Bonsoir à toutes et tous,
voici un texte venant d'une autre liste.
Cordialement
Thierry FAURE DAVID-NILLET
"J'ai lu une erreur d'interprétation que je me dois de corriger : le vrai
et
unique baptême est ce que vous appelez l'ondoiement (en théologie
sacramentaire
moderne on dit "baptême en forme privée") et non pas les célébrations qui
suivent à plus ou moins longue échéance...
Dès lors qu'une personne, quelle qu'elle soit, a fait couler de l'eau sur le
front de l'enfant en disant la formule sacramentelle : "N... je te baptise,
au
nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" l'enfant est validement baptisé.
Ensuite, il faut faire ce qu'on appelle de nos jours "les compléments du
baptême" (ou baptême en forme publique) et qu'on trouve dans les vieux actes
sous la formule "j'ai donné les cérémonies". Les compléments ont lieu
habituellement dès que l'enfant est tiré d'affaire. S'il meurt après
l'ondoiement il est baptisé ! Les compléments sont secondaires en quelque
sorte,
d'ailleurs parfois ils n'ont pas pu avoir lieu pour diverses raisons
(guerres,
épidémies, etc).
Pourquoi appelle-t-on le baptême sous condition ? Tout simplement parce que
le
baptême ne pouvait pas être réitéré, si l'on est dans l'incertitude de
savoir si
l'enfant a été baptisé ou non, la personne qui baptise doit dire "Si tu n'as
pas été
baptisé, je te baptise, N... au nom du Père... etc".
La condition est là : je te baptise à la condition que tu n'aies pas déjà
reçu
ce sacrement unique.
R. POINARD, professeur d'histoire du droit canonique et des institutions"
ecclésiastiques.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été
supprimées]