Haaretz 02/07/2009
Ace of diamonds Il y a à peine quelques mois, un avion atterrit àl'aéroport de Ben-Gurion ; à son bord Dan Gertler. A son étonnement, des agents de la National Fraud Investigations Unit israélienne l'attendent pour l'emmener dans leur quartier général. Gertler est accusé d'avoir corrompu son ami, Avigdor Lieberman, l'actuel ministre des Affaires étrangères. Lors des interrogatoires, il a été demandé à Dan Gertler s'il avait déjà fait du business avec Lieberman ou même transféré de l'argent à des sociétés suspectées d'être contrôlées par Lieberman. Gertler nie et déclare n'avoir jamais transféré d'argent à Lieberman, ni même d'avoir déjà fait du business avec celui-ci. Une semaine plus tard, Gertler a à nouveau été entendu, sous serment. Gertler est un Juif ultra-orthodoxe, presqu'aussi connu à Kinshasa que dans sa ville de Bnei Brak. Dans quelques mois, lorsque le Procureur général décidera s'il faut continuer à enquêter sur les activités de Lieberman, on saura si les accusations contre Gertler sont fondées. « C'est une personne qui prend des risques, saisit sa chance et rejoue à chaque fois » explique une personne qui le connait bien. Contrairement à sa
famille, connue dans le commerce de diamants polis, il se lance à 22 ans via sa société DGI dans le commerce des diamants bruts. Son empire s'étend aujourd'hui en Russie, Angola, Angleterre ou encore Sierra Leone mais c'est en RDC qu'est son épicentre. Il voyage presque chaque semaine à bord de son jet privé. Sa principale destination est la RDC ou il détient une villa spacieuse et rend toujours visite à Shlomo Ben Tulila. C'est un bosseur exigeant, capricieux et tendu. Il déteste être exposé médiatiquement. « Les médias le rendent fou. Il en devient irrationnel » explique un proche. Entre Lieberman et Gertler, il y a une bonne relation. « Leur point commun est qu'ils se méfient de tout le monde » explique une autre personne les connaissant.
Lieberman enlève les batteries de son téléphone pendant les réunions et change constamment de numéro ; Gertler n'hésite pas à engager des détectives privés et à enregistrer des conversations qu'il utilise ensuite dans son business. « Deux loups seuls » qui ses dernières années ont été entourés exactement par les mêmes personnes. Leibovitch a été remplacé en 2006 à la tête des affaires de Gertler en RDC par Sharon Shalom qui l'a aidé à gérer Nikanor.
Shalom, un homme de 34 ans, est également bien placé autour de Lieberman. Ses connections ne s'arrêtent pas là ; il est marié à Sima Levy, la fille de l'ancien ministre des Affaires étrangères David Levy et la sÅ“ur de Orli Levy, membre du parti politique de Lieberman. Shalom assiste également Lieberman dans ses affaires privées. Il a d'ailleurs été entendu par la police dans ce cadre. Shalom est suspecté de blanchir de grosses sommes d'argent et d'être activement impliqué dans diverses affaires. Un autre nom parmi les confidents de Gertler et Lieberman est Yossi Kamisa, un ancien de la Police Special Anti-Terror Unit israélienne. Il est la seule personne qui à ce jour a déclaré que Lieberman et Gertler ont été associés dans le business pendant la période ou Lieberman était membre de la Knesset. « Au début, Lieberman pensait que Kamisa était un gars dynamique » explique une
connaissance de Lieberman. « Dans ses premières années politiques, Lieberman aimait ce type de gens
venant du domaine de la sécurité. » Au cours des investigations au sujet de Lieberman, Kamisa a expliqué à la National Fraud Unit sa décision de porter plainte en justice en 2004 contre Gertler et le Général Yossi Ben Hanan, à la tête de Sibat, l'organisation du ministère de la Défense israélien pour l'exportation et l'assistance dans le domaine de la défense.
Lieberman et Kamisa se sont rencontrés à Jérusalem en juillet 2000. A cette époque, selon une déclaration faite sous serment à l'époque, « Lieberman et Gertler avait urgemment besoin d'un spécialiste dans le domaine de la sécurité en RDC pour former l'armée congolaise. Lieberman m'a dit qu'il était partenaire dans un certain nombre de transactions futures au Congo dont le potentiel économique était énorme. Il m'expliqua qu'il ne pouvait être personnellement à l'avant-plan de ces transactions et que je devrais dès lors être en contact avec son partenaire, Gertler. » Gertler et Kamisa se rencontrèrent directement et Gertler lui expliqua qu'il était en pleine négociation pour obtenir une concession diamantifère du Président congolais de l'époque, Laurent-Désiré Kabila. La condition pour l'octroi de cette concession était de fournir un soutien militaire. Ce que Gertler nie
fermement. Kamisa maintient pour sa part que Gertler lui a proposé de gérer la formation et l'armement de l'armée congolaise en échange de 80% des profits anticipés. Quand Kamisa demanda de signer un contrat, Gertler lui répondit : « Dans le business du diamant, on ne signe pas, une poignée de main est suffisante. En plus, Lieberman est dans le coup, donc tu n'as rien à craindre. »
Kamisa maintient également qu'il a tenu Lieberman au courant de son voyage en RDC avec Gertler et qu'ils y rencontrèrent le chef d'état major Joseph Kabila, le fils du président. Nous sommes à cette époque en période de guerre au Congo, ce qui ne résout pas Gertler à ne pas y pénétrer le marché lucratif du diamant. « En faisant cela, Gertler s'est aussi fait des rivaux puissants. » A l'été 2000, Kamisa et Gertler entrent dans le bureau de Laurent-Désiré Kabila. Selon Kamisa, un accord de coopération en matière de sécurité est arrangé. Selon les déclarations de Kamisa, « le même jour, une concession de diamants évaluée à plus de 800 millions USD était accordée à Gerlter… Il n'est pas superflu de mentionner que durant ces voyages, Kamisa a observe les méthodes de Gertler qui paye des sommes considérables, de la corruption, à divers membres du gouvernement congolais. Tout
cela pour préparer un rendez-vous avec le Président congolais et améliorer les termes de
l'accord entre lui et l'Etat. Gertler a expliqué que payer des pots-de-vin est une chose acceptée au Congo et que son séjour dans le pays lui a coûté plus d'un million USD. » Face à la justice, Gertler a nié ces accusations, expliquant qu'elles sont sans fondement et le fruit d'une pure vengeance. Suite à l'accord avec Kabila, Gertler donna une nouvelle tâche à Kamisa : préparer une plan pour se garantir un monopole du diamant et arrêter la contrebande, qui rendait le business du diamant pratiquement impossible. Kamisa prépara un plan et parallèlement travailla en vue de faire progresser l'aide militaire israélienne
à l'armée congolaise. Il repartit pour Kinshasa avec Gertler et le procureur Many et résida dans la villa de Gertler à Kinshasa. « Pendant la semaine, Lieberman fut fréquemment informé de l'avancée des dossiers » explique Kamisa dans sa déclaration sous serment. Une mauvaise surprise frappa Kamisa en octobre 2000 : Gertler l'informa qu'il mettait fin à leur business. Selon Kamisa, la raison en était un rapport publié par la presse qui révélait l'accord Gertler-Kabila sous le titre « Take diamonds – Give army ». Selon les avocats de Gertler, Kamisa a été écarté car son passé dans le secteur de la sécurité était faux et parce que son comportement ne correspondait pas à une entreprise internationale. Face aux accusations de Kamisa, Gertler affirme qu'il a toujours évité de conclure des accords militaires et de sécurité. Sa seule implication dans ce domaine se limite à une demande des Congolais si « par hasard », il pouvait recommander un expert israélien dans la sécurité qui pourrait assister le pays militairement, un message qu'il transmit à Kamisa. Plus tard, toujours selon lui, les officiels congolais l'ont recontacté et lui ont dit « Amène nous un général, pas un sergent ». Les avocats de Gertler rejettent également les accusations de Kamisa selon lesquelles il ferait du business avec Lieberman. Lieberman lui aussi nia les propos de Kamisa. Dans sa plainte en justice de 2004, Kamisa
affirme que Gertler l'a dépossédé et a travaillé derrière son dos dans le contrat pour former et armer l'armée congolaise. Le juge de l'époque a toutefois décidé de rejeter la plainte de Kamisa. Kamisa fit appel en 2006, apportant de nouvelles preuves. Parmi ces preuves soumises en appel, appel qui a également été rejeté, il y a la transcription d'une conversation entre Gertler et Kamisa que ce dernier enregistra lors d'une réunion suite à la rédaction de l'accord par Many. On y retrouve le nom de Lieberman.
Il y est fait référence à la diplomate Nicole Gad, ambassadeur israélien en RDC de 1999 à 2003. Pendant son mandat en RDC, elle envoya au Ministère des Affaires étrangères des informations collectées au sujet de l'activité de Gertler dans le pays et des rumeurs qui lui étaient parvenues au sujet de liens militaires que Gertler tentait de forger entre Israël et la RDC. Par exemple, en 2000, une de ces notes stipule : « L'affaire Gertler continue à être un sujet chaud dans les médias. Gertler est décrit comme une personne à cause de laquelle les gens meurent de faim et le monopole serait susceptible de causer des troubles si le Gouvernement ne met pas fin au contrat.
La rumeur continue à affirmer qu'en échange des diamants, Gertler a organisé l'entrainement de l'armée congolaise par des experts israéliens contre les rebelles. » Selon des sources proches du dossier des enquêtes sur Lieberman, Gad a témoigné, au même titre que Eytan Bentsur, un ancien du Ministère des Affaires étrangères. Lors de la même conversation entre Gertler et Kamisa, Gertler lui donna un conseil sur la politique africaine : « Un Kushi (nom péjoratif donné aux noirs en Hébreux) qui veut quelque chose de toi "sits on your veins"… Un nègre aime parler, faire des promesses, bla bla bla… ». « Je ne suis pas intéressé à participer à tout ceci, m'impliquer dans cette affaire. Je dirai du bien de toi à Pascal Mayumba mais je te le redis, par expérience, si Pascal avait de l'argent ou voulait faire quelque chose, il l'aurait
déjà fait ». La tension monte à la fin de la conversation, lorsque Kamisa affirme que c'est grâce à son plan pour l'armée congolaise que Gertler a obtenu un contrat minier juteux. Gertler répond « Yossi, soit tu es complètement fou soit je ne sais pas. Tu crois que le contrat sur les diamants a été signé grâce à toi ? » Kamisa : « Pourquoi es-tu aller voir le Président le lendemain ? » Gertler : « A cause du fils » [C'est-à-dire Joseph Kabila]. Kamisa : « Mais oui, à cause du fils, le fils qui ne presse pas son père ? » Gertler : « Yossi, tu n'y es pas.
Je comprends la politique des nègres. » A la fin de la réunion, Kamisa se dit inquiet quant au sort de Gertler en RDC et lui donne un conseil : « Organise ta sécurité le mois prochain, deux personnes au moins écoutent ce que je te dis… » Kamisa montra aussi de l'inquiétude quant à la vie de Gertler dans le plan de ce dernier de monter un monopole du diamant. Dans la rubrique « Sécurité VIP », il conseilla Gertler : « Vu que le monopole crée de l'énervement chez les locaux et les traders de diamants au Congo, et vu que ces gens ont de l'influence économique, il faut protéger ta vie, même si c'est difficile pour toi d'accepter ce type d'obligation. »
Trois mois après avoir succédé à son père, des pressions internationales forcèrent Kabila à révoquer le monopole de Gertler. Un rapport des Nations Unies en 2001 était très critique vis-à-vis de Gertler. Le rapport note que l'intention était de générer des flux financiers permettant d'acheter des armes et de faciliter l'accès à des équipements militaires israéliens et aux services secrets, le tout grâce à des relations particulières entre IDI, une filiale de DGI et des généraux israéliens. Furieux, Gertler engagea une société américaine qui soumit à l'ONU une vision toute différente. « Le rapport est basé sur des propos de membres de l'opposition politique et par des concurrents ». « En avril 2002 » explique Boaz Benzur, avocat de Gertler, « l'ONU a envoyé une lettre à Gertler affirmant que sa réaction avait été reçue et corroborée. » Que ce soit vrai ou pas,
l'ouverture du marché congolais à permis au rival de Gertler, Lev Leviev, de prendre une partie des richesses du pays. Une rivalité virulente s'est développée entre les
deux. A la mi-2001, Charles Okoto visita Israël. Gertler vint à sa rencontre à l'aéroport mais n'était pas seul. Deux hommes, que Gertler identifia comme des « Hébreux noirs de Dimona », l'informèrent qu'ils seraient l'escorte du visiteur et avertirent Gertler qu'ils le liquideraient. Trois mois plus tard, une délégation congolaise en visite en Israël et qui rencontra Leviev fut suivie par des détectives privés engagés par Gertler. Gertler continua pourtant à être un acteur de première importance sur la scène du diamant en RDC. Emaxon se vit confier une concession par la Miba pour commercialiser 85% de la production de la Miba que Gertler achetait avec une remise de 5%. En échange, Emaxon s'engagea à prêter à la Miba 15 millions USD pour développer et acquérir du matériel minier. Les signataires de l'accord pour Emaxon étaient Chaim Leibovitch et Yaakov Neeman, l'actuel ministre de la Justice israélien. Gertler nie à nouveau. La valeur de marché des diamants était déterminée par la Miba, basée sur leur véritable prix et il y eu par ailleurs une augmentation significative de la production grâce à la commercialisation effective et le paiement de taxes à l'Etat. Gertler raffermit ses liens avec la RDC en construisant une usine de traitement de diamants en RDC en 2004. Petit à petit, il devint de plus en plus actif dans la politique internationale. Il devint envoyé spécial de Kabila et Leibovitch, travailla en vue de renforcer les liens avec Washington. « Il a à ce titre personnellement rencontré Condoleezza Rice à ce sujet » dit un confident « et utilisé son influence autant que possible pour renforcer les relations. C'est grâce à lui que le Congo s'est abstenu de voter contre l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis. Gertler a également rencontré les dirigeants de pays voisins pour régulariser la relation avec eux. Ce n'était pas philanthropique de sa part. La stabilité du Congo est primordiale pour ses investissements. C'est également le vrai secret de ses relations avec Kabila ». Selon les associés de Gertler, « les conneries qu'on lit dans
la presse sont uniquement imputables aux opposants de Kabila et Dan n'est qu'un punching ball. La vraie cible, c'est Kabila ». La même année, Nikanor était installé sur l'Isle Of Man, un paradis fiscal. Lors de l'annonce faite à l'AIM, la société déclara être détenue par Benny Steinmetz (50%), Gertler (20%) et la famille Gertner (30%).
Gertler a conclu cet accord avec la Gécamines après avoir terni les profits potentiels de la concession. En novembre 2007, Nikanor a fusionné avec Katanga Mining. La société était évaluée à 3,3 milliards USD, ce qui en faisait le plus gros producteur de cuivre africain et l'un des principaux producteurs de cobalt au monde. Mais depuis cette fusion, la société a perdu 98% de sa valeur ; en cause, la chute des prix du cuivre et du cobalt et une production inférieure aux attentes. Face à des problèmes de cash-flows, le contrôle a été pris par Glencore. Aujourd'hui, Gertler est toujours un acteur majeur du commerce de cuivre et cobalt en RDC. Il a encore été en RDC il y a deux semaines. Bien qu'il ait été entendu sous serment dans les enquêtes sur Lieberman, il a été autorisé à quitter le pays – manque de preuves à son égard disent ses confidents. « Si il y avait quelque chose de
sérieux contre lui, aurait-il le droit de quitter Israël ? » pose un de ses proches. Une source policière affirme pour sa part que « les enquêtes dans le cas Gertler sont toujours en cours ».
Son avocat, Boaz Benzur, a écrit, dans une réponse à cet article, « la question des relations de mon client avec le ministre Lieberman a été examinée et n'est pas encore terminée.
Mon client a été questionné et a répondu. Compte tenu du fait que les enquêtes portant sur le ministre Lieberman ne sont pas terminées, mon client ne peut se permettre une réponse officielle, de manière à éviter toute suspicion ou tentative d'obstruction des enquêtes. Parallèlement, Gertler a systématiquement répondu à l'ensemble des questions dans cette affaire. Concernant les affirmations de Kamisa, il est connu que son cas a déjà été présenté à la justice il y a quelques années et que l'affaire a été rejetée. Cet homme agit par vengeance et ne peut servir de base pour un article d'investigation. Les enregistrements qui auraient été fait par Kamisa n'était pas connus de Gertler jusqu'ici. Concernant les informations diplomatiques envoyées à l'époque par l'ambassadeur, il s'agissait d'informations publiées par des journaux d'opposition, rédigés dans le cadre d'une campagne à son encontre. Les questions portant sur Yoav Many et Sharon Shalom ont pour leur part été soulevées dans le cadre des enquêtes, mon client est donc dans l'impossibilité de fournir des détails en sa possession.
Le fait est qu'ils ont été employés de manière légitime par mon client, de même que de nombreux autres dans le cadre de ses activités. Mon client est actif dans le monde entier et détient notamment d'importantes activités en RDC. Il y développe des activités philanthropiques dans les domaines de la formation, de l'emploi, la médicine, la lutte contre le sida et bien d'autres encore. Il a investi de très larges sommes d'argent au Congo. L'importance de ses investissement, au même titre de son engagement et son implication dans ce pays, est de loin supérieure aux activités d'autres hommes d'affaire opérant dans ce pays et en Afrique. Ses activités ont toujours été transparentes. Mon client tient à respecter les règles de manière méticuleuse. Au fil des ans, diverses accusations ont été lancées par des concurrents.
Elles ont toutes été examinées par des institutions internationales compétentes. Non seulement les accusations se sont révélées sans fondement, mais il s'avère également que la réalité en était l'exact opposé. » Au nom de Avigdor Lieberman, Jacob Weinroth et Yaron Kosteliz affirment pour leur part que les questions soulevées par l'article l'ont été dans le cadre des interrogatoires et que tant que les enquêtes sont en cours, leur client ne peut apporter de réponse. « Le ministre Lieberman a répondu à l'ensemble des question posées par la police israélienne de manière spécifique et concrète. Lieberman n'a jamais eu d'activités privées dans le business et ce, tout au long de sa carrière politique. Toute personne affirmant le contraire a tort. » Quant à Eliad Shraga, avocat de Yossi Kamisa : « On verra qui dit la vérité quant l'enquête sera terminée ». Finalement,
l'avocat de Yoav Many a refusé de commenter l'article, de même que Nicole Gad, Sharon Shalom et Chaim Leibovitch.
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