bonjour;
J'ai trouver un article (www.aquadesign.be/news/article-2931.php)
ainsi qu'une formation par correspondance (cours minerve)
au "métier" d'auxiliaire de vie scolaire
(www.coursminerve.com/auxiliaire-de-vie-scolaire_41.php).
D'après ce que je vois, ils parlent de cette fonction comme d'un
vrai métier avec de l'avenir......."-Rappelons que, le métier
d'auxiliaire de vie est très valorisant et très recherché
actuellement dans le monde de l'emploi... Alors, si votre choix
professionnel est orienté vers le social et que ces requis font
partie de vos traits de caractère ou correspondent à votre niveau
scolaire, pourquoi ne pas vous investir dans ce métier qu'est celui
d'auxiliaire de vie scolaire ?-"....
Surprenant???
--- Dans auxiliairedeviescolaire@..., "Luc RENOUX"
<lrenoux@y...> a écrit
>
> LES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE - AVS
>
>
>
> PRÉSENTATION CRITIQUE DES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE
>
>
> LES AVS - Introduction critique : un engouement ambigu
>
> L'apparition des auxiliaires d'intégration scolaire, en 1998,
> inaugurait une nouvelle étape de l'intégration scolaire, celle de
> l'intégration scolaire bon marché. Bon marché non seulement parce
que
> les auxiliaires étaient sous-payés, mais parce qu'ils ne coûtent
rien
> (en postes) aux Inspections académiques ni aux DDASS.
L'intégration
> ordinaire demande aux Inspecteurs d'Académie et aux Directeurs des
> DDAS de prendre sur les dotations et sur les budgets qui leur sont
> alloués des moyens en personnels et en formation (1). Les
auxiliaires
> d'intégration ne sont pas inclus dans la dotation de la carte
> scolaire. On comprend l'engouement des responsables départementaux
> pour cette nouvelle forme d'aide à l'intégration.
> On manque de sessad, on ne forme plus d'enseignants spécialisés ?
> Qu'à cela ne tienne, il y a les auxiliaires d'intégration !
> Cette approche négative, toutefois, n'explique pas tout à elle
seule.
> Si les Auxiliaires d'Intégration Scolaire ont connu un succès
> immédiat c'est parce que, bien sûr, leur apparition répondait à un
> besoin mais aussi, nous semble-t-il, parce qu'elle correspondait à
> une évolution dans la façon de concevoir l'intégration scolaire.
>
>
> Un besoin
>
> Le besoin était réel et si le statut des Auxiliaires n'était pas,
dès
> leur origine, sans soulever quelques inquiétudes, leur intérêt
était
> indéniable, ils occupaient un créneau vacant, celui de
> l'accompagnement d'enfants handicapés moteur en vue de permettre
leur
> intégration scolaire. Sans eux, un certain nombre d'enfants
> n'auraient pas pu fréquenter les écoles. Et assez vite leur champ
> d'action a tendu à s'élargir bien au-delà du cadre du projet
initial,
> souvent à la demande ou sous la pression des parents et pour
pallier
> les carences des administrations (2).
> (2) Devenus Assistants d'Éducation/Auxiliaires de Vie Scolaire,
> leur statut est moins aléatoire et leurs missions sont mieux
> définies. Très tôt, les premiers Auxiliaires ont cherché à se
former,
> à se professionnaliser et se sont organisés en vue de donner à
leur
> statut une assise professionnelle et pérenne. Ils ont su se rendre
> incontournables.
>
>
> Une évolution de la scolarisation des enfants handicapé
>
> Mais l'apparition et le développement des AVS doivent être mis
aussi
> en liaison avec l'évolution plus générale de l'appréhension du
> handicap à laquelle nous assistons depuis quelques années,
évolution
> qui s'exprime notamment au niveau du vocabulaire. C'est ainsi que
par
> exemple on est passé de "l'intégration scolaire" à "la
scolarisation
> des enfants handicapés" et de "la personne handicapée" à "la
personne
> en situation de handicap".
>
> Avoir affaire à la personne handicapée, c'est chercher à mieux
> connaître les déficiences et les troubles inhérents à son handicap
> pour y apporter les réponses (thérapies, rééducations,
remédiations,
> etc.) les mieux adaptées et les plus efficaces. L'action des
> professionnels et des équipes soignantes se trouve centrée sur la
> personne handicapée. Prendre en compte la situation de handicap,
> c'est adopter un angle d'approche un peu différent, puisque c'est
> chercher à "aménager la situation" de la personne handicapée (3).
> (3) Janine Laurent-Cognet "La fonction d'auxiliaire de vie
scolaire
> (intégration individuelle) est-elle une fonction originale ?
Nouvelle
> Revue de l'AIS n° 30 , 2ème trimestre 2005, p 122
>
> De ce point de vue, la fonction d'Auxiliaire de Vie Scolaire
arrivait
> à point nommé. L'Auxiliaire ne se définit pas uniquement par le
fait
> qu'il est attribué à un enfant handicapé mais aussi par le lieu où
il
> exerce son activité, l'école. L'Auxiliaire a pour mission de
> permettre à l'enfant handicapé de trouver sa place et son statut
> d'écolier dans sa classe comme dans la vie de l'école, mais aussi
> bien de permettre à l'enseignant, aux camarades, à toute l'école
de
> l'accueillir dans les meilleures conditions, par exemple en
> facilitant les relations interactives et la communication.
> L'attention se porte certes sur les difficultés de l'enfant mais
> aussi sur ce qui fait difficulté à l'enfant (par exemple les
> contraintes de la discipline scolaire, de l'écriture ou de la
prise
> de parole en classe, etc.).
>
> On est sorti de la sphère de la prise en charge exclusivement
> médicale ou paramédicale. L'AVS a un rôle d'interface ou de
> médiateur. Il apparaît alors comme celui qui est le mieux placé
pour
> favoriser la scolarisation, puisqu'il est celui qui prend l'enfant
> comme il est et qui l'accompagne "en situation". Cette nouvelle
> fonction d'accompagnateur devient en quelque sorte emblématique de
la
> nouvelle intégration scolaire. On comprend l'attente et les
espoirs
> des parents.
>
> Mais cette nouvelle mission a ses exigences et ses limites et bien
> des questions relatives notamment à la formation des AVS et à leur
> statut restent posées. Nous en évoquons quelques-unes.
>
>
> La formation des AVS
>
> C'est d'abord aux enfants handicapés que les AVS ont à faire. Si
l'on
> s'en tient aux seuls besoins des enfants, la "formation
d'adaptation
> à l'emploi", comme on dit, devrait être extrêmement large, parce
que
> ces besoins sont variés. A l'AVS, on demandera aussi bien
d'établir
> un bon rapport avec l'enfant que de maîtriser les gestes de
portage
> et d'hygiène auprès d'un jeune handicapé moteur ou d'avoir quelque
> idée de l'aide à l'apprentissage auprès d'un enfant déficient
mental
> ou autiste. La question est alors de savoir jusqu'où peut aller
> l'attente du maître ou des parents vis à vis de l'AVS et donc
quelle
> doit être sa formation. Certains débats sur les listes de
diffusion
> montrent que des parents souhaiteraient que les AVS aient des
> compétences équivalentes à celles des éducateurs spécialisés.
> Les autres dimensions de leur fonction, dans leurs rapports à
> l'enseignant, aux parents, aux autres élèves, éventuellement aux
> autres professionnels, appelleraient aussi une réflexion
approfondie.
> Les échanges entre AVS, sur leurs propres listes de diffusion (4),
> laissent percevoir un certains malaise, par exemple dans les
> relations enseignant/parents/AVS : on éprouve le sentiment qu'un
> certain nombre d'AVS vont chercher auprès des parents la
> reconnaissance qu'ils ne trouvent pas dans l'école. D'autres
estiment
> que l'enseignant se décharge trop facilement sur eux de l'enfant
> handicapé (5). La question de la formation est inséparable ici de
> celle du statut : qui supervise le travail des AVS, dans quelles
> équipes sont-ils réellement insérés ?
>
> (4) Voir par exemple http://www.auxiliaire-vie-scolaire.fr.st/
ou
> http://www.avsi.forumactif.com Les sites et les forums ouverts par
> quelques-uns d'entre eux et sur lesquels ils échangent sont
> significatifs de l'ambiguïté de leur situation et des questions
> qu'ils se posent.
>
> (5) "Au fond, c'est moi qui fais la classe à l'enfant" écrit une
> AVS…
>
>
> Le statut des AVS
>
> Le projet d'intégration d'un enfant est un projet partenarial :
> comment l'AVS s'insère-t-il dans cette action commune ? S'y insère-
t-
> il vraiment, ou n'est-il pas condamné, par son statut, à ne rester
> qu'un un acteur plus ou moins marginal ?
>
> Récemment, intervenant sur la liste de diffusion "autisme", Gérard
> Griffon insistait sur le fait que dans une classe accueillant des
> enfants autistes, l'adaptation nécessaire de l'environnement ne
> pouvait pas être le fait du seul AVS mais qu'elle devait être
l'œuvre
> de toute une équipe (6).
>
> (6) "Une scolarisation d'enfant avec autisme ne peut uniquement
> être soumise à la présence ou non d'un ou une AVS car l'adaptation
à
> la foire aux stimuli que représente une classe ordinaire dans une
> école ordinaire ne dépend ni de l'instit, ni de l'AVS, ni de la
bonne
> volonté ou de la formation d'un des protagonistes pris séparément,
> mais de la volonté de toute l'équipe élargie (...).
>
> En d'autres termes, si toute l'équipe joue le jeu de
l'intégration,
> le problème est bien près d'être résolu. C'est ce qu'on constate
par
> exemple dans les classes où un service de soin (sessad ou hôpital
de
> jour) intervient de manière régulière et continue dans la classe
et
> dans l'école. Et l'on peut penser qu'effectivement, pour
développer
> l'intégration scolaire, la première chose à faire est de
développer
> l'action de ces services dans le sens d'une plus grande
implication
> dans l'aide à la scolarisation des enfants handicapés. Quitte à
> adjoindre à ces services, dans ce but, des auxiliaires dont la
> présence pourrait s'avérer utile pour des tâches qui n'exigent pas
> une formation spécialisée et qui ne nécessitent pas de monopoliser
> des personnels plus qualifiés.
>
> Mais c'est une option différente qui a été retenue, sans doute
parce
> qu'elle était la plus économique, peut-être aussi parce que les
> services existants, trop centrés exclusivement sur l'enfant,
> n'étaient pas suffisamment sensibles à ces nouveaux besoins. On a
> donc créé une nouvelle fonction et un nouveau corps d'Auxiliaires
de
> Vie Scolaire, en espérant sans doute que si la scolarisation des
> enfants handicapés est le travail de toute une équipe, l'injection
> d'un nouveau membre, ou d'une nouvelle fonction, contribuerait à
> impulser, de proche en proche, une dynamique en ce sens ?
>
> Encore faudrait-il leur en donner les moyens, non seulement au
niveau
> de la formation, mais par un statut reconnaissant leur place
relative
> dans le processus de scolarisation de l'enfant, définissant les
> frontières de leur action et facilitant ainsi leurs rapports
> institutionnels avec les enseignants, avec les autres partenaires
de
> l'intégration de l'enfant et avec les parenrts. Or le bon
équilibre
> n'est pas simple à trouver, car comme nous l'avons noté, les AVS
> marquent une volonté de rupture avec les structures
traditionnelles
> de l'aide aux enfants handicapés... Mais actuellement, ils n'ont
> aucun lien du côté des services de soins et ils ne sont pas
> réellement intégrés à l'éducation nationale, où leur rattachement
> reste exclusivement administratif : ils n'ont pas de supérieur
> hiérarchique, ni lieu institutionnels d'échange sur leur pratique
et
> de concertation, ils sont largement laissés à eux-mêmes. Sans
parler
> de l'insuffisance des formations. Bien souvent, ils portent plus
ou
> moins solitairement le poids de la situation de handicap en milieu
> ordinaire. Le "groupe départemental" des AVS, qui apparaît
> actuellement comme un simple bureau de planification du travail et
> non pas comme un véritable dispositif départemental d'animation en
> vue d'institutionnaliser un partenariat où les AVS ont leur place,
> pourrait peut-être être appelé à jouer un rôle déterminant. Et
puis
> il faudrait sortir leur statut de son actuelle précarité !
>
>
> Conclusion
>
> En tout cas, il ne suffit pas de mettre des AVS à côté des enfants
> pour réaliser "l'école pour tous", comme on aime à dire. Encore
faut-
> il veiller à ce qu'ils ne travaillent pas de manière isolée mais
au
> contraire en liaison institutionnelle avec les enseignants et avec
> les autres professionnels qui suivent l'enfant.
>
> Une pétition lancée par le FNASEPH le 12 octobre 05 exprime un
> certain nombre de craintes quant au fonctionnement des AVS. Voir
> http://www.snuipp.fr/article2711.html En voici quelques extraits :
> Le dispositif des Auxiliaires de Vie Scolaire (...) relève depuis
> 2003 de la responsabilité du ministère de l'Education nationale.
> Les associations, les organisations syndicales, ainsi que la
plupart
> des acteurs de l'éducation se battent pour une meilleure formation
> des AVS, une plus grande professionnalisation de la fonction, un
> encadrement effectif des services départementaux d'AVS, la
> reconnaissance du statut de ces personnels.
>
> Elles ont obtenu en juillet 2004 la publication d'une circulaire
> ministérielle précisant les conditions d'intervention, de
recrutement
> et de formation des AVS.
>
> Aujourd'hui, nous faisons le constat que :
> - la circulaire de juillet 2004 n'est toujours pas appliquée,
> - le nombre d'AVS reste insuffisant pour répondre aux besoins
> d'accompagnement des élèves en situation de handicap (...)
> - les services départementaux ne sont pas dotés des moyens
adéquats,
> - la formation est inégalement assurée,
> - les pratiques académiques ne sont pas harmonisées.
>
> Par ailleurs, si les 8000 emplois vie scolaire annoncés (...) ne
> sauraient palier le manque d'AVS, ni s'y substituer.
> Cela constituerait indéniablement une régression en matière de
> qualification et de statut (...)
>
> Associations et organisations syndicales de l'éducation
signataires :
> AAD-ALPC-ANPEA-APF-Autisme France-FAIT21- FGADPEP-FNASEPH-
> SESAMEAutisme-UNAPEI / UNSA Education -SE UNSA- SGEN CFDT-SNUipp
FSU-
> SNES FSU-
>
> http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page791.htm
>