22 mai 2009Des familles avec enfants occupent actuellement l’ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-GillesINVITATION Des familles avec enfants occupent actuellement l’ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles. Ici se construit un lieu d’habitat pour des familles mal logées ou sans abri. Ce sera aussi une espace social et culturel. Nous vous invitons à une journée portes ouvertes le dimanche 24 mai à partir de 11h00. Diverses animations auront lieu et à 16h00 s’ouvrira un débat politique organisé par l’ONHU et le Syndicat des Locataires. Nous vous attendons nombreux car c’est ensemble que nous pouvons changer les choses. Associations soutenant l’occupation:
CGAM, CRER, ONHU, Syndicat des Locataires, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles. 18 mai 2009Logement : « C’est vide, donc j’occupe »Le Journal des Enfants - Vendredi 15 mai 2009
Depuis Lundi, 20 personnes, des familles avec enfants, se sont installées dans un immeuble vide à Bruxelles. IL n’y a pas assez de logements dans la ville. Explications.
Saint-Gilles est une des 19 communes de Bruxelles. De puis lundi, dans cette commune, un immeuble est occupé par une vingtaine de personnes. Celles-ci s’y sont installées car elles sont sans logement. L’immeuble occupé était vide et inutilisé depuis octobre 2008. Celui-ci appartient à une entreprise.
« Il y a au moins 15 000 immeubles (maisons, appartements) inoccupés à Bruxelles, explique José Garcia, du syndicat des locataires (association qui défend ceux qui louent leur habitation). Il y a aussi 2 millions de m² de bureaux vides. Les entreprises qui possèdent ces bureaux ne les utilisent pas. »
Pourquoi occuper un immeuble ?
Il manque de logements à Bruxelles. Il y a des listes de personnes qui attendent un logement social (logement à loyer réduit). « Il y a 30 000 demandes en attente, explique José Garcia. Et on peut y ajouter aussi les personnes sans abri, etc. En occupant l’immeuble à Saint-Gilles, on veut attirer l’attention des autorités sur ces problèmes de logement. C’est la Région (ici celle de Bruxelles-Capitale) qui fait les lois pour ce qui concerne l’état des logements, les loyers, etc. Mais les immeubles inoccupés ne sont pas réquisitionnés (pris par les autorités pour loger des personnes). Les autorités disent que les lois ne sont pas applicables (on ne peut pas s’en servir). »
La difficulté, c’est que les propriétaires se défendent en disant que c’est leur liberté de faire ce qu’ils veulent avec leur maison, même de la laisser inoccupée. « Il faudra 10 ou 20 ans pour construire des logements supplémentaires mais en attendant, il faut trouver une solution. »
Les familles qui se sont installées à Saint-Gilles risquent à tout moment d’être expulsées (mises dehors). Les associations qui soutiennent ces personnes espèrent trouver un accord avec le propriétaire.
M.-A. C.
« C’est vide, donc j’occupe »« C’est vide, donc j’occupe. » Placardée sur la porte d’entrée, l’affiche ne souffre aucune équivoque. Les associations qui squattent depuis une semaine cet ancien immeuble des contributions sis place Morichar, à Saint-Gilles, comptent bien rester là. Passé le seuil, c’est un hall gigantesque qui se découvre. Au total, cinq étages et deux sous-sols. Vides. Çà et là, des chaises dépareillées, quelques fauteuils défoncés, des sacs de jouets. À l’entrée, Hannan boit son café. Les yeux cernés, la brune se fait taiseuse. C’est sa sÅ“ur qui nous raconte son histoire. « Depuis qu’elle est arrivée en Belgique, il y a sept ans, avec ses trois enfants, elle ne parvient ni à obtenir de papiers et encore moins à trouver un logement. » La famille survit au gré des hébergements, chez des amis, des bénévoles. Hannan vient d’avoir une promesse de régularisation, à
condition de trouver un travail dans les 3 mois. Mais ces papiers ne régleront pas forcément la question du toit. « La problématique du logement ne touche plus seulement les pauvres et les sans-papiers », explique José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires.
Choukri, 48 ans, assure l’accueil. Après 17 ans passés chez Volkswagen, l’homme a perdu son emploi. Séparé de son épouse, l’homme vit dans un taudis à 450 euros par mois. Insalubre. Sa toux permanente trahit les nuits passées dans l’humidité. Ses quatre enfants, il leur ment souvent.
« Parfois, je leur fais croire que je suis trop occupé pour les accueillir, parce que j’ai honte. » Choukri et ses mômes font partie des trente familles inscrites pour occuper l’immeuble. Pourquoi pas davantage de personnes accueillies ? « Nous ne voulons pas en faire un squat. Trente familles seront accueillies, mais il y aura aussi des ateliers pour les jeunes artistes, une garderie, un espace culturel. » Pour l’instant rien n’est encore décidé. « Mais nous gardons espoir », souligne José Garcia.
15 mai 2009Chronique nomade - Saint-Gilles15.05.09 - 04:45 C'est à Saint-Gilles, en région bruxelloise, que notre chroniqueur nomade a posé ses valises, ce matin...
Gardez bien ces chiffres en tête tandis que je vous lirai ma chronique, Pascal : il y a, en Région bruxelloise, environ 35000 demandes de logements non rencontrées et, au rythme actuel des constructions sociales, il faudrait cent ans, me dit José Garcia du Syndicat des locataires, pour résorber l'existant.
Hier, j'ai nomadisé à 300 mètres de chez moi, Pascal. Je vous ai déjà dit que le monde était partout. Alors, pourquoi pas non plus à 300 mètres de chez moi, sur cette place en pente douce qui s'appelle Morichar ? Au coin de cette place, il y a un immeuble qui abrita jusqu'il y a quelques mois le bureau des contributions directes de Saint-Gilles.
Sur la façade maintenant, il y a un calicot : « C'est vide, donc j'occupe » et sur la boîte aux lettres, celle-là même qui recevait ma déclaration fiscale, un plaisantin a affiché : « « Ici, on distribue directement vos impôts en logements ».
La réquisition a commencé lundi dernier. Quarante familles avec enfants y participent. Des mal logées, des expulsées, des sans abris, des sans papiers. Certaines sont déjà là. Et toutes les places déjà réservées. Tiens, voilà justement des postulants. Trois femmes, cinq enfants. La chose qui étonne, c'est le manque de valise. Ne cherchez pas les meubles non plus, Pascal, il n'y en a pas encore. Chez Soraya, 4 ans dans la rue, et son petit Abdel de 6 mois qui sont déjà installés dans 50m2, juste deux lits de camp. Pour le reste, on attend. On compte sur les gens.
En occupant ce lieu, ils croyaient benoîtement que l'ancien immeuble des impôts appartenait à l'Etat. Mais non, c'est à une société offshore basée au Panama, paradis fiscal. Vous auriez voulu écrire une fable postmoderne, Pascal, vous n'auriez pas fait mieux. Peut-être même n'auriez-vous pas osé cette rencontre radicale entre un Etat qui récolte les impôts et une société offshore qui ne veut pas en payer sous l'Å“il de ceux qui devraient en bénéficier.
Mais attendez, il y a un moment où la fable se transforme en parabole. Des tas de gens, ignorants du déménagement des contributions, grimpent encore les marches de l'accueil avec leur enveloppe brune à la main. On leur indique la nouvelle adresse. Aux plus embarrassés, on donne un coup de main. Thierry Balsat, secrétaire général de l'ONHU, ça veut dire Observatoire National de l'Habitat et de l'Urbanisme, a rempli ainsi une quarantaine de déclarations, ces derniers jours.
Et tout à coup, vous vivez un grand moment de gratuité. Une sorte de déclaration de citoyenneté directe. Ce qu'on appelle vraiment une contribution à la chose publique et au bien commun. La parabole alors est complète. Leurs impôts, en vérité, ils les ont déjà payés. Et leur loyer aussi, d'ailleurs. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.
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12 mai 2009Un immeuble occupé Place MoricharPlusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de réquisitionner un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 laissé à l’abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s’agit de l’ancien immeuble des contributions directes. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer... L'objectif de cette occupation est d'offrir d’ici peu un toit à une trentaine de familles mal logées mais également de dénoncer le manque de logement à Bruxelles.
Un immeuble vide occupé à Saint-Gilleshttp://liege.lameuse.be/actualite/fil_info/2009-05-11/immeuble-vide-occupe-saint-gilles-701536.shtml
http://www.sudpresse.be/actualite/fil_info/2009-05-11/immeuble-vide-occupe-saint-gilles-701536.shtml Une vingtaine de personnes occupent depuis le début de l’après-midi un immeuble inoccupé situé rue de Tamines à Saint-Gilles. Une demi-douzaine d’associations luttant pour le droit au logement soutiennent cette nouvelle occupation. « C’est vide, donc j’occupe » ou « Locataire en colère », peut-on lire sur des calicots placés sur la façade du bâtiment. Selon les initiateurs du projet d’occupation, l’immeuble occupé serait vide depuis octobre 2008. Il abritait les services des contributions directes. L’immeuble appartiendrait à un groupe financier international. La police s’est rendue sur place lundi après-midi, mais n’a pas délogé les occupants. Ceux-ci ignorent si le propriétaire du bâtiment a un projet en vue de réhabiliter l’immeuble qui abrite six niveaux et est équipé en eau, en gaz et en électricité. Le bâtiment serait occupé essentiellement par des familles sans-abri ou qui logeaient dans des
habitations précaires voire insalubres.
Une contribution au logementSaint-Gilles / Occupation à Morichar
Une contribution au logement
UN TEMPLE DE LA FISCALITÉ transformé en abri de fortune pour les mal-logés. L’initiative ne manque pas de résonance.
Un ancien immeuble des contributions inoccupé depuis 5 à 6 mois. Un nouveau propriétaire dont le siège social est basé à Panama auquel s’intéresse de près l’école d’architecture St-Luc pour y regrouper ses activités. L’occasion était belle pour les associations qui militent en faveur du droit au logement de se rappeler au bon souvenir…
Lundi, une trentaine de personnes ont investi le bâtiment de 4 étages qui donne sur la place Morichar. Objectif: dénoncer là crise qui frappe les plus démunis et offrir un toit aux mal-logés et sans-abri. Stratégie: faire occuper les lieux par des familles avec enfants pour stigmatiser la précarité grandissante à Bruxelles.
L’opération, baptisée parles occupants « Mélodie en sous-sol », ressemble à l’occupation tempo raire du 103, boulevard de Waterloo, il quelques années. « Nous sommes prêts à accueillir des familles avec enfants, explique le secrétaire général du Syndicat des locataires José Garcia. Mais on veut que tout se passe bien, il nous faut des gens qui savent se tenir. » D’où l’obligation pour les candidats occupants de s’adresser aux associations plutôt que de se présenter spontanément : l’Union des locataires marollienne, l’Union des locataires de St-Gilles ou le Syndicat des locataires. « Il n’est pas exclu qu’on s’étende à d’autres en droits dès qu’on aura obtenu certaines garanties », prévient José Garcia.
La bourgmestre de Saint Gilles Martine Wille s’est rendue sur les lieux. Pour l’instant, elle exige juste qu’on occupe les lieux en bon père de fa mille, en assurant la sécurité et en évitant tout déborde ment sur l’espace public.
FRANCIS DUBOIS
"C'est vide : on occupe"Pour loger des familles, plusieurs associations ont envahi un bâtiment vide. Le hic, c'est qu'il est privé
BRUXELLES 13 h 30 ce lundi : l'opération Action pour le logement est lancée. Objectif : pénétrer dans le grand bâtiment de la place Louis Morichar, occupé jusqu'en octobre dernier par le ministère des Finances, section des contributions de Saint - Gilles. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer...
"C'est un bâtiment public. Peut - être qu'entre-temps, le ministère des Finances l'a revendu à une grande banque, mais toujours est-il qu'il est laissé à l'abandon. C'est pourquoi nous le réquisitionnons", s'exclamait, juste avant de pénétrer dans le bâtiment, Thierry Balsat, le responsable de l'Onhu, l'Observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme.
Quant aux deux architectes interrompus dans leur travail et pour le moins surpris par cette intrusion forcée, ils ont précisé aux responsables des diverses associations que l'immeuble n'est pas un bâtiment public et ne l'a jamais été. L'État louait les lieux à un propriétaire privé, que les deux architectes ont immédiatement averti par téléphone de l'occupation des lieux.
Nawal Bensalem 11 mai 2009Occupation d’un immeuble vide à Saint-GillesUne vingtaine de personnes occupent depuis lundi en début d’après-midi un immeuble inoccupé situé rue de Tamines à Saint-Gilles. Une demi-douzaine d’associations luttant pour le droit au logement soutiennent cette nouvelle occupation.
« C’est vide, donc j’occupe » ou « Locataire en colère », peut-on lire sur des calicots placés sur la façade du bâtiment. Selon les initiateurs du projet d’occupation, l’immeuble occupé serait vide depuis octobre 2008. Il abritait les services des contributions directes. L’immeuble appartiendrait à un groupe financier international. La police s’est rendue sur place lundi après-midi, mais n’a pas délogé les occupants. Ceux-ci ignorent si le propriétaire du bâtiment a un projet en vue de réhabiliter l’immeuble qui abrite six niveaux et est équipé en eau, en gaz et en électricité.
Le bâtiment serait occupé essentiellement par des familles sans-abri ou qui logeaient dans des habitations précaires voire insalubres.
(belga)
Action pour le logement - lundi 11 mai 2009http://www.cemab.be/news/2009/05/7228.php
http://liege.indymedia.org/article/show/id/670 http://www.indymedia.be/fr/node/33070 http://parrainage127bis.canalblog.com/archives/2009/05/12/13698443.html Action pour le logement - lundi 11 mai 2009
[Photos Joëlle Reynaud)]
Suite à l’accentuation de la crise économique, de la crise du logement, de la crise financière, bref de la crise globale capitaliste qui touche les plus démunis, plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de passer à l’action en réquisitionnant un bâtiment public laissé à l’abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s’agit de l’ancien immeuble des contributions directes dont l’occupation de ce jour contribue ainsi directement à l’amélioration immédiate de nos conditions de vie.
Cela fait des années que l’on constate la pseudo impuissance du politique quand il s’agit de s’attaquer aux problèmes sociaux et sa toute-puissance quand il s’agit, comme aujourd’hui, de sauver le système capitaliste.
En ces temps de mascarade électorale, il est temps de rappeler que l’Etat a tout fait et continue de tout faire pour sauver les banques en balançant allègrement des dizaines de milliards d’euros, argent directement pompé, par l’institution des contributions directes (rappelons-le), dans le portefeuille de plus en plus troué et donc vide du contribuable. On nous répète à satiété qu’il n’y a pas ou plus d’argent pour les besoins fondamentaux des êtres humains, pour la santé, pour l’éducation, la culture, etc., rien pour augmenter les salaires ou les allocations sociales, rien pour le logement alors que des milliers d'immeubles vides sont à l'abandon et que 35.000 familles sont dans l’attente d’un logement social à Bruxelles, sans parler des sans papiers encore plus exclus que ceux qui ont le « bonheur » de jouir d’une existence légale.
Nos principales revendications à court terme sont:
Associations qui soutiennent cette action:
ONHU, CRER, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles, Comité Général d’Action des Marolles, Collectif COLERe, Syndicat des Locataires et des étudiants en sciences sociales,…
Pour tout contact et info: 56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles - Tél./Fax: 02.512.87.44 - Email: ulmarolles@....
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Plusieurs familles mal logées, sans abri, ou futures sans abri ont décidé d’occuper ce bâtiment vide depuis plusieurs mois.
Ce bâtiment appartient à la Régie des Bâtiment ou aurait été vendu à la banque Fortis.
Toutes les personnes qui souhaitent habiter ici peuvent s’inscrire sur une liste d’attente:
Une priorité sera donnée aux familles avec enfants.
union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54 |






