien des Droits Humains).

Moncef Merzouki ( militant des droits de l’homme,
opposant candidat à la dernière présidentielle en
Tunisie).

Patrick Farbiaz (responsable de la commission
transnationale des Verts)


François-Xavier Vershave (économiste)

Catherine Coquio (universitaire)

Hassan Nejmi,(président de l’Union des écrivains du
Maroc)


Boubacar Boris Diop (écrivain)

Med Hondo (cinéaste)

Kaaw Touré porte-parole des Forces Africaines de
libération de Mauritanie ( FLAM) -Stockholm-Suède

Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général (FLAM)-Europe
du
Nord- Copenhague-Danmark

Abdel Weddoud Ould Cheikh (sociologue)

Garba Diallo (chercheur, Copenhague)

Luiza Toscane (militante des droits de l’homme)

Ahmed Ben Jelloun (secrétaire général du Parti de
l’Avant-Garde démocratique et Socialiste- Maroc)

Abdourahman A. Waberi (Ecrivain, Djibouti)

Brahim Ould Boihy (pilote)

Aurélia Kalisky (chercheuse)

Laure Coret (universitaire).

Abdallah Ould Hormatallah (journaliste)

Baba Ould Jiddou (militant du mouvement EL HOR )


Zine-Eddine Mjati (responsable du Groupe Maghreb au
sein des Verts)

Ibrahima Saw (universitaire USA)



Diani Faba Boudalay (militant des droits de l’homme)


David Bacon (labor journalist, Berkeley)

Frances M. Beal (Black Radical Congress National
Council, Oakland)

Carl Bloice (moderator, portside, San Francisco)

Linda Burnham (Women of Color Resource Center,
Oakland)

Margaret Burnham (Assoc. Prof., Northeastern
University Law School)

Brett Bursey (President, South Carolina Progressive
Network, Columbia
)
Leslie Cagan, (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, New York)

James Campbell (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Charleston)

Barry Cohen (moderator, portside, New York)

Carl Davidson (Chicago, IL)

Nils Robin (ancien diplomate)

Bernard Fessard de Faucault (universitaire)

Aziza Akhmouch (Universitaire)

Jemal Eddine Benchennouf, (Journaliste)

Abkhar Elbachir (militant des Droits de l’Homme)

Abdallah Kermoun (écrivain)

Mutoka Anastasie (Journaliste)

Mfeukoum Raymond (Journaliste)

Mohamed Fall Ould Sidatt (ingénieur en électronique)

Jemal Ould Mohamed (Juriste)

Mohamed Dogui (militant des droits de l’homme)

Moustapha Ould Ibn Mogdad( militant associatif Canada)

Moctar Cheine (militant associatif USA)

Omar Ali, President de djibwatch asssociation de
défense des droit de l'homme à djibouti

Claude Chenaud (Militant des droits de l’homme)

Alain Andreucci (Ecrivain)

Alain Deneault ( Essayste)

Christiane Albert (universitaire)

Gustave Massiah (économiste)

Diagne Chanel (artiste peintre)

Eugène Ebodé (écrivain)

Mehdi Ba (éditeur)

William Nadylam (comédien)

Landing Dieme (journaliste)

Birhane Girum (journaliste)

Isabelle Krzywkowski ( Universitaire)

Abdallah Ben Ali (journaliste)

Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire et
universitaire)

Jemal Chichaoui (architecte- Maroc)

Jean-Luc Poueyto (Ethnologue)

  Raphaël Granvaud ( Enseignant)

Ahmed Mesli (dessinateur de presse algérien)

Etienne Nouguez (Etudiant en thèse)

Aline Marchand (Doctorante)

Comi Toulabor (chercheur)

Annie Faure (médecin)

Philippe Spineau (cinéaste)

Ahmed Kaci (Journaliste- Algérie)

Hubert Renard (plasticien)

Sang Pingyan (journaliste et ex-cyber-dissident –
Chine)

Christine Bammert (militante des droits de l’homme)

Benjamin Moutsila (militant des droits de l’homme)

Emmanuel Malolo Dissake (universitaire)


Makbule Tûrk (journaliste- Turquie)

Koroma Alphonz (journaliste-Sierra léone)

Maung Maung Thein (Journaliste-Birmanie)

Pomoynytskyy Oleksandr (journaliste- Ukrainie)

Jean-Baptiste Sapu (photographe-Congo)

Veli Pehlivan (journaliste_ Turquie)

Angela Davis (University of California at Santa Cruz)

Ossie Davis (acteur, écrivain, New York)

Ruby Dee Davis (actrice, écrivain, New York)

Donna DeWitt (President, South Carolina State AFL-CIO,
Columbia)

Charles Ensley (SSEU, AFSCME, New York)

Martin Fishgold (President, International Labor
Communications Association, New York)

Al Fishman (Peace Action of Michigan)

Henry Foner (New York)

Paul Friedman (First Vice President, SEIU-1199 New
Jersey)

Elaine Hagopian (Professor Emerita of Sociology,
Simmons College, Boston)

Bill Henning (Vice President, Communication Workers of
America, Local 1180, New York)

Lennox Hinds (Vice President, International
Association of Democratic Lawyers, New York)

Connie Hogarth (Center for Social Action, Manhattan
College, NY)

Arthur Kinoy (National Lawyers Guild, Center for
Constitutional Rights, New Jersey)

Frank Llewellyn (National Director, Democratic
Socialists of America, New York)

Eric Mar (Vice-president, San Francisco Board of
Education)

Dr. Manning Marable (Institute for Research in
African-American Studies, Columbia University, New
York)

Ray Markey (President, New York Public Library Guild,
Local 1930, AFSCME, New York)

Elizabeth Martinez ( Institute for Multiracial
Justice, San Francisco)

Robert & Ellen Meeropol (Rosenberg Fund for Children,
Easthampton, MA)

Charlene Mitchell (co-chair, Committees of
Correspondence for Democracy and Socialism, NewYork)

Bill Moriarity (American Federation of Musicians, New
York)

Linda Rae Murray (MD, MPH, Chicago, IL)

Michael Parenti (Author, Social Commentator, Berkeley)

Michael Ratner (President, Center for Constitutional
Rights, New York)

Mel Rothenberg (Chicago Jobs with Justice, Committee
for New Priorities)

Pete Seeger (musicien, écrivain) Beacon, NY

Jay Schaffner (moderator, portside, New York)

Mark Solomon (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Boston)

William K. Tabb (professor, Queens College, NewYork)

Don White (CISPES-LA and KPFK Local Area Board, Los
Angeles)

Tim Wise (Nashville, TN)

Flaubert Djateng (conseiller technique au programme de
coopération germano-camerounaise PADDL (Programme
d'Appui à la Décentralisation et au Développement
Local)

Marius Chevallier (étudiant)

Bénédicte Marcq (assistante sociale)

Marcello Flores (universitaire, Italie)

Françoise Imbs (universitaire)

Pierre Pachet (écrivain et universitaire)

Hélène Piralian-Simonyan (psychanalyste et écrivain)

Monique Larrouture (enseignante aux Beaux-Arts)

Raphaëlle Guibert (doctorante en sciences politiques)

Alain Brossat (universitaire)

Jean-Yves Barrère (économiste)

Céline Lefèvre (chargée de projet de technologie de
développement)
Louis Camara (écrivain)
Patrick Lescure (Montialoux)
Joëlle Noguer (militante des droits de l’homme)
François Montagnon (géologue)
Marthe Wane (étudiante)
Alain Castan (mouvement Résister ! Marseille)
Jean Schnorf (éducateur spécialisé)
Hélène Giraud (enseignante)
Raymond Reichenbach (association Parismétis)
Nathalie Voutier (citoyenne)
Véronique Hervouët (psychanlyste)
Sandra Caron
Janine Altounian (essayiste et traductrice)




Et à titre amical :
Dieter Fuller
Jean-Pierre et Maïté Roset
Vincent Duriau
Christophe Labourdette
Gérard et Maryvonne Morel
Philippe et Fanchon Euverte
Claire Jonchery
Hervé, Odile, Yves, Florence, Arnaud et Philia Dupont
Dominique, Philippe, Sarah et Delphine Cosserat,
Jérôme Guyot, Christine Guyot
Marine, Paul, Martine, Seved et Stéphanie Robin
Stéphane Vignon
Nathalie et Pierre Nahon
Leonore et Lesley-Anne Alexandrov
Alain, Catherine, Jean-Michel, Pablo, Laurent et
Myrtille Dubedout
Laurent et Isabelle Cosserat
Amandine, Stéphanie, Amélie, Sven et Marie-Claude
Robin
Céline Diogo
Benoît Linerio
Aurélien Pourrat
Alain Verbois
Daniel Domalain
Gérard Labourasse


  -----------------------------------------




  ONG, groupes et associations :

AIRCRIGE (Association Internationale de Recherche sur
les Crimes contre l’Humanité et les Génocides).

SURVIE.

Causes communes (Belgique)

Afrique XXI.

CRID.

Confédération Nationale du Travail

Fédération des Congolais de la Diaspora

ARDHD (Association pour le Respect des Droits de
l'Homme à Djibouti)

CEDETIM

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#21 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Samedi 8. Janvier 2005  2:43
Sujet: LE PARTI DES VERTS, Y. COCHET, M-A. ISLER BEGUIN ,MOURTOUDO DIOP.. NOUVEAUX SIGNATAIRES
rim_echos
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PETITION INTERNATIONALE  EN FAVEUR L’OPPOSITION
DEMOCRATIQUE EN MAURITANIE


LE PARTI DES VERTS,  Y. COCHET, M-A. ISLER BEGUIN
,MOURTOUDO DIOP.. NOUVEAUX SIGNATAIRES


Qui a dit que « la Mauritanie n’intéresse pas grand
monde » ? A leur grande joie, les initiateurs de la «
pétition internationale en faveur de l’opposition
démocratique en Mauritanie » découvrent le contraire.
En réalité, çà dépend de quelle Mauritanie.Chaque
jour pour ne pas dire chaque heure, des figures de
proue du camp progressiste et démocratique,partout
dans le monde, rejoignent, avec conviction et
enthousiasme, la liste des premiers signataires. Voici
un exemple : Yves Cochet, député Vert de Paris, ancien
ministre et Marie Anne Asler Béguin, députée
européenne issue, elle aussi, du parti des Verts
français qui a signé la pétition en tant que tel.
Les nouvelles adhésions mauritaniennes ne sont pas
moins significatives. C’est sont, en effet,le
charismatique Mourtoudo Diop, doyen de l’opposition
mauritanienne et président du Rassemblement pour le
Dialogue des Nationalités (RDN-DEKAALEM) et Salah
Eddine Sy, juriste et militant des droits humains
exilé aux Etats-Unis qui apportent leur soutien au
document.

En signant ce texte, ces femmes et hommes, épris des
valeurs universelles de liberté, d’égalité et de
justice, dénoncent « LA DICTATURE » de Nouakchott et
exigent un « traitement digne et équitable » pour «
TOUS LES PREVENUS » traduits en justice à Wad Naga ;
ils clament, haut et fort,leur refus de l’arbitraire
en Mauritanie et leur solidarité avec le leader
historique de l’opposition mauritanienne, Ahmed Ould
Daddah et ses compagnons d’infortune.

Lisez, en bas de la pétition, la liste intégrale des
nouveaux signataires.


-------------

PETITION


En Mauritanie, l’opposant historique Ahmed Ould
Daddah, leader du Rassemblement des Forces
démocratiques (RFD),a été inculpé le 21 novembre
2004 et incarcéré le 27 décembre dernier. Il passe
en jugement , depuis le 2 janvier courant ,avec
d’autres opposants,devant la « Cour Criminelle »de Wad
Naga, au motif qu’il aurait contribué aufinancement du
complot militaire de juin 2003.

Tous les observateurs ont pu reconnaître le caractère
démocratique de la longue marche politique d’Ahmed
Ould Daddah, et son refus systématique de la violence.
L’incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu’à éliminer un adversaire des plus crédibles et
irréductibles de la dictature en place depuis 20 ans,
en le privant de ses droits civils et civiques. Tous
savent  que le mode d’opposition du Président du RFD
se distingue autant du mouvement des putschistes que
des formations islamistes, de création récente en
Mauritanie.

Les signataires du présent message appellent le
Gouvernement de la République Française et le
Président de la Commission Européenne à manifester
clairement auprès des autorités mauritaniennes leur
inquiétude et leur vive préoccupation, ainsi que
l’attention qu’ils porteront à ce qu’Ahmed Ould Daddah
et tous les autres prévenus bénéficient de la
présomption d’innocence, d’un traitement digne et
équitable, ainsi que d’une procédure transparente
respectant pleinement les droits de la défense.

-----------


Liste des nouveaux signataires

Yves Cochet (députe Vert de Paris, ancient ministre)

Marie Anne Isler Béguin (députée européenne)

Mourtoudo Diop (Doyen de l’opposition mauritanienne,
Président du Rassemblement pour le Dialogue des
Nationalités (RDN- Dekaalem)

Salah Eddine Sy (juriste,militant des droits
humains-Jacksonville Floride.USA)

Pierre-Yves Dacheux (ingénieur ESE et professeur
d’Electronique- Montepellier)

Charlotte Morand (secrétariat CFDA Bordeaux)

Aurélie Lefebvre (conseillère technique Asile)

Marguerite Rollinde (chercheure)

Claude Mouchard (universitaire)

Muhamedin Kullashi (universitaire)

Albert Herskowicz (médecin, association Mémorial 98)
---

Paris et ONG

Les Verts (France)


----------------------------------------------


Autres  signataires :


Abraham Serfaty (leader historique de la gauche
marocaine)

Christine Daure- Serfaty (militante des droits de
l’homme)

Noam Chomsky (Massachusetts Institute of Technology)


Noël Mamère, (député vert de Gironde)

Ali Lmrabet, (Journaliste- Maroc)

Epiphane Zoro-Bi Ballo (juriste, fondateur du
Mouvement Ivoirien des Droits Humains).

Moncef Merzouki ( militant des droits de l’homme,
opposant candidat à la dernière présidentielle en
Tunisie).

Patrick Farbiaz (responsable de la commission
transnationale des Verts)


François-Xavier Vershave (économiste)

Catherine Coquio (universitaire)

Hassan Nejmi,(Président de l’Union des écrivains du
Maroc)


Boubacar Boris Diop (écrivain)

Med Hondo (cinéaste)

Kaaw Touré porte-parole des Forces Africaines de
libération de Mauritanie ( FLAM) -Stockholm-Suède

Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général (FLAM)-Europe
du
Nord- Copenhague-Danmark

Abdel Weddoud Ould Cheikh (sociologue)

Garba Diallo (chercheur, Copenhague)

Luiza Toscane (militante des droits de l’homme)

Ahmed Ben Jelloun (secrétaire général du Parti de
l’Avant-Garde démocratique et Socialiste- Maroc)

Abdourahman A. Waberi (Ecrivain, Djibouti)

Brahim Ould Boihy (pilote)

Aurélia Kalisky (chercheuse)

Laure Coret (universitaire).

Abdallah Ould Hormatallah (journaliste)

Baba Ould Jiddou (militant du mouvement EL HOR )


Zine-Eddine Mjati (responsable du Groupe Maghreb au
sein des Verts)

Ibrahima Saw (universitaire USA)



Diani Faba Boudalay (militant des droits de l’homme)


David Bacon (labor journalist, Berkeley)

Frances M. Beal (Black Radical Congress National
Council, Oakland)

Carl Bloice (moderator, portside, San Francisco)

Linda Burnham (Women of Color Resource Center,
Oakland)

Margaret Burnham (Assoc. Prof., Northeastern
University Law School)

Brett Bursey (President, South Carolina Progressive
Network, Columbia
)
Leslie Cagan, (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, New York)

James Campbell (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Charleston)

Barry Cohen (moderator, portside, New York)

Carl Davidson (Chicago, IL)

Nils Robin (ancien diplomate)

Bernard Fessard de Faucault (universitaire)

Aziza Akhmouch (Universitaire)

Jemal Eddine Benchennouf, (Journaliste)

Abkhar Elbachir (militant des Droits de l’Homme)

Abdallah Kermoun (écrivain)

Mutoka Anastasie (Journaliste)

Mfeukoum Raymond (Journaliste)

Mohamed Fall Ould Sidatt (ingénieur en électronique)

Jemal Ould Mohamed (Juriste)

Mohamed Dogui (militant des droits de l’homme)

Moustapha Ould Ibn Mogdad( militant associatif Canada)

Moctar Cheine (militant associatif USA)

Omar Ali, President de djibwatch asssociation de
défense des droit de l'homme à djibouti

Claude Chenaud (Militant des droits de l’homme)

Alain Andreucci (Ecrivain)

Alain Deneault ( Essayste)

Christiane Albert (universitaire)

Gustave Massiah (économiste)

Diagne Chanel (artiste peintre)

Eugène Ebodé (écrivain)

Mehdi Ba (éditeur)

William Nadylam (comédien)

Landing Dieme (journaliste)

Birhane Girum (journaliste)

Isabelle Krzywkowski ( Universitaire)

Abdallah Ben Ali (journaliste)

Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire et
universitaire)

Jemal Chichaoui (architecte- Maroc)

Jean-Luc Poueyto (Ethnologue)

  Raphaël Granvaud ( Enseignant)

Ahmed Mesli (dessinateur de presse algérien)

Etienne Nouguez (Etudiant en thèse)

Aline Marchand (Doctorante)

Comi Toulabor (chercheur)

Annie Faure (médecin)

Philippe Spineau (cinéaste)

Ahmed Kaci (Journaliste- Algérie)

Hubert Renard (plasticien)

Sang Pingyan (journaliste et ex-cyber-dissident –
Chine)

Christine Bammert (militante des droits de l’homme)

Benjamin Moutsila (militant des droits de l’homme)

Emmanuel Malolo Dissake (universitaire)


Makbule Tûrk (journaliste-Turquie)

Koroma Alphonz (journaliste-Sierra léone)

Maung Maung Thein (Journaliste-Birmanie)

Pomoynytskyy Oleksandr (journaliste- Ukrainie)

Jean-Baptiste Sapu (photographe congolais)

Veli Pehlivan (journaliste- turquie)

Angela Davis (University of California at Santa Cruz)

Ossie Davis (acteur, écrivain, New York)

Ruby Dee Davis (actrice, écrivain, New York)

Donna DeWitt (President, South Carolina State AFL-CIO,
Columbia)

Charles Ensley (SSEU, AFSCME, New York)

Martin Fishgold (President, International Labor
Communications Association, New York)

Al Fishman (Peace Action of Michigan)

Henry Foner (New York)

Paul Friedman (First Vice President, SEIU-1199 New
Jersey)

Elaine Hagopian (Professor Emerita of Sociology,
Simmons College, Boston)

Bill Henning (Vice President, Communication Workers of
America, Local 1180, New York)

Lennox Hinds (Vice President, International
Association of Democratic Lawyers, New York)

Connie Hogarth (Center for Social Action, Manhattan
College, NY)

Arthur Kinoy (National Lawyers Guild, Center for
Constitutional Rights, New Jersey)

Frank Llewellyn (National Director, Democratic
Socialists of America, New York)

Eric Mar (Vice-president, San Francisco Board of
Education)

Dr. Manning Marable (Institute for Research in
African-American Studies, Columbia University, New
York)

Ray Markey (President, New York Public Library Guild,
Local 1930, AFSCME, New York)

Elizabeth Martinez ( Institute for Multiracial
Justice, San Francisco)

Robert & Ellen Meeropol (Rosenberg Fund for Children,
Easthampton, MA)

Charlene Mitchell (co-chair, Committees of
Correspondence for Democracy and Socialism, NewYork)

Bill Moriarity (American Federation of Musicians, New
York)

Linda Rae Murray (MD, MPH, Chicago, IL)

Michael Parenti (Author, Social Commentator, Berkeley)

Michael Ratner (President, Center for Constitutional
Rights, New York)

Mel Rothenberg (Chicago Jobs with Justice, Committee
for New Priorities)

Pete Seeger (musicien, écrivain) Beacon, NY

Jay Schaffner (moderator, portside, New York)

Mark Solomon (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Boston)

William K. Tabb (professor, Queens College, NewYork)

Don White (CISPES-LA and KPFK Local Area Board, Los
Angeles)

Tim Wise (Nashville, TN)

Flaubert Djateng (conseiller technique au programme de
coopération germano-camerounaise PADDL (Programme
d'Appui à la Décentralisation et au Développement
Local)

Marius Chevallier (étudiant)

Bénédicte Marcq (assistante sociale)

Marcello Flores (universitaire, Italie)

Françoise Imbs (universitaire)

Pierre Pachet (écrivain et universitaire)

Hélène Piralian-Simonyan (psychanalyste et écrivain)

Monique Larrouture (enseignante aux Beaux-Arts)

Raphaëlle Guibert (doctorante en sciences politiques)

Alain Brossat (universitaire)

Jean-Yves Barrère (économiste)

Céline Lefèvre (chargée de projet de technologie de
développement)

Louis Camara (écrivain)

Patrick Lescure (Montialoux)

Joëlle Noguer (militante des droits de l’homme)

François Montagnon (géologue)

Marthe Wane (étudiante)

Alain Castan (mouvement Résister ! Marseille)

Jean Schnorf (éducateur spécialisé)

Hélène Giraud (enseignante)

Raymond Reichenbach (association Parismétis)

Nathalie Voutier (citoyenne)

Véronique Hervouët (psychanlyste)

Sandra Caron

Janine Altounian (essayiste et traductrice)




Et à titre amical :
Dieter Fuller
Jean-Pierre et Maïté Roset
Vincent Duriau
Christophe Labourdette
Gérard et Maryvonne Morel
Philippe et Fanchon Euverte
Claire Jonchery
Hervé, Odile, Yves, Florence, Arnaud et Philia Dupont
Dominique, Philippe, Sarah et Delphine Cosserat,
Jérôme Guyot, Christine Guyot
Marine, Paul, Martine, Seved et Stéphanie Robin
Stéphane Vignon
Nathalie et Pierre Nahon
Leonore et Lesley-Anne Alexandrov
Alain, Catherine, Jean-Michel, Pablo, Laurent et
Myrtille Dubedout
Laurent et Isabelle Cosserat
Amandine, Stéphanie, Amélie, Sven et Marie-Claude
Robin
Céline Diogo
Benoît Linerio
Aurélien Pourrat
Alain Verbois
Daniel Domalain
Gérard Labourasse


  -----------------------------------------




  ONG, groupes et associations :

AIRCRIGE (Association Internationale de Recherche sur
les Crimes contre l’Humanité et les Génocides).

SURVIE.

Causes communes (Belgique)

Afrique XXI.

CRID.

Confédération Nationale du Travail

Fédération des Congolais de la Diaspora

ARDHD (Association pour le Respect des Droits de
l'Homme à Djibouti)

CEDETIM

Comité Soudan



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PROFIL

Ahmed Ould DADDAH
L’expérience au service d’une nation

Date et lieu de naissance : 07 août 1942 à Boutilimitt

Formation d’économiste :

Formation traditionnelle à Boutilimitt
Baccalauréat Option Mathématiques (1962)

Licence Sciences Économiques Option économie
internationale (1967, Université de Paris)

Diplôme d’Études Supérieures (DES) ès Sciences
Économiques (1970, Université de Dakar)

Expérience professionnelle :

Conseiller Économique et Financier Adjoint du Chef de
l’Etat (1967-1968)

Conseiller Économiques et Financier du Chef de l’Etat
(1968)

Secrétaire Exécutif de l’Organisation des Etats
Riverains du Fleuve Sénégal, (1968 – 1971)

Directeur Général de la Société Nationale d’Import –
Export (SONIMEX) (1971 – 1973)

Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (1973 –
1978)
Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Expert Économique de la Banque Mondiale, conseiller
Économique et Financier auprès du Gouvernement
centrafricain (1986 – 1991)

Responsabilités diverses (1968 – 1991)

Président de la Chambre du Commerce et d’Industrie de
Mauritanie

Président de la Commission Nationale des Marchés
Membre du Comité Monétaire

Administrateur de la SNIM

Administrateur du Port de Nouakchott

Administrateur de l’Union des Banques Arabes
Françaises (UBAF)

Premier Président du Centre Africain d’Etudes
Monétaires

Gouverneur du Fonds Monétaire Arabe

Gouverneur Suppléant de la Banque Mondiale

Gouverneur du FADES

Gouverneur du FMI

Consultant International

Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement
économique en Afrique (BADEA)

Parcours politique

Candidat aux élections présidentielles de 1992, ayant
obtenu 33% des voix dans un contexte de fraude
massive, ayant entaché la régularité et la crédibilité
des élections

Secrétaire Général de l’Union des Forces Démocratiques
- Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal
parti d’opposition, arbitrairement dissous le 28
octobre 2000

Vice – Président du Comité Arabe pour le Soutien au
Peuple Palestinien

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques
(RFD)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Tichitt (Janvier 1995)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Boumdeïd (Décembre 1998)

Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril
2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000)

Candidat du RFD aux élections présidentielles du 07
novembre 2003

Langues Parlées :

Arabe, Français, Anglais


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#20 De: IBNOU BELEDI <min_beledi@...>
Date: Vendredi 7. Janvier 2005  23:48
Sujet: æáÏ ÇáÔÇÝÚí: ØáÈÇÊ ÇáäíÇÈÉ ÝÇÌÃÊäì æÇáÍßã ÈÇáÅÚÏÇã æÇáãÄÈÏ Úáì ÇáÚÔÑÇÊ ÃãÑ ÎØíÑ
min_beledi@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
æáÏ ÇáÔÇÝÚí: ØáÈÇÊ ÇáäíÇÈÉ ÝÇÌÃÊäì æÇáÍßã ÈÇáÅÚÏÇã æÇáãÄÈÏ Úáì ÇáÚÔÑÇÊ ÃãÑ ÎØíÑ

ÞÇá ÑÌá ÇáÃÚãÇá ÇáãæÑíÊÇäí ÇáÓíÏ ãÍãÏ ÇáãÕØÝì æáÏ ÇáÅãÇã ÇáÔÇÝÚí ÈÃä ØáÈ ÇáäíÇÈÉ ÈÇáÍßã Úáíå ÈÇáÅÚÏÇã ßÇä ãÝÇÌÆÇ ÈÇáäÓÈÉ áå.

æÞÇá æáÏ ÇáÔÇÝÚí Ýí ÑÏå Úáì ÓÄÇá áÅÐÇÚÉ ÝÑäÓÇ ÇáÏæáíÉ åÐÇ ÇáãÓÇÁ Íæá ÑÃíå Ýí ØáÈ æßíá ÇáÌãåæÑíÉ ÈÅÚÏÇã 17 ãä ÇáÚÓßÑííä æÇáÍßã ÈÇáãÄÈÏ Úáì ÇáÚÔÑÇÊ¡ ÞÇá ÈÃä Ðáß Óíßæä ÎØíÑÇ ÌÏÇ æÃä ÇáäíÇÈÉ ÈÐáß ÓæÝ ÊæÑØ ÇáäÙÇã Ýí ãÔÇßá ßËíÑÉ Ýí ÇáæÞÊ ÇáÐí åæ ÃÍæÌ ãÇ íßæä Åáì ÇáÓáã.
æÃÖÇÝ ÈÃä ßá ÇáÞæì ÇáÍíÉ Ýí ãæÑíÊÇäíÇ Çáíæã ãæÌæÏÉ Ýí ÇáÓÌæä .

æÝí ÓíÇÞ ãÊÕá ÞÇá ÇáÓíÏ ÍÇãÏæ ßÇä ÇáäÇÆÈ ÇáÃæá áÑÆíÓ ÍÒÈ ÊßÊá ÇáÞæì ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÇáÓíÏÃÍãÏ æáÏ ÏÇÏÇå¡ ÈÃä ÇáäÙÇã íÊÌå ÈÇáÈáÇÏ Åáì ÇáãæÇÌåÉ ÇáÚÓßÑíÉ ãÚ ßÇÝÉ ÇáÝÑÞÇÁ ÇáÓíÇÓííä ¡ æÃÖÇÝ ÈÃäåã Ýí ÇáãÚÇÑÖÉ áä íÈÞæÇ
ãßÊæÝí ÇáÃíÏí ÃãÇã åÐ ÇáÊÕÑÝ ÇáÐí íÏá Úáì Ãä ÇáäÙÇã áÇ íÑíÏ ÅáÇ ÇáÊÕÚíÏ.   
 
Úä ãæÞÚ "ÇáÇÎÈÇÑ"


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#19 De: "democrates_net" <democrates_net@...>
Date: Vendredi 7. Janvier 2005  13:36
Sujet: VOEUX DE BABA OULD JIDDOU
democrates_net
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Baba OULD JIDDOU" <baba_ould@...>

Chères toutes ! Chers tous

J'espère que ce mail trouvera chacun en forme et heureux à quelque
coin du globe qu'il soit.

En ces premiers jours de l'année 2005, je préfère envoyer un mail
collectif plutôt que de repousser aux calendres grecques, le moment
de vous envoyer mes voeux les meilleurs et toutes mes
amitiés les plus profondes.

Avant de changer d'agenda, tous les bons moments crayonnés dans les
couleurs de l'arc-en-ciel me sautent aux yeux au fil des pages:
quelle année !
Il est temps de remercier chacun pour le temps passé ensemble, les
lettres de ceux qui sont loin,qui ont donné corps à ces jours qui
filent: ces moments de joie, ces temps difficiles et ces peines
partagées, ces nouvelles rencontres, les aux revoirs, les
retours des baroudeurs....

A chacun mes voeux de joie dans la rencontre, de santé et de courage
dans l'épreuve, de paix avec vos proche et pour le monde.

A ceux qui sont proches, à ceux que je n'ai pas l'occasion de voir
souvent et tout particulièrement à ceux qui sont loin, votre amitié
m'est précieuse et je vous garde dans mon c&#339;ur.

Bonne retrouvailles familiales pour ceux qui ont eu ou auront
l'occasion et bonne année à tou(TE)s

#17 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Vendredi 7. Janvier 2005  2:37
Sujet: PROCES DE WAD NAGA: UN "PROCUREUR DE LA DICTATURE" EGAL A LUI-MEME
rim_echos
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Les titres de « RIM Echos » :

- Procès de Wad Naga : un "procureur de la dictature"
égal à lui-même

- Assassinat de Ould N’dayane : la presse en parle


-  Séisme en Asie: les victimes étrangères


MEDIAS

- Disparition de la correspondante de «Libération » en
Irak


-----------------------------------------------------

VOUS POUVEZ DESORMAIS CONSULTER « RIM ECHOS »
EGALEMENT SUR LE FORUM « DEMOCRATES NET »  :

http://fr.groups.yahoo.com/group/democrates_net/



Procès de Wad Naga : un procureur de la dictature égal
à lui-même

Parmi les accusés concernés figurent trois leaders de
l’opposition, Ahmed ould Daddah, président du
Rassemblement des forces démocratiques, Mohamed Khouna
ould Haidalla, ancien chef de l’Etat et Cheikh ould
Horma, président du Parti de la convergence
démocratique interdit par les autorités


De notre correspondante à Nouakchott  (RFI)

Des hurlements, des pleurs, les femmes du public de la
salle d’audience n’ont pas su garder leur calme à
l’annonce du sévère réquisitoire annoncé par le
procureur de la République du Trarza, après deux très
longues journées de suspension de séances à
répétition. Certaines ont dû être évacuées de la salle
par des hommes casqués assurant la sécurité des lieux.
Les détenus sont restés tranquilles, incitant leur
famille à faire de même puisqu’il ne s’agit que d’un
réquisitoire.

Pourtant la peine capitale a été requise à l’encontre
de 8 d’entre eux. Dans le lot, deux des leaders
présumés arrêtés cet automne après plusieurs mois de
fuite, l’ex-commandant Saleh ould Hannena et le
capitaine Abderahmane ould Mini. Ils avaient été les
seuls à plaider coupable parmi les 176 qui sont passés
à la barre assumant toute la responsabilité du coup
d’Etat manqué du 8 juin 2003.  Neuf autres militaires
et civils ont également été mis dans le même «panier»
par le procureur, qui a requis contre eux la peine de
mort par contumace. Il s’agit d’autres chefs présumés
qui sont toujours en fuite et également du conseiller
du président Blaise Compaoré, Mustapha ould Limam
Chavi, accusé d’avoir acheté des armes pour le compte
des putschistes mauritaniens, et de les avoir aidés
matériellement et financièrement pendant leur séjour
au Burkina Faso.

Le procureur a requis également 49 peines de travaux
forcés à perpétuité dont 11 par contumace, 65 peines
de travaux forcés entre 10 et 20 ans, 22 peines de 10
ans de prison, notamment à l’encontre d’Ely ould
Sneiba, porte-parole de l’Alliance patriotique, un
mouvement d’opposition civile créé en juin dernier à
l’étranger et qui avait apporté son soutien aux
putschistes en fuite. 18 peines de 5 ans de prison ont
également été requises. Parmi les accusés concernés
figurent trois leaders de l’opposition, Ahmed ould
Daddah, président du Rassemblement des forces
démocratiques, Mohamed Khouna ould Haidalla, ancien
chef de l’Etat et Cheikh ould Horma, président du
Parti de la convergence démocratique interdit par les
autorités. Ils sont accusés d’avoir financés les
militaires mais ont toujours nié toute implication
dans ce dossier.

Un réquisitoire «sévère et incohérent»

La défense dénonce un réquisitoire sévère et
incohérent. «Le parquet n’a pas apporté de preuves, le
procureur s’est contenté de lire les procès verbaux
contestés par les détenus parce qu’obtenus sous la
torture. Il n’y a même pas eu de demande de relaxe
alors que 195 personnes sont jugées dans cette
affaire», s’est indigné Maître Brahim ould Ebetty.

Le procureur a versé plusieurs éléments au dossier en
guise de preuves, notamment une cassette vidéo des
cavaliers du changement, le mouvement armé formé par
les putschistes en fuite, et un discours de leur
leader Saleh ould Hannena, destiné à être lu à la
radio, retrouvé avec lui lors son arrestation début
octobre. Sa lecture, demandée par les avocats, a
provoqué les applaudissements des prisonniers dans
leur box. Les détenus ont d’ailleurs montré ces
derniers jours qu’ils étaient proches des instigateurs
du coup d’état manqué. Ils ont ovationné leurs
leaders, lorsqu’ils se sont retrouvés pour la première
fois tous ensemble dans le box des accusés, pour
l’annonce du réquisitoire. Saleh ould Hannena a dirigé
les premières prières, le jour de leurs retrouvailles.


Selon une stratégie bien établie, tous les accusés ont
pourtant nié en bloc avoir été putschistes, sauf leurs
deux leaders qui ont assuré avoir œuvré pour «sauver
la Mauritanie». Corruption, discrimination contre les
négro africains, tribalisme, l’ancien commandant radié
de l’armée en 2000 Ould Hannena à énuméré toutes les
raisons qui l’ont conduit au 8 juin 2003. Le capitaine
Ould Mini, a lui passé en revue les dysfonctionnements
de l’armée, évoquant les épurations des militaires
bassistes, en 88, le massacre des militaires
négro-mauritaniens en 90-91 et la mauvaise gestion
quotidienne. «Le militaire redoute la fin du mois,
a-t-il expliqué, car il n’a pas de quoi payer ses
dettes vu le maigre salaire qu’il reçoit, en moyenne
20 000 ouguiyas, soit environ 50 euros.»

Les interrogatoires n’ont pas permis d’élucider la
mort du chef d’état-major de l’armée. Qui l’a tué et
comment, personne n’a clairement posé la question aux
accusés. Affirmant qu’il n’avait aucune intention de
tuer quiconque, Saleh ould Hannena a parlé d’une «
liquidation organisée par le régime ». Dans son
réquisitoire, le procureur a fait porter la
responsabilité de ce décès aux putschistes, assurant
que l’un de leurs blindés avait tiré un obus de 100 mm
à une distance de 25m, tuant le chef d’état-major de
manière « barbare ».

Plus de 50 avocats doivent plaider à partir de lundi.

Marie-Pierre Olphand
Article publié le 06/01/2005


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17 peines capitales requises

(Le Nouvel Observateur 06/01/2005)

La justice mauritanienne a requis mercredi soir la
peine de mort contre l'ex-commandant mauritanien Saleh
Ould Henenna, accusé d'être le cerveau présumé d'une
série de putschs en 2003 et 2004 en Mauritanie et
comparaissant devant la cour criminelle de Wad Naga
(est de Nouakchott), a constaté un journaliste de
l'AFP.
Seize autres personnes sont visées par la peine
capitale. Parmi elles, figurent le capitaine
Abderrahmane Ould Mini, instigateur présumé de la
tentative de coup d'Etat avortée de juin 2003, ainsi
que Mohamed Ould Cheikhna, actuel chef des "Cavaliers
du changement" (opposition militaire en exil), et huit
autres personnes jugées en même temps par contumace.

Le procureur, Sidi Mohamed Ould Moulaye, a demandé
cinq ans de prison à l'encontre de l'ancien président
mauritanien Mohamed Khouna Ould Haidalla (1980-1984)
et de deux leaders de l'opposition politique, Ahmed
Ould Daddah et Cheikh Ould Horma. Tous trois sont
accusés d'avoir accordé des soutiens financiers aux
instigateurs présumés des putschs.

La même peine a été réclamée contre 15 autres
personnes.

Pour une grande partie des prévenus, le procureur a
demandé des peines allant de la perpétuité avec
travaux forcés à dix ans assortis des mêmes
conditions, et laissé à l'appréciation du président de
la cour les sanctions à infliger aux autres accusés.

Le procureur a requis la perpétuité avec travaux
forcés contre 49 personnes, dont onze sont jugées par
contumace.  Il a réclamé des "travaux forcés à temps"
(dont la durée n'est pas précisée) contre 65 prévenus,
et dix ans de travaux forcés contre 22 accusés (dont
un civil jugé par contumace). Il a enfin souhaité que
le président de la cour, Mohamed Elhadi Ould Mohamed,
fixe les peines à infliger aux 24 dernières personnes
comparaissant à Wad Naga, garnison militaire situé à
50 kilomètres de Nouakchott.

Au total, a-t-il indiqué dans son réquisitoire, 195
personnes sont jugées pour les faits incriminés, et
non 191 comme précédemment indiqué. Les noms de quatre
accusés, tous des civils jugés par contumace, figurent
dans le dossier sur les tentatives présumées de
putschs de 2004 transmis récemment à la cour, selon
lui. Dans son intervention, le procureur s'est employé
à souligner pour tous les prévenus "les circonstances
aggravantes" des faits qui leur sont reprochés, citant
l'usage des armes sans distinction d'objectifs, la
mort de plusieurs personnes, la destruction des biens
publics et privés.

Il a par ailleurs accusé les putschistes, et notamment
Saleh Ould Henenna, d'avoir ordonné la liquidation du
chef d'état-major de l'armée mauritanienne, le colonel
Mohamed Lemine Ould N'Diayane, tué lors de la
tentative de putsch de juin 2003, ce que l'accusé
avait démenti durant son audition.

Durant le réquisitoire du procureur, l'annonce des
peines requises, notamment la peine de mort, a été
ponctuée par de vives protestations de l'assistance,
constituée principalement de parents et proches des
prévenus."On ne peut pas tuer nos enfants!", a-t-on
notamment entendu dans la salle.

Après le réquisitoire du procureur, le président de la
cour a suspendu la séance jusqu'au 10 janvier. A la
reprise des audiences, les avocats entameront leurs
plaidoiries.
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Assassinat de Ould N’dayane : la presse en parle

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Le procès devant la
cour criminelle siégeant à Wad Naga (45 kilomètres à
l'est de Nouakchott) de 181 présumés putschistes et la
passe d'armes ayant opposé le Premier ministre à un
groupe d'élus de l'opposition devant le parlement, ont
constitué cette semaine la une de la presse cette
semaine en Mauritanie.

Revenant sur la mort de l'ancien chef d'état-major de
l'armée nationale, Mohamed Lemine Ould Ndiayane, le 8
juin 2003, l'hebdomadaire "La Tribune" du 5 janvier
remarque que son "cas a failli ne pas être évoqué" au
cours du procès de Wad Naga. Le même journal, se
référant à la deuxième audition de Saleh Ould Hannena,
estime que "la mort de cet officier (Ould Ndiayane)
restera longtemps un mystère".

Dans son compte rendu d'audience, "l'Eveil" du 4
janvier revient également sur la deuxième déposition
de Ould Hannena. "Le colonel N'Diayane, on avait
besoin de lui. Si je suis allé le chercher deux fois,
c'était pour le convaincre d'accepter d'être le
président de la transition". Quant au quotidien privé
"Nouakchott-Info" du 6 janvier, il fait état du
"compromis entre la cour et la défense" qui autorise
"le début du réquisitoire et des plaidoiries".
Dans un autre compte rendu d'audience, "le Calame" du
6 janvier fait remarquer que "quelques instants avant
l'ouverture de l'audience du 4 janvier, les accusés, à
l'exception des leaders de l'opposition, étaient
entassés dans la salle d'audience, menottes aux
poignets".

A propos de l'empoignade verbale qui a opposé le
Premier ministre Sghair Ould M'Bareck aux députés de
l'opposition devant le parlement, le 31 décembre
dernier, "L'Eveil" affiche en première page :
"Assemblée nationale : Le coup de colère du Premier
ministre".

Le journal se pose alors la question de savoir "quelle
mouche a piqué le Premier ministre pour qu'il s'en
prenne ainsi aux députés de l'opposition accusés
d'incitation à la guerre civile" lors de la
présentation du rapport d'activités du gouvernement
pour l'année 2004.Un député de l'opposition, Ibrahima
Sarr, avait posé le problème des "réfugiés et
déportés" vivant encore au Sénégal et
au Mali. Rapportant les propos de certains
observateurs, le journal note que "le chef du
gouvernement a confondu une présentation de politique
générale à un meeting politique".

Nouakchott - 06/01/2005
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Séisme en Asie: les victimes étrangères

BANGKOK (AP) - Voici la liste des victimes étrangères
du séisme et des raz-de-marée de dimanche en Asie du
Sud, dont la mort a été confirmée par les autorités de
leurs pays respectifs. Ce bilan pourrait s'alourdir
dans la mesure où de nombreuses autres personnes sont
portées disparues.

- Allemagne: 60 morts. Environ 1.000 disparus.
- Suède: 52 morts. 1.903 disparus.
- GB: 41 morts. 159 disparus.
- Etats-Unis: 35 morts ou disparus présumés morts. Pas
d'estimation claire des disparus.
- Suisse: 23 morts. 400 disparus.
- Japon: 23 morts. Plus de 240 disparus.
- France: 22 morts. Près de 90 disparus.
- Italie: 20 morts. 338 disparus.
- Finlande: 15 morts. 177 disparus.
- Australie: 17 morts. 78 disparus.
- Norvège: 12 morts. 80 disparus.
- Corée du Sud: 11 morts.
- Afrique du Sud: 10 morts. 722 disparus.
- Autriche: 10 morts. 540 disparus.
- Singapour: 9 morts.
- Danemark: 7 morts. 62 disparus.
- Pays-Bas: 7 morts. Plus de 30 disparus.
- Belgique: 6 morts. 73 disparus.
- Canada: 5 morts. Jusqu'à 150 disparus.
- Philippines: 5 morts. 13 disparus
- Israël: 4 morts. 3 disparus.
- Chine: 3 morts. 15 disparus.
- Taïwan: 3 morts.
- Nlle-Zélande: 2 morts. 24 disparus.
- Russie: 2 morts. 2 disparus.
- Argentine: 2 morts
- Brésil: 2 morts.
- Mexique: 2 morts. 1 disparu.
- Irlande: 1 mort. 9 disparus.
- Rép. tchèque: 1 mort. 15 disparus.
- Turquie: 1 mort. 9 disparus.
- Colombie: 1 mort.
- Chili: 1 mort.
- Pologne: 19 disparus.
- Ukraine: 17 disparus.
- Portugal: 8 disparus.
- Roumanie: 8 disparus
- Grèce: 7 disparus.
- Belarus: 5 disparus
- Hongrie: 5 disparus.
- Luxembourg: 3 disparus.
- Estonie: 3 disparus.
- Espagne: 2 disparus.
- Bruneï: 2 disparus.
- Croatie: 1 disparu.
- Lettonie: 1 disparu.
AP
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MEDIAS

Disparition de la correspondante de «Libération » en
Irak


Le Quai d'Orsay a confirmé jeudi soir n'avoir aucune
nouvelle de la journaliste française Florence Aubenas
et de son assistant irakien.

L'envoyée spéciale du journal Libération à Bagdad,
Florence Aubenas, et son interprète irakien ont
disparu en Irak depuis plus de vingt-quatre heures,
ont annoncé jeudi 6 janvier dans la soirée le
quotidien et le Quai d'Orsay.

Le ministère des affaires étrangères, dans un
communiqué, "confirme que Florence Aubenas et son
accompagnateur irakien, Hussein Hanoun, n'ont plus été
vus à Bagdad depuis mercredi matin". Peu auparavant,
l'information avait été rendue publique par Libération
sur son site internet, qui précisait que Florence
Aubenas et son interprète n'avaient pas été vus depuis
leur départ de leur hôtel de Bagdad mercredi matin.

"Dès que le journal Libération nous en a informés,
tous les efforts ont été entrepris par nos
représentants à Bagdad et par le ministère à Paris
pour les retrouver", a précisé le Quai d'Orsay, qui
demande à tous les ressortissants français, "y compris
les représentants des médias", d'éviter de se rendre
en Irak "compte tenu des risques actuels encourus dans
ce pays pour la sécurité de chacun".
De source policière à Bagdad, selon l'agence Reuters,
on précise que la journaliste française a disparu sur
la route entre Bagdad et Tadji, au nord de la capitale
irakienne et l'hypothèse d'un enlèvement serait
évoquée.

Florence Aubenas, arrivée à Bagdad le 16 décembre,
travaille pour Libération depuis 1986. Grand reporter,
elle a couvert de nombreux événements, au Rwanda, au
Kosovo, en Algérie, en Afghanistan et en Irak, ainsi
que plusieurs grands procès en France. Le journal a
publié jeudi un long article sur les élections
irakiennes signé de sa main et intitulé "A Bagdad, le
vote entre le boycott et la mort".
Son interprète, Hussein Hanoun Al Saadi, collabore
avec les envoyés spéciaux de Libération depuis presque
deux ans. Ce dernier "a joint sa femme au téléphone
hier vers 11 h 30, mais ce n'était pas un appel
affolé", a rapporté le directeur de la rédaction de
Libération, Serge July. "Depuis, on est sans
nouvelles", a-t-il ajouté sur LCI.

"Dans les normes de sécurité qui sont les nôtres,
jamais, sauf cas exceptionnel, quelqu'un ne reste
longtemps sans donner des nouvelles ou sans donner son
emploi du temps à Libération", a continué M. July.
Selon le directeur du journal, Florence Aubenas
travaillait actuellement sur deux sujets : les femmes
candidates aux élections et les réfugiés de Falloudja,
que la journaliste cherchait à rencontrer.
"Mais ses rendez-vous avaient été remis, pour ce que
nous en savons, parce que l'endroit des rendez-vous
était considéré comme trop dangereux. Nous ne pensons
pas qu'elle est allée à ces rendez-vous", a-t-il
précisé, ajoutant qu'il était "naturellement inquiet".

"TOUT SAUF UNE TETE BRULEE"

Les autorités françaises, prévenues dès la fin de
l'après-midi de mercredi, ont demandé à leurs
diplomates en poste en Irak d'entamer des opérations
de recherche, notamment dans les hôpitaux.
Il y a quatre hypothèses pour expliquer que Florence
Aubenas n'a pas donné de nouvelles mais il faut être
extrêmement prudent, souligne-t-on de source
diplomatique. La journaliste française peut avoir été
tuée, blessée, enlevée ou arrêtée par erreur par les
forces de sécurité irakiennes ou américaines,
explique-t-on.

Le secrétaire général de Reporters sans frontières,
Robert Ménard, a fait part de son inquiétude et
rappelé que Florence Aubenas avait une grande
expérience du danger. "C'est une excellente
journaliste, je la connais depuis des années, elle est
allée dans des zones hyperdangereuses. Elle sait les
risques qu'il faut prendre et ne pas prendre", a-t-il
déclaré à Reuters. "Elle a couvert des pays comme
l'Algérie, toute l'Afrique. C'est tout sauf une tête
brûlée".

Le directeur de la rédaction du quotidien, Antoine de
Gaudemar, a indiqué avoir choisi de rendre publique la
disparition de son envoyée spéciale en Irak parce
qu'"on est inquiets et que cela peut être une
protection pour elle". "Il vaut mieux qu'on fasse
connaître que Florence Aubenas est une journaliste
française qui travaille pour un journal quotidien
français à Bagdad, où elle est envoyée spéciale",
a-t-il fait valoir.

"On commence à s'inquiéter ; on préfère le dire mais
on ne peut rien dire de plus car on ne sait rien", a
poursuivi Antoine de Gaudemar. "La dernière nouvelle
qu'on a d'elle, c'est qu'elle sort de l'hôtel à 11
heures avec son 'fixeur' (assistant) habituel, le même
qui travaille avec nous depuis deux ans, et depuis on
n'a plus de nouvelles. C'est tout ce qu'on peut dire",
a-t-il conclu, en précisant que les autorités
françaises, irakiennes et américaines avaient été
alertées.

Deux journalistes français enlevés en août 2004,
Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ont été
libérés le 21 décembre. Les deux hommes, qui
travaillaient notamment pour Radio France, Ouest
France et Le Figaro, avaient été enlevés le 20 août
avec leur chauffeur syrien Mohamed Al Djoundi. L'Armée
de libération en Irak avait revendiqué leur
enlèvement.

Lemonde.fr, avec AFP et Reuters


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RIM Echos : bulletin d'information électronique






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#16 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  17:36
Sujet: "DEMOCRATES NET" : NOUVEAU FORUM ELECTRONIQUE MAURITANIEN
rim_echos
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Bonjour

"Démocrates Net" est un forum de discussion
mauritanien crée par l'équipe du bulletin
d'information électronque "RIM Echos", à l'issue du
blocage de la liste de diffusion "Mauritanie-net" qui
a sensiblement réduit la diffusion "RIM Echos".

Pour accéder aux archives de ce forum, cliquez sur le
lien suivant:

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Amicalement

Pour le comité de modération

Abdallah Ben Ali


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#14 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  6:01
Sujet: LES JUSTES DU MONDE SOLIDAIRES AVEC LES DEMOCRATES MAURITANIENS
rim_echos
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PETITION INTERNATIONALE  EN FAVEUR L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE EN
MAURITANIE

LES JUSTES DU MONDE SOLIDAIRES AVEC LES DEMOCRATES MAURITANIENS

  L .CHOMSKY, L . TOSCANE, A. OULD CHEIKH, G. DIALLO.. NOUVEAUX
SIGNATAIRES


  Qui a dit que « la Mauritanie n'intéresse pas grand
monde » ? A leur grande joie, les initiateurs de la «
pétition internationale en faveur de l'opposition
démocratique en Mauritanie » découvrent le contraire.
En réalité, çà dépend de quelle Mauritanie.   Chaque
jour pour ne pas dire chaque heure, des figures de
proue du camp progressiste et démocratique,partout
dans le monde, rejoignent, avec conviction et
enthousiasme, la liste des premiers signataires. Voici
un exemple : Naom Chomsky, l'un des plus brillants intellectuels
  des Etats-Unis ; Luiza  Toscane, célèbre militante des droits
de l'homme en France et Zine-Eddine Mjati, responsable du
Groupe Maghreb au sein des Verts français . Les intellectuels
mauritaniens ne sont pas en reste. Le sociologue Abdel Weddoud
Ould Cheikh et le chercheur Garba Diallo ont adhéré à la pétition.

En signant le texte, ces femmes et hommes, épris des valeurs
universelles
  de liberté, de justice et d'égalité, dénoncent « LA DICTATURE »
de Nouakchott et exigent un « traitement digne et équitable »
  pour «  TOUS LES PREVENUS » traduits en justice
actuellement à Wad Naga.Tous clament, haut et fort,
  leur refus de l'arbitraire en Mauritanie et leur solidarité avec le
leader historique de l'opposition mauritanienne, Ahmed
Ould Daddah et ses compagnons d'infortune.

Lisez, en bas de la pétition, la liste intégrale des
nouveaux signataires.


-------------

PETITION


En Mauritanie, l'opposant historique Ahmed Ould
Daddah, leader du Rassemblement des Forces
démocratiques (RFD),a été inculpé le 21 novembre
dernier et incarcéré le 27 décembre courant. Il passe
passer en jugement , depuis le 2 janvier ,avec d'autres opposants,
  devant la « Cour Criminelle »de Wad Naga, au motif
qu'il aurait contribué aufinancement du complot militaire de juin
2003.

Tous les observateurs ont pu reconnaître le caractère
démocratique de la longue marche politique d'Ahmed
Ould Daddah, et son refus systématique de la violence.
L'incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu'à éliminer un adversaire des plus crédibles et
irréductibles de la dictature en place depuis 20 ans,
en le privant de ses droits civils et civiques. Tous savent
que le mode d'opposition du Président du RFD se distingue
  autant du mouvement des putschistes que des formations
  islamistes, de création récente en Mauritanie.

  Les signataires du présent message appellent le
Gouvernement de la République Française et le
Président de la Commission Européenne à manifester
clairement auprès des autorités mauritaniennes leur
inquiétude et leur vive préoccupation, ainsi que
l'attention qu'ils porteront à ce qu'Ahmed Ould Daddah
et tous les autres prévenus bénéficient de la
présomption d'innocence, d'un traitement digne et
équitable, ainsi que d'une procédure transparente
respectant pleinement les droits de la défense.
-----------


Liste des nouveaux signataires

Noam Chomsky (Massachusetts Institute of Technology)

Garba Diallo (chercheur, Copenhague)

Luiza Toscane (militante des droits de l'homme)

Zine-Eddine Mjati (responsable du Groupe Maghreb au sein des Verts)

Diani Faba Boudalay (militant des droits de l'homme)


David Bacon (labor journalist, Berkeley)

Frances M. Beal (Black Radical Congress National Council, Oakland)

Carl Bloice (moderator, portside, San Francisco)

Linda Burnham (Women of Color Resource Center, Oakland)

Margaret Burnham (Assoc. Prof., Northeastern University Law School)

Brett Bursey (President, South Carolina Progressive Network, Columbia
)
Leslie Cagan, (co-chair, Committees of Correspondence for Democracy
and Socialism, New York)

James Campbell (co-chair, Committees of Correspondence for Democracy
and Socialism, Charleston)

Barry Cohen (moderator, portside, New York)

Carl Davidson (Chicago, IL)

Makbule Tûrk (journaliste turque)

Koroma Alphonz (journaliste-Sierra léonais)

Maung Maung Thein (Journaliste-Birman)

Pomoynytskyy Oleksandr (journaliste- Ukrainien)

Daouda Aw   (journaliste mauritanien)

Jean-Baptiste Sapu (photographe congolais)

Veli Pehlivan (journaliste turc)

Angela Davis (University of California at Santa Cruz)

Ossie Davis (acteur, écrivain, New York)

Ruby Dee Davis (actrice, écrivain, New York)

Donna DeWitt (President, South Carolina State AFL-CIO, Columbia)

Charles Ensley (SSEU, AFSCME, New York)

Martin Fishgold (President, International Labor Communications
Association, New York)

Al Fishman (Peace Action of Michigan)

Henry Foner (New York)

Paul Friedman (First Vice President, SEIU-1199 New Jersey)

Elaine Hagopian (Professor Emerita of Sociology, Simmons College,
Boston)

Bill Henning (Vice President, Communication Workers of America,
Local 1180, New York)

Lennox Hinds (Vice President, International Association of
Democratic Lawyers, New York)

Connie Hogarth (Center for Social Action, Manhattan College, NY)

Arthur Kinoy (National Lawyers Guild, Center for Constitutional
Rights, New Jersey)

Frank Llewellyn (National Director, Democratic Socialists of
America, New York)

Eric Mar (Vice-president, San Francisco Board of Education)

Dr. Manning Marable (Institute for Research in African-American
Studies, Columbia University, New York)

Ray Markey (President, New York Public Library Guild, Local 1930,
AFSCME, New York)

Elizabeth Martinez ( Institute for Multiracial Justice, San
Francisco)

Robert & Ellen Meeropol (Rosenberg Fund for Children, Easthampton,
MA)

Charlene Mitchell (co-chair, Committees of Correspondence for
Democracy and Socialism, NewYork)

Bill Moriarity (American Federation of Musicians, New York)

Linda Rae Murray (MD, MPH, Chicago, IL)

Michael Parenti (Author, Social Commentator, Berkeley)

Michael Ratner (President, Center for Constitutional Rights, New
York)

Mel Rothenberg (Chicago Jobs with Justice, Committee for New
Priorities)

Pete Seeger (musicien, écrivain) Beacon, NY

Jay Schaffner (moderator, portside, New York)

Mark Solomon (co-chair, Committees of Correspondence for Democracy
and Socialism, Boston)

William K. Tabb (professor, Queens College, NewYork)

Don White (CISPES-LA and KPFK Local Area Board, Los Angeles)

Tim Wise (Nashville, TN)

Flaubert Djateng (conseiller technique au programme de coopération
germano-camerounaise PADDL (Programme d'Appui à la Décentralisation
et au Développement Local)

Marius Chevallier (étudiant)

Bénédicte Marcq (assistante sociale)

Marcello Flores (universitaire, Italie)

Françoise Imbs (universitaire)

Pierre Pachet (écrivain et universitaire)

Hélène Piralian-Simonyan (psychanalyste et écrivain)

Monique Larrouture (enseignante aux Beaux-Arts)

Raphaëlle Guibert (doctorante en sciences politiques)

Alain Brossat (universitaire)

Jean-Yves Barrère (économiste)

Céline Lefèvre (chargée de projet de technologie de développement)
Louis Camara (écrivain)
Patrick Lescure (Montialoux)
Joëlle Noguer (militante des droits de l'homme)
François Montagnon (géologue)
Marthe Wane (étudiante)
Alain Castan (mouvement Résister ! Marseille)
Jean Schnorf (éducateur spécialisé)
Hélène Giraud (enseignante)
Raymond Reichenbach (association Parismétis)
Abdel Wedoud Ould Cheikh (sociologue)
Nathalie Voutier (citoyenne)
Véronique Hervouët (psychanlyste)
Sandra Caron
Janine Altounian (essayiste et traductrice)




Et à titre amical :
Dieter Fuller
Jean-Pierre et Maïté Roset
Vincent Duriau
Christophe Labourdette
Gérard et Maryvonne Morel
Philippe et Fanchon Euverte
Claire Jonchery
Hervé, Odile, Yves, Florence, Arnaud et Philia Dupont
Dominique, Philippe, Sarah et Delphine Cosserat,
Jérôme Guyot, Christine Guyot
Marine, Paul, Martine, Seved et Stéphanie Robin
Stéphane Vignon
Nathalie et Pierre Nahon
Leonore et Lesley-Anne Alexandrov
Alain, Catherine, Jean-Michel, Pablo, Laurent et Myrtille Dubedout
Laurent et Isabelle Cosserat
Amandine, Stéphanie, Amélie, Sven et Marie-Claude Robin
Céline Diogo
Benoît Linerio
Aurélien Pourrat
Alain Verbois
Daniel Domalain
Gérard Labourasse



----------------------------------------------


Liste des autres  signataires :


Abraham Serfaty (leader historique de la gauche marocaine)

Christine Daure- Serfaty (militante des droits de l'homme)

Noël Mamère, (député vert de Gironde)

Ali Lmrabet, (Journaliste- Maroc)

Epiphane Zoro-Bi Ballo (juriste, fondateur du
Mouvement Ivoirien des Droits Humains).

Moncef Merzouki ( militant des droits de l'homme,
opposant candidat à la dernière présidentielle en
Tunisie).

Patrick Farbiaz (responsable de la commission
transnationale des Verts)


François-Xavier Vershave (économiste)

Catherine Coquio (universitaire)

Hassan Nejmi,(Président de l'Union des écrivains du
Maroc)


Boubacar Boris Diop (écrivain)

Med Hondo (cinéaste)

Kaaw Touré porte-parole des Forces Africaines de libération de
Mauritanie ( FLAM) -Stockholm-Suède

Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général (FLAM)-Europe du
Nord- Copenhague-Danmark

Ahmed Ben Jelloun (secrétaire général du Parti de
l'Avant-Garde démocratique et Socialiste- Maroc)

Abdourahman A. Waberi (Ecrivain, Djibouti)

Brahim Ould Boihy (pilote)

Aurélia Kalisky (chercheuse)

Laure Coret (universitaire).

Abdallah Ould Hormatallah (journaliste)

Baba Ould Jiddou (militant du mouvement EL HOR )

Ibrahima Saw (universitaire USA)

Nils Robin (ancien diplomate)

Bernard Fessard de Faucault (universitaire)

Aziza Akhmouch (Universitaire)

Jemal Eddine Benchennouf, (Journaliste)

Abkhar Elbachir (militant des Droits de l'Homme)

Abdallah Kermoun (écrivain)

Mutoka Anastasie (Journaliste)

Mfeukoum Raymond (Journaliste)

Mohamed Fall Ould Sidatt (ingénieur en électronique)

Jemal Ould Mohamed (Juriste)

Mohamed Dogui (militant des droits de l'homme)

Moustapha Ould Ibn Mogdad( militant associatif Canada)

Moctar Cheine (militant associatif USA)

Omar Ali, President de djibwatch asssociation de défense des droit
de l'homme à djibouti

Claude Chenaud (Militant des droits de l'homme)

Alain Andreucci (Ecrivain)

Alain Deneault ( Essayste)

Christiane Albert (universitaire)

Gustave Massiah (économiste)

Diagne Chanel (artiste peintre)

Eugène Ebodé (écrivain)

Mehdi Ba (éditeur)

William Nadylam (comédien)

Landing Dieme (journaliste)

Birhane Girum (journaliste)

Isabelle Krzywkowski ( Universitaire)

Abdallah Ben Ali (journaliste)

Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire et
universitaire)

Jemal Chichaoui (architecte- Maroc)

Jean-Luc Poueyto (Ethnologue)

  Raphaël Granvaud ( Enseignant)

Ahmed Mesli (dessinateur de presse algérien)

Etienne Nouguez (Etudiant en thèse)

Aline Marchand (Doctorante)

Comi Toulabor (chercheur)

Annie Faure (médecin)

Philippe Spineau (cinéaste)

Ahmed Kaci (Journaliste- Algérie)

Hubert Renard (plasticien)

Sang Pingyan (journaliste et ex-cyber-dissident –
Chine)

Christine Bammert (militante des droits de l'homme)

Benjamin Moutsila (militant des droits de l'homme)

Emmanuel Malolo Dissake (universitaire)

  -----------------------------------------




  ONG, groupes et associations :

AIRCRIGE (Association Internationale de Recherche sur les Crimes
contre l'Humanité et les Génocides).

SURVIE.

Causes communes (Belgique)

Afrique XXI.

CRID.

Confédération Nationale du Travail

Fédération des Congolais de la Diaspora

ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti)

CEDETIM

Comité Soudan



----------------------------------


PROFIL

Ahmed Ould DADDAH
L'expérience au service d'une nation

Date et lieu de naissance : 07 août 1942 à Boutilimitt

Formation d'économiste :

Formation traditionnelle à Boutilimitt
Baccalauréat Option Mathématiques (1962)

Licence Sciences Économiques Option économie
internationale (1967, Université de Paris)

Diplôme d'Études Supérieures (DES) ès Sciences
Économiques (1970, Université de Dakar)

Expérience professionnelle :

Conseiller Économique et Financier Adjoint du Chef de
l'Etat (1967-1968)

Conseiller Économiques et Financier du Chef de l'Etat
(1968)

Secrétaire Exécutif de l'Organisation des Etats
Riverains du Fleuve Sénégal, (1968 – 1971)

Directeur Général de la Société Nationale d'Import –
Export (SONIMEX) (1971 – 1973)

Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (1973 –
1978)
Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Expert Économique de la Banque Mondiale, conseiller
Économique et Financier auprès du Gouvernement
centrafricain (1986 – 1991)

Responsabilités diverses (1968 – 1991)

Président de la Chambre du Commerce et d'Industrie de
Mauritanie

Président de la Commission Nationale des Marchés
Membre du Comité Monétaire

Administrateur de la SNIM

Administrateur du Port de Nouakchott

Administrateur de l'Union des Banques Arabes
Françaises (UBAF)

Premier Président du Centre Africain d'Etudes
Monétaires

Gouverneur du Fonds Monétaire Arabe

Gouverneur Suppléant de la Banque Mondiale

Gouverneur du FADES

Gouverneur du FMI

Consultant International

Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement
économique en Afrique (BADEA)

Parcours politique

Candidat aux élections présidentielles de 1992, ayant
obtenu 33% des voix dans un contexte de fraude
massive, ayant entaché la régularité et la crédibilité
des élections

Secrétaire Général de l'Union des Forces Démocratiques
- Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal
parti d'opposition, arbitrairement dissous le 28
octobre 2000

Vice – Président du Comité Arabe pour le Soutien au
Peuple Palestinien

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques
(RFD)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Tichitt (Janvier 1995)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Boumdeïd (Décembre 1998)

Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril
2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000)

Candidat du RFD aux élections présidentielles du 07
novembre 2003

Langues Parlées :

Arabe, Français, Anglais

#13 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  7:58
Sujet: QU'EST-CE QUI ARRIVE A "MAURITANIE-NET" ?
rim_echos
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
QU'EST-CE QUI ARRIVE A "MAURITANIE-NET" ?

Quelqu'un peut-il nous informer sur les causes du
blocage de la liste de diffusion
"Mauritanie-net"?Depuis lundi 3 janvier, le liste est
en panne. Aucun posting n'est plus diffusé. Cette
question est ardessée prioritairement au nouveau
comité de gestion qui se compose de :Mme MarieElaine
Hamelin et MM.Sakher Weddady, Abdallah Ould Mohamed
Salem dit "Alchimiste" et Mohamed Aly Ould Veten. Il y
a quelques jours, Mme Hamelin avait annoncé la
démission de MM. Souleiman Ould Sidi Ali et Mohamed
Aly Ould Louly du comité de gestion de la liste. Ce
retrait a été précédé par celui de Mohamed Baba Ould
Said et surtout celui de Ibrahima BA et Isselmou Ould
Dellahi, fondateurs de "MNET"
------------

Voici le dernier message du nouveau comité de gestion:

Madame, Monsieur,

Par le présent message je vous annonce que Messieurs
Mohamed Ali Louly et Souleimane Ould Sidi Aly pour des
raisons personnelles quittent l'équipe du comité de
Mauritanie-Net.

Madame, Monsieur, nous sommes présents pour continuer
de faire de Mauritanie-Net une liste digne de leurs
créateurs : Isselmou etIbrahima.

A bientôt
Marie E. nous
Pour le comité.

http://www.mauritanie-net.com/pipermail/m-net_mauritanie-net.com/Week-of-Mon-200\
\
41227/001449.html

=====
RIM Echos : bulletin d'information électronique






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#12 De: RIM Echos <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  7:08
Sujet: N.CHOMSKY, L . TOSCANE, A. OULD CHEIKH, G. DIALLO.. NOUVEAUX SIGNATAIRES
rim_echos
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
PETITION INTERNATIONALE  EN FAVEUR L’OPPOSITION
DEMOCRATIQUE EN MAURITANIE


N.CHOMSKY, L . TOSCANE, A. OULD CHEIKH, G. DIALLO..
NOUVEAUX SIGNATAIRES


  Qui a dit que « la Mauritanie n’intéresse pas grand
monde » ? A leur grande joie, les initiateurs de la «
pétition internationale en faveur de l’opposition
démocratique en Mauritanie » découvrent le contraire.
En réalité, çà dépend de quelle Mauritanie.   Chaque
jour pour ne pas dire chaque heure, des figures de
proue du camp progressiste et démocratique,partout
dans le monde, rejoignent, avec conviction et
enthousiasme, la liste des premiers signataires. Voici
un exemple : Naom Chomsky, l’un des plus brillants
intellectuels des Etats-Unis ; Luiza  Toscane, célèbre
militante des droits de l’homme en France et
Zine-Eddine Mjati, responsable du Groupe Maghreb au
sein des Verts français . Les intellectuels
mauritaniens ne sont pas en reste. Le sociologue Abdel
Weddoud  Ould Cheikh et le chercheur Garba Diallo ont
adhéré à la pétition.

En signant le texte, ces femmes et hommes, épris des
valeurs universelles de liberté, de justice et
d’égalité, dénoncent « LA DICTATURE » de Nouakchott et
exigent un « traitement digne et équitable »
  pour «  TOUS LES PREVENUS » traduits en justice
actuellement à Wad Naga.Tous clament, haut et fort,
  leur refus de l’arbitraire en Mauritanie et leur
solidarité avec le leader historique de l’opposition
mauritanienne, Ahmed Ould Daddah et ses compagnons
d’infortune.

Lisez, en bas de la pétition, la liste intégrale des
nouveaux signataires.


-------------

PETITION


En Mauritanie, l’opposant historique Ahmed Ould
Daddah, leader du Rassemblement des Forces
démocratiques (RFD),a été inculpé le 21 novembre
dernier et incarcéré le 27 décembre courant. Il passe
passer en jugement , depuis le 2 janvier ,avec
d’autres opposants,devant la « Cour Criminelle »de Wad
Naga, au motif  qu’il aurait contribué aufinancement
du complot militaire de juin 2003.

Tous les observateurs ont pu reconnaître le caractère
démocratique de la longue marche politique d’Ahmed
Ould Daddah, et son refus systématique de la violence.
L’incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu’à éliminer un adversaire des plus crédibles et
irréductibles de la dictature en place depuis 20 ans,
en le privant de ses droits civils et civiques. Tous
savent que le mode d’opposition du Président du RFD se
distingue autant du mouvement des putschistes que des
formations islamistes, de création récente en
Mauritanie.

Les signataires du présent message appellent le
Gouvernement de la République Française et le
Président de la Commission Européenne à manifester
clairement auprès des autorités mauritaniennes leur
inquiétude et leur vive préoccupation, ainsi que
l’attention qu’ils porteront à ce qu’Ahmed Ould Daddah
et tous les autres prévenus bénéficient de la
présomption d’innocence, d’un traitement digne et
équitable, ainsi que d’une procédure transparente
respectant pleinement les droits de la défense.
-----------


Liste des nouveaux signataires

Noam Chomsky (Massachusetts Institute of Technology)

Garba Diallo (chercheur, Copenhague)

Luiza Toscane (militante des droits de l’homme)

Zine-Eddine Mjati (responsable du Groupe Maghreb au
sein des Verts)

Diani Faba Boudalay (militant des droits de l’homme)


David Bacon (labor journalist, Berkeley)

Frances M. Beal (Black Radical Congress National
Council, Oakland)

Carl Bloice (moderator, portside, San Francisco)

Linda Burnham (Women of Color Resource Center,
Oakland)

Margaret Burnham (Assoc. Prof., Northeastern
University Law School)

Brett Bursey (President, South Carolina Progressive
Network, Columbia
)
Leslie Cagan, (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, New York)

James Campbell (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Charleston)

Barry Cohen (moderator, portside, New York)

Carl Davidson (Chicago, IL)

Makbule Tûrk (journaliste turque)

Koroma Alphonz (journaliste-Sierra léonais)

Maung Maung Thein (Journaliste-Birman)

Pomoynytskyy Oleksandr (journaliste- Ukrainien)

Daouda Aw   (journaliste mauritanien)

Jean-Baptiste Sapu (photographe congolais)

Veli Pehlivan (journaliste turc)

Angela Davis (University of California at Santa Cruz)

Ossie Davis (acteur, écrivain, New York)

Ruby Dee Davis (actrice, écrivain, New York)

Donna DeWitt (President, South Carolina State AFL-CIO,
Columbia)

Charles Ensley (SSEU, AFSCME, New York)

Martin Fishgold (President, International Labor
Communications Association, New York)

Al Fishman (Peace Action of Michigan)

Henry Foner (New York)

Paul Friedman (First Vice President, SEIU-1199 New
Jersey)

Elaine Hagopian (Professor Emerita of Sociology,
Simmons College, Boston)

Bill Henning (Vice President, Communication Workers of
America, Local 1180, New York)

Lennox Hinds (Vice President, International
Association of Democratic Lawyers, New York)

Connie Hogarth (Center for Social Action, Manhattan
College, NY)

Arthur Kinoy (National Lawyers Guild, Center for
Constitutional Rights, New Jersey)

Frank Llewellyn (National Director, Democratic
Socialists of America, New York)

Eric Mar (Vice-president, San Francisco Board of
Education)

Dr. Manning Marable (Institute for Research in
African-American Studies, Columbia University, New
York)

Ray Markey (President, New York Public Library Guild,
Local 1930, AFSCME, New York)

Elizabeth Martinez ( Institute for Multiracial
Justice, San Francisco)

Robert & Ellen Meeropol (Rosenberg Fund for Children,
Easthampton, MA)

Charlene Mitchell (co-chair, Committees of
Correspondence for Democracy and Socialism, NewYork)

Bill Moriarity (American Federation of Musicians, New
York)

Linda Rae Murray (MD, MPH, Chicago, IL)

Michael Parenti (Author, Social Commentator, Berkeley)

Michael Ratner (President, Center for Constitutional
Rights, New York)

Mel Rothenberg (Chicago Jobs with Justice, Committee
for New Priorities)

Pete Seeger (musicien, écrivain) Beacon, NY

Jay Schaffner (moderator, portside, New York)

Mark Solomon (co-chair, Committees of Correspondence
for Democracy and Socialism, Boston)

William K. Tabb (professor, Queens College, NewYork)

Don White (CISPES-LA and KPFK Local Area Board, Los
Angeles)

Tim Wise (Nashville, TN)

Flaubert Djateng (conseiller technique au programme de
coopération germano-camerounaise PADDL (Programme
d'Appui à la Décentralisation et au Développement
Local)

Marius Chevallier (étudiant)

Bénédicte Marcq (assistante sociale)

Marcello Flores (universitaire, Italie)

Françoise Imbs (universitaire)

Pierre Pachet (écrivain et universitaire)

Hélène Piralian-Simonyan (psychanalyste et écrivain)

Monique Larrouture (enseignante aux Beaux-Arts)

Raphaëlle Guibert (doctorante en sciences politiques)

Alain Brossat (universitaire)

Jean-Yves Barrère (économiste)

Céline Lefèvre (chargée de projet de technologie de
développement)
Louis Camara (écrivain)
Patrick Lescure (Montialoux)
Joëlle Noguer (militante des droits de l’homme)
François Montagnon (géologue)
Marthe Wane (étudiante)
Alain Castan (mouvement Résister ! Marseille)
Jean Schnorf (éducateur spécialisé)
Hélène Giraud (enseignante)
Raymond Reichenbach (association Parismétis)
Abdel Wedoud Ould Cheikh (sociologue)
Nathalie Voutier (citoyenne)
Véronique Hervouët (psychanlyste)
Sandra Caron
Janine Altounian (essayiste et traductrice)




Et à titre amical :
Dieter Fuller
Jean-Pierre et Maïté Roset
Vincent Duriau
Christophe Labourdette
Gérard et Maryvonne Morel
Philippe et Fanchon Euverte
Claire Jonchery
Hervé, Odile, Yves, Florence, Arnaud et Philia Dupont
Dominique, Philippe, Sarah et Delphine Cosserat,
Jérôme Guyot, Christine Guyot
Marine, Paul, Martine, Seved et Stéphanie Robin
Stéphane Vignon
Nathalie et Pierre Nahon
Leonore et Lesley-Anne Alexandrov
Alain, Catherine, Jean-Michel, Pablo, Laurent et
Myrtille Dubedout
Laurent et Isabelle Cosserat
Amandine, Stéphanie, Amélie, Sven et Marie-Claude
Robin
Céline Diogo
Benoît Linerio
Aurélien Pourrat
Alain Verbois
Daniel Domalain
Gérard Labourasse



----------------------------------------------


Liste des autres  signataires :


Abraham Serfaty (leader historique de la gauche
marocaine)

Christine Daure- Serfaty (militante des droits de
l’homme)

Noël Mamère, (député vert de Gironde)

Ali Lmrabet, (Journaliste- Maroc)

Epiphane Zoro-Bi Ballo (juriste, fondateur du
Mouvement Ivoirien des Droits Humains).

Moncef Merzouki ( militant des droits de l’homme,
opposant candidat à la dernière présidentielle en
Tunisie).

Patrick Farbiaz (responsable de la commission
transnationale des Verts)


François-Xavier Vershave (économiste)

Catherine Coquio (universitaire)

Hassan Nejmi,(Président de l’Union des écrivains du
Maroc)


Boubacar Boris Diop (écrivain)

Med Hondo (cinéaste)

Kaaw Touré porte-parole des Forces Africaines de
libération de Mauritanie ( FLAM) -Stockholm-Suède

Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général (FLAM)-Europe
du
Nord- Copenhague-Danmark

Ahmed Ben Jelloun (secrétaire général du Parti de
l’Avant-Garde démocratique et Socialiste- Maroc)

Abdourahman A. Waberi (Ecrivain, Djibouti)

Brahim Ould Boihy (pilote)

Aurélia Kalisky (chercheuse)

Laure Coret (universitaire).

Abdallah Ould Hormatallah (journaliste)

Baba Ould Jiddou (militant du mouvement EL HOR )

Ibrahima Saw (universitaire USA)

Nils Robin (ancien diplomate)

Bernard Fessard de Faucault (universitaire)

Aziza Akhmouch (Universitaire)

Jemal Eddine Benchennouf, (Journaliste)

Abkhar Elbachir (militant des Droits de l’Homme)

Abdallah Kermoun (écrivain)

Mutoka Anastasie (Journaliste)

Mfeukoum Raymond (Journaliste)

Mohamed Fall Ould Sidatt (ingénieur en électronique)

Jemal Ould Mohamed (Juriste)

Mohamed Dogui (militant des droits de l’homme)

Moustapha Ould Ibn Mogdad( militant associatif Canada)

Moctar Cheine (militant associatif USA)

Omar Ali, President de djibwatch asssociation de
défense des droit de l'homme à djibouti

Claude Chenaud (Militant des droits de l’homme)

Alain Andreucci (Ecrivain)

Alain Deneault ( Essayste)

Christiane Albert (universitaire)

Gustave Massiah (économiste)

Diagne Chanel (artiste peintre)

Eugène Ebodé (écrivain)

Mehdi Ba (éditeur)

William Nadylam (comédien)

Landing Dieme (journaliste)

Birhane Girum (journaliste)

Isabelle Krzywkowski ( Universitaire)

Abdallah Ben Ali (journaliste)

Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire et
universitaire)

Jemal Chichaoui (architecte- Maroc)

Jean-Luc Poueyto (Ethnologue)

  Raphaël Granvaud ( Enseignant)

Ahmed Mesli (dessinateur de presse algérien)

Etienne Nouguez (Etudiant en thèse)

Aline Marchand (Doctorante)

Comi Toulabor (chercheur)

Annie Faure (médecin)

Philippe Spineau (cinéaste)

Ahmed Kaci (Journaliste- Algérie)

Hubert Renard (plasticien)

Sang Pingyan (journaliste et ex-cyber-dissident –
Chine)

Christine Bammert (militante des droits de l’homme)

Benjamin Moutsila (militant des droits de l’homme)

Emmanuel Malolo Dissake (universitaire)

  -----------------------------------------




  ONG, groupes et associations :

AIRCRIGE (Association Internationale de Recherche sur
les Crimes contre l’Humanité et les Génocides).

SURVIE.

Causes communes (Belgique)

Afrique XXI.

CRID.

Confédération Nationale du Travail

Fédération des Congolais de la Diaspora

ARDHD (Association pour le Respect des Droits de
l'Homme à Djibouti)

CEDETIM

Comité Soudan



----------------------------------


PROFIL

Ahmed Ould DADDAH
L’expérience au service d’une nation

Date et lieu de naissance : 07 août 1942 à Boutilimitt

Formation d’économiste :

Formation traditionnelle à Boutilimitt
Baccalauréat Option Mathématiques (1962)

Licence Sciences Économiques Option économie
internationale (1967, Université de Paris)

Diplôme d’Études Supérieures (DES) ès Sciences
Économiques (1970, Université de Dakar)

Expérience professionnelle :

Conseiller Économique et Financier Adjoint du Chef de
l’Etat (1967-1968)

Conseiller Économiques et Financier du Chef de l’Etat
(1968)

Secrétaire Exécutif de l’Organisation des Etats
Riverains du Fleuve Sénégal, (1968 – 1971)

Directeur Général de la Société Nationale d’Import –
Export (SONIMEX) (1971 – 1973)

Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (1973 –
1978)
Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Expert Économique de la Banque Mondiale, conseiller
Économique et Financier auprès du Gouvernement
centrafricain (1986 – 1991)

Responsabilités diverses (1968 – 1991)

Président de la Chambre du Commerce et d’Industrie de
Mauritanie

Président de la Commission Nationale des Marchés
Membre du Comité Monétaire

Administrateur de la SNIM

Administrateur du Port de Nouakchott

Administrateur de l’Union des Banques Arabes
Françaises (UBAF)

Premier Président du Centre Africain d’Etudes
Monétaires

Gouverneur du Fonds Monétaire Arabe

Gouverneur Suppléant de la Banque Mondiale

Gouverneur du FADES

Gouverneur du FMI

Consultant International

Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement
économique en Afrique (BADEA)

Parcours politique

Candidat aux élections présidentielles de 1992, ayant
obtenu 33% des voix dans un contexte de fraude
massive, ayant entaché la régularité et la crédibilité
des élections

Secrétaire Général de l’Union des Forces Démocratiques
- Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal
parti d’opposition, arbitrairement dissous le 28
octobre 2000

Vice – Président du Comité Arabe pour le Soutien au
Peuple Palestinien

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques
(RFD)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Tichitt (Janvier 1995)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Boumdeïd (Décembre 1998)

Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril
2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000)

Candidat du RFD aux élections présidentielles du 07
novembre 2003

Langues Parlées :

Arabe, Français, Anglais


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#10 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  5:41
Sujet: PROCES DE WAD NAGA: ECLAIRAGES SUR LE 8 JUIN
rim_echos
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Les titres de "RIM Echos" :

- Procès de Wad Naga : éclairages sur le 8 juin

- Mort du Colonel Ould N'dayane : Le Ct Hannana accuse
le pouvoir

- Séisme en Asie : Incessante course contre la montre

- Sénégal : le président Wade respecte le calendrier
électoral

REBONDS

Les élections ne devraient guère améliorer la
situation en Irak, par Robert Malley et Loulouwa
Al-Rachid
------------------------------------------------------

Procès de Wad Naga : éclairages sur le 8 juin


Le "cerveau" présumé du putsch manqué du 8 juin 2003
en Mauritanie, l'ex-commandant Saleh Ould Henenna, a
affirmé dimanche devant la Cour de Wad Naga (est de
Nouakchott) que son "projet" de changement du régime
du président Maaouiya Ould Taya finira par aboutir.

M. Ould Henenna, qui est revenu dimanche à la barre à
la demande du Parquet et de la Défense, après une
première audition le 21 décembre dernier, a de nouveau
assumé le coup d'Etat manqué du 8 juin 2003 et affirmé
que le "programme politique de son mouvement (les
Cavaliers du changement, opposition armée en exil) se
réalisera".

"Ne vous en faites pas, cela arrivera, nous
réaliserons ce rêve", a promis devant la Cour
l'ex-commandant, qui a dévoilé, pour la première fois,
les intentions des auteurs du putsch manqué.

Selon lui, son mouvement devait mettre en place un
gouvernement de transition, entamer un processus
démocratique "véritable" et, pour ce faire, créer un
Conseil national et des commission spécialisées.

Parmi ces commissions auraient figuré une commission
électorale indépendante, une commission de
réconciliation nationale à l'instar de celle d'Afrique
du Sud et une structure permettant un dialogue
national sur les "vrais problèmes du pays".

L'ex-officier, radié de l'armée en 2000, a affirmé que
son mouvement devait oeuvrer à l'éloignement de
l'armée du pouvoir après sa "restructuration sur des
bases saines" et précisé qu'il comptait donner la
présidence du gouvernement de transition au Colonel
Mohamed Lemine Ould N'Diayane, tué au cours du putsch.

"Nous ne l'avons pas tué, nous ne pouvions pas tuer
cet officier hors pair, d'une humilité et d'une
integrité rares et qui est presque l'unique officier à
ne pas avoir d'ennemi au sein de l'armée", a lancé le
cerveau présumé du putsch, pointant un doigt
accusateur vers les forces loyalistes.

L'ex-commandant a affirmé que les responsables du
putsch "pouvaient mener une guerre de longue haleine"
pour la prise du pouvoir mais qu'ils avaient "choisi
de se retirer pour éviter l'effusion de sang".

Depuis l'arrestation de M. Ould Henenna, le mouvement
des Cavaliers du changement est dirigé par le
commandant Mohamed Ould Chaikhna qui, avec quatorze
autres personnes, sera jugé par contumace par la Cour
criminelle de Wad Naga.

Au total 191 personnes seront jugées par la Cour de
Wad Naga.

Parmi eux seuls Ould Henenna et le capitaine
Abderrahmane Ould Mini ont plaidé coupable,
rappelle-t-on.

(Liberation 02/01/2005)
-------------------------------

Mort du Colonel Ould N'dayane : Le Ct Hannana accuse
le pouvoir

Nouakchott, Mauritanie, 03/01 - L`ex-officier Saleh
Ould Hannena, cerveau présumé de la tentative de
putsch du 8 Juin 2003 et de 2 complots contre le
pouvoir mauritanien en 2004, a révélé à la cour, que
les putschistes du 8 Juin 2003, avaient l`intention
d`attribuer le poste de chef de l`Etat au colonel
Mohamed Lemine Ould N`Diayaneî.

Lors de sa deuxiSme comparution dimanche, devant la
cour criminelle de Wad Naga (45 kilomètres à l`Est de
Nouakchott), l`ex-officier Saleh Ould Hannena, a
présenté le défunt comme ©le seul officier valable de
l`armée mauritanienneî.

Le présumé putschiste a nié par conséquent, toute
responsabilité dans la mort, dans journée du 8 Juin,
de l`ancien chef d`Etat major de l`armée, Mohamed
Lemine Ould N`Diayane.

A la suite de cette deuxième comparution, la cour
criminelle avait décidé dans un premier temps, de
suspendre les audiences jusqu`au dimanche 9 Janvier,
pour les reprendre avec le réquisitoire du parquet et
les plaidoiries des avocats de la défense, a indiqué à
la PANA dimanche soir, Me Brahim Ould Ebetty, un des
avocats du présumé putschiste.

La cour est ensuite revenue sur cette décision,
préférant poursuivre les audiences lundi. Une nouvelle
option à laquelle la défense est opposée a appris la
PANA, de sources judiciaires.

Ainsi, le collectif des avocats de la défense a décidé
de boycotter l`audience du lundi et d`envoyer une
délégation pour négocier avec la cour, les conditions
de déroulement d`un procSs équitable, ©hors de toute
pressionî selon Me Ebetty.

Le fils aîné de l`ancien chef d`état major, Mohamed
Lemine Ould N`Diayane, tué le 8 Juin 2003 a, rappelle
t-on, demandé au chef de l`Etat mauritanien,
l`ouverture d`une enquête sur la mort de son père,
dans une interview accordée cette semaine, à un
journal local.
-------------------------------------------------------

Séisme en Asie : Incessante course contre la montre

Le bilan des tsunamis qui ont frappé il y a huit jours
les rivages de l'Asie du Sud s'est sensiblement
alourdi, lundi 3 janvier, avec près de 145 000 morts,
alors qu'une course contre la montre était engagée
pour secourir des millions de sinistrés et empêcher
les épidémies.

Le bilan des tsunamis ne cesse de s'alourdir de jour
en jour, une semaine après le violent séisme survenu
le 26 décembre au large de l'Indonésie. Il dépasse
désormais les 145 000 morts et reste provisoire. Le
précédent bilan était, dimanche soir, d'un peu plus de
130 000 personnes tuées dans les raz de marée. Le
ministère de la santé indonésien, qui avait indiqué,
vendredi 31 décembre, renoncer à comptabiliser
précisément le nombre de victimes, a annoncé lundi que
94 081 personnes avaient trouvé la mort dans le nord
de l'île de Sumatra.
L'ONU avait estimé vendredi que le nombre de morts
pourrait atteindre 150 000, mais que le "chiffre
absolu et définitif" ne serait probablement jamais
connu.
Samedi 1er janvier, l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) avait annoncé l'apparition des premières
maladies contagieuses dans les régions frappées par
les tsunamis, où l'on compte cinq millions de
déplacés, souvent sans abri. Résultat d'un élan de
solidarité exceptionnel, l'aide publique annoncée
approche les deux milliards de dollars, "un degré de
solidarité internationale jamais atteint", a souligné
M. Egeland.

"DÉSINVOLTE ET PINGRE"

Toutefois, deux grands journaux américains, le
Washington Post et le Los Angeles Times, dénonçaient
dimanche la lenteur avec laquelle Washington a réagi à
la catastrophe et appelaient l'administration Bush à
profiter de l'occasion pour améliorer son image auprès
des musulmans, notamment en Indonésie. Le Los Angeles
Times a eu des mots très sévères pour le président
George W. Bush, qualifiant sa réaction initiale de
"désinvolte et pingre".
Le secrétaire d'Etat, Colin Powell, a cependant estimé
sur la chaîne de télévision NBC que les Etats-Unis
n'avaient "pas à se sentir gênés", jugeant
"appropriée" leur réponse avec une aide décuplée,
initialement de 35 millions de dollars et qui a été
portée à 350 millions.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan,
participera, jeudi 6 janvier, à Djakarta, à un sommet
sur les conséquences de la catastrophe. La
reconstruction pourrait prendre dix ans et coûter "des
milliards de dollars", a-t-il averti. Les Nations
unies, comme l'ensemble des organisations
internationales, sont confrontées depuis une semaine à
une opération de secours d'une ampleur et d'une
complexité sans précédent, à destination d'une dizaine
de pays.

DIFFICULTÉS POUR ACHEMINER L'AIDE À SUMATRA

Un gigantesque pont aérien a commencé à desservir le
nord de Sumatra, où les autorités redoutent un bilan
de 100 000 morts. Selon l'ONU, plus d'un million de
personnes à Sumatra, de même que 700 000 autres au Sri
Lanka, vont dépendre pendant des mois de l'aide
extérieure pour être nourries. Le coordonnateur de
l'aide d'urgence de l'ONU, Jan Egeland, a souligné,
dimanche 2 janvier, qu'en Indonésie, il y avait
beaucoup de difficultés à distribuer l'aide dans l'île
de Sumatra et sa partie nord (la plus dévastée), la
province d'Atjeh, en raison de la destruction des
infrastructures de transport. "Nous pouvons accéder à
tous les pays touchés, sauf (les régions indonésiennes
de) Sumatra et Atjeh en ce moment. C'est là que nous
sommes en retard", a déclaré M. Egeland à New York.
"90 % de nos problèmes sont dans ces régions parce que
ce sont les plus reculées, où les dommages ont été les
plus importants, où les routes sont les plus
endommagées, les pistes d'atterrissage moins
nombreuses et abîmées", a-t-il ajouté. Plus de 270 000
survivants s'entassaient lundi dans les camps
d'urgence, selon le ministère de la santé indonésien,
dans des conditions de précarité faisant redouter des
épidémies.
Le premier vol vers Atjeh, organisé par le Haut
commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
a décollé dimanche du Danemark, premier de cinq avions
qui vont transporter au total 400 tonnes de matériel.

LES ARMÉES S'IMPLIQUENT

Outre de nombreux hélicoptères, les secouristes auront
besoin de plusieurs centaines de camions et d'unités
de traitement de l'eau, de générateurs et d'avions de
transport. Dimanche, des hélicoptères américains ont
commencé à évacuer des sinistrés de la côte nord-ouest
de Sumatra, faisant des rotations depuis le
porte-avions Abraham-Lincoln croisant au large de
l'île. La France va dépêcher son porte-hélicoptères
Jeanne-d'Arc et la Grande-Bretagne s'est déclarée
prête à impliquer son armée dans les opérations d'aide
humanitaire. Au moins cinquante organisations
médicales internationales étaient à pied d'œuvre dans
le nord de Sumatra, dimanche.
Au Sri Lanka, qui compte officiellement 29 729 morts
et 5 240 disparus, l'aide internationale arrive elle
aussi à un rythme bien inférieur aux besoins, et les
autorités s'inquiètent de la situation sanitaire des
sinistrés. Dans la partie septentrionale du pays, on
attendait dimanche le feu vert des rebelles tamouls,
qui contrôlent la zone, pour y déployer un dispositif
d'aide. Les autorités sri-lankaises craignent la
propagation d'épidémies dans l'est de l'île, la partie
la plus affectée par les tsunamis, faute de conditions
sanitaires adéquates. "La propagation de maladies
liées à l'eau est une grande inquiétude", a déclaré un
porte-parole du gouvernement, Tara de Mel.
Dans l'est du pays, région la plus affectée par les
tsunamis où les pluies avaient bloqué les secours et
inondé plus de dix camps de réfugiés, les convois
d'aide ont cependant progressivement repris grâce à
l'amélioration des conditions météorologiques. De
même, la principale route desservant le sud était à
nouveau praticable lundi, permettant à l'aide
d'affluer. "Les opérations de secours se sont
globalement améliorées notamment grâce à
l'amélioration des conditions climatiques dans les
zones affectées", a déclaré un responsable de la
coordination de l'aide à la présidence sous couvert de
l'anonymat.

SECOURS INSUFFISANTS EN THAÏLANDE ET EN INDE

La Thaïlande faisait état, dimanche 2 janvier, d'un
bilan de 4 993 morts, dont 2 461 étrangers, et de 3
810 disparus. Quelque 20 000 personnes ont été
mobilisées pour les opérations de déblaiement et de
reconstruction, qui se concentrent sur Phang Nga et
Phuket, hauts lieux du tourisme. Le ministère de la
santé craint l'apparition de maladies respiratoires
infectieuses, du paludisme, du choléra ou de la
typhoïde parmi les rescapés et les populations de la
province de Phang Nga. Des rescapés thaïlandais se
plaignaient lundi de voir les secours se concentrer
sur les zones touristiques, et atteindre en priorité
les étrangers. Les autorités concentraient lundi la
recherche des corps sur les zones les plus difficiles
d'accès, comme les lacs du village de pêcheurs de Baan
Nam Khem (sud), où des milliers de personnes sont
portées disparues. En provenance des régions dévastées
parvenaient des informations laissant penser que le
bilan pourrait gravement s'alourdir, au-delà même des
sombres prévisions de 7 000 à 8 000 morts avancées par
le premier ministre Thaksin Shinawatra.
En Inde, où le bilan de la catastrophe a atteint
dimanche 14 962 morts, dont 5 421 disparus présumés
morts, les secours semblaient insuffisants, voire
chaotiques. Des responsables sur le terrain ont
dénoncé leur répartition inégale et leur caractère
inapproprié. "Beaucoup d'organisations humanitaires
viennent ici avec des vêtements et d'autres produits
qui ne sont pas nécessaires", a déclaré à l'AFP un
responsable de l'Unicef dans l'Etat du Tamil Nadu
(Sud-Est), particulièrement touché par la catastrophe,
avec 7 793 morts.

Les autorités des archipels indiens des Andaman et de
Nicobar, à quelque 1 000 km à l'est de l'Inde
continentale, ont annoncé manquer cruellement
d'équipes médicales. Isolés eux aussi, des rescapés
n'avaient toujours pas reçu d'aide lundi. "Envoyez
immédiatement des vivres à Chowra où les gens seront
affamés", pouvait-on entendre dans un message
radio-amateur envoyé par des responsables de ces îles.
Avec AFP
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Sénégal : le président Wade veut respecter le
calendrier électoral

Il n'y aura pas d'élections anticipées ni de
prolongation de l'échéance des prochaines joutes
électorales. L'assurance en a été donnée par le chef
de l'Etat qui a déclaré, lors du traditionnel message
à la nation à la veille du Nouvel An, que "les
prochaines élections seront organisées à date due".

Les prochaines élections législatives et
présidentielles se tiendront à date due, c'est-à-dire
en avril 2006 pour les premières et en février 2007
pour les secondes. Le chef de l'Etat en a donné
l'assurance lors du traditionnel message à la nation,
à la veille du Nouvel An. A ceux qui doutaient de la
capacité du gouvernement à respecter le calendrier
électoral, le président Abdoulaye Wade dira : ''Je
garantis solennellement que les élections seront
organisées à date due, sur la base d'inscriptions
exhaustives, de scrutins démocratiques et
transparents''. Le débat est donc tranché : il n'y
aura pas d'élections anticipées ni de prolongation de
l'échéance des prochaines joutes électorales.
Les partis de l'opposition regroupés au sein du Cpc
soupçonnaient le pouvoir libéral de vouloir anticiper
la tenue des élections législatives. Selon eux, ce
dernier chercherait ainsi à prendre au dépourvu
l'opposition qui serait appelée à participer à des
élections dont elle ne serait pas préparée. La loi sur
la refonte totale du fichier électoral votée le 16
août 2004 par l'Assemblée nationale leur fera,
cependant, changer de discours. Les partis membres du
Cpc ne craignent plus, dès lors, des élections
anticipées, mais doutent plutôt de la capacité du
gouvernement à mener à terme le processus électoral vu
le temps (quelque dix-huit mois) qui nous sépare des
élections de 2006. Et, sous ce rapport, la refonte
totale du fichier électoral n'est, à leurs yeux, qu'un
moyen détourné devant permettre à l'Etat d'utiliser le
fichier de 2001.

L'article 7 de la loi sur la refonte totale du fichier
électoral leur servira d'étai, qui dispose : "s'il
survient des élections avant la constitution d'un
nouveau fichier, celles-ci se feront sur la base du
fichier actuel (fichier de 2001 : ndlr)". Sommes
toutes, pour le Cpc, l'Etat cherche ainsi à s'aménager
des voies et moyens pour détourner en sa faveur les
suffrages des Sénégalais.

"Tout cela n'est que procès de sorcellerie", estime,
amer, le chef de l'Etat lors de son message à la
nation, le 31 décembre dernier. ''Les querelles sur
d'éventuels trucages d'élections futures ressemblent
plus à un procès de sorcellerie, car rien de tangible
ne les appuie sinon des intentions prêtées'',
s'indigne le président Wade. Et de s'interroger :
''devrait-on raisonnablement se quereller sur des
intentions prêtées que ne corrobore rien de concret ?.
Pour le chef de l'Etat, il n'y a pas de quoi fouetter
un chat et d'assurer que son ''objectif'' comme
''l'intérêt'' de son parti, le Pds, est d'avoir ''zéro
contestation'' au lendemain d'élections qui "sera un
jour comme un autre". Parce que, explique-t-il,
"chacun, conscient que la sincérité du processus
électoral aura été en amont et en aval du vote, s'en
remettra au verdict des urnes''. C'est sous cet angle
qu'il faut, selon lui, lire sa décision de remettre à
zéro le compteur du fichier électoral et
l'instauration de la commission cellulaire dont les
travaux devront aboutir à la mise en place d'une
Commission électorale nationale autonome (Cena).

Pour atteindre l'objectif "zéro contestation", le chef
de l'Etat entend prendre toutes les dispositions
nécessaires comme l'établissement, de concert avec
l'opposition, de la liste des observateurs qui peuvent
d'ores et déjà venir au Sénégal superviser la
préparation des élections.

Amadou DIOUF
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REBONDS

Les élections ne devraient guère améliorer la
situation en Irak, par Robert Malley et Loulouwa
Al-Rachid



Décidément, les choses ont bien changé depuis que
Bertolt Brecht remarquait perfidement qu'un
gouvernement mécontent de son peuple n'avait qu'à le
dissoudre et à en élire un autre.
Désormais, donner la parole au peuple fournirait
réponse à tout.
Oubliés les dogmes sur l'importance qu'il y aurait à
renforcer la société civile, transformer les relations
sociales, inculquer les valeurs libérales avant d'en
venir au vote, surtout dans les pays vierges de toute
expérience démocratique.

De l'Afghanistan à l'Irak, sans oublier la Palestine,
l'élection d'un nouveau gouvernement est devenue la
panacée, l'objectif à atteindre à tout prix, la
solution toute trouvée aux problèmes complexes de
légitimité, de représentation, bref, de gouvernance.
C'est en Irak que l'opération électorale recèlerait la
plus haute importance.

Prévue pour le 30 janvier 2005, celle-ci doit en
principe permettre aux Etats-Unis d'amorcer leur
retrait, qu'il soit réel ou factice.
Au président Bush d'annoncer "Mission accomplie", pour
la seconde fois, soit dit en passant ; à la communauté
internationale de s'impliquer plus franchement ; aux
Irakiens, enfin, de résoudre pacifiquement leurs
luttes pour le partage du pouvoir, de la
représentation et des richesses. Pourtant, comme
toutes les autres étapes de la transition irakienne,
les élections risquent fort de provoquer des
déceptions d'autant plus vives que les espoirs qui y
sont placés sont immenses. Passons sur la probable
marginalisation des électeurs arabo-sunnites,
notamment ceux du "triangle sunnite" à l'ouest de
Bagdad, dont on peut s'attendre à ce qu'ils soient
privés de vote par défaut de sécurité. Car, même pour
les chiites et les Kurdes, qui auraient tout à gagner
d'une participation massive, le fossé sera sans doute
profond entre le vote et les arrangements qui en
découleront.

La finalité et les enjeux du scrutin, tout d'abord.
Les élections prévues concernent l'Assemblée nationale
(275 sièges), le Parlement kurde (renouvellement des
111 sièges de l'institution qui fonctionne depuis
1992) et les conseils de gouvernorats (Bagdad et les
17 autres gouvernorats). Trois scrutins en un, cela
fait désordre et rajoute à la confusion de citoyens
qui ne savent ni pour qui ils votent, ni pour quel
mandat, ni pour quel programme. A l'échelle nationale,
les élus auront pourtant la lourde tâche de définir le
futur visage de l'Irak. La confusion des électeurs,
l'absence de plates-formes politiques claires et la
vraisemblable non-représentation des forces sunnites,
islamistes et nationalistes ne manqueront pas
d'entacher la légitimité de ces choix, hypothéquant
ainsi la stabilisation escomptée. La prudence minimale
n'eût-elle pas exigé que cela se fasse de façon plus
réfléchie, moins précipitée plutôt que par attachement
aveugle à un calendrier arbitraire sans lien avec les
réalités du terrain ?

Le mode de scrutin ensuite. Pour l'Assemblée
nationale, enjeu primordial, le système retenu est
celui de la proportionnelle intégrale, avec une
circonscription unique pour l'ensemble du pays et des
listes électorales bloquées. Le système est simple,
clair mais périlleux. D'abord, il ne permet pas le
report des élections dans les régions à risque -
défaut qui, on l'a vu, risque de coûter cher aux
Arabes sunnites et, partant, au pays tout entier.

Plus fondamentalement, le scrutin de liste court le
danger de donner l'impression que l'opération n'aura
servi qu'à ratifier des choix faits auparavant et
ailleurs, entre les états-majors des principaux partis
politiques. Dans un contexte où ces partis, certains
tout juste rentrés d'exil, n'ont guère eu le temps de
développer des assises populaires, des modes internes
de fonctionnement démocratique, ou même des programmes
politiques, les électeurs seront-ils véritablement en
mesure de faire un choix informé ? Opacité,
transactions individuelles, avantage aux dirigeants
naguère exilés : est-ce le meilleur moyen de gagner à
la démocratie des citoyens dont l'expérience du rituel
électoral se réduisait jusqu'à peu aux plébiscites
baasistes ?

Mais il y a pire. En faisant du pays une
circonscription unique au lieu de préserver les
dix-huit gouvernorats, on a pris le risque d'étouffer
le poids des régionalismes et autres sensibilités
idéologiques si saillantes dans l'histoire
contemporaine du pays. Pourtant, c'est à cette
diversité - qui fait s'entremêler, selon les enjeux,
solidarités primordiales (appartenance familiale,
tribale, ethnique et confessionnelle) et modernes
(identité de classe, clivage entre citadins et ruraux,
affiliations partisanes) - que la société doit d'avoir
évité jusqu'à présent le point de rupture en dépit de
guerres, sanctions et violences à répétition. Ce sont
ces liens enchevêtrés que l'Etat n'a jamais su
contrôler ni réduire qui ont fourni à l'Irak ses modes
de régulation sociale et politique.

La circonscription unique escamote la pluralité de ces
micro-allégeances en faveur des solidarités les plus
primordiales, ethnie et appartenance religieuse en
tête. On ne votera point pour un projet de société ou
pour un programme politique, mais pour défendre une
appartenance identitaire et s'assurer ainsi des gains
collectifs. Les leaders kurdes mettent en sourdine
leurs rivalités historiques pour former une liste
unique. Les chiites se rangent quasi unanimement sous
l'abaya (manteau) du grand ayatollah Sistani, en dépit
de leurs divergences évidentes - sur la laïcité ou
l'islamisme - et au nom d'une fierté retrouvée et des
intérêts de la collectivité.

Restent les sunnites arabes, fragmentés, dépourvus
d'un leadership reconnu, crispés à l'idée d'être
marginalisés et redoutant la loi du nombre
annonciatrice de l'ascension chiite. Cette
polarisation de la scène politique autour de
l'élection comporte des ferments de discorde
intercommunautaire et de fragmentation qu'on aura du
mal à contenir dans un contexte régional tendu.
Les conditions d'éligibilité enfin. D'après la loi sur
les partis et les critères retenus par la commission
électorale, les candidats ne doivent ni s'être rendus
coupables d'enrichissement illégal, ni avoir été
membre influent du parti Baas, ni avoir de liens
passés ou présents avec des milices armées. Louables
intentions, mais avec comme candidats favoris Ahmad
Chalabi (régulièrement accusé de corruption),
Abdelaziz Al-Hakim (chef des Brigades Badr, une des
principales milices) et Iyad Allawi (ancien baasiste),
de quoi au juste parle-t-on ? D'ailleurs, ces
exigences sont heureusement restées de pure forme.
Autrement, on eut risqué de faire succéder au vide
politique consécutif à la chute de Saddam Hussein un
désert politique résultant de l'application des lois
électorales. Ajoutons le besoin de verser 2,5 millions
de dinars (1 600 dollars) pour être certifié comme
candidat individuel ou 7,5 millions (4 800 dollars)
pour une liste collective, exigence qui accroît
paradoxalement parmi les candidats potentiels les
chances de ceux dont les finances sont précisément
suspectes ou qui ont, un jour ou l'autre, été proches
de l'ancien régime.

Désireuse de répondre aux pressions américaines et
réticente à s'engager plus librement, la communauté
internationale, Europe en tête, s'est déclarée prête à
appuyer les élections. C'est là, semble-t-il, un
terrain relativement neutre et peu hasardeux. Mais que
l'on ne se fasse guère d'illusions : en elles-mêmes,
ces élections ne changeront pas grand-chose à la donne
irakienne. A l'instar de toutes les phases précédentes
de la transition, on fera, au mieux, du surplace.
Resteront toujours les incohérences profondes d'une
occupation choisissant d'ignorer un nationalisme qui
lui résiste et d'éveiller le sentiment communautaire
qui, désormais, menace l'unité même du pays. Restera
également le dilemme de la présence américaine, à la
fois cause principale de la violence et unique frein à
son extension généralisée. Après un scrutin qui figera
les rapports de forces, exacerbera les
communautarismes et ne réglera pas plus la question
fondamentale des rapports entre l'Irak et les
Etats-Unis que celle de la formulation d'un projet
national respectueux du pluralisme identitaire, tout
sera de nouveau à recommencer.

Robert Malley est directeur du programme Moyen-orient
- Afrique du nord à l'International Crisis Group.

Loulouwa Al-Rachid est chercheuse, spécialiste de
l'Irak.

LE MONDE DU 01.01.05

#5 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  5:23
Sujet: "AL HAYAT": LE CONGRES PANARABE SOLIDAIRE AVEC AHMED
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"AL HAYAT": LE CONGRES PANARABE SOLIDAIRE AVEC AHMED
OULD DADDAH

Cilquez sur le lien:

http://www.daralhayat.com/world_news/africa/12-2004/20041228-29p07-
04.txt/story.html

#4 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  5:24
Sujet: PANA : "PETITION INTERNATIONALE" EN FAVEUR DE AHMED
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PANA : "PETITION INTERNATIONALE" EN FAVEUR DE AHMED
OULD DADDAH

Paris, France (PANA) - Une "pétition internationale"
en faveur de l'opposition démocratique mauritanienne a
été lancée en France par des intellectuels et des
militants des droits de l'homme, a appris la PANA
mercredi à Paris. Ce mouvement de soutien vise
particulièrement le secrétaire général du
Rassemblement des forces démocratiques (RFD,
opposition) et ancien candidat à la présidence de la
République, Ahmed Ould Daddah.

Les signataires du document appellent le gouvernement
français et le président de la Commission européenne
"à manifester clairement auprès des autorités
mauritaniennes leur inquiétude et leur vive
préoccupation ainsi que l'attention qu'ils porteront à
ce qu'Ahmed Ould Daddah et tous les autres prévenus
bénéficient de la présomption d'innocence, d'un
traitement digne et équitable,ainsi que d'une
procédure transparente respectant pleinement les
droits de la défense".

Ahmed Ould Daddah est détenu depuis lundi à la prison
de Wad- Naga, localité située à 45 km de Nouakchott,
en même temps que l'ancien chef de l'Etat Mohamed
Khouna Ould Haidallah et le président de la
Convergence démocratique (CD, formation non reconnue),
Cheikh Ould Horma, rappelle-t-on. Les trois opposants
sont accusés d'avoir cofinancé les "Cavaliers du
changement", un mouvement d'opposition en exil prônant
la lutte armée contre le régime du président Maaouya
Ould Sid'Ahmed Taya.

Les initiateurs de la pétition affirment que "le
caractère démocratique de la longue marche politique"
et "le refus systématique de la violence" d'Ahmed Ould
Daddah sont reconnus par tous les observateurs.
"L'incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu'à éliminer un adversaire des plus crédibles et
irréductibles de la dictature", ajoutent-ils.
Parmi les premiers signataires de la pétition figurent
le président de l'association Survie, François-Xavier
Vershave,l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop et
le cinéaste mauritanien Med Hondo.
Paris - 29/12/2004

#3 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  5:42
Sujet: AL JAZEERA-NET : LE COLONEL TAYA ACCUSE D'AVOIR
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AL JAZEERA-NET : LE COLONEL TAYA ACCUSE D'AVOIR
ASSASSINE SON CHEF D'ETAT-MAJOR



http://www.aljazeera.net/NR/exeres/FA118839-F92C-4BB0-A9FB-
526B752FA0CF.htm

#2 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  5:45
Sujet: PROCES DE WAD NAGA : PRESSEE, LA DICTATURE CEDE
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Les titres de "RIM Echos":

- Procès de Wad Naga : pressée, la dictature cède

- Le Collectif des veuves réclame la fin de l'impunité

- Séisme en Asie : controverse sur l'usage de dons

SPORT

- RALLYE-RAID :les dunes de Mauritanie, point d'orgue
de la course

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Procès de Wad Naga : pressée, la dictature cède

Les prévenus comparaîtront désormais sans menottes

WAD NAGA, 4 jan (AFP) - Les 191 Mauritaniens
comparaissant à Wad Naga (est de Nouakchott) pour
implication présumée dans des putschs manqués en 2003
et 2004 ne seront plus menottés lors des audiences
devant la cour criminelle, suite à une revendication
exprimée par leurs avocats, a annoncé mardi le
président de cette instance.

Ces avocats avaient exigé mardi matin, à la reprise
des audiences, que les prévenus ne comparaissent plus
menottés, en déclarant ne pas pouvoir "défendre des
clients humiliés et sous la contrainte".Le président
de la cour, Mohamed Elhadi Ould Mohamed, avait refusé
catégoriquement de céder à ce qu'il a appelé "la
pression des avocats", en expliquant que les prévenus
- 176 personnes présentes mardi - étaient menottés
pour des raisons de sécurité.

Les travaux avaient été suspendus vers 14H00 (locales
et GMT) pour permettre aux avocats de la défense et la
cour de trouver une issue à ce différend. Les deux
parties sont arrivées à un accord, rendu public par le
président Ould Mohamed à la reprise de la séance, vers
18H00. Selon cet accord, les officiers, sous-officiers
et civils ont été débarrassés de leurs menottes et ont
pu assister à la première partie du réquisitoire du
procureur de la République, avant la suspension des
travaux, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les soldats, dont une centaine environ figurent parmi
les prévenus, ont été ramenés dans leurs cellules,
pour limiter le nombre de personnes présentes dans le
box des accusés sans menottes, a expliqué le président
de la cour.

Ils n'assisteront pas à la deuxième partie du
réquisitoire du procureur de la République, prévue
mercredi. En revanche, ils seront présents dans la
salle des audiences, sans menottes, lors des
plaidoiries de leurs avocats, a-t-il précisé.
"C'est une mesure sécuritaire que nous avons ensemble
décidée et acceptée, car nous ne cherchons que ce qui
permet à la cour de travailler dans les conditions
normales", a-t-il dit.

En début de séance, la cour a entendu un avocat de la
partie civile, qui a réclamé des réparations
matérielles en faveur des ayants droit de deux femmes
tuées dans deux quartiers de Nouakchott lors de la
tentative de putsch lancée le 8 juin 2003. Les travaux
se sont poursuivis avec le réquisitoire du procureur
de la République, Sidi Mohamed Ould Moulaye, qui n'a
pu en prononcer qu'une partie.
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Le Collectif des veuves réclame la fin de l'impunité


Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Le Collectif des
veuves des victimes de la période d'exception en
Mauritanie (1989-1991) a lancé un appel à toutes les
organisations de défense des droits humains pour
soutenir son combat visant à "mettre fin à l'impunité"
dans le pays.

Dans une déclaration transmise mardi à la PANA à
Nouakchott, cette organisation non reconnue par les
autorités "prend à témoin l'opinion nationale et
internationale face au refus du pouvoir de faire la
lumière sur les massacres perpétrés entre 1989 et
1992" tout en continuant de refuser toute
indemnisation des familles des victimes.

Le communiqué souligne en outre que le procès de Wad
Naga par lequel une cour criminelle juge depuis deux
mois, près de 200 individus accusés d'avoir trempé
dans une tentative de putsch et deux complots contre
le régime du président Maaouya Ould Taya "vient
confirmer des faits tragiques commis entre 1989 et
1992 et sur lesquels la lumière n'a jamais été faite".
Le Collectif des veuves de Mauritanie se déclare par
ailleurs solidaire des épouses des militaires
"arbitrairement détenues depuis plusieurs semaines,
dont certaines sont en état de grossesse".

Au cours des débats du procès de Wad Naga, les
inculpés Saleh Ould Hannena et Abderahmane Ould Mini,
qui ont plaidé coupable pour les faits contenus dans
l'acte d'accusation, sont revenus sur les événements
de 1990-1991 et les exactions commises contre des
soldats négro-africains pour les dénoncer.
Ils ont notamment pris à témoin un colonel membre de
la cour qui assurait alors les fonctions de commandant
d'un camp militaire (J'Reida), selon M. Ould Hannena,
qui a précisé que lui-même était chargé de la sécurité
extérieure dudit camp.

Un autre officier ayant plaidé non coupable, Dia
Abderahmane, a pris à témoin le même militaire membre
de la cour en déclarant: "j'ai été arrêté et j'ai été
victime de tortures en 1990 pour un coup d'état
imaginaire. La même chose se répète aujourd'hui".

Nouakchott - 04/01/2005
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Séisme en Asie : controverse sur l'usage de dons

La décision de Médecins sans frontières (MSF) de
suspendre sa collecte de dons, pour en garantir le bon
usage, a suscité des réactions parfois vives d'autres
ONG, en quête de fonds pour une aide à long terme.
L'idée d'un moratoire sur la dette des pays sinistrés
se heurte aussi à des obstacles.

L'afflux de dons qui a suivi le raz de marée en Asie a
déclenché, en France, un début de polémique entre
organisations humanitaires. Médecins sans frontières
(MSF), ayant collecté des fonds d'un montant sans
précédent - 40 millions d'euros via ses dix-huit
sections, 4 millions d'euros rien qu'en France huit
jours après la catastrophe -, a décidé, lundi 3
janvier, de suspendre sa collecte pour les actions
d'urgence dans les pays touchés. Aussitôt, d'autres
ONG l'ont accusé de mettre en péril, par cette
initiative, le financement de leurs propres
programmes.
MSF a très vite été contrainte de s'expliquer sur une
décision que l'association humanitaire prend pour la
première fois. "Cela peut paraître complètement à
contre-courant de l'atmosphère de mobilisation
générale, mais c'est une question d'honnêteté
vis-à-vis de nos donateurs, explique Pierre Salignon,
son directeur général, sur le site Internet de l'ONG.
Nous ne voulons pas continuer à solliciter le public
pour des opérations qui sont déjà financées." MSF fait
valoir qu'elle a pour règle d'affecter les dons
qu'elles reçoivent aux actions pour lesquelles ils ont
été destinés par leurs auteurs. En clair, des dons
pour les victimes du tsunami ne seront pas utilisés au
Soudan ou au Congo, même en cas de surplus, et malgré
le fait que ces autres urgences humanitaires attirent
moins la compassion.

Les dirigeants d'Action contre la faim (ACF) ont été
les premiers à critiquer la décision de MSF, dont ils
redoutent un effet démobilisateur sur leurs propres
donateurs. "Le raisonnement de MSF est louable, mais
il fait croire aux Français que l'ensemble des ONG ont
reçu suffisamment de dons. Or toutes les associations
n'ont pas la notoriété de MSF", proteste Franck
Hourdeau, directeur de la communication d'ACF, qui a
collecté jusqu'à présent 2 millions d'euros.
La notoriété n'est pas seule en cause, puisque la
Croix-Rouge française, elle non plus, ne "comprend
pas"la position de Médecins sans frontières, malgré
les 27 millions d'euros qu'elle a rassemblés depuis le
26 décembre. "Quand on essaie de chiffrer l'effort à
venir, comment imaginer un seul instant freiner l'élan
?", met en garde son directeur de la communication,
Franck Delaval.

La dimension de principe que MSF donne à sa décision
est approuvée par une autre organisation de secours
médicaux, Médecins du monde. "Je trouve ça très bien.
C'est responsable et éthique", indique sa présidente,
Françoise Jeanson. Mais, comme d'autres responsables
d'ONG, elle reconnaît que, en dépit d'un niveau record
de dons (2 millions d'euros), son association n'en est
pas encore à refuser des fonds. "MSF se consacre à
l'aide médicale d'urgence. ACF mène des actions
d'urgence, mais aussi de plus long terme. Nous pouvons
conduire des programmes sur le long terme jusqu'à 5 ou
10 millions d'euros", insiste M. Hourdeau. "Il nous
faut expliquer que notre aide s'inscrit dans la durée.
Il y aura des villages entiers, des villes à
reconstruire", approuve M. Delaval, de la Croix-Rouge.

Ces divergences ne sont pas nées avec le raz de marée,
mais elles sont mises en lumière par l'ampleur du
mouvement des dons, relevé par toutes les ONG. Comparé
à cette catastrophe, d'autres font figure de parents
pauvres. Pour le Darfour, en deux mois, MSF avait
rassemblé 650 000 euros ; il y a un an, 600 000 euros
avaient été réunis après le tremblement de terre de
Bam, en Iran. "Pour le Kosovo, qui avait traduit un
effort formidable des Français, nous avions recueilli
19 millions d'euros. Aujourd'hui, nous en sommes à 27
millions", témoigne la Croix-Rouge.
L'une des particularités de cette campagne de collecte
de fonds est l'usage massif d'Internet. "D'une dizaine
par jour en moyenne, nous sommes passés à 3 000 dons
en ligne jeudi", témoigne Mme Jeanson. "Environ un
tiers des dons se font en ligne, contre 10 %
auparavant", confirme M. Delaval.

Parmi les facteurs de la mobilisation suscitée par le
tsunami, Jean-Hervé Bradol, président de MSF, relève
"la nature de la victime. Elle n'est absolument pas
polémique, elle n'est pas impliquée dans une guerre,
elle n'a pas elle-même commis des atrocités : c'est la
victime pure." Il retient aussi "la possibilité de
faire des images en continu", qui fait bien souvent
défaut ailleurs, et "un médiateur qui fasse le lien
entre la personne en difficulté et soi-même. Là, ce
sont les touristes qui ont établi ce pont." La période
de fêtes de fin d'année est aussi la plus propice aux
dons. Elle apporte habituellement "environ 30 %" des
fonds annuels d'une ONG qui collecte beaucoup auprès
des particuliers, selon M. Bradol. En 2004, plafond ou
pas, ce sera davantage.
Cécile Chambra
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La "traçabilité" des dons
Un avocat fiscaliste américain, Jack Siegel, qui s'est
spécialisé dans le développement de programmes
informatiques humanitaires, a analysé la "traçabilité"
des dons privés en faveur des victimes des tsunamis en
Asie. Seulement quatre des quatorze organisations
caritatives sur lesquelles il a enquêté permettaient
aux donateurs d'être réellement sûrs que leur
générosité bénéficiait aux populations sinistrées dans
l'océan Indien. Ailleurs, les dons se confondaient
dans des comptabilités ouvertes à d'autres urgences.
Jack Siegel a publié les résultats de son enquête sur
son site personnel (charitygovernance. blogs.com). Ces
derniers jours aux Etats-Unis, plusieurs organismes
d'aide, à commencer par la Croix-Rouge, qui a récolté
92 millions de dollars en dix jours, ont pris
l'engagement public de réserver ces sommes à la
catastrophe en Asie.

LE MONDE DU 06.01.05
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SPORT

RALLYE-RAID :les dunes de Mauritanie, point d'orgue de
la course

De Zouérat à Tichit, le Dakar 2005 va s'élancer pour
la spéciale la plus longue.

Tous les concurrents attendent les dunes, mais tous
les appréhendent aussi. Les premiers ergs du Dakar
2005 devraient faire leur apparition, mercredi 5
janvier, entre Smara (Maroc) et Zouérat (Mauritanie).
Après s'être élancé de Barcelone, vendredi 31
décembre, le rallye-raid est arrivé au Maroc, dimanche
2 janvier. Dès le lendemain, le brouillard a contraint
les organisateurs à neutraliser la spéciale en
catégorie motos.

Le pilote français David Frétigné (Yamaha), vainqueur
sur la plage de Castelldefels près de Barcelone et de
la spéciale de 10 km autour de Grenade, a donc
conservé sa place de leader. Une fois le brouillard
levé, l'épreuve a pu commencer à temps pour les autos.
Comme à Barcelone lors de la super spéciale,
l'Américain Roby Gordon (Volkswagen) s'est montré le
plus rapide. Il a repris la tête du classement général
devant le Français Stéphane Peterhansel.

Mitsubishi, qui vise une dixième victoire en auto,
semble donc attendre les premières dunes pour
attaquer. La marque japonaise, qui se présente comme
l'une des grandes favorites, dispose d'une armada de
pilotes confirmés. Outre le Français Stéphane
Peterhansel, tenant du titre, la marque nippone peut
compter sur le Japonais Hiroshi Matsuoka, vainqueur en
2002 et 2003, l'ancien skieur Luc Alphand, 4e en 2004,
et l'Espagnol Nani Roma, vainqueur à moto l'an
dernier. Cette année Nissan, grâce notamment à Colin
McRae, et Volkswagen semblent en mesure de contester
son hégémonie.

Parmi les autres engagés, on notera la présence de
Jean-Louis Schlesser, vainqueur en 1999 et 2000 à bord
de son inoxydable buggy, celle de Sindiely Wade
(Nissan), fille du président du Sénégal, et, "ce n'est
pas un pari, ni une blague, ni un canular !", comme le
martèle Georges Marques son copilote, celle d'une 2 CV
à deux moteurs et "aux pièces d'origine", dont le seul
objectif sera de rejoindre les rives du lac Rose du
Sénégal, dimanche 16 janvier.

AU GOÛT DU JOUR

Avec plus de 600 heures de programmes télévisés
diffusés à travers le monde en 2004 (contre moins de
450 en 2003) et une hausse du nombre de participants
(+ 22%), le plus célèbre des rallyes-raids revient au
goût du jour, après une période creuse à la fin des
années 1990. "C'est la première fois que l'on doit
bloquer les inscriptions aussi tôt, s'est félicité
Etienne Lavigne, directeur de l'organisation. Nous
avons dû arrêter les engagements moto dès le 15 août,
soit quatre mois et demi avant le départ, en laissant
au moins une soixantaine de candidats à la porte."
Au départ de cette 27e édition, de nombreux hommages
ont été rendus à Richard Sainct, triple vainqueur de
l'épreuve (1999, 2000 et 2003), décédé lors du rallye
des Pharaons, le 29 septembre 2004. "On pensait que
les pilotes professionnels étaient des surhommes à qui
rien ne pouvait arriver. Ça nous remet les idées en
place", a confié Stéphane Peterhansel, sextuple
vainqueur de l'épreuve. En hommage au motard, la
direction de course n'a pas attribué le dossard numéro
1 qui devait être le sien.

Plus court mais plus dense, le Dakar 2005 devrait donc
rejoindre, mercredi 5 janvier, la Mauritanie qui, avec
6 épreuves, s'est taillé la part du lion sur les 5 431
km de spéciales du parcours. Transition entre le
Maghreb et l'Afrique noire, les dunes mauritaniennes
devraient constituer le point d'orgue de la course,
qui rejoindra ensuite le Mali et enfin le Sénégal.
De Zouérat, jeudi 6 janvier - célèbre pour ses mines
de fer et terminus du train qui la relie à Nouadhibou
sur la côte atlantique -, les concurrents s'élanceront
pour la spéciale la plus longue (660 km), en direction
de Tichit. Après un détour par Tidjikja, à l'est, ils
remonteront vers Atar, empruntant l'ancienne piste des
caravaniers de Chinguetti, dernière cité avant le
Sahara.

Pour compliquer la tâche des pilotes, les points GPS
ont été limités et les systèmes de gonflage-dégonflage
automatique des pneus (qui permettaient aux voitures
d'usines d'aller plus vite dans les dunes) prohibés.
En Mauritanie, comme d'ailleurs au Maroc, le Dakar
2005 devrait aussi emprunter des itinéraires inédits.
"Dans le franchissement des dunes, l'expérience des
pilotes joue un rôle prépondérant, rappelle Sidi Ould
Kleib, représentant de l'organisation ASO en
Mauritanie depuis 22 ans. Mais la connaissance du
tracé est inutile. Il suffit que l'harmattan - vent
d'est soufflant du Sahara - se lève pour que les
traces soient effacées sur la piste et que tous les
repères disparaissent."

Pierre Lepidi

Le Monde du 05.01.05

#1 De: "rim_echos" <rim_echos@...>
Date: Jeudi 6. Janvier 2005  5:30
Sujet: E.ZORO-BI BALLO, Dr M. MERZOUKI, A. BEN JELLOUN, A. WABERI..
rim_echos
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PETITION INTERNATIONALE  EN FAVEUR L'OPPOSITION
DEMOCRATIQUE EN MAURITANIE

E.ZORO-BI BALLO, Dr M. MERZOUKI, A. BEN JELLOUN, A.
WABERI.. : NOUVEAUX SIGNATAIRES


Qui a dit que « la Mauritanie n'intéresse pas grand
monde » ? A leur grande joie, les initiateurs de la «
pétition internationale en faveur de l'opposition
démocratique en Mauritanie » découvrent le contraire.
En réalité, çà dépend de quelle Mauritanie.   Chaque
jour pour ne pas dire chaque heure, des figures de
proue du camp progressiste et démocratique,partout
dans le monde, rejoignent, avec conviction et
enthousiasme, la liste des premiers signataires. Voici
un exemple : Epiphane Zoro Bi Ballo, juriste ,
fondateur du Mouvement  ivoirien des droits de
l'Homme,celui qui avait signé la première pièce
d'identité ivoirienne de l'illustre opposant Alassane
Dramane Ouattara, Dr Moncef Marzouki, ancien Président
de la Ligue Tunisienne des droits de l'homme, porte-
parole du Conseil National pour les Libertés en
Tunisie et candidat démocrate à la dernière
présidentielle en Tunisie, Ahmed Ben Jelloun, leader
du Parti de l'Avant-Garde démocratique et socialiste
au Maroc et ex-président de l'Association marocaine
des droits de l'Homme (AMDH). Sans oublier Abdourahman
A. Waberi, écrivain djiboutien de renommée mondiale.
Autre fait notable : la liste a bénéficié de
l'adhésion, fort significative, des deux poids lourds
des Forces de Libération Africaines de Mauritanie
(FLAM), principale composante de l'opposition en exil
. Il s'agit de Kaaw Touré porte-parole des FLAM et
Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général FLAM-Europe du
Nord. Tous clament, haut et fort, leur refus de
l'arbitraire en Mauritanie et leur solidarité avec le
leader historique de l'opposition mauritanienne, Ahmed
Ould Daddah et ses compagnons d'infortune.

Lisez, en bas de la pétition, la liste intégrale des
nouveaux signataires.


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PETITION


En Mauritanie, l'opposant historique Ahmed Ould
Daddah, leader du Rassemblement des Forces
démocratiques (RFD),a été inculpé le 21 novembre
dernier et incarcéré le 27 décembre courant. Il doit
passer d'un jour à l'autre en jugement,
avec d'autres opposants, devant la « Cour Criminelle »
de Nouakchott, au motif qu'il aurait contribué au
financement du complot militaire de juin 2003.

Tous les observateurs ont pu reconnaître le caractère
démocratique de la longue marche politique d'Ahmed
Ould Daddah, et son refus systématique de la violence.
L'incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu'à éliminer un adversaire des plus crédibles et
irréductibles de la dictature en place depuis 20 ans,
en le privant de ses droits civils et civiques.

Tous savent que le mode d'opposition du Président du
RFD  se distingue autant du mouvement des putschistes
que des formations islamistes, de création récente en
Mauritanie.

Les signataires du présent message appellent le
Gouvernement de la République Française et le
Président de la Commission Européenne à manifester
clairement auprès des autorités mauritaniennes leur
inquiétude et leur vive préoccupation, ainsi que
l'attention qu'ils porteront à ce qu'Ahmed Ould Daddah
et tous les autres prévenus bénéficient de la
présomption d'innocence, d'un traitement digne et
équitable, ainsi que d'une procédure transparente
respectant pleinement les droits de la défense.


Liste des nouveaux signataires

Epiphane Zoro-Bi Ballo (juriste, fondateur du
Mouvement Ivoirien des Droits Humains).

Moncef Merzouki ( militant des droits de l'homme,
opposant candidat à la dernière présidentielle en
Tunisie).

Kaaw Touré porte-parole des FLAM -Stockholm-Suède

Abdoulaye Thiongane -Secrétaire général FLAM-Europe du
Nord-
Copenhague-Danmark

Ahmed Ben Jelloun (secrétaire général du Parti de
l'Avant-Garde démocratique et Socialiste- Maroc)

Abdourahman A. Waberi (Ecrivain, Djibouti)

Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire et
universitaire)

Comi Toulabor (chercheur)

Annie Faure (médecin)

Philippe Spineau (cinéaste)

Ahmed Kaci (Journaliste- Algérie)

Hubert Renard (plasticien)

Sang Pingyan (journaliste et ex-cyber-dissident –
Chine)

Christine Bammert (militante des droits de l'homme)

Benjamin Moutsila (militant des droits de l'homme)

Emmanuel Malolo Dissake (universitaire)

ONG , groupes et associations

Fédération des Congolais de la Diaspora
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Liste des premiers signataires :


François-Xavier Vershave (économiste)

Catherine Coquio (universitaire)

Boubacar Boris Diop (écrivain)

Med Hondo (cinéaste)

Beddy Ould Ebnou, Ecrivain

Brahim Ould Boihy (secrétaire fédéral du RFD en
Europe)

Abdallah Ould Hormatallah (journaliste)

Aurélia Kalisky (chercheuse)

Laure Coret (universitaire).

Abdallah Ben Ali (journaliste)

Nils Robin (ancien diplomate)

Bernard Fessard (universitaire)

Aziza Akhmouch (Universitaire)

Jemal Eddine Benchennouf, (Journaliste)

Abkhar Elbachir (militant des Droits de l'Homme)

Abdallah Kermoun (écrivain)

Mutoka Anastasie (Journaliste)

Mfeukoum Raymond (Journaliste)

Noël Mamère, (député vert de Gironde)

Ali Lmrabet, (Journaliste- Maroc)

Hassan Nejmi,(Président de l'Union des écrivains du
Maroc)

Ahmed Menaai (directeur de l'Institut tunisien des
relations internationales à Paris)

Christiane Albert (universitaire)

Patrick Farbiaz (responsable de la commission
transnationale des Verts)

Gustave Massiah (économiste)

Baba Ould Jiddou (militant du mouvement EL HOR )

Ibrahima Saw (universitaire USA)

Mohamed Fall Ould Ould Sidatt, ( ingénieur en
électronique USA)

Diagne Chanel (artiste peintre)

Eugène Ebodé (écrivain)

Jemal Ould Mohamed (Juriste)

Mohamed Dogui (militant des droits de l'homme)

Moustapha Ould Ibn Mogdad( militant associatif Canada)

Moctar Cheine (militant associatif USA)

Mehdi Ba (éditeur)

William Nadylam (comédien)

Landing Dieme (journaliste)

Birhane Girum (journaliste)

Isabelle Krzywkowski ( Universitaire)




ONG et associations :

AIRCRIGE (Association Internationale de Recherche sur
les Crimes contre l'Humanité et les Génocides).

SURVIE.
Causes communes (Belgique)

Afrique XXI.

CRID.

Confédération Nationale du Travail


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Pour signer, vous pouvez écrire, en indiquant votre
nom et votre titre,à (hormatallah at yahoo.fr) ou à
(rim_echos at yahoo.fr)


Une note ci-jointe rappelle quelques données
historiques et une autre retrace la carrière d'Ahmed
Ould Daddah.



Quelques repères sur la Mauritanie



- Le chef de l'Etat mauritanien, le colonel Taya, est
arrivé au pouvoir par un coup de force le 12.12.1984.

- C'est sous son règne qu'ont eu lieu, à la suite du
conflit avec le Sénégal, les vagues de purges,
d'exécutions et d'épuration ethnique qui ont frappé
pour l'essentiel la population noire, entre 1986 et
1991.

- Amnesty International, Agir ensemble pour les Droits
de l'homme, Human Rights Watch et la FIDH ont dressé
une liste de victimes et de responsables de ce régime.
Plusieurs tortionnaires ont fait l'objet d'une plainte
soutenue par la FIDH, et le colonel Taya lui-même a
fait l'objet d'une plainte pour crime contre
l'humanité à Bruxelles.

- Depuis la « démocratisation » en 1992, Taya a été «
réélu » 3 fois, au cours de scrutins marqués par la
fraude et l'abstention.

- La censure de la presse et l'interdiction des
journaux sont monnaie courante en République Islamique
de Mauritanie (voir les rapports annuels de Reporters
Sans Frontières).

- La peine de mort et la torture y sont couramment
pratiquées (voir les rapports annuels d'Amnesty
International).

- La politique de discrimination raciale contre les
négro-africains entretient toujours l'exil forcé de
120.000 Mauritaniens (sur une population de 2 millions
et demi) dans des camps de réfugiés au Sénégal et au
Mali.

- La pratique maintenue de l'esclavage touche plus de
la moitié de la population, comme l'a confirmé le
rapport d'Amnesty International, « Un monde sans
esclaves » (2004).

- Le sanglant coup d'Etat de juin 2003 a montré que le
pouvoir était dorénavant contesté par ceux sur
lesquels il s'appuyait jusqu'ici, « l'armée nationale
».

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PROFIL

Ahmed Ould DADDAH
L'expérience au service d'une nation

Date et lieu de naissance : 07 août 1942 à Boutilimitt

Formation d'économiste :

Formation traditionnelle à Boutilimitt
Baccalauréat Option Mathématiques (1962)

Licence Sciences Économiques Option économie
internationale (1967, Université de Paris)

Diplôme d'Études Supérieures (DES) ès Sciences
Économiques (1970, Université de Dakar)

Expérience professionnelle :

Conseiller Économique et Financier Adjoint du Chef de
l'Etat (1967-1968)

Conseiller Économiques et Financier du Chef de l'Etat
(1968)

Secrétaire Exécutif de l'Organisation des Etats
Riverains du Fleuve Sénégal, (1968 – 1971)

Directeur Général de la Société Nationale d'Import –
Export (SONIMEX) (1971 – 1973)

Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (1973 –
1978)
Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Expert Économique de la Banque Mondiale, conseiller
Économique et Financier auprès du Gouvernement
centrafricain (1986 – 1991)

Responsabilités diverses (1968 – 1991)

Président de la Chambre du Commerce et d'Industrie de
Mauritanie

Président de la Commission Nationale des Marchés
Membre du Comité Monétaire

Administrateur de la SNIM

Administrateur du Port de Nouakchott

Administrateur de l'Union des Banques Arabes
Françaises (UBAF)

Premier Président du Centre Africain d'Etudes
Monétaires

Gouverneur du Fonds Monétaire Arabe

Gouverneur Suppléant de la Banque Mondiale

Gouverneur du FADES

Gouverneur du FMI

Consultant International

Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement
économique en Afrique (BADEA)

Parcours politique

Candidat aux élections présidentielles de 1992, ayant
obtenu 33% des voix dans un contexte de fraude
massive, ayant entaché la régularité et la crédibilité
des élections

Secrétaire Général de l'Union des Forces Démocratiques
- Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal
parti d'opposition, arbitrairement dissous le 28
octobre 2000

Vice – Président du Comité Arabe pour le Soutien au
Peuple Palestinien

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques
(RFD)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Tichitt (Janvier 1995)

Arrestation et placement en résidence surveillée à
Boumdeïd (Décembre 1998)

Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril
2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000)

Candidat du RFD aux élections présidentielles du 07
novembre 2003

Langues Parlées :

Arabe, Français, Anglais

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