CONSEIL NATIONAL DES REPUBLICAINS (C.N.R)
RENCONTRE EXCLUSIVE LE REVEREND PASTEUR FREDERIC BINSAMOU DIT NTUMI, DANS SA RESIDENCE DE SOUMOUNA SUR
"Ils ont envoyés 2 BJ pour le ramassage des armes, je les utilise à mes fins. Il n'y aura pas de ramassage d'armes sans compromis politique" a martelé le Révérend Pasteur NTUMI.
Vendredi 26 septembre sous un soleil de plomb arrosé par un vent doux du fait de la circulation sur la route nationale N°1, une Equipe de journalistes s'est retrouvée devant une clôture de tôles bien propre ; c'est un homme simplement habillé qui vint accueillir l'équipe de Congo Vérité venue rencontrer l'homme fort du pool, celui qui vient c'est TATA BISSENGO (entendez fer) ; il oriente l'équipe vers l'entrée, là c'est un jeune homme vêtu de blanc qui reçoit l'équipe, une brève prière et c'est l'entée dans la grande cours ou nous retrouvons un monde très accueillant, il va falloir attendre plus de 3heures car le révérend est très occupé vu le caractère religieux de ce dernier et sa gestion du parti. C'est finalement vers 17h00 que le pasteur sera en face de nous, simple tee shirt, pantalon survêtement et des sandales.
S'excusant du fait de nous avoir fait attendre il se prêtera à nos questions sans aucune condition.
- Commençant par la situation du PNDDR, le Révérend à notifié que la lenteur dans cette procédure n'émane pas de lui mais bien du gouvernement qui ne veux pas tenir parole en revenant constamment sur ce qu'ils s'accordent en citant le cas du recrutement ; il était convenu que 1000 ex combattants devaient être recrutés, d'après les engagements pris devant la banque mondiale ! Arrivé au moment de la mise en pratique de cette décision, on nous parle de 250 ex combattants qui doivent être recrutés au lieu de 1000 comme conclus devant la communauté internationale, nous avions arrêtés qu'après le 05 juillet, une rencontre devait s'effectuer et que le gouvernement devait revenir pour accélérer le PNDDR mais je n'ai vu personne ; il s'empresse de m'inviter à Brazzaville pour assumer mes fonctions de délégué chargé de la réparation des séquelles de guerre.
Mais a propos de ma prise de fonction je crois que là aussi il y'a tout un processus ; il faut que je mette en place mon cabinet qui me précédera à Brazzaville pour voir les conditions selon les quelles je me rendrais à Brazzaville ! On me parle d'une maison mise à ma disposition ; mais là aussi il y'a problème ! On ne peut pas me donne une maison dont j'ignore les contours ! Qu'est ce qui me dit que la peinture appliquée n'est pas empoisonnée ? Pourquoi ne doit-on pas décider ensemble de là ou je dois aller habiter ? Et puis je ne suis pas contraint d'aller à Brazzaville ; je peux mettre en place mon cabinet à Brazzaville et travailler à KINKALA par exemple, mais puisque je suis chargé de la réparation des séquelles de guerre, mais la guerre à eu lieu dans le pool et c'est là qu'il faut commencer à abattre le plus grand travail.
Je suis conscient que le gouvernement est aujourd'hui convaincu de ma bonne foi quant à la volonté de vouloir coûte que coûte aller vers la paix mais je me demande pourquoi es ce qu'il a peur ?
Nous devons nous asseoir pour redéfinir les conditions et le cotas concernant le recrutement des ex combattants et décider ensemble de l'avenir de ceux qui n'iront pas dans l'armée.
On ne peut pas mettre les charrues avant les bœufs on ne peut pas s'empresser de ramasser les armes sans avoir régler les grandes questions y relatifs ; ils ont envoyés 2 véhicules 4*4 (BJ), que j'ai été contraint d'utiliser à mes propres fins par ce que j'ai besoin de véhicule pour circuler dans le département et voir là où les choses ne vont pas du coté des ex combattants ; il n'y aura pas ramassage d'armes sans réel compromis politique. pendant qu'on parle ramassage d'armes il y'a encore des militaires en position de guerre à Mayama, ils sont dans des trous lourdement armés, à Mindouli, les militaires ont occupés des habitations qu'ils ne veulent pas libérés ; la présence de tous ces militaires lourdement armés n'est pas de nature à rassurés ces jeunes qui vont déposés les armes et tenez vous bien ; quand la guerre commence, nous n'avons pas d'armes donc les armes que possèdent ces jeunes ils les ont trouvés sur le terrain de combat, il nous faut donc de réelles garanties pour que nous favorisons le ramassage de ces armes qui ont coûtée la vie à plusieurs personnes et aucune vie n'est supérieure à une autre il n'est donc pas question de privilégier certains en en brimant d'autres.
Ils m'ont proposés l'exil dans un Pays de mon choix ou je me la coulerais douce ! Mais ils savent que je n'ai pas accepté leur offre ; j'ai voulu et j'y tiens encore faire de la paix une priorité mais le pouvoir refuse de tenir parole en me jetant l'opprobre comme j'étais la pierre d'achoppement, alors que ce sont eux, qui bloquent l'évolution du PNDDR.
- Sur la question relative a la concertation de l'opposition, il a trouvé fondée cette initiative et se voit d'ailleurs interpellé car estime-t-il l'opposition doit se parler et définir une démarche commune pour qu'on ne se trompe pas sur les exigences principales de 2009 qui constituent l'antichambre de toute envolée socio économique, politique et culturel ; c'est une occasion à saisir mais il faut aussi savoir avec qui dialoguer.
Opposition oui mais laquelle ? C'est une question à laquelle nous devons tous réfléchir.
- Concernant la présidentielle de 2009, le révérend à confié que ce n'était pas de sa compétence de définir la position du parti car un débat est en cours et qu'à l'issue de l'assemblée générale qui se tiendra les 10,11 et 12 Octobre, ils pourront prendre une position précise et fixeront l'opinion nationale et internationale sur la position du CNR par apport à cette grande échéance socle du prochain décollage de notre Pays.
Le révérend à en outre confié que n'eut été la venue de la presse chez lui, il se réservait le droit à toute éventuelle communication par ce que l'activité du 10 au
A très bientôt pour l'approfondissement de cette interview et comptez avec nous sur le caractère ouvert du révérend Pasteur Frédéric BINTSAMOU "NTUMI"
Propos recueillis par A. Brillant de Congo Vérité