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[blog ULSG] MAI 2009   Liste de messages  
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

28 mai 2009

Pas de quartier pour les pauvres

Vingt ans, c'est l'âge de la Région bruxelloise, mais c'est aussi le temps que dure l'opération « revitalisation » du quartier de la gare du Midi.

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Extraits

• Extraits de l'introduction (l'histoire de Bruxelles, la problématique du bureau, l'absence de mémoire, les liens avec le quartier Nord...) • Extraits du chapitre 1 : "Pas de vacances pour les expropriés" (les effets sociaux sur les petits propriétaires victimes d'une utilisation abusive de la loi sur l'expropriation "d'extrême urgence") • Extraits du chapitre 3 : "Papa a un problème" (sur la carrière politique de Picqué et la Commune de St-Gilles) • Extraits du chapitre 7 : "Les vautours" (les promoteurs immobiliers + comment les faveurs dont l'un d'entre eux a bénéficié de la part de Picqué ont justifié la lenteur des expropriations) • Extraits du chapitre 8 : "Le plan secret" (comment les autorités ont joué avec la planification et temporisé afin de faire baisser les valeurs immobilières et pourrir le quartier)

ENTRETIEN

Un projet qui, selon le journaliste Gwenaël Breës, ressemble, sous certains aspects, à un pitoyable remake du quartier Nord, en plus petit. Lui-même habitant du quartier durant plusieurs années, il nous livre, à travers son ouvrage Bruxelles-Midi, l'urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle, une critique acerbe de la manière dont les pouvoirs publics ont orchestré « l'un des plus grands fiascos urbanistiques de ces vingt dernières années », menant « une guerre d'usure contre les habitants ».

Ce n'est pas un hasard, ce livre juste avant les Régionales ?

Il est surtout lié aux 20 ans de la Région bruxelloise. L'histoire racontée dans ce livre commence en 1989 et la création de la Région, à ce moment-là, y joue un rôle prépondérant. Il est important de garder une mémoire de ce qui s'est passé et ne pas laisser nos politiques pavoiser quand, dans les mois prochains, ils inaugureront un hôtel ou des bureaux, sans rappeler la catastrophe sociale que cela a généré, souvent dans l'indifférence des médias.

Ce mutisme ou cette indifférence s'explique-t-elle aussi par le manque de relais dont auraient pu bénéficier ces habitants ?

Oui. On s'est attaqué à une population fragile, en grande partie une population immigrée, qui éprouve des difficultés à connaître ses droits et à les faire valoir. On n'aurait pas osé mettre le même type de dispositif en place à Uccle ou à Watermael-Boitsfort.

C'est un travail de mémoire mais aussi un livre politique ?

J'aborde aussi les questions juridiques, comme le nÅ“ud du problème dans ce dossier, à savoir la loi, inique, de 1962 sur les expropriations d'utilité publique et d'extrême urgence. Elle suspend des droits constitutionnels et est tellement peu réglementée qu'elle autorise toutes les dérives.

Vous évoquez un coup de poker des autorités publiques.

Elles ont voulu mener un projet, sans en avoir les moyens, en spéculant que l'arrivée du TGV allait aiguiser l'appétit des promoteurs, générer de la plus-value et puis des charges d'urbanisme. La Région a privatisé le développement urbanistique du quartier en le confiant à une société anonyme, la SA Bruxelles-Midi, sans la doter de moyens pour le réaliser.

L'intention de Picqué était de lutter contre « la contagion de la pauvreté ». Vous y voyez une entreprise de stigmatisation.

Pour quelqu'un qui se dit de gauche et selon qui le progrès social doit bénéficier à tous, lutter contre la pauvreté, ce n'est pas détruire les maisons des pauvres et les chasser du quartier mais se battre pour qu'ils soient moins pauvres. Sauf à considérer, quand il parle de “contagionâ€, que les immigrés sont des gens qui produisent saleté et pourrissement du tissu urbain. Mais quand cette histoire a démarré, les étrangers n'avaient pas le droit de vote…

Sa politique censée mettre l'individu au centre des préoccupations serait une mystification ?

Oui. Charles Picqué et son entourage veulent être les maîtres de la dialectique et n'assument pas leurs responsabilités. Ils définissent ce qui est bon ou mauvais, qui est un spéculateur et qui ne l'est pas, qui est légitime ou pas.

Votre livre évoque un cumul malsain…

A qui vont bénéficier les rentrées financières (charges d'urbanisme, taxes bureaux…) ? À la commune de Saint-Gilles. Dès le départ, c'est une opération communale, qui est menée, à la Région, par le bourgmestre empêché de la commune. Ce n'est pas une opération d'intérêt régional. Il y a déjà, alors, surabondance de bureaux sur le territoire de la Région. Si on réfléchit au niveau régional, il n'y a pas de raison de détruire du logement pour construire du bureau pour accueillir des entreprises déjà sur le territoire de la Région. La confusion des pouvoirs est au cÅ“ur de cette histoire.

Vous évoquez aussi une étrange connivence avec certains promoteurs, comme Jean Thomas.

C'est étonnant : Jean Thomas est alors dans le consortium de promoteurs avec lequel Charles Picqué se dispute. Mais, à côté de la zone d'expropriation, le même Jean Thomas mène un projet, tout seul, et s'empare de 45 maisons en 7 ans sur un îlot d'habitat. La commune et la Région vont le récompenser en transformant l'affectation de l'îlot. Dans ce PPAS, le Fonsny II, dit de protection de l'habitat, on prévoit un îlot pour du bureau en disant qu'il va permettre de « protéger le reste de la zone du bureau « . C'est d'autant plus troublant que, à l'époque, le financement de partis est encore légal et que Jean Thomas ne cache pas ses sympathies pour le PS – il a d'ailleurs figuré sur les listes. Certains, au parlement et à la commune de Saint-Gilles, ont parlé de délit d'initié.
Posté par ul_saintgilles à 15:09 - QUARTIER MIDI - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2009

Occupation Place Morichar (Vidéos)

Télé Bruxelles Online (12 mai 2009) - Un immeuble occupé Place Morichar
Rtbf - Le JT de 19h30 (Lundi 11 mai 2009)
Occupation d'un ex-bâtiment des Finances par un collectif de sans-abri (Rtl-Tvi - Le Journal du lundi 11 mai 2009 à 19h00)
Les premiers instants de l'occupation Place Morichar - lundi 11 mai 2009 [Vidéo indépendante Joëlle Reynaud]
Posté par ul_saintgilles à 12:16 - OCCUPATION PLACE MORICHAR (VIDÉOS) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2009

Des familles avec enfants occupent actuellement l’ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles

INVITATION

Des familles avec enfants occupent actuellement l’ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles.

Ici se construit un lieu d’habitat pour des familles mal logées ou sans abri. Ce sera aussi une espace social et culturel.

Nous vous invitons à une journée portes ouvertes le dimanche 24 mai à partir de 11h00.

Diverses animations auront lieu et à 16h00 s’ouvrira un débat politique organisé par l’ONHU et le Syndicat des Locataires.

Nous vous attendons nombreux car c’est ensemble que nous pouvons changer les choses.
N’hésitez pas à apporter à boire et à manger.

Associations soutenant l’occupation:
CGAM, CRER, ONHU, Syndicat des Locataires, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles.
Posté par ul_saintgilles à 15:02 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le 123 Rue royale déjà 2 ans

À l'occasion de notre deuxième anniversaire nous avons le plaisir de vous inviter à nos commémorations qui se dérouleront le week end prochain Samedi 23 et Dimanche 24.05.09.
Samedi 23 Mai à partir de 14 hrs. Nous commencerons par ouvrir nos portes bien largement.
La maison sera ouverte et les habitants seront tous là pour vous servir de guide de leur demeure.
Vous pourrez visiter nos ateliers, disséminés au travers tous les étages.
Nous serons tous là pour vous recevoir et vous rencontrer, ce sera pour nous un grand moment que de vous voir venir et circuler dans cette maison qui continue à se construire chaque jour.
À partir de 20 hrs il nous faudra refermer doucement les portes des espaces habitation et un repas sera servi dans notre Foyer. Ensuite commencera la soirée, une série de concerts, différents groupes se produiront jusque tard dans la nuit. La nuit est un enfant disent certains.
Pour Dimanche la programmation est plus légère et nous vous invitons à une Jam à partir de 20 hrs.  Vous pourrez y venir avec votre instrument si vous voulez.
Posté par ul_saintgilles à 14:12 - OCCUPATION 123 RUE ROYALE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2009

350 sans-papiers place Saint-Lazare depuis samedi

3302Près de 350 sans-papiers occupent depuis samedi dernier un immeuble vide appartenant à Fortis place Saint-Lazare à Saint-Josse. Ils pourraient être rejoints par leur famille, ce qui porterait le nombre des occupants à plus de 500 personnes. Le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez, ne s'oppose pas à leur présence et la tolèrera tant qu'aucune solution alternative n'aura été proposée pour les prendre en charge, sauf s'il s'avère que la sécurité du bâtiment n'est pas assurée. Les pompiers se rendront sur place venderdi pour contrôler les conditions de salubrité du lieu.
Posté par ul_saintgilles à 19:07 - OCCUPATIONS SANS-PAPIERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2009

Manifestation pour le droit au logement

Environ 200 personnes environ ont manifesté dimanche à Bruxelles pour réclamer une meilleure politique de logement au cours de la prochaine législature régionale. Elles ont mis en exergue la situation des sans-papiers et dénoncé les agissements des marchands de sommeil. La manifestation est organisée par une série d'associations. Elles revendiquent notamment l'augmentation des allocations sociales et du salaire minimum, l'individualisation de tous les droits sociaux et la suppression du statut de cohabitant.
La diminution des loyers, l'encadrement du marché locatif, l'instauration généralisée du bail de 9 ans, l'octroi de davantage de moyens en faveur des maisons à basse consommation énergétique et la reconnaissance officielle des associations de locataires figuraient également au nombre des revendications. Les manifestants souhaitent encore que les responsables s'en prennent aux bâtiments vides, que l'on construise davantage de logements publics dans les communes et que l'on réinstaure la conciliation obligatoire devant le juge de paix en cas de conflit entre propriétaire et locataire.
Posté par ul_saintgilles à 18:26 - DROIT AU LOGEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Logement : « C’est vide, donc j’occupe »

Le Journal des Enfants - Vendredi 15 mai 2009
JDE_smallLogement : « C’est vide, donc j’occupe »
Depuis Lundi, 20 personnes, des familles avec enfants, se sont installées dans un immeuble vide à Bruxelles. IL n’y a pas assez de logements dans la ville. Explications.
Saint-Gilles est une des 19 communes de Bruxelles. De puis lundi, dans cette commune, un immeuble est occupé par une vingtaine de personnes. Celles-ci s’y sont installées car elles sont sans logement. L’immeuble occupé était vide et inutilisé depuis octobre 2008. Celui-ci appartient à une entreprise.
« Il y a au moins 15 000 immeubles (maisons, appartements) inoccupés à Bruxelles, explique José Garcia, du syndicat des locataires (association qui défend ceux qui louent leur habitation). Il y a aussi 2 millions de m² de bureaux vides. Les entreprises qui possèdent ces bureaux ne les utilisent pas. »
Pourquoi occuper un immeuble ?
Il manque de logements à Bruxelles. Il y a des listes de personnes qui attendent un logement social (logement à loyer réduit). « Il y a 30 000 demandes en attente, explique José Garcia. Et on peut y ajouter aussi les personnes sans abri, etc. En occupant l’immeuble à Saint-Gilles, on veut attirer l’attention des autorités sur ces problèmes de logement. C’est la Région (ici celle de Bruxelles-Capitale) qui fait les lois pour ce qui concerne l’état des logements, les loyers, etc. Mais les immeubles inoccupés ne sont pas réquisitionnés (pris par les autorités pour loger des personnes). Les autorités disent que les lois ne sont pas applicables (on ne peut pas s’en servir). »
La difficulté, c’est que les propriétaires se défendent en disant que c’est leur liberté de faire ce qu’ils veulent avec leur maison, même de la laisser inoccupée. « Il faudra 10 ou 20 ans pour construire des logements supplémentaires mais en attendant, il faut trouver une solution. »
Les familles qui se sont installées à Saint-Gilles risquent à tout moment d’être expulsées (mises dehors). Les associations qui soutiennent ces personnes espèrent trouver un accord avec le propriétaire.
M.-A. C.
Posté par ul_saintgilles à 16:44 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

« C’est vide, donc j’occupe »

« C’est vide, donc j’occupe. » Placardée sur la porte d’entrée, l’affiche ne souffre aucune équivoque. Les associations qui squattent depuis une semaine cet ancien immeuble des contributions sis place Morichar, à Saint-Gilles, comptent bien rester là. Passé le seuil, c’est un hall gigantesque qui se découvre. Au total, cinq étages et deux sous-sols. Vides. Çà et là, des chaises dépareillées, quelques fauteuils défoncés, des sacs de jouets. À l’entrée, Hannan boit son café. Les yeux cernés, la brune se fait taiseuse. C’est sa sÅ“ur qui nous raconte son histoire. « Depuis qu’elle est arrivée en Belgique, il y a sept ans, avec ses trois enfants, elle ne parvient ni à obtenir de papiers et encore moins à trouver un logement. » La famille survit au gré des hébergements, chez des amis, des bénévoles. Hannan vient d’avoir une promesse de régularisation, à condition de trouver un travail dans les 3 mois. Mais ces papiers ne régleront pas forcément la question du toit. « La problématique du logement ne touche plus seulement les pauvres et les sans-papiers », explique José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires.
Choukri, 48 ans, assure l’accueil. Après 17 ans passés chez Volkswagen, l’homme a perdu son emploi. Séparé de son épouse, l’homme vit dans un taudis à 450 euros par mois. Insalubre. Sa toux permanente trahit les nuits passées dans l’humidité. Ses quatre enfants, il leur ment souvent.
« Parfois, je leur fais croire que je suis trop occupé pour les accueillir, parce que j’ai honte. » Choukri et ses mômes font partie des trente familles inscrites pour occuper l’immeuble. Pourquoi pas davantage de personnes accueillies ? « Nous ne voulons pas en faire un squat. Trente familles seront accueillies, mais il y aura aussi des ateliers pour les jeunes artistes, une garderie, un espace culturel. » Pour l’instant rien n’est encore décidé. « Mais nous gardons espoir », souligne José Garcia.
Posté par ul_saintgilles à 15:22 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dans la rue pour ne pas rester à la rue

Bruxelles. Manifestation ce dimanche, pour l'accès au logement et la lutte contre les logements inoccupés.

Se loger décemment est un droit constitutionnel, pas une loterie. » C'est en battant le pavé, calicots à la main, que quelques centaines de manifestants ont répondu, ce dimanche, à l'appel lancé par les associations militant pour le droit à l'habitat pour tous.

Place de la Monnaie ou le long des grands boulevards, les marcheurs ont fait part de leur message touchant à l'accès à un meilleur logement mais pas seulement, l'accent étant également mis sur d'autres revendications comme la hausse des allocations sociales, l'individualisation des droits sociaux et la suppression du statut de cohabitant. Pour rappel, deux chômeurs ou allocataires émargeant au CPAS et vivant sous le même toit voient leurs déjà maigres revenus amputés.
Réclamées également, la diminution des loyers, la lutte renforcée contre les marchands de sommeil ou encore l'augmentation de 20 % de l'offre de logements publics dans toutes les communes mais aussi la traque aux immeubles inoccupés (lire ci-contre).
Par ailleurs, les revendications de la vaste plate-forme composée notamment par la FGTB, la CSC, l'Arau, Inter-Environnement et divers collectifs de défense du droit à l'habitat portent aussi sur l'instauration d'un loyer de référence sur la base de critères objectifs (surface, commodités, isolation). Et sur la taxation des loyers réellement perçus : le revenu cadastral n'a plus évolué en Belgique depuis 1975.

CHIFFRE CLE

15.000
En Région bruxelloise, on dénombre entre 15.000 et 30.000 logements inoccupés et près de 2 millions de m2 de bureaux déserts. Inacceptable !, jugent de nombreuses associations militant pour le droit au logement.
Posté par ul_saintgilles à 11:58 - DROIT AU LOGEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sans-Papiers délogés

sanspapiersportedehalBruxelles-Ville. Après avoir été évacués par la police samedi matin, les sans-papiers qui occupaient les bâtiments du Foyer bruxellois se sont regroupés à la porte de Hal. Si l'Union de défense des personnes sans-papiers (UDEP) a affirmé que des arrestations massives s'étaient déroulées, la Ville de Bruxelles a démenti. Outre les trois arrestations (deux administratives et une judiciaire) lors de l'évacuation, les forces de l'ordre ne sont plus intervenues au cours de la journée. En début d'après-midi, les sans-papiers ont investi les anciens bâtiments du journal Le Soir, rue Royale, avant de se rassembler finalement place Saint-Lazare, à Saint-Josse, dans un immeuble vide appartenant à Fortis. (avec Belga)
Posté par ul_saintgilles à 11:16 - OCCUPATIONS SANS-PAPIERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les sans-papiers délogés, brièvement à l’ancien Soir

Quelle ne fut pas notre surprise, ce samedi vers 16h30, en quittant la rédaction du Soir par la sortie arrière de la place de Louvain : de la porte condamnée de notre ancien immeuble contigu, sortait un groupe d’hommes, pendant qu’un autre refermait de l’intérieur la porte derrière eux. Précision : l’ancien siège de Rossel, propriétaire du Soir, est vide, et toutes ses ouvertures sont obturées, pour cause d’amiante. (Le bâtiment a été racheté par la Société belge des bétons, qui devait y installer son siège après de gros travaux de rénovation. Mais la SBB a décidé de revendre l’immeuble.)
Le tour du bloc vers l’entrée principale de la Rue Royale étant vite fait, il n ’y avait plus de doute : un calicot posé contre le mur, et un attroupement sur le trottoir laissaient deviner que les sans-papiers délogés ce samedi matin du Foyer bruxellois, avaient jeté leur dévolu sur le très grand bâtiment qui abrita Rossel depuis les années 30.
Accueillant un premier visiteur qui leur apprend qu’ils s’apprêtent à investir notre ancien siège, quelques interlocuteurs rient, un peu gênés, puis montrent le chemin en lançant « Alors bienvenue chez vous ! » Dans le hall obscur, plusieurs dizaines d’hommes, et quelques grands sacs contenant du linge épars çà et là. Et visiblement, une circulation déjà intense dans l’immeuble...
Mohamed, l’un des porte-parole, explique : « Ce matin, après nous être fait déloger par la police, nous nous étions d’abord rendus vers un bâtiment abandonné à côté de la porte de Hal. Mais la police s’y trouvait déjà, visiblement informée de notre intention. Nous sommes donc venus ici, rue Royale. » Comment savaient-ils que ce bâtiment était « disponible » ? « Nous savons, tout simplement : nous cherchons tout le temps, il faut bien que nous logions quelque part, nous repérons constamment des lieux possibles. »
« Mais vous devriez être prudents, avertissons-nous les squatters, il y a de l’amiante dans le bâtiment. » Sur ce , les mines s’allongent. Et alors que nous entamons une conversation avec Alex, un représentant de l’UDEP, une association d’aide aux sans-papiers, la foule entame un reflux vers la sortie de l’immeuble. Explication d’Alex : « C’est inutile que nous restions ici s’il y a de l’amiante. Car des problèmes de sécurité physique constituent un motif suffisant pour que la police nous en déloge sur le champ. Tandis que dans le cas d’un bâtiment qui ne présente pas de danger, les forces de l’ordre ne peuvent rien faire sans s’adresser d’abord au propriétaire : dans ce cas-là, dès que nous sommes dans l’immeuble, la procédure prend un certain temps, et nous pouvons nous installer. »
Et le groupe de se mettre en branle. Vers où ? « On ne le vous dira pas avant d’y être », répond dans un demi-sourire Alex.
Le squat n’aura pas duré longtemps. Pas assez même pour appeler le photographe de garde de la rédaction, afin d’immortaliser l’occupation de l’ancien immeuble du Soir...
Posté par ul_saintgilles à 11:07 - OCCUPATIONS SANS-PAPIERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les sans-papiers à la recherche d’un immeuble à occuper

Les 500 sans-papiers délogés du Foyer bruxellois ont été chassés de la Porte de Hal où ils s’étaient réunis - l’UDEP (Union de défense des personnes sans-papiers) a évoqué des arrestations violentes et massives, démenties par la Ville de Bruxelles. Ils ont ensuite brièvement occupé les anciens bureaux du Soir, rue Royale.
Lire aussi La réaction d'Annemie Turtelboom / Les sans-papiers délogés, brièvement à l'ancien Soir / Le communiqué de l'UDEP

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Deux personnes ont été arrêtées administrativement et une troisième a fait l’objet d’une arrestation judiciaire, a indiqué le porte-parole de la police bruxelloise. L’évacuation des bâtiments, qui a duré une heure, s’est déroulée sans incidents.

Deux femmes ont été arrêtées administrativement car elles auraient incité des sans-papiers à se rebeller. Une troisième personne a été arrêtée judiciairement après qu’un policier l’eut reconnue comme auteur présumé dans une affaire de mÅ“urs.
Les deux bâtiments, qui sont en cours de rénovation, avaient été mis à disposition du CASU et de Fedasil durant la période hivernale en vue d’accueillir des sans-abris et des demandeurs d’asile. Ceux-ci ont quitté les deux immeubles depuis la fin mars.
Le Foyer bruxellois avait pris contact avec le gestionnaire bruxellois du réseau de gaz Sibelga en vue de procéder à la coupure de l’alimentation en gaz des deux bâtiments par mesure de sécurité.

La Ville de Bruxelles dément les arrestations massives rapportées par l’UDEP

La Ville de Bruxelles a formellement démenti les arrestations massives rapportées samedi midi par l’Union de défense des personnes sans-papiers (UDEP) dans un communiqué de presse.
Outre les trois arrestations, deux administratives et une judiciaire, auxquelles a procédé la police samedi matin lors de l’évacuation des bâtiments du Foyer bruxellois, les forces de l’ordre ne sont plus intervenues au cours de la journée, a indiqué le porte-parole du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, Nicolas Dassonville.
« A la suite de l’évacuation du Foyer bruxellois, la police n’est plus intervenue et n’a plus procédé à des arrestations. Et il n’a pas été question de courses poursuites, de matraques ou de chiens », explique le porte-parole.
L’UDEP avait indiqué plus tôt dans la journée que des arrestations massives et violentes avaient eu lieu samedi midi à Bruxelles, alors qu’environ 200 sans-papiers s’étaient rassemblées à la Porte de Hal après avoir été évacuées par la police des bâtiments du Foyer bruxellois. « Il y avait un encadrement policier sur les lieux, alors que des négociations étaient en cours pour trouver un nouvel abri pour les sans-papiers, mais à aucun moment la police n’est intervenue », selon M. Dassonville.
Au cours de la matinée, près de 500 sans-papiers avaient été évacués des bâtiments du Foyer bruxellois, « à la suite d’un réquisitoire reçu du Foyer en ce sens », a précisé le porte-parole. Deux jeunes filles ont alors été arrêtées administrativement pour incitation à l’émeute et à la rébellion. Une troisième personne, faisant l’objet d’un mandat d’arrêt pour viol, a quant à elle été arrêtée judiciairement.
« Pour le reste, les 500 personnes ont quitté les lieux dans le calme, sans qu’un incident n’ait été à déplorer », a assuré le porte-parole de M. Thielemans.
Les négociations entamées avec M. Thielemans, et le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, pour trouver un nouvel abri aux sans-papiers n’ont pas abouti. « Nous leur avons avancé plusieurs propositions, mais aucune ne les a satisfaits. Les sans-papiers sont alors partis d’eux-mêmes annonçant qu’ils avaient trouvé une autre solution », a conclu M. Dassonville.
(D’après Belga)

Réactions d’Annemie Turtelboom

Ces occupations par des sans-papiers, ça vous laisse indifférente ?
Non, bien sûr, mais j'ai tellement d'occupations sur le dos. C'est toutefois un instrument de protestation légitime. Plus largement, je suis déçue qu'on n'ai toujours pas trouvé un accord sur la migration et l'asile.
Vous y êtes tout de même pour quelque chose, non, puisque vous en êtes la ministre ?!
[J'ai mis sur la table une circulaire en avril, sur les critères de régularisation pour les familles… J'ai toujours espéré qu'on trouve une solution.
[Quel est le problème alors pour trouver un accord politique ?
Si on demande trop, si on fait une lecture trop large de l'accord de gouvernement [de 2007], si trois partis sur cinq font une lecture différente de l'accord global, on restera bloqués. Le problème, c'est qu'il y a des partis qui ont trop promis à leurs électorats. Ce dossier est comme un oignon : tout le monde est d'accord sur le coeur, mais personne n'est d'accord sur les couches qui l'enveloppent.
Pensez-vous être en mesure de négocier cet accord pour mettre en application l'accord de gouvernement en la matière, après les élections régionales ?
Bien sûr, je ne demande que cela. Ce dont j'ai le plus besoin, c'est d'une atmosphère politique plus stable
JUREK KUCZKIEWICZ
Posté par ul_saintgilles à 11:05 - OCCUPATIONS SANS-PAPIERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2009

Chronique nomade - Saint-Gilles

15.05.09 - 04:45 C'est à Saint-Gilles, en région bruxelloise, que notre chroniqueur nomade a posé ses valises, ce matin...
Gardez bien ces chiffres en tête tandis que je vous lirai ma chronique, Pascal : il y a, en Région bruxelloise, environ 35000 demandes de logements non rencontrées et, au rythme actuel des constructions sociales, il faudrait cent ans, me dit José Garcia du Syndicat des locataires, pour résorber l'existant.
Hier, j'ai nomadisé à 300 mètres de chez moi, Pascal. Je vous ai déjà dit que le monde était partout. Alors, pourquoi pas non plus à 300 mètres de chez moi, sur cette place en pente douce qui s'appelle Morichar ? Au coin de cette place, il y a un immeuble qui abrita jusqu'il y a quelques mois le bureau des contributions directes de Saint-Gilles.
Sur la façade maintenant, il y a un calicot : « C'est vide, donc j'occupe » et sur la boîte aux lettres, celle-là même qui recevait ma déclaration fiscale, un plaisantin a affiché : « « Ici, on distribue directement vos impôts en logements ».
La réquisition a commencé lundi dernier. Quarante familles avec enfants y participent. Des mal logées, des expulsées, des sans abris, des sans papiers. Certaines sont déjà là. Et toutes les places déjà réservées. Tiens, voilà justement des postulants. Trois femmes, cinq enfants. La chose qui étonne, c'est le manque de valise. Ne cherchez pas les meubles non plus, Pascal, il n'y en a pas encore. Chez Soraya, 4 ans dans la rue, et son petit Abdel de 6 mois qui sont déjà installés dans 50m2, juste deux lits de camp. Pour le reste, on attend. On compte sur les gens.
En occupant ce lieu, ils croyaient benoîtement que l'ancien immeuble des impôts appartenait à l'Etat. Mais non, c'est à une société offshore basée au Panama, paradis fiscal. Vous auriez voulu écrire une fable postmoderne, Pascal, vous n'auriez pas fait mieux. Peut-être même n'auriez-vous pas osé cette rencontre radicale entre un Etat qui récolte les impôts et une société offshore qui ne veut pas en payer sous l'Å“il de ceux qui devraient en bénéficier.
Mais attendez, il y a un moment où la fable se transforme en parabole. Des tas de gens, ignorants du déménagement des contributions, grimpent encore les marches de l'accueil avec leur enveloppe brune à la main. On leur indique la nouvelle adresse. Aux plus embarrassés, on donne un coup de main. Thierry Balsat, secrétaire général de l'ONHU, ça veut dire Observatoire National de l'Habitat et de l'Urbanisme, a rempli ainsi une quarantaine de déclarations, ces derniers jours.
Et tout à coup, vous vivez un grand moment de gratuité. Une sorte de déclaration de citoyenneté directe. Ce qu'on appelle vraiment une contribution à la chose publique et au bien commun. La parabole alors est complète. Leurs impôts, en vérité, ils les ont déjà payés. Et leur loyer aussi, d'ailleurs. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.
Téléchargez le podcast en cliquant ici
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14 mai 2009

IAC: siège libéré par la police

Schaerbeek. La police de la zone de Bruxelles-Nord a libéré mercredi vers 19h45 le site d'IAC (distributeur officiel de Fiat en Belgique) de Meiser qui était occupé par des travailleurs depuis jeudi dernier. La direction avait obtenu de la Justice mercredi en fin d'après-midi une ordonnance d'expulsion qui a été signifiée aux occupants dans la soirée. La petite vingtaine de travailleurs qui occupaient les lieux ont tenté de bloquer les portes pour empêcher l'huissier d'entrer dans le bâtiment. Les policiers ont réussi à forcer l'accès et ont débarqué dans le showroom de l'entreprise. Les occupants n'ont opposé aucune résistance. (Belga)
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Occupation par 500 sans-papiers

Bruxelles-Ville. Quelque 500 sans-papiers occupent depuis jeudi matin à 7h deux bâtiments de la rue des Minimes appartenant au Foyer bruxellois. Les sans-papiers, qui sont d'origines marocaine, algérienne, tunisienne, africaine, afghane, indienne et pakistanaise réclament une régularisation de leur situation en Belgique. Les deux bâtiments occupés par les sans-papiers ont été mis à disposition du CASU et de Fedasil durant la période hivernale en vue d'accueillir des sans-abris et des demandeurs d'asile. Ceux-ci ont quitté les deux immeubles depuis la fin mars.
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500 sans-papiers occupent le Foyer bruxellois

Quelque 500 sans-papiers occupent depuis jeudi 7 h00 deux bâtiments du Foyer bruxellois, rue des Minimes. Ils réclament une régularisation de leur situation en Belgique.

Quelque 500 sans-papiers occupent depuis jeudi matin à 7 heures deux bâtiments de la rue des Minimes à Bruxelles appartenant au Foyer bruxellois. Les sans-papiers, qui sont d’origines marocaine, algérienne, tunisienne, africaine, afghane, indienne ou pakistanaise réclament une régularisation de leur situation en Belgique. Ils ont l’intention de mener des actions « politiques » en vue d’obtenir des papiers « au même titre que les ex-grévistes de la faim de l’ULB et la VUB », a indiqué l’Union de défense des sans-papiers (UDEP-Bruxelles), qui est à l’origine de cette nouvelle occupation.

Le Foyer bruxellois et la police sont venus constater jeudi matin l’occupation des lieux. Les deux bâtiments qui sont en cours de rénovation abritent 50 logements. Le Foyer bruxellois a pris contact avec le gestionnaire bruxellois du réseau de gaz Sibelga en vue de procéder à la coupure de l’alimentation en gaz des deux bâtiments par mesure de sécurité.
Le Foyer est propriétaire à la rue des Minimes de six immeubles sociaux devant faire l’objet de rénovation. Les travaux sont à l’arrêt depuis la faillite de l’entrepreneur mais un nouvel entrepreneur devrait être désigné officiellement pour la mi-juin.
Les deux bâtiments actuellement occupés par les sans-papiers ont été mis à disposition du CASU et de Fedasil durant la période hivernale en vue d’accueillir des sans-abris et des demandeurs d’asile. Ceux-ci ont quitté les deux immeubles depuis la fin mars.
L’UDEP déclare ne pas vouloir pénaliser les futurs locataires sociaux et souhaite occuper les lieux sans nuire aux futurs travaux.
Les deux premiers immeubles sont actuellement en chantier et les travaux de rénovation ont été suspendus en octobre dernier suite à la faillite de l’entrepreneur Moens. Les locataires des deux immeubles suivants, actuellement occupés par les sans-papiers, avaient déjà quitté les lieux depuis plusieurs mois en prévision aux futurs travaux. Les deux derniers immeubles sont eux toujours occupés.
Les deux immeubles squattés posaient des problèmes de sécurité au niveau du gaz mais aussi de l’installation électrique qui n’était plus conforme. La direction du Foyer bruxellois a visité les lieux jeudi avec un architecte afin d’évaluer les risques encourus par les nouveaux occupants et de dresser une liste de travaux à effectuer d’urgence.
L’Union de défense des sans-papiers avait prévu d’abriter initialement 300 sans-papiers dans les deux bâtiments mais elle s’attendait à devoir accueillir davantage d’occupants. Elle a tenté en vain jeudi de négocier pour occuper l’église des Minimes située à quelques dizaines de mètres des immeubles squattés. Des femmes et des enfants devraient rejoindre le premier groupe d’occupants à partir de dimanche.
« Certains grévistes de la faim de l’ULB et de la VUB vivant depuis quelques mois en Belgique ont obtenu des papiers alors que d’autres ici attendent une régularisation depuis des années. Et cela fait plus d’un an qu’il y a un accord gouvernemental mais la circulaire de régularisation n’est toujours pas sortie », a réagi Lindsay Piret, de l’UDEP-Bruxelles. Certains des occupants envisageraient de mener une grève de la faim.
(belga)
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12 mai 2009

Un immeuble occupé Place Morichar

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Plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de réquisitionner un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 laissé à l’abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s’agit de l’ancien immeuble des contributions directes. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer... L'objectif de cette occupation est d'offrir d’ici peu un toit à une trentaine de familles mal logées mais également de dénoncer le manque de logement à Bruxelles.
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Un immeuble vide occupé à Saint-Gilles

Une vingtaine de personnes occupent depuis le début de l’après-midi un immeuble inoccupé situé rue de Tamines à Saint-Gilles. Une demi-douzaine d’associations luttant pour le droit au logement soutiennent cette nouvelle occupation. « C’est vide, donc j’occupe » ou « Locataire en colère », peut-on lire sur des calicots placés sur la façade du bâtiment. Selon les initiateurs du projet d’occupation, l’immeuble occupé serait vide depuis octobre 2008. Il abritait les services des contributions directes. L’immeuble appartiendrait à un groupe financier international. La police s’est rendue sur place lundi après-midi, mais n’a pas délogé les occupants. Ceux-ci ignorent si le propriétaire du bâtiment a un projet en vue de réhabiliter l’immeuble qui abrite six niveaux et est équipé en eau, en gaz et en électricité. Le bâtiment serait occupé essentiellement par des familles sans-abri ou qui logeaient dans des habitations précaires voire insalubres.
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Une contribution au logement

LeSoir12052009Le Soir Mardi 12 mai 2009
Saint-Gilles / Occupation à Morichar
Une contribution au logement
UN TEMPLE DE LA FISCALITÉ transformé en abri de fortune pour les mal-logés. L’initiative ne manque pas de résonance.
Un ancien immeuble des contributions inoccupé depuis 5 à 6 mois. Un nouveau propriétaire dont le siège social est basé à Panama auquel s’intéresse de près l’école d’architecture St-Luc pour y regrouper ses activités. L’occasion était belle pour les associations qui militent en faveur du droit au logement de se rappeler au bon souvenir…
Lundi, une trentaine de personnes ont investi le bâtiment de 4 étages qui donne sur la place Morichar. Objectif: dénoncer là crise qui frappe les plus démunis et offrir un toit aux mal-logés et sans-abri. Stratégie: faire occuper les lieux par des familles avec enfants pour stigmatiser la précarité grandissante à Bruxelles.
L’opération, baptisée parles occupants « Mélodie en sous-sol », ressemble à l’occupation tempo raire du 103, boulevard de Waterloo, il quelques années. « Nous sommes prêts à accueillir des familles avec enfants, explique le secrétaire général du Syndicat des locataires José Garcia. Mais on veut que tout se passe bien, il nous faut des gens qui savent se tenir. » D’où l’obligation pour les candidats occupants de s’adresser aux associations plutôt que de se présenter spontanément : l’Union des locataires marollienne, l’Union des locataires de St-Gilles ou le Syndicat des locataires. « Il n’est pas exclu qu’on s’étende à d’autres en droits dès qu’on aura obtenu certaines garanties », prévient José Garcia.
La bourgmestre de Saint Gilles Martine Wille s’est rendue sur les lieux. Pour l’instant, elle exige juste qu’on occupe les lieux en bon père de fa mille, en assurant la sécurité et en évitant tout déborde ment sur l’espace public.
FRANCIS DUBOIS
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"C'est vide : on occupe"

Pour loger des familles, plusieurs associations ont envahi un bâtiment vide. Le hic, c'est qu'il est privé
BRUXELLES 13 h 30 ce lundi : l'opération Action pour le logement est lancée. Objectif : pénétrer dans le grand bâtiment de la place Louis Morichar, occupé jusqu'en octobre dernier par le ministère des Finances, section des contributions de Saint - Gilles. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer...
Autant de défenseurs des plus démunis qui se sont réunis hier en début d'après-midi dans le but de pénétrer coûte que coûte dans un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 histoire d'y loger des familles dans l'attente d'un logement social à Bruxelles. Oui mais voilà, toutes ces associations étaient convaincues, et ont convaincu les participants à l'opération, que cet immeuble qu'ils qualifient d'abandonné appartient à l'État.
"C'est un bâtiment public. Peut - être qu'entre-temps, le ministère des Finances l'a revendu à une grande banque, mais toujours est-il qu'il est laissé à l'abandon. C'est pourquoi nous le réquisitionnons", s'exclamait, juste avant de pénétrer dans le bâtiment, Thierry Balsat, le responsable de l'Onhu, l'Observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme.
Une fois à l'intérieur de l'immeuble, c'est face à deux architectes en train d'effectuer un audit que les protestataires se sont retrouvés. Ce qui ne les a pas empêchés d'envahir les lieux et d'organiser la suite des événements : "Dès ce soir, nous ferons entrer quelques familles avec enfants. Nous allons établir une liste que nous afficherons sur la porte pour donner la priorité aux familles avec enfants", annonce Thierry Balsat avant de préciser que 35.000 familles sont actuellement dans l'attente d'un logement social à Bruxelles.
Quant aux deux architectes interrompus dans leur travail et pour le moins surpris par cette intrusion forcée, ils ont précisé aux responsables des diverses associations que l'immeuble n'est pas un bâtiment public et ne l'a jamais été. L'État louait les lieux à un propriétaire privé, que les deux architectes ont immédiatement averti par téléphone de l'occupation des lieux.
Un immeuble qui ne serait pas non plus à l'abandon, les architectes étant là pour travailler sur un projet de réaménagement. Ce qui n'a pas du tout convaincu les squatters de faire demi-tour. Ils sont bien déterminés à abriter des familles derrière ces murs qu'ils disent malgré tout "abandonnés", et comptent d'ailleurs mener des actions similaires ailleurs.

Nawal Bensalem
© La Dernière Heure 2009

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union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54



Jeudi 4. Juin 2009  13:36

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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale Contactez l'auteur 1. PRÉSENTATION QUI...
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4. Juin 2009
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