Ouvrir session
Nouveau venu ? Créez votre compte
alerte_otan · Comité de Surveillance OTAN
? Déjà membre ? Ouvrir session

Astuces Yahoo! Groupes

Le saviez-vous...
Saviez-vous que vous pouvez partager des photos sur Yahoo! Groupes ? Ah non, mais je crée mon groupe !

Messages

  Messages Aide
Avancée
Change etc : Obama copie Bush en Afghanistan, et Nixon au Vietnam   Liste de messages  
Répondre | Transférer Message #2015 sur 2108 |
Obama considère que la stratégie du "surge" irakien, le déploiement temporaire de force pour submerger la résistance, est un immense succès, "au-delà de nos rêves les plus fous" (http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=35226). Il s'applique donc à recopier ce merveilleux rêven en Afghanistan...
Baptême du feu pour la stratégie Obama
Libération, 3/7/09
La nouvelle administration veut mieux coordonner les fronts afghan et pakistanais.
 
Cette première grande offensive de l’armée américaine depuis 2001 sera aussi le premier test pour la nouvelle stratégie régionale définie par la présidence Obama afin de stabiliser l’Afghanistan. Si elle s’est fixé le Helmand comme objectif, c’est parce que cette province du Sud-Est de l’Afghanistan est à la fois un fief des talibans, qui contrôlent la plupart des districts, la plus grande région productrice de pavot du monde et, enfin, un mauvais exemple, celui des échecs militaires répétés de l’Isaf (la force de l’Otan déployée en Afghanistan) à la contrôler au-delà de quelques jours. Cette fois, l’US Army entend non seulement nettoyer la région de ses insurgés mais la garder ensuite sous sa coupe et y reconstruire un embryon d’Etat. C’est donc essentiellement une opération américaine.
 
Renforts. L’administration Obama a obtenu du Pakistan qu’il déploie, de l’autre côté de la frontière, des unités «pour empêcher tout passage» d’insurgés. Dans ce but, le nouveau commandant des forces américaines, le général Stanley McChrystal, s’est entretenu à Rawalpindi, avec le chef d’état-major pakistanais, le général Ashfaq Kayani. Derrière cette opération se dessine, dès lors, la nouvelle approche américaine, baptisée d’un acronyme l’Afpak, telle qu’elle a été définie, le 27 mars, par Barack Obama. Celle-ci consiste d’abord à intensifier les opérations militaires grâce à l’arrivée de renforts : 17 000 hommes supplémentaires ont commencé à être affectés sur le théâtre d’opération, principalement en première ligne, le long de la frontière afghano-pakistanaise. Elle passe aussi par la formation des forces de sécurité afghanes qui sera assurée par 4 000 conseillers américains - un encadrement d’autant plus nécessaire que l’armée afghane doit passer de 85 000 hommes à 134 000, début 2010, et à 400 000 d’ici à 2014. L’Afpak se traduit également par une nette augmentation de l’engagement civil au profit du développement économique et social du pays.
 
Le second volet de cette stratégie est plus novateur : il consiste à lier les deux théâtres d’opération, l’Afghanistan et le Pakistan. C’est désormais la nouvelle doctrine de l’administration américaine, remplaçant le concept cher à George Bush de «guerre contre le terrorisme». Elle renverse aussi les priorités en plaçant le Pakistan au cœur de la lutte contre l’insurrection islamiste. En la présentant, Barack Obama n’avait pas mâché ses mots : «L’avenir de l’Afghanistan est inextricablement lié à l’avenir de son voisin, le Pakistan […]. Les terroristes qui se trouvent à l’intérieur des frontières pakistanaises ne sont pas seulement les ennemis de l’Amérique ou de l’Afghanistan (mais) un cancer qui risque de tuer le Pakistan de l’intérieur[Ca, c'est extrêmement novateur, cela ressemble furieusement à la tentative d'extirper le cancer communiste en pourchassant les ennemis de l'Amérique et du Vietnam dans leur sanctuaires au Laos et au Cambodge - RM]
 
«Pas de chèque en blanc». Là où la doctrine Obama se différencie vraiment de celle de son prédécesseur, c’est en donnant un caractère strictement conditionnel au renforcement de l’assistance américaine, à cette occasion triplée - 1,5 milliard de dollars (1,06 milliard d’euros) par an pendant une durée de cinq ans. C’est donc bel et bien une politique de la carotte et du bâton résumée par la formule employée par le chef de l’Etat : «Pas de chèque en blanc.» Les forces pakistanaises se devaient bien d’être à la frontière.
 
++++++
 
Après le surge très certainement victorieux des marines, Libé écrira-t-il un article comme celui-ci?
 
Le fiasco de Swat
Le Pakistan s’enlise face aux talibans.
Libération, Philippe Grangereau, 3 juillet 2009
 
La victoire proclamée du Pakistan contre les talibans de la vallée de Swat pourrait n’être que de la poudre aux yeux. Sous la pression des Etats-Unis, l’armée pakistanaise a lancé en mai une vaste offensive contre les talibans de cette région située à une centaine de kilomètres au nord de la capitale. Deux millions de personnes ont été déplacées. Beaucoup s’entassent dans des camps de fortune à la lisière de cette vallée qui avait été conquise pendant l’hiver 2008 par plus de 5 000 talibans faisant régner la terreur. Quelque 170 écoles pour filles ont été brûlées par les intégristes, qui appliquaient par ailleurs une version stricte de la charia.
 
Victorieux. L’armée pakistanaise, qui a interdit aux journalistes d’approcher du champ de bataille, a six semaines durant égrené des bilans victorieux, parlant de centaines de talibans tués, d’ennemis retranchés dans des villes comme Mingora que l’aviation pilonnait. Les agences de presse ont répercuté les communiqués militaires en précisant qu’elles ne pouvaient les vérifier en l’absence d’observateurs indépendants. Les combats ont cessé fin juin car les talibans, fidèles à leur tactique de guérilla, ont évacué la vallée
 
«Intacte». Ces derniers jours, quelques rares journalistes ont été autorisés par l’armée pakistanaise à se rendre sur place. Jane Perlez du New York Times s’étonne, en survolant la ville déserte de Mingora, de constater qu’elle «paraît intacte». Elle estime que la campagne militaire «est loin d’avoir été décisive», notant que l’armée ne contrôle que les villes et les routes et qu’aucun chef taliban n’a été capturé ou tué.
 
Un journaliste de la BBC, qui a suivi les combats à Swat, raconte que l’armée lui a affirmé avoir tué 900 talibans. «Et pourtant, je n’ai pas vu un seul cadavre de taliban», note-t-il. Même en se basant sur la version officielle, cette «offensive» a tout d’un coup d’épée dans l’eau. Islamabad affirmait que 5 000 talibans avaient investi Mingora : il en resterait donc au moins 4 000 qui peuvent revenir n’importe quand. Beaucoup se cachent dans les camps de réfugiés, confie un officiel au New York Times. «Ils ont rasé leurs barbes et vivent avec leurs familles
 

[nb : "Islamabad affirmait que 5 000 talibans avaient investi Mingora : il en resterait donc au moins 4 000 qui peuvent revenir n’importe quand. " : Quel fiasco : ils ne les ont pas exterminés. C'est quelle race ça, 'Taliban'? Une fois ceux-là exterminés, leurs enfants seront éternellement reconnaissants d'avoir été libérés de leur père dont la barbe piquait trop, c'est certain. Ou alors il faut exterminer la progéniture avec, façon biblique? - RM]
++++++
 
Et on sait comment ils visent bien : une moyenne de 6 "insurgés"  pour 100 morts selon certaines sources qui ne sont pas militaires
 
Pakistan: nouvelle attaque de missiles américains visant des islamistes
 AFP, 3 juillet
 
PESHAWAR, Pakistan (AFP) — Des missiles américains ont visé vendredi les repaires de combattants islamistes dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, où l'armée combat les talibans liés à Al-Qaïda, ont indiqué des responsables des forces de sécurité.
 
Ces sources ont indiqué qu'elles pensaient qu'il y avait des victimes mais sans pouvoir le confirmer. Les attaques ont eu lieu dans le district du Waziristan du Sud, principal bastion des talibans pakistanais liés à Al-Qaïda et frontalier avec l'Afghanistan.
 
Les forces américaines présentes en Afghanistan et la CIA intensifient depuis plusieurs mois les tirs de missiles par des avions sans pilote drones, visant des combattants étrangers d'Al-Qaïda et des talibans pakistanais dans les zones tribales.
 
"Il y a eu des attaques de missiles visant deux endroits, les cibles étaient des repaires de combattants islamistes, nous tentons de savoir s'il y a des victimes", a dit à l'AFP un haut responsable des forces de sécurité pakistanaises, sous couvert de l'anonymat. "Trois missiles se sont abattus sur le repaire du commandant taliban Noor Wali et il y a peut-être des victimes", a confirmé un de ses collègues. "Les missiles ont été tirés par des drones", a précisé cette source. Seule l'amrée américaine et la CIA disposent de tels appareils dans la région.
 
Fin avril, sous la pression intense de Washington, dont Islamabad est l'allié-clé dans sa "guerre contre le terrorisme", le Pakistan a lancé une vaste offensive contre les talibans dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest. Et depuis peu, le gouvernement a décidé d'étendre cette offensive au Waziristan, bastion de Mehsud et de combattants étrangers d'Al-Qaïda.
 
Depuis août 2008, 45 salves de missiles américains ont fait au moins 440 morts dans le nord-ouest du Pakistan, des combattants islamistes pour l'essentiel selon les autorités, mais également des civils.
 
Islamabad proteste depuis un an systématiquement, déplorant que ces attaques violent sa souveraineté, mais en vain.
 
Les Etats-Unis ne les nient pas mais ne les avouent jamais publiquement. Les médias américains et pakistanais se font cependant régulièrement l'écho fréquemment d'un accord secret entre Washington et Islamabad pour autoriser ces tirs sans heurter l'opinion publique pakistanaise, majoritairement antiaméricaine.
 
La nouvelle attaque de vendredi survient 10 jours après une double salve de missiles américains dans le Waziristan du Sud, la première tuant six combattants islamistes et la seconde peut-être une soixantaine de personnes venues assister à leurs funérailles, selon les autorités pakistanaises. Les bilans de ces tirs de missiles sont souvent très approximatifs et ne peuvent jamais être vérifiés, y compris par les forces de sécurité, qui n'ont pas accès à ces zones, bastion des talibans qui enterrent immédiatement les victimes.
 
++++++
 
Afghanistan : Au moins 800 civils tués entre janvier et mai – Nations Unies
 
KABOUL, 29 juin 2009 (IRIN) - Les pertes civiles occasionnées par les affrontements armés entre les insurgés, l’armée américaine, la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) en Afghanistan et les forces du gouvernement ont augmenté de 24 pour cent jusqu’ici, cette année, par rapport au bilan 2008 pour la même période, selon un rapport publié par Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies.
 
Au seul mois de mai, 261 non-combattants ont perdu la vie au cours du conflit qui sévit en Afghanistan, a déclaré John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, aux membres du Conseil de sécurité, lors d’une réunion, le 26 juin.
 
L’un des incidents les plus graves a eu lieu en mai : des dizaines de civils, dont au moins 65 femmes et enfants, ont été tués lorsque les forces américaines ont bombardé un village de Bala Bulok, une région de la province de Farah, dans le sud-ouest de l’Afghanistan, a indiqué la Commission indépendante des droits de l’Homme d’Afghanistan (CIDHA), le 26 mai.
 
« La MANUA [Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan] a recensé 800 morts au sein de la population civile entre janvier et mai 2009, essentiellement dans le sud, le sud-est et l’est du pays », peut-on lire dans le rapport du Secrétaire général des Nations Unies, intitulé The Situation in Afghanistan and its Implication for International Peace and Security [La Situation en Afghanistan et ses conséquences sur la paix et la sécurité internationales], publié le 23 juin.
 
Au moins 55 pour cent des décès recensés ont été attribués aux agissements des insurgés, 33 pour cent ont été causés par les forces afghanes et internationales et 12 pour cent n’ont pu être attribués à aucun des belligérants, selon le rapport.
 
Dans son rapport, le Secrétaire général des Nations Unies accuse les Talibans d’être responsables d’une majorité des pertes civiles et se félicite des mesures adoptées par les forces internationales pour minimiser les conséquences de la guerre sur les non-combattants.
 
Le conflit armé a également provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, dont la plupart ont besoin d’être protégées et aidées, selon les organisations humanitaires.
 
Une augmentation sans précédent
 
Depuis la chute du régime taliban en 2001, l’insécurité a progressivement gagné certaines régions du pays, notamment le sud.
 
En mai 2009, elle s’est aggravée, atteignant un niveau jamais observé depuis 2001, avec plus de 1 000 incidents violents recensés, selon le rapport des Nations Unies.
 
Si les violences liées aux agissements des insurgés sont principalement concentrées dans le sud et l’est du pays, deux régions instables, elles ont également gagné le centre et le nord. « Au cours de la prochaine période, une recrudescence de la violence sera probablement observée par rapport à la même période, l’année dernière, notamment une augmentation du nombre d’attentats suicides complexes, des actes d’intimidation et des assassinats commis par les insurgés », selon le rapport.
 
En plus de ses conséquences néfastes sur la vie des civils, cette insécurité de plus en plus alarmante représente une menace grave pour les travailleurs humanitaires, qui sont de moins en moins en mesure de se rendre dans une bonne partie du pays.
 
En effet, entre le 1er janvier et le 15 juin 2009, plus de 60 incidents de sécurité concernaient des organisations non-gouvernementales (ONG), selon le Bureau afghan pour la sécurité des ONG. Des dizaines de travailleurs humanitaires ont également été tués ou enlevés l’année dernière.
 
En raison du renforcement de la présence militaire américaine ces derniers mois et du déploiement de forces afghanes entraînées récemment, la situation de sécurité s’est néanmoins améliorée dans les provinces de Kaboul, Hérat, Logar et Wardak, selon le rapport des Nations Unies.
 
Les travailleurs de la santé s’inquiètent toutefois à l’idée que les violences ne culminent au cours des prochains mois, des élections présidentielles et provinciales devant être tenues dans le pays en août. Les insurgés auraient en effet menacé de perturber le déroulement des élections en fomentant de nouveaux attentats suicides et en posant des bombes le long des routes.


Samedi 4. Juillet 2009  7:32

roland.marounek
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message

Transférer Message #2015 sur 2108 |
Montrer le contenu des messages Auteur Date

Obama considère que la stratégie du "surge" irakien, le déploiement temporaire de force pour submerger la résistance, est un immense succès, "au-delà de...
Roland Marounek
roland.marounek
Messenger Envoyer un message
4. Juillet 2009
7:36
Avancée

Copyright © 2009 Yahoo! France SAS – Tous droits réservés.
Mise à jour : données personnelles - Conditions d'utilisation - Charte - Signaler un abus - Aide