Siberian students throw tomatoes at NATO representative
Des étudiants sibériens lancent des tomates aux représentants de l'OTAN
Un groupe d'étudiants de l'université de Novosibirsk a lancé des tomates sur les chefs du bureau d'informations de l'OTAN, qui étaient venu à leur institution pour donner une conférence. Les étudiants ont lancé des slogans tels que "Bush, va-t'en", et "Honte aux USA".
Les représentants du bloc militaire ont toutefois poursuivi leur speech, après avoir dit à l'auditoire que l'OTAN ne prend pas d'action militaire en Irak, et que lui-même il était Allemand, et non Américain. Les étudiants qui avaient jeté des tomates ont été emportés hors de la salle.
A group of students of the Novosibirsk University threw tomatoes at the head of NATO’s information bureau, who came to their institution to give a lecture. The students held slogans like “Bush, turn back!”, and “Disgrace to the USA!”. The representative of the military bloc, however continued his speech after telling the audience that NATO is not taking military action in Iraq and he himself was a German, not an American. The students who threw tomatoes were taken out of the hall. //ITAR-TASS
Les pays membres de l'OTAN sont avant tout placés dans l'obligation de respecter la charte des Nations Unies; celle-ci condamne clairement toute agression, et permet la légitime défense du pays agressé. Nous ne pouvons pas 'défendre' un agresseur sans être automatiquement complice de l'agression.
Mais complice nous le sommes déjà, "nous", membres de pays européens 'qui s'opposent à la guerre', en ouvrant l'espace aétien pour des raids contre l'Irak, et en autorisant le transport des troupes qu vont mener la busherie.
Les réactions de ces pays qui-s'opposent-à-la-guerre à l'agression flagrante ont été consternantes et scandaleuses: Chirac "regrette" cette action et souhaite que "ces opérations" soient les plus rapides possible - autrement dit, qu'il n'y ait pas de résistance irakienne aux "opérations". Schroeder a appelé à "mettre fin aussi rapidement que possible" à ces opérations militaires (cad :voeux de "victoire" rapide des USA) Mais la "substance des relations" germano-américaines n'est "pas en danger", a-t-il dit! Même ton chez le premier ministre belge Verhofstadt : "Nous sommes profondément déçus ":Et de déplorer l'attitude de ...Saddam Hussein!!, qui aurair dû se plier à l'ultimatum. Pas un qui ne dise : "Nous condamnons cette agression illégitime, qui viole la charte des Nations-Unies."
jeudi 20 mars 2003, 19h22
Le Parlement turc autorise le survol du territoire par l'aviation américaine
ANKARA (AP) - Quelques heures après les premières frappes menées par les Etats-Unbis contre Bagdad, le Parlement de Turquie a autorisé jeudi l'armée américaine à utiliser l'espace aérien turc dasn le cadre de ses opérations de guerre contre l'Irak.
Cette mesure, soutenue par le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan et approuvée par 332 voix pour, 202 contre et une abstention par les députés turcs, permettra aux appareils américains basés en Europe ou aux Etats-Unis de survoler la Turquie pour lancer des frappes contre l'Irak.
Les Etats-Unis pourront aussi se servir de l'espace aérien pour transporter des troupes dans le nord de l'Irak ou apporter du matériel dans cette région.
L'aviation américaine ne pourra toutefois pas utiliser les bases aériennes turques ou se rapprovisionner en carburant sur le sol turc. Il lui sera ainsi impossible de faire usage des 50 avions dont elle dispose sur la base d'Incirlik (sud-est de la Turquie) et qui servaient jusqu'alors à patrouiller la zone d'exclusion aérienne du nord de l'Irak.
Les parlementaires turcs se sont également prononcés en faveur d'une possible intervention de leurs troupes dans le nord de l'Irak, ce dont les Kurdes irakiens qui contrôlent cette zone ne veulent pas entendre parler.
Au prix d'énormes pressions, renforcées par l'urgence de la situation, les Etats-Unis obtiennent de leur allié turc, seul membre musulman de l'OTAN, le minimum qu'il pouvait leur offrir. Washington avait auparavant échoué à faire accepter par le Parlement le déploiement de 62.000 GIs sur le territoire turc, afin d'ouvrir un front au nord de l'Irak.
En dépit de l'écrasante majorité que représentent en Turquie les opposants à la guerre, les autorités d'Ankara craignaient qu'un refus opposé au survol des avions américains n'endommage gravement les relations avec Washington.
"Espérons que ce sera bon pour notre pays et pour notre peuple", a déclaré le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, après le vote du Parlement. "Les résultats sont conformes à ce que nous attendions."
Quant à savoir quand l'espace aérien turc sera ouvert aux aéronefs américains, M. Erdogan a indiqué que l'information sera diffusée "ultérieurement".
Le Premier ministre craignait également que l'unité de sa formation politique, le Parti de la justice et du développement (islamiste), n'ait à souffrir de ce second vote, ses membres étant très partagés sur la question.
Dans la matinée, le président turc Ahmet Necdet Sezer avait résumé l'opinion de ses concitoyens en qualifiant les frappes américaines sur Bagdad d'"action unilatérale". A ses yeux, toute intervention militaire contre l'Irak devrait bénéficier d'une "légitimité internationale".
jeudi 20 mars 2003, 15h07
L'OTAN s'engage à défendre la Turquie en cas d'attaque irakienne
BRUXELLES (AP) - Quelques heures après le début des frappes américaines contre Bagdad, les membres de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique-Nord) ont annoncé qu'ils s'engageaient à défendre la Turquie en cas d'attaque irakienne.
"S'il y a une attaque contre la Turquie, l'OTAN remplira ses obligations en vertu du traité de Washington", a indiqué l'Alliance atlantique, citant le traité fondateur de l'OTAN, qui stipule qu'une attaque contre un pays membre est considérée comme une agression visant l'ensemble des 19 pays alliés.
Selon le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, les alliés "ont exprimé leur détermination à continuer d'assumer les obligations imposées par le traité vis-à-vis d'un pays membre en danger".
L'OTAN a toutefois souligné que le déploiement actuel d'unités d'experts en Turquie était "une mesure purement défensive qui reste strictement séparée des autres opérations militaires dans la région."
L'Alliance atlantique ne joue pas un rôle militaire direct dans le conflit en Irak, mais elle a envoyé des unités d'experts, des avions de surveillance AWACS, des batteries anti-missiles et de l'équipement pour aider la Turquie -seul membre de l'Alliance voisin de l'Irak- à se défendre en cas d'attaque.
Lord Robertson a précisé jeudi que l'OTAN avait renforcé les conditions d'engagement des unités présentes en Turquie, pour s'assurer que "nos forces accompliront effectivement leur mission, quelles que soient les circonstances."
Les ambassadeurs des 19 pays membres de l'Alliance devaient également s'entretenir jeudi avec les représentants des 27 pays de l'Europe et de l'Asie centrale partenaires de l'OTAN, dont la Russie.
La perspective d'une guerre en Irak menée par les Etats-Unis a profondément divisé les alliés au cours des dernières semaines. A la mi-février, après une semaine de négociations difficiles, l'OTAN avait finalement approuvé le principe d'une aide militaire préventive à la Turquie en cas de guerre en Irak, une proposition rejetée par la France, la Belgique et l'Allemagne. AP
Le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, a déclaré ce mardi que ce qui va arriver dépend de Saddam Hussein.
En echo donc à notre pacifiste de comédie Louis Michel : "Je pense que maintenant il reste encore aux autorités irakiennes d'assumer pleinement leurs responsabilités et s'en aller et faire en sorte que cette guerre ne soit pas nécessaire. "
NATO chief says Saddam responsible for what happens next
Brussels, March 18, IRNA -- NATO Secretary General George Robertson said Tuesday that what happens next in Iraq depends on Iraqi President Saddam Hussein.
« The decision as to what happens next is essentially a decision that will be taken in Baghdad. What happens next is up to Saddam Hussein,» Robertson told reporters in Brussels after meeting Ukrainian Prime Minister Viktor Yanukovitch.
US President George Bush last night gave Saddam Hussein a 48-hour ultimatum to go into exile or face military action.
La Belgique laissera finalement Washington utiliser son espace aérien
BRUXELLES (AP) - Le premier ministre belge Guy Verhofstadt a déclaré mardi que la Belgique autoriserait finalement les Etats-Unis à utiliser son territoire pour des transports militaires même si Washington déclenchait une guerre contre l'Irak sans l'aval de l'ONU.
Ces propos du chef du gouvernement belge contredisent ceux de son ministre de la Défense André Flahaut dans un entretien à un journal local.
Au cours des dernières semaines, l'armée américaine a transporté du matériel militaire de ses bases allemandes vers le Moyen-Orient, en passant par le port belge d'Anvers. M. Flahaut a déclaré ce week-end qu'il n'autoriserait plus de tels transits ou l'utilisation de l'espace aérien belge, si les Etats-Unis s'engageaient dans une guerre contre l'Irak sans l'approbation de l'ONU.
Mais M. Verhofstadt a assuré mardi qu'honorer les obligations belges vis-à-vis de Washington était la meilleure manière de montrer son mécontentement à l'administration Bush. "Les Etats-Unis ne travaillent pas dans le cadre (du droit) international. La meilleure façon de mettre l'accent sur cela est de s'assurer que nous, nous le faisons", a-t-il déclaré.
Selon les termes des accords bilatéraux de défense et le traité de l'Atlantique-Nord (OTAN), la Belgique se doit de laisser les Etats-Unis utiliser son territoire pour effectuer des transports militaires. AP
Quelle réthorique absurde ! "Travailler dans le cadre du droit international", cela doit être évidemment avant toute chose ne pas accorder la moindre l'assistance à une agression, en terme de droit international comme de droit tout court, cela s'appellerait de la complicité. Les traités de l'OTAN sont explicitement dépendant de ceux des Nations-Unies; secrets ou non, ils ne peuvent en aucune façon être invoqués pour leur violer ceux-là.
Informer votre entourage qui ne possède pas Internet, imprimer le et le diffuser.
Le lundi 24 février 2003 à 20h réunion du
COMITE SURVEILLANCE DE L’OTAN
Chaussée de Boondael, 210
1050Bruxelles (Ixelles)
Le 15 février, le 15 mars la Belgique a dit NON à la guerre , NON aux USA, NON à Bush, NON à Blair, consorts et valets. La Belgique participe indirectement à cette guerre que ce soit avec l’OTAN ou avec les USA, en envoyant des soldats en Afghanistan(comme précédemment au Kosovo) pour libérer les GI pour qu’ils puissent rejoindre le gros des troupes américaines qui vont agresser l’Irak.
NON aux transports par trains du matériel de guerre américain d’Allemagne sur Anvers.
NON au bivouac des GI près d’Anvers.
Nous n’avons pas gagné la Paix mais la conscientisation du peuple belge à prouver que le combat pour la liberté est grandissante. L’OTAN est partout mise en cause, cet appareil militaire est uniquement à la disposition de la politique américaine. L’OTAN a pu apparaître pour beaucoup de gens un organisme qui apportait la Paix la sécurité, l’OTAN s’est dévoilée comme un horrible appareil de guerre. Louis Michel ainsi que l’Allemagne et la France ont dû capituler face aux exigences de L’OTAN montrant la soumission de l’Europe à Washington.
Nous sommes au début d’un dur combat pour nous libérer de la puissance Yankee, nous continuerons le combat sans arrêter.
« Le ver est dans le fruit ! » Des grandes manifestations contre la guerre ont lieu au USA, à Washington plus de 500.000 personnes ont clamé leur refus de cette ignominie. Les municipalités de nombreuses grandes villes dont New York ont voté leur opposition à la guerres. Les médias, les instituts de sondages essaient de manipuler la population en faisant croire qu’il y a majorité écrasante pour la guerre, la réalité apparaît tout autre !
Il est prévu une manifestation à Bruxelles de protestation le jour du déclenchement de la guerre devant l’ambassade des USA (coté de l’avenue des Arts) ; en province les manifestations auront lieu devant les maisons communales.
Turquie: de hauts responsables souhaitent un feu vert à la présence de soldats américains sur le sol turc
ISTANBUL (AP) - De hauts responsables militaires et politiques turcs ont appelé lundi le gouvernement à agir de toute urgence pour que la présence de soldats américains soit autorisée sur le sol turc.
Cet appel a été annoncé à l'issue d'une réunion qui rassemblait des dirigeants du nouveau gouvernement, le président Ahmet Necdet Sezer et plusieurs généraux.
A plusieurs reprises, les Etats-Unis ont exhorté le gouvernement turc à soumettre de nouveau au Parlement un texte autorisant la présence de soldats américains sur son sol.
"Une décision unanime a été prise (...) sur le fait qu'il fallait avancer de toute urgence", a déclaré Tacan Ildem, porte-parole présidentiel après la réunion.
"Notre gouvernement procédera à l'évaluation nécessaire sans plus attendre", a-t-il ajouté alors qu'il était interrogé sur la date à laquelle le Parlement pourrait examiner une nouvelle motion.
Le gouvernement turc a tardé pour soumettre une nouvelle motion et le nouveau Premier ministre Recep Tayyip Erodgan a indiqué qu'il faudrait au moins attendre une autre semaine pour un autre vote sur un déploiement. AP
Les membres du gouvernement belge viennent de se prononcer courageusement contre le transit des troupes et du matériel US vers le port d'Anvers... maintenant que ce transit est terminé !! Les élections ont lieu dans un mois.
Le ministre de la défense évoque des "conventions de l'OTAN" qui auraient autorisé ce transit. De quelle convention précise est-il question, qui exigerait la complicité préventive à une agression annoncée depuis des mois ? Le ministre de l'intérieur n'a lui pas hésité à violer la loi pour interdire toute manifestation à Anvers dirigé contre ces transports militaires.
"Le ministre de l'Intérieur a autorisé la police fédérale à violer, le 1er mars, une propriété privée, à savoir le local paroissial de Melsele. La loi du 5 août 1992 permet aux forces de police de contrôler exclusivement les lieux publics. Le ministre de l'Intérieur a fait procéder à l'arrestation de 130 manifestants pour la paix qui devaient décider des modalités de la promenade prévue aux environs des voies de chemin de fer. La décision d'occuper les voies ferrées n'avait pas encore été prise et devant un tel déploiement des forces de police il est peu probable qu'elle aurait été programmée. La police s'est comportée vis à vis des manifestants comme s'ils étaient des terroristes qui menaçaient la sécurité publique."
Le premier ministre serbe était un larbin méprisé de l'Ouest, dont les réformes économiques avaient apporté la misère
Les hommages à Zoran Djindjic, le premier ministre serbe assassiné, ont coulé à foison. Le président Bush a montré le chemin, louant son "puissant leadership", tandis que le porte-parole du gouvernement canadien encensait un "herault de la démocratie", et Tony Blair parlait de l'énergie que Djindjic avait consacré à "réformer la Serbie".
Dans les obituaires des journaux occidentaux, Djindjic a presqu'universellement été acclamé comme un ex-étudiant agitateur qui a courageusement mené un soulèvement populaire contre un dictateur tyrannique, et s'était efforcé de conduire son pays dans une nouvelle ère démocratique.
Mais au-delà cette version CNN de l'histoire mondiale, la carrière de Zoran Djindjic ressemble à quelque chose d'assez différent. Ceux qui s'opposent à la doctrine du changement de régime devraient se rappeler que l'Irak est loin d'être le premier pays où les USA et les autres gouvernements occidentaux ont essayé de machiner la destitution d'un gouvernement qui ne convenait pas à leurs intérêts stratégiques. Il y a trois ans, c'était au tour de la Yougoslavie de Slobodan Milosevic.
Dans sa récente biographe de Milosevic, Adam LeBor révèle comment les USA ont versé 70 millions de $ dans les coffres de l'opposition serbe dans ses efforts pour chasser le leader yougoslave en 2000. Sur ordre de la Secrétaire d'état Madeleine Albright, un Bureau US des Affaires Yougoslaves fut secrètement mis sur pied pour aider à organiser le soulèvement qui balayerait Milosevic du pouvoir.
En même temps, il y a des preuves que des groupes de la pègre, contrôlés par Zoran Djindjic et liés aux services secrets US, ont mené une série d'assassinats de partisans clé du régime de Milosevic, dont le ministre de la défense Pavle Bulatovic et Zika Petrovic, chef des de la compagnie aérienne yougoslave.
Avec 'Slobo' et son parti socialiste finalement écarté, les USA ont obtenu le gouvernement "réformiste" qu'ils désiraient. Le nouveau président Vojislav Kostunica a reçu les honneurs, mais c'était l'homme du State Department, Zoran Djindjic, qui tenait les leviers du pouvoir - et il n'a certainement pas laissé tombé ses sponsors de Washington.
La première priorité fut de s'embarquer dans un programme de "réformes économiques" - terme 'nouvel-ordre-mondial' pour désigner la vente des biens de l'Etat à des prix bradés aux multinationales occidentales. Plus de 700.000 entreprises yougoslaves étaient restées propriété publique, et la plupart étaient toujours contrôlées par des comités d'administration constitué d'employés de l'entreprise, avec seulement 5% du capital appartenant au privé. Les compagnies pouvaient seulement être vendues si 60% des parts étaient allouées aux travailleurs.
Djindjic a rapidement agit pour changer la loi, et la grande braderie pouvait alors commencer. Après deux années dans lesquelles des milliers d'entreprises publiques ont été vendues (beaucoup à des compagnies de pays qui avaient pris part au bombardement de la Yougoslavie de 1999), le rapport du mois passé de la Banque Mondiale fut prodigue en louange au gouvernement de Djindjic, et en "engagement des banques internationales dans le processus de privatisation"
Mais ce n'était pas uniquement les biens de l'Etat que Djindjic avait été sommé de vendre. Milosevic devait partir aussi, contre une promesse de 100 millions de $, même si cela signifiait de le kidnapper en violation de la loi Yougoslave, et de l'envoyer par jet de la RAF à La Haye pour un procès-spectacle financé par les USA. Lorsqu'un homme a vendu les biens des son pays, son ex-président et ses principaux rivaux politiques, qu'est-ce qu'il y a d'autre à vendre? Seulement le pays lui-même. Et en janvier de cette année, Djindjic a justement fait cela. En dépit de l'opposition de la plupart de ses citoyens, le "hérault de la démocratie" a suivi les exigences de la "communauté internationale", et après 74 années le nom de Yougoslavie a disparu de la carte politique. Le but stratégique de son remplacement par une série de protectorats faibles et divisés, avait finalement été atteint.
Parfois, cependant, même les plans les mieux exécutés vont de travers. En dépit des éloges de l'Occident, peu de gens se désoleront de la mort de Djindjic en Serbie. La grande majorité des Serbes se rappellera de lui comme d'un traître qui s'est enrichi en vendant son pays à ceux qui avaient menée contre lui une guerre aussi impitoyable juste quelques années plus tôt. Les réformes tellement louées de Djindjic ont conduit à la hausse des prix, le chômage s'est accru dramatiquement à plus de 30%, les salaires réels sont tombés de plus de 20%, et plus de deux tiers des Serbes vivent à présent en-dessous du seuil de pauvreté.
On ne sait toujours pas qui est l'auteur des coups de feu qui ont tué Zoran Djindjic. Il est vraisemblable que c'était une opération de la pègre, ses liens avec le crime organisé l'ayant finalement attrapé. Mais, aussi dur que cela puisse parraître, il y en a beaucoup en Serbie qui auraient volontiers appuyé sur la gâchette. Lors d'une récente visite à Belgrade, j'avais été frappé non seulement par le niveau des difficultés économiques, mais aussi par la haine que presque tout le monde que j'ai rencontré ressentait envers leur premier ministre, dont la popularité était tombée dans les sondages à moins de 10%.
La leçon à tirer de Serbie pour les changeurs de régime en série d'aujourd'hui est simple : Vous pouvez essayer de soumettre un peuple par des sanctions, par la subversion et par les bombes. Vous pouvez, si vous voulez, renverser des gouvernements qui vous déplaisent et chercher à imposer votre volonté en installant un Hamid Karzai, un Général Tommy Franck, ou un Zoran Djindjic pour agir comme un consul impérial. Mais n'imaginez pas que vous pouvez alors forcer un peuple humilié à leur rendre hommage.
Neil Clark est en train d'écrire un livre sur l'histoire récente de la Yougoslavie.
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The quisling of Belgrade
The murdered Serbian prime minister was a reviled western stooge whose economic reforms brought misery
Neil Clark
Friday March 14, 2003
The Guardian
Tributes to Zoran Djindjic, the assassinated prime minister of Serbia, have been pouring in. President Bush led the way, praising his "strong leadership", while the Canadian government's spokesman extolled a "heralder of democracy" and Tony Blair spoke of the energy Djindjic had devoted to "reforming Serbia".
In western newspaper obituaries Djindjic has been almost universally acclaimed as an ex-student agititator who bravely led a popular uprising against a tyrannical dictator and endeavoured to steer his country into a new democratic era.
But beyond the CNN version of world history, the career of Zoran Djindjic looks rather different. Those who rail against the doctrine of regime change should remember that Iraq is far from being the first country where the US and other western governments have tried to engineer the removal of a government that did not suit their strategic interests. Three years ago it was the turn of Slobodan Milosevic's Yugoslavia.
In his recent biography of Milosevic, Adam LeBor reveals how the US poured $70m into the coffers of the Serb opposition in its efforts to oust the Yugoslav leader in 2000. On the orders of Secretary of State Madeleine Albright, a covert US Office of Yugoslav Affairs was set up to help organise the uprising that would sweep the autocratic Milosevic from power.
At the same time, there is evidence that underworld groups, controlled by Zoran Djindjic and linked to US intelligence, carried out a series of assassinations of key supporters of the Milosevic regime, including Defence Minister Pavle Bulatovic and Zika Petrovic, head of Yugoslav Airlines.
With Slobo and his socialist party finally toppled, the US got the "reforming" government in Belgrade it desired. The new President Vojislav Kostunica received the bouquets, but it was the State Department's man, Zoran Djindjic, who held the levers of power - and he certainly did not let his Washington sponsors down.
The first priority was to embark on a programme of "economic reform" - new-world-order-speak for the selling of state assets at knockdown prices to western multinationals. Over 700,000 Yugoslav enterprises remained in social ownership and most were still controlled by employee-management committees, with only 5% of capital privately owned. Companies could only be sold if 60% of the shares were allocated to workers.
Djindjic moved swiftly to change the law and the great sell-off could now begin. After two years in which thousands of socially owned enterprises have been sold (many to companies from countries which took part in the 1999 bombing of Yugoslavia), last month's World Bank report was lavish in its praise of the Djindjic government and its "engagement of international banks in the privatisation process".
But it wasn't just state assets that Djindjic was under orders to sell. Milosevic had to go too, for a promised $100m, even if it effectively meant kidnapping him in contravention of Yugoslav law, and sending him by RAF jet to a US-financed show trial at the Hague. When a man has sold his country's assets, its ex-president and his main political rivals, what else is there to sell? Only the country itself. And in January this year Djindjic did just that. Despite the opposition of most of its citizens, the "heralder of democracy" followed the requirements of the "international community" and after 74 years the name of Yugoslavia disappeared off the political map. The strategic goal of its replacement with a series of weak and divided protectorates had finally been achieved.
Sometimes, though, even the best executed plans go awry. Despite the western eulogies, Djindjic will be mourned by few in Serbia. For the great majority of Serbs, he will be remembered as a quisling who enriched himself by selling his country to those who had waged war against it so mercilessly only a few years earlier. Djindjic's much lauded reforms have led to soaring utility prices, unemployment has risen sharply to over 30%, real wages have fallen by up to 20% and over two-thirds of Serbs now live below the poverty line.
It is still unclear who fired the shots that killed Zoran Djindjic. The likelihood is that it was an underworld operation, his links to organised crime finally catching up with him. But, harsh though it sounds, there are many in Serbia who would willingly have pulled the trigger. On a recent visit to Belgrade, I was struck not only by the level of economic hardship, but by the hatred almost everyone I met felt towards their prime minister, whose poll ratings had fallen below 10%.
The lesson from Serbia for today's serial regime changers is a simple one. You can try to subjugate a people by sanctions, subversion and bombs. You can, if you wish, overthrow governments you dislike and seek to impose your will by installing a Hamid Karzai, General Tommy Franks or a Zoran Djindjic to act as imperial consul. But do not imagine that you can then force a humiliated people to pay homage to them.
Neil Clark is writing a book about the recent history of Yugoslavia
Clarck : "Il est toujours temps pour une alliance de l'OTAN contre l'Irak"
[...] Wesley Clark dit qu'il n'y a pas d'urgence pour attaquer l'Irak : "Cela pourrait être une semaine, deux semaines ou un mois", dit-il. "Peu importe". Ls objectifs de la mission, qui est de désarmer l'Irak, seront rencontrés. Avec des centaines de milliers de troupes engagées dans la région, la ligne a été franchie:
"Il est un peu tard pour dire que nous avons fait une erreur, que Saddam n'est pas un si gros problème que cela, , qu'il n'est pas une menace pour la sécurité de cette nation et d'autres, et que nous allons le laisser. Ce sont des chimères", dit Clarck. "On ne peut pas permettre que Saddam remporte une victoire, et tout ce qui lui permet de rester au pouvoir est une victoire".
Ce qui se passera après un conflit militaire en Irak est aussi important que le conflit lui-même, dit Clark, juste comme ce le fut pour la campagne du Kosovo, qu'il a aidé à coordonner. Après avoir aidé à forger une campagne militaire de l'OTAN pour chasser Milosevic - la première action militaire de l'OTAN en 50 ans d'histoire - Clark et d'autres ont observé le Kosovo tomber dans le désarroi, et l'alliance de l'OTAN s'effondrer. Clrk déclare qu'il porte le blâme de l'actuel pagaille de la région sur la France, qui a refusé de coopérer avec les effort d'après-guerre de l'OTAN au Kosovo, et y a créé une enclave serbe - un foyer de trouble jusqu'aujourd'hui-
"Les États-Unis n'ont pas fixé la limite (?) comme il aurait été nécessaire, et la perspective du leadership US est irremplaçable" dit Clark
Clark se fait l'echo des sentiments du porte parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, qui accuse le conseil de sécurité dee l'ONU d'être resté impuissant durant les années 90, alors que les massacres ethniques faisaient rage dans les Balkans et au Rwanda.
"Il y a de nombreuses manières de former une coalition internationale." a déclaré Fleisher au New-York Times, "Le Conseil de Sécurité des Nations Unies n'est que l'une d'entre elles".
Les nations qui ne réussissent pas à soutenir l'effort US pour désarmer l'Irak pourraient se retrouver elle-mêmes laissées en dehors de ce que le président Bush a souvent appellé 'une coallition des volontaires", qui pourraient chasser Hussein et diriger l'Irak d'après-guerre. [...]
Clark se réferre à un article du Washington Monthly qu'il a écrit, dans lequel il dit que les leçons du Kosovo devraient être appliquées à l'Irak, et à la "Guerre contre le Terrorisme". -------
General: Still time for a NATO alliance
The former Supreme Allied Commander for Europe says there's still time to bring reluctant nations into line with a U.N. resolution on Iraq.
"The diplomatic struggle appears to be winding down," says retired U.S. Army Gen. Wesley K. Clark. "But there's still time. The diplomatic process is not over, yet."
Clark, in Vail Tuesday to address a group of American Express executives, says while France, Germany and Russia appear to have their heels dug in against armed conflict with Iraq, there's still time to get those nations, and others, to support a U.N. resolution to disarm the Middle Eastern country and remove Saddam Hussein from power.
Still, Clark says, there's no urgency to attack Iraq this second.
"It could be a week, two weeks or a month," he says. "It really doesn't matter."
Clark, who appears regularly on television as a national security analyst for CNN, says the objective of the mission, to disarm Iraq, will be met. With hundreds of thousands of troops committed to the region, the theoretical line in the sand has been crossed.
"It's a little late to say we made a mistake, that Saddam isn't that big of a problem, that he's not a threat to the security of this nation and others, and we'll let him stay. That's dreamworks," says Clark. "Saddam cannot be allowed a victory, and anything that allows him to stay in power is a victory."
After the battle
What happens after a military conflict with Iraq is as important as the conflict itself, Clark says, just as it was in the Kosovo campaign he helped coordinate. After helping forge a NATO military campaign to oust Slobodan Milosevic - the first military action in NATO's 50-year history - Clark and others watched Kosovo fall into disarray as the NATO alliance collapsed. Clark says he lays blame for the region's current mess squarely at the feet of the French, who refused to cooperate with NATO's post-war efforts in Kosovo and created a Serb enclave - a trouble spot to this day.
"The U.S. didn't step up to the bar like it needed to, and the prospect of U.S. leadership is irreplaceable," Clark says.
Clark echoes the sentiments of White House spokesman Ari Fleischer, who accused the U.N. Security Council of remaining impotent during the 1990s as ethnic slaughters raged in the Balkans, as well as Rwanda.
"There are many ways to form international coalitions," Fleischer told the New York Times. "The United Nations Security Council is but one of them."
Nations that fail to support the U.S.-led effort to disarm Iraq could find themselves left out of what President Bush has often called the "coalition of the willing," which could oust Hussein and oversee post-war Iraq.
"You judge legitimacy by whether the United Nations Security Council acted," Fleischer said. "Once Saddam Hussein is overthrown, the people of Iraq will know who to thank."
Lessons should apply
Clark refers to a Washington Monthly article he wrote in which he says the lessons from Kosovo should be applied to Iraq and the War on Terrorism. He says the Kosovo campaign suggests alternatives in waging and winning the struggle against terrorism, hinging on "greater reliance in diplomacy and less on the military along."
"We should have helped the United Nations create an International Criminal Tribunal on International Terrorism," says Clark. "We could have taken advantage of the outpourings of shock, grief and sympathy to forge a legal definition of terrorism and obtain an indictment of Osama bin Laden and the Taliban as war criminals charged with crimes against humanity."
Such a move would have created greater legitimacy and won stronger support in the Islamic world, Clark says, and that legitimacy could have been used to raise pressure on Saudi Arabia and other Arab states to cut off support for terrorism and to strengthen the international coalition against Saddam Hussein.
A question of trust
Clark says the American public can trust what its government is saying about Iraq - despite some cries to the contrary.
"Of course you can trust your government," says Clark. "The government isn't going to tell you everything it knows; the government doesn't know everything it knows."
Lessons stemming from that lack of communication in Vietnam, as well as the Gulf War 12 years ago, are not complicated, Clark says.
"The government must have candid, balanced communication with the American people," says Clark. "If the government says something, some people are going to doubt it. That's a healthy part of the equation."
Déclaration du Secrétaire général de l’OTAN, Lord Robertson à la suite de l'assassinat du Premier ministre serbe, M. Zoran Djindjic
Je suis profondément choqué et attristé par l'assassinat du Premier ministre de la Serbie, M. Zoran Djindjic. Je me suis déjà entretenu avec le Ministre des affaires étrangères de la Serbie et du Monténégro, M. Svilanovic, pour lui faire part de mon sentiment d'horreur à la suite de cet assassinat.
En ces heures difficiles, j'adresse mes sentiments de sympathie à la famille de M. Djindjic et au peuple de Serbie. M. Djindjic était un réformateur qui a déployé des efforts considérables pour apporter à son pays, ainsi qu'à la région, la démocratie et la prospérité. Face aux menaces constantes pesant sur sa vie, M. Djindjic a agi avec un immense courage pour aider son pays en une période de crise. Croyant sincèrement en la paix, il a poursuivi avec énergie l'ambition légitime de son pays, qui était d'intégrer pleinement la communauté euro atlantique des nations.
Cette tragédie démontre que les forces antidémocratiques et l'extrémisme sont encore actifs en Serbie. Il n'y aura pas de paix durable, pas de prospérité, pas de justice tant que les extrémistes ne seront pas traduits devant les juges. L'attaque contre M. Djindjic constitue une attaque contre tous ceux qui désirent rompre avec le passé.
Il s'agit d'une action désespérée d'extrémistes violents qui veulent revenir à l'autoritarisme qui régnait avant la chute de Milosevic. Ils ne vaincront pas, ils ne doivent pas vaincre.
Le peuple de Serbie doit réagir avec dignité face à cette tragédie. Il doit se montrer à la hauteur du défi et traduire en justice les criminels qui compromettent la démocratie dans ce pays. La démocratie prévaudra et le souvenir de Zoran Djindjic demeurera vivant.
Les 46 pays membres du Conseil de partenariat euro-atlantique se sont réunis cet après midi et ont adressé un message unanime de regrets et de sympathie au peuple de la Serbie et du Monténégro.
Quant à Javer Solana, secrétaire général de l'OTAN lors de l'agression, il a déclaré : "C'est une tragédie..C'était un ami personnel, et un ami de l'Europe". Que ceux qui ont bombardé ce pays, détruit ses usines et infrastructures, font de si émouvantes oraisons funèbres, cela montre clairement que Djindjic était leur pion installé par leur soin, et que le soi-disant renversement démocratique de Milosevic était la continuation de l'agression par d'autre moyens.
Apparemmment, il y a un problème avec les services de sécurité slovaques, pas assez "indépendants" au goût de l'OTAN : ils garderaient des liens avec les services secrets russes.
A une conférence organisée par l’Association slovaque de politique étrangère, Lord Robertson a aussi souligné les bénéfices et les difficultés d’une adhésion à l’OTAN. Adhérer à l’OTAN signifie, pour la Slovaquie, rejoindre l’alliance la plus puissante ayant jamais existé, avoir son mot à dire là où des décisions cruciales sont prises et faire mieux entendre sa voix dans les relations internationales. La Slovaquie a fait des « efforts considérables » dans le secteur militaire mais la réforme de la défense est un processus sans fin. De nouvelles avancées sont donc nécessaires dans ce domaine, tout comme dans les systèmes administratifs et judiciaires et dans le contrôle exercé par le Parlement sur les services de sécurité slovaques. Lord Robertson a loué les efforts accomplis jusqu’à présent pour réaliser les objectifs fixés dans le Plan d’action pour l’adhésion et il a renouvelé sa confiance dans la capacité du pays d’atteindre les normes en vigueur à l’OTAN.
Le Secrétaire général de l’OTAN a visité six des sept pays invités. Sa visite en Estonie est prévue pour le 24 mars.
WoZ : Qu'est-ce qui pourrait encore empêcher la guerre qui menace en Irak ?
M.C. : D'abord il faut bien comprendre les causes et les conséquences de cette guerre. Il s'agit d'une guerre de conquête qui ne fait que commencer. L'administration Bush l'a clairement indiqué : d'abord l'Irak, ensuite l'Iran. Cette guerre conduira à la militarisation de vastes régions : de la côte Est de la Méditerranée jusqu'aux frontières occidentales de la Chine. Et ce n'est pas seulement une guerre contre l'Irak ou l'Iran, mais aussi contre les intérêts pétroliers des Etats européens. Il existe d'énormes rivalités entre les firmes pétrolières, en particulier entre les firmes anglo-américaines BP, Chevron-Texaco, Exxon d'une part et des entreprises européennes telles que Total-Fina-Elf et l'italienne ENI de l'autre. Nous assistons donc à un affrontement entre le bloc Grande-Bretagne-USA d'une part, France-Allemagne d'autre part. Et qui ne concerne pas seulement le pétrole, mais aussi l'armement.
WoZ : Cette rivalité entraîne-t-elle automatiquement une guerre contre l'Irak ?
M.C. : Il faut d'abord comprendre les causes et les conséquences d'une guerre. Il s'agit d'occuper militairement les champs pétrolifères. C'est le plus important. Les Européens doivent décider s'ils participent à l'opération, qui leur permettrait d'être présents militairement au Proche-Orient - de façon analogue à ce qui s'est produit en Yougoslavie. Mais en ce moment la forte rivalité entre grandes puissances exclut une action militaire commune.
WoZ : Mais cette rivalité entraîne-t-elle automatiquement une guerre contre l'Irak ? L'administration Bush a-t-elle d'autres raisons économiques de faire la guerre ?
M.C. : L'hégémonie qu'exercent les USA sur le système monétaire international devrait être renforcée par la guerre de conquête qu'ils projettent. La création de l'euro a entraîné une concurrence pour le dollar. Dans certains pays de l'ancien bloc Est, par exemple les ex-républiques soviétiques d'Asie Centrale, le dollar s'est imposé. En Europe de l'Est, Yougoslavie et quelques Etats de l'ex-Union soviétique, c'est l'euro qui l'a emporté.
WoZ : Mais le chef de la Banque Centrale des Etats-Unis, Alan Greenspan, met en garde contre une guerre en Irak qui pourrait affaiblir encore la conjoncture.
M.C. : Les contradictions sont légion, et nous vivons dans un monde très complexe. Mais je suis fermement convaincu que les opérations militaires et stratégiques du gouvernement des USA visent aussi à déstabiliser d'autres systèmes monétaires souverains afin d'assurer la domination des Etats-Unis sur le monde.
WoZ : Quel est le degré d'intrication du politique et du militaire aux USA ?
M.C. : Aux USA les fonds publics sont massivement détournés vers les budgets militaires. Une firme d'armement ne produit pas pour le marché libre, mais pour vendre au ministère de la Défense. Si l'Etat n'achète plus, elle est morte. Les montants affectés à l'industrie de l'armement plutôt qu'aux affaires sociales sont énormes : le budget militaire américain est de 30% supérieur à la totalité du PIB brut total de la CEI, qui compte plus de 150 millions d'habitants. Les entreprises d'armement, de même que les firmes pétrolières et pharmaceutiques et les établissements financiers exercent sur l'Etat une énorme influence. L'appareil militaire ainsi que des services tels que la CIA ou les ministères sont très fortement liés aux intérêts de ces derniers. Dans les Conseils d'administration des entreprises d'armement on rencontre d'anciens directeurs de la CIA; des généraux travaillent pour le compte des firmes pétrolières.
WoZ :Est-ce que cela ne ressemble pas un peu à une théorie du complot ?
M.C. : Les liens entre intérêts militaires et économiques, ainsi que la manipulation de l'opinion publique par les services secrets sont évidents. C'est pourquoi j'ai concentré mes études économiques les plus récentes sur les opérations que mènent dans l'ombre les services secrets afin de préparer les guerres. L'administration Bush affirme contre toute évidence que la guerre en Irak sera conduite au nom des droits de l'homme. Elle affirme qu'il y a des liens entre le gouvernement irakien et l'organisation Al-Qaida d'Oussama ben Laden, ce qui est de la propagande pure et simple. Ce qui n'en est pas, en revanche, c'est que la CIA, par anticommunisme, a aidé les moudjahidines à prendre le pouvoir en Afghanistan. Sous la présidence de Bill Clinton, le gouvernement US poursuivait encore son soutien à des groupes islamistes de la mouvance Al-Qaida.
WoZ : Mais ces faits ont trait à la guerre contre la Yougoslavie et sont antérieurs au 11 septembre ?
M.C. : Oui, c'était en Bosnie, mais après la fin de la guerre froide. D'un autre côté l'ISI, le service secret pakistanais, entretenait jusqu'au 11 septembre de bonnes relations aussi bien avec le régime taliban qu'avec les services US. Je n'en tire aucune conclusion relative à des faits concrets, mais il est impossible de faire l'impasse sur de tels faits dans le débat politique.
Le directeur des services secrets slovaques (SIS), Vladimir Mitro, a présenté sa démission le 11 mars et a demandé au gouvernement de la faire suivre pour approbation au président Rudolf Schuster. Il a dit que sa décision était motivée par le désir d'éviter d'avantage de troubles politiques.
[...]
Le premier ministre, Mikulas Dzurinda, a refuser de commenter cette démission, et un porte-parole du président Schuster a dit que le président agirait selon les décisions du cabinet.
Des observateurs disent que la démission de Mitro pourrait avoir été influencée par l'avertissement proféré à Bratislava la veille par le secrétaire-général de l'OTAN, Lord Robertson, qui avait dit qu'un manque de crédibilité dans le traitement des informations secrètes pourrait avoir un impact négatif pour la ratification de l'accession dans l'OTAN des pays candidats.
Le Portugal soutiendra une 'guerre' contre l'Irak menée par les USA, même sans mandat des Nations-Unies, a déclaré ce lundi le premier ministre Jose Manuel Durao Barroso
"Les États-Unis sont nos alliés, et quand un allié du Portugal entre dans un conflit armé, nous avons des obligations en tant qu'allié, et nous n'allons pas les oublier" a-t'il dit durant sa cvisite au Luxembourg.
Jose Manuel Durao Barroso , dont le pays est parmis les 8 pays européens à avoir signé le lettre ouverte de soutient aux USA en janvier, a exprimé peu d'espoir pour une résolution pacifique de la crise irakiene.
"Nous soutenons toujours une solution en accord avec le droit international dans le contexte des Nations Unies, mais nous ne sommes pas parmis les plus optimistes" a-t'il dit.
La déclaration de Durao Barroso a immédiatement été condamné au Portugal par les partis d'opposition.
"Cette déclaration du premier ministre, qui n'a pas été faite devant le Parlement portugais, ni même au Portugal, renforce la vision unilatérale des USA sous George Bush", a dit Francisco Louca, un membre du parlement de l'extrême gauche, qui mène l'opposition à la guerre au Portugal.
Durao Barroso avait auparavant déclaré que l'approbation par l'ONU aiderait à légitimer l'intervention militaire conduite par les USA, mais avait également averti que lorsque l'heure viendrait de prendre parti, le Portugal ne resterait pas neutre.
"Les États-Unis sont un allié. Ils sont une démocratie. L'Irak n'est ni l'un ni l'autre" a-t'il dit.
En janvier, Jose Manuel Durao Barroso avait annoncé que son gouvernement de centre-droit avait autorisé l'armée de l'air US d'utiliser ses bases aériennes de l'archipel des Açores dans le cas d'une guerre.
Les sondages montrent qu'une majorité de Portugais sont opposés à des frappes militaires contre l'Irak, même au cas où elles seraient autorisés par une résolution des Nations-Unies. [ce qu'est la démocratie...]
**************** LUXEMBOURG, March 10 (AFP) - Portugal will support a US-led war on Iraq even without United Nations backing, Prime Minister Jose Manuel Durao Barroso said on Monday.
"The United States are our allies and when an ally of Portugal enters an armed conflict, we have obligations as an ally and we are not going to forget those," he said during a visit to Luxembourg.
Durao Barroso, whose country was among eight European states to sign an open letter supporting the United States in January, expressed little hope for a peaceful resolution to the crisis over Iraq.
"We still support a solution in line with international law in the context of the United Nations but we are not among the most positive," he said.
But the Portuguese leader said Lisbon would not send soldiers into the field to support a US-led attack, which is backed by British troops.
Durao Barroso's announcement was immediately condemned at home by opposition parties.
"This declaration by the prime minister, which was not done in the Portuguese parliament or not even in Portugal, reinforces the unilateral vision of the United States under George Bush," Francisco Louca, a member of parliament for the far-left Left Block, which is leading opposition to the war in Portugal, told private radio TSF.
Durao Barroso had previously said UN approval would help legitimise any US-led military intervention in Iraq but also warned that when the time came to take sides in the conflict Portugal would not remain neutral.
"The United States are an ally. They are a democracy. Iraq is neither one thing nor the other," he said.
In January Durao Barroso announced his centre-right government had authorised US military aircraft to use an air base in Portugal's mid-Atlantic Azores archipelago in the event of war.
Polls show a majority of Portuguese are opposed to a military strike against Iraq even if it is authorised by a UN resolution
Le secrétaire Général de l'OTAN, lord Robertson, a déclaré à Bruxelles ce 9 mars qu'il était "déçu" par le faible support populaire en Slovaquie pour l'adhésion à l'OTAN.
Robertson, qui doit entreprendre une visite en Slovaquie le 10 mars, a ajouté que ce sur quoi il comptait était un "support à long terme", et pas des résultats fluctuants de sondage d'opinions. "Je crois que le peuple en Slovaquie est suffisamment raisonnable, éveillé, intelligent, et qu'il voit suffisamment à long terme, pour réaliser que l'adhésion à l'OTAN est un grand avantage pour lui, et encore plus pour les générations futures" a-t'il dit.
Il a également déclaré que ce serait "honteux" si les allégations faites en janvier par le journal britannique "Jane's Intelligence Digest" se révélaient être exactes. Le journal avait écrit que les services secrets slovaques continuaient d'être impliqués dans des traffic d'armes, collaboraient avec les services secrets russes, effectuaient des écoutes téléphoniques illégales, et étaient impliqués dans des campagnes de calomnies contre des hommes politiques. Robertson a déclaré que la Slovaquie devait persuader l'Alliance Atlantique que l'on pouvait confier à ses organes de sécurité des informations secrètes, et que c'était un pays avec un système fiable, fort et indépendant. (de qui?) d'écrans de sécurité.
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Le problème semble être surtout les liens persistants avec les services secrets russes.
L'Albanie a déclaré ce dimanche qu'elle enverrait des troupes pour rejoindre toute attaque de l'Irak menée par les USA, un geste largement symbolique qui souligne la gratitude de Tirana envers Washington pour l'intervention au Kosovo de 1999
Le premier ministre Fatos Nano a déclaré que le cabineta décidé, dans une session d'urgence, d'apporter la contribution de commandos, et de permettre que le territoire albanais et son espace aérien soient utilisés pour une guerre contre l'Irak, dont les analystes disent qu'elle pourrait commencer avant la fin mars.
A la fois les responsables albanais et l'ambassade US à Tirana ont refusé de commenter le point de savoir si le gouvernement répondait à une demande des États-Unis, qui déclarent qu'ils attaqueront l'Irak avec ou sans l'approbation des Nations-Unies
ALBANIA: Troops Will Join War on Iraq
Albania said on Sunday it would send troops to join any U.S.-led attack on Iraq, a largely symbolic gesture that underlines Tirana's gratitude to Washington for intervening in the 1999 Kosovo crisis.
Prime Minister Fatos Nano said the cabinet decided at an emergency session to contribute commandos and allow Albanian territory and airspace to be used for a war on Iraq that analysts say could start before the end of March.
Both Albanian officials and the U.S. embassy in Tirana declined comment on whether the government was responding to a request from the United States, which says it will attack Iraq with or without United Nations approval, reported NTV.
Les ministres des affaires étrangères de la Macédoine, de la Croatie, et de l 'Albanie, ont exprimé leur volonté d'accélerer la coopération dans le processus de l'intégration de leur pays au sein de l'OTAN. Ils ont également promis leur support au combat mondial contre le terrorisme, et ont appellé l'Irak à se conformer complètement à la résolution 1441 des Nations-Unies.
Les trois pays ont accepté de renforcer et de maintenir la coopération dans l'esprit du Groupe de Vilnius, et de rejoindre l'OTAN dès que possible, a déclaré le ministre croate des Affaires Étrangères, Tonino Picula, à la conférence de presse commune.
Les ministres des Affaires Étrangères des trois pays ont préparé un brouillon du texte de la Charte sur le Partenariat Stratégique US-Adriatique (?), qui doit être signé plus tard ce mois à Washington. L'ambassadeur US en Croatie, Lawrence Rossin, assistait à la réunion.
Picula a souligné que ces trois pays n'avaient pas été découragé par le sommet de l'OTAN à Prague. "Nous avons décidé de nous organiser mieux, et de tirer un plein avantage de la politique de la porte ouverte de l'OTAN", a-t'il dit.
Les ministres des Affaires Étrangères de la Croatie, de la Macédoine, et de l'Albanie, ont adopté une déclaration commune, pressant l'Irak de se conformer pleinement et inconditionnellement aux exigences posées par la résolution 1441 du Conseil de Sécurité de l'ONU, sinon il pourrait s'exposer à de sérieuses conséquences.
L'administration US a demandé officielement à la Macédoine de rejoindre la coalition internationale dans une attaque éventuelle contre l'Irak, ainsi que l'a confirmé un fonctionnaire du gouvernement macédonien à l'Associated Press, sous couvert d'anonymat
Le président macédonien, Boris Trajkovski, a récemment offert aux États-Unis l'usage de son espace aérien et de ses aéroports, ainsi que les autoroutes du pays, dans une éventuelle campagne contre l'Irak.
Trajkovski a récemment déclaré que 'laMacédoine comprend complètement que Saddam Hussein est une menace"
"Nous sommes conscients que le régime de Saddam devrait être balayé du pouvoir", a-t'il dit.
Des leaders politiques du Groenland, qui est un territoire danois semi-autonome, étaient en furreur ce mercredi, après que le gouvernement, dans la lointaine Copenhague, ait déclaré être prêt à approuver les plans US pour le controversé bouclier anti-missile.
Le chef du gouvernement local du Groenland, Hans Enoksen, a dit avoir envoyé une lettre de protestation au premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen.
Le Danemark a annoncé mardi dans un rapport qu'il était prêt à permettre à Washington de moderniser sa station radar au Groenland, comme élément de son plan pour développer le programme de bouclier spatial.
Mais les 57.000 habitants du Groenland s'opposent en général aux plans US, car ils craignent que cela mettra leur île au centre d'un nouveau conflit.
Les USA ont formellement demandé au Danemark d'autoriser une mise à jour technique de la base militaire de Thule, qui date du temps de la guerre froide, considérée comme étant l'un des principaux postes d'écoute indispensables pour que le bouclier soit opérationnel.
Le gouvernement danois a dit dans son rapport qu'il était favorable à la requête US, mais qu'il n'avait pas encore pris de décision finale.
Hans Enoksen a dit qu'il était désapointé et frustré par le contenu du rapport, qui a été compilé sans aucune consultation des Groenlandais.
"Nous aurions aimé un document qui présente les différents points de vue sur ce bouclier anti-missile, et ce rapport ne fait pas cela" a-t'il déclaré.
"Je trouve incompréhensible que le gouvernement danois choisisse de publier ce rapport avant même qu'il soit traduit en groenlandais. Je pense qu'il est très difficile d'accepter que Copenhague ne démontre pas une plus grande compréhension de l'importance d'inclure dans cela les leaders du Groenland" a-t'il dit.
Le parti d'opposition d'extrême gauche du Groenland IA, a appellé à de grandes manifestations pour ce lundi, pour protester contre la visite à Nuuk du ministre danois des affaires étrangères,Per Stig Moeller, qui vient discuter de la position de Copenhague.
[...]
En tant que membre de l'OTAN, Copenhague dit dans son rapport qu'il est convaincu qu'il doit contribuer à la sécurité des USA, en vue d'être dans une meilleure position le jour où l'on discutera de la possibilité d'un bouclier anti-missile pour l'Europe avec les alliés de l'OTAN.
Et on nous raconte que "l'article 5 de la charte de l'OTAN' impose aux pays membres de l'OTAN de protéger la Turquie...
Si la Turquie devait être 'attaquée', ce sera de la part de l'Irak de la légitime défense la plus claire, la moins discutable; c'est un droit reconnu dans la charte des Nations-Unies.
La charte de l'OTAN prétend reconnaître celle des Nations-Unis : l'OTAN viole donc sa propre charte en allant protéger un pays qui s'apprête à en agresser un autre, elle est dans l'illégalité formelle en protégeant des bases militaires turques, dès lors que la Turquie autorise une agression à partir de ces bases. Cela nous rend, nous, citoyens de pays 'démocratiques' soi-disants opposés à la guerre, directement complices de cette agression.
Il faut exiger le retrait de Turquie des troupes et du matériel militaire de chacun de nos pays, et ne pas se contenter des belles déclarations inutiles des Louis Michel , Chirac ou autres Schroeder.
Des troupes américaines traversent la Turquie en direction de la frontière Irakienne.
ANKARA (AFP) - Quelque 200 camions militaires turcs se dirigeaient jeudi matin vers la frontière irakienne, tandis que des camions américains, chargés sur des semi-remorques, quittaient le port d'Iskenderun, dans le sud du pays, faisant route vers l'est, selon les télévisions et correspondants sur place.
L'état-major des armées a déclaré que les mouvements de troupes turques s'inscrivaient dans le cadre de "mesures normales" et que les activités des "éléments étrangers" étaient sous son contrôle.
Les camions turcs, bâchés, ont traversé dans la matinée la ville de Silopi, en direction du passage frontalier d'Habur, à 15 kilomètres de là, selon un correspondant sur place.
Dans le même temps, à plusieurs centaines de kilomètres plus à l'ouest, des dizaines de semi-remorques, chargés de camions militaires américains récemment débarqués, quittaient Iskenderun, selon les images diffusées par les chaînes de télévision. Ces semi-remorques, escortés par des forces de gendarmerie, avaient pris la direction de Mardin, en route vers l'est du pays, rapportaient à mi-journée les télévisions.
Plusieurs centaines de véhicules militaires américains, notamment des camions et des jeeps, ont été déchargés il y a 15 jours de plusieurs rouliers à Iskenderun.
Les autorités avaient affirmé qu'il s'agissait de véhicules destinés à être utilisés par les quelque 3.500 spécialistes américains du génie chargés de l'aménagement de ports et aérodromes militaires, susceptibles d'être utilisés en cas d'opération militaire contre l'Irak.
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ANKARA (AP) - Ankara fait toujours patienter les Etats-Unis. Le chef du parti au pouvoir en Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a fait savoir que le gouvernement attendrait les prochaines décisions du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Irak avant de demander au Parlement de se prononcer à nouveau sur le déploiement de troupes américaines sur le sol turc
Après l'échec samedi du vote sur la motion autorisant le déploiement de 62.000 soldats américains en Turquie, Recep Tayyip Erdogan avait indiqué cette semaine que le gouvernement turc entendait soumettre au Parlement une nouvelle motion.
Les Etats-Unis, qui ont négocié pendant des semaines ce déploiement qui leur permettrait d'ouvrir un front nord en cas de guerre contre l'Irak, vont sans doute devoir encore attendre avant d'obtenir éventuellement le feu vert d'Ankara.
Le déploiement américain a toutefois reçu mercredi un soutien de poids. Le général Hilmi Ozkok, plus haut responsable militaire du pays, a souligné que si la Turquie ne soutenait pas les Etats-Unis elle n'aurait pas son mot à dire sur l'avenir de l'Irak. Or Ankara redoute que la guerre n'aboutisse à la création d'un Etat kurde indépendant, qui pourrait accentuer les aspirations séparatistes de la minorité kurde de Turquie.
La pression de l'armée, le corps le plus influent du pays, a paru avoir un impact sur le Parlement, alors qu'il n'avait manqué samedi que trois voix au texte gouvernemental pour être adoptée. "Nombre de députés disent qu'ils voteront pour si la motion est à nouveau soumise au Parlement", a confié Dengir Mir Mehmet Firat, de l'AKP.
Reste que les responsables de ce parti ont prévenu qu'un nouveau vote pourrait n'intervenir que dans trois semaines. Recep Tayyip Erdogan se présente en effet dimanche à des élections partielles. L'homme fort du pays pourrait ainsi devenir Premier ministre, poste dont il avait été privé après la victoire de son parti aux législatives en raison de l'interdiction qui lui était faite de se présenter après une condamnation par la justice turque. La plupart des observateurs jugent peu probable qu'un vote ait lieu avant la formation du nouveau gouvernement.
Mais, signe que les Etats-Unis espèrent toujours recevoir l'accord de la Turquie, une trentaine de camions transportant des Humvees américains, des véhicules de transport de carburants et d'autres matériels de soutien, ont quitté tôt jeudi le port turc d'Iskenderun pour gagner, selon certaines informations, une base d'attente à la périphérie de la ville voisine de Mardin.
Il semble donc que l'armée américaine fasse de la place à Iskenderun pour accueillir les équipements qui attendent d'être débarqués des navires de guerre américains croisant depuis des semaines au large des côtes turques.
La Turquie a déjà autorisé le déploiement de 3.000 soldats américains et d'équipements pour rénover les ports et les bases turques qui seraient utilisés en cas de guerre en Irak. Mais les Etats-Unis ne peuvent pas décharger de matériel de combat tant que le Parlement n'a pas approuvé le déploiement des 62.000 hommes qui ouvriront le front nord.
Par ailleurs, une centaine de camions militaires turcs se dirigeaient jeudi vers la frontière irakienne, selon la chaîne de télévision privée NTV. La Turquie, qui a déjà massé plusieurs milliers d'homme dans le nord de l'Irak, a annoncé qu'elle enverrait des troupes supplémentaires pour endiguer un éventuel afflux de réfugiés et prévenir l'établissement d'un Etat kurde. AP
d'accord pour le texte, mais je ne mettrais pas le dernier paragraphe qui parle de "peut-être la décision n'aurait pas été prise" etc.. et plutôt conclure par une dénonciation de l'abus de pouvoir du ministre Duquesne, qui se croit déjà en guerre, pas contre l'Irak, mais contre le mouvement anti-guerre lui-même, comme si "la récréation est finie"...
Il faudrait présenter le texte comme un communiqué de CSO.
Je propose aussi un éventuel appel à soutenir des actions comme trainstopping dans le futur, pas tellement dans le sens de "désobéissance civile", mais d'invitation à ce que la Belgique et son gouvernement soit conséquent avec sa position anti-guerre et arrête d'aider à sa préparation et de désobéir à son engagement officiel envers son "opinion publique".
Autre chose: hier à la réunion de la Plate-forme, une conclusion a été d'appeler à la manifestation du 15 mars comme écho à l'appel de la Coalition Mondiale contre la Guerre et pour faire une action ensemble avec les pacifistes US qui "convergent vers la Maison Blanche" de tout le territoie américain ce jour-là. L'Appel de Londres est d'ailleurs fort intéressant (voir site CNAPD).
L'appel à la manif. "belge" du 15.3 se ferait au nom des 370 (?) organisations qui avaient appelé au 1( février, et pas avec les noms de deux plates-formes (Stop US waret Plate-forme contrela Guerre), de ne pas faire de meeting final, et de faire un service d'ordre unique, de manifester dans le même ordre que le 15.2 (je ne sais pas exactement ce qui avait été convenu), et d'aller discuter avec la plate-forme Stop USwar, pour se mettre d'accord sur cette base.
Le seul mot d'ordre qui reste donc est "non à la guerre contre l'Irak" ce qui, à mon avis, est suffisant. et cela montre aussi un dépassement de fait de tous les points limités antérieurs.
Il estcertain qu'une nouvelle étape se prépare dans lemouvement delapaix, car la guerre va se faire de toutes façons, et les "camps" guerre ou anti-guerre, seront beaucoup plus clairs.
Je crois aussi que CSO doit essayer de participer systématiquement à ces réunions, pour avancer nos idées.
Par exemple, le fait d'y être hier et de mettre trainstopping et les abus de pouvoir du gouvernement, sur le
tapis a été très utile et nous avons vu au moins 3-4 autres organisations qui se sont mises à parler pour soutenir.
Subject: [alerte_otan] Actes illégaux du ministre de l'Intérieur
ACTES ILLEGAUX DU MINISTRE DE L’INTERIEUR A PROPOS DES ARRESTATIONS DE MELSILE PRES DE ZWIJNDRECHT
Le ministre de l’Intérieur avec l’accord du gouvernement pense être dans la légalité en autorisant le transport de matériel militaire pour une guerre qui n’a pas encore reçu l’aval du Conseil de Sécurité. En outre le gouvernement pense que le traité de l’OTAN l’autorise à ce type de transit alors que ce traité ne le permet qu’au sein de la zone des pays membres de l’Alliance mais pas au delà sans son accord. A notre connaissance le gouvernement arc-en-ciel n’a pas explicitement donné cette autorisation contraire à l’article 5 qui est strictement défensif.
Le ministre de l’Intérieur a autorisé la police fédérale à violer, le 1er. mars, une propriété privée, à savoir le local paroissial de Melsele
Le ministre de l’Intérieur a fait procéder à l’arrestation de 130 manifestants pour la paix qui devaient décider des modalités de la promenade prévue aux environs des voies de chemin de fer. La décision d’occuper les voies ferrées n’avait pas encore été prise et devant un tel déploiement des forces de police il est peu probable qu’elle aurait été programmée.
Le ministre de la défense hongrois a critiqué ce samedi le survol du territoire par les avions militaires US, pour un objectif autre que celui autorisé.
"La souveraineté de la Hongrie a été violée" a déclaré le ministre de la défense Ferenc Juhasz au comité de la Défense du parlement pendant une session extraordinaire.
Dans une lettre envoyée vendredi, les États-Unis se sont excusés pour le vol, le 20 février, de 6 hélicoptères de l'armée US et d'un avion de ravitaillement. supposément en direction de l'Afghanistan, et qui allaient en fait vers la base militaire de Constanta, en Roumanie, "pour aider aux manoeuvres en cours là-bas", a déclaré Juhasz.
Selon les excuses US, Washington elle-même croyait d'abord que ces appareils étaient destinés à l'Afghanistan, a dit Juhasz.
La Hongrie a réagi avec une "dure note verbale dans laquelle nous demandions aux Etats-Unis d'éviter de pareils événement dans le futur", a déclaré Juhasz.
La Hongrie, membre de l'OTAN depuis 1999, a approuvé le transit des équipements militaires et des troupes US pour la défense de la Turquie, selon la décision de la semaine dernière du Comité de Planification de la Défense de l'OTAN, dans un vote du parlement ce lundi.
L'autorisation pour l'utilisation de son espace aérien pour l'opération 'Liberté Immuable' a été donnée en 2001.
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Rappelons que cette «défense» de la Turquie signifie en fait le soutien à un pays qui avait l'intention de servir de base à une agression d'un autre pays. La justification par le fameux 'Article 5' est tout à fait hors-propos : Les accords de l'OTAN respectent explicitement la charte de l'ONU, qui interdit clairement le soutien à une agression. Tant que la Turquie ne s'était pas engagée formellement à ne pas agresser l'Irak, et à ne pas permettre une agression de l'Irak à partir de son territoire [ce qui est pourtant annoncé quasi ouvertement], elle ne pouvait pas faire valoir son droit à être protégée par les alliés de l'OTAN. L'OTAN viole sa propre charte.
Maintenant le vote surprise du parlement turc de ce dimanche change peut-être la situation, mais il faut certainement rester attentif : La bourse turque est en train de chuter, la Turquie perdrait les 30 milliards de dollars annoncé pour prix de sa soumission et la perspective de s'approprier les sources de pétrole irakiennes du nord . Un revirement est plus que probable.
Les États-Unis sont en train de considérer le déplacement de leurs bases de l'Allemagne vers la Bulgarie, selon le minister de la défense bulgare, Mr Nikolai Svinarov.
A propos de ce déplacement qui récompenserait le support de la Bulgarie à la politique US envers l'Irak, Mr Svinarov a déclaré à l'agence de presse BTA à son retour de Washington que la Bulgarie était heureuse d'accueuillir les forces US, qui apporteraient des bénéfices économiques considérables à cet état appauvri des Balkans, et garantirait sa sécurité. *************
L'opération de transport d'équipement et de personnel militaires vers l'aéroport bulgare de Burgas, s'est poursuivie ce lundi avec l'aterrissage de 2 avions de ravitaillement 'KC-10 Extender', selon la radio 'Bulgaria Info'
Les avions qui s'étaient envollés d'une base du New Jersey, transportaient du fuel pour avion, des équipements, et 70 combattants. Ainsi, le contingent US à Burgas s'élève à 200 hommes.
Une fois déchargés et ravitaillés, les avions repartiront aux USA dès lundi.
L'information précise que l'équipement militaire US à l'aéroport de Burgas sera complètement prêt dans un mois.
Le 7 février, le parlement bulgare avait accepté d'autoriser le survol du territoire et le transit par la Bulgarie des troupes US et alliées, dans une possible guerre contre l'Irak, pour une période de 6 mois.Les législateurs avaient également fait passer une motion autorisant l'utilisation par la coalition menée par les USA, de la base aérienne de Burgas, dans la région résidencielle de Sarafovo.
Les proxenetes bulgares ont transporté des armées de prostituées en renfort sur des centaines de km à travers le pays, pour tirer profit de l'arrivée des troupes US
Des centaines de filles ont été transporté par bus à travers la Bulgarie dans une opération menée avec une efficacité de style militaire, pour assurer que les besoins hors-service des soldats soient pleinement approvisionné.
Dans la ville de Russe, au nord de la Bulgarie, plus de 4 bus ont déjà été affrété à destination de Bourgas, dans le sud-est, que les troupes US utiliseront comme base pour une attaque sur l'Irak, avec l'accord du gouvernement.
L'aéroport de Sarafovo à Bourgas a été ouvert pour les avions US.
Mediafax a rapporté ce 1er mars que l'embassade des États-Unis à Bucarest a informé le président Ion Iliescu que le nombre des troupes et des équipements militaires US stationnés à la base Mihail Kogalniceanu près de Constanta, devait "augmenter sensiblement" ce week-end.
La porte parole du président, Corina Cretu, qui accompagnait Iliescu lors d'une visite en Grèce, a déclaré aux journalistes que l'embassade des États-Unis ne 'discutaient pas publiquement' des aspects liés au nombre des troupes US et à l'équipement qu'ils utilisaient, mais elle a ajouté que selon l'ambassade 'les spéculations des médias' étaient 'grossièrement éxagérées'.
Le nombre des troupes stationnées à la base fluctuera en corrélation aux 'circonstances changeantes' relatives à une action militaire possible contre l'Irak. Toutefois, l'embassade US a précisé que 'leur nombre ne dépassera pas quelques milliers', a ajouté Corina Cretu.
La population a beau être majoritairement opposée à l'adhésion à l'OTAN, celle-ci se fera quand même, au besoin par la menace. Les nouvaux vassaux goûtent à la "démocratie" occidentale.
Un ministre slovène met en garde des répercussions économiques qu'aurait un vote 'Non' à l'OTAN
Le ministre des affaires étrangères slovène, Dimitrij Rupel, a prévenu que la considération internationale de la Slovenie pourrait chuter dramatiquement si les citoyens rejetaient l'adhésion à l'OTAN lors du réferendum prévu pour le 23 mars. Rupel avait déclaré qu'il donnerait sa démission au cas où les électeurs rejetaient l'adhésion à l'OTAN. De récents sondages prédisent un résultat serré pour ce réferendum.
Des activistes en faveur d'un réferendum sur l'entrée de la Slovaquie dans l'OTAN, ont recueuilli plus de 250.000 signatures de citoyens en faveur de l'idée d'un vote. Pour qu'un réferendum soit tenu, il faut que la pétition recueuille 350.000 signatures. Les organisateurs qu'ils obtiendront le nombre requis en mars.
Eduard Chmelár, président du comité pour la pétition, a déclaré : "Je n'ai aucun doute qu'au début de mars, nous excederons la limite légalement requise des 350.000 signatures"
Malgré le manque de soutien populaire à l'entrée dans l'OTAN, le chef de l'assemblée parlementaire de l'Otan, Douglas Bereuter, a dit qu'il pesait que les Slovaques voteraient en faveur, si un reférendum sur la question était tenu.
Le secrétaire américain au commerce, Donald Evans, lors d'une tournée dans plusieurs pays d'Europe centrale et orientale, a rencontré ce 28 février à Bratislava le premier ministre slovaque, Mikulas Dzurinda.
En faisant référence à la crise irakienne et au soutien slovaque à la position de Washington, Evans a remercié le premier ministre pour son "inébranlable soutien, dans cette période difficile, à notre combat contre le terrorisme dans le monde entier". Il a dit que cet "engagement courageux pour apporter la paix et le stabilité au monde" a renforcé la perception américaine de la Slovaquie "comme une amie et une alliée".
Après l'entretien avec Dzurinda, Evans a déclaré que les conditions pour l'investissement en Slovaquie étaient bonnes, et qu'il était "optimiste" sur le fait que d'avantage de compagnies américaines viendraient bientôt en Slovaquie pour faire des affaires".
ACTES ILLEGAUX DU MINISTRE DE L’INTERIEUR A PROPOS DES ARRESTATIONS DE MELSILE PRES DE ZWIJNDRECHT
Le ministre de l’Intérieur avec l’accord du gouvernement pense être dans la légalité en autorisant le transport de matériel militaire pour une guerre qui n’a pas encore reçu l’aval du Conseil de Sécurité. En outre le gouvernement pense que le traité de l’OTAN l’autorise à ce type de transit alors que ce traité ne le permet qu’au sein de la zone des pays membres de l’Alliance mais pas au delà sans son accord. A notre connaissance le gouvernement arc-en-ciel n’a pas explicitement donné cette autorisation contraire à l’article 5 qui est strictement défensif.
Le ministre de l’Intérieur a autorisé la police fédérale à violer, le 1er. mars, une propriété privée, à savoir le local paroissial de Melsele
Le ministre de l’Intérieur a fait procéder à l’arrestation de 130 manifestants pour la paix qui devaient décider des modalités de la promenade prévue aux environs des voies de chemin de fer. La décision d’occuper les voies ferrées n’avait pas encore été prise et devant un tel déploiement des forces de police il est peu probable qu’elle aurait été programmée.
Devant le Conseil de Sécurité le 14 février, le ministre français, Dominique de Villepin, a fait un discours admirable de raison et de clarté qui a été très apprécié -- sauf, vous le savez bien, par les dirigeants et la presse anglophone.
Les Etats-Unis sont dirigés actuellement par un petit groupe de mégalomanes dont les idées et les projets étaient parfaitement inconnus de l'électorat américain qui, selon la Cour Suprème choisi par son père, avait élu George Bush... par une large minorité de votes. Plus fondamentalement, l'électorat américain depuis longtemps n'a pas de vrai choix, car le processus "démocratique" au niveau national a été complètement accaparé par le complexe militaro-industriel. Une poignée d'illuminés a imposé une politique qui n'a jamais été soumise à un débat démocratique aux Etats-Unis, et ils ne veulent pas que le débat venu d'ailleurs arrive aux oreilles des citoyens américains. C'est pour cela que leurs propagandistes dans les médias ont répondu par un torrent d'invectives imbéciles versées sur la France -- dont la faute originelle n'était que de vouloir habiller la guerre à venir de quelques oripeaux de légalité internationale. Car la position de la France, jusque là, revenait à tenter de rester dans les formes du droit international, rien de plus. Mais l'équipe au pouvoir à Washington n'apprécie guère cet effort. Son but est d'impressionner le monde et de lui dicter sa loi par la force. Le droit international doit céder au droit du plus fort, c'est la base du "nouvel ordre mondial" style Bush et compagnie.
Les dirigeants américains ont l'habitude de dire de celui qu'ils veulent attaquer, qu'il "ne peut comprendre que la force". Plus exactement, ils voudraient que les autres ne comprennent que la force, car c'est le langage qu'eux, ils maîtrisent. Ils veulent que la démonstration soit faite que la force aura le dernier mot.
La crise irakienne fait ressortir une opposition dramatique entre le droit international et le droit du plus fort. Le droit international, dans la mesure où il serait universel, applicable tous de la même manière, est maintenant un obstacle que Washington préfère écraser par la loi du plus fort -- sa loi à elle.
L'Illusion de la "Communauté internationale"
Pour la vieille Europe, et surtout pour la France, cette crise autour de l'Irak devrait mettre fin à certaines illusions. La grande illusion des années quatre-vingt dix était d'imaginer que l'immense puissance militaire des Etats-Unis pouvait se laisser transformer en instrument charitable pour accomplir les interventions "humanitaires" souhaitées par les champions des droits l'homme devenus la conscience d'une vague "communauté internationale". La référence constante à cette "communauté internationale" avait deux fonctions idéologiques: de masquer la destruction de l'autorité des Nations-Unies, et de donner l'impression d'un certain multilatéralisme. Ce concept vague s'applique surtout aux nations occidentales, supposées représenter la conscience supérieure de l'humanité. En même temps, cette "communauté internationale" correspondait, en réalité, à un "condominium impérial" des puissances occidentales capitalistes qui, unies sur l'hégémonie américaine, pourrait dominer le monde ensemble sans se détruire mutuellement dans les guerres mondiales pour diviser les continents du Sud. Cette "C.I.", communauté internationale ou condominium impérial, imposerait un ordre "moral" au monde, basé sur les "valeurs", notamment les "droits de l'homme".
La Continuité
En comparaison avec l'équipe Bush, ouvertement de plus en plus criminelle, le monde risque d'éprouver une énorme nostalgie pour l'administration Clinton, et de souhaiter le retour des Démocrates comme les chrétiens de l'antiquité souhaitaient le retour du Christ. Le multilatéralisme traditionnel des Démocrates sauvaient au moins les apparences aux yeux des alliés européens, qui pouvaient jouer les seconds rôles et payer la note avec un minimum de dignité.
Mais attention, s'il est vrai que d'abord l'électorat démocrate, puis à un bien moindre degré les politiciens démocrates, sont comme on dit là-bas plus "libéraux", c'est-à-dire plus sociaux, en ce qui concerne la politique intérieure, il y a deux réserves à signaler: pour la politique intérieure, tout se situe aujourd'hui largement à la droite par rapport à la France... et deuxièmement, en ce qui concerne la politique extérieure, c'est surtout l'emballage qui change. Dans le fond, il y a une grande continuité, due à la logique d'un complexe militaro-industriel surgonflé, et assurée par la petite élite de spécialistes qui créent les projets de politique internationale dans le conforts des fondations privées, abrités des regards de la population en général mais très proches des grands médias.
Je voudrais signaler quelques indices de cette continuité. Vous avez vu le Président Bush exhorter ses troupes en proclamant que "nous avons la plus grande armée de la terre" comme si c'était une qualité morale. Mais l'ambassadrice de Clinton, Madeleine Albright, s'était exclamé, "à quoi ça sert d'avoir la plus grande force militaire du monde si l'on ne l'utilise pas!" La personnalité qui, choqué par ces mots belliqueux, les avait racontés dans ses mémoires n'était autre que le Général Colin Powell, qui depuis en a vu d'autres...
Oui, et c'était déjà Madeleine Albright qui voulait à tout pris déclencher la guerre contre la Yougoslavie sans mandat du Conseil de Sécurité. Aujourd'hui, quand le Président Chirac et son ministre des affaires étrangères insistent sur la nécessité de passer par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, on est presque gêné de rappeller que la France n'avait pas le même scrupule il y a quatre ans...
Mais il faut le dire.
Le Kosovo
Ici je dois aborder un sujet que beaucoup préfèrent éviter, le Kosovo, car l'illusion n'est pas encore totalement dissipée en ce qui concerne le Kosovo, dont beaucoup gardent encore une impression erronnée des causes comme des effets. Il faut y revenir parce que la "réussite" de la guerre du Kosovo est citée régulièrement aujourd'hui comme précédent heureux, comme argument irréfutable en faveur de la "guerre préventive"contre les «dictateurs» qui ne penseraieent qu'à commettre des «génocides». Si on ne brise pas cette illusion, on continuera à brandir "le Kosovo" comme la carte blanche à la guerre "juste" en permanence
Tout cela était prévisible. Justifier la guerre préventive sans mandat du Conseil de Sécurité devait créer un précédent dangereux, comme Hubert Védrine lui-même a bien reconnu peu après, dans les pages du Monde diplomatique. Je ne peux pas juger à quel point les dirigeants européens disposant de services de renseignement étaient dupes de la rhétorique du moment, mais tous ont répété la même propagande à l'époque: les mensonges les plus énormes venant de l'équipe britannique autour de Blair, qui récidive, et du ministre de la défense allemand Rudolf Scharping, qui a été démissioné depuis au milieu d'une pléthore de scandales.
En France, il existait le "lobby Sarajevo" qui réclamait cette intervention militaire comme le seul moyen de traiter les conflits yougoslaves. Beaucoup d'intellectuels français, surtout qui ont transformé la fonction de la "philosophie" de quête de savoir en étalage d'indignation contre les mécréants lointains, ont stigmatisé tout effort de comprendre et de chercher la conciliation comme une sorte de complicité avec le nouvel "Hitler". En rejettant tout réalisme en politique comme l'oeuvre du diable, ils sont préféré se tourner vers les missiles Cruises pour régler les affaires complexes.
Il fallait une naïveté volontaire pour croire que les Etats-Unis -- vu leur histoire d'ingérences ouvertes ou clandestines (parmi d'autres) au Guatemala, en Iran, au Vietnam, au Chili, en Angola, et de façon presque constante depuis un siècle dans toute l'Amérique centrale -- allaient, une fois libérés de la contrainte représentée par une superpuissance rivale, se transformer en branche armée des soeurs de la charité.
En réalité, les Etats-Unis ne se sont pas laissé entraînés dans la guerre au Kosovo à cause des arguments de Bernard-Henry Levy ou des larmes de Glucksmann. Comme pour la guerre en Iraq, ils voulaient y aller et cherchaient des prétextes, quand ils ne les créaient pas.
Les vrais causes sont visibles à partir des effets réels. Les résultats éloquents de la guerre du Kosovo sont les suivants:
* légitimer la guerre comme moyen privilégié pour résoudre les problèmes politiques, ce qui revient à délégitimer la négociation, la diplomatie, la médiation, tous les moyens pacifiques qui, on voit aujourd'hui, sont rejetés comme des formes de lâcheté.
* créer un précédent pour faire la guerre sans mandat du Conseil de Sécurité sous prétexte d'un cas d'urgence extrême, urgence évaluée par les Etats-Unis et (peut-être) leurs alliés.
* sauver l'Otan en lui dotant d'une nouvelle "mission humanitaire" hors de la zone de défense des pays de l'alliance, et en la transformant en "boite à outils" dans laquelles les Etats-Unis pourront puiser pour leurs opération plus à l'Est et au Sud. Ici se trouve la cause et l'effet les plus importants de cette aventure, ce qui explique la grande hâte avec laquelle il fallait procéder aux bombardements au moment choisi, à la veille du cinquantième anniversaire de l'Otan, ce qui permettait à Washington de présenter la nouvelle stratégie de l'Otan en forme de fait accompli, sans vrai debat.
* renforcer de façon décisive l'influence des Etats-Unis sur l'Europe par le biais de l'Otan. Cette opération a été cruciale en offrant aux pays de l'Europe ex-communiste une adhésion occidentale alternative l'Union Européenne.
* faire du Kosovo une base militaire américaine, le "Camp Bondsteel", construit immédiatement après l'occupation du Kosovo sans demander la permission à personne.
Et le Kosovo lui-même? Le problème des "deux peuples pour une terre" durait depuis longtemps, et aurait pu être traité avec patience comme d'autres problèmes du même genre. Ce qui a précipité la crise était d'abord la crise financière en Albanie en 1997, qui d'une part ouvrait une porte à la négociation (en décourageant pour l'instant les séparatistes) et d'autre inondait le Kosovo d'armes volées dans les arsenaux albanais. Un carrefour entre paix et guerre où les Etats-Unis surtout ont choisi le chemin de la guerre, tout en disant le contraire. L'UÇK, soutenu vigoureusement par un lobby à Washington comprenant un ancient candidat républicain à la présidence, Robert Dole, a pu jouer contre Milosevic le rôle des "Contras" lancés par la CIA contre le Nicaragua sandiniste, pour réduire toute la Yougoslavie à un statut comparable à celui des pays de l'Amérique centrale. Le Kosovo occupé et gouverné formellement par les Nations-Unies, en réalité par les pays de l'Otan avec quelques auxiliaires subordonnés, est devenu la plaque tournante de trafics de femmes, de drogue et d'armes. Libérés de la police serbe, les milices albanophones font la guerre les unes aux autres. Je ne dirai pas que c'est cela l'objectif américain, mais c'est le type de situation dont ils s'accommodent fort bien un peu partout là où ils cherchent n'importe quel allié contre un régime récalcitrant.
La volonté d'ingérence militaire
Dès l'ouverture de la crise yougoslave au début des années quatre-vingt-dix, l'ingérence des puissances occidentales -- sans le dire ouvertement, et dans une certaine mesure peut-être sans le penser -- avait tout fait pour entraîner leur propre intervention militaire.
1 - D'abord, il est notoire que le gouvernement allemand a insisté sur la reconnaissance de l'indépendence de la Slovénie et de la Croatie, contre tout usage diplomatique et contre l'avis de leurs propres diplomates sur place. C'est un sujet intéressant, que je traite dans mon livre, mais par déférence envers l'attitude actuelle du gouvernement allemand, je ne veux pas insister trop sur ce sujet ici. Mais il faut noter pourtant que ceux qui prônaient une reconnaissance rapide insistaient qu'elle empêcherait la guerre civile en tranchant la question de la Yougoslavie une fois pour toutes. Mais le véritable résultat de la reconnaissance rapide ne fut pas de mettre fin au conflit, mais plutôt de transformer une guerre civile en conflit international, ouvrant la voie à l'intervention internationale. En prenant parti pour les sécessionnistes, les états européens réduisaient leur possibilités de médiation neutre et contribuaient à la polarisation.
2 - Puis, la désintégration violente de la Yougoslavie fut déterminée aussi par les Etats-Unis qui, tout en se proclamant en faveur de la préservation de la Yougoslavie, par voie diplomatique interdit à l'Armée populaire yougoslave de garder l'unité du pays par la force. Ce geste de "pacifiste bêlant" revenait à donner carte blanche aux forces nationalistes et séparatistes qui s'étaient armées clandestinement et qui se sont mises à réaliser la sécession par fait accompli. Toutes ces sécessions -- celle de la Slovénie, de la Croatie, mais aussi des Serbes de Krajina qui faisaient sécession de la Croatie -- auraient pu être empêchées par l'armée yougoslave, le temps de prendre des mesures pour sauver la Fédération multinationale, ce qui était sans doute ce que souhaitait encore la majorité de la population de la Yougoslavie, qu'on n'a jamais consultée dans son ensemble et qui n'imaginait pas les désastres à venir.
L'ironie, c'est qu'à la fin les Etats-Unis, qui avait interdit l'utilisation de la force pour préserver le pays "multi-ethnique", ont fini par utiliser eux-mêmes une force bien plus dévastatrice, soi-disant pour préserver la multi-ethnicité de certains fragments de la fédération éclatée. Ce qu'ils n'ont même pas réussi à faire par leur force militaire, vu l'état des relations inter-ethniques extrêmement tendues dans les protectorats de Bosnie et du Kosovo.
Derrière la façade du multilatéralisme, dans les conflits yougoslaves, les Etats-Unis ont saboté les efforts européens de favoriser une solution négociée:
-- En Bosnie, ils ont encouragé Izetbegovic, dont le parti avait de bonnes relations aux Etats-Unis, surtout par Mohamed Sacirbey et son père.
Il faut surtout lire les mémoires de David Owen pour voir comment Washington a saboté tout accord de paix. En assimilant la guerre à un match sportif, on adoptait l'absurde slogan qu'il fallait doter la Bosnie d'un "terrain de jeu équitable" en armant la partie la plus faible... une logique déjà appliquée en fait dans la guerre Iran-Iraq, que l'Occident avait attisée pendant huit ans... mais qu'on n'applique évidemment pas à Israël et la Palestine. En réalité, avec l'Iran et d'autres pays musulmans, les Etats-Unis ont renforcé le parti d'Izetbegovic, avec pour résultat, une guerre prolongée, plus de souffrances et de morts, des intégristes islamistes venus d'ailleurs installés autour de Zenica et en fin de compte une Bosnie encore plus divisée qu'aurait été la Bosnie décidée à Lisbonne.
Loin d'être exceptionnelle, cette alliance avec le parti islamiste était en parfaite continuité avec la politique américaine au Moyen Orient, qui a constamment favorisé les Islamistes contre les régimes laïcs dans les pays musulmans. C'est ainsi que les réseaux d'anciens combattants d'Afghanistan, parfois liés à bin Laden, étaient les bien-venus. Et il est très significatif que la délégation d'Izetbegovic à Dayton fut conseillé par Richard Perle, le sinistre conseiller au Pentagone de l'administration Bush, et du champion de l'extrême droite en Israel, Netanyahou....
-- Au Kosovo, au lieu de rechercher la conciliation, Washington l'a rendu impossible en encourageant l'intransigence des Albanais. A travers la National Endowment for Democracy {"la fondation nationale pour la démocratie"), établie sous l'administration Reagan pour financer l'ingérence dans la vie politique d'autres pays, les Etats-Unis ont pu influencer la façon dont le problème du Kosovo était vu par le monde extérieur, et même par les Albanais du Kosovo eux-mêmes. Cette fondation est un exemple important du phénomène de "l'organisation non-gouvernementale" ...gouvernementale, phénomène qui joue un rôle capital dans la formation de la "politique des droits de l'homme" qui sert à justifier les interventions dites "humanitaires".
Cette aide américaine était particulièrement importante dans le domaine décisif de l'information sur les droits de l'homme. La source principale de tous les rapports diffusés dans le monde entier sur la question du traitement de la population albanaise au Kosovo était le "Conseil pour la Défense des Droits de l'Homme et des Libertés", fondé en 1989 par des militants séparatistes albanais. Cet organisme ne s'intéressait pas aux droits de tous les habitants du Kosovo, mais uniquement des Kosovars albanais, car le Conseil était l'instrument de propagande clé pour la cause, et l'exagération des faits devenait une habitude. Un don de la fondation a permis au Conseil d'embaucher un directeur à plein temps et d'établir un réseau de 27 sous-conseils, présent dans tous les villes de la province. En 1998, une publication de cette "fondation nationale pour la démocratie" se vantait de cette aide, qui a fourni aux quelques 2,000 volontaires des machines de fax et des ordinateurs. Le Conseil, selon son bienfaiteur, était "la source d'information la plus importante sur les droits de l'homme au Kosovo. Une large gamme d'organisation internationales de droits de l'homme et des agences de presse utilisent ses informations, telles que la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, la Commission des Nations-Unies pour les Droits de l'Homme, et l'agence Associated Press."
Ainsi, une petite province censée crouler sous une oppression digne des Nazis était couverte d'un réseau de bureaux payés par l'étranger où les opposants de l'état travaillaient sans cesse pour discréditer cet état auprès des organisations et des publics du monde entier.
Etant donné la difficulté de pénétrer la société albanaise traditionnelle, et la rareté de personnes maîtrisant la langue albanaise, il n'était pas facile pour les ONG ou les agences de presse étranger de vérifier ces informations. Pourtant, en général elles les acceptaient et les diffusaient sans poser trop de questions. C'était "les victimes" a priori... Cette crédulité foncionnait comme une invitation aux deux mille Albanais du réseau à rapporter tout ce qu'ils pensaient susceptibles de servir leur cause, sans trop se soucier de ce concept abstrait "la vérité", un idéal pas nécessairement considéré comme plus honorable que la fidélité aux siens, au clan, au sang. Pendant les bombardements de l'Otan, ce même Conseil continuait à fournir l'Occident les histoires d'atrocités dont il était plus avide que jamais... pour justifier ses bombardements. Après, quand beaucoup de ces histoires se sont révélées fictives, on pensait déjà à autre chose.
-- En liaison étroite avec l'UCK, les Etats-Unis ont saboté la mission de l'OSCE (ainsi qu'en témoigne l'ambassadeur français Gabriel Keller). Ils ont transformé l'incident de l'attaque de la police serbe contre la base d'UCK à Racak en "massacre" génocidaire et en casus belli.
Ici il faut noter un autre élément de continuité dans le personnel: l'ambassadeur envoyé par l'administration Clinton pour diriger la mission de l'OSCE au Kosovo, William Walker, était un ancien de l'ingérence la plus sanglante en Amérique centrale. Ses activités liées aux "Contras" l'ont bien préparé... et sous la présidence de Reagan, Walker était un proche collaborateur d'Elliott Abrams, dont les activités criminelles liées aux ventes illégales d'armes à l'Iran pour financer les terroristes "Contra" ont été établies... et pardonnées par le premier président Bush.
Aujourd'hui ce même Elliott Abrams -- très lié à l'extrême droite sioniste -- après avoir été chargé des "droits de l'homme", est chargé des affaires du Moyen Orient par le Conseil National de Sécurité de Bush.
-- Pour revenir à l'administration Clinton, les Américains ont bloqué au lieu d'encourager les négociations entre Albanais du Kosovo et Belgrade. Enfin, ils ont empêché que les "négociations" de Rambouillet trouvent une solution pacifique. Non seulement par leur "annexe B", qui aurait transformé toute la Yougoslavie en pays d'occupation militaire, -- mais en ignorant complètement les propositions serbes et en insistant avant tout sur la présence au Kosovo, non pas d'une force de paix internationale, disons des Nations Unies, qui aurait pu être acceptable par Belgrade, mais de l'Otan. L'essentiel pour Washington c'était l'occupation par l'Otan. Et une fois sur place, ils ont construit (sans demander la permission personne) la base de Bondsteel, d'où ils encouragent l'UCK poursuivre son projet en Macédoine...
Le mythe manichéen de la Deuxième Guerre Mondiale
L'acceptation de la guerre comme seul moyen de traiter le problème du Kosovo revenait à confirmer et à renforcer le mythe manichéen de la Deuxième Guerre Mondiale comme grille de perception du monde. Ce mythe est un élément essentiel de la propagande des Etats-Unis dans sa phase actuelle de justicier universel. C'est l'antidote au supposé "syndrome du Viet-Nam", leçon d'échec. Ce mythe est un conte de fée basé sur une version simpliste des années 1933-45 transformées en unique modèle pour saisir l'identité profonde des nations et de leur relations. Ainsi, tout est réduit à quelques personnages: d'abord, Hitler, le monstre, ses victimes passives, et l'Oncle Sam qui sauve ceux-ci de celui-là. Les motivations politiques sont également réduites à quelques unes: du côté du monstre, une volonté diabolique de commettre un génocide. Du côté de l'Oncle Sam, la générosité et le courage. Le rôle de l'Armée Rouge dans la défaite de la Wehrmacht? A la trappe! Demandez aux Américains qui a libéré Auschwitz ils diront les GIs, ils ont vu le film. Mais il y a quelques figurants, dont les Français, qui viennent de découvrir leur propre place dans cette distribution: les lâches... j'arrête là, on n'a qu à consulter la presse dite de caniveau britannique. Mais cette vision simpliste trouve ses adeptes en Europe, et même en France, où l'on ajoute un raffinement: le populisme nationaliste de la populace qui risque toujours d'être exploité par le Hitler du jour ...
Ce mythe a ses utilisations. La plus évidente est de justifier, dans les cas bien choisis, l'utilisation de la force américaine contre toute négociation, la "capitulation inconditionnelle" de l'adversaire restant la seule issue de toute guerre entamée par les Etats-Unis.
Contre l'ancienne sagesse qui cherche à laisser une porte de sortie l'autre, le Yankee n'accepte que l'humiliation totale de l'autre. Dès que les Etats-Unis veulent s'y ingérer, tout dirigeant mal-aimé devient "Hitler" et chaque répression d'une rébellion locale devient "génocide". Si ce sont nos amis, il s'agit plutôt de lutte légitime contre le terrorisme.
Mais il y a une autre utilisation de ce mythe, plus subtile: il sert d'instrument d'intimidation morale envers l'Europe, surtout l'Allemagne et -- plus encore -- la France. Car par une étrange déformation, qui n'est pas le sujet de cette conférence, la France est la cible privilégiée de l'accusation d' "anti-sémitisme"... vaste sujet que je laisse de côté.
Affronter la réalité du vingt-et-unième siècle
Le Pentagone a trouvé que le "multilatéralisme" était une gêne dans la guerre du Kosovo. Les Européens ont pu apprendre qu'ils étaient là pour partager les frais et faire le ménage après... cette leçon s'est répétée en Afghanistan. La leçon n'a pas encore été totalement assimilée, mais l'élève fait des progrès sous la férule du maître Rumsfeld. L'illusion de l'unité européenne et atlantique a été brisée par le mépris manifeste des dirigeants anglo-américains et de leurs médias envers leurs chers alliés une fois que ceux-ci osent prendre une position indépendante.
Il faut démystifier les fameuses "valeurs communes". On peut penser que les Américains dans leur grande majorité chérissent toujours la liberté et la démocratie. Tout comme les Européens, et tout comme, peut-être, la plupart des gens de par le monde d'une manière ou d'une autre. Pourtant, le capitalisme néo-libéral déchainé, un complexe militaro-industriel dominant, un lavage de cerveau quotidien de la part des médias possédés par ces puissances-là, un système électoral soumis à l'argent, ont fini par éliminer la démocratie des sphères dominantes de la sociét américaine.
Il serait sans doute souhaitable d'apporter la démocratie en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, en Iraq ou au Tibet... Il est beaucoup plus essentiel pour l'avenir du monde de la restaurer aux Etats-Unis. Vous ne serez peut-être pas d'accord, mais ces puissances néfastes qui dominent la vie politique américaine n'ont pas encore étouffé la démocratie de la "vieille Europe". On essaie: la "nouvelle Europe" proclamée par le Secrétaire à la défense Donald Rumsfield est celle où les chefs de gouvernements suivent les ordres de Washington sans respecter ni le droit, ni la morale, ni leur opinion publique. C'est un échantillon significatif de la "démocratie" que Washington veut imposer en guise de "nouvel ordre mondial".
La France a sombré, comme le reste de l'Occident, dans la dépolitisation du néo-libéralisme, mais il y reste des "valeurs" qui ne sont pas celles de l'Amérique de Bush. La liberté, pour les Bushites, c'est le "marché libre", qui n'est même pas libre, mais ordonné selon les intérêts des plus forts, qui interdisent aux faibles de protéger leurs propres productions, populations et environnement... L'égalité est totalement balayée... Je suis d'accord avec Emmanuel Todd que les Etats-Unis impériaux ne peuvent plus prétendre l'universalisme, tant leur système aggrave de façon dramatique toutes les inégalités.
Quant à la fraternité, une société dans laquelle les hommes se sentent obligés de s'armer jusqu'aux dents pour se protéger de leur voisin, elle bat de l'aile...
Donc parler d'une "communauté de valeurs" entre la France et les Etats-Unis de Bush n'a plus -- je l'espère -- aucun sens. Les "valeurs" que Washington veut imposer par la force sonneraient le glas des valeurs de gauche issues de la révolution française.
Certains en France rêvent d'une "Europe" superpuissance pour contrer la superpuissance américaine. Mais la crise actuelle a déjà montré qu'il est trop tard pour cela ... Dans le domaine de la technologie militaire, les choses sont tellement imbriquées que "l'Europe" comme entité politique indépendante ne peut pas rattraper les Etats-Unis, par ailleurs cette puissance militaire n'est conçue que pour les "guerres" unilatérales contre les adversaires faibles. Si l'Europe abandonnait, comme les Etats-Unis, ses avancées sociales pour financer une gigantesque machine militaire, elle finirait par faire une politique semblable ou identique.
L'alternative n'est pas de retourner aux rivalités entre grandes puissances impérialistes occidentales qui ont produit les deux grandes guerres du vingtième siècle.
Il est vain de riposter à l'arrogance américaine par l'imitation. Il faut une voie opposée, dont on a vu un premier espoir avec le discours de Dominique de Villepin devant le Conseil de Sécurité. Ce discours a reçu une ovation qui montre la voie. Evidemment M. de Villepin n'apporte pas la révolution, ni l'altermondialisation qu'on peut estimer nécessaire pour sauver la planète. Mais au point où nous sommes, la première nécessité est de résister à la guerre de conquête, de faire respecter un minimum de droit international, et enfin de désarmer la seule grande puissance prête à lâcher ses armes de destruction massive sur les terres et les peuples du monde entier.
En l'absence d'une politique possible d'égalité économique, les peuples tournent vers l'affirmation des identités, car la politique identitaire -- nationale ou religieuse -- promets au moins certains avantages dans une communauté qui exclut les autres. C'est une tendance très répandue, tout à fait compréhensible, mais qu'il ne faut pas encourager. C'est un pas vers la guerre de tous contre tous, qui sera maitrisée par le plus fort.
L'auto-détermination digne de soutien n'est pas l'affirmation d'une identité, mais la volonté de développement visant l'égalité de droits politiques dans un ordre économique qui conserve l'environnement naturel et social: l'école, la santé, et d'autres services publics.
La France et la "vieille Europe" doivent chercher une nouvelle solidarité avec le monde entier, et surtout avec les peuples du Sud... non pas en tant que "victimes" à sauver mais en tant qu'acteurs capables de régler leurs propres affaires... mal, peut-être, mais mieux que si on le fait à leur place. C'est cela les "valeurs communes" de liberté, d'égalité et de fraternité.
La crise actuelle a révélé la seule voie pour l'Europe, indiquée presque par hasard (élections allemandes, jeu français à l'Onu): de se joindre au reste du monde -- y compris la Chine et la Russie -- en exigeant un vrai multilatéralisme mondial, qui oblige les Etats-Unis de devenir un grand pays comme un autre, et non pas le centre d'un Empire féroce.
D. Johnstone auteure de "Fools' Crusade: Yugoslavia, Nato and Western Delusions" Pluto Press 2002
L'OTAN invoque bel et bien l'article 5 pour justifier la 'protection' de la Turquie :
L'OTAN envoie plusieurs systèmes d'armes défensives en Turquie pour protéger ce membre de l'alliance d'une possible attaque de son voisin irakien.
L'OTAN agit selon l'article 5 de sa charte, qui autorise l'alliance à agir pour défendre l'un de ses membres. ...
L'Allemagne la France et la Belgique avaient d'abord opposé leur véto au déplacement pour défendre la Turquie, mais les pays membres sont finallement parvenus à un compromis. Robertson admet aujourd'hui que cela a pris qulques temps pour venir à l'aide de la Turquie, mais il a dit que l'alliance avait finalement prise la bonne décision.
NATO to send AWACS, Patriot Missiles to defend Turkey
by Kathleen T. Rhem
American Forces Press Service
NATO is sending several defensive weapons systems to Turkey to protect that alliance member from possible attack by neighboring Iraq.
"Today this alliance is providing equipment to Turkey to help protect our Turkish ally from potential attack from Iraq," President Bush said in a brief White House appearance with NATO Secretary-General George Robertson.
Robertson announced the alliance is sending airborne warning and control system aircraft, Patriot air-defense artillery batteries, and biological and chemical protective equipment to Turkey.
Officials have expressed concerns Turkey might come under attack if the United States engages Iraq militarily. Iraq launched Scud missiles at Israel during the 1991 Gulf War, and it has used chemical weapons against Iran and its own Kurdish minority in northern Iraq.
NATO is acting under Article V of its charter, which allows for the alliance to act in defense of any of its neighbors. Article V was invoked immediately after the Sept. 11, 2001, terrorist attacks on the United States, when European NATO countries sent AWACS aircraft and crews to fly patrols over the United States.
NATO members Germany, France and Belgium originally vetoed moving to protect Turkey, but member countries eventually reached a compromise. Robertson today admitted it took some time to come to Turkey's aid, but said the alliance made the right decision in the end.
"That's what the alliance of free nations is all about," he said.
L'OTAN pourrait prendre un rôle proéminent en Afghanistan.
L'Allemagne et les Pays-Bas ont pris ce lundi (10/02) les commandes de l'ISAF, la force internationale de maintient de la paix à Kaboul, signe parmis d'autres que l'OTAN pourrait prendre un rôle de commandement de la force, relançant le débat de l'extention des efforts de maintien de la paix.
En même temps, et faisant ressortir les risques de l'opération de maintien de la paix, 2 missiles sont tombés près de la base allemande à Kaboul.
Ces missiles n'ont causé aucun dégâts, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense allemand, mais ils ont mis en lumière les risques de l'opération de maintien de la paix.
[...]Pour la première fois, les capacités de l'OTAN sont utilisées en Afghanistan - , peut-être une étape initiale pour une résponsabilité accrue dans ce pays." a déclaré Peter Struck, ministre de la défense allemand, pendant la cérémonie de passation de pouvoir de l'ISAF à Kaboul. L'OTAN aide le commandenent allemand avec la plannification, les communications et les renseignements.
Mr Struck a déclaré samedi qu'il pensait que, après l'Allemagne, c'est l'OTAN qui devrait prendre le commandement de la force, une position qui est jusqu'à maintenant partagée par différents pays.
Le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, a semblé soutenir la proposition de Mr Struck, en déclarant ce samedi que l'OTAN pourrait jouer un plus grand rôle dans le maintient de la paix en Afghanistan. [...] Alors que les fonctionnaires gouvernementaux semblent résignés malré eux au fait que le mandat de l'ISAF continuera à être limité à Kaboul, les appels des civils et de la Communauté Internationale continuent pour un prolongement de la mission de maintient de la paix au-delà de 2003, et pour son expension au-delà de la capitale
Le major-général turc Hilmi Akin Zorlu, le commandant sortant de l'ISAF, a déclaré la semaine passée que l'ISAF serait necessaire pendant 2 ou 3 années supplémentaires, jusqu'à ce qu'une armée afghane soit complètement formée.
Les progrès dans la formation de cette armée ont été lents, avec 2000 soldats entraînés jusqu'ici. Enntretemps, la situation dans le pays demeure instable - les actes de banditisme et les attaques contre des civils et le personnel des organisations d'aide internationale, sont communes. Une bombe a explosé sous un bus la semaine dernière, près de Kandahar, tuant au moins 8 personnes
Les avions hollandais à la rescousse d'un convoi US
2 F-16 hollandais ont mené des bombardements au sud-est de l'Afghanistan. Les avions de guere sont entré en action, utilisants dse mitraillettse et des missiles à guidage laser, pour protéger un convoi US, qui était tombé dans une ambuscade. Les assaillants ont fui, et le convoi a rejoint sa destination en sécurité. Les F16 font partie de l'escadron européen, qui opère à partir du Kyrghyzstan.
Bulletin :8 date 7 février 2003 Comité de surveillance OTAN Editeurs responsables, contacts : Pierre Pierart - Marcel Poznanski rue de Dublin, 31 1050 Bruxelles gsm 0476 85 56 52
NON A LA GUERRE DE SOLIDARITE AVEC LES ÉTATS UNIS
Le président Bush a trois raisons pour faire la guerre à l’Iraq : terminer celle de son père, le pétrole et la relance de la bourse et finalement l’approche des élections. La machine de guerre ne peut pratiquement plus s’arrêter, tant les préparatifs criminels sont avancés. Les F-16 américains et les Tornados de la Royal Air Force, sans l’aval du Conseil de Sécurité, déversent hebdomadairement et illégalement des dizaines de tonnes de bombes sur des cibles théoriquement militaires avec tous les effets collatéraux que l’on peut imaginer depuis les crimes de guerre commis par l’OTAN en Yougoslavie.
Les gesticulations de Chirac n’y feront rien, au contraire elles confortent l’administration Bush qui prend son temps pour faire pression non seulement sur les 10 membres non permanents du Conseil de Sécurité mais aussi sur la Russie et la Chine soumises aux directives néo-libérales des mondialistes.
La résolution 1441 du 8 novembre 2002 impose à l’Iraq la destruction des installations nucléaires, chimiques et bactériologiques dont les éléments lui avaient été fournis par plusieurs pays occidentaux. Ces destructions ont déjà été réalisées par les Israéliens en juin 1981 (Centre nucléaire de Towaitha) et après la guerre du Golfe par les inspecteurs de l’ONU.
Il est quasi certain que le Conseil de Sécurité, après avoir accepté les « preuves » de l"existence d’armes de destruction massive donnera le feu vert pour une intervention armée contre un pays épuisé et exsangue. La décision de fond pour déclencher cette guerre requiert 9 oui sur 15. Une abstention de la France, de la Russie ou de la Chine et le non de l’Allemagne et peut-être du Mexique n’arrêteront pas le processus infernal car les États Unis, la Grande Bretagne, l’Angola, le Chili, l’Espagne, le Pakistan, la Syrie, la Bulgarie, le Cameroun et la Guinée apporteront leur accord soit 10 oui sur 15 !!!
Un tel scénario signifie la disparition de toute crédibilité du Conseil de Sécurité et donc des Nations Unies et de sa Charte. L’effondrement des N.U. rappellerait celle de la S.D.N. qui a précédé la deuxième guerre mondiale. La présidence du Conseil de Sécurité ne pourra probablement pas éviter le vote et si la guerre devait se prolonger, une nouvelle catastrophe irakienne se profile à l’horizon avec toutes les conséquences d’une déstabilisation dans la région qui, nécessairement, va exacerber le terrorisme. Que faire ? Peu de choses pour la Belgique si ce n’est entrer en résistance non violente. Il faut empêcher par tous les moyens légaux que la Belgique participe à l’aide logistique de ces crimes de guerre ; exiger que la Belgique refuse l’application de l’article 5 de l’OTAN qui ne concerne que les états membres (la Turquie est libre de refuser toute participation) ; manifester en permanence devant les ambassades des pays agresseurs ; faire pression auprès des ministres responsables de l’aide qu’ils apportent à la participation logistique ; manifester auprès des présidents de parti et faire de la question iraquienne un élément essentiel de la campagne électorale.
QUEL RAPPORT Y A – T- IL ENTRE DES NEGOCIATIONS COMMERCIALES MONDIALES TELLES QUE L’AGCS ET DES POLITIQUES DE GUERRE TELLES QUE CELLE DE BUSH ET SES AMIS CONTRE L’IRAK ?
Aboutir à un Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), c’est le but des grandes sociétés capitalistes multinationales et des grands financiers du monde qui ont un besoin vital de nouveaux marchés pour investir et s’enrichir. Plus aucun domaine de la vie sociale n’est à l’abri de leurs appétits : les services de base pour lesquels les travailleurs en Belgique, notamment, se sont battus depuis des décennies afin de pouvoir vivre avec un minimum de décence, tous ces services vont être la proie des grands prédateurs mondiaux : les services de santé, les médicaments, l’enseignement (du primaire au supérieur), les services culturels, les transports en commun, l’énergie, l’eau : tout devient une marchandise, tout s’achète et tout se vend.
Tous ces services doivent devenir du commerce, et pour gagner la suprématie ou même le monopole sur ces activités devenues profitables, les plus puissants de ce monde ne se contentent pas de négocier dans les salons des ministères, dans les enceintes des institutions nationales et internationales. Ils n’obtiennent pas toujours ce qu’ils visent par la force de leur fortune, de la corruption, des lobbies, des jeux d’influence. Ils veulent aussi s’imposer par l’intimidation physique, mafieuse, et par la force militaire directe.
Ceux qui veulent libéraliser et privatiser les services publics, les services sociaux indispensables à la population, sont les mêmes qui préparent ou soutiennent la guerre contre l’Irak. Derrière Bush et ses alliés en Europe, il y a les intérêts des grosses sociétés multinationales, des milieux financiers. Les guerres commerciales et économiques et les guerres tout court sont les deux faces d’une même médaille. Les travailleurs de Belgique, d’Europe, du monde entier n’ont aucun intérêt à suivre ces fauteurs de guerre qui sont aussi les destructeurs de la sécurité sociale et les partisans de la privatisation des services publics.
Manifestants d’aujourd’hui contre l’AGCS : nous devons tous nous retrouver le 15 février dans la grande manifestation contre la guerre en Irak. Ce sera un avertissement clair à notre gouvernement : LA BELGIQUE DOIT DIRE NON AU DEMANTELEMENT ET A LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS. LA BELGIQUE DOIT DIRE NON A BUSH, A L’OTAN ET REFUSER TOUTE PARTICIPATION DIRECTE OU INDIRECTE A LA GUERRE CONTRE L’IRAK !
ALERTE OTAN Bulletin :8 date 7 février 2003 Comité de surveillance OTAN Editeurs responsables, contacts : Pierre Pierart - Marcel Poznanski rue de Dublin, 31 1050 Bruxelles gsm 0476 85 56 52
NON A LA GUERRE DE SOLIDARITE AVEC LES ÉTATS UNIS
Le président Bush a trois raisons pour faire la guerre à l?Iraq : terminer celle de son père, le pétrole et la relance de la bourse et finalement l?approche des élections. La machine de guerre ne peut pratiquement plus s?arrêter, tant les préparatifs criminels sont avancés. Les F-16 américains et les Tornados de la Royal Air Force, sans l?aval du Conseil de Sécurité, déversent hebdomadairement et illégalement des dizaines de tonnes de bombes sur des cibles théoriquement militaires avec tous les effets collatéraux que l?on peut imaginer depuis les crimes de guerre commis par l?OTAN en Yougoslavie.
Les gesticulations de Chirac n?y feront rien, au contraire elles conforten t l?administration Bush qui prend son temps pour faire pression non seulement sur les 10 membres non permanents du Conseil de Sécurité mais aussi sur la Russie et la Chine soumises aux directives néo-libérales des mondialistes.
La résolution 1441 du 8 novembre 2002 impose à l?Iraq la destruction des installations nucléaires, chimiques et bactériologiques dont les éléments lui avaient été fournis par plusieurs pays occidentaux. Ces destructions ont déjà été réalisées par les Israéliens en juin 1981 (Centre nucléaire de Towaitha) et après la guerre du Golfe par les inspecteurs de l?ONU.
Il est quasi certain que le Conseil de Sécurité, après avoir accepté les « preuves » de l"existence d?armes de destruction massive donnera le feu vert pour une intervention armée contre un pays épuisé et exsangue. La décision de fond pour déclencher cette guerre requiert 9 oui sur 15. Une abstention de la France, de la Russie ou de la Chine et le non de l?Allemagne et peut-être du Mexique n?arrêteront pas le processus infernal car les États Unis, la Grande Bretagne, l?Angola, le Chili, l?Espagne, le Pakistan, la Syrie, la Bulgarie, le Cameroun et la Guinée apporteront leur accord soit 10 oui sur 15 !!!
Un tel scénario signifie la disparition de toute crédibilité du Conseil de Sécurité et donc des Nations Unies et de sa Charte. L?effondrement des N.U. rappellerait celle de la S.D.N. qui a précédé la deuxième guerre mondiale. La présidence du Conseil de Sécurité ne pourra probablement pas éviter le vote et si la guerre devait se prolonger, une nouvelle catastrophe irakienne se profile à l?horizon avec toutes les conséquences d?une déstabilisation dans la région qui, nécessairement, va exacerber le terrorisme. Que faire ? Peu de choses pour la Belgique si ce n?est entrer en résistance non violente. Il faut empêcher par tous les moyens légaux que la Belgique participe à l?aide logistique de ces crimes de guerre ; exiger que la Belgique refuse l?application de l?article 5 de l?OTAN qui ne concerne que les états membres (la Turquie est libre de refuser toute participation) ; manifester en permanence devant les ambassades des pays agresseurs ; faire pression auprès des ministres responsables de l?aide qu?ils apportent à la participation logistique ; manifester auprès des présidents de parti et faire de la question iraquienne un élément essentiel de la campagne électorale.
ALERTE OTAN Bulletin :8 date le 7 février 2003 Comité de surveillance OTAN
QUEL RAPPORT Y A ? T- IL ENTRE DES NEGOCIATIONS COMMERCIALES MONDIALES TELLES QUE L?AGCS ET DES POLITIQUES DE GUERRE TELLES QUE CELLE DE BUSH ET SES AMIS CONTRE L?IRAK ?
Aboutir à un Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), c?est le but des grandes sociétés capitalistes multinationales et des grands financie rs du monde qui ont un besoin vital de nouveaux marchés pour investir et s?enrichir. Plus aucun domaine de la vie sociale n?est à l?abri de leurs appétits : les services de base pour lesquels les travailleurs en Belgique, notamment, se sont battus depuis des décennies afin de pouvoir vivre avec un minimum de décence, tous ces services vont être la proie des grands prédateurs mondiaux : les services de santé, les médicaments, l?enseignement (du primaire au supérieur), les services culturels, les transports en commun, l?énergie, l?eau : tout devient une marchandise, tout s?achète et tout se vend. Tous ces services doivent devenir du commerce, et pour gagner la suprématie ou même le monopole sur ces activités devenues profitables, les plus puissants de ce monde ne se contentent pas de négocier dans les salons des ministères, dans les enceintes des institutions nationales et internationales. Ils n?obtiennent pas toujours ce qu? ils visent par la force de leur fortune, de la corruption, des lobbies, des jeux d?influence. Ils veulent aussi s?imposer par l?intimidation physique, mafieuse, et par la force militaire directe. Ceux qui veulent libéraliser et privatiser les services publics, les services sociaux indispensables à la population, sont les mêmes qui préparent ou soutiennent la guerre contre l?Irak. Derrière Bush et ses alliés en Europe, il y a les intérêts des grosses sociétés multinationales, des milieux financiers. Les guerres commerciales et économiques et les guerres tout court sont les deux faces d?une même médaille. Les travailleurs de Belgique, d?Europe, du monde entier n?ont aucun intérêt à suivre ces fauteurs de guerre qui sont aussi les destructeurs de la sécurité sociale et les partisans de la privatisation des services publics. Manifestants d?aujourd?hui contre l?AGCS : nous devons tous nous retrouver le 15 février dans la grande manifestation contre la guerre en Irak. Ce sera un avertissement clair à notre gouvernement : LA BELGIQUE DOIT DIRE NON AU DEMANTELEMENT ET A LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS. LA BELGIQUE DOIT DIRE NON A BUSH, A L?OTAN ET REFUSER TOUTE PARTICIPATION DIRECTE OU INDIRECTE A LA GUERRE CONTRE L?IRAK !
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An alliance that defend a member nation is useless.
France and Germany continued this weekend to gamble with the institutions that have kept something called the Western alliance united for half a century. The question to contemplate now is whether that alliance, formally known as NATO, continues to serve the interests of the United States.
This may seem a radical thought, but it is certainly warranted by the astonishing recent behavior of nations thought to be U.S. allies. Three countries--France, Germany and their mini-me minion, Belgium--have moved from opposition to U.S. policy toward Iraq into formal, and consequential, obstructionism. If this is what the U.S. gets from NATO, maybe it's time America considered leaving this Cold War institution and re-forming an alliance of nations that understand the new threats to world order.
This weekend the Germans surprised everyone by floating a trial balloon suggesting that Iraq, like Bosnia in 1995, could be turned over to U.N. "peacekeepers." The little problem of persuading Saddam Hussein to turn his country over to U.N. receivership seems to be saved for later discussion. The real point of this exercise is to prevent the U.S. from enforcing the U.N.'s own resolutions.
Meanwhile, Belgium announced yesterday that it would do Paris's bidding and veto Turkey's request for NATO resources to defend itself against Iraq. The Turks are of course a frontline state with Iraq, and if there is a war will face the danger of direct attack that is not feared in the chocolate shops of Brussels. The Turks have reason to worry about Scud missiles, and so want AWAC reconnaissance planes and Patriot anti-missile batteries now based in Europe to be deployed to Turkey. For Belgium to block such a request for self-defense from another NATO ally is to drive a stake into the heart of the alliance.
"Shameful, for me it's truly shameful" is how Defense Secretary Donald Rumsfeld described to La Repubblica this Belgian behavior at the hands of its Franco-German masters. He also told journalists at a defense conference in Munich that, "Turkey will not be hurt. The United States and the countries in NATO will go right ahead and do it. What will be hurt will be NATO, not Turkey." Clinton-era defense officials on hand for the Munich event were just as appalled.
Mr. Rumsfeld also confronted his German counterpart Peter Struck about the Iraq "peacekeepers" idea. Mr. Struck replied, "we're not ready to talk yet." However, someone in the German government was apparently willing to talk to the German magazine Der Spiegel, which publishes details of the plan today.
The magazine quotes an adviser to Chancellor Gerhard Schröder saying that the U.N. would flood Iraq with blue-helmeted "peacekeepers," turning it into a "virtual protectorate of the U.N." for years. And why would Saddam agree peacefully to give up power? Because he wouldn't have to. Der Spiegel reports that Saddam would remain "formally, the commander of the country."
The plan is reminiscent of the fiasco of "peacekeeping" the U.N. tried to enforce in Bosnia in 1995. Serbian dictator Slobodan Milosevic "literally chained the blue helmets to targets. Saddam would do the same thing to prevent the U.S. from launching an attack," says David Phillips, a senior fellow at the Council on Foreign Relations who advised the Bosnian presidency at the time. The U.S. will surely kill any formal such proposal, but the fact that Germany would even consider offering it suggests an agenda aimed less at defusing war than at actively promoting American defeat.
We realize the end of NATO has been trumpeted prematurely before. It's also true that the three obstructionist countries hardly speak for all of NATO, which did vote 16-3 in favor of the Turkish request. NATO has also expanded in recent years to include nations to the east, most of which understand better than the French do that the U.S. is the ultimate guarantor of their own security.
But the Cold War is over, and the main threat to the West now is global terrorism employing nuclear and bioweapons. If NATO cannot adapt to this reality by moving its resources to meet that threat, then as currently constructed it has outlived its usefulness. What President Bush calls a "coalition of the willing" will become America's new security alliance.
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