salut,
je suis bien d'accord avec toi katarina, l'ambiance actuelle ne permet pas un
positionnement fort de la musicothérapie à l'hôpital public.Ton discours me
parait bien avisé et je partage le sentiment que malgre tout, la possibilité de
faire intervenir des musicothérapeutes procède de l'intérêt que certains acteurs
peuvent lui porter. Tout cela est bien affaire de rencontres.
Toutefois, il me semble important de ne pas "brader" cette compétence. La
difficulté c'est qu'il y a comme une espèce d'agrégation entre la compétence de
musicothérapeute et celle d'infirmier en psychiatrie ou d'éducateur. j'ai moi
même travailler à l'hôpital pendant quelques années comme musicothérapeute sur
un statut d'éducateur qui m' a amener à passer le DE d'éducateur spécialisé.
De nombreuse demandes m'ont amené à intervenir dans différentes unités de
soin (d'atelier "thérapeutique" psy, aux hôpitaux de jours, en passant par la
gériatrie, par un service d'accueil de jeunes autistes et en terminant par
quelques interventions de formation complémentaire aux infirmiers recrutés en
psychiatrie et à l'école d'éducateur).
Même si on voit bien que la spécificité de la musicothérapie peut avoir une
place a l'hôpital il n'en reste pas moins que l'absence d'une case
musicothérapeute dans la grille de la fonction public hospitalière, sans être
forcément un frein, peut constitué une difficulté notamment pour négocier un
statut, un salaire etc...
Continuons de travailler
;)
--- En date de : Dim 30.8.09, Katharina Felix <katharina.felix@...> a
écrit :
De: Katharina Felix <katharina.felix@...>
Objet: Re: [aecouteasbl] renseignements
À: aecouteasbl@...
Date: Dimanche 30 Août 2009, 1h12
Bonjour,
oui, Eric, tu as raison que les temps actuels apparaissent comme peu
propices à pouvoir affirmer un positionnement "fort" en tant que
musicothérapeute. De plus, le discours "ambiant" dans l'hôpital fait
état de cette restructuration que tu évoques ... et tout va vers le
"moins".
Quant aux, titulaires du DU, en poste dans HP sans d'autre formation,
j'en connais (temps plein, CDI, salaire calqué sur celui d'infirmiers) .
Certes, c'est très rare, et c'est peut-être même un "précédent", qui,
soit dit en passant, témoigne de la volonté à donner une vraie place à
la musicothérapie dans l'hôpital en question. C'est un hôpital où la MT
a une certaine histoire d'existence aussi.
Tu parles de disparition "progressive" des infirmiers psy ? C'est FAIT !
ceux qui restent encore en service ne vont pas tarder à pertir à la
retraite ... les diplômes DE et psy ont été fondus en 1992, je crois, non ?
Du coup, oui, ce sont des IDE qui travaillent en psy, et c'est peut-être
là que nous avons (aussi) une place à défendre. Pas pour dire que les
IDE seraient "incompétents" quant à la psy, loin de là, mais pour
souligner que la MT est une forme de travail qui peut être tout à fait
spécifique (!!) aux soins en psychiatrie, répondant à des problématiques
spécifiquement "psy", ou plutôt "'agissant" d'une façon spécifique dans
le contexte de pathologie psy !
Voilà que la place de la MT n'est pas celle de l'animation.
Quant à la logique des pôles, elle est essentiellement administrative.
Elle a des effets, c'est clair, mais ce qui va plus loin, et ce qui est
plus grave, c'est la nouvelle loi de Mme Bachelot, qui va conduire à
fermer à moyen ou court terme les structures publiques ambulatoires
(CMP, CATTP, hôpital de jour), ou bien à les réduire à un minimum. De
plus, le financement va être tel que ces structures apparaîtront comme
plus du tout rentable, et elles fermeront leurs portes "toutes seules"
... (alors que le privé en ouvrira sans doute)
Du coup, le travail essentiel de l'hôpital publique sera dans "l'intra" ...
Cependant, ne nous leurrons pas : des maladies psychiatriques, il y en
aura toujours. Les décompensations seront / apparaîtront comme plus
aigües et / car le traitement sera plus "rapide" ...
Dans l'hôpital dont je vous parle, le choix a été fait (après une longue
période qui apparaissait comme incertaine) de créer (je dis bien
"créer") une équipe de thérapeutes, thérapies médiatisées axées sur
ergothérapie et sport/corps. Leur travail concerne exclusivement les
patients hopitalisés à temps plein (= intra) !
Pour l'instant, cette équipe compte trois soignants, puis dans le même
HP, deux musicothérapeutes. Par ailleurs, la fontion d'animateur existe
aussi. Tout cela est bien différencié, et chacun travaille avec ses
outils, et dans ses espaces.
Je vous parle dans la conviction que la MT a une place à garder, mais
aussi une place à prendre actuellement.
Ouvrir un poste, cela veut dire le budgetiser. Allouer un budget, cela
se fait en fonction de choix qui peuvent être d'ordre diverses, mais à
la base, ce sont toujours des "humains" qui font un choix, c'est à dire
derrière un choix, initialement, il y a toujours qqn. Ensuite, les
instances valident ... Donc, il faut être convaincant, trouver les bons
arguments face quax bonnes personnes. Ou bien il faut connaître les
raisons qui ont amenées à opter pour un certain choix. Cela veut dire
aussi connaître la logique du système actuel et savoir repérer la place
à prendre ... d'où la nécessité de se renseigner sur la culture de
l'hôpital où on veut postuler, travailler son "réseau", etc.
Les patients eux-mêmes, ainsi que leurs familles auront de plus en plus
de poids, car les associations d'usagers participent (sont représentés)
aux instances comme le conseil de pôle.
Quant au "travail clinique" ... si on en est convaincu, si on s'est
laissé soi-même travailler par cela, on ne pourra pas faire autrement
que de le défendre, et - oui ! - il y en a grand besoin ! Mais je vous
assure, il y a plus d'oreilles qu'on ne le pense qui entendent le
discours et le positionnement clinique de quelqu'un, et qui y sont
sensibles. Car, sans la clinique (sans la prise en compte du transfert
... pour être bref !), le travail ne se fait pas ... c'est simple !
Sur ce, bon dimanche de la fin d'août,
Katharina
chouette que les échanges reprennnent, cela faisait bien longtemps !
eric chabanon a écrit :
>
>
> tu as raison Katharina, il ne faut pas se laisser enfermer dans la
> case animatrice compte tenu du niveau de formation que représente un
> DU de musicothérapie. Mais Comment faire pour intervenir comme
> musicothérapeute dans la fonction publique hospitalière en étant
> seulement titulaire de ce DU d'autant plus dans ces temps de
> réorganisation (logique de pôle, disparition progressive des
> "infirmiers psy", recrutement des DE, desintérêt pour le travail
> clinique...) ?
>
> --- En date de : Ven 28.8.09, Katharina Felix <katharina.felix@ free.fr
> <mailto:katharina. felix%40free. fr>> a écrit :
>
> De: Katharina Felix <katharina.felix@ free.fr
> <mailto:katharina. felix%40free. fr>>
> Objet: Re: [aecouteasbl] renseignements
> À: aecouteasbl@ yahoogroupes. fr <mailto:aecouteasbl %40yahoogroupes. fr>
> Date: Vendredi 28 Août 2009, 23h10
>
>
>
> Bonjour Sandrine,
>
> oui, je suis musicothérapeute à l'hôpital psychiatrique, à temps plein.
> En formation initiale infirmière (et avec un salaire d'infirmière) , j'ai
> uniquement la fonction de musicothérapeute.
>
> bon courage pour les négociations !
> (il me semble qu'il est difficile de se laisser "caser" dans la
> catégorie d'animatrice" , alors qu'on est sensé de faire du travail de
> thérapeute ...)
>
> Katharina
>
> Sandrine a écrit :
> >
> >
> > Bonjour à tous,
> > Musicothérapeute de formation universitaire et Danse thérapeute, j'ai la
> > possibilité d'être embauchée en hopital psychiatrique en tant que
> > contractuelle permanente à temps plein, mais en tant qu'animateur, car
> > nos métiers ne sont pas référencés dans leur grille salariale. Est-ce
> > que quelqu'un vit cette situation? je vous remercie par avance pour vos
> > informations.
> > Cordialement
> > Sandrine BRASSART
> > sandrinebrassart@ yahoo.fr <mailto:sandrinebra ssart%40yahoo. fr>
> >
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