Ignorez pour effectuer la recherche.
CongresReconciliation · Congrès de la Réconciliation -MAURITANIE

Informations du groupe

? Déjà membre ? Ouvrir session

Astuces Yahoo! Groupes

Le saviez-vous...
Et si je montais le groupe de ma famille ? J'essaie !

Messages

  Messages Aide
Avancée
Messages 3874 - 3903 sur 6103   Le plus ancien  |  < Plus ancien  |  Plus récent >  |  Le plus récent
Messages 3874 - 3903 sur 6103   Le plus ancien  |  < Plus ancien  |  Plus récent >  |  Le plus récent
Messages: Afficher les résumés des messages Date ^  
#3874 De: OCVIDH Nouvelles <webocvidh@...>
Date: Mercredi 30. Mai 2012  20:09
Sujet: Fwd: FIDH - Flash - Libération de Nabeel Rajab
webocvidh
Envoyer un message Envoyer un message
 
Début du message transféré :

Expéditeur: "fgeel@..." <fgeel@...>
Date: 30 mai 2012 18:48:44 HAEC
Destinataire: undisclosed-recipients:;
Objet: FIDH - Flash - Libération de Nabeel Rajab

FIDH - Flash Madagascar

Si ce message ne s'affiche pas correctement, veuillez cliquer ici.
 
     
Bahreïn: Nabeel Rajab Libéré!
Flash - 30 mai 2012
 
     
 
Découvrir la FIDH
Faire un don
Envoyer à un ami
 
     
 
IMPACT
     
 
Bahreïn: Libération de Nabeel Rajab

Nabeel Rajab, président du Centre bahreïni des droits de l’Homme (Bahrain Center for Human Rights - BCHR) et secrétaire général adjoint de la FIDH a été libéré sous caution le 28 mai 2012. 


Arrêté le 5 mai à l'aéroport de Manama, Nabeel Rajab a été maintenu en détention pendant trois semaines dans le cadre d'enquêtes portant principalement sur des accusations de diffamation à l'encontre du ministère de l'Intérieur et de participation et appel à participer à des rassemblements "illégaux".


#3875 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Jeudi 31. Mai 2012  12:22
Sujet: Quelle jeunesse pour une Mauritanie de rupture ? Par Cheikh Tidiane DIA
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
La jeunesse mauritanienne aspire au changement.Mais ce rêve de voir s'instaurer
une nouvelle génération de progressistes ouverte au monde mais fière de ses
valeurs positives n'est pas à portée de main.Pour cause, le jeu politique est
monopolisé par des acteurs qui refusent de céder la place à leurs héritiers
possédant tous les atouts pour changer le destin du pays sur tous les plans.Ces
jeunes qui ont subi pendant tout ce temps là l'autorité paternaliste de leurs
ainés attendent que les dinosaures libèrent le chemin
pour proposer d'autres alternatives plus constructives et mieux adaptées à
l'évolution d'un monde marqué par des transformations rapides. Le temps passe et
les forces de changements dans les rangs de la jeunesse s'expriment diversement
comme elles peuvent pour réclamer une rupture de l'ancien paradigme politique.

Cette aspiration au changement est visible à travers les réseaux sociaux, les
mouvements de contestations qui fusent partout. Des jeunes cadres diplômés de
grandes écoles aux groupes de désespérés qui cherchent de meilleurs conditions
de vie, en passant par ces groupes de rappeurs qui font entendre leurs voix , il
y a toute une jeunesse qui bouge et qui a envie que ça change profondément. Mais
il faut que toutes ces énergies se mélangent pour créer une synergie afin de
remettre la Mauritanie sur la voie qui doit mener au changement. Une rupture est
nécessaire au plan politique, social, éducatif. Cela passe par un renouvellement
de la vieille garde qui a fait son temps et qui doit accepter de passer le
témoin aux jeunes. Toutes les formations politiques traditionnelles sont diriges
par des hommes encore jaloux de leurs privilèges et qui s'entourent de cadres
disposant des ressources intellectuelles et politiques qu'il faut pour reprendre
la relève. Il n'est que de voir au cours des meetings et autres rassemblements
comment cette jeunesse vivante et boulimique porte des idées novatrices.

Si aujourd'hui on continue d'ignorer ces appels pressants pour un changement de
cap, c'est par manque de considération et de refus de favoriser une alternance
pacifique. Mais à force de mettre à l'écart ces énergies nouvelles, les ténors
du jeu politique les poussent à la subversion. Cette situation prévaut depuis
plus d'une année dans le pays avec le vent du printemps arabe qui n'arrête pas
de souffler. La Mauritanie est sous le tonnerre de cette révolution qui
quoiqu'on dise croise le fer avec le pouvoir en place qui usera de toute la
puissance répressive comme en Syrie pour se maintenir. Mais cela n'arrêtera pas
à coup sûr la détermination d'une jeunesse qui s'abreuve des technologies
nouvelles de l'information et de la communication pour continuer le combat. Le
cas de la Mauritanie est loin d'être une illusion comme aiment à le faire croire
des partisans de l'immobilisme politique. Il y a bien une aspiration profonde à
la rupture qui est en marche. Et de plus en plus les ingrédients de
bouleversement qui s'annonce s'accumulent au gré des événements.

Cheikh Tidiane Dia

Source : http://www.le-renovateur.com/

#3876 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Jeudi 31. Mai 2012  12:36
Sujet: Mauritanie : Une « Initiative pour la restauration de l’Etat de droits »
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Des avocats de l'Ordre national des avocats viennent de lancer une initiative
dite « Initiative pour la restauration de l'Etat de droit » . Dans un communiqué
rendu public mercredi, cette initiative a critiqué la situation de la justice
mauritanienne marquée par l'ingérence de l'exécutif dans les affaires
judiciaires.



Le communiqué a également critiqué la décision de limogeage du président de la
cour suprême estimant qu'il s'agit d'une violation flagrante des textes de loi.
Lisez le communiqué de l'ordre national des avocats :


"L'Initiative pour la Restauration de l'Etat de Droit"
(IRED)

Conscient du rôle et de la mission qui lui sont dévolus, partout où la
démocratie est le mode de gouvernement, du droit de chaque citoyen à un procès
équitable et juste ;

- Attendu que l'exercice de ce droit ne peut se concevoir sans le respect
scrupuleux de la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice, la
présomption d'innocence, l'observation scrupuleuse des lois et règlements,
l'inamovibilité des juges et la répression des actes liberticides;
- Partant de l'attachement de notre Peuple aux valeurs de justice et de liberté
tirées des préceptes de l'Islam et de l'idéal universel de justice et d'équité ;
- Fidèle à la tradition qu'il s'est forgé, trente années durant, en tant que
bouclier et rempart contre toutes les dérives et périls auxquels l'Etat de droit
fait face ;
- Devant la situation de discrédit grave que connaissent les institutions de
l'Etat notamment par :
- le maintien d'un Parlement qui légifère et modifie le texte fondamental en
dépit de l'expiration de sa législature
- la destitution rocambolesque du Président de la Cour Suprême avant l'arrivée à
terme de son mandat ;
- l'humiliation publique infligée aux juges et l'interdiction faite aux avocats
de se rendre au siège de la Cour Suprême par des militaires;

L'Ordre National des Avocats :
- Met en garde contre les risques incalculables auxquels peut conduire la
violation systématique de la Constitution et de la loi dans le contexte national
et sous régional grave que connait la Mauritanie.
- Rappelle que sans institutions démocratiques et judiciaires indépendantes le
développement économique et social est illusoire ;
- Réclame toutes les mesures concrètes et urgentes en vue de garantir le respect
de la Constitution, des lois et règlements de la République ;
- Annonce la mise en place de l'Initiative pour le Rétablissement de l'Etat de
Droit (IRED) et convie la société civile l'ensemble des citoyens épris de
justice et de liberté à y adhérer ;
- Lance un appel à toutes les institutions et organismes internationaux ayant en
charge la promotion de l'Etat de droit, à apporter leur soutien à l'initiative
(IRED).

Nouakchott, le 30-05-2012

Maître Ahmed Salem BOUHOUBEYNI
Bâtonnier de l'Ordre National des Avocats de Mauritanie

Source : http://www.ani.mr/?lang_Ani=fr

#3877 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Jeudi 31. Mai 2012  14:09
Sujet: Elites : Comment Harvard forme les futurs dirigeants chinois
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
L'université américaine est en train d'aider, de professionnaliser et de polir
un régime autoritaire commettant de nombreuses violations des droits de l'homme,
à une échelle rarement connue.

Harvard et la Chine ont un point commun: ils se considèrent tous deux comme le
centre du monde. Il était donc inévitable que le scandale qui a fait tomber Bo
Xilai, chef du Parti communiste à Chongqing, ait eu des répercussions jusqu'à
Cambridge. Le lien? Bo Guagua, fils du dirigeant tombé en disgrâce. Le jeune Bo
était étudiant à la Harvard's Kennedy School of Government. En avril, il a cessé
d'assister aux cours et a été vu quittant son appartement, en compagnie de ce
qui ressemblait fort à une équipe de sécurité.

Le fait que Bo Guagua n'était qu'à quelques mois de l'obtention de son diplôme
d'Harvard a tourné les projecteurs sur un certain nombre de petits princes
chinois –les rejetons des principaux chefs du Parti communiste– qui font leurs
études dans les grandes universités américaines.

La longue liste des enfants de...

La chose n'est pas rare. Xi Jinping, vice-président chinois, devrait devenir le
nouveau dirigeant du pays à l'automne. Sa fille est étudiante à Harvard. Deux
chefs récents du parti –Zhao Ziyang et Jiang Zeming– ont eu des petits-enfants à
Harvard. Jia Qinglin, un des plus vieux représentants du pouvoir chinois, a une
de ses petites-filles à Stanford. Selon Andrew Higgins et Maureen Fan, au moins
cinq des membres du comité exécutif du Politburo, l'organe central de décision
en Chine, ont des enfants ou des petits-enfants qui ont étudié aux Etats-Unis.

Mais il y a bien plus que les enfants des chefs du Parti communiste chinois
étudiant à Harvard ou dans les grandes universités américaines: les chefs du
parti eux-mêmes.

Il y a un peu plus de dix ans de cela, le Parti communiste chinois a décidé de
donner à ses représentants officiels les moyens, la formation et l'expertise
nécessaires pour faire face aux situations de plus en plus complexes que doit
affronter un régime autoritaire.

Des représentants triés sur le volet –dont une bonne partie des étoiles
montantes du régime– ont donc été envoyés à l'étranger afin d'étudier dans les
meilleures universités du monde. La première fournée est partie à Harvard. Les
autorités chinoises ont depuis lors étendu le programme à Stanford, Oxford,
Cambridge, à l'université de Tokyo et à d'autres universités prestigieuses.

Il y a un an de cela, j'ai rencontré Lu Mai, responsable de la Fondation
chinoise de recherche et Développement, qui supervise le programme. «Cette
décision n'a pas été prise à la légère, m'a-t-il déclaré. Elle concerne déjà
plus de 4.000 personnes. Je ne connais aucun autre pays qui fasse de la sorte et
à une telle échelle.»

Le cursus d'Harvard, spécialement conçu dans le cadre de ce programme, ressemble
à un cursus de formation de cadres intermédiaires. Au sein du Kennedy School's
Ash Center –l'école où étudiait le fils de Bo Xilai– l'université d'Harvard
forme les représentants chinois à la gouvernance, à la stratégie et au
management. Certains cours sont assurés par des professeurs réputés d'Harvard,
comme Roger Potter et Joseph Nye.

Des enseignements ciblés

Si l'accès aux classes est exclusivement autorisé aux représentants chinois, ces
membres du parti ont de multiples opportunités de se mélanger au reste des
étudiants de l'université. S'inspirant de la méthode des case studies («études
de cas» une méthode couramment employée par l'enseignement anglo-saxon,
notamment en histoire, NdT) très utilisée au sein des écoles de commerce,
l'enseignement insiste tout particulièrement sur la politique et le gouvernement
américains, le fonctionnement des médias, les stratégies de négociation et même
les réseaux sociaux.

Le travail en classe est complété par des visites dans des lieux comme le
Massachusetts State House, siège du gouvernement de l'Etat du Massachusetts, le
Boston Redevelopement Authority et d'autres institutions comme la Banque
mondiale, le Fonds Monétaire international et les Nations unies.

En plus de ce programme principal, qui s'étale sur huit semaines, Harvard
propose des enseignements plus ciblés. L'un d'eux est consacré à la gestion de
crise. Un autre est entièrement dédié au gouvernement municipal de Shanghai. Un
nouveau programme consacré à l'énergie s'adresse à des cadres de la Société
d'électricité du sud de la Chine. «L'objectif est de permettre au gouvernement
chinois de fonctionner dans cet environnement mondialisé, de rattraper son
retard», m'a dit Lu.

Havard est réputée pour faire le tri de ses candidats, mais cette sélection
n'est rien comparée à celle effectuée par le Département central d'organisation
du Parti, ce corps secret en charge de décider de toutes les nominations en
Chine et qui choisit la poignée de fonctionnaires et de représentants envoyés à
l'étranger chaque année. (Ce Département travaille dans un secret quasi-total.
Il est installé dans un bâtiment anonyme à moins d'un kilomètre de la Place
Tienanmen. Lorsque vous recevez un coup de fil de cet organisme, le numéro qui
s'affiche se limite à une suite de zéros.)

Les représentants choisis varient: fonctionnaires municipaux, maires,
gouverneurs de province, jusqu'à des vice-ministres. Il convient de rappeler que
dans un pays aussi peuplé que la Chine, un petit fonctionnaire peut prendre des
décisions ayant un impact sur des millions de personnes. Ils ont en commun de se
définir comme des candidats. Lu m'affirme avec fierté que plus de la moitié des
représentants envoyés à Harvard reçoivent une promotion peu après leur retour en
Chine, mais il complète:

     «Nous ne savons pas si cela est dû à leur formation ou parce qu'ils sont
déjà bons. Mais nous essayons de faire passer l'idée que cela est dû à leur
formation.»

Le programme de Harvard est en place depuis suffisamment longtemps pour avoir
déjà permis à un grand nombre de diplômés de se placer. Li Jiange est à présent
le président de la China International Capital Corporation, liée à la première
banque d'investissement chinoise. Zhao Zhengyong est gouverneur de la province
du Shaanxi et Chan Deming, le ministre du commerce.

Personne n'est allé aussi loin que Li Yuanchao. Li est le premier diplômé
d'Harvard membre du Politburo. Aujourd'hui, il est à la tête du Département
central de l'organisation, cette institution qui parraine les représentants qui
quittent le pays pour leurs études. A la fin de l'année, lors du renouvellement
des cadres, Li devrait encore gravir un échelon et faire partie de la Commission
permanente du Politburo. Il fera alors partie des neufs personnes les plus
puissantes de Chine.

Certains trouveront sans doute qu'il est assez inquiétant qu'Harvard soit en
train de former une génération de leaders chinois aux méthodes de gouvernement.
Ils ont raison. Car quoi qu'on en dise, Harvard est en train d'aider, de
professionnaliser et de polir un régime autoritaire commettant de nombreuses
violations des droits de l'homme, à une échelle rarement connue.

Harvard n'enseigne certes à personne comment torturer des activistes des droits
de l'homme –les autorités chinoises n'ont de leçons à recevoir de personne en ce
domaine– mais aident quand même ces autorités à perpétuer la domination d'un
parti qui n'hésite pas à brutaliser toute personne qui s'aventurerait à
contester son hégémonie.

Ce que ces programmes disent de la Chine

Mais il y a bien des manières d'encourager les réformes et l'ouverture
politique. Si une année passée à Cambridge peut ouvrir les yeux d'un bureaucrate
chinois et le pousser à gouverner autrement, les conséquences pourraient être
bien meilleures que de lui interdire l'entrée du campus. Les échanges
internationaux sont généralement louables. Si notre sentiment est plus mitigé en
l'espèce, c'est que nous ne nous figurons pas exactement ce que ces étudiants
chinois retiennent de leur formation. «Nous espérons que ces programmes vont
permettre une meilleure compréhension de la gouvernance globale à travers le
monde», dit Julian Chang, directeur exécutif du Ash Center.

Mais ce qui compte le plus, c'est ce que ces programmes disent de la Chine. De
tous les gouvernements autoritaires, la Chine est de loin le plus enclin à
emprunter ou à adapter des formes étrangères de gouvernance pour son propre
usage. Ces dernières années, la Chine a ainsi expérimenté les élections, les
auditions publiques, les sondages, les conseils municipaux retransmis en
streaming et bien d'autres mécanismes démocratiques pour améliorer sa propre
gouvernance.

On n'a jamais vu des fonctionnaires et représentants du régime libyen de Kadhafi
ou zimbabwéen de Robert Mugabe sur les bancs des grandes universités
occidentales. Lorsque les dictatures participent à des programmes d'éducation en
Occident, c'est généralement dans le cadre d'échanges militaires comme celui qui
lia l'Indonésie aux Etats-Unis à l'époque de Suharto ou avec l'Egypte de
Moubarak. Les représentants chinois prennent des cours de politique
environnementale et de développement durable. Il s'agit donc d'une bonne
gouvernance qui permet certes au parti de rester au pouvoir, mais aussi de bien
gouverner, malgré tout.

Quelques jours avant ma rencontre avec Lu Mai, j'ai parlé avec Yu Keping, membre
du Parti communiste chinois et représentant chinois. Yu fait partie de ceux qui
promeuvent davantage d'expérimentations démocratiques au sein du système
politique chinois. Lui aussi a étudié à Harvard. Evoquant le Printemps arabe,
qui venait d'émerger, Yu disait:

     «La leçon que nous pouvons tirer du chaos qui touche en ce moment les pays
du Moyen-Orient, c'est que les services publics doivent être améliorés avec la
participation des gens –transparence, responsabilité et justice sociale.»

Il n'a peut-être pas appris cela à Harvard, mais il est agréable de penser que
c'est le cas.


William J. Dobson

Traduit par Antoine Bourguilleau


Source : http://www.slate.fr/

#3878 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Jeudi 31. Mai 2012  14:39
Sujet: Ouverture, à Nouakchott, du procès controversé d'un ancien commissaire aux droit
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Mohamed Lemine Ould Dadde, emprisonné depuis deux ans, est accusé de
détournement d'argent.

Repoussé à plusieurs reprises, le procès de l'ancien commissaire aux droits de
l'homme, Mohamed Lemine Ould Dadde, s'est enfin ouvert à Nouakchott, la capitale
de la Mauritanie, avant de s'interrompre, mardi 29 mai, sur une fausse note. Un
" faux " procès-verbal d'aveux a été découvert, selon son avocat Brahim Ould
Ebetty, qui promet, à la reprise de l'audience prévue le 3 juin, d'en faire " un
cheval de bataille ".

Incarcéré depuis le 27 septembre 2010, Mohamed Lemine Ould Dadde, 44 ans, est
accusé de détournement d'argent et de malversations financières, ce qu'il a
toujours nié. Farouche opposant au régime du dictateur Maaouiya Ould Taya, au
pouvoir de 1984 à 2005, membre, puis président du mouvement clandestin
d'opposition Conscience et résistance, il avait rejoint les rangs des partisans
de l'actuel président, Mohamed Ould Abdel Aziz, élu en 2009 après un coup d'Etat
militaire organisé l'année précédente.

En mai 2010, à peine nommé commissaire aux droits de l'homme et à l'action
humanitaire, Lemine Ould Dadde, qui s'était distingué pour avoir participé à des
reportages de France 2 et d'Arte sur le gavage des femmes et la pratique de
l'esclavage en Mauritanie, conduit l'adhésion de son pays au Conseil des droits
de l'homme des Nations unies. Mais très vite, les choses se gâtent pour lui.

Le chef de l'Etat agacé

Trois mois plus tard, en août, il est accusé d'avoir détourné la somme colossale
de 271 millions d'ougiyas (750 000 euros) à la suite d'un rapport de
l'Inspection générale de l'Etat. La justice mauritanienne lui reproche,
notamment, d'avoir acheté des tentes-kits, après des inondations, à un prix trop
élevé. Mis en demeure de rembourser, le commissaire aux droits de l'homme refuse
tout net.

Ses multiples demandes de remise en liberté conditionnelle restent lettres
mortes, malgré la mobilisation de son épouse française, de nombreuses ONG
internationales et de 49 députés mauritaniens qui réclamaient un " procès
équitable ". Interrogé à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment par Le
Monde, le chef de l'Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, ne cachait pas son agacement,
arguant que les prisons " étaient pleines de cas de corruption " et que ce
dossier ne se distinguait pas des autres.

Pour ses partisans, Lemine Ould Dadde paie son engagement au côté des Haratine
(anciens esclaves), un sujet encore tabou en Mauritanie. Sept membres d'une ONG
antiesclavagiste, qui avaient brûlé des livres religieux musulmans, ont été mis
en examen, mercredi 30 mai, pour " atteinte à la sécurité de l'Etat " et
écroués.

Mardi, Mohamed Lemine Ould Dadde, qui encourt cinq ans d'emprisonnement, a
commencé à répondre point par point aux accusations. " Nous avons demandé la
pièce originale, en langue française, de ses prétendus aveux dans l'enquête
préliminaire de la police au cours de laquelle il aurait dit qu'il
rembourserait, raconte son avocat, Me Ebetty. Et qu'est-ce que l'on a trouvé ?
Un document avec un autre nom, celui du directeur administratif et financier et
sa signature imitée ! " Pour l'épouse de l'accusé, restée à Paris, " cela permet
de comprendre un certain nombre de choses, et notamment de déclarations du
ministère de la justice sur la promesse de rembourser ".

Le 3 juin, après deux années de bataille, la défense réclamera un non-lieu.


Isabelle Mandraud

Source : http://www.lemonde.fr/

#3879 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Jeudi 31. Mai 2012  15:38
Sujet: A Abidjan, la vente de sperme fait fructifier le commerce
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Une activité ténébreuse de vente de sperme est en train de prendre des
proportions gigantesques au Ghana ; et malheureusement, en Côte d'Ivoire aussi.
C'est pourquoi il est plus qu'impérieux d'attirer l'attention de certains
infidèles au foyer, fidèles des filles de joie, habitués des hôtels de passe sur
la nécessité d'être plus regardants désormais sur les préservatifs qu'ils
abandonnent après les rapports sexuels. De quoi s'agit-il ? Selon les
informations rapportées par le site Koaci.com et recoupées par nos soins, des
prostituées ghanéennes commencent à trouver grand intérêt à vendre à des
utilisateurs peu scrupuleux le sperme des clients avec lesquels elles
entretiennent des rapports.

En effet, à l'issue des rapports, protégés pour des raisons évidentes, ces
vendeuses de charme prennent la peine et le soin de récolter le sperme de leurs
clients qu'elles vendent à hauteur de 10 000 francs CFA [15 euros] par condom.
Ce liquide séminal, faut-il le préciser, n'est nullement destiné à des
laboratoires pour des recherches scientifiques. Il est recueilli dans les
condoms pour les livrer à des mains malveillantes qui se livrent à partir de ce
sperme à des rituels aux conséquences multiples sur les intéressés. Après
l'expérience qu'elle a eue avec un jeune homme de 32 ans, une prostituée
interrogée donne un témoignage qui suscite la méfiance. Selon elle, le client
dont elle avait vendu le sperme est tombé malade et n'a pu se rétablir malgré
tous les soins hospitaliers reçus. La maladie s'étant aggravée, des
spiritualistes ont été consultés et ont révélé qu'un marabout avait utilisé le
sperme pour des rituels.

Mais de quel type de rituels s'agit-il ? De manœuvres visant à obtenir une
promotion sociale, un poste politique, à bâtir un empire financier ? Sur la
question, le site qui relaie l'information reste silencieux. Pour en avoir le
cœur net, nous avons sillonné certains hôtels de passe à Abidjan pour savoir si
ce phénomène a déjà gagné la capitale économique ivoirienne, à quelques dizaines
de minutes à vol d'oiseau d'Accra. A Yopougon, Adjamé, Marcory et Koumassi, des
communes réputées abriter des hôtels et des filles de joie, les réponses sont
divergentes. "L'année dernière, un Nigérien m'a approchée pour que je lui livre
le sperme de mes clients moyennant une forte somme d'argent. Face à mon refus,
il m'a rassurée en me disant que c'était simplement pour faire fructifier son
commerce. Mais j'ai refusé cette demande qui est à mon sens immorale", a révélé
une prostituée que nous avons interrogée dans la commune de Yopougon.

Une autre, aperçue dans une rue de la Zone 4 à Marcory, a confirmé ces faits
tout en précisant qu'elle n'a pas été directement concernée. A l'en croire,
c'est à l'une de ses amies que des jeunes gens sont venus, un soir, proposer ce
marché indécent. "En fait, cette pratique existe depuis quelques années à
Abidjan. Ma camarade, qui travaille dans un hôtel, m'a confié un jour que des
hommes l'avaient contactée pour acheter du sperme pour le compte d'une dame. Et
que ce liquide devait permettre à cette dernière de faire des rituels en vue de
raffermir les liens d'affection entre elle et son mari, qui commençaient à être
distendus", a-t-elle révélé. Si certaines prostituées ont confirmé la pratique à
Abidjan, les gérants d'hôtels, eux, marquent leur surprise. "Généralement, les
clients ne laissent pas traîner les capotes utilisées ; ils les font couler dans
la cuvette des toilettes. Nous n'avons jamais eu de proposition d'achat de
sperme dans notre hôtel", a coupé sèchement cet interlocuteur rencontré à
Adjamé, qui a souhaité garder l'anonymat. B. Dameur, gérant d'un hôtel à
Yopougon, a embouché la même trompette. "Je suis gérant d'hôtel depuis plus de
dix ans. Jamais une telle proposition, aussi indécente que diabolique, ne m'a
été faite. D'ailleurs, c'est une règle chez nous, ici, d'éviter de toucher aux
préservatifs usagés et abandonnés dans les chambres, à cause des maladies", a
notamment observé notre interlocuteur. Les infidèles ont donc désormais – on
l'espère – une idée claire de l'utilisation que des personnes malveillantes
peuvent faire de leur sperme. C'est pourquoi, à défaut de se soustraire des
rangs des infidèles et autres abonnés aux hôtels de passe, ils gagneraient à
faire leurs ces comportements : emporter les préservatifs utilisés après chaque
rapport, ou à tout le moins prendre soin de les jeter dans les toilettes. Car
des occultistes rôdent autour du précieux liquide pour en faire une très
mauvaise utilisation.


Bamako Hebdo Bamako
(via Seneweb)

Source : http://www.courrierinternational.com/

#3880 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Jeudi 31. Mai 2012  16:06
Sujet: Nouvelles d’ailleurs: Dé-nominations...Par Mariem Mint DERWICH
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Notre sultan a encore frappé ou, plutôt, décapité. D'un doigt souverain et
rectificateur, il vient de dézinguer notre très fugace président de la Cour
Suprême, Ould Ghailany. Ce dernier rejoint la cohorte des nombreux et tout aussi
fugaces ex présidents de la Cour Suprême qui n'auront eu que le temps de tester
le confort du fauteuil après leur nomination par notre président en personne.

A la limite, ils auront eu le temps de tester si les photocopieurs marchent, si
le fax fonctionne et si le thé est fait dans les règles de l'art. Peut-être un
très rapide coup d'oeil sur les dossiers qui s'empilent sur le bureau, la photo
de madame sur le bureau, celle des enfants au mur, le paramétrage millimétré de
l'accrochage de la photo de notre sultan en centre focal du bureau du plus haut
magistrat de l'Etat. Accordons leur aussi, le temps de se familiariser avec les
us et coutumes des plantons, des secrétaires, l'apprentissage par coeur du
numéro de la ligne directe avec la Présidence, un début de choix des couleurs du
tapis « magistral » qui doit s'harmoniser avec le tissu des rideaux..et
pfffuitttt, bye bye, à la poubelle, fuera, dehors, Raus, adieu amigo, hasta la
vista companero, bien le bonjour à tes chameaux, etc...

A se demander si ces présidents tournants de la Cour Suprême n'ont pas, en fait,
une autre utilité : celle d'assurer le SAV (Service Après Vente), là pour tester
(lutte contre le gaspillage et la gabegie oblige) le bon fonctionnement du
matériel républicain (ordis, téléphones, stylos...)...

Aussi vite nommés, aussi vite « dé-nommés » par notre chef, l'homme qui dé-nomme
plus vite que son ombre, tel un Lucky Luke à la sauce Nous Z'Autres de la
nomination express, et de la dé-nomination encore plus express.

Ces dé-nominations éclair peuvent aussi nous pousser à nous poser des questions
sur le jugement de notre Rectificateur : vu que c'est lui qui nomme et qui
dé-nomme, on peut lui accorder, pour le premier dégommage, une erreur de
casting. Mais au vu du nombre de présidents de la Cour Suprême qui ont été virés
après un petit tour, les erreurs de castings ressemblent fortement à, soit une
myopie présidentielle carabinée, soit un trouble (très léger, attention ne me
faites pas dire que notre président est bon pour Doc Dia) psychique, soit un
dédoublement de la personnalité, d'un côté le Bon, celui qui nomme, de l'autre
le Méchant, celui qui dé-nomme, la Brute, celui qui envoie les forces de l'ordre
empêcher un dé-nommé de réintégrer son bureau, le Truand, celui qui entourloupe
les nommés à la dé-nomination.
Bref : un western couscous, feuilleton haletant.

Notre dé-nommé du jour, Ould Ghailany, a décidé de ne pas se laisser faire et
découvre, comme moult de nos compatriotes, les joies de la colère publique, de
l'arpentage du macadam et du sit in indigné.
Sous le regard indifférent de notre maître à tous, notre président.
Que voulez-vous que ça lui fasse les gesticulations d'un ex de ses proches
envoyé apprendre les us et coutumes des yéménites?! Et les cris des bâtonniers,
des avocats, des syndicats, de l'opposition, des journalistes?

Lui, il fait dans le kibboutz de la contestation, la kholkoïsation des valeurs
manifestantes, la communautarisation de l'indignation... Il apprend la
démocratie râleuse à tous ces Nous Z'Autres à peine sortis de l'âge de pierre :
la démocratie c'est la rue.

Du haut de la Présidence il regarde toutes ces Mauritanie qui manifestent. Et
ces Mauritanie là sont nombreuses. Tout le monde râle. Petit tour des
manifestations de colère, à usage des étrangers qui demanderaient une carte de
séjour :

• les habitants de Toujounine qui manifestent contre le manque d'eau
• les habitants de Kiffa, idem
• les habitants de la localité de Sangrava (moughataa de Maghta Lahjar),
pareillement, avec une petite variante : ils se plaignent aussi du manque
d'électricité.
• Les habitants d'Igavane 1 (Tagant) : même refrain
• les habitants d'El Agbba (Trarza) : même chose
• les éleveurs d'Oueïnatt Ezbel : eux protestent contre une distribution «
inéquitable » dans le cadre d'Emel 2012
• les habitants des adwabas des 2 Hodhs qui protestent et se disent exclus
d'Emel 2012
• les habitants de Guérou : eux dénoncent « l'échec » d'Emel 2012
• ceux de Ghiddya (Tagant) disent ne pas bénéficier des largesses d'Emel 2012
et, aussi, (tiens, c'est original ça!) disent manquer d'eau
• A Djiguenni, les éleveurs ont tellement flanqué la frousse aux autorités
locales que ces dernières ont fait garder par les forces de police les dépôts
d'aliments pour bétails
• A Kiffa, la Fédération des artisans demande à Aziz de tenir ses promesses
• les journalistes protestent contre les arrestations de journalistes
• les enseignants font grève
• les sénégalais manifestent contre la future carte de séjour
• TPMN proteste contre l'enrôlement
• IRA dénonce l'esclavage, son président brûle des livres de rite malékite et se
retrouve au trou
• les sympathisants de l'IRA manifestent, se font caresser le cuir par des
forces de l'ordre belliqueuses qui tapent même les femmes (ça s'appelle
l'égalité des sexes)
• la jeunesse de l'opposition manifeste, s'affronte avec les forces de l'ordre
• les étudiants manifestent
• les ouvriers du secteur minier manifestent
• la majorité présidentielle manifeste. Oups pardon, ça ça s'appelle des
meetings...
• la COD manifeste
• les députés boycottent et manifestent
• les haratines manifestent
• la ligue pour la moralisation de la société manifeste
• l'Association Mauritanienne pour la protection du consommateur dénonce
• les opérateurs touristiques manifestent
Etc, etc...

A ceci nous pourrions ajouter les manifestations à venir de nos amis yéménites
qui, coup de baguette magique, ont eu, en 10 minutes, un nouvel ambassadeur
mauritanien suivi de la disparition de ce même ambassadeur.

Bref....Rien que de très normal. Alors, un nouveau mécontent.....
Salut

Mariem mint DERWICH


Source : http://www.lecalame.info/

#3881 De: OCVIDH Nouvelles <webocvidh@...>
Date: Vendredi 1. Juin 2012  9:59
Sujet: Fwd: FIDH - Guinée/La justice guinéenne fait suite aux plaintes de la FIDH et l'OGDH
webocvidh
Envoyer un message Envoyer un message
 
Début du message transféré :

Expéditeur: "fgeel@..." <fgeel@...>
Date: 1 juin 2012 10:09:47 HAEC
Destinataire: undisclosed-recipients:;
Objet: FIDH - Guinée/La justice guinéenne fait suite aux plaintes de la FIDH et l'OGDH

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme et du citoyen (OGDH)

Communiqué de presse

Guinée : La justice guinéenne fait suite aux plaintes de la FIDH et l'OGDH

Le parquet de Conakry prend deux réquisitoires sur les plaintes concernant des graves violations des droits humains perpétrées en 2007 et 2010

http://www.fidh.org/Guinee-La-justice-guineenne-fait

Conakry, Paris, Nairobi, le 31 mai 2012 – Faisant suite aux deux plaintes avec constitution de parties civiles déposées le 18 mai dernier par la FIDH et l'OGDH, son organisation membre en Guinée, devant la justice guinéenne pour des violations graves des droits de l'Homme perpétrées en 2007 et 2010, le procureur a pris deux réquisitoires introductifs, le 29 mai, permettant l'ouverture d'informations judiciaires. Nos organisations saluent cette décision importante de la justice guinéenne qui lui permet de se pencher sur ces crimes afin que leurs auteurs répondent de leurs actes et que les victimes puissent obtenir réparation.

« Avec l'ouverture officielle de ces enquêtes et en acceptant ainsi de se pencher sur les violences politiques du passé, même récent, la justice guinéenne envoie un signal fort et positif » a déclaré Me Patrick Baudouin, Président d'honneur de la FIDH et responsable du Groupe d'action judiciaire de la FIDH. « La rapidité avec laquelle l'institution judiciaire a réagi à ces dépôts de plaintes paraît démontrer aussi sa volonté de faire Å“uvre de vérité et de justice en regardant en face un passé douloureux » a ajouté Thierno Maadjou Sow, président de l'OGDH.

Nos organisations considèrent que l'ouverture de ces instructions, sur des fondements identiques à ceux exposés par les plaignants dans leurs plaintes, constitue un acte supplémentaire en faveur de la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves en Guinée. La justice guinéenne doit maintenant travailler sereinement et en toute indépendance afin d'avancer sur les trois grands dossiers concernant des violations graves et symptomatiques des droits humains et dans lesquels la FIDH et l'OGDH sont parties civiles aux côtés des victimes (voir lien internet) : la répression de 2007, des cas de tortures en 2010 et, bien sûr, le massacre du 28 septembre 2009.

« La justice doit maintenant aller jusqu'au bout pour que les victimes soient rétablies dans leurs droits et que la Guinée puisse avancer » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Mais quelque chose semble être en train de changer en Guinée : la possibilité que la justice ne soit plus un instrument et un attribut du pouvoir mais un pouvoir indépendant devant lequel tous les citoyens sont redevables de leurs actes, quel que soit leur rang ou leur position » a-t-elle ajoutée.

Rappel des faits

Le 18 mai 2012, la FIDH et l'OGDH, déjà parties civiles dans l'affaire du 28 septembre 2009, avaient déposé, devant la justice guinéenne, deux plaintes avec constitution de parties civiles aux côtés de 65 victimes de violations graves des droits de l'Homme perpétrées en 2007 et 2010 par des agents de l'État guinéen. Ces deux actions judiciaires distinctes visaient à établir les faits et les responsabilités des violences politiques qui se sont déroulées respectivement en janvier et février 2007 au cours de manifestations pacifiques, et en octobre 2010 lorsque 15 personnes ont été arbitrairement arrêtées, détenues et soumises à des actes de torture à Conakry. Dans cette dernière procédure, plusieurs responsables politiques et militaires en fonction en 2010 sont directement visés, notamment l'actuel Gouverneur de la ville de Conakry et Commandant de l'armée guinéenne, M. Sékou Resco Camara ; l'ancien chef d'état-major du régime de transition, le général Nouhou Thiam ; et l'ancien chef de la garde présidentielle sous la transition, le Commandant Sidiki Camara dit De Gaulle.

En janvier et février 2007, se sont déroulées des manifestations pacifiques d'importance sur l'ensemble du territoire menées par les syndicats et la société civile en faveur du pouvoir d'achat et de l'État de droit.  Brutalement réprimées par les forces de sécurité du pouvoir déclinant du président Lansana Conté, le bilan de la répression s'établirait à des centaines de morts et de blessés, des viols, et des pillages. Ces graves violations des droits de l'Homme n'ont fait l'objet d'aucune enquête officielle aboutie, ni d'aucune  procédure judiciaire, qui auraient permis de faire la lumière sur l'une des plus violentes répressions politiques de ces dernières années en Guinée.

En octobre 2010, selon les informations transmises à la justice, des éléments de la garde présidentielle du président par interim de la transition auraient arrêté et détenu arbitrairement plusieurs individus et les auraient soumis à des actes de torture en présence et suivant les instructions de M. Sékou Resco Camara, du Général Nouhou Thiam, et du Commandant Sidiki Camara dit De Gaulle. Ces crimes perpétrés par des  personnes en charge de l'autorité publique se sont déroulés en marge de la campagne présidentielle du deuxième tour et sans lien direct avec celle-ci. Ces violations demeurent cependant symptomatiques de pratiques arbitraires, héritages de violences politiques et d'un demi-siècle d'impunité  en Guinée.

L'ouverture de ces deux procédures fait suite à plusieurs actes importants déjà posés par la justice guinéenne ces derniers mois en faveur de la lutte contre l'impunité et l'État de droit, notamment l'inculpation le 1er février 2012 du Lieutenant-Colonel Moussa Tiegboro Camara pour son implication présumée dans le massacre du 28 septembre 2009 (voir : http://www.fidh.org/Guinee-Avancee-majeure-dans-l) ; et la condamnation à une amende symbolique du Commandant Sékou Resco Camara, le 30 novembre 2011, pour avoir ordonné la détention arbitraire de cinq défenseurs des droits de l'Homme (voir : http://www.fidh.org/Une-decision-judiciaire-contre-l).

Contacts presse :
Arthur Manet, attaché de presse de la FIDH - Tel: +33 6 72 28 42 94 - presse@...
Florent Geel, responsable bureau Afrique de la FIDH - Tel : +33 6 48 05 92 23
Me Clémence Bectarte, coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la FIDH - Tel: +33 6 19 96 26 73


#3882 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Vendredi 1. Juin 2012  11:10
Sujet: Sénégal : Bienvenue à la dépravation des mœurs ! Par Mamadou Moustaphe WONE
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
S'il est un lieu commun, actuellement, dans la société sénégalaise, c'est
celui-là qui consiste à soutenir que l'on assiste à une dépravation des mœurs.
On nous cite pêle-mêle l'homosexualité, le lesbianisme, la pornographie, les
danses salaces, la prostitution, déguisée ou non, etc. L'ordre moral serait en
train de foutre le camp et de céder sa place à une immoralité sans précédent.
Mais est-ce vraiment le cas ? Ne serait-ce pas tout simplement une panique
morale ?

Il nous semble, toute proportion gardée, que, effectivement, la société
sénégalaise évolue beaucoup plus dans une sorte de panique morale, aux
conséquences beaucoup plus fâcheuses que cette dépravation des mœurs présumée.
Le plus beau résultat de cette panique morale est, sans nul doute, la situation
de suspicion dans laquelle on a installé le pays. On suspecte le voisin. On juge
à l'emporte-pièce et chacun se croit être celui qui est le dépositaire de la
bonne conduite morale. Ce sont les autres qui sont devenus mauvais. Il va
falloir ainsi que l'on y mette un peu d'ordre dans cette frénésie suspicieuse.
Qu'un religieux ou que le commun des mortels tienne ce discours, rien de plus
normal. Mais que la presse et certaines Ong en viennent jusqu'à devenir des
entrepreneurs de la morale, c'est ce qui nous semble révoltant et à dénoncer
avec la dernière énergie. Que des sociologues s'y mettent, c'est ce qui est
aberrant ! De quoi s'agit-il en fait ? De deux situations très objectives !

La première, la plus pernicieuse, est celle-là qui consiste à généraliser à
toute la société, un fait divers qui se passait dans une certaine localité. On
en vient à l'amplifier de sorte que l'on a l'impression que c'est tout le monde
ou que toute cette catégorie est fautive. Par exemple, quelqu'un bat sa femme,
on fait comme si tous les hommes battaient leur femme. Quelqu'un se masturbe sur
un banc public dans les allées Babacar Sy, tout le monde est mis dans le paquet.
On surprend quelqu'un faire du pelotage dans un bus, on demande à tout le monde
d'être sur ses gardes et de considérer son voisin comme un éventuel obsédé
sexuel. Mais, au nom de quoi, le comportement moral d'un individu ou de
plusieurs centaines d'individus devrait-il être généralisé à plus de douze
millions ?

Il n'y a rien de plus absurde que cette procédure ! Il est même, a contrario,
réconfortant de noter l'indignation que cela soulève de la part des populations.
Cette indignation, à elle seule, suffit comme baromètre, pour démontrer par là,
qu'effectivement la société a encore une bonne santé morale vis-à-vis de ces
faits incriminés. Le tollé que cela suscite est une bonne indication de l'état
moral de la société. Ainsi, on peut considérer que cette amplification est
l'œuvre d'une presse en panne d'inspiration et de certaines Ong qui en font leur
fonds de commerce. Même s'il faudrait reconnaître que le peuple sénégalais est
très friand de ce genre d'informations. Ainsi, dans ce premier cas de figure, on
peut à juste titre dire qu'il n'y a pas péril en la demeure. Il n'y a que des
faits divers que l'on amplifie à outrance jusqu'à arriver à créer une panique
morale, que rien ne justifie.

La deuxième situation, la plus complexe, est celle maintenant qui entérine le
fait que la société sénégalaise est devenue très hétérogène. Cette diversité
faisant craindre à une disparition de certaines identités. Ce qui ne manque pas
de créer une certaine panique, parce que chacun a peur de disparaître. Ce qui
fait que tout le monde essaie de se réfugier dans «l'autorité de l'éternel hier»
ou dans le «gouvernement des morts». «Faisons comme le faisaient nos ancêtres et
cela ira mieux», c'est le discours en tout cas que l'on entend très souvent dans
la bouche de la plupart des individus. Cependant, il semble que cette invite
risque de prêcher dans le désert. Face à cette hétérogénéité, à cette
complexité, le problème principal est celui de la cohabitation. Comment vivre
ensemble avec nos différences, sans craindre d'être noyé dans l'autre ?

Voilà le principal défi de notre société actuelle ! Mais, c'est aussi cette
situation qui met la société dans une posture inédite et parfois inconfortable,
surtout à l'heure de la mondialisation. On a peur face à ce voisin qui ne
partage pas les mêmes principes moraux que soi. Très vite, on l'assimile à un
dépravé ou, pour généraliser, on dit que la société se déprave de jour en jour
ou qu'elle est en crise. La crise est certainement le terme le plus abusivement
utilisé pour donner un sens, au milieu d'une absolue impunité interprétative, à
la conduite des individus. Au nom de quoi le comportement différent des
individus face à une situation est-il interprété comme relevant de la crise des
valeurs ?

En effet, tant qu'on voudra homogénéiser, c'est-à-dire, aussi longtemps qu'on
aura une forme de pensée unique, dans un environnement qui se veut pluriel dans
tous les domaines, alors on aura l'impression que rien ne va. Par exemple,
qu'est-ce qui peut bien justifier que quelqu'un s'érige en promoteur de morale
religieuse, là où officiellement on évolue dans un Etat qui se veut laïc ?
D'ailleurs, on peut même être sidéré de voir un état laïc prendre une position
tranchée sur des questions  qui appellent, plutôt de sa part, une très grande
neutralité ? Par exemple, à propos de l'homosexualité, l'Etat n'a pas
d'arguments objectifs pour s'y opposer.

Au lieu de demeurer neutre, il développe des arguments insipides du genre que ce
sont des comportements contre-nature. On serait tenté de demander à l'Etat si
c'est contre-nature que d'interdire de mariage deux individus hétérosexuels mais
de castes différentes ? S'il est vrai que ce qui n'offense pas la société ne
devrait pas relever de la justice, il est tout aussi vrai que l'on devrait
renoncer à criminaliser des actes qui n'occasionnent pas intentionnellement et
directement des victimes. Ainsi, quand des individus revendiquent haut et fort
leur orientation homosexuelle, on devrait les laisser en paix. Ce n'est pas
parce qu'ils sont devenus homosexuels que toute la société le deviendra. Soyons
sérieux !

Voilà, je suis soulagé de m'être enfin décidé à dire ce que je retenais depuis
longtemps…en attendant que quelqu'un le fasse !


Mamadou Moustapha WONE
Sociologue
BP : 15812 Dakar-Fann


Source : http://www.walf-groupe.com/

#3883 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Vendredi 1. Juin 2012  12:04
Sujet: Kassataya est, à son tour, attaqué!
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Le site d'information en ligne, Kassataya, ainsi que la web radio éponyme sont
l'objet d'une attaque coordonnée qui les empêche, depuis hier, d'apparaître.
Contacté par For-Mauriantania, la direction de Kasstaya confirme l'attaque et
affirme que ses équipes techniques sont à pied d'œuvre pour rendre le site à ses
visiteurs.

De nombreux sites, que le Pouvoir soupçonne d'être dans la mouvance de
l'Opposition, ont été la cible de malveillance caractérisée. Avant Kassataya, ce
fut le cas de Taqadoumy et d'Initi. Certaines sources rapportent qu'une cellule,
implantée dans des locaux gouvernementaux, coordonne ces attaques et s'était
jurée de réduire au silence toute voix dissonante.

Mais, comme le dit un proverbe hassanya, c'est là une façon "d'enfermer des
corbeaux dans un enclos de fortune...".


Source : http://www.fr.for-mauritania.org/

#3884 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Vendredi 1. Juin 2012  12:18
Sujet: DIRIGEANTS AFRICAINS ET CONDAMNATION DE TAYLOR : Un silence lourd de sens
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Officiellement, les dirigeants africains ont passé sous silence la condamnation
de leur ex-homologue, Charles Taylor, reconnu comme le bourreau de nombreux
Sierra-leonais, tués durant la longue et atroce guerre civile. Aucun d'eux n'a
pipé mot, à l'exception de Boni Yayi du Benin qui a lâché cette formule
laconique très connue en Afrique : « la justice a fait son travail, je n'ai rien
à redire… ».

Ce silence est, on ne peut plus lourd de sens. Car, on peut bien se demander ce
qu'ils auraient à redire sur le verdict de ce procès sans se faire écharper,
quand on sait qu'à travers Taylor, beaucoup se reconnaissent. On n'a d'ailleurs
pas besoin de les entendre pour savoir leur position sur la condamnation de
Taylor par la justice internationale. Leur attitude envers la CPI a été
clairement affichée quand celle-ci avait lancé un mandat d'arrêt contre cet
autre bourreau africain, Omar El Béchir. On les entendait alors, à travers leur
instance corporative appelée Union africaine, proférer des imprécations contre
une CPI qui se présente pourtant comme une alternative aux institutions
judiciaires africaines acquises aux ordres des princes. Une posture qui permet
au Néron du Soudan de parader devant ses victimes qui vivent visiblement le long
supplice de Tantale. Certainement, et même si officiellement on observe une
omerta totale sur cette condamnation de Taylor de la part des dirigeants
africains, il n'en demeure pas moins que des commentaires vont bon train dans
les palais présidentiels du continent noir.

Espérons seulement que cette condamnation ne leur offre pas à nouveau l'occasion
de se lancer dans de longues diatribes truffées de flèches caustiques contre la
CPI qu'ils qualifient, à dessein, de justice sélective, érigée en un instrument
des Blancs contre les Noirs. Ce procès aura-t-il un effet dissuasif sur ces
dirigeants africains qui peinent encore à tourner définitivement le dos à
Machiavel ? Ces derniers ont en tout cas intérêt à se raviser et à faire leur
introspection à temps, au risque de subir, tôt ou tard, les foudres d'une Cour
pénale internationale déterminée à faire rendre gorge à tous ceux qui s'érigent
en bourreaux contre leur peuple. Et ce sont les nombreux Africains, orphelins de
leurs instances judiciaires nationales, qui ont désormais de quoi se féliciter.

Boulkindi COULDIATI


Source : http://www.lepays.bf/

#3885 De: OCVIDH Nouvelles <webocvidh@...>
Date: Vendredi 1. Juin 2012  14:29
Sujet: Actualités du 1er juin 2012
webocvidh
Envoyer un message Envoyer un message
 
#3886 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Vendredi 1. Juin 2012  16:12
Sujet: Le petit Adolf Hitler Campbell et ses soeurs retirés à leurs parents qui leur av
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
ETATS-UNIS - Les parents du petit Adolf Hitler ont définitivement perdu la garde
leur petit garçon, ainsi que celle de leurs trois autres enfants, dont les
prénoms mettent à l'honneur des mots et des noms nazis. La Cour du New Jersey
est arrivé à la conclusion d'une affaire débutée il y a 3 ans, qui avait eu de
grands échos sur le web.

L'histoire remonte au mois de janvier 2009, lorsqu'un supermarché avait refusé
de décorer un gâteau d'anniversaire au nom d'Adolf Hitler, aujourd'hui âgé de 6
ans. Peu après l'incident, Adolf Hitler et ses sœurs JoyceLynn Aryan Nation, 5
ans, et Honszlynn Himmler Jeanne, 6 ans, avaient été pris en charge par l'Etat.

Le New Jersey a également pris en charge la plus jeune enfant de la famille,
Hons, seulement quelques heures après sa naissance en novembre 2011. Le tribunal
avait décrété en 2010 que les enfants étaient exposés à des risques d'abus et de
négligence.

Deborah Campbell, la mère, avait déjà signalé au moyen d'une note glissée sous
la porte d'un voisin qu'elle craignait que son mari s'en prenne à elle. Le petit
Adolf Hitler Campbell avait également menacé des gens de mort.

Désormais séparé de sa femme, Heath Campbell n'a pas vu ses enfant depuis un an.
Il a cependant prévenu qu'il ferait appel de la décision du tribunal, plaidant
qu'il n'avait jamais commis d'abus, mais à cause des idées de leurs parents et
des prénoms qu'ils ont choisi pour refléter leurs opinions. "Si je dois assumer
mon nazisme, alors je le ferai", a déclaré Heath Campbell, "mais mes enfant sont
plus importants que tout à mes yeux."

Source : http://www.huffingtonpost.fr/

#3887 De: Webodh ODH <webodhodh@...>
Date: Vendredi 1. Juin 2012  16:24
Sujet: Actualités de votre site O.D.H Mauritanie
webodhodh
Envoyer un message Envoyer un message
 
 
 O.D.H Mauritanie




 
 
 
Votre site www.ocvidh.fr, a changé pour celui de la nouvelle organisation O.D.H 
(Organisation pour la défense des Droits Humains)
et ce, en conformité avec les décisions de l'A.G.O du dimanche 27 mai ayant
décidé de l'abandon du sigle OCVIDH, 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LISTE DES TORTIONNAIRES DE L´ARMÉE MAURITANIENNE
 
 
 
25 octobre 2009-18 avril 2012 : 220.000  visites depuis le lancement de ocvidh.fr.
Merci.
 







Organisation pour la défense  des Droits Humains 

http://www.ocvidh.fr/

http://www.facebook.com/pages/ODH-Mauritanie/446933135334544

Webodhodh@...




#3888 De: OCVIDH Nouvelles <webocvidh@...>
Date: Vendredi 1. Juin 2012  21:07
Sujet: Fwd: Flash - Pétition pour les défenseurs en RDC
webocvidh
Envoyer un message Envoyer un message
 
Début du message transféré :

Expéditeur: "fgeel@..." <fgeel@...>
Date: 1 juin 2012 17:30:08 HAEC
Destinataire: undisclosed-recipients:;
Objet: Flash - Pétition pour les défenseurs en RDC

FIDH - Flash Madagascar

Si ce message ne s'affiche pas correctement, veuillez cliquer ici.
 
     
Pétition pour les défenseurs en RDC
Flash - 1er juin 2012
 
     
 
Découvrir la FIDH
Faire un don
Envoyer à un ami
 
     
 
hommage
     

 

L'Affaire Chebeya/Bazana : deux ans déjà


Le 1er juin 2010, Floribert Chebeya, directeur exécutif de la Voix des sans Voix (VSV) et membre de l'Assemblée générale de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), et Fidèle Bazana, membre de VSV, disparaissaient brutalement en République Démocratique du Congo (RDC). 


« En ce triste anniversaire, nous nous associons aux proches et collègues de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana pour commémorer la mémoire de ces défenseurs des droits de l'Homme qui n'ont eu de cesse de lutter pour plus de justice en République Démocratique du Congo et exiger que justice soit faite », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. 


Convoqué, le 1er juin 2010, par le général John Numbi Banza Tambo, inspecteur général de la police nationale congolaise, Floribert Chebeya avait été retrouvé sans vie le 2 juin au matin dans son véhicule tandis que Floribert Bazana était porté disparu.


  

 

VOIR la vidéo

"L'Affaire Chebeya, un crime d'Etat?"
un film de Thierry Michel

 


 
 
Signez la pétition !
 
     
 

La FIDH a lancé une pétition, demandant que toute la lumière soit faite sur cette affaire et qu’une loi qui protégera les défenseurs des droits de l’Homme soit adoptée en RDC. Celle ci contribuera à élargir et à structurer le soutien dont les défenseurs ont besoin et à mettre fin au cycle d’impunité qui sévit au RDC. Signez la pétition !



 


 
 
Nos ligues membres en RDC
 

     
 
Article


     
 






     
 
A gift of freedom multiplied through
tax benefits
 
     
 
Retrouvez la FIDH sur le terrain !
Observez toutes nos actions dans le monde en cliquant ici.
 
     
 
FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
17, Passage de la Main d’Or, 75011 PARIS, FRANCE
Tél : (33-1) 43 55 25 18 / Fax : (33-1) 43 55 18 80
FIDH - Fédération
Internationale des ligues des
Droits de l'Homme
 
     

Si vous ne souhaitez plus recevoir de message de la part de la FIDH, cliquez ici.



#3889 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Vendredi 1. Juin 2012  21:25
Sujet: Bande-dessinée mauritanienne : A la rencontre de ses trois mousquetaires
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Encore balbutiante, la bande dessinée mauritanienne connaît tout de même
quelques coups d'éclat grâce à trois passionnés des planches qui creusent peu à
peu une brèche dans le 9ème art. Abdoul Ba, Cheikh Salek Ould Abdellahi et
Ousmane Sow tentent de combler le manque de promotion de ce genre, en se
tournant vers le dessin animé.

Abdul Ba, Cheikh Salek Ould Abdellahi et Ousmane Sow font partie de ceux qui
pensent qu'il est «beaucoup plus facile de transmettre un message en image qu'en
texte». Forts de ce constat, ils se sont lancés dans la bande dessinée,
persuadés de «l'expressivité» de cette forme d'art. Pour eux, en définitive « la
BD est une copie miniature de la vie » d'où leur volonté de contribuer à la
consécration de cet art malgré l'absence de visibilité dont il est victime.

L'union faisant la force, ils marquent un tournant décisif dans leurs carrières,
en sortant en 2006 une BD collective, «clin d'œil des artistes», en
collaboration avec l'Institut Français de Mauritanie. C'est avec amertume qu'ils
constatent que «la BD est inexistante» en Mauritanie malgré leurs efforts de
promotion, de créativité.

Dans le marasme du manque de subventions, des difficultés d'impression,
d'adaptation linguistique (français-arabe), de problèmes d'édition, la bande
dessinée ne fait pas vivre son homme. Alors, «en attendant un ciel plus
clément», ils vivent de leur art, grâce à la sollicitation d'ONG qui leur
commandent des œuvres de sensibilisation sociales ou médicales.

«C'est d'ailleurs la seule ouverture que nous avons d'exister artistiquement
dans un pays où pourtant la bande dessinée est appréciée» affirme Cheikh Salek
Ould Abdellahi. L'industrie de l'impression pauvre et moribonde, expliquerait en
partie les difficultés des auteurs à proposer des parutions régulières aux
potentiels lecteurs, et qui expliquerait aussi les difficultés à se procurer des
bandes dessinées. «Aujourd'hui une bande dessinée coûte entre huit et neuf
milles Um. A une époque on se les échangeait sur les marchés à 20 ou 40
ouguiyas» rappelle Abdoul Bâ, au milieu de dizaines de planches, dans son
atelier à domicile, dans le quartier de Basra.


Trois expériences

C'est la passion de la lecture et du dessin qui a amené cet enfant de Bagodine
né dans la Brakna aux lendemains des indépendances à être caricaturiste. Un art
qu'il exercera dans la presse indépendante au Calame, Mauritanie Nouvelles, la
Tortue, l'Eveil Hebdo, Al Akhbar, Echtary, Mauritanie demain, la Tribune et
Ahbar Al Ousboue. Mais c'est en 1994 qu'il conçoit son premier album avec des
personnages devenus célèbres incarnant le débrouillard ou la femme chef de
famille comme « Thieb-Thieb » ou « Fatma ». «Mon ambition a toujours été de
mettre sur scène des personnages à l'image de mes concitoyens. C'est une
démarche pour donner à mes histoires des saveurs réelles à travers la
retranscription du quotidien» explique le dessinateur.

Malgré des années d'expérience, Abdoul est convaincu qu'on ne peut pas encore
dresser l'état de la BD mauritanienne, vu que cet art est encore « inexistant »
à ses yeux, alors qu'il mériterait selon lui, qu'on lui donne « toutes ses
lettres de noblesses ».

Cheikh Salek Ould Abdellahi, qui se réjouit d'avoir la même passion depuis son
enfance que ses deux compagnons signe « Cheikh Salek » sur ses planches. Ce
professeur d'anglais au lycée de Nouakchott s'inspire de la BD policière et de
science-fiction pour créer des personnages atypiques tels que Ahmed Salem ou
Ami, à travers qui il livre « une vision critique » des événements «qui ont
marqué ma Mauritanie natale» souligne Ould Abdellahi.

Avant d'insérer dans leur BD collective Clin d'œil, son histoire « Sauve qui
peut ! », Cheikh Salek avait conçu des séries de BD de sensibilisation pour le
Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP Mauritanie). Cet artiste
plasticien a aussi été formateur en calligraphie et peinture arabe.

Quant à Ousmane Sow agent de la police scientifique, c'est vers 2000 qu'il se
tourne vers la BD grâce à la rencontre d'un fonctionnaire international qui va
lui demander de transcrire une BD au contexte mauritanien. C'est le début d'une
expérimentation qui va l'inciter à se consacrer désormais à la BD, grâce aussi
au contact avec Abdoul Ba dont il rêvait de faire la connaissance. Ousmane Sow
l'auteur de « Ngaari njawlé » se fait remarquer en 2000 avec une brochure de
sensibilisation portant sur La dracunculose ou ver de Guinée, une planche
publiée par l'Unicef et disponible dans plusieurs pays pour la prévention de
cette maladie.

Vers une association de bédéistes ?

Si les trois Bédéistes tentent de joindre les deux bouts grâce aux commandes
d'ONG pour des planches de sensibilisation, ils se sont lancés en 2006 dans une
aventure collective, celle de concevoir une BD collective intitulée « Clin d'œil
des artistes » avec le soutien de l'IFM ex CCF, une initiative qui devait se
produire tous les deux ans si tout s'était bien passé.

Ce qui était parti pour être un festival de BD a abouti à une mésaventure à la
suite d'une mauvaise surprise que le Directeur du CCF de l'époque leur a créée.
Ils se sont rendus compte à la dernière minute que ce dernier a décidé de vendre
leurs planches à « un prix symbolique » sans leur aval.

Une «blague de mauvais goût» que les trois compagnons n'ont pas digéré, estimant
que « les retombées de la vente » leur revenaient. De la part du Directeur, ils
n'ont eu ni la reconnaissance de leurs efforts, ni un «excusez-moi» en guise de
contrition.

Echaudés par cette expériences, en avril dernier, contactés par l'IFM pour
animer des ateliers de BD destinés aux enfants, durant le mois culturel consacré
à la BD, ils ont décliné l'offre, constatant qu'à chaque réunion, le budget qui
leur était consacré diminuait comme peau de chagrin.

Ces expériences leur ont fait prendre conscience du manque d'indépendance des
auteurs. Et face à ces défis auxquels la BD est confrontée en Mauritanie, Abdoul
Ba, Cheikh Salek Ould Abdellahi, et Ousmane Sow espèrent parvenir à la mise en
place d'une association de bédéistes.

Ils sont convaincus que «la qualité de notre BD peut rivaliser avec les bandes
dessinées sous-régionales. Il suffit de lui accorder une plus grande importance
pour qu'elle aboutisse » soutient Cheikh Salek Ould Abdellahi. Alors qu'Ousmane
estime qu'il est urgent de concevoir le cadre légal de l'Association pour «
prétendre à des financements », Abdoul Ba ambitionne de « dépasser le cadre de
la BD pour se lancer dans le dessin animé ». Une nouvelle piste à explorer pour
les auteurs de bandes dessinées.

Awa Seydou Traoré
Noor Info


Source : http://noorinfo.com/

#3890 De: Webodh ODH <webodhodh@...>
Date: Samedi 2. Juin 2012  0:52
Sujet: Cour suprême : Au-delà de la personne de Ghailany
webodhodh
Envoyer un message Envoyer un message
 
 
 O.D.H Mauritanie




«Dieu est mauritanien»

 
....    Littéralement expliqué dans sa primaire compréhension sémantique, cette phrase peut nous valoir le courroux de certains de nos érudits - ces derniers temps, en mal de popularité. Ces mollahs mauritaniens aux réactions sélectives, qui privatisent l’Islam, religion universaliste de monothéisme pur, pourraient même marcher. Ils diront, comme ils l’avaient dit pour Biram, que nous avons « offensé » la religion, car donnant une nationalité à ALLAH (swt), l’Unique, l’Eternel et le Créateur de l’univers.......
 
 
 
 
 
 
 
....  La Convention pour l’Alternance Pacifique  (CAP)  s’est fendue d’une déclaration exprimant sa position par rapport à l’affaire du président de la cour suprême limogé de son poste.  Dans cette déclaration, la CAP dit ce qui suit  : « Ces jours-ci, l’actualité politique est dominée par l’affectation de Monsieur Seyyid Ould Ghailani de sa fonction de Président de la Cour suprême et son refus d’accepter un nouveau poste d’ambassadeur au Yemen.....
 
 
 
 
 
 
 
....    Faut-il constituer une force internationale pour reconquérir le Nord Mali ? Vous l'avez entendu hier à la même heure... C'est le projet du président béninois Boni Yayi, qui souhaite saisir au plus vite le Conseil de sécurité de l'ONU.  Réaction aujourd'hui de l'homme politique malien Soumeylou Boubèye Maïga. Il a été ministre de la Défense, et tout récemment, jusqu'au putsch du 22 mars, ministre des Affaires étrangères.    ...
 
 




Organisation pour la défense  des Droits Humains 


http://www.facebook.com/pages/ODH-Mauritanie/446933135334544

Webodhodh@...




#3891 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Samedi 2. Juin 2012  11:20
Sujet: Duugu deege reçoit, dimanche 3 juin à 19h00, Diaby GANGEGA
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 

"le pays va mal" a chanté tout haut Chikcken Jah Fakoly, mais aujourd'hui plus que jamais le Mali va mal, très mal. des causes multiples, de l'indépendance à cette déconfiture, des problèmes cruciaux de malaise ont été ignorés ou colmatés, une gestion désastreuse de la chose de l'Etat, ce qui fut le terreau pour une revolte qui anéantit pour toujours. au nord l'entente boiteuse pour une indépendance totale de l'azawad, à bamako le complexe de Sanogo crée moins que nécessaire la cacaphonie au sommet rendant peu crédible une meilleure coopération. Quand l'Etat, le président de la république ne peut assurer sa propre protection contre des badauds, qu'est ce que veulenet les militaires? que veulenet les maliens? nous avons la curiosité de recevoir Diaby GANGEGA connu Diaby Lenme, citoyen malien afin de comprendre comment les maliens vivent cette situation inédite : un pays en déconfiture.


Ce sera dimanche 3 juin sur www.kassataya.com à partir de 19h heure de Paris

 


Source : ceerno koone


 


#3892 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Samedi 2. Juin 2012  12:32
Sujet: François Hollande et Macky Sall, ces présidents trop normaux
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
A Paris comme à Dakar, la tendance politique est à la sobriété. Au risque, pour
les dirigeants, de n'être que des gestionnaires qu'on aura tôt fait d'oublier,
estime ce journaliste sénégalais.

D'un œil très amusé, je suis attentivement les premiers pas de François Hollande
et de Macky Sall. Je me plais à voir, dans le destin de ces deux hommes,
certaines similitudes. La première, c'est le costume d'homme "normal" que
Hollande a revêtu tout au long d'une très belle campagne sur le thème de la
normalité face à son prédécesseur agité, trouble, trépignant et manquant de
calme dans sa manière d'être et de gouverner.

Je dis souvent à mes amis socialistes français que la présidence de François
Hollande sera douce et tempérée. On n'entendra pas, de la part de socialistes,
des paroles stigmatisant l'étranger, le musulman ou "l'assisté".

A la différence d'Abdoulaye Wade – qui est, paraît-il, l'homme le plus diplômé
du Caire au Cap –, Macky Sall est aussi un homme normal. Il n'a pas fait une
campagne structurée autour de promesses mirobolantes dont Wade détenait
jalousement le secret, comme les usines de fabrication de plats de riz ou les
centrales nucléaires clés en main pour un pays encore sous le joug de la
pauvreté.

Ces deux hommes sont, en outre, la preuve évidente de la relativité des choses
en politique. Ils ont montré, à leur insu, combien les destins se font et se
défont à une vitesse incommensurable.

Il aura fallu une libido excessivement incontrôlée de Dominique Strauss-Kahn
dans un hôtel new-yorkais pour changer le destin de la France. L'homme que tous
les sondages considéraient comme le grand favori de la présidentielle 2012 a vu
filer toutes ses chances de devenir le septième président de la Ve République.
"Flanby", dont la candidature faisait sourire, a eu ainsi la voie libre.

Concernant Macky Sall, il est toujours apparu comme un homme sans relief aux
yeux de l'opinion publique sénégalaise. Mais il aura fallu une erreur
monumentale de jugement d'Abdoulaye Wade pour faire sortir la bête politique qui
était enfouie au fond de l'ancien Premier ministre. Vilipendé, insulté puis
chassé du perchoir par ses anciens "frères" [il a été président de l'Assemblée
en 2007-2008], Macky prit son courage à deux mains et, son orgueil peul aidant,
s'en alla à la rencontre de ses concitoyens, sillonnant de toutes parts le
Sénégal jusqu'au couronnement du 25 mars. La gouvernance des deux hommes sera
apaisée, car le caractère influe en grande partie sur la manière de conduire la
destinée d'un pays. La sobriété est sans conteste le mot qui caractérise leurs
débuts de mandat.

D'abord, sobriété dans le choix du Premier ministre. Si Hollande a jeté son
dévolu sur le fidèle Jean-Marc Ayrault, un austère professeur d'allemand,
réformiste tenant d'une social-démocratie rigide, Sall a opté pour un banquier
inconnu du sérail politique, chargé de redresser des finances publiques
exsangues. Sobriété lors de la cérémonie d'investiture. Macky s'est éloigné de
la grand-messe fastueuse de Wade. Il opta pour un hôtel avec des invités triés
sur le volet.
Les consécrations de Macky et de François furent empreintes de sobriété
républicaine et éloignées des excentricités bling-bling chères à Abdoulaye et
Nicolas.
Le besoin impérieux de rassembler lie aussi les deux hommes, et cela s'est noté
jusque dans la formation de leur première équipe gouvernementale.

Depuis, les premiers pas des deux hommes au pouvoir sont relativement
irréprochables. Mais la normalité a un risque : celui de ne pas être un grand
président mais un gestionnaire de passage qu'on aura oublié deux décennies plus
tard. Eviter les erreurs du prédécesseur est tout de même trop simple pour
espérer marquer son passage d'une empreinte indélébile. Quand on détient de tels
pouvoirs, c'est pour agir, au risque de se tromper.

Hamidou Anne
Lesenegalais.net

Source : http://www.courrierinternational.com/

#3893 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Samedi 2. Juin 2012  13:19
Sujet: En Afrique, les moustiquaires font baisser la mortalité infantile
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Les excellentes nouvelles sont assez rares en Afrique subsaharienne pour qu'on
ne se prive pas de les relever : d'après un rapport de la Banque mondiale publié
en mai, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a substantiellement
diminué depuis 2005 dans 16 des 20 pays étudiés.Ce taux a en revanche légèrement
augmenté au Lesotho, au Liberia, en Namibie et au Zimbabwe.

La communauté internationale s'était engagée, en septembre 2000, à atteindre
huit objectifs pour le développement, dont une réduction des deux tiers de la
mortalité infantile entre 1990 et 2015. Ce qui implique une réduction annuelle
d'au moins 4,4 % de ce taux. Or, selon la Banque mondiale, 12 des 20 pays
africains ont atteint ou dépassé cet objectif. Trois d'entre eux - le Kenya, le
Rwanda et le Sénégal - ont en moyenne fait baisser le taux de mortalité des
moins de 5 ans de près de 10 % par an ces dernières années, jusqu'à obtenir un
niveau comparable à celui de l'Inde (moins de 76 décès d'enfants pour 1 000
naissances vivantes). Ces trois pays enregistrent les mêmes bons résultats pour
la mortalité infantile, qui concerne les enfants de moins d'un an.

A quoi ces succès sont-ils dus ? Pour tenter de le savoir, les deux auteurs du
rapport, Gabriel Demombynes et Sofia Karina Trommlerova, se sont intéressés de
près au cas du Kenya, où la baisse a été la plus rapide - entre 2003 et 2008 -,
dates des deux dernières enquêtes de santé approfondies dans ce pays. Ils
concluent prudemment qu'un ensemble de facteurs entrent en jeu, parmi lesquels
l'utilisation plus répandue, pour la protection des femmes enceintes et des
bébés, de moustiquaires imprégnées d'insecticides susceptibles d'éloigner ou de
tuer les anophèles, ces moustiques qui propagent le paludisme par leurs piqûres.

Le nombre de foyers disposant de ces moustiquaires est passé de 8 % en 2003 à 60
% en 2008 au Kenya, et les auteurs estiment que la baisse du taux de mortalité
infantile dans ce pays s'explique pour moitié par ce facteur. Des distributions
massives de ces moustiquaires ont eu lieu en 2001 au Kenya (où elles sont,
depuis, disponibles à un prix subventionné) mais aussi au Ghana, en Zambie, au
Togo, en Erythrée et au Burkina Faso, couplées, dans ces cinq pays, avec des
campagnes de vaccination contre la rougeole. L'OMS, l'Unicef, le Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale ont lancé en
1998 un partenariat visant à l'éradication du paludisme, financé en partie par
les fondations ou les mécènes internationaux.

Parmi les autres facteurs explicatifs au Kenya, les auteurs citent
l'augmentation des naissances dans des lieux médicalisés, l'amélioration des
soins prénataux, de l'accès à l'eau potable et à des installations sanitaires.
Et aussi de meilleures conditions économiques. Première puissance d'Afrique de
l'Est, le Kenya connaît une croissance de plus de 5 % depuis 2010.

La même Banque mondiale vient cependant de publier une autre étude indiquant
qu'un millier de femmes meurent chaque jour dans le monde de complications liées
à la grossesse ou à l'accouchement. Environ 60 % de ces décès maternels
surviennent en Afrique subsaharienne. Ils pourraient, pour la plupart, être
évités : les soins de santé permettant de prévenir et de traiter ces
complications sont bien connus.


Martine Jacot


Source : http://www.lemonde.fr/

#3894 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Samedi 2. Juin 2012  15:42
Sujet: Economie: combien gagne un Mauritanien?
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Officiellement, chaque mauritanien gagnait 2100 dollars (PIB par hbt) en 2010.
Quid donc de nos voisins?  Le marocain totalisait 4900 dollars, soit nettement
mieux  que nos citoyens qui marchent sur un sol pavé de minerais, qui  ont le
bonheur d'entendre le glouglou du pétrole et qui sont bordés par les côtes les
plus poissonneuses au monde. Il faut être poéte pour ne pas transformer de
telles potentialités.  Avec  7400 dollars de PIB par habitant, l'algérien est
mathématiquement mieux loti que le mauritanien. Le tunisien est encore mieux
pourvu avec 9500 dollars de PIB par habitant. Ce petit pays qui a donné
naissance au printemps politique le plus chaud depuis la grande guerre n'a
pourtant ni ressources miniéres ni pétrole.

Qu'en est-il donc de l'Afrique de l'Ouest, de ces pays comme le Sénégal et le
Mali qui sont nos voisins?  En 2010, le PIB par hbt de notre premier voisin
était cantonné à 1900 dollars, ce qui montre qu'ilne suffit pas de faire de
belles  rimes comme Senghor pour trouver le chemin du développement. Quant au
Mali, si tant il reste quelque chose de ce beau pays, il est à 1200 dollars de
PIB par habitant. Le pays du Ganila et de l'épopée mandingue reste assez modeste
en regard de son potentiel. Ce n'est pas le coup de force de l'Azawad ou les
volte-face de  Sanogo qui sauveront le Mali. Ces chiffres passés en revue,
intéressons-nous à une chose: combien gagne le mauritanien? Le poids de
l'informel nous permet de dire qu'il gagne trois fois plus que ce disent les
chiffres.


Source : http://www.mauritanies1.com/

#3895 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Samedi 2. Juin 2012  16:04
Sujet: Sénégal : Acharnement Par Pape SAMB
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
«Comme tous les peuples du monde au lendemain d'une révolution, les Sénégalais
veulent du sang et que les voleurs d'hier soient pendus haut et court sur les
places publiques». Cette boutade de Mamadou Oumar Ndiaye, directeur de
publication de l'hebdomadaire «Le Témoin», dans sa livraison n°1082 du mercredi
2 au mardi 8 mai 2012 à la page 12, semble être une source d'inspiration du
régime de Macky Sall dans sa furie contre l'ancien régime.

Jamais dans l'histoire du Sénégal l'on n'a connu un tel déferlement de haine et
d'actes d'intimidation envers un régime défunt. Comme exprimés de façon on ne
peut plus éloquente, les propos prêtés à tort ou à raison à Alioune Tine disant
que «jamais une équipe entrante ne s'est autant acharnée sur l'ancienne»,
tendent à confirmer - pour s'en désoler - les actes malheureux posés par le
nouveau pouvoir, et qui relèvent de la pure persécution d'Etat. Prenant la balle
au rebond, le «procureur» Mahmouth Saleh, grand dignitaire du régime Macky Sall
a promis la potence à Me Ousmane Ngom, ex-ministre de l'Intérieur du président
Abdoulaye Wade, en déclarant il n'y a pas longtemps : «Ousmane Ngom n'a qu'à se
taire. Il n'a rien à dire. Il a intérêt à se taire, parce que c'est un voleur.
Les Sénégalais ont en mémoire l'escroquerie sur les cartes nationales d'identité
et les passeports numérisés. Il n'a qu'à attendre. Il verra ce qui lui
arrivera.» Par cette sortie ubuesque, l'ancien trotskiste, aujourd'hui faucon
parmi les faucons du palais présidentiel, semble oublier que le temps du goulag
et de l'inquisition est bel et bien révolu.

Aujourd'hui, il faut oser prendre son courage à deux mains pour crever l'abcès
en éventant le secret enfoui dans nos tripes et qui, à terme, risque de nous
être fatal : les Sénégalais ont peur. Peur au ventre. Peur de la tournure
dramatique prise par les évènements depuis que la machine infernale de
répression des «délits» attribués aux tenants de l'ancien régime a entrepris son
«expédition punitive».

S'il est vrai que - on ne le répétera jamais assez - tout le monde s'accorde à
dire que le régime en place est bien fondé à faire un état des lieux sur la
gestion des affaires publiques par l'administration Wade, les Sénégalais ne
comprendraient pas, par ailleurs, que Macky Sall ne commence pas à s'appliquer
lui-même les audits, en passant au crible toutes les douze années du régime Wade
au cours desquelles lui-même (Macky Sall) était aux affaires, et est donc
comptable d'une bonne partie de la gouvernance de Wade. Une pédagogie de
l'exemple tout simplement.

Mais, toute cette politique-spectacle et toutes ces mises en scène qui entourent
ce qui aurait dû se faire de façon tout à fait naturelle, dans une démocratie en
construction, achèvent de conférer à l'exercice des relents de politique
politicienne. Cette stratégie de harcèlement perpétuel qui met toute la
République malade du Sénégal dans un état spasmodique rythmé par les
dénonciations, calomnies, lynchages médiatiques, menaces, limogeages et
auditions en attendant…l'emprisonnement des dignitaires de l'ancien régime, a
fini de vicier un climat déjà délétère, et replace notre pays dans une zone de
turbulences dont personne n'entrevoit la sortie. Que dire aussi des nombreux
actes d'humiliation dont sont victimes les proches de l'ancien régime qui sont
débarqués de leur voiture en public, et manu militari de surcroît, au prétexte
que lesdites voitures sont censées appartenir à l'Etat ? Des procédés dignes de
la Gestapo, tropicalisés et remis au goût du jour au Sénégal par la très
revancharde Aminata Tall.

A la stratégie de harcèlement, il faut ajouter celle de bâillonnement qui se
traduit par les sorties musclées des thuriféraires du régime actuel, qui
poussent le ridicule jusqu'à intimer au président Wade l'ordre de se taire ou de
quitter le pays, oubliant qu'on est en démocratie, qui plus est dans un Etat de
droit où la liberté d'expression est consacrée par la charte fondamentale qu'est
la Constitution du Sénégal. Et pour couronner le tout, le pouvoir en place
laisse prospérer une pensée unique qui encourage les Sénégalais à rouler à fond
pour Macky Sall qui semble jouir d'une étonnante virginité politique. Honni soit
qui mal y pense ! Toute attitude ou posture contraire est dès lors suspecte,
raillée et leurs auteurs voués aux gémonies et livrés en pâture aux «fauves» et
à la vindicte populaire par les ouailles du pouvoir très prompts à jeter
l'opprobre aux «mal-pensants».

Au surplus, la mise à contribution à outrance de la presse privée proche du
pouvoir, comme de la presse pro-gouvernementale dans ce feuilleton
tragi-comique, est de nature à favoriser la montée des périls dans un pays où,
du fait de l'incurie du nouveau régime, le temps semble désormais s'être arrêté
ou à tout le moins suspendu au rythme de ce qu'il est convenu d'appeler la
chasse aux sorcières, avec une immixtion intempestive et éhontée du politique
dans des affaires qui relèvent purement de la magistrature. En effet, ce qui
aurait dû rester une affaire de la justice sénégalaise est devenu quasiment le
programme de gouvernement tant il occupe l'essentiel de l'activité du pouvoir
exécutif. Que je sache, les Sénégalais n'ont pas plébiscité Macky Sall avec un
score référendaire de plus de 65 % des suffrages, pour qu'il relègue au second
plan les nombreuses urgences qu'il n'est pas besoin d'énumérer ici tant elles
sont prégnantes.

Le comble, c'est lorsque, hurlant avec les loups, les alliés «yobaléma» (à la
remorque) de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, opportunistes à souhait,
entonnent à leur tour leurs voix pour participer au concert de récriminations -
c'est la mode - contre l'ancien régime en exigeant l'incarcération (vous avez
bien lu) des pontes de l'ancien régime. Est-il besoin de rappeler qu'il s'agit
des candidats défaits et balayés au premier tour de la présidentielle, et qui
ont rappliqué au second tour pour «participer» à la victoire de celui qu'ils
qualifiaient naguère de «plan B de Wade» et, plus tard, de «traître» quand ce
dernier a choisi de faire cavalier seul et de les laisser en rade, en rase
campagne, dans sa chevauchée fantastique vers le palais présidentiel.

Dans un Etat normal, pour reprendre un terme à la mode aujourd'hui du côté de
«nos ancêtres les Gaulois», la question de reddition des comptes par les
responsables de l'ancien régime ne saurait être au centre de l'activité
gouvernementale, mais bien à la périphérie. Certes, les populations réclament
justice, mais l'urgence est ailleurs. Il s'agit de s'occuper d'abord et avant
tout de la demande sociale. A quand alors la mise en œuvre effective du fameux
programme «Yoonu Yokkute» tant vanté aux Sénégalais pendant la campagne
électorale et qui a l'ambition de mettre notre pays sur les rails de l'émergence
?

Ne pas avoir cela présent à l'esprit reviendrait à passer à côté de la plaque et
ruiner ainsi tous les espoirs des Sénégalais qui croyaient, de bonne foi, que,
avec l'élection de Macky Sall, le pays allait faire ce saut qualitatif longtemps
attendu, et pour lequel les présidents Senghor, Diouf et Wade ont, chacun en ce
qui le concerne, contribué à faire des avancées significatives. Or, le président
Macky Sall n'a pas le droit de faire moins que ses prédécesseurs. Que dalle,
semblent dire en chœur les Sénégalais qui, à défaut de regretter (déjà ?)
d'avoir élu Macky Sall, commencent sérieusement à se poser des questions. Pire,
et cela participe des contrecoups de la situation délétère du pays, le ciel ne
semble pas s'éclaircir au-dessus du Sénégal car, en plus de l'instabilité née
des évènements du 23 juin 2011, qui aurait eu comme inconvénient de pousser les
investisseurs étrangers à se détourner ostensiblement de notre pays, cette
nouvelle situation du pays, le tout répressif, n'incite guère au retour des
porteurs de valises de devises.

Tout cela procède, à n'en pas douter, d'une incurie voire d'un manque
d'expérience et de culture politique de l'équipe entrante, que les Sénégalais
commencent à payer très cher. Car, concentrer tous ses efforts ainsi que les
moyens de l'Etat dans une sordide entreprise de règlement de comptes, c'est soit
ne pas avoir de la suite dans les idées, soit révéler au grand jour ses
insuffisances criardes et son incompétence notoire à satisfaire à ses charges
régaliennes.

De leur côté, les vaincus de la présidentielle de 2012, pauvre d'eux, devront
subir stoïquement la justice des vainqueurs. A croire que c'est un délit que
d'avoir perdu le pouvoir si, après la défaite - consubstantielle au jeu
démocratique - l'on doive «payer» d'avoir été aux affaires. Et de quelle manière
! Le spectacle affreux montré au Jt de «20 heures» de la RTS1, le jeudi 31 mai
2012, avec les images des logements de fonction «vidés» par les dignitaires de
l'ancien régime est tout simplement abject. En effet, que l'on pousse
l'abomination jusqu'à montrer à la télé les images filmées des fonds des
armoires, des placards de cuisine et des équipements des WC pour (dé)montrer le
«pillage» fait par les anciens occupants des logements de fonction de l'Etat
avant leur départ, revient à faire une communication de caniveaux. Sinon,
comment qualifier cet exhibitionnisme de mauvais aloi qui étale sur la place
publique, pour des raisons bassement politiciennes, tout ce que l'être humain a
de plus précieux : son intimité ?

Manifestement, cette façon de procéder, qui frise l'infamie, jure d'avec
l'exaltation des valeurs-refuge de Sutura et de Kersa avec lesquelles nous avons
tous été formés et formatés et qui font le départ entre les autres et nous. In
fine, avec de telles ignominies, les tombeurs de Wade, insatiables dans leur
soif de vengeance et leur volonté de puissance, semblent faire leur cette
citation prêtée à l'humoriste Guy Bedos et qui fait froid dans le dos : «J'aime
m'acharner sur les gens quand ils sont à terre, surtout si j'ai commencé quand
ils étaient debout.»


Pape SAMB,
papeasamb@...

Source : http://www.walf-groupe.com/

#3896 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Samedi 2. Juin 2012  19:32
Sujet: Nouveau site : www;odh-mauritanie.com
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Votre site www.ocvidh.fr, a changé pour celui de la nouvelle organisation O.D.H
(Organisation pour la défense des Droits Humains)
www.odh-mauritanie.com et ce, en conformité avec les décisions de l'A.G.O du
dimanche 27 mai ayantdécidé de l'abandon du sigle OCVIDH.

Source :  http://www.odh-mauritanie.com/

#3897 De: Webodh ODH <webodhodh@...>
Date: Samedi 2. Juin 2012  22:06
Sujet: LA VALLE DEVIENT UNE PLATEFORME DE TRAFFIC DE DROGUE : A QUI LA FAUTE ?
webodhodh
Envoyer un message Envoyer un message
 
 
 O.D.H Mauritanie
 
 
 
...      Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) a dénoncé dans un communiqué rendu public, à l'issue des travaux de son Bureau Exécutif "le pillage systématique des ressources nationales". Le parti d'Ahmed Ould Daddah a accusé le Président Mohamed Ould Abdel Aziz "d'inventer des nouveaux mécanismes pour brader la richesse nationale, comme les marchés de gré à gré, qui sont devenus monnaie courante".  .....
 
 
 
 
 
 
....    Le Syndicat des journalistes mauritaniens (SJM) compte organiser un certains nombre d’activité en solidarité avec le journaliste Mamouny Ould El Moctar licencié recemment par la direction de l’AMI. Selon une note du syndicat, ces activités débuteront par une conférence de presse qui se tiendra dimanche à 10 Heures au siège du SJM. Au cours de cette conférence seront dévoilées les prochaines activités de protestation et de communication qui seront menées pour remettre le confrère  ......
 
 
 
 
 
 
 
....  L’alcoolisme et l’utilisation des drogues ne sont que le résultat de crises sociales profondes, qui ne sont pas seulement une affaire bogheenne ; C’est ce que les sociologues ou en tout cas les spécialistes de la société appellent la crise des valeurs qui, à mon sens (et loin de moi une inclination a «tout politisé»), est fortement liée à la crise politique qui prévaut dans notre cher pays.   ....
 
 




Organisation pour la défense  des Droits Humains 


http://www.facebook.com/pages/ODH-Mauritanie/446933135334544

Webodhodh@...




#3898 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Dimanche 3. Juin 2012  10:38
Sujet: RAPPEL : Journée de solidarité à la COVIRE
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Le Comité de soutien à la COVIRE tiendra une journée de solidarité autour d'une
conférence /débat suivie d'une prestation musicale de Boolumbal et des poèmes de
Tadji. Afin de récolter des fonds pour aider COVIRE à mener à bien sa mission
sur le terrain, une participation financière de 10 € vous sera demandée à
l'entrée.

Nous vous donnons rendez-vous le 16 juin 2012  à Paris 12 à partir de 14h au 29
avenue Ledru-Rolin, 75012 PARIS (Métro, RER / Gare de Lyon).

La conférence/débat sera animée par :

Mamadou Amadou BA

Boubacar DIAGANA

Abdoul A. SOUMARE

Ciré SY

Modérateur Mohamadou SY

Comité de soutien à la COVIRE
Contacts: 0662862964 / 0620034654 / 0699045404


Source : Aminata KANE

#3899 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Dimanche 3. Juin 2012  11:18
Sujet: Un parlement « périmé » doit-il légiférer ? Par Cheikh Tidiane DIA
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Des constitutionalistes ont démontré que le mandat imparti au parlement est
largement dépassé et que du point de vue de la légalité il ne doit pas continuer
à légiférer.Si cette interprétation du droit est justifiable, pourquoi les
députés et les sénateurs des différents bords politiques continuent-ils de
siéger à l'hémicycle alors qu'ils sont « périmés » ?Ce débat qui s'est invité
plusieurs fois dans la chambre basse n'a pas été tranché alors qu'aucune date
précise n'est encore fixée pour la tenue d'élections municipales et
parlementaires.

La Ceni dont les membres ne sont pas encore nommés ne saurait être en mesure
d'organiser d'ici la fin de l'année un nouveau scrutin. Les conditions
techniques et matérielles ne sont pas réunies pour convoquer une consultation
électorale. A supposer même que les électeurs votent en 2013, on se rapproche de
manière serrée de la fin du mandat du président Mohamed Ould Abdel Aziz, si bien
qu'il serait improbable de multiplier les descentes aux urnes. Dans ce cas, on
se situe entre deux alternatives aussi difficiles l'une que l'autre. La première
serait d'organiser d'ici la fin de l'année ou au plus dans le courant de l'année
suivante des élections parlementaires et municipales ; la seconde probabilité
serait de coupler ces élections avec la présidentielle prochaine. Dans ce cas de
figure la Ceni non encore opérationnelle ne saurait en aucun cas être dans les
dispositions nécessaires de superviser ces deux consultations.

Deux obstacles majeurs rendent encore aléatoires la programmation des scrutins
décisifs pour le renouvellement des deux chambres : la lenteur de l'enrôlement
et la crise qui envenime le climat politique. Le temps passe et les événements
s'accélèrent dans le pays et dans la sous-région. La Mauritanie vit une
précarité politique et sociale qui doit inviter à plus de prudence et de
recherche de solutions consensuelles en vue d'atténuer les tensions et de
rétablir la sérénité dans les institutions de la République. Il est dangereux de
prendre à la légère la loi fondamentale au point de la contourner d'une manière
ou d'une autre à des fins politiques. Un parlement qui continue d'exercer alors
que juridiquement sa légitimité est entre parenthèse, il n y a pas de quoi
pavoiser quand on veut se prévaloir d'être un pays démocratique. Le pire est
qu'à force de garder des élus qui sont « Out » du point de vue de la légalité,
on se moque de la volonté populaire qui avait confié à ces élus leurs affaires.
Les députés, les sénateurs, les maires doivent rendre au peuple ce que ce
dernier leur avait prêté. C'est-à-dire un mandat. Faute de quoi ils ne doivent
pas parler en son nom, ni prétendre voter des lois dont ils ne sont plus
habilités à se prononcer.

Cette main illégitime qui tient encore l'hémicycle n'a plus le droit d'exercer
dans ce perchoir. L'exemple doit venir des élus eux-mêmes qui doivent cesser
toute activité et renoncer à leurs privilèges du fait qu'ils sont « hors-jeu ».
A moins qu'ils ne se complaisent dans les faux semblants et les surplaces , au
nom de jeux d'intérêts personnels inavoués ! La fameuse injonction « dégage »
doit-elle faire exception chez nos parlementaires ?

Cheikh Tidiane Dia

Source : http://www.le-renovateur.com/

#3900 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Dimanche 3. Juin 2012  11:34
Sujet: Ely Mohamed Vall ; "Aucun mauritanien n'a été déporté en 1989"
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
ALAKHBAR (Nouakchott) – L'ancien président mauritanien, le colonel Ely Ould
Mohamed Vall, a nié la déportation des mauritaniens dans les évènements de 1989.
"Aucun citoyen mauritanien n'a été déporté", a-t-il affirmé ce dimanche soir sur
les ondes de la radio MFM.

A la question de savoir "de quelles nationalités étaient donc ceux qui sont
revenus dans le cadre du retour organisé?", Ould Mohamed Vall a répondu: "Il
faut demander celui qui les a fait retourner".

Concernant les exactions extrajudiciaires commises à l'époque contre des soldats
et officiers négro-mauritaniens, Ould Mohamed Vall, directeur de la sureté
nationale à l'époque, s'est démarqué de ces violations. "Durant les enquêtes de
la police dont j'étais responsable, personne n'a été tuée. C'est par contre dans
les prisons, hors de mon autorité, que des personnes ont trouvé la mort", a-t-il
indiqué.

A propos de la situation politique en Mauritanie, Ould Mohamed Vall, a affirmé
que si le régime n'accepte pas les aspirations des mauritaniens, le pays risque
de plonger dans une situation similaire à celle du Mali ou de la Côte d'Ivoire.

Ould Mohamed Vall a par ailleurs défendu son bilan à la tête du CMJD, junte au
pouvoir en Mauritanie de 2005 jusqu'à 2007.

Source : http://www.fr.alakhbar.info/

#3901 De: Webodh ODH <webodhodh@...>
Date: Dimanche 3. Juin 2012  11:45
Sujet: Hosni Mubarak condamné à la réclusion à perpétuité
webodhodh
Envoyer un message Envoyer un message
 
 
 O.D.H Mauritanie
 
...    L'ancien président égyptien, Hosni Mubarak, a été condamné samedi à la réclusion à perpétuité par un tribunal du Caire qui l'a reconnu coupable de complicité dans le meurtre de manifestants pendant le soulèvement de l'an dernier. Hosni Mubarak, 84 ans, qui a dirigé l'Egypte pendant 30 ans avec une main de fer, a été hospitalisé à cause de sa santé défaillante. Il était aussi accusé de corruption et de détournement de fonds.    ....
 




Organisation pour la défense  des Droits Humains 


http://www.facebook.com/pages/ODH-Mauritanie/446933135334544

Webodhodh@...




#3902 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Lundi 4. Juin 2012  9:33
Sujet: Quand le négationnisme et la lâcheté se conjuguent : Ely Ould Mohamed persiste e
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
La question du négationnisme du système politique, fondement de l'Etat
mauritanien esclavagiste et raciste, mérite d'être considérée comme la question
prioritaire par rapport aux profils de tous ces hommes qui manifestent leurs
ambitions politiques. Comment comprendre les propos d'Ely Ould Mohamed Vall qui
fut le Directeur de la Sûreté nationale, l'officier le plus criminel durant le
régime d'Ould Taya ? Ely Ould Mohamed Vall, revient à la charge, comme pour
effacer de manière honteuse et indigne les responsabilités criminelles qu'il a
eues à assumer, pendant plus de trois décennies. La lâcheté de cet homme vient
confirmer une inhumanité qui n'est plus à démontrer.

Dans l'histoire de l'humanité, en effet, des politiques criminelles ont sévi.
Mais il est arrivé un moment où, pour aller de l'avant, la reconnaissance des
crimes commis est assumée afin que le travail de deuil puisse être effectué par
les victimes. Non seulement, on s'attendait à une amorce de prise de conscience
de l'impératif de la lumière à faire sur cette tragédie, mais on s'entend dire
qu'il n'y a pas eu de déportations, ni de victimes des tortures de la police
sous les ordres du même Ely Ould Mohamed Vall. Quel manque de sens de l'honneur
? Quelle indignité pour des hommes qui ont été au plus haut sommet de l'Etat ?
Le comportement d'Ely nous prouve le degré d'irresponsabilité et de vulgarité de
toute une génération de militaires, de cadres au service d'un système, dont le
seul objectif est l'extermination des populations noires africaines
mauritaniennes.

Les propos d'Ely doivent être fermement condamnés par la classe politique, les
organisations de défense des droits humains et surtout être désavoués par les
autorités en place. Décidément, tout est permis dès lors qu'il s'agit du
génocide subi par la communauté africaine noire mauritanienne. Un criminel qui
devrait être, aujourd'hui, dans les locaux du Tribunal Pénal International, fait
de la provocation en tenant des propos négationnistes. Quoiqu'Ely fasse, il fait
partie des trois plus grands coupables des crimes de génocide commis contre les
populations africaines noires mauritaniennes à côté d'Ould Taya et de Djibril
Ould Abdellahi, l'ancien ministre de l'Intérieur, sous ce même Taya. Si les
propos négationnistes d'Ely Ould Mohamed Vall, tortionnaire en chef et
génocidaire avéré ont une visée électoraliste, il doit en trouver d'autres.

Hier patron d'une police au service d'un régime raciste et sanguinaire, Ely est
désarmé comme tous ceux que l'Histoire est en train de rattraper. A l'heure où
des responsables de crimes de guerre sont devant le Tribunal pénal
International, bon nombre de responsables comme Ely font face à la voix de leur
conscience. La honte et l'indignité viennent perturber le sommeil des criminels
comme Ely qui n'ont pas le courage d'assumer leurs responsabilités.

L'histoire du système politique de notre pays en dit long sur le crime organisé
contre les Africains noirs mauritaniens. Ely rongé par sa mémoire cruelle
cherche à faire de la surenchère et une fuite en avant en tenant des propos
malheureux, méprisants et inacceptables. Un jour ou l'autre, Ely répondra devant
la justice humaine ou celle de l'Eternel. En n'assumant pas ces pratiques
odieuses, Ely ajoute aux crimes contre l'humanité, le déni de l'humanité des
hommes et des femmes morts sous des tortures atroces dont les principaux
responsables ont agi sous la responsabilité de ce sinistre Directeur de la
Sûreté Nationale que fut Ely Ould Mohamed Vall.

Quand la médiocrité, la cruauté et le cynisme font alliance, ce sont des
monstres comme Ely qui arrivent aux commandes. La logique de la mort que cet
homme a incarnée ne peut être balayée par des propos aussi irresponsables
qu'inacceptables. Les propos d'Ely sont à l'aune de sa situation misérable et de
sa conscience malheureuse. Pauvre Ely qui tremble aujourd'hui après avoir été
coupable de centaines de morts par des tortures inavouables ; dont il est un des
principaux responsables.

La tragédie que la communauté africaine noire mauritanienne a subie ne peut être
étouffée par des propos aussi contre-productifs que malvenus. Ely ferait mieux
de se trouver d'autres arguments pour retarder la condamnation à perpétuité
qu'il mérite. Le sens de la dignité devrait conduire Ely à se présenter devant
le Tribunal Pénal International. Le sens moral est la chose du monde la moins
partagée par nos dirigeants militaires d'hier et d'aujourd'hui. Sur ce plan, Ely
en est une des figures les plus emblématiques. Cynisme ou provocation, les
propos d'Ely sont le symptôme de l'état d'esprit d'un homme plongé dans le
désarroi, l'humiliation et l'impuissance. Ely Ould Mohamed Vall est un homme
pris au piège de sa cruauté et de son inhumanité. Les lendemains seront
impitoyables pour un des hommes les plus criminels de l'histoire de l'humanité
et du système politique mauritanien.

SY Hamdou Rabby
Philosophe
Paris - France


Source : http://www.avomm.com/

#3903 De: CongresReconciliation-owner@...
Date: Lundi 4. Juin 2012  9:50
Sujet: Cerveaux du passif humanitaire : Coup de théâtre d’Ely !
CongresReconciliation-owner@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
La communauté négromauritanienne, qui refuse catégoriquement depuis plus de deux
décennies de tourner définitivement la page noire du passif humanitaire, tant
que les auteurs des exactions des années de braise ne sont pas jugés, a été
profondément choquée et sidérée par les déclarations faites récemment par l'ex
DGSN et ancien bras droit de Taya, Ely Ould Mohamed Vall, selon lesquelles, les
déportations massives des mauritaniens issus de cette composante des années 80
vers le Sénégal et le Mali sont fabriquées de toutes pièces.
Présenté au départ comme très réservé de tout jeu politique depuis la fin de la
transition militaire sous le Cmjd, en raison de son CV entaché du sang des
négromauritaniens tués ou déportés dans les années 80 sous le règne du dictateur
Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, l'ex directeur général de la sureté de l'Etat a
surpris l'opinion par sa ferme volonté de renier à tout prix des événements
douloureux dont il a été constamment accusé avec d'autres hauts officiers
militaires mauritaniens retraités et actifs d'être l'un des principaux cerveaux
commanditaires.

Plus étonnant encore, c'est qu'il n y avait pas l'ombre d'un doute de son
implication dans cet épineux dossier, que des analystes pensaient être une pièce
maitresse entre les mains du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz,
qu'il garde encore en stand bye en attendant d'avoir marre des persécutions de
son cousin germain Ould Mohamed Vall, pour le jeter dans les filets de la
justice au même titre que tous ses autres adversaires politiques qui s'étaient
aventurés sans précaution à lui mettre les bâtons sous les roues avant qu'il ne
dévoile au grand jour leur « passif ».
D'ailleurs, dans son célébré discours survolté devant les stéphanois en mars
dernier, le président de la république ne s'est-il pas inscrit en faux contre
les contrevérités d'Ely en disant sans le nommer, mais l'allusion était sans
équivoque qu'il a sur les mains le sang des officiers négro mauritaniens et
qu'il avait amassé de l'argent des biens public pour avoir le courage et la
témérité de parler de démocratie et de droits humaines qu'il avait piétiné
pendant son passage au sommet de l'Etat.

Pour revenir à ce coup de théâtre qui enlise davantage le parcours politique de
l'ancien chef d'Etat Ely Ould Mohamed Vall , l'ex DGSN nie l'existence de
déportations des mauritaniens dans les évènements de 1989. "Aucun citoyen
mauritanien n'a été déporté", a-t-il affirmé sur les ondes de la radio MFM. A la
question de savoir "de quelles nationalités étaient donc ceux qui sont revenus
dans le cadre du retour organisé?", Ould Mohamed Vall a répondu: "Il faut
demander celui qui les a fait retourner". Fait-il allusion à Sidioca ou à Ould
Abdel Aziz ?

Peu importe, mais, cette réplique embourbe davantage le sort politique de Ould
Mohamed Vall, puisque sa manière de répliquer pourrait revêtir aussi un
sentiment de déni congénital de la mauritanité des rapatriés qui serait sans
doute à l'origine de la haine qui avait conduit à l'époque à leur expulsion manu
militari vers l'étranger sinon à leur liquidation de sang froid.
Concernant les exactions extrajudiciaires commises à l'époque contre des soldats
et officiers négro-mauritaniens, Ould Mohamed Vall, directeur de la sureté
nationale à l'époque, s'est démarqué de ces violations. "Durant les enquêtes de
la police dont j'étais responsable, personne n'a été tuée. C'est par contre dans
les prisons, hors de mon autorité, que des personnes ont trouvé la mort", a-t-il
indiqué. Une volonté vaine de vouloir échapper à son triste destin en cherchant
à jeter l'anathème sur d'autres, sans d'autres disposés à revenir dans les
prochains à la charge pour livrer des éléments de réponses sur les aspects non
élucidés du passif humanitaire, surtout sur ces principaux cerveaux tapis dans
l'ombre.

Amadou Diaara

Infos générales sur le passif humanitaire

Le "passif humanitaire" est la charge pesant sur les gouvernements mauritaniens
pour les violations des droits de l'homme menées depuis l'indépendance. En
particulier celles résultant du nettoyage ethnique mené dans l'administration et
l'armée pendant les années 1990-1991. Sous le premier régime mauritanien
post-indépendance, la problématique des droits de l'homme n'était pas au centre
des préoccupations nationales. Au lendemain de la proclamation de l'indépendance
du pays, les enjeux de reconnaissance internationale, de constitution d'une
identité nationale et la lutte au sein de l'appareil étatique pour le contrôle
du pouvoir semble être les éléments marquants de cette période. Au passif du
premier régime mauritanien, il convient tout de même d'inscrire le remplacement
du régime parlementaire par celui du parti unique, les arrestations contre les
opposants radicaux et la répression sanglante des émeutes consécutives à
l'introduction de l'arabe dans le système éducatif (1966) et à la grève des
mineurs de Zouérate (1968). Arrivés au pouvoir en juillet 1978 à la faveur d'un
putsch, les militaires mauritaniens plongent le pays dans un cycle d'instabilité
politique marquée par des changements répétés à la tête de l'instance qui dirige
le pays. Le lieutenant colonel Mohamed Khouna ould Haidallah sera celui qui
s'imposera arès deux ans d'agitations au sommet de l'Etat.

Pendant un peu plus de quatre années de règne, son régime connaitra des remous
importants dont des contestations par des intellectuels de la communauté
haratine - fondateurs du mouvement El hor, d'autres par des éléments du
mouvement baathiste pro-irakien sévèrement réprimées, des arrestations suivies
de tortures sont le lot de ces opposants, l'insurrection armée venue du Maroc
avec pour objectif le renversement du régime; les chefs du commando, officiers
dissidents de l'armée mauritanienne ainsi que leurs supplétifs marocains sont
passés par les armes. Un autre fait marquant du régime ould Haidallah est sans
aucun doute l'institution de la charria islamique dans le système juridique
mauritanien; la conséquence immédiate de cette politique est l'application du
talion en matière criminelle et l'amputation de la main des voleurs. Cette
courte période très étouffante pour les droits de l'homme sera interrompue par
un énième coup d'ةtat militaire qui intronise le 12 décembre 1984 le
régime le plus sanglant de l'histoire de la Mauritanie contemporaine. Le régime
ould Sid'Ahmed TAYA qui durera près de 21 ans (décembre 1984- Août 2005) sera
caractérisé en particulier par des violations massives des droits de l'Homme
visant la communauté négro-africaine de Mauritanie (exécutions extrajudiciaires,
détentions arbitraires, déportations et disparitions forcées) et d'une manière
générale, par des atteintes répétées aux libertés publiques, des arrestations et
détentions arbitraires contre les opposants, le recours systématique à la
torture.

Outre la question des violations massives des droits de l'Homme qui sont d'une
exceptionnelle gravité, il y a lieu de souligner le caractère particulièrement
répressif de ce régime qui a touché quasiment toutes les franges de la
population : arrestation d'une quarantaine de personnes, inculpation le 24
septembre 1986 de 21 d'entre elles "pour organisation de réunions non
autorisées, publication et diffusion d'ouvrages préjudiciables à l'intérêt
national et propagande à caractère racial ou ethnique" et leur condamnation le
lendemain, dans un procès expéditif, pour l'ensemble des chefs d'inculpation. La
première vague de condamnations devait ouvrir la voie à d'autres encore plus
importantes parmi les proches des détenus[9] et s'étendre aux principales villes
du pays (Nouakchott, Kaédi, Rosso, Sélibaby et Zouérate). La répression
politique contre les militants des FLAM devait aboutir à la mort en détention,
dans le fort de Oualata, de quatre détenus politiques : l'écrivain Tène Youssouf
GUEYE, l'ancien ministre DJIGO Tapsirou, BA Alassane Oumar et BA Abdoul
Kouddouss, Capitaine. La deuxième phase correspond à un contexte d'agitation
frénétique au sein de l'armée mauritanienne: tentative de coup d'Etat par des
officiers négro-africains suivie de la tentative toute aussi avortée d'officiers
baathistes d'obédience irakienne.

Le pouvoir sévit très sévèrement contre les premiers 9 cinquante et un officiers
arrêtés, détenus au secret et soumis à des interrogatoires musclés ; ils
n'auront contact avec leurs avocats qu'au jour du procès, le 18 novembre 1987.
Le 3 décembre, trois peines capitales, dix-huit peines de prison à vie, neuf
peines de vingt ans de réclusion, cinq peines de dix ans et trois peines de cinq
ans de prison fermes sont prononcées ; seulement six peines de cinq ans de
prison avec sursis avec de lourdes amendes et sept acquittements sont prononcés.
Les trois officiers condamnés à mort sont exécutés le 6 décembre. Il s'agit :
des Lieutenants Sy Saidou, Bâ Seydi et Sarr Amadou. A propos de la période de
l'épuration ethnique (1989-1993), notons qu'elle représente une phase décisive
dans les rapports entre le pouvoir mauritanien et la communauté négro-africaine
du pays tant l'ampleur de la répression dépasse tout entendement. S'il est
courant que des conflits opposent chaque année paysans et agriculteurs pour le
contrôle de l'eau et des espaces verts, il paraît tout aussi surprenant qu'une
telle constante de la vie rurale dégénère en règlement de compte politique dont
la victime expiatoire n'est autre qu'une composante nationale accusée de tous
les maux.En effet, au lendemain des évènements d'avril 1989 qui ont donné lieu à
la mort d'un agriculteur sénégalais ainsi qu'à des représailles et contre-
représailles au Sénégal et en Mauritanie, il est de notoriété publique que des
mauritaniens noirs n'ont pas été épargnés dans le cadre des actions punitives en
Mauritanie, a priori dirigées contre les ressortissants sénégalais.

Ces actions qui visaient des personnes et des biens auraient pu s'arrêter aux
jours des émeutes et la responsabilité des autorités mauritaniennes n'en serait
que mieux dégagée. Au-lieu de cela, les émeutes à Nouakchott, qui auraient fait
près de 200 morts et donné lieu à des pillages, n'ont été que le prélude à une
campagne plus organisée à l'échelle nationale qui prend toutes les formes d'un
nettoyage ethnique. Les manifestations principales de cette campagne étaient
entre autres les déportations et transferts forcés de populations (à l'échelle
du territoire national, des mauritaniens noirs issus majoritairement de l'ethnie
Haapulaar'en sont raflés, spoliés de tous leurs biens avant d'être expulsés manu
militari vers les pays voisins du sud: le Sénégal et le Mali). Les populations
les plus affectées par les déportations semblent être les peuls pasteurs (dont
près de 67% des campements ont été rasés) et les paysans sédentaires. Estimés
globalement à près de 120 000 par les associations de défense de leurs intérêts,
les déportés enregistrés par les pays d'accueil étaient estimés au Sénégal à
52.995 en juin 1991 et à 52.945 en juin 1993 alors qu'au Mali 13 000 réfugiés
étaient enregistrés par les autorités maliennes. Lors du dernier recensement du
HCR du mois de juillet 1997, la population réfugiée était estimée à 66075
personnes.

Quel que soit le nombre exact des citoyens mauritaniens déportés, il demeure une
constante tragique: l'Etat a déporté ses propres citoyens pour la seule raison
de leur appartenance ethnique. Il convient de noter les déportations de
populations se sont déroulé dans une atmosphère de violence et de terreur qui
continuera encore bien après la fin des opérations d'expulsion vers le Sénégal
et le Mali de ceux qui sont de fait déchus de la nationalité mauritanienne.Cette
terreur se manifeste par une situation d'état de siège dans la région de la
vallée du fleuve Sénégal où les forces armées au sens large et leurs supplétifs
civils armés font régner leur loi. Les meurtres et attaques dirigés contre un
groupe national: la présence accrue des forces armées appuyées de miliciens a
pour conséquences des actions de criminalité aigüe allant des exécutions
sommaires, extrajudiciaires, arbitraires aux disparitions forcées, détentions
arbitraires, viols et tortures. Selon la liste établie par l'organisation
mauritanienne REJ en 1993, on compterait au moins 343 Civils noirs portés
disparus ou exécutés par l'armée et les milices haratines entre 1989 et 1991
contre 29 entre 1991 et 1993.

Les charges sont lourdes et les faits plus têtus encore; la campagne de terreur
contre les populations civiles s'étend à l'armée et aux différents corps
constitués. Prétextant une tentative de coup d' Etat, le pouvoir mauritanien
procède à une série d'arrestations et transforme les casernes militaires en
camps de tortures, de détention et d'extermination. Au moins 539 militaires,
tous issus du groupe national visé depuis 1986, meurent sous la torture ou
froidement exécutés. Quelques rescapés sont sortis de ces camps de la mort, avec
des séquelles importantes et des handicaps sérieux. Outre les exécutions
sommaires au sein de l'armée et les séquelles des tortures sur les rescapés, il
convient de mettre en lumière une autre forme de violence faite aux membres de
la communauté négro-africaine de Mauritanie: la série de purges au sein de
l'appareil administratif d'ةtat (armée non comprise) et du secteur privé
qui touche au moins 730 travailleurs. A côté des violences décrites ci-dessus,
il convient de mettre l'accent sur les conséquences immédiates du nettoyage des
régions de la vallée d'une bonne partie de ses populations. L'accaparement des
biens mobiliers et immobiliers des personnes déportés, avec une accentuation de
la pression sur le domaine foncier ; la région ayant une économie principalement
rurale. Les déportés sont spoliés de leurs champs; ceux qui ne sont pas partis
subissent les affres des occupations illégales de leurs terres par des
attributions frauduleuses de titres domaniaux au profit de nouveaux occupants.


SOurce : http://www.le-renovateur.com/

Messages 3874 - 3903 sur 6103   Le plus ancien  |  < Plus ancien  |  Plus récent >  |  Le plus récent
Messages 3874 - 3903 sur 6103   Le plus ancien  |  < Plus ancien  |  Plus récent >  |  Le plus récent
Avancée

Copyright © 2010 Yahoo! France SAS – Tous droits réservés.
Données Personnelles NOUVEAU - Conditions d'utilisation - Charte - Signaler un abus - Aide