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L'Auberge des 3 lunes [Les princes d'Ambre]   Liste de messages  
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Dans la même histoire, encore un autre point de vue, toujours écrit à deux
mains, celui de Lydwin.
Avec sa permission, je passe devant :


Une tempête bouillonnante rugit depuis plusieurs heures dans la cité. Le vent
hurle comme une hordes de banshees et des éclairs de lumière sombre zébrent
silencieusement l'obscurité de la grande salle déserte de l'Auberge des 3 Lunes.

Lydwin n'a pas vu grand monde depuis que cette étrange brouillard torturé a
inondé les rues. Il est rare de voir des choses durer dans ce lieu profondement
inconstant et cela contribue à rendre tout le monde mal à l'aise. Les habitués
ont préféré se terrer en attendant que ça passe.

Soudain la porte s'ouvre... La tourmente qui fait rage au dehors soudain soudain
la pièce comme une horde de démons avinées du premier cercle s'engouffre dans un
lupanar. Une brume poisseuse est entrainé dans les lieux et noie l'ambiance dans
un brouillard inconstant. La porte se referme. La lumière rouge mordorée d'un
éclair muet transforme la pièce en une vision d'enfer au centre duquel se tient
une petit individu drappé dans un ample manteau safran, le visage dissimulé dans
un ample capuchon.

L'inconnu s'avance calmement et s'assoit à une table au beau milieu de la pièce.
Il attend.

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Lydwin était comme souvent assise derrière son bar. Elle s'exerçait à
métamorphoser certaines parties de son corps, tout en regardant d'étranges
monstres marins passer non loin d'elle. Elle avait tenu à installé son auberge
dans un coin assez stable de la ville enfin aussi stable que l'on pouvait l'être
dans les Cours. Elle regarda avec curiosité un petit homme entrer dans
l'auberge. Elle ne pensait voir personne aujourd'hui et se fut donc avec une
certaine curiosité qu'elle s'approcha du nouvel arrivent. Elle traversa une
parcelle assez marécageuse qui avait apparue au centre du bar voilà quelques
semaines et prit la commande du client.

- Bonjour Monseigneur, que puis-je vous servir ?

Elle avait prit l'habitude de saluer ainsi tous ses nouveaux clients, au moins
jusqu'à ce qu'elle sache si c'était utile ou non.

*Je me doute que celui-ci vienne d'une famille aisée, mais restons sur nos
gardes, mon intuition me dit qu'il vaut mieux se méfier. *

Elle resta face à l'homme, un sourire d'usage aux lèvres attendant qu'il lui
réponde.

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L'étranger ne se retourne pas pour regarder la chaosienne et ne semble pas
vouloir parler. Un silence gênant s'installe. Un éclair vert et mauve illumine
silencieusement la pièce, à travers les petits carreaux plombés, durant
seulement un battement de coeur. Le vent rugit. Au moment où Lydwin s'apprête à
parler, la personne répond d'une douce et voluptueuse voix... féminine :
- Servez moi ce que vous voulez et prenez quelque chose aussi. J'aimerais vous
parler.
Elle rejette son capuchon sur ses épaules révélant le visage d'une jeune
adolescente aux cheveux blonds ondulés, aux yeux sombres et au sourire espiègle.


----------------------------------------------------------------------

Lydwin se rendit compte avec stupeur que l'étranger était en fait une étrangère.
Elle ne se démonta pour le moment. Elle réfléchit un instant: était-il
convenable de s'asseoir à la même table qu'un client.

*Nous sommes seules dans le pub et cette jeune fille m'intrigue, j'ai envi
d'écouter ce qu'elle a à me dire. *

Elle retourna donc derrière le bar et servi dans deux énormes verres un cocktail
non alcoolisé, qui comportait une demi-douzaine de fruits venant d'Ombre bien
différentes. Elle avait choisi cette boisson en ce fiant à l'age de son
interlocutrice. Elle s'assit donc en face d'elle.

- Qu'à vous vous donc à me dire, Mademoiselle.

Son ton n'était ni agressif ni amicale mais il laissait percevoir une certaine
curiosité.

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La gamine dévisage Lydwin comme si elle cherchait quelque chose dans les traits
de la femme. Elle amène le gobelet à sa bouche, boit d'un trait, sans suspicion,
comme on le fait à cet âge. Elle ne baisse pas le regard.

Lydwin trouve quelque chose de famillier dans ses airs et ses postures. A n'en
pas douter, c'est une polymorphe comme tout ce qui échoue vivant aux Cours du
Chaos. Mais pour l'observateur avisé, il y a toujours de petits aspects que ne
savent pas modifier le commun des chaosiens : des attitudes, des tics, des
cicatrices... des traits de parentés !

La gamine sourit et, n'y tenant plus, dit fébrilement :

- Je suis ta soeur.

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Sous le coup de la surprise Lydwin laissa tomber sa chope. Alors qu'elle faisait
appel au logrus pour faire venir à elle un chiffon, son cerveau réfléchissait à
toute allure. Comment cette jeune fille pouvait-elle affirmer être sa sœur,
elle-même ne connaissait rien de ses origines. Elle avait été déposée bébé sur
le perron d'un temple dédié à Bénédict. Elle fixa intensément la jeune fille
essayant d'en savoir un peu plus en forçant les barrières de son esprit, cela ne
donna rien même son instinct ne lui apportait aucune réponse. Elle se ressaisie
persuadée qu'il y a avait erreur sur la personne.

- Puis-je savoir ce qui vous permet d'affirmer ceci, mademoiselle.

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La jeune fille semble contente de son effet. Elle penche la tête avec un air
mutin et explique, fier d'elle-même :

- Père a un atout de toi. Il te surveille avec, je ne sais pas comment. Je l'ai
vu faire plusieurs fois, le soir, quand il se croit seul. Il ne dit rien, ne
fait rien. Il se contente de fixer cette carte avec un air étrange. J'ai
emprunté l'objet et j'en ai fait une copie. J'ai ensuite fait mon enquête chez
les proches de mon père. Il l'a appris et j'ai cru qu'il allait me tuer. Je l'ai
payé cher mais j'ai quand même su qui tu étais. C'est le valet qui t' a déposé
sur le perron d'une chapelle dédiée à Benedict qui m'a tout raconté. Tu es bien
ma soeur, ma demi-soeur au moins.

Elle pince entre le pouce et l'index un de ses fins cheveux blonds ondulés et
tire. Elle tend un fil brun à Lydwin.

- Il y a des ombres dans lequel, avec ça, tu trouveras la confirmation de ce que
je t'affirme.

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Lydwin était loin d'être tranquille, il y avait quelques années cette nouvelle
lui aurait fait énormément plaisir mais aujourd'hui ce n'était plus pareil. Elle
avait apprit à vivre seule avec l'idée qu'elle ne venait de nul part. Si la
jeune fille disait vrais elle risquait de se retrouver mêler aux histoire d'une
famille et elle ne le souhaitais pas. Elle aimait son indépendance, elle était
appréciée dans la pluparts des maisons justement parce qu'elle n'avait sa place
dans aucune ligne de succession. Cette jeune fille venait tout bousculer; elle
se disait sa soeur; pourquoi pas après tout. Il fallait bien qu'elle soit la
fille de quelqu'un. Elle saisit sans un mot la mèche de cheveux que lui tendit
la jeune fille.

- Très bien, si tu es ma soeur, raconte moi l'histoire de notre famille.


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L'adolescente a un petit sourire malicieux :

- Je n'en sais pas autant que tu l'espères. Je suis comme toi... une bâtarde.
Père m'a cachée dès ma naissance, comme une maladie honteuse, dans les passes de
Kailash, sous la surveillance d'un de ses fidèles vassaux, le Seigneur du Chaos
Siva. Il m'a promise à lui pour mon 50ème anniversaire. Il arrive parfois à
l'improviste et devient le maître des lieux comme un dieu descendu chez ses
fidèles. Tous le respectent et le craignent. On ne m'a pas caché que j'étais de
son engeance et que cela m'obligeait à tenir mon rang, à faire ses volontés.

Elle s'enflamme :

- Mais voilà, je n'ai pas l'intention de lui servir d'offrande à un serviteur
dévoué pour favoriser ses intrigues et accroître son pouvoir. Je vais bientôt
atteindre mes 50 ans. Je me suis enfuie et je suis venue te demander de m'aider
à lui échapper. Tu es la seule personne que je connaisse dont je puisse penser
qu'elle comprendra et qu'elle osera s'opposer à lui... pour moi.

Elle a les yeux fixés sur Lydwin. Au fond de son regard, il y a l'espoir
téméraire d'une adolescente… mêlé à la peur d'une enfant.

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Lydwin commençait à tomber sous le charme de la jeune fille, mais à près tout
pouvait-il en être autrement. Elle fut touchée par l'histoire qu'elle lui
raconta. Elle ne fut pas vraiment surprise par la description que lui fit la
jeune fille de son père. Après tout un homme capable d'abandonner son enfant ne
pouvais pas être d'une bonté extrême, Lydwin avait souvent espérer ce tromper
lorsqu'elle avait cette vision pessimiste. Elle oublia ses doutes vis-à-vis de
la jeune fille.

- J'ai donc du avoir de la chance d'être abandonnée à ma naissance.
- Si tu le souhaites tu peux rester vivre ici à l'auberge. Si notre père revient
te chercher nous l'affronterons ensemble.

----------------------------------------------------------------------

La gamine adopte un sourire ineffable. Elle se lève et se jette dans les bras de
Lydwin. Dans un sanglot, elle dit :

- Je m'appelle Pârvatî.

Quelques choses de nouveau sumerge Lydwin au moment où la joue humide de la
jeune fille touche la sienne : un sentiment indéterminable qui lui serre le
coeur et lui embrouille l'esprit. Si elle ne se connaissait pas si bien, elle
jurerait que c'est... de l'amour.


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Lydwin ne connaissait pas se sentiment, elle n'avait jamais aimé personne. Bien
sûr Lorik était quelqu'un de très important pour elle mais cela n'était rien de
plus que de l'amitié. Elle fut bouleversée par ce sentiment qui lui était jusque
là inconnu. Comment cette jeune fille qu'elle connaissait depuis quelques
minutes à peine pouvait-elle avoir changé tant de chose en elle. Petit à petit
Lydwin découvrait un nouveau pouvoir, le pouvoir de l'amour, elle ne le savait
pas encore mais il pouvait déplacer des montagnes et bientôt elle serait près à
tout par amour même à trahir ses idéaux les plus profonds. Doucement la jeune
fille nommé Pârvatî perçait les barrières que Lydwin avait depuis son enfance
bâties autour d'elle. Même son « instinct » se retrouverait bientôt endormi par
cet enfant.
Comme toujours Lydwin dissimula ses sentiments, une personne normale n'aurait
bien sûr rien pu percevoir mais l'être qui était en face d'elle était hors du
commun et doucement il sentait qu'il prenait le pouvoir sur elle.
Poussée par ses sentiments nouveaux, Lydwin sentit que son devoir était de
prendre soin de se « fragile » être. Il naissait en elle le même sentiment que
celui qui faisait qu'elle était l'une des plus ferventes protectrices des Cours.
Doucement elle poussa Pârvatî hors de ses bras et la rassit sur sa chaise.

- Tu dois être affamée. Reste là je vais te chercher quelque chose à manger.

Elle se dirigea dans la cuisine et prépara en quelques invocations du logrus une
simple omelette à sa « sœur ». Elle lui la servit à table.

- Je vais te préparer une chambre ne bouges pas.

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Le tonnerre craque étrangement...

Les éclairs blaffards s'enchaînent silencieux derrière les carreaux de la
cuisine où a trouvé refuge Lydwin en proie à une étrange émotion. Mais un
courant d'air qui déboule de la salle commune la sort soudain de sa réflexion en
venant jouer dans ses cheveux. Un sentiment de danger l'assaille furieusement.

Pârvatî hurle...




Jeudi 18. Juin 2009  13:48

amonfadar
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Dans la même histoire, encore un autre point de vue, toujours écrit à deux mains, celui de Lydwin. Avec sa permission, je passe devant : Une tempête...
Thierry Lahondès
amonfadar
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20. Juin 2009
11:32

Lydwin entend le cri percent de sa « sœur », elle se précipite vers la salle principale, bousculant au passage une troupe de nains qui traversait un champ...
Thierry Lahondès
amonfadar
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24. Juin 2009
15:40
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