Aujourd'hui, en première page de yahoo cet article intéressant sur la dénatalité paru dans le monde du 18 novembre 2009, il semblerait que les vraies question concernant le réchauffement climatique soient maintenant plus sérieusement posées, il en est de même concernant le problème de la consommation de viande qui arrive maintenant à être parfois timidement posé.
Mais cet article pose également la question des moyens financiers et lorsque l'on veut faire évoluer les mentalités dans ce domaine, il s'agit de mettre le paquet sur l'éducation des enfants, des jeunes et des femmes, cela prend du temps et demande que des fonds importants y soient consacrés.
Aujourd'hui, en première page de yahoo cet article intéressant sur la dénatalité paru dans le monde du 18 novembre 2009, il semblerait que les vraies question concernant le réchauffement climatique soient maintenant plus sérieusement posées, il en est de même concernant le problème de la consommation de viande qui arrive maintenant
Mais cet article pose également la uestion des moyens financiers et lorsque l'on veut faire évoluer les mentalités dans ce domaine, il s'agit de mettre le paquet sur l'éducation des enfants, des jeunes et des femmes, cela prend du temps et demande que des fonds importants y soient consacrés.
Serait-ce un sujet à la mode ? On a eu droit à un "reportage" dans le 100% MAG
de ce soir sur M6. Traité très superficiellement et avec une phrase de fin
laissant place à l'espoir, histoire de ne pas choquer les consciences ("Mais à
33 ans, elle a toujours la possibilité de changer d'avis !"), mais c'est dans le
style de l'émission. Il semble cependant que cette journaliste s'y intéresse
plus sérieusement et sous un angle différent du discours habituel des médias de
masse. Merci pour l'info !
--- Dans Vhemt@..., Julie Henry <irinalynn@...> a écrit :
>
> Bonjour,
>
> Je vous transmets le mail d'une journaliste, il s'agira d'un reportage sérieux
qui donnera l'occasion de poser la question de la dénatalité et de la faire
connaître au grand public alors n'hésitez pas:
>
> "Bonjour,
> Je suis journaliste et je travaille sur un projet de documentaire sur les
personnes qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfants.
> Dans le cadre de cette enquête, je suis à la recherche de témoignages:
personnes qui avaient un désir d'enfant, mais y ont renoncé pour des raisons
écologiques, ethiques...; couples qui ont préféré se tourner vers l'adoption;
personnes qui ont eu recours à des opérations de stérilisation...Le récit de vos
expériences (réaction des familles, cheminement qui ont conduit à ses choix...)
serait précieux pour nourrir ma réflexion.
> Vous pouvez me contacter par mail : aureliarouvier@...
> ou par téléphone: 06 14 58 83 78
> Merci d'avance
> Cordialement"
>
> Merci,
>
> Julie
>
Un article alarmiste sur le site du Figaro... les occidentaux qui continuent à s'empiffrer et à se reproduire réagiront-ils ou ne se sentiront-ils pas concernés? Noel appproche faut pas gâcher la fête!
Pour la première fois, la malnutrition frappe plus d'un milliard de personnes sur Terre. Le sujet central d'une réunion de la FAO qui débute lundi à Rome....
Je vous transmets le mail d'une journaliste, il s'agira d'un reportage sérieux qui donnera l'occasion de poser la question de la dénatalité et de la faire connaître au grand public alors n'hésitez pas:
"Bonjour, Je suis journaliste et je travaille sur un projet de documentaire sur les personnes qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfants. Dans le cadre de cette enquête, je suis à la recherche de témoignages: personnes qui avaient un désir d'enfant, mais y ont renoncé pour des raisons écologiques, ethiques...; couples qui ont préféré se tourner vers l'adoption; personnes qui ont eu recours à des opérations de stérilisation...Le récit de vos expériences (réaction des familles, cheminement qui ont conduit à ses choix...) serait précieux pour nourrir ma réflexion. Vous pouvez me contacter par mail : aureliarouvier@... ou par téléphone: 06 14 58 83 78 Merci d'avance Cordialement"
Les solutions claires : la dénatalité et le végétarisme/végétalisme!
Aurélie Trouvé, docteur en économie et ingénieur agronome, est
enseignante-chercheuse à l'Agrosup Dijon et copréside la branche
française d'Attac. Elle réagit aux déclarations de la FAO (Organisation
des Nations unies pour l´alimentation et l´agriculture) selon laquelle il y aura 2,3 milliards de bouches de plus à nourrir en 2050 - soit 9 milliards d'être humains - et qu'en conséquence une hausse de 70% de la production agricole est nécessaire.
Les chiffres fournis par la FAO vous étonnent-ils?
Pour
l'augmentation de la production agricole de 70%, non, il n'y a rien
d'étonnant s'il n'y a pas de prise de conscience et de transformation
de notre mode de consommation alimentaire, notamment dans les pays du
Nord.
Pour des néophytes de la question il est
difficile de comprendre qu'une augmentation de la population mondiale
d'environ un tiers nécessite d'augmenter la production agricole de 70%
pour pouvoir nourrir tout le monde.
Dans les pays du
Sud, notamment en Asie et en Afrique, il y aura une augmentation des
besoins pour des raisons démographiques et aussi parce qu'on assiste
actuellement à une transformation du modèle alimentaire. Il tend
notamment à imiter les pays du nord, notamment en ce qui concerne
l'alimentation carnée. Et il ne faut pas oublier que pour produire une
kilocalorie animale, il faut plusieurs plusieurs kilocalories
végétales. C'est une des explications de la disproportion entre
l'augmentation des besoins alimentaires de 70% et la hausse de la
population qui n'est que d'un tiers.
Une telle augmentation de la production agricole en si peu d'années vous semble-t-elle possible?
C'est
une question qui fait couler beaucoup de salive et d'encre parmi les
agronomes et les scientifiques. Cela doit surtout amener à une prise de
conscience, parce qu'aujourd'hui le modèle de consommation alimentaire
des pays du nord est non soutenable à une échelle mondiale. Si toute la
population planétaire se nourissait comme un habitant des Etats-Unis,
on ne pourrait nourrir que 2 milliards d'être humains au lieu des 6 qui
peuplent actuellement la Terre.
Parmi les enjeux, il y a donc une question culturelle liée à la mondialisation, mais aussi des raisons politiques. Non?
Evidemment,
et ces raisons politiques ont induit des choix. Aujourd'hui, la plupart
de la viande vient d'Amérique à des prix qui sont artificiellement très
bas. Parce que cette viande provient de très grandes exploitations qui
produisent massivement et qui, pour beaucoup, ont des coûts sociaux et
environnementaux très faibles. Notre alimentation très carnée s'appuie
aussi sur une production qui induit un accaparement de plus en plus
important des terres dans ces pays et concurrence directement
l'agriculture vivrière. Au Brésil, il y a ainsi des millions de paysans
sans terre.
L'UE est-t-elle aussi responsable de cette situation?
En
Europe, on a mis des droits de douane proches de zéro sur la question
de l'alimentation animale. L'UE a donc avantagé l'importation alors que
l'on aurait pu avoir une production locale liée à l'herbe. Plus
globalement, l'UE a développé une logique exportatrice, à l'opposé
d'une logique d'autonomie alimentaire et de relocalisation des
activités. Résultat: nous ne sommes pas autosuffisants sur le plan
alimentaire, puisque nous importons plus que nous n'exportons, malgré
des conditions agronomiques très favorables.
Que préconisez-vous?
Il
faut réinterroger profondément la libéralisation des marchés qui est le
dogme actuel des négociations internationales. Cette libéralisation des
marchés est orchestrée par le FMI, la Banque mondiale et l'OMC depuis
les années 80. Elle est toujours en marche et est soutenue par les pays
les plus puissants.
La crise alimentaire mondiale nous a
montré que cette libéralisation des marchés était destructrice pour
l'agriculture vivrière, notamment des pays du sud, et qu'elle induit
une très forte volatilité des prix qui fragilise les petites
exploitations et sélectionne les plus compétitives. Ces petites
exploitations paysannes, ultra majoritaires, sont directement
concurrencées par l'agriculture industrielle des pays du Nord et
l'agriculture ultra compétitive des grandes exploitations du Sud qui
commettent des dégâts humains et environnementaux considérables.
Pensez-vous qu'on puisse encore changer de modèle économique et politique agricole?
Je
pense surtout que c'est nécessaire et que nous n'avons pas d'autre
choix. Un exemple instructif: pour l'année 2009, nous sommes en train
d'exploser les chiffres de la faim dans le monde. Aujourd'hui, c'est
davantage une question d'inégalités mondiales que de quantité,
davantage un problème de juste répartition et de règles alimentaires.
Faut-il, comme pour le climat, agir dès à présent?
L'agriculture
a une place dans la crise climatique: elle est à la fois victime (les
régions qui souffrent déjà de la faim seront les plus touchées par le
réchauffement, les régions tropicales et subtropicales vont voir leur
potentiel agricole touché) et responsable (essentiellement le modèle
agricole intensif et industriel des pays du nord). N'oublions pas par
ailleurs que l'agriculture intensive est dépendante des ressources
fossiles, qui sont en cours d'épuisement.
En Asie et ailleurs,
on a vu des stagnations des rendements agricoles, stagnations imputées
au modèle intensif: à savoir, l'épuisement des sols et des ressources
hydriques, la résistance aux maladies et aux ravageurs (animaux
nuisibles aux cultures)... De même, sur les cultures OGM en Argentine,
on a vu des retournements de rendements...
Y a-t-il quand même de quoi garder un peu d'espoir ou tout est d'ores et déjà foutu, surtout pour les pays du Sud?
Ce
qui est certain, c'est qu'il va y avoir une tension de plus en plus
forte sur les terres. Si on ne change pas de mode de développement et
de consommation, on va avoir besoin de terres à l'extérieur pour les
besoins alimentaires et aussi pour la production d'agrocarburants par
des grandes entreprises privées et les pays.
Mais si je suis
une chercheuse engagée, c'est que j'ai de l'espoir, tout en sachant
qu'il n'y a pas d'autre choix que de changer de modèle de développement
et aussi les politiques qui les régulent. Il ne faut oublier
qu'actuellement, trois quarts des personnes qui sont sous-nutries dans
le monde sont des paysans.
Alors, quel modèle adopter?
Des
centaines d'experts en agronomie de l'IAASTD, un organisme qui, pour
faire vite, peut-être comparé au Giec pour le climat, mettent en avant
l'agro-écologie, les connaissances indigènes, le lien de la production
et des connaissances agricoles avec le fonctionnement des écosystèmes."