Etait-ce bien la peine de donner une conférence de presse, face à tant de
journalistes, dès lors ou l'information n'a été reprise nulle part, sinon par le
fasciste professionnel, l'anti-castriste multicarte, le mercenaire gluant, ce
"gusano" suant la servilité, et je sais qu'il nous lit : Jacobo Machover.
Fallait il qu'il nous prouve une fois de plus qu'il s'essuyait les pieds sur la
démocratie ?
[ modérateur : rappelons que derrière le site cubantrip, qui affiche autant de
pubs qu'une voiture de formule 1, se cache le "journaliste" Olivier Languepin,
auteur de l'éternel "Cuba, faillite d'une utopie" dont on lira - si on a du
temps à perdre - avec délectation et recul les inepties. Quoi de plus naturel
qu'une rencontre avec Jacobo, l'autre inepte de la scène anticastriste ? Hé !
Jacobo, change pas de main, tes articles sur l'axe
"castriste-chaviste-négationniste-pédophile-voleurs d'auto-radios" me
manquent... ]
* * * *
http://www.cubantrip.com/actu/news_suite.php?id_news=140
Copiant son modèle, le dictateur cubain Fidel Castro, Hugo Chavez est arrivé en
France escorté d'un impressionnant service d'ordre, et accompagné d'une solide
paranoia d'attentat.
Le président vénézuélien est convaincu que les Américains veulent l'éliminer à
tout prix : «S'il m'arrive quelque chose, on saura qui est le responsable : le
président des Etats-Unis, dont le gouvernement a démontré à quel point il était
dénué de scrupules. Si George W. Bush parvenait à ses fins, il s'en repentirait
aussi vite car le cours du pétrole dépasserait alors les 100 dollars», a-t-il
prévenu hier.
Voici le compte rendu de sa "conférence de presse" par Jacobo Machover, écrivain
et journaliste cubain en exil.
Il est arrivé avec une heure et demie de retard, sans s'excuser (l'exactitude
n'est plus la politesse des rois, mais celle des tyrans), entouré d'un nombre
invraisemblable de gardes de sécurité, la plupart cubains, membres des services
secrets castristes, qui trônaient à leurs aises sur la scène du studio 104 de la
Maison de la Radio, avec leurs petites valises, contenant une mitraillette ou un
bouclier pare-balles, bien en vue.
Tout autour des quelques dizaines de journalistes convoqués (oui, oui,
convoqués, dixit la responsable de presse) pour l'occasion, autant de sbires,
sinon plus, tous bien visibles, prêts à sortir manu militari l'impudent qui
aurait osé poser une question gênante pour le « citoyen-président ».
Mais il y avait peu de chances que cela n'arrive. En effet, seules cinq
questions étaient permises. Selon les dires de la responsable, les médias
avaient été tirés au sort. Parmi les heureux élus (quel hasard !), il y avait
tout de même le journaliste de L'Humanité.
Drôle de conférence de presse, qui tenait davantage du meeting, avec
applaudissements « spontanés » de la claque installée aux premiers rangs.
Dehors, des sympathisants chavistas s'évertuaient à soutenir leur leader et le
mentor de celui-ci, Castro, avec force drapeaux cubains. Plus loin, relégués
hors de la vue du soudard en costume-cravate, quelques contre-manifestants
(insuffisamment), qui sauvaient tout de même l'honneur de l'opposition à cette
visite en France, qui tenait à la fois de la propagande et du business, avec une
forte odeur de pétrole.
À l'intérieur de la salle, un groupe de journalistes, pour la plupart
vénézuéliens et d'autres nationalités latino-américaines, avaient rédigé un
communiqué protestant contre les conditions de toute évidence anti démocratiques
de cette conférence de presse inédite dans sa forme. Mais ils ne purent le lire,
dissuadés par les menaces à peine voilées du service d'ordre castro-chavista. La
seule chose qu'ils purent faire, ce fut de se lever et de quitter ostensiblement
la salle (seule réaction démocratique encore possible) à la fin de la première
intervention, interminable, de l'ancien putschiste, qui accusait, sans la
moindre preuve, Bush de vouloir le tuer, ce qui était destiné sans doute à
justifier son imposant appareil de protection et, surtout, d'intimidation.
Toujours est-il que la peur est là. On peut la toucher du doigt, comme à Cuba.
Le Venezuela est désormais (pour combien de temps ? : espérons que ce ne soit
pas pour l'éternité) sous coupe réglée, sous la domination d'un caudillo
ridicule mais redoutable, qui agitait un petit livre bleu contenant sa
Constitution « bolivarienne », comme autrefois les Chinois, contraints et
forcés, brandissaient le Petit livre rouge du président Mao. Hugo Chávez n'a
rien d'un Libertador, il est l'exemple même de l'apprenti-dictateur.