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CSSI-Algerie · Liste de débat et d'informations sur l'Algérie de la Commission socialiste de solidarite internationale/Geneve

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#1897 De: Tahar HAMADACHE <thamadachedz@...>
Date: Samedi 1. Mai 2004  15:49
Sujet: La réhabilitation du politique passe celle des débats
thamadachedz
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Réhabiliter Le Politique constitue aujourd’hui une urgence pour la mouvance
démocratique dans la mesure où l’on conçoit cette réhabilitation comme se
servant de et servant –et non sevrant de- la réhabilitation de LA politique.
Celle-ci est vite atteinte si on arrive à inverser les vapeurs stérilisantes,
tétanisantes, de la primauté de l’agitation sur le débat qui, il serait très
préjudiciable de l’ignorer ou de (se) le cacher, prévaut, y compris là où
pourrait le soupçonner le moins.



" Il faut réfléchir avant d’agir ". un proverbe universellement connu. Il est
l’équivalent populaire de l’exigence de la primauté du Politique sur le
Militaire soulevé par les stratèges du Congrès historique de la Soummam.

L’inversion de cette logique a produit de terrifiants fruits tels que ‘’Applique
et plains-toi ensuite’’, ‘’Décider puis argumenter’’ et autres formes de
nivellement par le bas et à la force (des biceps et des poings) de la pensée, en
opérant du haut de postes de responsabilité muées en guérites qui agissent en
sapin, arbre qui ne cohabite avec aucune plante, en faisant le vide, en
établissant un No-man’s-land autour d’eux.

De tels fruits donnent à leur tour des graines qui germent aussi affreusement
qu’un ‘’Je ne suis pas un intellectuel ; je suis un agitateur’’ (D.Zennati,
Conférence interne du M.C.B., été 1995) ou un ‘’Il y a des gens qui sont payés
pour réfléchir : toi, tu n’es pas payé pour réfléchir’’ (Le Censeur du lycée
Debbih Chérif d’Akbou à l’adresse d’un éducateur, 2003).

Des graines qui germent pareillement produisent des jungles où les services
d’ordre se retrouvent en situation de ‘’maîtres à bord’’, voire autonomes de
leurs cadres initiaux qui les ont sans doute conçus de manière judicieuse, au
point d’être prêts à extraire la ‘’mauvaise grain’’, ceux qui ‘’ne valent pas un
Oignon’’, les ‘’poètes’’, enfin, tous ceux qui ‘’n’impressionnent pas’’, qui ne
font ‘’que’’ de la politique.

La calamité ayant atteint presque tous les cadres d’organisation est le fait
d’une contamination par le haut où le bras a fini par s’emparer de la tête et
devenir plus lourd et à la fois plus preste qu’elle.

C’est ainsi que nous avons fini par voir des services d’ordres finir par se
liguer, à la faveur d’événements sociaux, contre leurs directions respectives
jusqu’à tenter de les empêcher de tout impact socio-politique. C’est ainsi que
des gens ont appris à désirer se faire suivre non parce qu’ils seraient
politiques mais parce qu’ils sont de ‘’fins’’ agitateurs. C’est ainsi que, après
la fameuse marche du 14 juin 2001, une initiative de recensement et de recherche
des (momentanément) disparus ayant été alors immédiatement prise à Akbou par le
Comité de Suivi et de Solidarité a été attribuée par des ‘’postes’’ de
Responsables à un Comité de Citoyens de la ville d’Akbou, récupérant sans
reconnaissance et donc cassant le premier cadre tout en confortant un autre (qui
ne pouvait se charger d’une telle activité par manque de crédibilité) jusqu’à
les ériger en ‘’interlocuteurs’’, et ‘’valables’’, recrutés lors du fameux
premier tour du dialogue dit ‘’Taiwan’’. C’est ainsi qu’il est devenu de
  bon aloi de commander, du haut d’une guérite ‘’politico-agitatrice’’, une
séparation entre une section sportive et son association culturelle mère au
moment où celle-ci se démène comme elle peut afin de réaliser localement une
réorganisation viable de la vie sociale et culturelle. Cela se produit à Ighil
Oumsed, Commune de Chellata, en 2003-2004. Ça devient une tradition qui risque
de se donner des défenseurs farouchement conservateurs !

De la crainte de pareilles jungles, faites bien plus pour des réels monstres que
pour de gentils jeunes loups et autres toutous de lionceaux est née la
revendication de la réhabilitation du politique qui, pour une fois, ressemble à
un escalier qu’il ne sert à rien de vouloir nettoyer du moment qu’il faut
simplement le reconstruire.

Se peut-il que la reconstruction d’un ouvrage d’art aussi important mobilise
suffisamment de gens en ‘’Tiwizi’’ (Volontariat) qui verrait par la même
occasion la cohabitation, le temps qu’il soit mis en place, de tous ceux qui
voudraient y mettre la main… après la tête ?

Tahar Hamadache.



vous etes cordialement invité(es) à visiter le site de notre groupe et à vous y
joindre sur : http://fr.groups.yahoo.com/group/projets_algerie. Salutations.

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#1898 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Lundi 3. Mai 2004  22:36
Sujet: 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
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@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 3 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

VIOLENCES

(Quotidien d'Oran 2.5) Deux personnes (des chasseurs) ont été assassinées
le 30 avril par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran") à
Dharsat, près d'Ouldja (w. Relizane).

(L'Expression, AP, El Khabar 2.5 / Le Matin 3.5) Quatre personnes (des
paysans, ou selon certaines sources des gardes communaux) ont été
massacrées le 30 avril par un groupe armé (fort de six à neuf membres selon
"El Khabar", d'une dizaine selon "Le Matin" et affiliés aux GIA selon
"L'Expression") à Zoubiria, près de Berrouaghia (w. Medea), non loin d'un
maquis du GIA d'Abou Tourab et d'un autre, du GSPD d'Abou Toumawa, dans les
monts de Mongorno.

(AP 2.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec
les forces de sécurité le 30 avril à Larbaâ.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux militaires ont été tués et quatre autres
blessés, dont un a dû être amputé d'une jambe,  dans l'explosion d'une
bombe au passage de leur véhicule dans la fortêt de Chrea (w. Bouira) le 30
avril.

(AFP 2.5, corr) Au moins 55 personnes ont été tuées en avril dans des
violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un
bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la
presse e/o les autorités.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux policiers ont été assassinés dans la nuit du
1er au 2 mai près de l'Ambassade de Grande-Bretagne, à El Biar (Alger) par
deux hommes armés. "Le Matin" attribue l'attentat au GSPC.

(AP 3.5) Une famille de quatre personnes (les parents et leurs deux enfants
de 5 et 9 ans) a été massacrée dans la nuit du 1er au 2 mai par un groupe
armé dans le douar Sabonette, entre Ami Moussa et Oualdja (w. Relizane). Le
père de famille était un milicien local ("patriote").


GROUPES ARMÉS

(Reuters 1.5 / AFP, El , El Watan 2.5 / Le Matin, El Watan 3.5) Dans un
communiqué publié le 2 mai par "El Khabar", le GSPC appelle ses partisans à
"intensifier les actions de combat et de sabotage", affirme que "le Djihad
ne prendra pas fin avant l'établissement d'un régime islamique" et dément
tous "contacts" avec les autorités, et toute hypothèse de reddition. Le
communiqué du GSPC annonce même qu'il ciblera tous ceux, Algériens ou
étrangers,qui soutiennent les autorités, y compris *ceux du savoir et de la
plume" (intellectuels, artistes, journalistes), ce qui représenterait, si
le communiqué est authentique, un changement de stratégie de la part du
GSPC qui, sous la direction de Hassan Hattab, ne s'en prenait (du moins
officiellement) qu'aux membres des forces algériennes de sécurité
(miliciens et gardes communaux compris). En outre, une "fatwa" demandée par
le GSPC à un mufti salafiste, Abdelmoumaïn Mustapha Halima (Abou Bacir)
recommandait au groupe armé de ne pas s'en prendre aux étrangers.
Le communiqué du GSPC, daté du 26 avril, est signé de Nabil Sahraoui, alias
Abou Ibrahim Mustapha, présumé "émir" national du GSPC, remplaçant Hassah
Hattab. Il est diffusé après que de nombreux articles parus dans la presse
algérienne aient évoqué des dizaines de redditions, voire la possibilité de
redditions de plusieurs centaines de membres du GSPC qui auraient déjà
déposé les armes. Ces informations ou ces rumeurs n'ont cependant été
confirmée ni par les autorités, ni par les faits. Par ailleurs, le rapport
du Département d'Etat américain sur le terrorisme en 2003 rappelle que,
selon les autorités algériennes, le nombre de terroristes actifs en Algérie
est passé de 25'000 en 1992 à quelques centaines actuellement, ce qui
rendrait assez peu vraisemblable la reddition de "plusieurs centaines" de
"terroristes" (à moins de considérer comme des "terroristes" les femmes et
les enfants des membres de groupes armés). "El Watan" affirme, sur la base
de sa propre enquête, qu'"aucune reddition n'a été enregistrée dans la
wilaya de Bouira", ni dans celle de Mascara, et que les camps de toile
érigés au sud de Kadiria et dont la rumeur disait qu'ils étaient destinés à
abriter de futurs "repentis" abritent en réalité des militaires engagés
dans des opérations de ratissage. Une rumeur de reddition massive (de
"plusieurs dizaines de terroristes" selon les uns à plus d'une centaine
selon les autres, accompagnés de femmes et d'enfants) circule dans la
région de Seraïdi (w. Annaba), mais pas plus que les autres rumeurs du même
genre celle-ci n'a été confirmée.

(Quotidien d'Oran 2.5) Le coordinateur du contre-terrorisme auprès du
Département d'Etat américain, J. Cofer Black, a annoncé qu'il allait se
rendre "très prochaînement à Alger" afin de s'entretenir avec ses
homologues algériens dans le cadre de la lutte "antiterroriste", dans la
quelle, a-t-il affirmé, "l'Algérie joue un rôl-clé". Le rapport global du
Département d'Etat sur le terrorisme dans le monde en 2003 salue également
le rôle joué par l'Algérie  de "leader régional actif et agressif dans la
lutte globale contre le terrorisme", et son appui "aux actions de la
coalition contre Al-Qaïda". Selon le rapport américain, le nombre des
"terroristes" en activité en Algérie est passé de 25'000 en 1992 à
"quelques centaines" actuellement.


FRANCE-ALGÉRIE

(Quotidien d'Oran 2.5) L'Ambassadeur de France en Algérie, Daniel Bernard,
est décédé dans la nuit du 28 au 29 avril à Paris, à l'âge de 62 ans. Le
président Bouteflika a adressé au président Chirac un message de
condoléance, exprimant son "chagrin". Daniel Bernard était en poste à Alger
depuis l'été 2002. Il avait notamment été en poste auparavant à Genève,
auprès des Nations Unies.


POLITIQUE

(Quotidien d'Oran, Liberté, El Watan 2.5) La célébration de la Journée
internationale des travailleurs, le 1er mai, a été l'occasion pour
responsables politiques et syndicaux de multiplier les déclarations
contradictoires sur la situation des travailleurs en Algérie, et sur l'état
des libertés syndicales. Pour le Secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid
Sidi Saïd, "l'Etat est toujours auprès des travailleurs (et) l'UGTA en tant
que partenaire social fait partie de cet Etat qui oeuvre à améliorer le
quotidien des travailleurs algériens". Le Premier ministre Ahmed ouyahia a
pour sa part assuré que "l'objectif du gouvernement est de dépasser les
crises politiques et d'oeuvrer avec ses partenaires sociaux pour le
développement de la politique de réconciliation nationale et la
consécration de la justice sociale".
Pour le Front des forces socialistes, en revanche, la célébration du
Premier Mai intervient dans "un climat post-électoral de fermeture de
l'espoir d'une transition démocratique" et de "refus de tout trairement
politique de la crise", avec le risque de voir se "multiplier les facteurs
de désintégration sociale". Dans une déclaration publique, le FFS dénonce
"l'aristocratie ouvrière du 1er Mai à la solde du pouvoir" (c'est-à-dire
l'UGTA) et exprime sa solidarité avec les travailleurs qui tentent de
s'organiser de façon autonome et d'arracher le respect de leurs droits. "En
l'absence de véritable contre-pouvoir, les décideurs continueront à sévir
dans l'impunité totale et à dilapider les richesses nationales", a déclaré
le Secrétaire national du FFS aux Affaires sociales et à la solidarité, Ali
Laskri. Le FFS appelle le pouvoir à "cesser toute action tendant à
restreindre l'exercice du droit syndical" et à respecter la liberté
syndicale en permettant la constitution de nouveaux syndicats et la
fédération de ces syndicats, et en reconnaissant aux syndicats autonomes le
droit de prendre part "de façon effectives" aux discussions concernant les
revendications des travailleurs et les réformes sociales.
Le Mouvement démocratique et social (MDS) salue également les travailleurs
en lutte, les assure de sa solidarité, les appelle à l'unité et à
l'organisation dans des syndicats démocratiques, des comités et des
coordinations pour "mettre un frein à la régression continue de notre pays".

(El Watan 3.5) "El Watan" annonce "de sources bien informées" un mouvement
diplomatique "dans les prochains jours", soit le remplacement de quatre
ambassadeurs d'Algérie : ceux en poste à Paris, Madrid, Rome et Londres,
quatre ambassades particulièrement importantes, et occupées par des
diplomates en poste depuis tous plus de trois ans (six ans pour
l'ambassadeur en France, M. Ghoualmi).

(ONU 29.4) Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril une
nouvelle résolution (la résolution 1541) sur le Sahara Occidental. La
résolution réaffirme le soutien du Conseil au Plan de paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental (plan Baker) et demande
à toutes les parties (et donc au Front Polisario et au Maroc) et aux Etats
de la région (et donc à l'Algérie) de coopérer avec le Secrétariat général
de l'ONU et son envoyé. Le Conseil de Sécurité a également prorogé le
mandat de sa mission au Sahara occidental, la MINURSO, jusqu'au 31 octobre
2004. L'adoption de cette résolution équivaut à un rejet de la position
marocaine, consistant à accepter l'autonomie du Sahara occidental dans le
cadre du Maroc, mais à rejeter l'éventualité de l'indépendance du
territoire occuppé par le Maroc depuis 1974. Or l'indépendance est l'une
des options devant être soumise au référendum populaire auprès de la
population du Sahara Occidental.


DROITS DE L'HOMME

(Jeune Indépendant 29.4 / El Watan 2.5) Le président de la Commission
nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de
l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a déposé le 28 avril à la présidence de
la République un "pré-rapport" sur la question des "disparus", afin
d'informer le président Bouteflika sur le travail effectué par la
commission ad hoc chargée de ce dossier. Le rapport final devrait être
remis au président Bouteflika au plus tard début mars 2005. Farouk Ksentini
a indiqué au "Jeune Indépendant" que la commission avait travaillé en
suivant trois axes : investigation (afin notamment d'évaluer le nombre des
"disparus" et de tenter de déterminer leur sort), consultation (auprès de
pays d'Amérique du Sud ayant connu le même problème des "disparus", mais
également auprès de personnalités politiques algériennes, des représentants
des familles de "disparus", de la société civile et des institutions) et
réflexion (sur les solutions possibles au problème).
Selon le quotidien londonien (en arabe) "Echarq El Awsat", Farouk Ksentini
aurait reconnu (mais oralement, et sans forcément le confirmer dans son
rapport) "la responsabilité des forces de sécurité dans la disparition de
milliers de personnes", et mis en cause "des éléments de la police, de la
gendarmerie et de l'armée". Le président de la CNCPPDH considérerait que
ces membres des forces de sécurité impliqués dans des "disparitions"
doivent être considérée, eux et non l'institution dans laquelle ils
servent, comme "responsables de leurs actes". Le pré-rapport remis au
président Bouteflika ferait état de 7250 cas de "disparitions".


MEDIA

(AFP 2.5 / Liberté, Le Matin 3.5) Le président Bouteflika a affirmé le 2
mai, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa
"détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté
d'expression, en droite ligne de la déclaration universelle des droits de
l'Homme". Le président a appelé la presse algérienne à "contribuer à la
construction de la vie démocratique" dans le pays en permettant "à la
population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le
processus décisionnel officiel et de participer à la vie politique", et
affirmé qu'elle ne subissait "aucune censure".
Dans un entretien à "Liberté", le Secrétaire général de "Reporters sans
frontières", Robert Ménard, tire un bilan "positif" de l'évolution de la
liberté de la presse en Algérie depuis 1989, si on la compare à la
situation au Maroc (où subsistent "de véritables interdits, des sujets
tabous, comme le Sahara occidental, l'armée et les affaires du Roi") ou à
la Tunisie (où "la presse est la voix de son maître"). "Ceci dit, il y a de
vrais problèmes en Algérie" en ce qui concerne la liberté de la presse et
de l'information, ajoute Robert Ménard, qui évoque "une attitude
d'hostilité vis-à-vis de la presse" de la part du président Bouteflika, un
"véritable harcèlement judiciaire" contre la presse, l'existence d'un cadre
législatif "liberticide", la situation des correspondants régionaux "qui
vivent sous la pression des notables et des potentats locaux". Mais la
presse algérienne elle-même n'est pas exempte de reproches : sa "marge de
transparence est réduite", de nombreux journaux "s'abstiennent de rendre
publics les chiffres des tirages et des ventes", plusieurs titres "ont,
dans la critique, dépassé les limites dans le respect de la vie privée" et
se sont livrés à "des dépassements et des attaques au-dessous de la
ceinture". Pour le secrétaire général de RSF, si la liberté de la presse
est plus grande en Algérie que partout ailleurs en Afrique du nord, on y
reste encore "loin des pays où la liberté de la presse est respectée". Dans
le rapport 2003 de RSF, l'Algérie occupe la 108ème place (sur 166) au
classement de mondial de la liberté de la presse. En Afrique, elle a été en
un an dépassée par le Bénin, le Ghana, Madagascar, le Burundi et le Togo.
Dans le monde "arabo-musulman", elle est derrière le Liban et le Koweït,
mais devant le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie. Les pays les plus
"liberticides" en matière de liberté de presse sont, selon RSF, la Corée du
nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 2 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,18 Euro
1,82 Franc suisse

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COMMENT NOUS SOUTENIR

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro.

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"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience"
(René Char)

COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
CP 343
CH-1211 Genève 4

Tel + 41 79 462 39 15
Fax +41 22 735.88.27
E-mail : cssi@...

http://membres.lycos.fr/troubles/algerie.htm
http://site.ifrance.com/troubles/algerie.htm
http://isuisse.ifrance.com/CSSI-Troubles/algerie.htm
http://www.perso.ch/troubles/algerie.htm

AntiSpam :
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http://www.monkeys.com/spammers-are-leeches/

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#1899 De: "billy\.ayad" <billy.ayad@...>
Date: Mardi 4. Mai 2004  0:25
Sujet: Re: 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
frenchyboy13
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour!
Je suis a la recherche de sites d'informations et/ou d'interlocuteurs competents
en la matiere sur la legislation sociale du travail en algerie.
Ceci dans le cadre d'une etude que je realise sur l'etat de l'avancée des droits
sociaux en algerie.
Qui peut me renseigner?
Cordialement,
Nabyl AYAD
JURISTE en FRANCE


De"CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" troubles@...
A ???
Copies
Date Tue, 04 May 2004 00:36:59 +0200
Objet [CSSI-Algerie] 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie


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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 3 mai 2004

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du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
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VIOLENCES

(Quotidien d'Oran 2.5) Deux personnes (des chasseurs) ont été assassinées
le 30 avril par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran") à
Dharsat, près d'Ouldja (w. Relizane).

(L'Expression, AP, El Khabar 2.5 / Le Matin 3.5) Quatre personnes (des
paysans, ou selon certaines sources des gardes communaux) ont été
massacrées le 30 avril par un groupe armé (fort de six à neuf membres selon
"El Khabar", d'une dizaine selon "Le Matin" et affiliés aux GIA selon
"L'Expression") à Zoubiria, près de Berrouaghia (w. Medea), non loin d'un
maquis du GIA d'Abou Tourab et d'un autre, du GSPD d'Abou Toumawa, dans les
monts de Mongorno.

(AP 2.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec
les forces de sécurité le 30 avril à Larbaâ.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux militaires ont été tués et quatre autres
blessés, dont un a dû être amputé d'une jambe,  dans l'explosion d'une
bombe au passage de leur véhicule dans la fortêt de Chrea (w. Bouira) le 30
avril.

(AFP 2.5, corr) Au moins 55 personnes ont été tuées en avril dans des
violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un
bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la
presse e/o les autorités.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux policiers ont été assassinés dans la nuit du
1er au 2 mai près de l'Ambassade de Grande-Bretagne, à El Biar (Alger) par
deux hommes armés. "Le Matin" attribue l'attentat au GSPC.

(AP 3.5) Une famille de quatre personnes (les parents et leurs deux enfants
de 5 et 9 ans) a été massacrée dans la nuit du 1er au 2 mai par un groupe
armé dans le douar Sabonette, entre Ami Moussa et Oualdja (w. Relizane). Le
père de famille était un milicien local ("patriote").


GROUPES ARMÉS

(Reuters 1.5 / AFP, El , El Watan 2.5 / Le Matin, El Watan 3.5) Dans un
communiqué publié le 2 mai par "El Khabar", le GSPC appelle ses partisans à
"intensifier les actions de combat et de sabotage", affirme que "le Djihad
ne prendra pas fin avant l'établissement d'un régime islamique" et dément
tous "contacts" avec les autorités, et toute hypothèse de reddition. Le
communiqué du GSPC annonce même qu'il ciblera tous ceux, Algériens ou
étrangers,qui soutiennent les autorités, y compris *ceux du savoir et de la
plume" (intellectuels, artistes, journalistes), ce qui représenterait, si
le communiqué est authentique, un changement de stratégie de la part du
GSPC qui, sous la direction de Hassan Hattab, ne s'en prenait (du moins
officiellement) qu'aux membres des forces algériennes de sécurité
(miliciens et gardes communaux compris). En outre, une "fatwa" demandée par
le GSPC à un mufti salafiste, Abdelmoumaïn Mustapha Halima (Abou Bacir)
recommandait au groupe armé de ne pas s'en prendre aux étrangers.
Le communiqué du GSPC, daté du 26 avril, est signé de Nabil Sahraoui, alias
Abou Ibrahim Mustapha, présumé "émir" national du GSPC, remplaçant Hassah
Hattab. Il est diffusé après que de nombreux articles parus dans la presse
algérienne aient évoqué des dizaines de redditions, voire la possibilité de
redditions de plusieurs centaines de membres du GSPC qui auraient déjà
déposé les armes. Ces informations ou ces rumeurs n'ont cependant été
confirmée ni par les autorités, ni par les faits. Par ailleurs, le rapport
du Département d'Etat américain sur le terrorisme en 2003 rappelle que,
selon les autorités algériennes, le nombre de terroristes actifs en Algérie
est passé de 25'000 en 1992 à quelques centaines actuellement, ce qui
rendrait assez peu vraisemblable la reddition de "plusieurs centaines" de
"terroristes" (à moins de considérer comme des "terroristes" les femmes et
les enfants des membres de groupes armés). "El Watan" affirme, sur la base
de sa propre enquête, qu'"aucune reddition n'a été enregistrée dans la
wilaya de Bouira", ni dans celle de Mascara, et que les camps de toile
érigés au sud de Kadiria et dont la rumeur disait qu'ils étaient destinés à
abriter de futurs "repentis" abritent en réalité des militaires engagés
dans des opérations de ratissage. Une rumeur de reddition massive (de
"plusieurs dizaines de terroristes" selon les uns à plus d'une centaine
selon les autres, accompagnés de femmes et d'enfants) circule dans la
région de Seraïdi (w. Annaba), mais pas plus que les autres rumeurs du même
genre celle-ci n'a été confirmée.

(Quotidien d'Oran 2.5) Le coordinateur du contre-terrorisme auprès du
Département d'Etat américain, J. Cofer Black, a annoncé qu'il allait se
rendre "très prochaînement à Alger" afin de s'entretenir avec ses
homologues algériens dans le cadre de la lutte "antiterroriste", dans la
quelle, a-t-il affirmé, "l'Algérie joue un rôl-clé". Le rapport global du
Département d'Etat sur le terrorisme dans le monde en 2003 salue également
le rôle joué par l'Algérie  de "leader régional actif et agressif dans la
lutte globale contre le terrorisme", et son appui "aux actions de la
coalition contre Al-Qaïda". Selon le rapport américain, le nombre des
"terroristes" en activité en Algérie est passé de 25'000 en 1992 à
"quelques centaines" actuellement.


FRANCE-ALGÉRIE

(Quotidien d'Oran 2.5) L'Ambassadeur de France en Algérie, Daniel Bernard,
est décédé dans la nuit du 28 au 29 avril à Paris, à l'âge de 62 ans. Le
président Bouteflika a adressé au président Chirac un message de
condoléance, exprimant son "chagrin". Daniel Bernard était en poste à Alger
depuis l'été 2002. Il avait notamment été en poste auparavant à Genève,
auprès des Nations Unies.


POLITIQUE

(Quotidien d'Oran, Liberté, El Watan 2.5) La célébration de la Journée
internationale des travailleurs, le 1er mai, a été l'occasion pour
responsables politiques et syndicaux de multiplier les déclarations
contradictoires sur la situation des travailleurs en Algérie, et sur l'état
des libertés syndicales. Pour le Secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid
Sidi Saïd, "l'Etat est toujours auprès des travailleurs (et) l'UGTA en tant
que partenaire social fait partie de cet Etat qui oeuvre à améliorer le
quotidien des travailleurs algériens". Le Premier ministre Ahmed ouyahia a
pour sa part assuré que "l'objectif du gouvernement est de dépasser les
crises politiques et d'oeuvrer avec ses partenaires sociaux pour le
développement de la politique de réconciliation nationale et la
consécration de la justice sociale".
Pour le Front des forces socialistes, en revanche, la célébration du
Premier Mai intervient dans "un climat post-électoral de fermeture de
l'espoir d'une transition démocratique" et de "refus de tout trairement
politique de la crise", avec le risque de voir se "multiplier les facteurs
de désintégration sociale". Dans une déclaration publique, le FFS dénonce
"l'aristocratie ouvrière du 1er Mai à la solde du pouvoir" (c'est-à-dire
l'UGTA) et exprime sa solidarité avec les travailleurs qui tentent de
s'organiser de façon autonome et d'arracher le respect de leurs droits. "En
l'absence de véritable contre-pouvoir, les décideurs continueront à sévir
dans l'impunité totale et à dilapider les richesses nationales", a déclaré
le Secrétaire national du FFS aux Affaires sociales et à la solidarité, Ali
Laskri. Le FFS appelle le pouvoir à "cesser toute action tendant à
restreindre l'exercice du droit syndical" et à respecter la liberté
syndicale en permettant la constitution de nouveaux syndicats et la
fédération de ces syndicats, et en reconnaissant aux syndicats autonomes le
droit de prendre part "de façon effectives" aux discussions concernant les
revendications des travailleurs et les réformes sociales.
Le Mouvement démocratique et social (MDS) salue également les travailleurs
en lutte, les assure de sa solidarité, les appelle à l'unité et à
l'organisation dans des syndicats démocratiques, des comités et des
coordinations pour "mettre un frein à la régression continue de notre pays".

(El Watan 3.5) "El Watan" annonce "de sources bien informées" un mouvement
diplomatique "dans les prochains jours", soit le remplacement de quatre
ambassadeurs d'Algérie : ceux en poste à Paris, Madrid, Rome et Londres,
quatre ambassades particulièrement importantes, et occupées par des
diplomates en poste depuis tous plus de trois ans (six ans pour
l'ambassadeur en France, M. Ghoualmi).

(ONU 29.4) Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril une
nouvelle résolution (la résolution 1541) sur le Sahara Occidental. La
résolution réaffirme le soutien du Conseil au Plan de paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental (plan Baker) et demande
à toutes les parties (et donc au Front Polisario et au Maroc) et aux Etats
de la région (et donc à l'Algérie) de coopérer avec le Secrétariat général
de l'ONU et son envoyé. Le Conseil de Sécurité a également prorogé le
mandat de sa mission au Sahara occidental, la MINURSO, jusqu'au 31 octobre
2004. L'adoption de cette résolution équivaut à un rejet de la position
marocaine, consistant à accepter l'autonomie du Sahara occidental dans le
cadre du Maroc, mais à rejeter l'éventualité de l'indépendance du
territoire occuppé par le Maroc depuis 1974. Or l'indépendance est l'une
des options devant être soumise au référendum populaire auprès de la
population du Sahara Occidental.


DROITS DE L'HOMME

(Jeune Indépendant 29.4 / El Watan 2.5) Le président de la Commission
nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de
l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a déposé le 28 avril à la présidence de
la République un "pré-rapport" sur la question des "disparus", afin
d'informer le président Bouteflika sur le travail effectué par la
commission ad hoc chargée de ce dossier. Le rapport final devrait être
remis au président Bouteflika au plus tard début mars 2005. Farouk Ksentini
a indiqué au "Jeune Indépendant" que la commission avait travaillé en
suivant trois axes : investigation (afin notamment d'évaluer le nombre des
"disparus" et de tenter de déterminer leur sort), consultation (auprès de
pays d'Amérique du Sud ayant connu le même problème des "disparus", mais
également auprès de personnalités politiques algériennes, des représentants
des familles de "disparus", de la société civile et des institutions) et
réflexion (sur les solutions possibles au problème).
Selon le quotidien londonien (en arabe) "Echarq El Awsat", Farouk Ksentini
aurait reconnu (mais oralement, et sans forcément le confirmer dans son
rapport) "la responsabilité des forces de sécurité dans la disparition de
milliers de personnes", et mis en cause "des éléments de la police, de la
gendarmerie et de l'armée". Le président de la CNCPPDH considérerait que
ces membres des forces de sécurité impliqués dans des "disparitions"
doivent être considérée, eux et non l'institution dans laquelle ils
servent, comme "responsables de leurs actes". Le pré-rapport remis au
président Bouteflika ferait état de 7250 cas de "disparitions".


MEDIA

(AFP 2.5 / Liberté, Le Matin 3.5) Le président Bouteflika a affirmé le 2
mai, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa
"détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté
d'expression, en droite ligne de la déclaration universelle des droits de
l'Homme". Le président a appelé la presse algérienne à "contribuer à la
construction de la vie démocratique" dans le pays en permettant "à la
population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le
processus décisionnel officiel et de participer à la vie politique", et
affirmé qu'elle ne subissait "aucune censure".
Dans un entretien à "Liberté", le Secrétaire général de "Reporters sans
frontières", Robert Ménard, tire un bilan "positif" de l'évolution de la
liberté de la presse en Algérie depuis 1989, si on la compare à la
situation au Maroc (où subsistent "de véritables interdits, des sujets
tabous, comme le Sahara occidental, l'armée et les affaires du Roi") ou à
la Tunisie (où "la presse est la voix de son maître"). "Ceci dit, il y a de
vrais problèmes en Algérie" en ce qui concerne la liberté de la presse et
de l'information, ajoute Robert Ménard, qui évoque "une attitude
d'hostilité vis-à-vis de la presse" de la part du président Bouteflika, un
"véritable harcèlement judiciaire" contre la presse, l'existence d'un cadre
législatif "liberticide", la situation des correspondants régionaux "qui
vivent sous la pression des notables et des potentats locaux". Mais la
presse algérienne elle-même n'est pas exempte de reproches : sa "marge de
transparence est réduite", de nombreux journaux "s'abstiennent de rendre
publics les chiffres des tirages et des ventes", plusieurs titres "ont,
dans la critique, dépassé les limites dans le respect de la vie privée" et
se sont livrés à "des dépassements et des attaques au-dessous de la
ceinture". Pour le secrétaire général de RSF, si la liberté de la presse
est plus grande en Algérie que partout ailleurs en Afrique du nord, on y
reste encore "loin des pays où la liberté de la presse est respectée". Dans
le rapport 2003 de RSF, l'Algérie occupe la 108ème place (sur 166) au
classement de mondial de la liberté de la presse. En Afrique, elle a été en
un an dépassée par le Bénin, le Ghana, Madagascar, le Burundi et le Togo.
Dans le monde "arabo-musulman", elle est derrière le Liban et le Koweït,
mais devant le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie. Les pays les plus
"liberticides" en matière de liberté de presse sont, selon RSF, la Corée du
nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 2 mai 2004 à Paris
100 DA =
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1,82 Franc suisse

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supprimées]

#1900 De: "billy\.ayad" <billy.ayad@...>
Date: Mardi 4. Mai 2004  0:25
Sujet: Re: 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
frenchyboy13
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour!
Je suis a la recherche de sites d'informations et/ou d'interlocuteurs competents
en la matiere sur la legislation sociale du travail en algerie.
Ceci dans le cadre d'une etude que je realise sur l'etat de l'avancée des droits
sociaux en algerie.
Qui peut me renseigner?
Cordialement,
Nabyl AYAD
JURISTE en FRANCE


De"CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" troubles@...
A ???
Copies
Date Tue, 04 May 2004 00:36:59 +0200
Objet [CSSI-Algerie] 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie


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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 3 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

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VIOLENCES

(Quotidien d'Oran 2.5) Deux personnes (des chasseurs) ont été assassinées
le 30 avril par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran") à
Dharsat, près d'Ouldja (w. Relizane).

(L'Expression, AP, El Khabar 2.5 / Le Matin 3.5) Quatre personnes (des
paysans, ou selon certaines sources des gardes communaux) ont été
massacrées le 30 avril par un groupe armé (fort de six à neuf membres selon
"El Khabar", d'une dizaine selon "Le Matin" et affiliés aux GIA selon
"L'Expression") à Zoubiria, près de Berrouaghia (w. Medea), non loin d'un
maquis du GIA d'Abou Tourab et d'un autre, du GSPD d'Abou Toumawa, dans les
monts de Mongorno.

(AP 2.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec
les forces de sécurité le 30 avril à Larbaâ.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux militaires ont été tués et quatre autres
blessés, dont un a dû être amputé d'une jambe,  dans l'explosion d'une
bombe au passage de leur véhicule dans la fortêt de Chrea (w. Bouira) le 30
avril.

(AFP 2.5, corr) Au moins 55 personnes ont été tuées en avril dans des
violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un
bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la
presse e/o les autorités.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux policiers ont été assassinés dans la nuit du
1er au 2 mai près de l'Ambassade de Grande-Bretagne, à El Biar (Alger) par
deux hommes armés. "Le Matin" attribue l'attentat au GSPC.

(AP 3.5) Une famille de quatre personnes (les parents et leurs deux enfants
de 5 et 9 ans) a été massacrée dans la nuit du 1er au 2 mai par un groupe
armé dans le douar Sabonette, entre Ami Moussa et Oualdja (w. Relizane). Le
père de famille était un milicien local ("patriote").


GROUPES ARMÉS

(Reuters 1.5 / AFP, El , El Watan 2.5 / Le Matin, El Watan 3.5) Dans un
communiqué publié le 2 mai par "El Khabar", le GSPC appelle ses partisans à
"intensifier les actions de combat et de sabotage", affirme que "le Djihad
ne prendra pas fin avant l'établissement d'un régime islamique" et dément
tous "contacts" avec les autorités, et toute hypothèse de reddition. Le
communiqué du GSPC annonce même qu'il ciblera tous ceux, Algériens ou
étrangers,qui soutiennent les autorités, y compris *ceux du savoir et de la
plume" (intellectuels, artistes, journalistes), ce qui représenterait, si
le communiqué est authentique, un changement de stratégie de la part du
GSPC qui, sous la direction de Hassan Hattab, ne s'en prenait (du moins
officiellement) qu'aux membres des forces algériennes de sécurité
(miliciens et gardes communaux compris). En outre, une "fatwa" demandée par
le GSPC à un mufti salafiste, Abdelmoumaïn Mustapha Halima (Abou Bacir)
recommandait au groupe armé de ne pas s'en prendre aux étrangers.
Le communiqué du GSPC, daté du 26 avril, est signé de Nabil Sahraoui, alias
Abou Ibrahim Mustapha, présumé "émir" national du GSPC, remplaçant Hassah
Hattab. Il est diffusé après que de nombreux articles parus dans la presse
algérienne aient évoqué des dizaines de redditions, voire la possibilité de
redditions de plusieurs centaines de membres du GSPC qui auraient déjà
déposé les armes. Ces informations ou ces rumeurs n'ont cependant été
confirmée ni par les autorités, ni par les faits. Par ailleurs, le rapport
du Département d'Etat américain sur le terrorisme en 2003 rappelle que,
selon les autorités algériennes, le nombre de terroristes actifs en Algérie
est passé de 25'000 en 1992 à quelques centaines actuellement, ce qui
rendrait assez peu vraisemblable la reddition de "plusieurs centaines" de
"terroristes" (à moins de considérer comme des "terroristes" les femmes et
les enfants des membres de groupes armés). "El Watan" affirme, sur la base
de sa propre enquête, qu'"aucune reddition n'a été enregistrée dans la
wilaya de Bouira", ni dans celle de Mascara, et que les camps de toile
érigés au sud de Kadiria et dont la rumeur disait qu'ils étaient destinés à
abriter de futurs "repentis" abritent en réalité des militaires engagés
dans des opérations de ratissage. Une rumeur de reddition massive (de
"plusieurs dizaines de terroristes" selon les uns à plus d'une centaine
selon les autres, accompagnés de femmes et d'enfants) circule dans la
région de Seraïdi (w. Annaba), mais pas plus que les autres rumeurs du même
genre celle-ci n'a été confirmée.

(Quotidien d'Oran 2.5) Le coordinateur du contre-terrorisme auprès du
Département d'Etat américain, J. Cofer Black, a annoncé qu'il allait se
rendre "très prochaînement à Alger" afin de s'entretenir avec ses
homologues algériens dans le cadre de la lutte "antiterroriste", dans la
quelle, a-t-il affirmé, "l'Algérie joue un rôl-clé". Le rapport global du
Département d'Etat sur le terrorisme dans le monde en 2003 salue également
le rôle joué par l'Algérie  de "leader régional actif et agressif dans la
lutte globale contre le terrorisme", et son appui "aux actions de la
coalition contre Al-Qaïda". Selon le rapport américain, le nombre des
"terroristes" en activité en Algérie est passé de 25'000 en 1992 à
"quelques centaines" actuellement.


FRANCE-ALGÉRIE

(Quotidien d'Oran 2.5) L'Ambassadeur de France en Algérie, Daniel Bernard,
est décédé dans la nuit du 28 au 29 avril à Paris, à l'âge de 62 ans. Le
président Bouteflika a adressé au président Chirac un message de
condoléance, exprimant son "chagrin". Daniel Bernard était en poste à Alger
depuis l'été 2002. Il avait notamment été en poste auparavant à Genève,
auprès des Nations Unies.


POLITIQUE

(Quotidien d'Oran, Liberté, El Watan 2.5) La célébration de la Journée
internationale des travailleurs, le 1er mai, a été l'occasion pour
responsables politiques et syndicaux de multiplier les déclarations
contradictoires sur la situation des travailleurs en Algérie, et sur l'état
des libertés syndicales. Pour le Secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid
Sidi Saïd, "l'Etat est toujours auprès des travailleurs (et) l'UGTA en tant
que partenaire social fait partie de cet Etat qui oeuvre à améliorer le
quotidien des travailleurs algériens". Le Premier ministre Ahmed ouyahia a
pour sa part assuré que "l'objectif du gouvernement est de dépasser les
crises politiques et d'oeuvrer avec ses partenaires sociaux pour le
développement de la politique de réconciliation nationale et la
consécration de la justice sociale".
Pour le Front des forces socialistes, en revanche, la célébration du
Premier Mai intervient dans "un climat post-électoral de fermeture de
l'espoir d'une transition démocratique" et de "refus de tout trairement
politique de la crise", avec le risque de voir se "multiplier les facteurs
de désintégration sociale". Dans une déclaration publique, le FFS dénonce
"l'aristocratie ouvrière du 1er Mai à la solde du pouvoir" (c'est-à-dire
l'UGTA) et exprime sa solidarité avec les travailleurs qui tentent de
s'organiser de façon autonome et d'arracher le respect de leurs droits. "En
l'absence de véritable contre-pouvoir, les décideurs continueront à sévir
dans l'impunité totale et à dilapider les richesses nationales", a déclaré
le Secrétaire national du FFS aux Affaires sociales et à la solidarité, Ali
Laskri. Le FFS appelle le pouvoir à "cesser toute action tendant à
restreindre l'exercice du droit syndical" et à respecter la liberté
syndicale en permettant la constitution de nouveaux syndicats et la
fédération de ces syndicats, et en reconnaissant aux syndicats autonomes le
droit de prendre part "de façon effectives" aux discussions concernant les
revendications des travailleurs et les réformes sociales.
Le Mouvement démocratique et social (MDS) salue également les travailleurs
en lutte, les assure de sa solidarité, les appelle à l'unité et à
l'organisation dans des syndicats démocratiques, des comités et des
coordinations pour "mettre un frein à la régression continue de notre pays".

(El Watan 3.5) "El Watan" annonce "de sources bien informées" un mouvement
diplomatique "dans les prochains jours", soit le remplacement de quatre
ambassadeurs d'Algérie : ceux en poste à Paris, Madrid, Rome et Londres,
quatre ambassades particulièrement importantes, et occupées par des
diplomates en poste depuis tous plus de trois ans (six ans pour
l'ambassadeur en France, M. Ghoualmi).

(ONU 29.4) Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril une
nouvelle résolution (la résolution 1541) sur le Sahara Occidental. La
résolution réaffirme le soutien du Conseil au Plan de paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental (plan Baker) et demande
à toutes les parties (et donc au Front Polisario et au Maroc) et aux Etats
de la région (et donc à l'Algérie) de coopérer avec le Secrétariat général
de l'ONU et son envoyé. Le Conseil de Sécurité a également prorogé le
mandat de sa mission au Sahara occidental, la MINURSO, jusqu'au 31 octobre
2004. L'adoption de cette résolution équivaut à un rejet de la position
marocaine, consistant à accepter l'autonomie du Sahara occidental dans le
cadre du Maroc, mais à rejeter l'éventualité de l'indépendance du
territoire occuppé par le Maroc depuis 1974. Or l'indépendance est l'une
des options devant être soumise au référendum populaire auprès de la
population du Sahara Occidental.


DROITS DE L'HOMME

(Jeune Indépendant 29.4 / El Watan 2.5) Le président de la Commission
nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de
l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a déposé le 28 avril à la présidence de
la République un "pré-rapport" sur la question des "disparus", afin
d'informer le président Bouteflika sur le travail effectué par la
commission ad hoc chargée de ce dossier. Le rapport final devrait être
remis au président Bouteflika au plus tard début mars 2005. Farouk Ksentini
a indiqué au "Jeune Indépendant" que la commission avait travaillé en
suivant trois axes : investigation (afin notamment d'évaluer le nombre des
"disparus" et de tenter de déterminer leur sort), consultation (auprès de
pays d'Amérique du Sud ayant connu le même problème des "disparus", mais
également auprès de personnalités politiques algériennes, des représentants
des familles de "disparus", de la société civile et des institutions) et
réflexion (sur les solutions possibles au problème).
Selon le quotidien londonien (en arabe) "Echarq El Awsat", Farouk Ksentini
aurait reconnu (mais oralement, et sans forcément le confirmer dans son
rapport) "la responsabilité des forces de sécurité dans la disparition de
milliers de personnes", et mis en cause "des éléments de la police, de la
gendarmerie et de l'armée". Le président de la CNCPPDH considérerait que
ces membres des forces de sécurité impliqués dans des "disparitions"
doivent être considérée, eux et non l'institution dans laquelle ils
servent, comme "responsables de leurs actes". Le pré-rapport remis au
président Bouteflika ferait état de 7250 cas de "disparitions".


MEDIA

(AFP 2.5 / Liberté, Le Matin 3.5) Le président Bouteflika a affirmé le 2
mai, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa
"détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté
d'expression, en droite ligne de la déclaration universelle des droits de
l'Homme". Le président a appelé la presse algérienne à "contribuer à la
construction de la vie démocratique" dans le pays en permettant "à la
population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le
processus décisionnel officiel et de participer à la vie politique", et
affirmé qu'elle ne subissait "aucune censure".
Dans un entretien à "Liberté", le Secrétaire général de "Reporters sans
frontières", Robert Ménard, tire un bilan "positif" de l'évolution de la
liberté de la presse en Algérie depuis 1989, si on la compare à la
situation au Maroc (où subsistent "de véritables interdits, des sujets
tabous, comme le Sahara occidental, l'armée et les affaires du Roi") ou à
la Tunisie (où "la presse est la voix de son maître"). "Ceci dit, il y a de
vrais problèmes en Algérie" en ce qui concerne la liberté de la presse et
de l'information, ajoute Robert Ménard, qui évoque "une attitude
d'hostilité vis-à-vis de la presse" de la part du président Bouteflika, un
"véritable harcèlement judiciaire" contre la presse, l'existence d'un cadre
législatif "liberticide", la situation des correspondants régionaux "qui
vivent sous la pression des notables et des potentats locaux". Mais la
presse algérienne elle-même n'est pas exempte de reproches : sa "marge de
transparence est réduite", de nombreux journaux "s'abstiennent de rendre
publics les chiffres des tirages et des ventes", plusieurs titres "ont,
dans la critique, dépassé les limites dans le respect de la vie privée" et
se sont livrés à "des dépassements et des attaques au-dessous de la
ceinture". Pour le secrétaire général de RSF, si la liberté de la presse
est plus grande en Algérie que partout ailleurs en Afrique du nord, on y
reste encore "loin des pays où la liberté de la presse est respectée". Dans
le rapport 2003 de RSF, l'Algérie occupe la 108ème place (sur 166) au
classement de mondial de la liberté de la presse. En Afrique, elle a été en
un an dépassée par le Bénin, le Ghana, Madagascar, le Burundi et le Togo.
Dans le monde "arabo-musulman", elle est derrière le Liban et le Koweït,
mais devant le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie. Les pays les plus
"liberticides" en matière de liberté de presse sont, selon RSF, la Corée du
nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 2 mai 2004 à Paris
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supprimées]

#1901 De: "Nadia Omani " <omani.nadia@...>
Date: Jeudi 6. Mai 2004  11:11
Sujet: Re: UmU6W0NTU0ktQWxnZXJpZV0gMy41IEJ1bGxldGluIGQnaW5mb3JtYXRp b24gZGUgbGEgQ1NTSSBzdXIgIGwnQWxn6XJpZQ
omani.nadia@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
 
Bonjour,
Je connais une avocate en Algerie ; est-ce que ca te serait utile ??
Amicalement,
Nadia

------- Message original ------- 
De:  billy.ayad  <billy.ayad@...> 
Date: Tue,  4 May 2004 02:25:09 +0200 
Sujet: UmU6W0NTU0ktQWxnZXJpZV0gMy41IEJ1bGxldGluIGQnaW5mb3JtYXRp
b24gZGUgbGEgQ1NTSSBzdXIgIGwnQWxn6XJpZQ 

Bonjour!
Je suis a la recherche de sites d'informations et/ou d'interlocuteurs competents
en la matiere sur la legislation
sociale du travail en algerie.
Ceci dans le cadre d'une etude que je realise sur l'etat de l'avancée des droits
sociaux en algerie.
Qui peut me renseigner?
Cordialement,
Nabyl AYAD
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De"CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" troubles@...
A ???
Copies
Date Tue, 04 May 2004 00:36:59 +0200
Objet [CSSI-Algerie] 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie


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Genève, le 3 mai 2004

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VIOLENCES

(Quotidien d'Oran 2.5) Deux personnes (des chasseurs) ont été assassinées
le 30 avril par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran") à
Dharsat, près d'Ouldja (w. Relizane).

(L'Expression, AP, El Khabar 2.5 / Le Matin 3.5) Quatre personnes (des
paysans, ou selon certaines sources des gardes communaux) ont été
massacrées le 30 avril par un groupe armé (fort de six à neuf membres selon
"El Khabar", d'une dizaine selon "Le Matin" et affiliés aux GIA selon
"L'Expression") à Zoubiria, près de Berrouaghia (w. Medea), non loin d'un
maquis du GIA d'Abou Tourab et d'un autre, du GSPD d'Abou Toumawa, dans les
monts de Mongorno.

(AP 2.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec
les forces de sécurité le 30 avril à Larbaâ.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux militaires ont été tués et quatre autres
blessés, dont un a dû être amputé d'une jambe,  dans l'explosion d'une
bombe au passage de leur véhicule dans la fortêt de Chrea (w. Bouira) le 30
avril.

(AFP 2.5, corr) Au moins 55 personnes ont été tuées en avril dans des
violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un
bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la
presse e/o les autorités.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux policiers ont été assassinés dans la nuit du
1er au 2 mai près de l'Ambassade de Grande-Bretagne, à El Biar (Alger) par
deux hommes armés. "Le Matin" attribue l'attentat au GSPC.

(AP 3.5) Une famille de quatre personnes (les parents et leurs deux enfants
de 5 et 9 ans) a été massacrée dans la nuit du 1er au 2 mai par un groupe
armé dans le douar Sabonette, entre Ami Moussa et Oualdja (w. Relizane). Le
père de famille était un milicien local ("patriote").


GROUPES ARMÉS

(Reuters 1.5 / AFP, El , El Watan 2.5 / Le Matin, El Watan 3.5) Dans un
communiqué publié le 2 mai par "El Khabar", le GSPC appelle ses partisans à
"intensifier les actions de combat et de sabotage", affirme que "le Djihad
ne prendra pas fin avant l'établissement d'un régime islamique" et dément
tous "contacts" avec les autorités, et toute hypothèse de reddition. Le
communiqué du GSPC annonce même qu'il ciblera tous ceux, Algériens ou
étrangers,qui soutiennent les autorités, y compris *ceux du savoir et de la
plume" (intellectuels, artistes, journalistes), ce qui représenterait, si
le communiqué est authentique, un changement de stratégie de la part du
GSPC qui, sous la direction de Hassan Hattab, ne s'en prenait (du moins
officiellement) qu'aux membres des forces algériennes de sécurité
(miliciens et gardes communaux compris). En outre, une "fatwa" demandée par
le GSPC à un mufti salafiste, Abdelmoumaïn Mustapha Halima (Abou Bacir)
recommandait au groupe armé de ne pas s'en prendre aux étrangers.
Le communiqué du GSPC, daté du 26 avril, est signé de Nabil Sahraoui, alias
Abou Ibrahim Mustapha, présumé "émir" national du GSPC, remplaçant Hassah
Hattab. Il est diffusé après que de nombreux articles parus dans la presse
algérienne aient évoqué des dizaines de redditions, voire la possibilité de
redditions de plusieurs centaines de membres du GSPC qui auraient déjà
déposé les armes. Ces informations ou ces rumeurs n'ont cependant été
confirmée ni par les autorités, ni par les faits. Par ailleurs, le rapport
du Département d'Etat américain sur le terrorisme en 2003 rappelle que,
selon les autorités algériennes, le nombre de terroristes actifs en Algérie
est passé de 25'000 en 1992 à quelques centaines actuellement, ce qui
rendrait assez peu vraisemblable la reddition de "plusieurs centaines" de
"terroristes" (à moins de considérer comme des "terroristes" les femmes et
les enfants des membres de groupes armés). "El Watan" affirme, sur la base
de sa propre enquête, qu'"aucune reddition n'a été enregistrée dans la
wilaya de Bouira", ni dans celle de Mascara, et que les camps de toile
érigés au sud de Kadiria et dont la rumeur disait qu'ils étaient destinés à
abriter de futurs "repentis" abritent en réalité des militaires engagés
dans des opérations de ratissage. Une rumeur de reddition massive (de
"plusieurs dizaines de terroristes" selon les uns à plus d'une centaine
selon les autres, accompagnés de femmes et d'enfants) circule dans la
région de Seraïdi (w. Annaba), mais pas plus que les autres rumeurs du même
genre celle-ci n'a été confirmée.

(Quotidien d'Oran 2.5) Le coordinateur du contre-terrorisme auprès du
Département d'Etat américain, J. Cofer Black, a annoncé qu'il allait se
rendre "très prochaînement à Alger" afin de s'entretenir avec ses
homologues algériens dans le cadre de la lutte "antiterroriste", dans la
quelle, a-t-il affirmé, "l'Algérie joue un rôl-clé". Le rapport global du
Département d'Etat sur le terrorisme dans le monde en 2003 salue également
le rôle joué par l'Algérie  de "leader régional actif et agressif dans la
lutte globale contre le terrorisme", et son appui "aux actions de la
coalition contre Al-Qaïda". Selon le rapport américain, le nombre des
"terroristes" en activité en Algérie est passé de 25'000 en 1992 à
"quelques centaines" actuellement.


FRANCE-ALGÉRIE

(Quotidien d'Oran 2.5) L'Ambassadeur de France en Algérie, Daniel Bernard,
est décédé dans la nuit du 28 au 29 avril à Paris, à l'âge de 62 ans. Le
président Bouteflika a adressé au président Chirac un message de
condoléance, exprimant son "chagrin". Daniel Bernard était en poste à Alger
depuis l'été 2002. Il avait notamment été en poste auparavant à Genève,
auprès des Nations Unies.


POLITIQUE

(Quotidien d'Oran, Liberté, El Watan 2.5) La célébration de la Journée
internationale des travailleurs, le 1er mai, a été l'occasion pour
responsables politiques et syndicaux de multiplier les déclarations
contradictoires sur la situation des travailleurs en Algérie, et sur l'état
des libertés syndicales. Pour le Secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid
Sidi Saïd, "l'Etat est toujours auprès des travailleurs (et) l'UGTA en tant
que partenaire social fait partie de cet Etat qui oeuvre à améliorer le
quotidien des travailleurs algériens". Le Premier ministre Ahmed ouyahia a
pour sa part assuré que "l'objectif du gouvernement est de dépasser les
crises politiques et d'oeuvrer avec ses partenaires sociaux pour le
développement de la politique de réconciliation nationale et la
consécration de la justice sociale".
Pour le Front des forces socialistes, en revanche, la célébration du
Premier Mai intervient dans "un climat post-électoral de fermeture de
l'espoir d'une transition démocratique" et de "refus de tout trairement
politique de la crise", avec le risque de voir se "multiplier les facteurs
de désintégration sociale". Dans une déclaration publique, le FFS dénonce
"l'aristocratie ouvrière du 1er Mai à la solde du pouvoir" (c'est-à-dire
l'UGTA) et exprime sa solidarité avec les travailleurs qui tentent de
s'organiser de façon autonome et d'arracher le respect de leurs droits. "En
l'absence de véritable contre-pouvoir, les décideurs continueront à sévir
dans l'impunité totale et à dilapider les richesses nationales", a déclaré
le Secrétaire national du FFS aux Affaires sociales et à la solidarité, Ali
Laskri. Le FFS appelle le pouvoir à "cesser toute action tendant à
restreindre l'exercice du droit syndical" et à respecter la liberté
syndicale en permettant la constitution de nouveaux syndicats et la
fédération de ces syndicats, et en reconnaissant aux syndicats autonomes le
droit de prendre part "de façon effectives" aux discussions concernant les
revendications des travailleurs et les réformes sociales.
Le Mouvement démocratique et social (MDS) salue également les travailleurs
en lutte, les assure de sa solidarité, les appelle à l'unité et à
l'organisation dans des syndicats démocratiques, des comités et des
coordinations pour "mettre un frein à la régression continue de notre pays".

(El Watan 3.5) "El Watan" annonce "de sources bien informées" un mouvement
diplomatique "dans les prochains jours", soit le remplacement de quatre
ambassadeurs d'Algérie : ceux en poste à Paris, Madrid, Rome et Londres,
quatre ambassades particulièrement importantes, et occupées par des
diplomates en poste depuis tous plus de trois ans (six ans pour
l'ambassadeur en France, M. Ghoualmi).

(ONU 29.4) Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril une
nouvelle résolution (la résolution 1541) sur le Sahara Occidental. La
résolution réaffirme le soutien du Conseil au Plan de paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental (plan Baker) et demande
à toutes les parties (et donc au Front Polisario et au Maroc) et aux Etats
de la région (et donc à l'Algérie) de coopérer avec le Secrétariat général
de l'ONU et son envoyé. Le Conseil de Sécurité a également prorogé le
mandat de sa mission au Sahara occidental, la MINURSO, jusqu'au 31 octobre
2004. L'adoption de cette résolution équivaut à un rejet de la position
marocaine, consistant à accepter l'autonomie du Sahara occidental dans le
cadre du Maroc, mais à rejeter l'éventualité de l'indépendance du
territoire occuppé par le Maroc depuis 1974. Or l'indépendance est l'une
des options devant être soumise au référendum populaire auprès de la
population du Sahara Occidental.


DROITS DE L'HOMME

(Jeune Indépendant 29.4 / El Watan 2.5) Le président de la Commission
nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de
l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a déposé le 28 avril à la présidence de
la République un "pré-rapport" sur la question des "disparus", afin
d'informer le président Bouteflika sur le travail effectué par la
commission ad hoc chargée de ce dossier. Le rapport final devrait être
remis au président Bouteflika au plus tard début mars 2005. Farouk Ksentini
a indiqué au "Jeune Indépendant" que la commission avait travaillé en
suivant trois axes : investigation (afin notamment d'évaluer le nombre des
"disparus" et de tenter de déterminer leur sort), consultation (auprès de
pays d'Amérique du Sud ayant connu le même problème des "disparus", mais
également auprès de personnalités politiques algériennes, des représentants
des familles de "disparus", de la société civile et des institutions) et
réflexion (sur les solutions possibles au problème).
Selon le quotidien londonien (en arabe) "Echarq El Awsat", Farouk Ksentini
aurait reconnu (mais oralement, et sans forcément le confirmer dans son
rapport) "la responsabilité des forces de sécurité dans la disparition de
milliers de personnes", et mis en cause "des éléments de la police, de la
gendarmerie et de l'armée". Le président de la CNCPPDH considérerait que
ces membres des forces de sécurité impliqués dans des "disparitions"
doivent être considérée, eux et non l'institution dans laquelle ils
servent, comme "responsables de leurs actes". Le pré-rapport remis au
président Bouteflika ferait état de 7250 cas de "disparitions".


MEDIA

(AFP 2.5 / Liberté, Le Matin 3.5) Le président Bouteflika a affirmé le 2
mai, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa
"détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté
d'expression, en droite ligne de la déclaration universelle des droits de
l'Homme". Le président a appelé la presse algérienne à "contribuer à la
construction de la vie démocratique" dans le pays en permettant "à la
population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le
processus décisionnel officiel et de participer à la vie politique", et
affirmé qu'elle ne subissait "aucune censure".
Dans un entretien à "Liberté", le Secrétaire général de "Reporters sans
frontières", Robert Ménard, tire un bilan "positif" de l'évolution de la
liberté de la presse en Algérie depuis 1989, si on la compare à la
situation au Maroc (où subsistent "de véritables interdits, des sujets
tabous, comme le Sahara occidental, l'armée et les affaires du Roi") ou à
la Tunisie (où "la presse est la voix de son maître"). "Ceci dit, il y a de
vrais problèmes en Algérie" en ce qui concerne la liberté de la presse et
de l'information, ajoute Robert Ménard, qui évoque "une attitude
d'hostilité vis-à-vis de la presse" de la part du président Bouteflika, un
"véritable harcèlement judiciaire" contre la presse, l'existence d'un cadre
législatif "liberticide", la situation des correspondants régionaux "qui
vivent sous la pression des notables et des potentats locaux". Mais la
presse algérienne elle-même n'est pas exempte de reproches : sa "marge de
transparence est réduite", de nombreux journaux "s'abstiennent de rendre
publics les chiffres des tirages et des ventes", plusieurs titres "ont,
dans la critique, dépassé les limites dans le respect de la vie privée" et
se sont livrés à "des dépassements et des attaques au-dessous de la
ceinture". Pour le secrétaire général de RSF, si la liberté de la presse
est plus grande en Algérie que partout ailleurs en Afrique du nord, on y
reste encore "loin des pays où la liberté de la presse est respectée". Dans
le rapport 2003 de RSF, l'Algérie occupe la 108ème place (sur 166) au
classement de mondial de la liberté de la presse. En Afrique, elle a été en
un an dépassée par le Bénin, le Ghana, Madagascar, le Burundi et le Togo.
Dans le monde "arabo-musulman", elle est derrière le Liban et le Koweït,
mais devant le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie. Les pays les plus
"liberticides" en matière de liberté de presse sont, selon RSF, la Corée du
nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 2 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,18 Euro
1,82 Franc suisse

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#1902 De: Tahar Besbas <besbas_dz@...>
Date: Jeudi 6. Mai 2004  17:14
Sujet: Re: Re: UmU6W0NTU0ktQWxnZXJpZV0gMy41IEJ1bGxldGluIGQnaW5mb3JtYXRp b24gZGUgbGEgQ1NTSSBzdXIgIGwnQWxn6XJpZQ
besbas_dz@...
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je crois que je pourrais aider le typoe qui cherche la légisdlation du travail.
Je suis secrétaire général d'un syndicat et la législation du travail est mon
travail en un mot. Si je peut l'aider je me met a sa disposition


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#1903 De: fayysal faysal <fayssal3@...>
Date: Mercredi 5. Mai 2004  13:44
Sujet: Cherche contacts et poste sur ALGER MERCI
fayssal3
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#1904 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Jeudi 6. Mai 2004  20:52
Sujet: 6.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 6 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

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VIOLENCES

(AFP 3.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués le 3 mai par les
forces de sécurité dans les maquis du djebel Medad, près de Thienet El-Had,
dans la région de Tissemsilt.

(Liberté 6.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués le 4 mai par les
forces de sécurité près de Beni Amrane (w. Boumerdès).

(corr.) Au moins onze personnes ont été tuées dans les quatre premiers
jours de mai dans des violences impliquant des groupes armés e/o les forces
de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations
publiées par les presse e/o les autorités.


GROUPES ARMÉS

(AFP 3.5 / Quotidien d'Oran 6.5) Quatre membres du GSPC ont été tués,
quatre autres fait prisonniers et deux soldats nigériens blessés dans des
combats opposant un groupe du GSPC à l'armée négirienne le 16 et le 17
avril à Iguiwal, dans la région de Tahoua, à la frontière malienne, selon
l'hebdomadaire nigérien "Le Républicain". Les quatre prisonniers seraient
tous de nationalité algérienne, et trois des membres du groupe armé qui ont
été tués seraient "d'origine arabe". Selon "Le Quotidien d'Oran", l'un des
trois serait l'adjoint de l'"émir" du GSPC "Abderrazal le Para", lui-même
donné pour mort (mais accidentellement), Hacène Allane, qui se serait
installé dans la région depuis 1993 et y aurait implanté des réseaux du
GSPC et de la Qaeda, et des camps d'entraînement, dans la région de
Lebouiret.

(L'Expression, Le Soir 4.5 / Le Jeune Indépendant 5.5) Informations,
rumeurs, démentis se succèdent toujours à propos de redditions collectives
de membres de groupes armés. "L'Expression" annonce la reddition de 20
membres de la katibat "El Mouahidoune" de Salah Zelbah "le Balafré", dans
la nuit du 28 au 29 avril à El-Milia (w. Jijel). Le groupe armé en question
serait issu de l'AIS, et aurait été rejoint en 2002 par des éléments d'un
GIA accompagnés de femmes et d'enfants. Les redditions annoncées ne
concerneraient pas la totalité du groupe, dont le chef continuerait
d'occuper un maquis dans les monts de Belhadef, avec un groupe
d'irreductibles. Un autre groupe armé serait également encore actif au
dessus de Kerkara.
Dans un entretien à "El Bilad", le président de la Commission nationale
consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme, Farouk
Ksentini, interrogé sur "le devenir des groupes armés", n'a pas écarté la
possibilité d'une "loi complémentaire de la loi sur la concorde civile",
afin de permettre aux membres de ces groupes de se rendre dans un cadre
législatif.
L'ancien "émir national" de l'Armée islamique du Salut, Madani Mezrag, a
confirmé au "Jeune Indépendant" que des tractations entre groupes armés et
autorités sécuritaires se déroulaient, en vue d'obtenir la reddition de
plusieurs groupes armés. Madani Mezrag a annoncé une "grande surprise" pour
"bientôt", sans en préciser la nature.


FRANCE-ALGÉRIE

(El Khabar 5.5) L'association franco-africaine "Survie" a lancé une
campagne contre le soutien apporté par la France à ceux qu'elle désigne
comme des "dictateurs africains", au nombre desquels elle cite Abdelaziz
Bouteflika (aux côtés de Denis Sassi N'Guesso, Omar Bongo, Ayadema, Idriss
Debi, Ould Ahmed Taya, Ben Ali etc... Dans une lettre adressés à Jacques
Chirac, "Survie", appuyée par des intellectuels, artistes et militants
français et africains, invite le président français à assainir les
relations franco-africaines en mettant fin à la coopération militaire avec
des dictatures, en contrôlant l'aide au développement pour éviter qu'elle
soit déviée de ses buts, en cessant de légitimer des élections
"falsifiées", et en effaçant la dette.


POLITIQUE

(Le Matin 5.5) Revenant sur l'élection présidentielle dans un entretien au
"Matin", Djamel Zenati, conseiller du président du Front des forces
socialistes Hocine Aït Ahmed, et animateur du Mouvement culturel
berbère-Commissions nationales, estime que "ce scrutin ressemble à tout
sauf à une élection", et qu'il est "l'aboutissement d'une grande opération
politico-idéologique élaborée et mise en oeuvre depuis des années par les
décideurs et leurs sous-traitant". Ce qui est recherché est "une conquête
totale et définitive du pays", et parler aujourd'hui en Algérie de
"gouvernants n'a plus tellement de sens. On a l'impression d'avoir affaire
à des nouveaux colons", qui ont brandi le péril islamiste pour justifier le
renoncement à la démocratie, qui ont utilisé le "contreterrorisme (pour)
casser les ressorts démocratiques de la société", et ont joué la "carte
Bouteflika" pour maintenir en place le système qui permet aux décideurs
réels (l'ensemble des "détenteurs (d')une part de pouvoir") de continuer à
régner, dans le cadre d'un système où "le pouvoir n'est pas incerné dans
des institutions visibles et ne fonctionne pas selon des règles
déchiffrables".

(La Tribune 6.5) Le huitième congrès du FLN se tiendra avant le 5 juillet,
avec ou sans la participation des partisans de l'ex-Secrétaire général Ali
Benflis, ont fait savoir les animateurs du mouvement de "redressement" du
parti, dirigé par le ministre des Affaires étrangères Abdelaziz
Belkhadem.Mohamed Seghir Kara, porte-parole des "redresseurs", précise que
ce huitième congrès se tiendra avec des délégués membres du parti depuis au
moins cinq ans.


IMMIGRATION, ASILE

(AP 6.5) 164 ressortissants étrangers en situation irrégulière ont été
interpellés en Algerie entre le 1er et le 5 mai dans les wilayas d'Illizi,
Oran, Ghardaïa et Tamanrasset, a annoncé la gendarmerie. 91 ressortissants
africains ont été interpellés dans la région de Djanet (w. Illizi) le 5
mai, 40 dans la wilaya de Tamanrasset les 1er, 2 et 3 mai, 22 Maliens le 2
mai dans la région de Beni Yezguene (w. Ghardaïa)

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 5 mai 2004 à Paris
100 DA =
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#1905 De: fayysal faysal <troubles@...> (by way of "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>)
Date: Mercredi 5. Mai 2004  15:53
Sujet: Cherche contacts et poste sur ALGER MERCI
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#1906 De: Mohamed Ouali <moh_ouali@...>
Date: Samedi 8. Mai 2004  10:11
Sujet: Re: bonjour
moh_ouali@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour

Je suis vraiement désolé de ne pas pouvoir vous aider.
Le scrabble ne fait plus parti de mon passe-temps
favori depuis longtemps. J'ai essayé en vain de vous
trouver quelque adresse en utilisant le moteur de
recherche "Google", aussi je vous dirrige sur le forum
"Yahoogroupes" où quelqu'un pourra vous informer mieux
que moi.
Bonne chance.

Mohammed

--- ahmed guerrera <kisscoolskin1@...> wrote:
> bonjour monsieur ouali , comment allez vous?
>
> voila en fait je voulais vous demander un
> renseignement , je suis intéressé
> ainsi qu'un investisseur français à créer un club de
> scrabble à alger , mais
> comment faire vu qu'il n'y a pas de fédération de
> scrabble en algérie?
>
> merci d'avance
>
> ahmed
>
>
_________________________________________________________________
> MSN Search, le moteur de recherche qui pense comme
> vous !
> http://search.msn.fr/worldwide.asp
>





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#1907 De: g mohamed <mjguenzet2002@...>
Date: Dimanche 9. Mai 2004  10:14
Sujet: Re: Re: bonjour
mjguenzet2002
Envoyer un message Envoyer un message
 
chercher aupres des centre d'information et
d'aniamation de la jeunesse
il cherche apres voussalut  le zvingologue.






  --- Mohamed Ouali <moh_ouali@...> a écrit : >
Bonjour
>
> Je suis vraiement désolé de ne pas pouvoir vous
> aider.
> Le scrabble ne fait plus parti de mon passe-temps
> favori depuis longtemps. J'ai essayé en vain de vous
> trouver quelque adresse en utilisant le moteur de
> recherche "Google", aussi je vous dirrige sur le
> forum
> "Yahoogroupes" où quelqu'un pourra vous informer
> mieux
> que moi.
> Bonne chance.
>
> Mohammed
>
> --- ahmed guerrera <kisscoolskin1@...>
> wrote:
> > bonjour monsieur ouali , comment allez vous?
> >
> > voila en fait je voulais vous demander un
> > renseignement , je suis intéressé
> > ainsi qu'un investisseur français à créer un club
> de
> > scrabble à alger , mais
> > comment faire vu qu'il n'y a pas de fédération de
> > scrabble en algérie?
> >
> > merci d'avance
> >
> > ahmed
> >
> >
>
_________________________________________________________________
> > MSN Search, le moteur de recherche qui pense comme
> > vous !
> > http://search.msn.fr/worldwide.asp
> >
>
>
>
>
>
> __________________________________
> Do you Yahoo!?
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#1908 De: fayysal faysal <fayssal3@...>
Date: Dimanche 9. Mai 2004  12:46
Sujet: Cherche un poste sur alger et ou contacts merci
fayssal3
Envoyer un message Envoyer un message
 
voilà j'aimerais bien travailler en tant qu'assistant
administratif sur alger je suis trinlingue fr arabe
anglais, avec des notions en néerlandais et j'ai
31ans.

merci pour votre aide





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#1909 De: Titima biche <fatimaghezal@...>
Date: Dimanche 9. Mai 2004  14:06
Sujet: Re: Re: UmU6W0NTU0ktQWxnZXJpZV0gMy41IEJ1bGxldGluIGQnaW5mb3JtYXRp b24gZGUgbGEgQ1NTSSBzdXIgIGwnQWxn6XJpZQ
fatimaghezal
Envoyer un message Envoyer un message
 
Cher (e)s Algerien(ne)s,

je sais k c un peut bete de ma part de poser cette question, mais je me demande
c quoi ce CSSI?? excusez mon ignorance! je recois des emails de plusieurs
personnes, que bien evidement je ne connais pas, et puisque je n' ai pas le
temps de les consulter quotidiennement, je ne pas de quoi il s'agit! c une
societe algerienne je presume, mais a quoi vous vous occupez??

Fatima

Nadia Omani <omani.nadia@...> wrote:

Bonjour,
Je connais une avocate en Algerie ; est-ce que ca te serait utile ??
Amicalement,
Nadia

------- Message original -------
De: billy.ayad
Date: Tue, 4 May 2004 02:25:09 +0200
Sujet: UmU6W0NTU0ktQWxnZXJpZV0gMy41IEJ1bGxldGluIGQnaW5mb3JtYXRp
b24gZGUgbGEgQ1NTSSBzdXIgIGwnQWxn6XJpZQ

Bonjour!
Je suis a la recherche de sites d'informations et/ou d'interlocuteurs competents
en la matiere sur la legislation
sociale du travail en algerie.
Ceci dans le cadre d'une etude que je realise sur l'etat de l'avancée des droits
sociaux en algerie.
Qui peut me renseigner?
Cordialement,
Nabyl AYAD
JURISTE en FRANCE


De"CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" troubles@...
A ???
Copies
Date Tue, 04 May 2004 00:36:59 +0200
Objet [CSSI-Algerie] 3.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie


@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 3 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

VIOLENCES

(Quotidien d'Oran 2.5) Deux personnes (des chasseurs) ont été assassinées
le 30 avril par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran") à
Dharsat, près d'Ouldja (w. Relizane).

(L'Expression, AP, El Khabar 2.5 / Le Matin 3.5) Quatre personnes (des
paysans, ou selon certaines sources des gardes communaux) ont été
massacrées le 30 avril par un groupe armé (fort de six à neuf membres selon
"El Khabar", d'une dizaine selon "Le Matin" et affiliés aux GIA selon
"L'Expression") à Zoubiria, près de Berrouaghia (w. Medea), non loin d'un
maquis du GIA d'Abou Tourab et d'un autre, du GSPD d'Abou Toumawa, dans les
monts de Mongorno.

(AP 2.5) Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec
les forces de sécurité le 30 avril à Larbaâ.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux militaires ont été tués et quatre autres
blessés, dont un a dû être amputé d'une jambe, dans l'explosion d'une
bombe au passage de leur véhicule dans la fortêt de Chrea (w. Bouira) le 30
avril.

(AFP 2.5, corr) Au moins 55 personnes ont été tuées en avril dans des
violences impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un
bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la
presse e/o les autorités.

(AP 2.5 / Le Matin 3.5) Deux policiers ont été assassinés dans la nuit du
1er au 2 mai près de l'Ambassade de Grande-Bretagne, à El Biar (Alger) par
deux hommes armés. "Le Matin" attribue l'attentat au GSPC.

(AP 3.5) Une famille de quatre personnes (les parents et leurs deux enfants
de 5 et 9 ans) a été massacrée dans la nuit du 1er au 2 mai par un groupe
armé dans le douar Sabonette, entre Ami Moussa et Oualdja (w. Relizane). Le
père de famille était un milicien local ("patriote").


GROUPES ARMÉS

(Reuters 1.5 / AFP, El , El Watan 2.5 / Le Matin, El Watan 3.5) Dans un
communiqué publié le 2 mai par "El Khabar", le GSPC appelle ses partisans à
"intensifier les actions de combat et de sabotage", affirme que "le Djihad
ne prendra pas fin avant l'établissement d'un régime islamique" et dément
tous "contacts" avec les autorités, et toute hypothèse de reddition. Le
communiqué du GSPC annonce même qu'il ciblera tous ceux, Algériens ou
étrangers,qui soutiennent les autorités, y compris *ceux du savoir et de la
plume" (intellectuels, artistes, journalistes), ce qui représenterait, si
le communiqué est authentique, un changement de stratégie de la part du
GSPC qui, sous la direction de Hassan Hattab, ne s'en prenait (du moins
officiellement) qu'aux membres des forces algériennes de sécurité
(miliciens et gardes communaux compris). En outre, une "fatwa" demandée par
le GSPC à un mufti salafiste, Abdelmoumaïn Mustapha Halima (Abou Bacir)
recommandait au groupe armé de ne pas s'en prendre aux étrangers.
Le communiqué du GSPC, daté du 26 avril, est signé de Nabil Sahraoui, alias
Abou Ibrahim Mustapha, présumé "émir" national du GSPC, remplaçant Hassah
Hattab. Il est diffusé après que de nombreux articles parus dans la presse
algérienne aient évoqué des dizaines de redditions, voire la possibilité de
redditions de plusieurs centaines de membres du GSPC qui auraient déjà
déposé les armes. Ces informations ou ces rumeurs n'ont cependant été
confirmée ni par les autorités, ni par les faits. Par ailleurs, le rapport
du Département d'Etat américain sur le terrorisme en 2003 rappelle que,
selon les autorités algériennes, le nombre de terroristes actifs en Algérie
est passé de 25'000 en 1992 à quelques centaines actuellement, ce qui
rendrait assez peu vraisemblable la reddition de "plusieurs centaines" de
"terroristes" (à moins de considérer comme des "terroristes" les femmes et
les enfants des membres de groupes armés). "El Watan" affirme, sur la base
de sa propre enquête, qu'"aucune reddition n'a été enregistrée dans la
wilaya de Bouira", ni dans celle de Mascara, et que les camps de toile
érigés au sud de Kadiria et dont la rumeur disait qu'ils étaient destinés à
abriter de futurs "repentis" abritent en réalité des militaires engagés
dans des opérations de ratissage. Une rumeur de reddition massive (de
"plusieurs dizaines de terroristes" selon les uns à plus d'une centaine
selon les autres, accompagnés de femmes et d'enfants) circule dans la
région de Seraïdi (w. Annaba), mais pas plus que les autres rumeurs du même
genre celle-ci n'a été confirmée.

(Quotidien d'Oran 2.5) Le coordinateur du contre-terrorisme auprès du
Département d'Etat américain, J. Cofer Black, a annoncé qu'il allait se
rendre "très prochaînement à Alger" afin de s'entretenir avec ses
homologues algériens dans le cadre de la lutte "antiterroriste", dans la
quelle, a-t-il affirmé, "l'Algérie joue un rôl-clé". Le rapport global du
Département d'Etat sur le terrorisme dans le monde en 2003 salue également
le rôle joué par l'Algérie de "leader régional actif et agressif dans la
lutte globale contre le terrorisme", et son appui "aux actions de la
coalition contre Al-Qaïda". Selon le rapport américain, le nombre des
"terroristes" en activité en Algérie est passé de 25'000 en 1992 à
"quelques centaines" actuellement.


FRANCE-ALGÉRIE

(Quotidien d'Oran 2.5) L'Ambassadeur de France en Algérie, Daniel Bernard,
est décédé dans la nuit du 28 au 29 avril à Paris, à l'âge de 62 ans. Le
président Bouteflika a adressé au président Chirac un message de
condoléance, exprimant son "chagrin". Daniel Bernard était en poste à Alger
depuis l'été 2002. Il avait notamment été en poste auparavant à Genève,
auprès des Nations Unies.


POLITIQUE

(Quotidien d'Oran, Liberté, El Watan 2.5) La célébration de la Journée
internationale des travailleurs, le 1er mai, a été l'occasion pour
responsables politiques et syndicaux de multiplier les déclarations
contradictoires sur la situation des travailleurs en Algérie, et sur l'état
des libertés syndicales. Pour le Secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid
Sidi Saïd, "l'Etat est toujours auprès des travailleurs (et) l'UGTA en tant
que partenaire social fait partie de cet Etat qui oeuvre à améliorer le
quotidien des travailleurs algériens". Le Premier ministre Ahmed ouyahia a
pour sa part assuré que "l'objectif du gouvernement est de dépasser les
crises politiques et d'oeuvrer avec ses partenaires sociaux pour le
développement de la politique de réconciliation nationale et la
consécration de la justice sociale".
Pour le Front des forces socialistes, en revanche, la célébration du
Premier Mai intervient dans "un climat post-électoral de fermeture de
l'espoir d'une transition démocratique" et de "refus de tout trairement
politique de la crise", avec le risque de voir se "multiplier les facteurs
de désintégration sociale". Dans une déclaration publique, le FFS dénonce
"l'aristocratie ouvrière du 1er Mai à la solde du pouvoir" (c'est-à-dire
l'UGTA) et exprime sa solidarité avec les travailleurs qui tentent de
s'organiser de façon autonome et d'arracher le respect de leurs droits. "En
l'absence de véritable contre-pouvoir, les décideurs continueront à sévir
dans l'impunité totale et à dilapider les richesses nationales", a déclaré
le Secrétaire national du FFS aux Affaires sociales et à la solidarité, Ali
Laskri. Le FFS appelle le pouvoir à "cesser toute action tendant à
restreindre l'exercice du droit syndical" et à respecter la liberté
syndicale en permettant la constitution de nouveaux syndicats et la
fédération de ces syndicats, et en reconnaissant aux syndicats autonomes le
droit de prendre part "de façon effectives" aux discussions concernant les
revendications des travailleurs et les réformes sociales.
Le Mouvement démocratique et social (MDS) salue également les travailleurs
en lutte, les assure de sa solidarité, les appelle à l'unité et à
l'organisation dans des syndicats démocratiques, des comités et des
coordinations pour "mettre un frein à la régression continue de notre pays".

(El Watan 3.5) "El Watan" annonce "de sources bien informées" un mouvement
diplomatique "dans les prochains jours", soit le remplacement de quatre
ambassadeurs d'Algérie : ceux en poste à Paris, Madrid, Rome et Londres,
quatre ambassades particulièrement importantes, et occupées par des
diplomates en poste depuis tous plus de trois ans (six ans pour
l'ambassadeur en France, M. Ghoualmi).

(ONU 29.4) Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril une
nouvelle résolution (la résolution 1541) sur le Sahara Occidental. La
résolution réaffirme le soutien du Conseil au Plan de paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental (plan Baker) et demande
à toutes les parties (et donc au Front Polisario et au Maroc) et aux Etats
de la région (et donc à l'Algérie) de coopérer avec le Secrétariat général
de l'ONU et son envoyé. Le Conseil de Sécurité a également prorogé le
mandat de sa mission au Sahara occidental, la MINURSO, jusqu'au 31 octobre
2004. L'adoption de cette résolution équivaut à un rejet de la position
marocaine, consistant à accepter l'autonomie du Sahara occidental dans le
cadre du Maroc, mais à rejeter l'éventualité de l'indépendance du
territoire occuppé par le Maroc depuis 1974. Or l'indépendance est l'une
des options devant être soumise au référendum populaire auprès de la
population du Sahara Occidental.


DROITS DE L'HOMME

(Jeune Indépendant 29.4 / El Watan 2.5) Le président de la Commission
nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de
l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a déposé le 28 avril à la présidence de
la République un "pré-rapport" sur la question des "disparus", afin
d'informer le président Bouteflika sur le travail effectué par la
commission ad hoc chargée de ce dossier. Le rapport final devrait être
remis au président Bouteflika au plus tard début mars 2005. Farouk Ksentini
a indiqué au "Jeune Indépendant" que la commission avait travaillé en
suivant trois axes : investigation (afin notamment d'évaluer le nombre des
"disparus" et de tenter de déterminer leur sort), consultation (auprès de
pays d'Amérique du Sud ayant connu le même problème des "disparus", mais
également auprès de personnalités politiques algériennes, des représentants
des familles de "disparus", de la société civile et des institutions) et
réflexion (sur les solutions possibles au problème).
Selon le quotidien londonien (en arabe) "Echarq El Awsat", Farouk Ksentini
aurait reconnu (mais oralement, et sans forcément le confirmer dans son
rapport) "la responsabilité des forces de sécurité dans la disparition de
milliers de personnes", et mis en cause "des éléments de la police, de la
gendarmerie et de l'armée". Le président de la CNCPPDH considérerait que
ces membres des forces de sécurité impliqués dans des "disparitions"
doivent être considérée, eux et non l'institution dans laquelle ils
servent, comme "responsables de leurs actes". Le pré-rapport remis au
président Bouteflika ferait état de 7250 cas de "disparitions".


MEDIA

(AFP 2.5 / Liberté, Le Matin 3.5) Le président Bouteflika a affirmé le 2
mai, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa
"détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté
d'expression, en droite ligne de la déclaration universelle des droits de
l'Homme". Le président a appelé la presse algérienne à "contribuer à la
construction de la vie démocratique" dans le pays en permettant "à la
population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le
processus décisionnel officiel et de participer à la vie politique", et
affirmé qu'elle ne subissait "aucune censure".
Dans un entretien à "Liberté", le Secrétaire général de "Reporters sans
frontières", Robert Ménard, tire un bilan "positif" de l'évolution de la
liberté de la presse en Algérie depuis 1989, si on la compare à la
situation au Maroc (où subsistent "de véritables interdits, des sujets
tabous, comme le Sahara occidental, l'armée et les affaires du Roi") ou à
la Tunisie (où "la presse est la voix de son maître"). "Ceci dit, il y a de
vrais problèmes en Algérie" en ce qui concerne la liberté de la presse et
de l'information, ajoute Robert Ménard, qui évoque "une attitude
d'hostilité vis-à-vis de la presse" de la part du président Bouteflika, un
"véritable harcèlement judiciaire" contre la presse, l'existence d'un cadre
législatif "liberticide", la situation des correspondants régionaux "qui
vivent sous la pression des notables et des potentats locaux". Mais la
presse algérienne elle-même n'est pas exempte de reproches : sa "marge de
transparence est réduite", de nombreux journaux "s'abstiennent de rendre
publics les chiffres des tirages et des ventes", plusieurs titres "ont,
dans la critique, dépassé les limites dans le respect de la vie privée" et
se sont livrés à "des dépassements et des attaques au-dessous de la
ceinture". Pour le secrétaire général de RSF, si la liberté de la presse
est plus grande en Algérie que partout ailleurs en Afrique du nord, on y
reste encore "loin des pays où la liberté de la presse est respectée". Dans
le rapport 2003 de RSF, l'Algérie occupe la 108ème place (sur 166) au
classement de mondial de la liberté de la presse. En Afrique, elle a été en
un an dépassée par le Bénin, le Ghana, Madagascar, le Burundi et le Togo.
Dans le monde "arabo-musulman", elle est derrière le Liban et le Koweït,
mais devant le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie. Les pays les plus
"liberticides" en matière de liberté de presse sont, selon RSF, la Corée du
nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan.

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 2 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,18 Euro
1,82 Franc suisse

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COMMENT NOUS SOUTENIR

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro.

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#1910 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Lundi 10. Mai 2004  22:16
Sujet: Interruption du Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
Envoyer un message Envoyer un message
 
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La parution du BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE publié par la
Commission socialiste de solidarité internationale (Genève)  est
interrompue pour des raisons trivialement matérielle, jusqu'à nouvel ordre.

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Le soutien reçu
jusqu'à présent (merci à celles et ceux qui l'ont manifesté) a donc permis
sa parution jusqu'au dernier numéro que vous avez reçu. La parution du
bulletin reprendra lorsqu'un soutien suffisant aura à nouveau été obtenu

Pour nous soutenir, il suffit de nous adresser un virement bancaire au
compte 16.882.362.9/03 (IBAN : CH32 0843 0016 8823 6290 3)
Banque Migros, 1211 Genève 3
au nom de : Pascal Holenweg, avec mention "Bulletins CSSI - Algérie".

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#1911 De: ahmed benmedjeghaia <ahmedadr2000@...>
Date: Vendredi 7. Mai 2004  19:17
Sujet: Re: Cherche contacts et poste sur ALGER MERCI
ahmedadr2000
Envoyer un message Envoyer un message
 
salut mon ami .je te  plus de precision.. merci a ton
sujet que fais tu exactement  amicalement  ahmed
..adrar






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#1912 De: Tahar HAMADACHE <thamadachedz@...>
Date: Dimanche 16. Mai 2004  10:42
Sujet: Fwd: [projets_algerie] Langues officielles : l'exemple Sud-Africain
thamadachedz
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour !
Le débat sur le caractère des langues algériennes continue fort heureusement. Au
lieu, il est vrai, que le règelement de la question identitaire et linguistique
soit concrétisé dès l'indépendance comme attribut et comme élément fondamental
du recouvrement de notre indépendance et de notre souveraineté afin de renouer
avec une évolution normale, naturelle, sans effort de normalisation autoritaire
et sans lien viable avec notre réalité historiquene, on ne finit pas de le
reporter, de leconditionner, d'en triturer les éléments jusqu'au travestissemnt
des réalités et des enjeux y afférents. Référendum, caractères autres que ceux
choisis par les défenseurs et les utilisateurs, etc. Notre ami Boualem Aourane
intervient. Il nous ramène un parfum de justice et de vérité du pays qui a vu le
Mahatma Ghandi faire ses premiers pas militants et vu le non moins vénérable
Nelson Mandela devenir président de la République après y avoir été le plus
ancien prisonnier politique sous l'appartheid.
  Puissent de tels arguments aider les notres à relancer le débat de manière
davantage performante et nos autorités ceser de s'interposer entre les algériens
et le destin commun qui est le leur et qu'ils désirent : un destin de liberté,
de solidarité et d'institutionnalistaion des droits. (Re)Lisons et faisons lire
ce que notre ami Boualem Aourane nous soumet :

--- Boualem Aourane <> a écrit : >
  À: projets_algerie@...
> Date: Sun, 16 May 2004 00:55:01 +0000
> Objet: [projets_algerie] L'exemple Sud-Africain
>

---------------------------------
Azul, salam
Fidéle à la politique d’exclusion linguistique poursuivie par le pouvoir
algérien depuis l’indépendance, Bouteflika ne cesse de répéter qu’il ne saurait
y avoir de nation unie avec plus d’une langue officielle. Le spectre de la
division est donc toujours brandi face à une revendication légitime potée par
des millions d’Algériens.

Le plus bel exemple qui contredit de façon catégorique ces sentences d’un autre
âge, nous vient de notre propre continent africain. ¸A la fin de l’apartheid ,
le peuple sud-africain s’est doté d’une constitution interdisant toute forme de
discrimination et rétablissant les populations dans tous leurs droits dont les
droits linguistiques.

Ainsi, pas moins de 11 langues usitées dans ce pays sont reconnues comme langues
officielles et les différents paliers de gouvernement chargés d’assurer leur
promotion et leur utilisation de façon équitable. En plus de celà , est exigé le
respect de la langue des signes et toutes les autres langues utilisées en
Afrique du Sud par des communautés étrangéres et/ou religieuses.

Avec 11 langues officielles,l'Afrique du sud ,débarassée de l'apartheid , avance
dans la voie du progrès. La reconnaissance de Tamazight comme deuxième langue
officielle ne peut donc que raffermir l'unité du peuple algérien contrairement à
ce qu'on nous rabache depuis si longtemps.

Ci-dessous, un extrait du chapitre 1 de cette constitution adoptée en 1996,
concernant les langues, tiré et traduit de l’anglais à partir du site du
gouvernent Sud-africain : http://www.gov.za/structure/constitution.htm

Ar tufat

Boualem

################################################################################\
##
Langues


6. (1) les langues officielles de la République sont : Sepedi, Sesotho,
Setswana,

siSwati, Tshivenda, Xitsonga, afrikaans, anglais, isiNdebele, isiXhosa et
isiZulu.

(2) identifiant l'utilisation et le statut historiquement diminués des langues
indigènes

de nos personnes, l'état doit prendre des mesures pratiques et positives afin
d'élever le statut et de faire avancer l'utilisation de ces langues.

(3) le gouvernement national et les gouvernements provinciaux peuvent employer

toutes les langues officielles particulières pour les buts du gouvernement,
tenant

compte de l'utilisation, du caractère pratique, des dépenses, des circonstances

régionales et de l'équilibre des besoins et des préférences de la population
dans

l'ensemble ou dans la province concernée ; mais le gouvernement national et

chaque gouvernement provincial doivent employer au moins deux langues

officielles. Les municipalités doivent tenir compte de l'utilisation de langue
et des

préférences de leurs résidants.

(4) le gouvernement national et les gouvernements provinciaux, par mesures

législatives et autres, doivent régler et surveiller leur utilisation des
langues

officielles. Sans amoindrir les dispositions de la sous-section (2), toutes les
langues

officielles doivent apprécier la parité de l'estime et doivent être traitées

équitablement.

(5) un conseil sud-africain de langue établi par la législation nationale doit
favoriser,

et créer les conditions pour, le développement et l'utilisation de toutes les
langues

officielles ; les langues de Khoi, de Nama et de San ; la langue de signe ; et
favoriser

et assurer le respect pour tous les langages généralement utilisées par les

communautés en Afrique du Sud, y compris l'Allemand, le Grec, le Gujarati, le

Hindi,le Portugais, le tamil, le Telegu et l'Urdu ; l’arabe, le hébreu, le
Sanskrit et

d'autres langues utilisés pour des buts religieux en Afrique du Sud.







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#1913 De: Pascal Holenweg <pascal.holenweg@...>
Date: Lundi 17. Mai 2004  16:38
Sujet: Interruption du Bulletin de la CSSI sur l'Alg
pascal.holenweg@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

La parution du BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGE'RIE publie' par la
Commission socialiste de solidarite' internationale (Gene`ve) est
interrompue pour des raisons trivialement mate'rielle, jusqu'a` nouvel
ordre.

Ce bulletin parai^t en fonction du soutien qu'il rec,oit. Le soutien
rec,u jusqu'a` pre'sent (merci a` celles et ceux qui l'ont manifeste') a
donc permis sa parution jusqu'au dernier nume'ro que vous avez rec,u. La
parution du bulletin reprendra lorsqu'un soutien suffisant aura a`
nouveau e'te' obtenu

Pour nous soutenir, il suffit de nous adresser un virement bancaire au
compte 16.882.362.9/03 (IBAN : CH32 0843 0016 8823 6290 3)
Banque Migros, 1211 Gene`ve 3
au nom de : Pascal Holenweg, avec mention "Bulletins CSSI - Alge'rie".

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne me'rite ni e'gards, ni
patience"
(Rene' Char)

COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITE' INTERNATIONALE
CP 343
CH-1211 Gene`ve 4

Tel +41 79 462 39 15
E-mail : cssi@...

http://membres.lycos.fr/troubles/homepage.htm
http://site.ifrance.com/troubles/index.htm
http://isuisse.ifrance.com/CSSI-Troubles/
http://www.perso.ch/troubles/index.htm

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#1914 De: noureddine mimoun <mimoun18@...>
Date: Mardi 18. Mai 2004  11:00
Sujet: commentaire
mimoun18
Envoyer un message Envoyer un message
 
Monsieur,

j'ai lu votre "article message" avec beaucoup de
précaution,car une erreure de jugement est glissée
dans votre comparison entre le système d'Aparthaid en
Afrique de Sud et celui de l'Algérie.
La question de langue n'était en Afrique de Sud que la
cerise sur le gateau, avant, il y avait un système
autoritaire qui nie toute une partie de sa population
, pas seullement dans sa langue, mais aussi dans ses
droits les plus fendamentaux, sur une base de race et
d'ethnie, ce n'est pas vraiment le même schéma en
Algérie, c'est pluôt les droits de tout les Algériens
qui sont baffoués, la langue tamazigh fait partie de
cette logique et pas d'une discrimination ratialle.
elle ne peut être reglée que dans ce cadre et je pense
qu'on ai loins trés loins d'y arriver.
J'ai toujours pensé que le combat de la Kabylie
dépasse le stade de la langue car le pouvoir en place
est capable de reconnaittre ce droit s'il est sûr de
rester en place et de cesser toute une autre
revendication plus profonde et plus générale.
Cette question ne dérange pas vraiment le pouvoir
qu'elle inquiète le reste de l'Algérie qui n'ont
jamais compris l'ampleure de telle revendication et
les modalités de sa réalisation (le pouvoir est pour
quelque chose):le manque de transparence et de débat
politique réel compliquent les choses, les gens qui
sont dèriére cette revendication n'ont jamais entamé
des démarches vers le reste de la population (qui ne
sont pas directement liés)en sorte de les convaincre
qu'il s'agit de l'avenir des futures générations,des
générations qui n'auront aucun problème avec
leur(s)Histoire (s) et leures identité(s).
cette réalité a resumé la queston à un problème entre
les kabyles et le pouvoir et non entre tout les
algériens et ce même pouvoir...
un proverbe arabe dit"l'Homme redoute ce qu'il
ignore", les arabes(plutôt les Amazighes qui ne
parlent pas le dialecte)Algériens ont peures de se
trouver l'exclusion devant une langue qu'ils ignorent
complétement alors que toute une région l'éxserce
depuis des siécles.
la vérité est que les enfants, nos enfants se
trouveraient à égalité devant une langue que même les
Kabyles ne connaissent que son dialecte, le même
découverte des Kabyles de l'Arabe classique, ça n'a
jamais empéché les Kabyles aprés d'être des bons et
même des excellants Arabophones.

et c'est à cause(grace) à ce manque de démarches vers
le reste des Algériens que le pouvoir compte sur ce
référendum pour bloquer toute institutionnalisation de
cette langue.
je ne veux pas aborder la peure de régionnalisation
qui est ancrée dans la société algérienne et qui lui a
causé beaucoup de mal, une régionnalisation qui s'est
traduite dans les administrations et les institutions
de l'Etat:d'une banque à un ministère, tout ça sur le
dos des comptétences et de la transparence qu'exsige
tout developpement ou démocratie qui se respectent.

Pensez y , mon ami, et essayons de commencer un
travail, un long celui la,vis à vis de tout les
Algériens en dé- diabolisant la revendication de la
langue Amazighe ô commbien légitime.
mes salutations les plus distinguées.
ton compatriote l'Oranais Mimoun M Nordine









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#1915 De: Tahar HAMADACHE <thamadachedz@...>
Date: Mardi 18. Mai 2004  21:00
Sujet: Fwd: Langues offcielles : le cas de l'Afrique du Sud
thamadachedz
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour cher monsieur
Il est bien vrai que le système algérien ne s'est pas calqué sur celui de
l'Afrique du Sud. S'il ne s'agissait que de comparer entre ces deux systèmes, le
femme algérieinne a voté pour l'autodétermination et n'a pas cessé de voter,
comme toute personne algérienne, lors de chaque scrutin à moins d'abstention
volontaire, meme si les résultats des scrutains n'ont pas toujours été la
traduction du contenu de l'urne.

Personnellement, j'ai d'abord noté comment une société, un peuple, une nation
qui décide de s'émanciper de toute ségrégation et de tout déni de droit
commencent par reconnaitre le maximum de ce qu'ils peuvent reconnaitre comme
langues (en l'occurence, onze langues!) et de lui donner le caractère officiel
autant que le fonctionnement des structures de l'Etat ne s'en trouve pas piégé
et de reconnaitre comme national, digne de respect, de préservationet de
promotion tout ce qui relève du patrimoine national, aussi lmté soit son usage
quotidien.

Bien entendu que comparaison n'est pas raison et il ne serait pas intelligent
d'aborder la question de la langue concomitamment avec celle, par exemple, d'une
éventuelle réforme des structures de l'Etat qui soulève d'autres enjeux,
autrement très importants.

Il est vrai aussi que nous avons, en tant qu'Algériens, un déficit en cadres de
concertations et de matérialisation des solidarités. Nous nous rendons compte
peu à peu que nous en avons besoin, au fur et à mesure que les jeunes y forcent
par leur fougue, d'une région à une autre, et au fur et à mesure que nous nous
rendons compte que nous ne pouvons compter que sur nos propres efforts pour nous
enquérir de la réalité des mouvements sociaux, dans le sud quand on est dans la
Soummam ou dans le Sebaou, en Kabylie lorsqu'on est dans les Aurès ou à Abadla,
etc.

Je voudrais dire que j'ai remarqué la très grande pertinence d'intellectuels 
-pour céder un peu ironiquement à certains clichés, pourtant arabophones- dans
leur approche de la crise dite du Printemps noir. C'est à cette aune que l'on
doit mesurer, à défaut d'un mouvement d'ampleur nationale synchronisé, la
réalité de la lutte pour le recouvrement de la souverainieté populaire. Il est
vrai que les mécanismes de division opèrent encore quoique de moins en moins. Il
faudrait parvenir à dépasser la dépendance vis à vis des canaux établis, assez
décridibilisés d'abord en multipliant les contacts, les réseaux d'amitié à la
base (sans lesquels les forces d'alénation hégémonistes auraient réussi à
colorer les événements du Printemps noir à leur guise) et en s'invitant, de
manière aussi généreuse que la votre présente, dans tous les débats qui nous
concernent en vérité sans aucune distinction et qui concerne égalment tous ceux
qui, de par le monde, n'ont pour l'Homme que des désirs de
  dignité, de liberté et d'espérance.
Le message original ayant été transmis par un membre de "projets_algerie" à ce
yahoogroupe, je me permettrai de diffuser par la même occasion une copie de ce
message à travers le yahoogroupe sus cité.
Avec mes cordiales salutations,
Tahar Hamadache.

noureddine mimoun <mimoun18@...> wrote:

À: CSSI-Algerie@...
De: noureddine mimoun
Date: Tue, 18 May 2004 13:00:33 +0200 (CEST)
Objet: [CSSI-Algerie] commentaire

Monsieur,

j'ai lu votre "article message" avec beaucoup de précaution, car une erreur de
jugement est glissée dans votre comparison entre le système d'Aparthaid en
Afrique de Sud et celui de l'Algérie.

La question de langue n'était en Afrique de Sud que la cerise sur le gateau,
avant, il y avait un système autoritaire qui nie toute une partie de sa
population , pas seullement dans sa langue, mais aussi dans ses droits les plus
fendamentaux, sur une base de race et d'ethnie, ce n'est pas vraiment le même
schéma en Algérie, c'est pluôt les droits de tout les Algériens qui sont
baffoués, la langue tamazigh fait partie de cette logique et pas d'une
discrimination ratialle.

elle ne peut être reglée que dans ce cadre et je pense qu'on ai loins trés loins
d'y arriver.

J'ai toujours pensé que le combat de la Kabylie dépasse le stade de la langue
car le pouvoir en place est capable de reconnaitre ce droit s'il est sûr de
rester en place et de cesser toute une autre revendication plus profonde et plus
générale.

Cette question ne dérange pas vraiment le pouvoir qu'elle inquiète le reste de
l'Algérie qui n'ont jamais compris l'ampleure de telle revendication et les
modalités de sa réalisation (le pouvoir est pour quelque chose):le manque de
transparence et de débat
politique réel compliquent les choses, les gens qui sont dèriére cette
revendication n'ont jamais entamé des démarches vers le reste de la population
(qui ne sont pas directement liés)en sorte de les convaincre
qu'il s'agit de l'avenir des futures générations, des générations qui n'auront
aucun problème avec leur(s)Histoire (s) et leures identité(s).

cette réalité a resumé la queston à un problème entre les kabyles et le pouvoir
et non entre tout les algériens et ce même pouvoir...

un proverbe arabe dit"l'Homme redoute ce qu'il
ignore", les arabes(plutôt les Amazighes qui ne parlent pas le
dialecte)Algériens ont peur de se trouver dans l'exclusion devant une langue
qu'ils ignorent complétement alors que toute une région l'exerce depuis des
siécles.

la vérité est que les enfants, nos enfants se
trouveraient à égalité devant une langue que même les Kabyles ne connaissent que
dans son dialecte, le même découverte des Kabyles de l'Arabe classique, ça n'a
jamais empéché les Kabyles aprés d'être des bons et même des excellants
Arabophones.

et c'est à cause(grace) à ce manque de démarches vers le reste des Algériens que
le pouvoir compte sur ce référendum pour bloquer toute institutionnalisation de
cette langue.

je ne veux pas aborder la peur de  régionnalisation qui est ancrée dans la
société algérienne et qui lui a causé beaucoup de mal, une régionnalisation qui
s'est
traduite dans les administrations et les institutions de l'Etat : d'une banque à
un ministère, tout ça sur le dos des comptétences et de la transparence qu'exige
tout developpement ou démocratie qui se respectent.

Pensez y , mon ami, et essayons de commencer un travail, long celui la, vis à
vis de tout les Algériens en dé-diabolisant la revendication de la langue
Amazighe ô commbien légitime.
mes salutations les plus distinguées.
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#1916 De: kiss cool <kisscoolskin@...>
Date: Vendredi 21. Mai 2004  17:43
Sujet: projet création club de scrabble à alger
kisscoolskin
Envoyer un message Envoyer un message
 
voila je m'appelle isabelle,
en ce moment je suis à alger au centre culturel
français et ils sont à la recherche d'un projet de
création d'un club de scrabble à alger pour ses
adhérents , seriez vous intéressés vu qu'il y en a au
maroc , en tunisie mais pas en algérie .
alors que l'algérie est le 2 eme pays francophone
avant la belgique et quebec!
et que la candidate algérienne à questions pour un
champion a gagné la derniére édition!
voila , j'attend votre réponse avec impatience!
a+
Isabelle Delaunay






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#1917 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Samedi 22. Mai 2004  0:35
Sujet: 22.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
Envoyer un message Envoyer un message
 
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 22 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

Voir en fin de bulletin :
- relation officielle française du point de presse du président Jacques
Chirac à l'issue de sa visite à Alger, le 15 avril 2004
- Interview accordée le 4 mai par Djamel Zenati (FFS) au "Matin" (édition
du 5 mai)

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

Algérie: poursuite judiciaire de M. Mohamed Smaïn

APPEL URGENT – L'OBSERVATOIRE

Nouvelles informations
DZA 001/0404/OBS 024.1
Poursuites judiciaires
Algérie
19 mai 2004

L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, vous prie d'intervenir
d'urgence à propos de la situation suivante en Algérie.

Nouvelles informations :

L'Observatoire a été informé que M. Mohamed Smaïn, responsable de la Ligue
algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH) à Relizane, a été
convoqué le 16 mai 2004 par la police judiciaire pour être entendu dans le
cadre d’une plainte pour “diffamation et dénonciation de crime imaginaire”
déposée par l'ancien maire de Relizane, M. Mohamed Abed. Cette plainte est
actuellement instruite par le Procureur général près la Cour de Relizane.

Cette convocation est directement liée à la plainte pour torture, actes de
barbarie et crimes contre l'humanité déposée en janvier 2004 par la FIDH et
la Ligue française des droits de l'Homme et du citoyen (LDH), devant le
Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Nîmes,
contre MM. Abdelkader et Houcine Mohamed, deux anciens membres de la milice
de Relizane résidant aujourd’hui en France. Ces derniers ont été mis en
examen et ont aussitôt été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Or il se trouve que MM. Abdelkader et Houcine Mohamed sont les fils de M.
Mohamed Abed, instigateur de la plainte contre M. Smaïn. L’Observatoire
rappelle qu’en mars 2004, M. Smaïn est venu témoigner devant le juge
d’instruction de Nîmes et qu’il s’est récemment constitué partie civile en
sa qualité de représentant de la LADDH dans cette même affaire. Depuis son
retour en Algérie, M. Smaïn a été soumis à diverses pressions et
harcèlements par les autorités de son pays (voir ci-dessous).

L’Observatoire s’étonne de la diligence dont ont fait preuve les autorités
judiciaires dans le traitement de cette plainte. A titre indicatif,
l’Observatoire rappelle que M. Smaïn a déposé plus d’une centaine de
plaintes au nom des familles de victimes, notamment pour crimes de
disparitions forcées et torture, et qu’aucune suite n’a jamais été donnée à
ces plaintes par les autorités judiciaires.

Rappel des faits :

Depuis son retour en Algérie, début avril 2004, M. Smaïn a été soumis à
divers pressions et harcèlements par les autorités de son pays. Il a
notamment été arrêté par la gendarmerie le 10 avril 2004, alors qu'il se
trouvait en compagnie de journalistes enquêtant sur les disparitions
forcées et venus, à cette fin, rencontrer des témoins sur place. Au terme
de 20 heures de détention, M. Smaïn a été informé de poursuites intentées
contre lui pour “outrage à corps constitué”. Le groupe de gendarmerie de
Relizane a refusé de lui rendre ses papiers de voiture. L'audience qu'il
avait alors demandée auprès du Procureur Général lui a été refusée.

L'Observatoire rappelle que M. Smaïn a déjà été condamné, en appel, à un an
de prison ferme et à une amende de 5000 dinars, au titre de dommages et
intérêts, en plus de 30 000 dinars à verser à chacun des plaignants, pour
“diffamation, dénonciation calomnieuse et déclarations sur crimes
imaginaires”, après avoir alerté la presse algérienne de l'exhumation d'un
charnier par les services de gendarmerie, à laquelle avait assisté M.
Fergane, ancien maire de Relizane (Cf. Rapport annuel 2002 et Rapport de
missions internationales d'observation judiciaire, Instrumentalisation de
la justice : les victimes et leurs défenseurs sur le banc des accusés, 5
juillet 2002). A ce jour, la procédure reste pendante devant la Cour suprême.

Actions demandées :

Merci d'écrire aux autorités algériennes et leur demander de :

i. mettre fin au harcèlement dont est victime M. Mohamed Smaïn, et veiller
à ce que les charges pesant contre lui soient abandonnées, celles-ci
constituant un acte de représailles à son activité en faveur des familles
de victimes en Algérie ;
ii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des
droits de l'Homme adoptée le 9 décembre 1998 par l'Assemblée générale des
Nations unies, notamment à son article 1 selon lequel " chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d'autres, des promouvoir la
protection et la réalisation des droits de l'Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international " et à son article 9§3c
qui prévoit que chacun à le droit « [d]'offrir et prêter une assistance
juridique professionnelle qualifiée ou tout autre conseil et appui
pertinents pour la défense des droits de l'homme et des libertés
fondamentales »;
iii. se conformer en toutes circonstances aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l'Homme et des instruments
internationaux relatifs aux droits de l'Homme liant l'Algérie.

Adresses :

- M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République
Fax 00 213 21 744 721
E-mail President@...
- M. Yazid Zenhouli, Ministre de l'Intérieur, Ministère de l'Intérieur,
18 rue Docteur Saâdane, Alger / Algérie
Fax 00 213 21 73 61 06
- M. Mohammed Charfi, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice,
8 Place Bir-Hakem El-Biar, Alger / Algérie
Fax 00 213 21 92 21 95
- M. Rachid Ksentini, Président de la Commission Nationale Consultative de
Promotion et de Protection des Droits de l'Homme : Tel/Fax (+213 2) 21 939
005/ +213 21 239 037

Paris - Genève, 19 mai 2004

Merci de bien vouloir informer l'Observatoire de toutes actions entreprises
en indiquant le code de cet appel.

L'Observatoire, programme de la FIDH et de l'OMCT, a vocation à protéger
les défenseurs des droits de l'Homme victimes de violations et à leur
apporter une aide aussi concrète que possible.

L'Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l'Homme de la
République Française.

Pour contacter l'Observatoire, appeler La Ligne d'Urgence :
Tel et fax FIDH : 33 (0) 1 43 55 20 11 / 01 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : +4122 809 49 39 / 41 42 809 49 29

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

VIOLENCES

(Liberté 18.5 / corr) Un jeune garçon de Taghit, près de Tkout (w. Batna) a
été tué d'une rafale de kalachnikov par la garde communale, pour un vol de
confiserie, le 13 mai, et un autre passé à tabac pour la même raison. Selon
des habitants, les gardes communaux auraient tenté ensuite de faire passer
cette bavure pour un affrontement avec un groupe armé. Le 14 mai, les
habitants de Tkout ont protesté contre le meurtre, dénoncé les gardes
communaux et exigé la traduction du meurtrier devant la justice. De jeunes
manifestants ont baré la route de Biskra, et mis le feu au siège de la
garde communale.
Près de 200 habitants de Tkout, dont des délégués du mouvement citoyen
local, ont été arrêtés, et la ville a été littéralement occupée par les
gendarmes, les CNS et les garde mobiles, pendant que les commerçants
observaient un mouvement de grève générale. Les proches de délégués arrêtés
ont dénoncé les mauvais traitement que leur ont fait subir gendarmes et
policiers. Plusieurs dizaines de militants du mouvement citoyen ont pris le
maquis pour échapper à la répression. Des tentatives de médiation engagées
par des anciens combattants de la guerre de libération ont été repoussées
par la gendarmerie.

  (AFP 7.5) Un membre d'un groupe arné a été tué et un autre blessé le 6 mai
par les forces de sécurité à El Ancer, dans la région de Jijel.

(Le Matin 9.5) Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Matin") a été
tué dans une opération de l'armée au douar Ouled Ziane, près de Keddara, à
la limite des wilayates de Boumerdès et de Bouira.

(AFP 18.5) Deux militaires ont été tués et au moins treize blessés dans un
attentat à la bombe perpétré par un groupe armé dans les maquis des Babors,
dans la région de Sétif, le 17 mai.

(AFP 20.5) Un militaire a été tué et quatre blessés (dont deux officiers
supérieurs, selon "La Tribune" dans l'explosion de trois bombes pendant un
ratissage à Beni Snous, dans la région de Tlemcen, le 19 mai.

(APS 21.5) Un militaire a été tué et quatre autres blessés dans un attentat
à la bombe au passage d'un convoi militaire, le 21 mai, à Birem, près
Tadmaït (w. Tizi Ouzou).

(Corr) Au moins vingt-cinq personnes ont été tuées, dont au moins un tiers
de membres de groupes armés, et au moins onze membres des forces de
sécurité, dans les trois premières semaines de mai dans des violences
impliquant des groupes armés e/o les forces de sécurité, selon un bilan
partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse
e/o les autorités.


GROUPES ARMÉS

(Le Matin, Liberté 9.5 / AP, ATS 18.5 / AFP 19.5) Après des informations
selon lesquelles l'"émir" du GSPC Abderrazal "le para" se serait tué
accidentellement, des informations, également en provenance du Tchad ont
d'abord indiqué qu'il serait toujours vivant mais aurait été retenu
prisonnier, avec neuf membres de son groupe,  par un groupe armé tchadien,
qui aurait réclamé une rançon à un "pays tiers" pour le lui livrer. Une
porte-parole de la Justice allemande a annoncé le 18 mai son arrestation au
Tchad, mais plusieurs responsables tchadiens ont déclaré à l'AFP le
lendemain ne pas être au courant de cette arrestation. De leur côté, les
autorités algériennes ont également annoncé ne pas disposer d'informations
précises et fiables sur l'identité de l'homme arrêté au Tchad, et attendre
d'être sûres qu'il s'agit bien d'Abderrazak pour demander son extradition,
laquelle pourrait également être demandée par l'Allemagne (toujours dans
l'hypothèse où il s'agit bien de l'"émir" du GSPC).
Abderrazak (de son vrai nom Amari Saïfi) fait l'objet de deux mandats
d'arrêts, l'un algérien et l'autre allemand lancé après l'enlèvement de
plusieurs ressortissants allemands(ainsi que des suisses, néerlandais et
autrichiens)  par son groupe dans le sud algérien. En mars, les autorités
tchadiennes avaient annoncé que des combats opposant l'armée tchadienne au
groupe d'Abderrazak avaient fait 43 morts dans les rangs du groupe, alors
que celui-ci tentait de rejoindre un groupe armé tchadien lié au Mouvement
pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), qui a, dans un premier
temps, démenti. C'est ce groupe armé tchadien qui aurait détenu l'émir du
groupe armé algérien. Mais des sources militaires à Bamako avaient affirmé
précédemment qu'Abderrazak combattait aux côtés du groupe tchadien, et des
représentants de celui-ci ont refusé de confirmer l'une ou l'autre des
informations ou des rumeurs circulant sur le sort d'Abderrazak.

(Reuters 9.5) Un ressortissant algérien  (l'imam d'une mosquée de Florence)
et quatre ressortisants tunisiens ont été arrêtés dans la région de
Florence par la police italienne, qui les soupçonne d'être membres d'une
organisation islamiste (Ansar al Islam) ayant recruté des kamikazes pour
des attentats en Irak.


FRANCE-ALGERIE

(Le Monde 14.5) Les douze intellectuels français* qui avaient invité le 31
octobre 2000 l'Etat français à reconnaître et condamner officiellement les
exactions commises pendant la Guerre d'Algérie ont réitéré leur appel.
Les signataires de l'appel voient dans le scandale suscité par les sévices
perpétrés par des militaires de la coalition d'occupation de l'Irak sur des
prisonniers irakiens la confirmation que le recours à la force pour régler
un conflit politique "débouche immanquablement sur le pire", mais ajoutent
que si la France veut être crédible dans sa condamnation des pratiques de
torture, elle ne peut "pas se contenter de (les) déplorer chez les autres",
mais doit aussi les condamner chez elle, et donner "l'exemple du rejet de
ces pratiques qui entachent l'honneur de tout un peuple". Les signataires
de l'appel signalent d'ailleurs que les tortures dont des Irakiens ont été
victimes du fait de membres de la coalition anglo-américaine en Irak ont
été reconnues et dénoncées bien plus clairement et plus rapidement par les
autorités des pays concernés que cela n'avait été le cas par les autorités
françaises lors de la Guerre d'Algérie.
*notamment : Germaine Tillon, Henri Alleg, Simone de Bollardière, Josette
Audin, Pierre Vidal-Naquet et Gisèle Halimi.


POLITIQUE

(Quotidien d'Oran 10.5) Les pressions se renforcent au sein du FLN pour que
le président (FLN pro-Benflis) que l'Assemblée populaire nationale, Karim
Younès, quitte son poste, ce qu'exige le "mouvement de redressement"
(pro-Bouteflika) au sein du parti. Une pétition a été lancée par le député
(FLN pro-Bouteflika) Abdelwahid Bouabdallah, invitant Karim Younès à
démissionner. En ce cas se poserait, au sein du FLN, le problème de sa
succession, les partisans de Benflis proposant, selon "Le Quotidien
d'Oran", Messaoud Chihoub, et les "redresseurs" Ahmed Mamouni.

(L'Expression 15.5) L'ancien Premier ministre Mouloud Hamrouche d'une part,
le porte-parole du Front des forces socialistes Karim Tabbou d'autre part,
ont confirmé une série de rencontres, et des contacts réguliers, entre
Mouloud Hamrouche, Abdelhamid Mehri et le FFS. ces contacts ne sont
d'ailleurs pas nouveaux, mais ils semblent s'itensifier depuis l'élection
présidentielle. Hamrouche, Mehri et le FFS semblent en effet partager la
même conviction que ce scrutin a clarifié les choses. Pour Karim Tabbou, il
a rendu évident que "la scène politique s'est scindée en deux" avec d'une
part "les éléments plus ou moins ouvertement au service du pouvoir", et
d'autre part l'opposition réelle.

(El Watan 9.5) L'Union nationale de la santé et de la population (syndicat
autonome affilié au SNAPAP) a décidé le 6 mai de reprendre le mouvement de
grève qu'elle avait gelé le 11 février. La reprise de la grève est motivée
par "l'attitude méprisante" du ministère de la Santé face aux
revendications du syndicat.

(ONU 14.5) Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a mis
en place une série de navettes aériennes entre l'Algérie et le Sahara
occidental pour permettre aux Sahraouis réfugiés en Algérie, dans la région
de Tindouf, de rencontrer leurs familles restées au Sahara occidentalk. Le
14 mai, un vol du HCR a emmené de Smarra (Sahara occidental) à Tindouf 26
personnes, qui ont rendu visite à des membres de leur famille vivant dans
les camps de la région de Tindouf, et, en sens inverse, un vol a transporté
27 réfugiés sahraouis de Tindouf à Smarra pour leur permettre à eux aussi
de rencontrer leur famille. Plus de 420 sahraouis, restée au Sahara
occidental ou réfugiés en Algérie, ont pris part à cette opération, qui
concerne en Sahara les villes de Smarra, Laayoun et Dakhla, et devrait
également concerner la ville de Bouldjour.


ECONOMIE

(Liberté 9.5) Avec un prix du baril de brut frôlant les 40 dollars US, en
hausse de 56 % en un an, et à un niveau record depuis 14 ans, l'Algérie
devrait engranger de recettes à l'exportation exceptionnelles, du moins si
les cours se maintiennent à un tel niveau -ce qui n'est pas certain,
puisque ces cours sont à la fois triputaires de la situation au
Moyen-Orient, dont les développements sont imprévisibles, et de la
spéculation des fonds de pension (qui spéculent à la hausse du pétrole mais
sont capables de vendre massivement au premier fléchissement des cours,
faisant retomber ceux-ci).
En 2003, Sonatrach a fait un chiffre d'affaires de 25,1 milliards de
dollars et a versé au trésor algérien, au titre de la fiscalité
pèétrolière, près de 1300 milliards de dinars (environ 15 milliarde d'euros).


SOCIÉTÉ

(El Watan 9.5) Une nouvelle mouture du Code de la Famille sera "bientôt"
présentée au Parlement, a annoncé le Premier ministre Ouyahia. Selon "El
Watan", les modifications apportées à l'actuel code seraient "subsidiaires"
: ni la polygamie, ni la tutelle de la femme pour le mariage ne seraient
abolies.En revanche, l'établissement d'acte (ou de contrat) de mariage
permettant aux futurs époux de s'entendre sur le partage des biens acquis
pendant la période du mariage et sur le travail des femmes serait
introduit. Le travail de l'épouse ne serait plus un motif de refus du droit
de garde des enfants par la mère. Un fonds public garantissant le paiement
des pensions alimentaires serait créé. Le nombre des motifs valables pour
l'épouse de demander le divorce serait augmenté.

(AP 9.5 / El Watan 10.5) Treize nouveaux-nés sont morts le 7 mai à
l'hôpital de Djelfa, victimes de négligences. Ils sont morts d'une
septicémie liée à leur transfert d'une salle à l'autre, sans respect des
normes d'hygiène. Selon des médecins de l'hôpital, qui ont observé un
sit-in de protestation, le directeur de l'hôpital aurait décidé du
transfert des 13 bébés, qui étaient placés sous assistance médicale en
couveuse, contre l'avis des pédiatres. Le ministère de la Santé a dépêché
une commission d'enquête (composée de six médecins) à Djelfa pour faire
"toute la lumière" sur le décès de ces nourrissons. Entre le 1er avril et
le 5 mai 2004, selon "El Watan", 14 nourrissons de moins de sept jours sont
morts dans cet hôpital.
La Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme a signalé que la
couverture sanitaire dans la wilaya de Djelfa ne touchait que 10 % de la
population, et que le service des urgences du centre hospitalier de Djelfa
(250'000 habitants) ne pouvait compter que sur un seul médecin.

(AP 15.5) Les Universitaires algériens se sont inquiété, lors d'un colloque
organisé début mai à l'Université islamique Emir Abdelkader de Constantine,
de l'évangélisation (chrétienne, par pléonasme) de la Kabylie, et ont
avancé le chiffre de 15 églises chrétiennes dans la seule ville de Tizi
Ouzou, dont deux seulement sont officiellement agréées par les autorités.
Selon l'un de ces universitaires, Amar Haouli, plus de 30 % des habitants
de la Kabylie fréquenteraient les églises chreétiennes, mais dans la
plupart des cas pour bénéficier des aides financières des missionnaires qui
"mettant à profit la détérioration des conditions sociales, (...) la
violence terroriste et un taux d'analphabétisme important, proposent leurs
services aux démunis" tout en tentant de les évangéliser. Du coup, une
"cellule de lutte contre l'évangélisation" a décidé de diffuser le Coran en
traduction tamazigh, dont 10'000 exemplaires auraient déjà été distribués.
Officiellement, aucun phénomène d'évangélisation important n'est constaté
en Algérie, et la population du pays serait toujours à 99 % musulmane. On
compterait cependant environ 10'000 catholiques et entre 5000 et 20'000
protestants en Algérie.


DROITS DE L'HOMME

(Jeune Indépendant 12.5) Le Président de la Commission nationale
consultative des droits de l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, qui est
également président du "mécanisme ad hoc" créé par le président Bouteflika
pour tenter de régler la question des "disparus", a remis son "rapport
d'étape" au président. Dans une déclaration au "Jeune Indépendant", Farouk
Ksentini appelle l'Etat à "dire officiellement et définitivement" quel a
été le sort des "disparus", et qui en est responsable. "Les parents des
disparus ont droit à la vérité", affirme le président de la Commission, qui
ajoute cependant que "les institutions ne sont pas coupables", qu'elles
n'ont pas "combattu le terrorisme par le terrorisme", qu'il ny a "pas eu de
contre-terrorisme en Algérie" et que les agents de l'Etat responsables des
"disparitions" ont "désobéi à leurs supérieurs" et agi "illégalement". "Il
faut identifier ces agents et leur faire des procès", sans oublier que "le
premier disparu de 1992 à 1998 était l'Etat", qui a failli à sa mission
d'assurer la sécurité des citoyens. L'Etat doit donc indemniser les
familles des "disparus". Le rapport final de la commission devrait être
rendu vers la fin de l'année.


ENVIRONNEMENT

(AP, El Watan 9.5) Le nord de l'Algérie est menacé d'une invasion de
criquets pélerins, a averti le 9 mai le ministère de l'Agriculture. Les
populations larvaires de crituets deviendront adultes d'ici fin mai et
risquent de passer du Maroc en Algérie grâce aux ventes du sud-ouest.
L'essentiel de l'invasion devraitc cependant toucher les wilayas
sahariennes. 22 wilayates algériennes (principalement celles de Bechar,
Ghardaèia, Laghouat et Djelfa) sur 540 km2 sont déjà touchées, mais sans
dégâts pour l'agriculture et les habitants. Outre l'Algérie, le Maroc, la
Tunisie, la Libye et la Mauritanie sont touchés, ainsi que le Mali, le
Niger et le Tchad.


BIBLIOGRAPHIE

Mohammed Harbi, Benjamin Stora
La Guerre d'Algérie, 1954-2004, La fin de l'amnésie
Laffont, Paris, 2004

Maurice Maschino
L'Algérie retrouvée
Fayard, Paris, 2004


AGENDA
MARDI 18 MAI, PARIS
rassemblement, du collectif " 20 ans Barakat " pour l'abolition du Code de
la Famille
Le collectif 20 ans Barakat organise un rassemblement le 18 mai 2004 à 18
heures devant l'ambassade d'Algérie (50  rue de  Lisbonne - métro
Courcelles) pour interpeller à nouveau le président Abdelaziz Bouteflika et
lui demander de rendre effectives ses promesses d'améliorer la situation
des femmes algériennes en abrogeant le code infâme qui en fait des mineures
à vie.
A cette occasion, une lettre ouverte adressée au président Abdelaziz
Bouteflika sera remise à l' ambassadeur d'Algérie.
Ce même jour, dans plusieurs villes de France, des mobilisations pour
l'abrogation du code de la famille seront également organisées.
Soyons nombreuses et nombreux »

Contact :Barakat20ans@...

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 21 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,20 Euro
1,84 Franc suisse

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POINT DE PRESSE DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, A
L'ISSUE DE SA VISITE DE TRAVAIL, ALGER-ALGERIE,  JEUDI 15 AVRIL 2004

source: http://www.elysee.fr/magazine/deplacement_etranger/sommaire.php?doc=/
documents/discours/2004/0404AL01.html

LE PRESIDENT - Bonjour Mesdames et Messieurs. Je voudrais d'abord saluer et
remercier les journalistes algériens, les journalistes français qui ont
fait le voyage et les autres qui sont présents. Quelques mots pour faire le
point sur ces entretiens que nous avons eus ce matin et je voudrais
remercier chaleureusement le Président BOUTEFLIKA pour l'accueil qu'une
fois de plus, il a bien voulu me réserver. Cet accueil était à la fois
amical et chaleureux, des sentiments partagés.

Il y a un peu plus d'un an, à l'occasion de la visite d'Etat que j'avais
faite en Algérie, une visite que j'ai gardé profondément ancrée dans mon
cœur, nous avions fait ou réaffirmé clairement ensemble le choix d'une
relation à la fois forte, ambitieuse et apaisée entre la France et
l'Algérie. Nous avions voulu faire le pari de l'avenir et nous l'avions
exprimé en signant une déclaration commune que nous avions appelée avec
ambition : la "Déclaration d'Alger". Depuis lors, beaucoup a été réalisé
avec l'instauration d'un dialogue politique très étroit, constant, au
travers de notre diplomatie, de nos diplomates, de nos ministres qui ont
fait de nombreux voyages et au travers de nos propres contacts directs ou
par téléphone. Ceci s'est traduit par une forte relance de la coopération
entre nos deux pays dans tous les domaines : le renforcement de la présence
économique mutuelle et plus généralement le développement des échang! es de
toute nature entre les membres de la société civile algérienne et
française. Il y a aussi eu une forte relance de notre coopération et le
très très grand succès, je dirais presque inattendu par son ampleur, de
l'année de l'Algérie en France qui a confirmé que tout ceci correspondait
bien à quelque chose d'attendu par nos deux peuples.

Si j'ai tenu à venir en Algérie aujourd'hui, c'était naturellement pour
saluer le Président BOUTEFLIKA, au lendemain de sa brillante réélection et
lui adresser les chaleureuses et sincères félicitations à la fois du peuple
français et les miennes. Mais c'était aussi pour redire mon attachement, ma
détermination qui est également celle du Président algérien à ce que se
renforce sans cesse entre nos deux pays un partenariat qui soit un
partenariat d'exception, à la hauteur de ce que je sais être l'ambition de
nos deux peuples et à la mesure des défis communs auxquels nous sommes
confrontés.

Le peuple algérien a démontré, notamment à la faveur de la campagne
électorale qui vient de se dérouler, sa volonté d'aller de l'avant sur le
chemin qui lui était proposé, celui de la démocratie, de la justice sociale
et de la modernisation économique. La France est plus que jamais aux côtés
de l'Algérie dans son important effort de réforme politique, économique,
sociale, et la France souhaite contribuer à la pleine intégration de
l'Algérie dans l'espace euro-méditerranéen qui est un espace important pour
nos deux pays, pour nos deux peuples et pour ceux qui les entourent dans la
stratégie politique contemporaine. C'est cela que je suis venu dire au
Président BOUTEFLIKA et nos entretiens ont porté sur la mise en œuvre, la
poursuite de la mise en œuvre de cet élan, qu'ensemble nous avons souhaité
donner à nos relations bilatérales. Vous aurez l'occasion de voir dans les
mois qui viennent le témoignage de cette volonté confi! rmée, réaffirmée.

Nous avons également évoqué les questions internationales, comme vous
l'imaginez, et en particulier les problèmes du Moyen-Orient. Pour être
prévisible, la situation que nous voyons se développer en Iraq n'en est pas
moins particulièrement préoccupante. Je voudrais dire d'abord que la France
condamne sans réserve toute prise d'otages, que rien ne saurait excuser ou
justifier et elle demande que soit immédiatement relâchées toutes les
personnes étrangères en l'Iraq et actuellement retenues ou privées de leur
liberté. A ce titre, j'ai tenu à exprimer ma sympathie, ma solidarité à
l'Italie qui vient d'être durement éprouvée dans ce domaine.

Par ailleurs, j'ai indiqué au Président qui partageait d'ailleurs tout à
fait ce point de vue que les affrontements dans plusieurs villes d'Iraq
affectent très durement la population civile. On le sait par tous les
témoignages que nous avons et on le voit par les images, notamment
produites par la télévision. Cette population doit être protégée et l'aide
humanitaire doit pouvoir lui parvenir, c'est d'ailleurs une demande qui a
été fermement exprimée par le CICR. Nous soutenons naturellement cette
position et c'est une responsabilité qui incombe aux puissances occupantes.

Les événements qui se déroulent actuellement en Iraq démontrent qu'au-delà
de la sécurité, la solution ne peut être en réalité qu'une solution de
nature politique. Elle passe par un transfert rapide, complet, visible de
la souveraineté aux Iraquiens eux-mêmes et par la mise en place
d'institutions iraquiennes qui soient réellement représentatives, légitimes
et pleinement responsables. Et toute option qui ne tiendrait pas compte de
la volonté exprimée par le peuple iraquien de recouvrer au plus vite sa
totale indépendance serait lourde de conséquences pour la stabilité du pays
et d'ailleurs plus largement pour la stabilité de la région. La date du 30
juin doit donc marquer une véritable rupture. Plus que jamais, la France
estime qu'une conférence réunissant l'ensemble des composantes de la
société iraquienne permettrait peut-être de donner à la transition
politique, en attendant des élections, toute la légitimité nécessaire! .
Nous avons pris note avec intérêt des premières déclarations qui ont été
faites à Bagdad par M. BRAHIMI, l'envoyé spécial des Nations Unies. Nous
avons confiance dans le jugement que porte M. BRAHIMI sur la situation et
nous attendons les conclusions qu'il apportera au Conseil de sécurité des
Nations Unies. La France attend donc son retour et examinera, en liaison
avec ses partenaires du Conseil de sécurité, dont, vous le savez, l'Algérie
fait aujourd'hui partie, le rôle que les Nations Unies pourraient jouer
dans le processus de transition politique.

S'agissant du Proche-Orient, la France et l'Algérie partagent les mêmes
convictions. Seul un accord négocié reposant sur les principes du droit
international et ouvrant la voie à la création d'un Etat palestinien viable
peut permettre aux peuples israélien et palestinien de vivre côte à côte
dans la paix et dans la sécurité. Rien de durable ne se fera sans une
négociation entre les parties. Nul ne peut, en effet, de notre point de
vue, préempter les résultats d'une négociation nécessaire.

Les initiatives de retrait que l'on voit aujourd'hui doivent donc
s'inscrire, selon nous, dans cette perspective, celle d'un Etat palestinien
viable. Pour être durable, la paix doit être aussi globale, répondre aux
aspirations légitimes de l'ensemble des peuples de la région et par
conséquent concerner toutes les parties au conflit et non pas seulement
Palestiniens et Israéliens, - je pense naturellement à la Syrie et au Liban.

Voilà ce que nous avons évoqué avec le Président BOUTEFLIKA. Je repartirai
d'ici une fois de plus avec beaucoup de joie dans le cœur quant à la nature
des relations qui se renforcent sans cesse entre nos deux pays et surtout
entre nos deux peuples.

QUESTION - Vous venez d'évoquer la dernière élection présidentielle
algérienne pendant votre intervention. Quel commentaire global avez-vous
sur ce scrutin ? Ma seconde question est en relation avec la première. Le
parti socialiste français a critiqué votre venue en Algérie en considérant
ce déplacement comme une caution aux résultats de ce scrutin sur lequel le
PS a émis des doutes. Que répondez-vous ?

LE PRESIDENT - Comme vous le savez, l'Algérie a tenu à ce que des
observateurs internationaux suivent le déroulement des procédures, comme
cela se fait traditionnellement, à la demande des Etats concernés quand ils
le souhaitent, par des spécialistes incontestés. Ces spécialistes, ces
experts ont fait leur rapport et ont clairement indiqué comme vous avez pu
l'entendre en écoutant la télévision ou le lire en regardant la presse,
qu'en dehors des incidents normaux qui se passent en toute consultation
électorale, cette consultation leur paraissait conforme aux règles de la
démocratie. Alors, je ne vois pas au nom de quoi je pourrais me substituer
à des experts responsables et mandatés et qui portent un jugement, pour
porter un jugement moi-même qui ne pourrait être à ce moment-là que
personnel et orienté. Donc je tiens pour acquis ce qui a été de plus une
très large victoire qui aurait peut-être pu être contestée si cela ava! it
été à 50/50 mais ce n'était pas le cas. Je ne vois pas, par conséquent,
comment, de bonne foi, je peux contester cette élection.

QUESTION - Vous avez parlé de l'aide de la France au progrès social en
Algérie. Vous avez récemment encouragé le Roi du Maroc à réformer le statut
de la femme au Maroc, est-ce que vous avez également donné des
encouragements dans le même sens au Président BOUTEFLIKA et avez-vous parlé
du dossier du voile, du foulard islamique qui pourrait être un sujet de
préoccupation entre les deux pays ?

LE PRESIDENT - Tout d'abord je n'ai pas encouragé le Roi du Maroc, j'ai
simplement, le moment venu, approuvé les initiatives qu'ils avaient prises
et je savais que c'était un sujet qui lui tenait à cœur et qu'il avait
préparé de longue date car dès qu'on touche aux problèmes d'une société, il
faut le faire avec prudence si l'on veut être efficace. C'est ce qu'a fait
le Roi du Maroc, je l'ai donc félicité. Je n'ai pas encouragé le Président
algérien dans ce domaine, notamment parce que je sais qu'il est aussi dans
ses intentions de faire évoluer les choses dans une direction conforme aux
aspirations du peuple algérien, en général, et des femmes algériennes en
particulier.

Le voile c'est un problème strictement français que je n'ai pas évoqué et
que le Président n'a pas évoqué. La loi qui a été votée par le parlement
français, vous l'aurez observé d'ailleurs, à la quasi unanimité, correspond
à une conception française de la laïcité que je ne cherche pas à exporter
mais qui est la nôtre. Par conséquent, je la défends au nom de la cohésion
sociale et de l'unité nationale française et je ne pourrais pas accepter de
critiques venant de l'extérieur sur un sujet typiquement français.
QUESTION - Ma question est la suivante : votre opposition à l'égard de
James BAKER concernant le Sahara occidental n'est-elle pas hypothéquée par
rapport aux relations algéro-françaises ?

LE PRESIDENT - Le problème que vous évoquez et qui est un problème qui doit
trouver une solution, notamment dans le cadre de l'inévitable progrès vers
l'intégration du Maghreb. Ce problème relève de l'appréciation entre les
parties. Vous connaissez la position de la France, elle n'a pas changé. Je
vous dis tout de suite qu'elle n'est pas de nature à poser la moindre
difficulté dans les relations entre l'Algérie et la France.

QUESTION - Monsieur le Président, dans cette entente franco-algérienne,
est-ce que l'on pourrait aller dans les prochains mois, encore un peu plus
loin que la "Déclaration d'Alger" de l'année dernière ? J'ai une autre
question dans un autre domaine, est-ce que vous avez évoqué avec le
Président BOUTEFLIKA ce problème des Français qui demeurent encore ici,
ceux qui sont encore résidents ici et qui ont des difficultés pour disposer
de leur patrimoine ?

LE PRESIDENT - Pour le deuxième point, nous avons depuis déjà un certain
temps, engagé une discussion qui se fait dans les meilleures conditions
possibles et qui, j'espère, aboutira comme cela s'est passé d'ailleurs avec
la Tunisie à un des progrès significatifs et relativement rapides. Quant à
la première question, nous avons évoqué ce problème avec le Président
BOUTEFLIKA, compte tenu de la nature de nos relations et de leurs
évolutions récentes je pense qu'il serait aujourd'hui justifié de
transformer la "Déclaration d'Alger" en un Traité d'Amitié, et je le
souhaite pour ma part.

QUESTION - Après la réélection du Président BOUTEFLIKA, lors d'un scrutin
jugé par les observateurs conforme aux standards européens, quel en serait
l'impact sur la coopération économique et politique entre Alger et Paris
d'entendre que votre déclaration vous parlait de nouvel élan ? Deuxième
question, quelle sera la position française vis-à-vis du GMO américain ? Je
vous remercie.

LE PRESIDENT - Ce nouvel élan n'est pas à proprement parler un nouvel élan,
c'est la poursuite d'un élan. Et qui devrait se marquer dans les prochains
mois par, d'une part, une multiplication des rencontres et des coopérations
entre les ministères algériens et français et deuxièmement par une forte
amplification de notre coopération sur le plan économique et financier,
notamment dans des domaines qui intéressent l'Algérie et où la France peut
apporter sa contribution. Le Président a lui-même cité les transports
routiers, ferroviaires et aéronautique, l'eau, la recherche spatiale et un
certain nombre d'autres domaines. Vous allez donc sans aucun doute
constater dans les mois qui viennent la poursuite, notamment des échanges
entre les ministères concernés dans tous ces domaines pour intensifier nos
relations de nature économique mais aussi sociale et bien entendu culturelle.

Pour ce qui concerne l'initiative américaine sur le grand Moyen Orient, je
crois que l'on va dire que nous sommes sur la même ligne que l'Algérie.
D'une part, nous pensons que toute initiative devrait probablement pour
être efficace préalablement permettre un progrès substantiel -ce qui n'est
pas le cas aujourd'hui- de la paix au Proche-Orient et notamment dans le
conflit entre Israël et la Palestine. Deuxièmement, nous considérons que
toute impulsion donnée à la démocratie est tout à fait souhaitable, qu'elle
doit et ne peut être imposée. Elle doit être concertée pour bien des
raisons. D'abord, parce que l'on n'impose pas, mais au contraire on peut se
concerter, dialoguer, coopérer, s'aider mutuellement. D'autre part, parce
que les peuples et les pays concernés ont tous des situations et des
caractéristiques tout à fait différentes les uns des autres. Il n'y a pas
de rapport entre tel et tel pays et tel autre dans le grand Moyen-Orient,
ils sont des pays différents et par conséquent ils ne relèvent pas d'une
même vocation à appliquer telle ou telle méthode. Donc la méthode qui doit
être utilisée c'est naturellement la coopération, le dialogue, la
concertation et non pas l'obligation.

Dans cet esprit, nous souhaitons beaucoup que le sommet de Tunis -qui a été
reporté, pour des raisons sur lesquelles je ne porte pas de jugement
naturellement mais qui a été reporté-, puisse être tenu le plus vite
possible. Pourquoi le plus vite possible ? Parce que, comme vous le savez
ce sujet du grand Moyen-Orient doit être mis à l'ordre du jour par les
Américains au sommet du G8 qui se tiendra à Sea Island et qui devra en
débattre. Il serait donc très important notamment pour la partie européenne
des participants au G8 que la partie arabe se soit préalablement prononcée
et ait arrêté une proposition, si vous voulez, globale, sur laquelle
l'Europe pourrait s'appuyer pour les négociations qui auront lieu sur le
plan politique et de l'impulsion à la démocratie au Sommet du G8 et aussi
d'ailleurs sur le plan militaire au sommet d'Istanbul qui, quelques jours
après le G8, se fera au sein de l'OTAN.

QUESTION - Vous qualifiez les relations algéro-françaises d'excellentes, en
fait elles ont toujours été qualifiées d'excellentes du moins depuis ces
cinq dernières années. Force est de constater que sur le terrain, en fait,
le partenariat ne traduit pas réellement la qualité de ces relations à un
niveau diplomatique ou à un haut niveau. Je fais notamment référence à la
COFACE qui continue de maintenir une situation de frilosité par rapport au
marché algérien en maintenant le risque élevé. Je me réfère également à
l'accord conclu à Paris lors de la première visite de notre président et
qui porte sur la conversion d'une partie de la dette algérienne en
investissement français. Contrairement aux Espagnols et aux Italiens qui
ont donné des suites, les Français on en n'a pas vu et quatre années plus
tard, il y a de quoi s'inquiéter quant à la traduction de ces relations
excellentes sur le terrain. Je souhaiterais également savo! ir dans les
entretiens que vous avez eus avec le Président BOUTEFLIKA si vous avez
abordé la coopération dans le domaine sécuritaire à savoir la lutte
anti-terroriste. En quoi l'expérience algérienne pourrait profiter à la
France éventuellement ?

LE PRESIDENT - Sur la COFACE, c'est un organisme qui a des responsabilités
internationales et sur lequel le gouvernement français n'a pas le pouvoir
d'imposer une solution. Ce sont des critères purement financiers. En
revanche sur la conversion de la dette, votre information n'est pas tout à
fait exacte, nous en avons d'ailleurs parlé avec le Président BOUTEFLIKA.
Il y a déjà une part importante, plus de la moitié dont la conversion a été
faite, je me tourne vers notre ambassadeur qui est ici, je crois que c'est
déjà au niveau de 60 millions et la suite arrive.

Quant à la coopération sécuritaire, elle est très bonne entre nos deux pays
et l'expérience algérienne dans ce domaine est extrêmement utile. Pour ce
qui concerne l'ensemble de la lutte contre le terrorisme dans le monde,
notamment dans cette partie du monde où se trouvent la France et l'Algérie
et en particulier dans toute la partie sahélienne, donc de ce point de vue,
notre coopération, je vous le dis, est très très bonne. Ce ne sont en
général pas des coopérations que l'on étale naturellement en public, mais
ce sont des coopérations efficaces.

QUESTION - Vous avez été avec le Président BOUTEFLIKA les premiers
architectes de la refondation des relations algéro-françaises. Quels sont
les dossiers qui sont encore à prospecter ou ceux qui sont restés en suspens ?

LE PRESIDENT - Je pense que l'Algérie souhaite et je la comprends
parfaitement, cela rejoint la question posée par votre prédécesseur, que la
France aille plus vite et plus loin dans le domaine de la reconversion de
la dette et d'ailleurs, j'ai indiqué que le ministre français des Finances
viendrait en parler ici rapidement avec son homologue algérien. Pour les
autres dossiers, les choses se présentent assez bien en règle générale. Les
projets sont importants et vous verrez que le dialogue va s'intensifier
beaucoup dans les prochaines semaines et les prochains mois : Il y a
forcément eu une période d'interruption dans le dialogue à cause de la
campagne électorale qui a ralenti les échanges pour des raisons que chacun
peut comprendre et nous sommes bien déterminés à reprendre avec beaucoup de
détermination cette coopération.

QUESTION - Même si cela n'a pas un rapport direct avec les relations
franco-algériennes, les deux peuples algérien et français sont très
préoccupés, vous en avez parlé, par les questions de terrorisme. La chaîne
Al arabia vient de diffuser un enregistrement qui est attribué à Oussama
Ben Laden et qui semble authentifié par les Américains qui propose aux pays
qui se retireraient des champs d'opération dans des pays musulmans une
trêve des attentats pendant trois mois. Est-ce qu'il est possible d'avoir
une réaction ou un commentaire là-dessus ?

LE PRESIDENT - Je vais vous dire : il n'y a pas de tractation possible avec
des terroristes pour une raison simple. Le terrorisme est un acte barbare
qui s'attaque à des innocents et qui donc ne peut être justifié par aucune
raison ou aucune cause. On ne peut pas se fonder sur des revendications
d'ordre politique, religieux, social, quelles qu'elles soient pour
justifier des actes terroristes. Rien ne peut justifier un acte terroriste
et à partir de là, rien ne peut permettre une discussion quelconque avec
des terroristes.

QUESTION - Est-ce que vous avez évoqué avec M. BOUTEFLIKA la question des
libertés, particulièrement celles concernant la presse qui est menacée
alors que l'on vient d'apprendre ce matin l'arrestation d'un directeur de
journal à Oran ?

LE PRESIDENT - Je n'ai pas eu l'occasion d'en discuter, ne serait-ce que
parce que j'ignorais cette question que vous venez d'évoquer. La France est
très attachée à la liberté de la presse. La lecture de la presse algérienne
qui est très nombreuse et très diverse ne me paraît pas relever d'une
unanimité de point de vue particulière, c'est le moins que l'on puisse
dire. Donc je ne veux pas porter de jugement, je souhaite simplement qu'ici
comme ailleurs la liberté de la presse soit respectée.

QUESTION - Est-ce que vous avez évoqué avec le Président BOUTEFLIKA les
victimes algériennes des essais nucléaires dans le Sahara et les gens qui
sont encore victimes des mines antipersonnel dans le Sahara ?

LE PRESIDENT - Dans le Sahara ? Non, je dois dire que nous n'avons pas
évoqué ces problèmes.

QUESTION - Quelle est la réaction de la France aux propos tenus hier par
M. Bush et M. Sharon sur le Proche-Orient ? Pensez-vous qu'ils ne mettent
pas fin à la feuille de route ?

LE PRESIDENT - Nous n'étions pas du tout informés de ces discussions, mais
j'ai écouté avec attention ce qui a été dit à la suite des entretiens entre
le Président américain et le Premier ministre israélien. Je voudrais
simplement dire que tout retrait des territoires occupés constituerait
naturellement une mesure positive en soi et je dirais théoriquement.

Toutefois, comme d'ailleurs l'ont rappelé très clairement l'ensemble des
chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, le 25 mars dernier à
Bruxelles, un tel retrait, premièrement, doit s'inscrire dans le cadre de
la Feuille de route. Deuxièmement, il doit s'effectuer en concertation avec
l'Autorité palestinienne, je vous rappelle la position de l'Europe à
laquelle la France souscrit totalement. Troisièmement, ce retrait doit être
une étape vers la création, aux cotés d'Israël, d'un Etat palestinien
viable. Quatrièmement, ce retrait ne doit pas préjuger ce qu'il
appartiendra aux parties de négocier et notamment en ce qui concerne les
frontières. Enfin, nul ne peut préempter le résultat des négociations.

Voilà la position de l'Europe et celle de la France. Elle n'a pas été
changée par les déclarations d'hier, nous ne pouvons que les confirmer.

QUESTION - Une voix autorisée de l'OTAN s'est exprimée sur les élections
présidentielles en Algérie, au-delà de cette réaction inédite, est-ce que
l'OTAN envisage un élargissement vers le sud ? La deuxième question, les
sept pays impliqués dans le dialogue OTAN/Méditerranée seront-ils invités
au prochain sommet de l'OTAN à Istanbul ?

LE PRESIDENT - Premièrement, je ne sais pas qui au nom de l'OTAN a porté un
jugement sur les élections algériennes. Je ne sais pas quel est ce
jugement. Je ne pourrais donc pas apporter une appréciation. Deuxièmement,
il n'est pas de mon point de vue, à l'ordre du jour d'élargir l'OTAN vers
le sud. Cela a été clairement indiqué notamment par la France à la dernière
réunion de l'OTAN au niveau des ministres de la Défense et ce qui a été
décidé c'est de donner une mission au Secrétaire général de l'OTAN pour
consulter les pays concernés et leur demander leur avis. Naturellement,
leur avis est à nos yeux déterminant. Nous verrons bien quel sera le
rapport sur sa mission que nous fera le Secrétaire général de l'OTAN.
Enfin, dernier point, je n'ai pas connaissance d'une invitation faite aux
sept pays que vous évoquez à la prochaine réunion d'Istanbul.

QUESTION - A propos du retrait de Gaza, est-ce que ça veut dire que si le
retrait de Gaza ne répondait pas à toutes les conditions que vous avez
définies toute à l'heure, vous auriez préféré qu'il n'ait pas lieu ? Par
ailleurs, hier, il y a eu une grande nouveauté sur la scène internationale
qui est quand même que l'intangibilité de la frontière de 1949 a été
pulvérisée par le Président des Etats-Unis. Est-ce que vous pouvez nous
dire, sur cette frontière de 1949, si pour vous elle reste toujours celle
qui doit être intangible ?

LE PRESIDENT - Ce qui était la question en réalité c'est la frontière de
1967, mais la question reste la même. Je voudrais d'abord dire que ce qui à
mes yeux est fondamental, pour aboutir à la paix, c'est la négociation. Je
ne crois pas que la paix s'impose, surtout lorsque cela concerne deux
adversaires qui se sont longtemps, longuement combattus. Je ne crois pas
que la paix s'impose : elle se négocie et il faut négocier avec un
partenaire et non pas avec quelqu'un qu'on choisit, sinon généralement ce
n'est pas durable. Alors, seules je pense les parties concernées, ensemble
et sur la base d'un plan qu'elles ont agréé ensemble pourront trouver un
accord qui les engage et qui conduise à une paix véritable. Et je crains
qu'on ne se soit pas engagés sur cette voie. Voilà sur la paix.

Sur les frontières, je considère qu'il y a un droit international et que ce
droit international doit être respecté. Par conséquent, je suis réservé sur
la remise en cause unilatérale ou bilatérale du droit international parce
que je pense que c'est difficile à faire accepter à l'autre partie et
ensuite parce que si l'on joue en fonction des circonstances ou des hommes
sur la stabilité internationale et les règles de droit international, c'est
un précédent fâcheux qui peut être ensuite revendiqué par d'autres et dans
d'autres endroits, c'est dangereux.

QUESTION - C'est une question sur l'Iraq. Le Président BUSH a souhaité dans
sa conférence de presse le vote d'une résolution qui permettrait à d'autres
pays de prêter de main forte en Iraq. Je voulais savoir ce que vous en
pensez. Est-ce que la France notamment serait prête dans les semaines à
venir à participer à une force internationale de protection du personnel de
l'ONU ?

LE PRESIDENT - La question n'est pas du tout à l'ordre du jour. Nous
pensons, et je vous l'ai dit tout à l'heure, je ne vais pas me répéter, que
le transfert de la responsabilité réelle et complète à l'ONU est une
nécessité. Je veux dire, il y a d'abord le transfert à des autorités
iraquiennes reconnues et ensuite pour la gestion de l'ensemble, une
responsabilité de l'ONU. Pour le moment, nous sommes loin de cette
situation et dans ce contexte, il est tout à fait hors de question que la
France puisse répondre de façon positive à une demande de présence
militaire en Iraq.

QUESTION - Monsieur le Président, ne pensez-vous pas que l'initiative
américaine, le grand Moyen-Orient est venu beaucoup plus pour bousculer ou
contrecarrer les ambitions de l'Union européenne, notamment celles de la
France, de conquérir la rive sud de la Méditerranée ? J'en voudrais pour
preuve la réunion de Stuttgart qui a réuni les Américains avec les chefs
d'état major du Maghreb et des pays du Sahel. Ils viennent d'adopter le
principe de la création d'une alliance stratégique de lutte antiterroriste.
Est-ce que vous ne pensez pas que c'est un pas gigantesque que les
Américains ont franchi dans ce sens ?

LE PRESIDENT - Je crois que tout ce qui permet de renforcer la lutte contre
le terrorisme est positif et donc que les Américains soient soucieux
notamment dans cette partie du monde, de renforcer la capacité de lutte
contre le terrorisme me paraît tout à fait positif. Cela ne me semble pas
créer de difficulté pour quiconque, en tous les cas, cela n'en crée pas
pour la France. Je vous remercie.

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

ENTRETIEN AVEC DJAMEL ZENATI
Interview accordée le 4 mai par Djamel Zenati, dirigeant du Front des
Forces Socialistes (FFS) au quotidien algérois Le Matin (édition du 5 mai).
Les déclarations de Djamel Zenati qui n'ont pas été reprises par "Le Matin"
sont mises en évidence entre arobases (@@@@@)

Quelle lecture faites-vous du scrutin du 8 avril passé ?

Ce scrutin ressemble à tout sauf à une élection. C'est l'aboutissement
d'une grande opération politico-idéologique élaborée et mise en œuvre
depuis des années par les décideurs et leurs sous-traitants. L'enjeu  réel
ne se situe pas au niveau d'un poste présidentiel à pourvoir. C'est une
conquête totale et définitive  du pays qui est recherchée.
Parler aujourd'hui de gouvernants n'a plus tellement de sens. On a
l'impression d'avoir affaire à de nouveaux colons.

Pouvez-vous être plus explicite ?

Nous sommes dans une autre séquence du processus de restructuration de la
dictature.
Depuis l'émergence des mouvements de contestation, les tenants du régime se
sont ingéniés dans l'art de maîtriser " le mystère de l'obéissance civile "
pour reprendre une expression de Bertrand de Jouvenel.
L'après-octobre 88 a été pour eux une période de mise à jour des fichiers
et d'affûtage des instruments de résistance à l'aspiration démocratique des
algériens Des conditions ont été soigneusement réunies pour faire basculer
le pays dans le désordre et la confusion .Situation qui a donné  au pouvoir
une marge de manœuvre confortable pour pouvoir agir à sa guise.
Le péril islamiste a été brandi pour suggérer et justifier un renoncement "
momentané " à la demande démocratique .On est en plein syndrome de Munich.
En fait la lutte anti-terroriste, qui du reste a pris peu à peu la tournure
d'un contre-terrorisme, a plus servi à casser les ressorts démocratiques de
la société et à mettre en place un dispositif politico-juridique à même de
garantir et de préserver à très long terme les intérêts du sérail. Je vous
rappelle que toutes les lois relatives à des domaines stratégiques ont été
prises par des institutions  illégales et illégitimes.
Cependant,  la crise politique, surtout dans ses manifestations sur les
plans social, économique et sécuritaire,  ne cesse de s'aggraver. Les
mascarades électorales de 97 et la série de massacres perpétrés à cette
même année ont finis par jeter un sérieux discrédit sur le pouvoir tant à
l'intérieur qu'à l'extérieur. La menace d'un réveil social et le spectre du
TPI ont contraint les décideurs à innover dans leur stratégie. D'où la
carte  Bouteflika

@@@@@(non publié)
Cette option sera sérieusement contrariée par deux événements politiques
majeurs qui ont ébranlés les décideurs. Le séisme induit par le retrait des
six en 99 et l'introduction par le FFS en 2000 de l'idée de construction de
l'alternative démocratique. Mais trois facteurs exogènes interviennent très
vite pour générer un état de grâce que les décideurs vont optimiser au
maximum Il s'agit de la stabilisation du prix du baril de pétrole à un
niveau élevé, le retour d'une forte  pluviométrie et les attentats qui ont
ciblés les USA en septembre 2001.
En effet, les hydrocarbures ont procurés aux décideurs des disponibilités
financières inespérées. Chaque dollars de plus augmente d'un cran leur
détermination à rester en place quel qu'en soit le prix et rend possible
l'élargissement de leurs relais  clientélistes via la  corruption.
Le retour d'une forte pluviométrie après des années de sécheresse a permis
de faire reculer quelque peu les limites de la misère par une reprise de
l'activité agricole.
Quant aux attentats du 11 septembre,  ils ont été une aubaine pour les
dictatures  dans la mesure où il suffit d'exprimer sa solidarité et sa
compassion à l'endroit du gendarme du monde pour bénéficier en retour de la
complaisance et de l'impunité de la communauté internationale. Et il est
certain que le rôle de  l'Algérie est d'ores et déjà intégrée dans le cadre
de la nouvelle stratégie géopolitique mondiale. J'en veux pour preuve les
nets reculs de notre diplomatie sur un certain nombre de questions
internationales.
Voilà donc résumé le contexte qui a conduit au renouvellement du contrat
pour Bouteflika. Personne ne peux réfuter le fait que les décideurs n'ont
jamais été mieux servis que pendant le règne de Bouteflika .Avec lui ils
ont eu le confort et la protection. Pourquoi voudraient-ils alors s'en
débarrasser ?

Comment expliquez-vous la réélection de  Bouteflika ?

Tout simplement parce que Bouteflika est le  candidat des décideurs. Par
conséquent l'élection ne peut pas être libre. Et je ne crois pas que la
fraude puisse expliquer tout car la question est beaucoup plus profonde que
ça. Sauf à vouloir sacrifier l'analyse objective au profit de la facilité
ou tout simplement pour se donner bonne conscience. Vous allez trouver mes
propos curieux voire même contradictoire. Et bien il n'en est rien.
@@@@@

Pourtant des candidats ont parlé de fraude ?

Ils ont même parlé d'une fraude massive, intelligente et sans trace.
Permettez moi de vous dire franchement que je n'arrive pas encore à
imaginer la nature de ce truc là. A mon avis il faut faire preuve de
beaucoup plus de sérieux et de respect pour l'opinion et chercher
l'argumentation là où elle se trouve. Il suffit de faire une petite
rétrospective pour extraire quelques éléments explicatifs.
Depuis des années on n'a cessé de mobiliser tous les procédés de
manipulation des représentations sociales et de matraquage des consciences.
Toute vision alternative au système et toute voix discordante sont
combattues y compris par le recours à la violence. C'est la chasse aux
partis politiques indépendants, aux associations autonomes et à la presse
privée.
La corruption, le népotisme, les archaïsmes de tous bords,  l'arrogance et
la menace ont été érigés en mode de gouvernance et assumés publiquement
comme tels.
On a joué sur des registres très sensibles allant jusqu'à exploiter les
sentiments d'insécurité et de désespoir des populations.
Le but recherché est d'ancrer dans les esprits l'idée que le système actuel
relève de la fatalité et vouloir le changer revient à s'exposer à des
lendemains incertains.
D'ailleurs Bouteflika en a fait l'axe principal de sa campagne électorale.
Il se présente comme étant le candidat de la continuité par opposition au
changement tout en  suggérant une double identification à savoir
continuité-stabilité et changement-anarchie.
En termes plus simples ça donne ceci : moi ou le chaos. C'est la définition
même du chantage.

@@@@@(non publié)
Une façon de mettre en conflit la conviction et l'utilité. Et quand on voit
la situation sociale et culturelle dans laquelle baigne l'écrasante
majorité des algériens, il est très difficile de s'attendre à une
expression libre à moins de faire preuve de naïveté ou de  complicité.
@@@@@

Par ailleurs, il est incontestable que Bouteflika est le candidat des
décideurs. Sinon  comment expliquer les soutiens du MSP, du RND, de l'UGTA,
des Zaouias et le comportement des médias publics ? Tout le monde sait que
ces sigles sont tous des dérivés d'une seule et même chapelle. Seule
l'apparence change.

@@@@@(non publié)
Comme il est tout aussi incontestable que les décideurs ont tout fait pour
accréditer l'idée d'une élection libre. En effet, on a entretenu l'illusion
d'un conflit entre l'institution militaire et Bouteflika, suscité une
fracture au sein du FLN, fait croire à la neutralité de l'armée, révisé la
loi électorale, chuchoté des assurances à l'endroit de certains
candidats…et le tout dans une ambiance d'hystérie médiatique sans précédent.
Le choix des candidatures retenues par le Conseil Constitutionnel  est tout
aussi révélateur. Il n y avait pas six candidats mais plutôt Bouteflika et
les autres.
Les autres c'est-à-dire un islamiste, un kabyle, une femme, un concurrent
supposé potentiel et le chef  d'un micro-parti pour faire plus vrai. Au
départ déjà ça sentait la mise en scène. A tout cela s'ajoute l'indigence
politique caractérisée des " adversaires " de Bouteflika. A défaut de
pouvoir lui apporter la contradiction par une démystification de bout en
bout de l'ensemble du processus,  on s'est limité à jurer par Dieu qu'il ne
passera pas. C'est assez curieux et ça me rappelle ce fameux débat un soir
de 1991. En définitive, Bouteflika s'est saisi de l'occasion pour jouer à
la victime et accentuer un peu plus le sentiment de peur des populations.
Et puis les algériens ne sont pas dupes. Ce qu'ils rejettent le plus c'est
le mensonge, l'insulte gratuite,  le retournement brusque de veste et le
manque de courage.
Ils ont  promis la victoire et ils ont eu l'échec et l'humiliation. Ils ont
promis la rue et ils se sont retranchés dans un silence pour le moins
suspect. Et l'histoire retiendra qu'ils ont donné caution à un spectacle
dont le pays pouvait bien faire l'économie.

Quel commentaire faites-vous sur le  score attribué à Bouteflika ?

A travers ce score les décideurs ont voulu adresser au peuple algérien un
message qui peut se résumer dans la phrase suivante : l'Algérie c'est nous
@@@@@

Que pensez-vous de la visite de Chirac juste après les élections ?

Après l'annonce des résultats par le ministre de l'intérieur, il y a eu des
signes de panique chez les décideurs. En effet, sans attendre le verdict du
conseil constitutionnel, Boutelika s'est adressé à la nation et des
messages de félicitations  envoyés de l'étranger sont lus illico presto à
la télévision. Et pour éviter que ne survienne quelque événement qui
gâcherait la fête, on a invité le président Chirac qui, de son côté, a
montré un grand empressement à répondre favorablement. La légitimation de
Chirac ne vaut-elle pas plus que celle des urnes ? Car il y a toujours ce
vieux réflexe qui consiste à survaloriser tout ce qui vient de l'occident.
C'est paradoxal mais c'est un fait .Alors autant en profiter.
Mais en retour, la France espère en tirer des dividendes et ne pas se
laisser devancer par le partenaire américain.

Qu'entendez-vous par décideurs ?

Historiquement le pouvoir en Algérie s'est constitué autour de
l'institution militaire. Il était fortement centralisé et nettement
hiérarchisé.
Mais les évolutions qu'a connues la scène politique nationale et les
bouleversements survenus dans le monde ces dernières années  ont fait que
la structure du pouvoir a subi de très profonds changements sans pour
autant affecter sa nature qui elle, est restée autoritaire et en rupture
totale avec le citoyen.
Aujourd'hui, le pouvoir n'est pas incarné dans des institutions visibles et
ne fonctionne pas selon des règles déchiffrables. Il est éclaté, subdivisé
et réparti à travers des sphères multiples qui n'ont aucune existence
légale. Chaque sphère a ses détenteurs qui détiennent de façon exclusive
une part de pouvoir. Toute décision, de quelque nature qu'elle soit, ne se
prend que si un consensus intervient entre ces détenteurs. C'est l'ensemble
de ces détenteurs que je désigne par décideurs n'en déplaise à Ouyahia qui
continue à ne pas reconnaître de pertinence à cette notion. C'est à la
limite de la société par actions. Et ce genre de configuration pose de
sérieux problèmes dans la mesure où il est pratiquement impossible d'en
contrôler l'action et encore moins d'y  situer les responsabilités.

@@@@@(non publié)
L'opacité, l'omerta et l'impunité règnent en maîtres absolus. Depuis
octobre 1988, pour ne référer qu'à cette période, notre pays a vécu des
drames et des scandales d'une extrême gravité. Mais à ce jour pas la
moindre vérité n'a éclaté et aucune sanction n'est tombée Pour illustrer
mes propos je vous citerai deux  exemples dans deux secteurs différents et
qui répondent parfaitement à la même logique. Il s'agit de l'économique et
du sécuritaire.
Prenons le cas du groupe Khalifa. On a assisté à l'irruption d'un groupe
d'une très grande envergure en un laps de temps très court et qui s'est
effondré avec la même célérité.. On est en droit de se poser certaines
questions. Comment s'est faite l'accumulation du capital qui a été à
l'origine de la création de ce groupe ? Quel a été le rôle de l'Etat ?
Pourquoi avoir contraint de grandes institutions publiques à investir dans
ce groupe ?
En fait ce scandale, qui en cache beaucoup d'autres d'ailleurs, pose la
question fondamentale de la transition vers l'économie de marché. La
culture de la prédation et du brigandage peut-elle du jour au lendemain se
muer en culture libérale ? J'en doute fort.
Car cette transition ne peut se concevoir que dans le cadre d'un changement
radical global qui doit tout d'abord intervenir sur le niveau
superstructurel à savoir les questions politiques et idéologiques. La
transition sur le plan économique n'est qu'une dimension d'une transition
beaucoup plus importante : le passage de la dictature à la démocratie.
Vouloir aller à l'économie de marché sans la démocratie, c'est-à-dire sans
droits ni contre-pouvoir, c'est choisir d'offrir le pays à la grande
maffia. C'est ce qui s'est produit en Algérie. Du foncier à la finance en
passant par l'import-import se sont constitués des réseaux de vampires avec
des connexions très complexes et qui n'ont  de liens avec le pays que la
quête du profit immédiat sur le dos d'une population terrassée  par la misère.
La démocratie ce n'est pas élargir le cercle des prédateurs. Elle consiste
à amorcer une dynamique saine qui mobiliserait toutes les énergies de la
société dans le sens d'une reconstruction nationale qui garantirait liberté
et bien-être à tout un chacun.
Quand on ne reconnaît aucune limite, ni celle du droit ni celle de la
morale, c'est la porte ouverte à toutes sortes de dérapages.
C'est le cas concernant la gestion du domaine sécuritaire. En l'absence de
l'Etat de droit, la lutte contre le terrorisme a favorisé l'arbitraire sous
toutes ses formes.
Règlement de comptes, assassinats politiques, disparitions forcées,
racket….Plus grave encore,  suite à la décision d'armer des civils prise en
1994, de nouvelles structures sécuritaires se sont constituées  à côté et
parfois en concurrence  avec les services de sécurité traditionnels. Des
véritables  seigneurs de guerre sont alors apparus affichant  souvent une
prétention à régenter la vie publique par la force.
Bref, les exemples ne manquent pas pour illustrer la complexité d'une
situation déjà dramatique. Tous ces démembrement et excroissances  sont
aujourd'hui de sérieux obstacles à l'instauration de la paix. Le
démantèlement de ce dispositif est une condition de toute stratégie de
sortie de crise. Et c'est pour cela que la transition vers la démocratie ne
peut intervenir que par l'implication de tous et notamment l'institution
militaire.
@@@@@

Bouteflika parle de réconciliation nationale. Quel contenu donnez-vous à ce
concept ?

C'est avant tout à Bouteflika de nous préciser quel contenu donne-t-il à ce
concept. Mais je voudrai tout de même faire deux remarques importantes.
La première a trait à la manipulation récurrente du champ sémantique qui
consiste à se saisir d'un concept, à le vider de son contenu et à en faire
un instrument de propagande populiste. Manipuler un concept est une
attitude intellectuellement malhonnête et politiquement dangereuse. Depuis
des années on n'a cessé de truffer le champ politique de catégories
déformantes qui ne recouvrent aucune réalité concrète empêchant ainsi toute
vision claire de se dessiner et toute alternative crédible d'émerger.
Alors que pour être crédible, avoir un sens, le concept doit coller à la
réalité et se projeter au-delà. Il devient alors  un instrument efficace
de lisibilité  des situations et de visibilité des alternatives. C'est
alors qu'il peut être mobilisateur .La réconciliation nationale dont vous
parlez est à mon avis à mettre dans le registre de la manipulation des
consciences. Et l'avenir proche nous le prouvera.
Ma deuxième remarque quant à elle concerne la crise algérienne.
Le pouvoir refuse de reconnaître la nature politique de cette crise  et
tente contre vents et marées de tout  réduire à un problème sécuritaire
généré par quelques poches terroristes. C'est pour cela que la
réconciliation version Bouteflika  ne sera tout au plus qu'un prolongement
de la concorde civile de 1999.C'est à dire un nouvel arrangement entre le
pouvoir et les terroristes qui les dispenserait les uns et les autres de
donner des comptes et leur garantirait ainsi impunité et confort. Est-ce la
solution ? Assurément non.

@@@@@(non publié)
Je ne suis pas contre le pardon ni contre toute mesure qui pourrait réduire
les niveaux de violence. Mais que cela se fasse dans le cadre d'une
stratégie politique qui associerait tous les algériens et aborderait la
crise dans toute sa globalité. Il s'agit de rétablir le peuple algérien
dans son droit à choisir son destin dans le cadre d'une deuxième République
qui sera celle de la démocratie, toute la démocratie et rien que la
démocratie.
@@@@@

La Kabylie n'a pas voté. Pourquoi ?

Effectivement la Kabylie belle et rebelle est restée fidèle à ses
traditions démocratiques. Mais il ne faut pas voir là le signe d'une
quelconque supériorité sur les autres régions du pays. Il y a des raisons
tant historiques que politiques et une conjoncture assez particulière qui
ont fait que le grand leurre des décideurs n'a pas fonctionné dans cette
région. Le pouvoir n'a réussi à mobiliser que ses clientèles et Dieu merci
elles ne sont pas nombreuses.

@@@@@(non publié)
Quelle est votre position sur le référendum sur l'officialisation de
Tamazight ?

Je le rejette dans la forme et dans le détail pour reprendre une formule
consacrée. C'est plus que du mépris. C'est un viol caractérisé contre
l'Histoire et la conscience nationale. C'est une question fondamentale qui
ne relève pas de la sphère du point de vue. Elle est donc totalement exclu
de la mettre dans le champ de la compétition politique. Elle fait partie du
cadre fondamental qui garantit l'existence de la nation algérienne.
Recourir au référendum dans ce cas c'est entraîner encore une fois le pays
dans une nouvelle aventure.

Certains soutiennent que la crise de Kakylie ne peut trouver de solution
que dans le cadre de l'autonomie ?

C'est une grande supercherie. C'est le réflexe d'une rétraction
identitaire, exprimant le désarroi d'une partie de la classe moyenne Kabyle
bloquée dans son ascension sociale. Elle peut apparaître comme très
séduisante mais c'est une perspective potentiellement porteuse de graves
dérives. Car fonder un ordre politique sur un principe unificateur
supérieur comme la langue, la religion, l'histoire, l'ethnie ou autre,
c'est aller droit vers le totalitarisme. Et les exemples ne manquent de par
le monde.
Je dois signaler que l'intrusion de cette idée en pleine effervescence
citoyenne a été utilisée par le pouvoir pour tracer une frontière politico-
idéologique autour de la Kabylie et éviter ainsi que la dissidence ne
s'élargisse à d'autres régions du pays.
Pour moi la crise de Kabylie n'est que la manifestation suprême de la crise
politique nationale. Elle ne peut donc trouver d'issue que dans le cadre
d'une solution politique globale. On peut certes arracher quelques acquis.
Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions. Car même dans ce cas le
pouvoir en usera comme faire-valoir pour mieux entretenir la façade
démocratique. C'est la nature du système qui représente l'unique obstacle
et seule la convergence des forces politiques autonomes peut faire avancer
le processus de transition vers la démocratie.
@@@@@

Bouteflika vient de nommer le nouveau gouvernement. Votre réaction.

Vous appelez ça un nouveau gouvernement ? Mais il a reconduit les mêmes.
Sauf que cette fois il s'est nommé lui-même ministre de la défense.
Ca commence bien.

Comment concevez-vous la pratique politique à l'avenir ?

@@@@@(non publié)
Je pense sincèrement que le système politique actuel, même s'il donne les
apparences d'une grande solidité, est assis sur des bases mouvantes et très
précaires. Une diminution du prix du baril de pétrole peut provoquer un
effondrement de tout l'édifice. Mais cela risque d'entraîner tout le pays
C'est pour cela qu'aujourd'hui plus que jamais il faut faire preuve
d'intelligence et d'une grande capacité d'anticipation et d'organisation.
Il faut réhabiliter les devoirs de lucidité, de pédagogie et de vérité.
@@@@@

La pratique politique de l'opposition, toutes expressions confondues, doit
opérer un saut qualitatif qui soit à la hauteur des exigences de cette
situation.
Le scrutin du 8 avril a été instructif à plus d'un titre. Je pense qu'il a
eu au moins le mérite d'avoir réveillé les consciences. Bien des clichés se
sont effondrés et des certitudes démenties. Désormais le combat pour la
démocratie ne peut plus s'accommoder du bricolage et encore moins de
l'aventure et de l'irresponsabilité. La construction de l'alternative
démocratique doit commencer  par un effort sur soi. Il n y a pas de
démocratie  sans culture démocratique. Car avant d'être un système de
gouvernement, la démocratie est d'abord et surtout une façon d'être.
Personne n'a le monopole de la vérité ni l'exclusivité de l'erreur.
Nous avons tous notre part de responsabilité dans cette situation même s'il
est plus facile de mettre tout sur le compte du pouvoir. Je vais
certainement déplaire en disant ça mais force est de reconnaître qu'il y a
en nous des attitudes et des réflexes qui confortent énormément la
dictature. Pour prétendre se débarrasser de cette dernière il faut avant
tout arrêter de reproduire ses méthodes.
Des révisions déchirantes sont aujourd'hui nécessaires si on veut
réellement sortir de ce drame.
Du côté du pouvoir il n y a plus rien à espérer. Alors cherchons en nous
les ressources symboliques et militantes nécessaires à notre libération

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

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Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
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#1918 De: "amirouche ferrouk " <ferrouk@...>
Date: Samedi 22. Mai 2004  18:58
Sujet: Re: projet création club de scrabble à alger
ferrouk@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
    un club de scrabble est une bonne chose en soit mais en quoi ça consiste?
y'a aussi le probleme de localisation! alors on devrait expliquer mieux la façon
de le creer ce club tout en en
precisant son statut

       amirouche

------- Message original ------- 
De: kiss cool <kisscoolskin@...> 
Date: Fri, 21 May 2004 19:43:42 +0200 (CEST) 
Sujet: [CSSI-Algerie] projet création club de scrabble à alger 

voila je m'appelle isabelle,
en ce moment je suis à alger au centre culturel
français et ils sont à la recherche d'un projet de
création d'un club de scrabble à alger pour ses
adhérents , seriez vous intéressés vu qu'il y en a au
maroc , en tunisie mais pas en algérie .
alors que l'algérie est le 2 eme pays francophone
avant la belgique et quebec!
et que la candidate algérienne à questions pour un
champion a gagné la derniére édition!
voila , j'attend votre réponse avec impatience!
a+
Isabelle Delaunay






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Commission Socialiste de Solidarite Internationale
CP 343
CH-1211 Geneve 4
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#1919 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Lundi 24. Mai 2004  1:53
Sujet: 24.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 24 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
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VIOLENCES

(AFP 21.5) Un militaire a été tué et quatre autres blessés dans l'explosion
d'une bombe au passage de leur convoi à Birem, dans la maquis de Sidi Ali
Bounab (w. Tizi Ouzou), le 21 mai.

(Le Matin 23.5) Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Matin" a été
tué dans un accrochage avec l'armée, le 22 mai, lors d'une opération de
ratissage dans les maquis de Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou).


GROUPES ARMÉS

(Quzotidien d'Oran 22.5) Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a réfuté
le 21 mai toute idée de désarmement des "patriotes" (milices locales),
après que huit miliciens de Seraïdi aient cependant été désarmés. Ces huit
miliciens faisaient, selon le ministre, l'objet de poursuites judiciaires
"pour des affaires qui n'ont rien à voir avec la situation sécuritaire", et
"il n'est pas question de désarmement total ou partiel des patriotes", a
déclaré le ministre. Selon Yazid Zerhouni, l'Etat a armé 80'000 hommes hors
de ses appareils policiers et militaires, dans le cadre de la "lutzte
contre le terrorisme"


FRANCE-ALGÉRIE

(El Watan 24.5) Une place Maurice Audin, du nom d'un jeune militant du
Parti communiste algérien "disparu" le 11 juin 1957 après son arrestation
par les parachutistes du général Massu (il n'a jamais été retrouvé, ni
vivant, ni mort), sera inaugurée à Paris le 26 mai, en présence de l'épouse
de Maurice Audin. La place Maurice Audin sera située en face de la
Mutualité, dans le Vème arrondissement.


POLITIQUE

(El Watan 20.5, 23.5) Le Premier ministre Ouyahia a lancé, après être
intervenu à l'Assemblée nationale,  un nouvel appel au "dialogue" avec les
aârchs de Kabylie, à quoi les premières réactions des représentants des
aârchs ont été plutôt négatives, et ont consisté à rapépeler la première
exigence du mouvement pour toute reprise de tout "dialogue", à savoir le
renoncement du gouvernement à tout référendum sur l'officialisation de
tamazight comme langue nationale. Plusieurs délégués ont en outre mis en
avant la reprise de la répression du mouvement citoyen, notamment à Tkout,
dans les Aurès, où des dizaines de jeunes manifestants ont été arrêtés et
où les délégués du mouvement citoyen ont du prendre le maquis pour éviter
de l'être. Dans la wilaya de Chlef également, où des émeutes avaient éclaté
le 17 mai à Ouled Ben Abdelkader pour protester contre les critères
d'attribution de logements sociaux,, une cinquantaine de personnes ont été
arrêtées et présentées le 18 mai à un juge d'insuruction, qui en a manitenu
quatre en détention. Mais 31 manifestants remis en liberté ont été à
nouveau arrêtés, dont un élu municipal.  Le 19 mai, des émeutes ont éclaté
à Souk El Had, dans la wilaya de Relizane, et plusieurs manifestants ont
été blessés.

(La Tribune, El Watan 23.5 / Liberté, El Watan 24.5) Le Premier ministre
Ouyahia a déclaré devant l'Assemblée nationale qu'"aucune mécanisme" ne
sera mis en place pour réaliser la "réconciliation nationale" prônée par le
président Bouteflika : "il n'y aura ni congrès, ni conférence, ni loi pour
la réconciliation nationale", mais la poursuite d'une politique déjà
engagée, et qui doit s'attacher à résoudre prioritairement les problèmes
sociaux et économiques, notamment les crises du logement et de l'emploi. Le
Premier ministre a également récusé toute idée d'amnistie générale, et
toute réintégration du FIS dans la normnalité et la légalité politiques. Il
a enfin confirmé le maintien de l'état d'urgence : "lorsque nous n'aurons
plus besoin de l'état d'urgence, nous déciderons de sa levée. Pour le
moment, il n'en est pas question".
De son côté, le Parti des Travailleurs a insisté dans un communiqué sur
l'importance du respect des "engagements politiques" pris dans le programme
du gouvernement, au chapitre de la "réconciliation nationale", et en
particulier du "règlement du dossier des disparus".
A l'Assemblée nationale, le programme du gouvernement a été adopté, tous
les partis votant en sa faveur sauf le Parti des Travailleurs, qui a voté
contre, et Islah, qui s'est abstenu.

(Le Matin, El Watan 24.5) Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie
(RCD) a rendu public le 23 mai un document sur "la typologie de la fraude
électorale" lors de la dernière élection présidentielle, que le RCD
qualifie d'"avortement démocratique". Pour l'essentiel, la "fraude"
dénoncée dans le document du RCD consiste en un ensemble de pratiques "en
amont" de l'élection : "monopole des médias lourds, financement d'une
campagne avant terme par le Trésor public", affectation d'enveloppes
budgétaires juste avant les élections etc... Le RCD accuse le président
d'avoir déboursé au moins 942 millions de dinars pour sa campagne, alors
que la loi plafonne les dépenses électorales à 15 millions (le RCD inclut
vraisemblablement le coût des voyages officiels du Chef de l'Etat dans tout
le pays, avant et pendant la campagne officielle, dans son budget de
campagne réel).
S'agissant de l'élection proprement dite, le RCD dénonce les "pressions
violentes exercées sur les représentants des partis pour quitter les
centres de vote" et estime que "bien magré eux, les 100 observateurs
étrangers ont servi de leurre, voire de caution, dans une élection
contestable".
Pour autant, le RCD admet qu'"il n'est pas question (...) de nier que "des
populations se sont exprimées le 8 avril pour le président-candidat", mais
ce soutien est décrit par le document  du RCD comme celui des "clientèles
traditionnelles organisées autour du clan Bouteflika" à quoi s'est ajouté
"un matelas électoral incontestable" que Bouteflika "a réussi à s'acheter".
Le président du RCD, Saïd Sadi ne conteste pas l'élection de Bouteflika,
mais le score réalisé par le président-candidat (85 %), score "arrêté afin
d'humilier la classe politique" et lui signifier "qu'il est inutile de
penser à un changement".


SOCIÉTÉ

(El Watan 23.5) Un homme, Djamel Taleb, de Djelfa, s'est suicidé en
s'îmmolant par le feu devant la Maison de la presse à Alger. Djamel Taleb
avait été condamné à cinq ans de prison pour émission de chèque sans
provision, et avait été grâcié par le président de la République après 14
mois d'emprisonnement, mais ses biens avaient été vendus pendant son
incarcération, pour le tiers de leur valeur.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 23 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,20 Euro
1,85 Franc suisse

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Pour nous soutenir, il suffit de nous adresser un chèque (barré) à notre
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"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience"
(René Char)

COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
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#1920 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Jeudi 27. Mai 2004  20:03
Sujet: 27.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 27 mai 2004

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Voir en fin de Bulletin :

L'HISTOIRE JUGERA...
ou le procès déplacé
par Fatiha Talahite (sur le procès Nezzar-Souaïdia, Paris, juillet 2002)

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RAPPORT 2004 D'AMNESTY INTERNATIONAL

ALGÉRIE

Janvier - décembre 2003

Un très grand nombre de personnes ont été tuées dans le conflit interne que
connaît le pays depuis 1992. Des centaines de civils ont trouvé la mort
dans des attaques perpétrées par des groupes armés. Plusieurs centaines de
membres des forces de sécurité et des milices armées par l'État ont été
tués lors d'attaques et d'embuscades. Des centaines de membres présumés des
groupes armés ont été tués lors d'opérations menées par les forces de
sécurité. Le recours à la torture était toujours très répandu, notamment
pendant la détention secrète et non reconnue; il était pratiquement
systématique pour ceux qui étaient soupçonnés d'implication dans des
activités «terroristes». Comme les années précédentes, les défenseurs des
droits humains ont été soumis à des restrictions et les journalistes qui
avaient dénoncé la corruption des plus hautes autorités ont été pris pour
cible. Malgré l'intensification du débat sur les droits humains, l'impunité
restait l'obstacle principal au traitement des séquelles des violations
passées de ces droits, notamment des milliers de cas de torture, de
«disparition» et d'homicide signalés depuis 1992 et imputables aux forces
de sécurité, aux milices armées par l'État et aux groupes armés. L'état
d'urgence proclamé en 1992 n'avait toujours pas été levé à la fin de
l'année. Plusieurs membres présumés de groupes armés ont été condamnés à
mort. Le moratoire sur les exécutions était toujours en vigueur.

Contexte

La situation politique était instable, en raison des luttes ouvertes de
pouvoir à l'approche de l'élection présidentielle, qui devait se tenir au
mois d'avril 2004. Les manifestations, les grèves et les protestations se
sont multipliées, dégénérant, dans certains cas, en affrontements violents
entre les manifestants et les forces de sécurité. Les Algériens ont exprimé
leur mécontentement à propos des problèmes socioéconomiques et politiques
internes, ainsi que leur opposition à la guerre en Irak. Imposée en octobre
2001, l'interdiction des manifestations dans la capitale, Alger, est restée
en vigueur.

Des organisations de défense des droits des femmes ont poursuivi leur
campagne pour réclamer la réforme du Code de la famille et l'égalité
juridique entre hommes et femmes.

En Kabylie, région à majorité amazigh (berbère) du nord-est du pays, les
négociations se sont poursuivies entre le gouvernement et certains
représentants du mouvement qui revendique une plus grande autonomie ainsi
que la reconnaissance de la langue et de la culture amazigh. La plupart des
militants kabyles emprisonnés ont été libérés sous condition au cours de
l'année; toutefois, certains étaient toujours inculpés de trouble à l'ordre
public ou d'appartenance à des organisations interdites.

Trente-deux touristes européens ont été enlevés en février et en mars non
loin de la ville d'Illizi, dans le Sahara algérien. Dix-sept d'entre eux
ont été libérés en mai et 14 autres en août, dans le nord du Mali. Une
femme est morte, apparemment d'épuisement dû à la chaleur. Ces enlèvements
auraient été perpétrés par le Groupe salafiste pour la prédication et le
combat (GSPC), un groupe armé.

Les États-Unis et plusieurs États membres de l'Union européenne ont réitéré
publiquement leur soutien à la politique algérienne de «lutte contre le
terrorisme», ouvrant ainsi la voie à la reprise des transferts militaires
au profit de l'Algérie, après plusieurs années d'embargo de facto.

Homicides

Le conflit qui a débuté en 1992 s'est poursuivi et, selon des chiffres
officiels qui n'ont pas été confirmés de source indépendante, 900 personnes
environ ont trouvé la mort au cours de l'année. Au nombre des victimes
figuraient des centaines de civils tués lors d'attaques perpétrées par des
groupes armés et dont les auteurs n'étaient généralement pas identifiés.
Par ailleurs, plusieurs centaines de membres des forces de sécurité et des
milices armées par l'État ont trouvé la mort lors d'attaques ou dans des
embuscades. Enfin, des centaines de membres de groupes armés ont été tués
lors d'opérations menées par les forces de sécurité. Très peu
d'informations étaient disponibles sur les tentatives pour les appréhender,
ce qui laissait craindre que certains n'aient été victimes d'exécutions
extrajudiciaires. Sur la foi d'informations fournies par les services de
sécurité, la presse algérienne a également rapporté des cas isolés
d'enlèvement de femmes et de jeunes filles par des groupes armés.

Torture et détention secrète

Le recours à la torture, qui restait très répandu, était favorisé par la
pratique persistante de la détention secrète et non reconnue. Les personnes
soupçonnées de crimes qualifiés d'«actes terroristes ou subversifs» étaient
systématiquement torturées. Les responsables de l'application des lois ne
respectaient pas les garanties légales contre la torture et la détention
secrète. Aucune allégation de torture n'a fait l'objet d'une enquête
approfondie, indépendante et impartiale.

     * Mohamed Belkheir, un restaurateur arrêté en mars, aurait été torturé
pendant ses dix jours de garde à vue au centre de détention de la Sécurité
militaire de Ben Aknoun, à Alger. Cet homme de quarante-deux ans s'est
plaint d'avoir été attaché et forcé d'avaler une grande quantité d'eau
sale; il aurait également été battu et aurait reçu des décharges
électriques. Il a, semble-t-il, été contraint de signer des «aveux» sans
être autorisé à lire le procès-verbal. Mohamed Belkheir a été inculpé
d'appartenance à un groupe «terroriste» et de rétention d'informations; il
a nié les faits qui lui étaient reprochés. Bien qu'il ait été examiné par
un médecin au moment où il a été placé en détention provisoire, l'origine
probable des lésions constatées sur différentes parties de son corps n'a
pas été établie et ses allégations de torture n'ont fait l'objet d'aucune
enquête.

Impunité

Aucune enquête exhaustive, indépendante et impartiale n'a été menée sur les
crimes contre l'humanité commis depuis 1992, notamment les milliers
d'exécutions extrajudiciaires, d'homicides délibérés et arbitraires de
civils, d'actes de torture et de mauvais traitements ainsi que de
«disparitions». Dans la très grande majorité des cas, aucune initiative
concrète n'avait apparemment été prise par les autorités pour traduire en
justice les responsables présumés des atteintes aux droits humains
perpétrées au cours de l'année ou des années précédentes et imputables aux
forces de sécurité, aux milices armées par l'État ou aux groupes armés.

«Disparitions»

Le débat public sur les «disparitions» s'est intensifié au cours de
l'année. Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative
de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH), a réaffirmé
que la question des «disparus» serait résolue et il a rencontré des
organisations représentant les familles des «disparus». En septembre, le
président Bouteflika a mis en place un mécanisme temporaire de prise en
charge de cette question, présidé par Farouk Ksentini et formé de six
membres désignés de la CNCPPDH. Les familles des «disparus» et les
organisations qui font campagne sur cette question n'ont pas été consultées
à propos de la création de cet organisme. Celui-ci doit faciliter les
contacts entre les familles des «disparus» et les autorités, mais il n'est
pas habilité à enquêter sur des cas de «disparition».

Aucune autre mesure n'a été prise et aucune évolution n'a été constatée
vers l'ouverture d'enquêtes sur les milliers de cas de «disparition»
recensés, pour la plupart, entre 1994 et 1998. Les autorités continuaient
de nier toute responsabilité des agents de l'État dans cette pratique
répandue.

Kabylie

Les autorités n'ont donné aucune suite à l'enquête menée en 2001 sur la
mort de plusieurs dizaines de manifestants en Kabylie, qui a conclu que des
agents de l'État avaient eu recours à la force meurtrière de manière
excessive lors des manifestations. Le gouvernement a annoncé que le
processus d'indemnisation des victimes et de leurs proches était en cours,
mais aucune enquête n'avait apparemment été ouverte sur le cas des 100
manifestants au moins qui ont été tués et des centaines d'autres qui ont
été blessés par balle. Les autorités ont affirmé qu'une vingtaine de
gendarmes avaient été jugés pour utilisation abusive d'armes à feu.
Toutefois, aucune information n'a permis de confirmer que des gendarmes
avaient été traduits en justice pour les violations des droits humains
commises dans le cadre de la dispersion des manifestations en Kabylie.

Défenseurs des droits humains

Comme les années précédentes, les défenseurs des droits humains se sont vu
imposer des restrictions à leurs activités. Certains ont été arrêtés et ont
fait l'objet de poursuites judiciaires. La liberté d'association et de
réunion demeurait limitée.

Les organisations œuvrant pour les victimes de «disparition» ne parvenaient
toujours pas à obtenir une reconnaissance officielle. Bien que leurs
manifestations aient été largement tolérées, des cas de harcèlement et
d'intimidation ont été signalés.

     * Plusieurs proches de «disparus» ont été arrêtés à Oran en juillet,
lors de leur manifestation hebdomadaire devant le palais de justice. Ils
ont été condamnés à des amendes pour troubles sur la voie publique.
     * L'acquittement et la remise en liberté de Salaheddine Sidhoum, un
médecin et défenseur des droits humains qui vivait dans la clandestinité
depuis neuf ans, a constitué un événement positif. La condamnation à vingt
années d'emprisonnement prononcée par contumace en 1997 à son encontre pour
«actes terroristes ou subversifs» a été annulée, en octobre, par un
tribunal pénal d'Alger, après qu'il se fut livré aux autorités.

Liberté d'expression

Les restrictions à la liberté d'expression ont été renforcées alors que
s'exacerbaient les tensions politiques à l'approche du scrutin présidentiel
de 2004. En août, six journaux privés ont été empêchés de paraître,
officiellement parce qu'ils devaient de l'argent à l'imprimerie gérée par
les autorités. Toutes ces publications avaient dénoncé au cours des mois
précédents la corruption de certains responsables gouvernementaux et leur
implication dans des scandales financiers. Plusieurs journalistes et un
directeur de publication à l'origine d'articles et de caricatures ont été
condamnés à des peines d'emprisonnement avec sursis pour diffamation,
notamment envers le chef de l'État.

     * Hassan Bouras, un journaliste travaillant dans la province d'El
Bayadh, a été arrêté en novembre et détenu pendant près d'un mois. Il avait
évoqué dans ses articles des faits de corruption dans lesquels seraient
impliqués des notables locaux. Inculpé de diffamation, il a été condamné à
deux années d'emprisonnement, une amende et cinq ans d'interdiction
d'exercice de son métier. En décembre, une cour d'appel a réduit sa peine à
une amende et au versement de dommages et intérêts.
     * Plusieurs journalistes étrangers ont été expulsés d'Algérie au mois
de juillet. Cette mesure, qui a fait suite à la remise en liberté d'Abassi
Madani et d'Ali Benhadj, les deux anciens dirigeants du Front islamique du
salut (FIS), parti islamiste interdit, avait pour but d'empêcher les médias
étrangers d'évoquer ces libérations. Abassi Madani et Ali Benhadj avaient
été condamnés à douze années d'emprisonnement en 1992, à l'issue d'un
procès inéquitable. Ils avaient été arrêtés à la suite de l'annulation des
premières élections multipartites organisées en Algérie et de
l'interdiction du FIS, qui semblait en passe de les remporter. Lors de la
remise en liberté des deux hommes, le procureur militaire a restreint leurs
droits civils et politiques, apparemment en l'absence d'une décision de
justice.

Conditions carcérales

Dans le cadre de la réforme de la justice en cours, une amélioration des
conditions de détention a été signalée; celles-ci restaient toutefois une
source de profonde préoccupation. Les conclusions de l'enquête ordonnée par
le ministre de la Justice sur les circonstances de la mort d'une
cinquantaine de détenus à la suite d'incendies qui s'étaient déclarés dans
plusieurs prisons en 2002 n'ont pas été rendues publiques. Des grèves de la
faim entamées par des groupes de détenus ont été signalées dans différentes
prisons tout au long de l'année. Plusieurs dizaines de prisonniers ont
protesté contre leur détention sans jugement qui durait depuis plus d'un
an. Selon la législation algérienne, les personnes accusées de crimes
qualifiés d'«actes terroristes ou subversifs» peuvent être maintenues en
détention provisoire jusqu'à trente-six mois.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a poursuivi ses visites
dans les prisons, qui avaient repris en 1999. Il a pu se rendre dans un
certain nombre de postes de police et de centres de détention placés sous
l'autorité de la gendarmerie. Aucune organisation indépendante n'a été
autorisée à visiter les prisons militaires ni les centres de détention qui
dépendent de la Sécurité militaire, où de nombreux cas de torture et de
mauvais traitements, de même que des conditions inhumaines, sont
régulièrement signalés.

Mécanismes des Nations unies dans le domaine des droits humains

Le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou
involontaires, le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires,
sommaires et arbitraires et le rapporteur spécial sur la torture n'ont
toujours pas été autorisés à se rendre en Algérie. Dans le rapport qu'il a
présenté en 2003, le rapporteur spécial sur la torture a indiqué qu'il
continuait à recevoir des informations selon lesquelles un grand nombre de
personnes seraient soumises à des actes de torture et à d'autres formes de
mauvais traitements. Il a ajouté qu'il avait constaté le rejet, par le
gouvernement, de la plupart des allégations au motif qu'aucune plainte
n'avait été déposée mais que, étant donné la nature des allégations
formulées, il n'était pas raisonnable de penser que les victimes présumées
puissent porter plainte. Enfin, il a rappelé aux autorités leur obligation
d'ordonner une enquête approfondie sur tous les cas de torture, même en
l'absence de plainte.

Visites d'Amnesty International

Des représentants d'Amnesty International ont effectué une visite en
Algérie fin février et début mars, la première depuis plus de deux ans. Un
délégué a également assisté, en octobre, au procès de Salaheddine Sidhoum.

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VIOLENCES

(Quotidien d'Oran 26.5) Un chauffeur de taxi, porté disparu depuis le 22
mai à Tiaret, après qu'il ait chargé trois personnes pour Aflou, a été
retrouvé assassiné le 24 mai près de Gueltat Sidi Saâd (w. Laghouat). Tous
ses effets personnels et son argent ont été retrouvés dans le véhicule.

(AP, APS 25.5) Six gendarmes algériens circulant à bord de deux véhicules
tout terrain dans le sud saharien ont disparu, annonce "Le Quotidien
d'Oran", qui ajoute qu'une opération de recherche a été déclenchée le 23
mai dans la wilaya d'Illizi et dans les wilayates limitrophes. Les
gendarmes auraient disparu dans une zone d'intense contrebande, mais où
sévissent aussi des groupes armés réputés islamistes, mais dont les
activités semblent plutôt relever du banditisme traditionnel. Le
gandermarie nationale a démenti le 24 mai l'information sur la disparition
des gendarmes, et le déclenchement d'une opération de recherche,
information qu'elle qualifie d'"infondée" et relevant de la "spéculation".,


GROUPES ARMÉS

(AFP 26.5) Le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguièe, en charge
de l'enquête sur l'assassinat en 1996 des sept moines trappistes de
Tibéhirine, est prêt à explorer "toutes les pistes" sur ces assassinats, a
déclaré le 25 mai le père Armand Veilleux, "numéro deux" de l'Ordre des
cisterciens, et partie civile dans l'affaire (il a, avec plusieurs proches
des moines, déposé une plainte en décembre 2003 pour "enlèvement",
"s'questration" et "assassinat". Les plaignants soulignent, dans leur
plainte, que des témoignages récents laissent supposer que les services
spéciaux algériens (le DRS) ont pu jouer un rôle au moins indirect dans
l'enlèvement, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, des moines, dont
l'assassinat avait été attribué à un GIA après un communiqué le
revendiquant, le 21 mai.

(AP 24.5 / AFP 26.5) Donné, une fois de plus, pour mort par la presse
algérienne (notamment "L'Expression", le 11 mai), le fondateur et chef, ou
ancien chef, du GSPC, Hassan Hattab est toujours en vie et actif dans la
région de Tizi Ouzou, où sa base serait implantée dans la forêt de Sidi Ali
Bounab,  selon une "source sécuritaire responsable" citée par le quotidien
en arabe "Sawt El Ahrar". "L'Expression" avait annoncé que Hassah Hattab
avait été exécuté à la fin de l'été 2003 sur ordre d'Abderrazak "Le Para".
En octobre 2003, des journaux algériens avait annoncé son éviction de la
direction du GSPC et son remplacement par Nabil Sahraoui, alias "Abou
Ibrahim Mustapha", lequel confirme et déclare, sur un site internet du
GSPC, que Hassan Hattab est toujours en vie et "se porte bien", mais n'est
plus "émir national" du GSPC. Selon son successeur présumé (mais cette
succession est elle-même mise en doute par d'autres sources), Hassan Hattab
a démissionné de la tête du GSPC "de son plein gré"

(Liberté 27.5) Un "responsable du Mouvement pour la démocratie et la
justice au Tchad", interrogé par "Liberté", affirme que son mouvement
détient effectivement Abderrazak "le Para", "émir" du GSPC. Selon Mahamat
Mahdi (le "responsable du MDJT) des "groupes salafistes, venus d'Algérie et
du Niger", ont été "accrochés" par l'armée tchadienne dans la région
frontalière du Niger, contrôlée par le régime de N'djamena. Les 9 et 10
mars, ces accrochages auraient fait quinze morts au sein du groupe armé,
dont son chef, "un certain Abou Hamza". Quatre membres du groupe, dont un
Algérien, ont été arrêtés par les Tchadiens, mais le reste du groupe (une
dizaine de personnes, dont Abderrazak)  est parvenu à s'échapper, mais a
été intercepté dans le Tibesti par le MDJT et s'est rendu. Sept autres
membres du groupe auraient ensuite été "capturées par nos forces", ajoute
Mahamat Mahdi. Le MDJT affirme avoir informé tout de suite les autorités
algériennes (d'abord, curieusement, l'Ambassade d'Algérie à Paris, puis les
autorités militaires algériennes à Alger) de la capture. "nous somes des
laïcs et nous sommes hostiles aux terroristes", explique le porte-parole du
MDJT, qui ne se prononce pas sur les raisons pour lesquelles un groupe armé
algérien se serait retrouvé au Tchad, mais évoque deux possibilités : la
recherche d'armes ou la recherche de touristes occidentaux à prendre en
otages. Quant à savoir ce que le MDJT entend faire de ses prisonniers, son
porte-parole explique qu'il a proposé aux autorités algériennes de venir
les chercher au Tchad, mais que "le gouvernement algérien, ne voulant pas
transgresser le droit international" en allant prendre livraison dans un
pays étranger de prisonniers détenus par un groupe d'opposition, a demandé
du MDJT de lui "livrer les prisonniers à la frontière nigérienne", ce que
le MDJT aurait refusé de faire car "la zone (...) est très dangereuse".


FRANCE-ALGÉRIE

(APS 26.5) Le Maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a inauguré le 26
mai la place Maurice-Audin, du nom d'un militant communiste français,
militant de la cause nationale algérienne, enlevé et assassiné en juin 1957
à Alger par des parachutistes français. L'inauguration s'est faite en
présence de la veuve de Maurice Audin, de l'Ambassadeur d'Algérie en France
Mohamed Ghoualmi, d'Henri Alleg et de Pierre Vidal-Naquet. Pour Bertrand
Delanoë, il ne faut pas "se résigner à l'oubli" mais "rechercher la vérité
et l'assumer pour la regarder en face". La place Maurice-Audin sera "un
signe de fraternité entre les peuples algérien et français", a ajouté le
Maire de Paris.

(El Watan 27.5) Le mouvement associatif de Beni Ilmane organise le 27 et 28
mai un séminaire sur le massacre du 28 mai 1957, connu sous le nom de
"Massacre de Melouza", lorsque 375 personnes, dont 267 habitants de Beni
Ilmane, ont été massacrés par une unité de l'ALN -qui a également massacré
des djounouds (soldats de l'ALN) qui refusaient de prendre part àé la
tuerie, et des personnes étrangères au douar mais s'y trouvant au moment
des événements. Les raisons du massacre sont encore controversée, mais la
plupart des historiens s'accordent à le replacer dans le contexte de la
lutte opposant le FLN aux messalistes pour l'hégémonie dans le mouvement de
libération nationale (Beni Ilmane était messaliste). Le rôle de l'armée
française, non dans la commission du massacre lui-même mais sous forme de
complicité, fait également l'objet d'interrogations, des témoignages
relevant la présence, pendant le massacre et à proximité immédiate,
d'observateurs français, et par ailleurs d'avions survolant le douar.


POLITIQUE

(Liberté 27.5 / FIS 24.5) Pour le Front des Forces Socialistes, s'exprimant
après l'exposé du programme du gouvernement par le Premier ministre Ouyahia
devant l'Assemblée nationale, "la réconciliation nationale doit signifier
l'ouverture d'un dialogue transparent et être le couronnement d'un débat
franc et serein entre les forces politiques représentatives, les vrais
déltenteurs du pouvoir et les représentants de toutes les victimes de la
tragédie nationale". Dans ces conditions, "une véritable réconciliation
nationale ne saurait être réduite à une opération hypermédiatisée de
redditions de bandits", mais doit enclencher "un processus global de sortie
de crise". Au lieu de cela, la "réconciliation nationale" annoncée par le
pouvoir ne sert qu'à "occulter les responsabilités" et à s'abstenir de
"rendre des colmptes au peuple". L'objectif principal de la démarche du
pouvoir reste "la consécration de l'impunité".
Le FFS revient sur l'élection présidentielle d'avril, en estimant qu'elle a
été pour "les décideurs" l'occasion d'une "revanche contre l'opposition" :
tenue dans des conditions qui n'ont pas permis "de garantir le libre choix
des citoyennes et des citoyens", et en usant de "procédés et de pratiques
antidémocratiques dignes de l'époque stalinienne", cette élection n'avait
pour but, selon le FFS, que "d'offrir une nouvelle légitimité" à un pouvoir
qui par ailleurs maintient l'état d'urgence et le farmetures des espaces
d'expression politique et sociale, afin d'"etouffer les libertés
d'organisation et de manifestation".
Pour le FIS, qui s'exprime dans un communiqué signé du "responsable par
intérim" de son Bureau exécutif national, Mourad Dhina, le programme du
gouvernement d'Ahmed Ouyahia "est dans la continuité de la tradition
putschiste des services algériens qui font perdurer la crise que traverse
le pays et n'envisagent d'autre moyen pour se maintenir au pouvoir qu'à
travers le pourrissement de la situation". Le front islamiste note
qu'Ouyahia refuse de dissoudre les milices armées et refuse également toute
idée de conférence nationale pour une sortie de crise. Quant au président
Bouteflika, s'il est exhonéré par le FIS de la responsabilité du coup
d'Etat de janvier 92, il n'en est pas moins coresponsable de la non
résolution du conflit, dès lors qu'il "ne se démarque pas clairement" de
son Premier ministre.

(Le Matin, Le Quotidien d'Oran, El Watan 26.5) Le Secrétaire général du
Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique
(SNAPAP), Rachid Malaoui, a dénoncé dans une conférence de presse la
campagne d'intimidation et de harcèlement menée contre son syndicat par un
groupe d'ancien syndicalistes, conduits par le député (indépendant)
Belkacem Felfoul, ancien président du Conseil national du SNAPAP (exclu du
syndicat avec plusieurs de ses partisans), et encouragés par les pouvoirs
publics, que Malaoui accuse de vouloir déstabiliser le syndicat et
démotiver ses militants, notamment en organisant un congrès parallèle du
syndicat. "La position de neutralité adoptée par notre syndicat lors de
l'élection présidentielle dérange apparemment certains cercles du
gouvernement qui veulent nous aligner", estime Rachid Malaoui, qui dénonce
"une volonté de casser le SNAPAP" et, plus généralement, "la persévérance
de certains cercles à poursuivre la destruction du pluralisme syndical en
Algérie".


ECONOMIE

(AP, Quotidien d'Oran 26.5 / Liberté 27.5) Le représentant de la Banque
Mondiale en Algérie, Djamel Mostefai, a estimé le 25 mai devant des patrons
algériens que l'Algérie est dans une situation favorable à la conduite de
"réformes structurelles" pour se dégager de la dépendance des exportations
d'hydrocarbures. Ce sont paradoxalement les recettes pétrolières (40
milliards escomptés en 2004), qui représentent plus de 97 % des rentrées de
devises, qui devraient permettre à l'Algérie de crééer les conditions d'une
"croissance stable et durable" par des réformes structurelles et l'
investissements hors hydrocarbures, estime le représentant de la Banque
Mondiale, pour qui l'Algérie "se trouve dans une situation exceptionnelle"
(c'est-à-dire exceptionnellement bonne) grâce à la hausse des cours du
pétrole, à la consolidation de la stabilité macroéconomique et à
l'amélioration de la situation sécuritaire. Djamal Mostefai décerne un
satisfecit au programme gouvernemental, qui selon lui "reflète une vision
claire pour améliorer le climat d'affaires et encourager la relance
économique", et manifeste "une volonté évidente de réformes".
Le Fonds monétaire international (FMI), dans un rapport d'évaluation du
secteur financier, recommande pour sa part à l'Algérie de puiser dans ses
réserves de change non pas pour investir dans l'économie hors
hydrocarbures, comme le lui suggère la Banque Mondiale, mais pour prendre
de l'avance sur le remboursement de la dette extérieure, afin de rassurer
ses partenaires étrangers. En 2003, la dette algérienne se monte à 23
milliards. Elle a augmenté d'un demi-milliard entre 2002 et 2003, à cause
de la dépréciation du dollar par rapport à l'euro (alors que pour
l'essentiel les exportations sont facturées en dollars, mais les
importations en euros). Cette dette est cependant plus que largement
couverte par les réserves de change de l'Algérie, qui se montaient en 2003
à 32,9 milliards de dollars, soit 11 milliards de plus qu'en 2002.
Pour le Front des forces socialistes, réagissant à la présentation du
programme du gouvernement Ouyahia devant le parlement,  la situation
économique de l'Algérie est marquée par l'absence d'une "stratégie de
développement lisible et structurée", alors que les ressources engrangées
par le pays grâce à l'augmentation du prix du pétrole permettrait une telle
stratégie. Le FFS relève le "paradoxe algérien" de réserves de change en
hausse et d'un indice de développement humain en régression continuelle.

(El Khabar 26.5) Selon un rapport de la Banque Mondiale sur les flux
monétaires, la moyenne des transferts d'argent des émigrés algériens vers
l'Algérie ne dépasse pas les 300 dollars US par an et par individu pour ce
qui est des transferts légaux sur le marché officiel (soit beaucoup moins
que pour tous les autres pays de la région), alors que les transferts
passant par le marché parallèle, et selon des cours officieux,
correspondent à une masse de 1 milliard et demi à deux milliards de
dollars. En France, les banques estiment la valeur de l'épargne des
immigrants algériens à 2,5 milliards de dollars. L'épargne des trois
millions d'émigrés algériens (dont la majorité résident en France) a donc
tendance à rester dans leurs pays d'accueil plutôt qu'à retourner en
Algérie, et lorsqu'elle y retourne, elle a tendance à passer par le marché
parallèle plutôt que par le marché officiel. Enfin, selon le Premier
ministre algérien Ahmed Ouyahia, les transferts d'argent algérien sont deux
à trois plus important dans le sens de l'exportation (un demi-milliard
d'euros en 2003).


DROITS DE L'HOMME

(El Watan 26.5, 27.5) Le représentant de la Ligue algérienne des droits de
l'Homme (LAADH) dans la wilaya de Djelfa, le journaliste Hafnaoui El Ghoul,
qui avait, dans des articles parus dans "Le Soir d'Algérie" et "El Djezaïr
News", mis en cause les autorités dans le scandale de la mort de 13
nouveaux-nés, révélé des malversations et dénoncé la situation des droits
de l'Homme dans la wilaya, a été placé en détention provisoire après le
dépôt de trois plaintes par le wali (préfet) de Djelfa, pour "outrage",
"diffamation", "injures" et "outrage envers corps constitué". Le 26 mai,
Hafnaoui El Ghoul a été condamné à une peine de six mois de prison ferme et
50'000 DA d'amende (environ 100 euros, 1500 FS) pour diffamation. Les
autorités ont assuré que les poursuites, et la condamnation, du journaliste
et militant des droits de l'Homme n'avaient rien à voir avec le scandale de
la mort des bébés.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 26 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,17 Euro
1,80 Franc suisse

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L'HISTOIRE JUGERA...
ou : le procès déplacé

par Fatiha Talahite

Du 1er au 5 juillet 2002 s'est tenu à Paris un procès historique. Une
plainte en diffamation du général algérien à la retraite Khaled Nezzar
contre Habib Souaïdia, ex-lieutenant de l'armée algérienne, ainsi que
contre le P-DG de France-Télévision, Marc Tessier, fut l'occasion de se
pencher sur l'un des drames les plus tragiques et les plus méconnus de
notre époque : tragique, de par le caractère massif et la gravité des
crimes commis, ainsi que par l'ampleur des conséquences pour un peuple et
un pays; méconnu car, bien que tous ces faits soient familiers à ceux qui
observent la scène algérienne depuis plus de 10 ans , les causes, les
responsabilités, ainsi que l'enchaînement réel des événements restent
ignorés du grand public auquel est servie une version inouïe , qui ne tient
pas lorsqu'elle est confrontée aux faits dans la rigueur et la solennité
d'un prétoire. C'est le grand mérite de ce procès de l'avoir montré.
Exceptionnellement long pour une plainte en diffamation, il aurait encore
pu se poursuivre et les témoins se succéder inlassablement à la barre pour
faire le récit souvent insoutenable des enlèvements, des séquestrations,
des déportations, des exécutions extrajudiciaires, des massacres, de
l'enfer des camps, de la torture abjecte, de la terreur.

Un événement déplacé

Notre propos ici n'est pas de conduire le récit de ce procès ni d'en
analyser la signification juridique, politique, historique. Ce travail
reste à réaliser et c'est la tâche des chercheurs, historiens, juristes,
journalistes et de tous ceux qui ont la volonté de comprendre ce qui s'est
passé en Algérie, au-delà des simplifications outrancières et des
brouillages qui opacifient la complexité. Ils disposent pour cela d'un
outil inestimable, les minutes intégrales du procès, publiées avec un
important appareil de notes, un document exceptionnel, riche en
informations et en références sur les évènements et les personnes se
rapportant à l'audience et, plus largement, à l'histoire récente de
l'Algérie .
Ce procès restera marqué dans l'histoire comme un événement déplacé, au
sens propre comme au figuré. Déplacé par sa nature, celle d'une dérisoire
citation pour diffamation, portant par définition sur des opinions et non
sur des faits , alors que ce dont il était réellement question, c'était de
crimes contre l'humanité demeurés à ce jour impunis et dont les victimes se
comptent par centaines de milliers. Déplacée, la plainte déposée par le
général Nezzar, visant ces paroles prononcées par Habib Souaïdia sur la
chaîne de télévision La Cinquième, à l'émission Droits d'auteurs où il
avait été invité à présenter son livre La sale guerre  :

Cela fait dix années qu'il n'y a pas de président [en Algérie], plus même.
Il y avait des généraux, ce sont eux les politiciens, c'est eux les
décideurs, c'est eux qui ont fait cette guerre. C'est eux qui ont tué des
milliers de gens pour rien du tout. C'est eux qui ont décidé d'arrêter le
processus électoral, c'est eux les vrais responsables. [.] Je ne peux pas
pardonner au général Massu et au général Aussaresses les crimes qu'ils ont
commis, comme je ne peux pas pardonner au général Nezzar, ex-ministre de la
Défense. Il faut qu'on juge les coupables. [.] Ce sont les ex-déserteurs de
l'armée française qui ont mené le pays vers l'anarchie, vers la faillite .

Déplacés, les protagonistes, lorsqu'au cours du procès et surtout dans ses
moments les plus forts, on a vu les rôles s'inverser et l'accusé et ses
témoins, parlant pour ceux qui ont été réduits au silence, accabler le
plaignant Nezzar d'accusations d'une gravité extrême. Déplacés, les
témoins, bien trop nombreux pour un procès en diffamation, et si peu
pourtant en regard de l'ampleur des crimes et du nombre incalculable de
victimes. Déplacés, le lieu et le cadre dans lesquels s'est tenu le procès,
le tribunal de Paris, capitale de l'ancienne métropole : pour les uns,
symbole insupportable d'ingérence néo-coloniale et atteinte à la
souveraineté nationale, manifestation cinglante, pour d'autres, de
l'absence de justice et de l'impunité qui règnent en Algérie, et, enfin,
juste retour des choses pour un ex-militaire de l'armée française, pour
ceux qui considèrent que le véritable accusé dans ce procès, est le
général-major… Déplacée, la date du procès, deux fois reportée pour que
finalement, " par les hasards du calendrier ", l'audience s'achève un 5
juillet, date ô combien symbolique de l'anniversaire de l'indépendance de
l'Algérie. Déplacé, le jugement lorsque, dans son réquisitoire, le
procureur le renvoya à une autre juridiction, celle de l'Histoire :

Le hasard du calendrier fait que ce procès se déroule au moment où l'on
commémore le quarantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Et
alors que les plaies ne sont pas encore cicatrisées et les blessures pas
encore totalement refermées et (..) qu'un travail de mémoire se fait
toujours sur cette période, on demande à un tribunal de juger l'histoire
contemporaine de l'Algérie, disons les dix ou douze dernières années (..)
Mais il n'appartient pas au tribunal de refaire l'Histoire (..) Aujourd'hui
on vous demanderait alors, pas seulement de faire l'Histoire mais, si j'ai
bien compris la partie civile, d'y contribuer, de juger, comme je vous l'ai
dit, une histoire contemporaine (..)
pour conclure, je reprendrai la formule même du général Nezzar qui a initié
cette procédure, je dirai 'l'histoire jugera' .

Et ce n'était pas un simple effet de style. Madame Angelelli aurait pu
renvoyer le jugement à la justice algérienne. Elle ne l'a pas fait, et pour
cause : Habib Souaïdia, alors qu'il était réfugié politique en France, a
été condamné par contumace à vingt ans de prison en Algérie, après la
parution de son livre . Le renvoi à une juridiction fictive souligne à la
fois la défaillance de la justice algérienne et l'impossibilité du vrai
procès, de celui qui devrait être..
Tous ces déplacements qui s'enchaînent semblent indiquer quelque chose,
comme un événement manquant, et c'est cela que nous allons essayer pas à
pas d'élucider. Pour le moment, nous ne donnerons pas de nom à cet
événement et nous en parlerons au singulier. Nous retiendrons seulement
qu'il n'a pas eu lieu.

Le procès dans le procès

Par ces déplacements, tout se passe comme si, pendant le procès officiel,
s'était déroulé un autre procès. Tandis que formellement Messieurs Habib
Souaïdia et Marc Tessier étaient assignés en diffamation suite à une
plainte de Khaled Nezzar, se menait dans le prétoire un autre procès,
portant celui-là non plus sur des opinions, mais sur des faits d'une
ampleur et d'une gravité effroyables et restés à ce jour impunis. C'était
comme si le procès en diffamation n'était que le théâtre d'un second procès
autrement plus crucial et décisif qui le redoublait. Et, sous la pression
de cet événement logé en son sein, le procès formel se fissurait, craquait
de toutes parts. Ce deuxième procès, gigantesque, interminable, débordait
de tout côté le cadre formel, prenant par moments des allures de TPI. Dans
une ambiance surréaliste, il déferlait dans le flux ininterrompu des
témoignages, il explosait dans les remous du public, traversé par des
vagues irrésistibles d'indignation, de révolte, de rires nerveux parfois,
suffocant, exultant dans une tension extrême, celle d'un événement aux
dimensions d'un peuple et de son histoire, que ce lieu ne pouvait contenir.
La foule d'ailleurs, affluant chaque jour plus nombreuse, se pressait à
l'entrée, envahissant les halls et couloirs du tribunal. On aurait dit que
l'Histoire, ne trouvant où se poser, avait squatté pendant cinq jours cette
salle de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de
Paris.
Grâce au génie et au travail d'un petit groupe d'avocats et de militants
des droits de l'homme qui ont volontairement décidé de transformer de ce
procès en diffamation en une tribune pour les témoignages interdits en
Algérie, un forum pour les victimes dont la voix est étouffée, faute de
pouvoir faire justice, on allait commencer à dire la vérité, lever un petit
coin du voile, donner une idée de l'ampleur de la catastrophe et de la
gravité des crimes. De ce point de vue, ce fut une réussite : ce fut un
procès pour la vérité, un début de vérité.
Dans l'immédiat, il y eut la satisfaction, pour les innombrables victimes -
ceux qui ont été torturés, humiliés, ceux ont perdu les leurs, ceux qui
sont à la recherche de disparus, ceux qui sont encore, à l'heure qu'il est,
dans les centres de détention et de torture, ceux qui vivent dans la
terreur en Algérie ou dans la douleur de l'exil.. - de voir le
général-major rendre des comptes devant une juridiction. Ce fut un début de
reconnaissance de leur souffrance, de leur humanité : Nezzar à égalité avec
Souaïdia devant la justice - alors qu'en Algérie il est au-dessus de la
loi, dans l'impunité totale - tenu à répondre selon des règles qui excluent
la violence et l'insulte, à des militaires dissidents, des hommes
politiques dont il ne reconnaît pas la légitimité, des civils qu'il
méprise. Quant à ceux qui sont venus le soutenir et ont l'habitude de faire
taire leurs adversaires par l'invective, les intimidations et la terreur,
ils ont dû tout écouter sans pouvoir broncher.
Mais surtout, il s'est passé quelque chose d'inestimable au sein du public
et parmi les témoins : pendant cinq jours, ils ont pu se retrouver autour
d'une période tabou, en voir les acteurs directs, écouter le détail de
leurs récits, revivre des moments qu'ils ont partagés et qu'ils portent
chacun en mémoire comme un fardeau sans jamais trouver à qui le confier, où
le déposer.
Qui n'a éprouvé ce sentiment d'impuissance, d'écrasement, de dépossession
lorsque, voulant évoquer l'horreur dont il fut témoin ou victime en Algérie
durant cette période, les mots, les images lui manquèrent ; lorsque,
tenaillé par le devoir et l'urgence de témoigner, il s'est trouvé démuni,
sans preuves face à des interlocuteurs sceptiques? Qui n'a ressenti le
manque cuisant d'un cadre de référence au sein duquel son témoignage
prendrait sens, un lieu où sa parole pourrait signifier, être entendue et
reconnue? Car l'une des spécificité du système algérien (et de tous ceux
qui lui ressemblent) est de s'employer à détruire systématiquement tout
référent. C'est cela le déni qui caractérise les crimes contre l'humanité
et génocides, ces crimes à grande échelle qui sont le fait des pouvoirs en
place, eux qui ont tous les moyens d'en effacer les traces : faire
disparaître les témoins, les réduire au silence par la terreur ou la
liquidation physique, modifier les lieux, nier des faits massifs en ne
laissant aucun survivant, bref, faire en sorte que l'on ne puisse plus se
rapporter à rien pour parler de ces événements, que rien ne subsiste pour
pouvoir en témoigner. Et les remplacer par d'autres événements montés de
toutes pièces qui n'ont jamais eu lieu, inventer des témoins pour ces faits
qui n'ont pas existé, produire des preuves falsifiées marquées du sceau de
l'administration et de la justice, qui sont sous leur contrôle. Seuls les
pouvoirs peuvent faire cela. Et s'appuyer sur de puissants réseaux
médiatiques, diplomatiques, politiques pour diffuser leur version à
l'exclusion de toute autre à travers le monde, pénétrer les milieux qui
pèsent sur l'opinion et sur la décision politique pour l'y imposer comme
évidente, incontestable. Ce dispositif vise à dévaluer toute parole hors de
contrôle : si elle n'est pas d'emblée étouffée dans l'œuf (comme ce fut le
cas pour des dizaines de victimes que l'on n'a pas écoutées), elle sera
détournée, noyée dans d'autres significations, enserrée dans de puissantes
simplifications médiatiques. Loin des lieux du drame, dans un contexte
sur-idéologisé, le récit d'événements tragiques devient simple point de vue
parmi d'autres : encore une forme du déni. Dégradés au statut d'opinions,
les faits se banalisent. Dans le champ médiatique, ils s'estompent derrière
les images spectaculaires et finissent par leur céder la place.
Le procès se déroule dans une enceinte protégée des mises en scènes
médiatiques. Réduites au statut de pièces à conviction, les images y
perdent leur superbe, leur effet spectaculaire est désamorcé. Dépossédées
de leur suprématie sur les faits, elles leur sont au contraire totalement
tributaires, soumises au rituel froid de l'audience, étudiées,
décortiquées. Le procès donne une autre dignité aux faits : il les fait
advenir à la légalité. Un tribunal a le devoir d'écouter avant de juger et
de condamner. La justice doit d'abord instruire le procès. Ainsi, elle a le
pouvoir de rétablir l'ordre des choses que les médias et les discours
politiques ont inversé. Et ceci, quel que soit le jugement. Car il est
somme toute secondaire de savoir s'il y a eu ou non diffamation.
L'essentiel est que les gens ont témoigné, sous serment; on a dû les
entendre jusqu'au bout, les avocats de la partie adverse ont pu les
interroger à loisir. Le procès inscrit les faits, les qualifie, les
sanctionne et les consigne dans les minutes, rendues publiques. Il ouvre un
espace où d'autres pourront venir témoigner, trouver une place où déposer
leur parole, où elle pourra être entendue, faire écho à d'autres, prendre
et donner sens.

Le grand acquis de ce procès est d'avoir permis de commencer à établir un
certain nombre de faits, en faire le récit méthodique, les recouper avec
d'autres, les situer dans un tout cohérent. En brisant le cloisonnement des
lieux et des contextes dans lesquels ont été vécus les événements rapportés
(armée, camps, prisons, université, monde du travail, milieu politique et
associatif, etc.), en confrontant les témoignages, il révèle des
convergences, des similitudes troublantes, des concordances selon les
périodes, qui autorisent à écarter l'hypothèse de simples bavures ou
dépassements et confirment le caractère systématique, organisé, méthodique
des exactions et des crimes.

Nous citerons un cas seulement, celui de Mehdi Mosbah, dont le témoignage
poignant fut l'un des moments culminants de l'audience. Arrêté
arbitrairement en 1992 alors qu'il était étudiant, déporté dans le Sud où
il subit, avec des milliers d'autres prisonniers, des traitements
inhumains, il fut libéré puis incarcéré à nouveau et sauvagement torturé.
C'était la première fois que Mehdi faisait publiquement le récit de son
calvaire. Son histoire, insoutenable par endroits, ressemble de manière
troublante à celle que raconte Liès Laribi dans un livre bouleversant .
Mais ce ne sont pas des cas isolés. Ceux qui en ont rencontré et qui ont
écouté leurs témoignages reconnaîtront dans ces deux récits celui de
milliers de jeunes algériens de cette génération, à jamais traumatisés.
Liès, lui aussi réfugié en France, était parmi le public. Avant le procès,
il n'avait jamais rencontré Mehdi.

Le retour de l'Histoire

Ce procès, pourtant, n'a pas établi la vérité. Il y a été question de deux
thèses, de deux vérités. Reprenons encore les propos du procureur :

(..) dans la salle, les gens sont partagés, et un témoin vous a dit très
justement ' vous avez, Mr le Président, Mesdames du tribunal, en face de
vous deux thèses, deux vérités'. Pour cela, pour ces deux thèses, pour ces
deux vérités, pour tout ce qui s'est dit sur cette période de l'histoire
contemporaine pour conclure, je reprendrai la formule même du général
Nezzar qui a initié cette procédure, je dirai : 'l'histoire jugera' (431).

Mais quelle est cette histoire à laquelle se réfère Nezzar? Est-ce celle
des crimes impunis, l'histoire criblée de trous de mémoire, percée de
charniers remplis de milliers de cadavres anonymes, jetés en vrac au milieu
de la nuit? Cette histoire, venue hanter le tribunal, M. Comte, avocat de
Souaïdia, l'évoquera lorsque, relisant ces phrases écrites en 1957 par
Henri Alleg, il dit : " vous avez entendu Mosbah, ce jeune garçon venu
témoigner devant vous. Séchez vos larmes, tout cela est écrit depuis
longtemps " :

(..) il m'enveloppa ensuite la tête d'un chiffon tandis que Devis lui
disait : 'mets-lui un taquet dans la bouche'. Au travers du tissu, Lorca me
pinçait le nez. Il cherchait à m'enfoncer un morceau de bois entre les
lèvres pour que je ne puisse fermer la bouche ou rejeter le tuyau. Quand
tout fut prêt, il me dit : quand tu voudras parler, tu n'auras qu'à remuer
les doigts. Il ouvrit le robinet. Le chiffon s'imbibait rapidement. L'eau
coulait partout, dans mon nez, dans ma bouche, sur mon visage. Mais pendant
un temps je pus encore aspirer quelques petites gorgées d'air. J'essayais,
en contractant le gosier, d'absorber le moins possible d'eau et de résister
à l'asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l'air dans mes
poumons, mais je ne pus tenir que quelques instants .

Lui faisant écho, cette voix qui semble remonter du trou noir de
l'histoire, le témoignage de Mehdi Mosbah :

Et puis ils m'ont mis par terre, menotté, mains derrière le dos, serré très
fort, menottes aux pieds. Ils m'ont couché. Ils se sont mis à plusieurs sur
moi. Il y avait les menottes qui me rentraient dans la chair, dans l'os.
Ils se sont mis à plusieurs. Le chef de la gendarmerie - ce n'était pas un
subordonné, c'était le chef, le brigadier - m'a mis le chiffon. Voilà la
fameuse scène du chiffon. Il me l'a introduit dans le bec ouvert, et avec
une bouteille ils l'ont glissé. Là, vous avez une boule, un chiffon qui
prend l'eau, qui se remplit et qui laisse passer, passer, passer… Au bout
d'un moment, cela vous rentre par les narines et vous coulez. Quand j'étais
gamin, une fois, il est arrivé que j'ai failli couler. C'était la même
sensation. Vous coulez.
A un moment je ne voyais plus rien, c'était le noir, un rideau noir s'est
abattu sur moi. C'était comme si on m'avait enfermé dans un sac en
plastique noir. J'étouffais, je me débattais comme un chien, je cherchais
quelque chose, quelque chose, je cherchais à passer de l'autre côté… Je
cherchais la mort. C'était un moment extrême où la seule chose qui pouvait
me sortir de cette souffrance, de cette douleur inimaginable - mais je ne
peux vous décrire cette chose atroce -, la seule chose, c'était la mort .

Dans un courrier paru dans le quotidien Libération , au cœur de la campagne
médiatique initiée par l'hebdomadaire communiste L'Humanité sur la torture
pendant la guerre d'Algérie, on peut lire ces propos de Khaled Satour :

Dans quelle mesure le débat actuel en France sur la torture pendant la
guerre d'Algérie finira-t-il par ouvrir sur l'actualité des exactions
militaires dans ce pays? Y a-t-il un intransgressible délai de silence de
quarante ans que rien ne peut abolir, ou une sorte de champ clos de
l'Histoire que le débat d'actualité est sommé, à titre conservatoire, de ne
pas empiéter? (..) 'Cette torture-là, nous dit-on, est l'affaire de la
France. Celle-la ne nous concerne pas, elle est l'affaire des Algériens'.
Faux. Et trop tard pour le parti communiste, animateur de la campagne! Il a
pris part à l'activisme médiatique qui a jeté une chape de silence sur la
terreur semée ces dernières années par le pouvoir militaire algérien. Ses
organisations et associations satellites ont prêté main forte à ses affidés
pour relayer la désinformation orchestrée par Alger. Il a participé au
sabotage de la revendication d'une commission d'enquête internationale sur
les massacres. La voix prestigieuse d'un Henri Alleg ne s'est pas élevée
pour affirmer que la 'question' d'aujourd'hui est aussi grave que celle
d'hier (..).

Le deuxième procès, celui qui s'était engagé dans la recherche de la
vérité, est demeuré inachevé, il n'a pas tranché et le verdict fut renvoyé
au tribunal de l'histoire. Aussi, le sens profond de cet évènement fut-il
de dire une absence, un manque. Le procès qui s'est réellement tenu n'a pas
compensé cette absence. Bien au contraire, il l'a désignée, l'a mise en
évidence comme manque. Il ne s'est pas déroulé à la place d'un autre qui
aurait dû avoir lieu. Il est resté dans les limites qui lui avaient été
assignées, celles de la plainte en diffamation. Le procureur, insistant
pour que le débat soit recentré sur le terrain juridique, dira dans son
réquisitoire:

Ce que vous avez à juger, ce sont des propos qui ont été tenus, et non pas
les faits eux-mêmes (..) Contrairement à une idée habituellement reçue, la
vérité des propos tenus n'entre pas dans la définition de la diffamation,
qui est souvent mal interprétée.

Et effectivement, dans son jugement, le tribunal a invoqué la liberté
d'expression, estimant que

les déclarations de Habib Souaïdia, dans les circonstances qui viennent
d'être définies, et en dépit de leur gravité concernant la personne de M.
Nezzar, n'ont pas excédé les limites de la tolérance qui doit être
autorisée en la matière et ressortissent au cas présent du droit à la
liberté d'expression.(489)

Cependant, si c'est bien en vertu du principe de la liberté d'expression
que le plaignant a été débouté, celle-ci fut très peu invoquée par la
défense. Elle était surpassée par un motif tellement plus grave et plus
tragique, où il était question de crimes de masse à la taille insoupçonnée,
que cela rendait tout autre argument dérisoire, presque indécent.

L'événement manquant

En définitive, le procès en diffamation qui s'est tenu à Paris n'a pas
usurpé le rôle d'un autre, il ne s'y est pas substitué; à l'inverse, il en
a indiqué bruyamment l'absence. Et ce sont précisément tous les
déplacements opérés lors de ce procès qui ont dessiné la trace de ce qui
manque, cruellement. Ce procès est la marque, en creux, de l'absence de
justice en Algérie, il se déroule hors lieu, hors cadre, hors temps du vrai
procès, de celui qui devrait être, de celui qui manque. Cette absence s'est
manifestée tout au long de l'audience comme un abîme, une béance, un puits
sans fond.
De ce point de vue, on peut dire que ce fut un moment authentique, et qu'il
se distingue radicalement en cela de la série d'événements qui ont animé la
scène algérienne ces douze dernières années, destinés au contraire à
dissimuler cette absence, à la masquer, à la combler en lui substituant des
montages fallacieux, des parodies de procès, des illusions d'enquêtes, une
justice pastiche, des témoignages fabriqués, des faits falsifiés, des
victimes travesties, de faux coupables, des documents trafiqués..
Dans un texte écrit en janvier 2001 , Khaled Satour évoque " la notion de
processus de terreur appliqué par de nombreux auteurs sud américains aux
stratégies anti-guérillas mises en œuvres dans différents pays ". Citant "
le rapport d'enquête présenté sur les massacres commis dans une province du
Guatemala entre 1978 et 1983 (..) étayé d'autopsies, d'examens balistiques,
de mesures topographiques et d'entretiens avec les rescapés " , il
l'utilise pour identifier " de substantiels points de similitude avec les
massacres en Algérie ". Certes, cette enquête, dit-il,

ne peut remplacer celle qu'un jour certain on fera dans la Mitidja et
l'Ouarsenis algériens et qui reste pour nous l'enquête manquante dont nous
sépare la conjugaison de tant de puissances hostiles. Mais ces réserves
faites, il ne faut pas refuser l'apport précieux de cette 'ressemblance
empirique et murmurante des choses' qu'évoque Michel Foucault à propos de
l'analogie.

Concernant les centaines de milliers de morts, de suppliciés, de disparus
en Algérie ces douze dernières années, il faut savoir que dans la majeure
partie des cas, ces crimes sont demeurés impunis, même lorsque les
coupables sont connus et que les preuves et les témoins existent. Et ceci
tant en ce qui concerne les disparus enlevés par les forces de sécurité que
les victimes du terrorisme. Car si l'on devait un jour ouvrir des enquêtes
sérieuses sur tous les crimes attribués de manière certaine aux islamistes
depuis 12 ans, on risquerait fort, dans de nombreux cas, de remonter aux
mêmes responsables que pour les disparitions forcées. Là encore, des
éléments existent, de nombreux preuves et témoignages ont été rassemblés
pour prouver l'implication de cercles les plus élevés du pouvoir militaire
dans ces crimes et ce qui manque surtout, c'est un cadre juridique pour
l'enquête et le procès. Récemment encore, les révélations d'Abdelkader
Tigha, dissident des services secrets algériens, sur l'affaire des moines
de Tibehirine (assassinés par les " GIA " en mai 1996) sont venues
confirmer la thèse d'une opération montée par les services de sécurité dans
le but de discréditer les islamistes et de conquérir l'opinion occidentale
. Et cette affaire est loin d'être isolée. D'autres, nombreuses, lui
ressemblent . A ce jour, la justice n'en a tranché aucune. Mais jusqu'à
quand ?

Depuis que des plaintes pour torture ont été déposées contre certains
d'entre eux, les généraux ont compris que tôt ou tard, ils auront à
comparaître devant la justice universelle. Le choc du 11 septembre et le
recul drastique des droits de l'homme qui s'en est suivi leur a accordé un
sursis, sans plus. Mais l'idée de la lutte contre l'impunité avance et le
recours au droit international et aux juridictions étrangères grâce à la
compétence universelle, impensable il y a dix ans, est désormais envisagé
comme possible et légitime par de nombreux Algériens. Par ailleurs, la
multiplication des témoignages de victimes ainsi que d'ex-membres des
forces de sécurité, en rompant la loi du silence, encourage l'émergence
d'une culture du témoignage contre l'impunité, et l'opinion algérienne suit
avec intérêt les avancées du droit international dans ce domaine. On ne
peut  décrypter la politique menée par les autorités d'Alger si l'on
n'intègre pas cette donnée. Leur hantise est d'étouffer dans l'œuf cet élan
grandissant contre l'impunité. Leur position constante a été de refuser et
interdire toute démarche qui permettrait de faire la vérité sur ces crimes.
Depuis des années, les rapporteurs spéciaux de l'ONU sur la torture et les
exécutions extrajudiciaire, ainsi que le Groupe de travail les disparitions
forcées ou involontaires de la Commission des droits de l'homme des Nations
Unies, ne sont pas autorisés à se rendre en Algérie. Et l'idée même d'une
commission d'enquête internationale, revendiquée avec insistance par des
ONG de défense des droits de l'homme ainsi que des organisations et
personnalités de l'opposition, est à leurs yeux un sujet tabou.

En Algérie, il est arrivé à plusieurs reprises que des criminels qui
bénéficient de la protection du régime attaquent en diffamation et
réussissent à faire condamner ceux qui osent les dénoncer publiquement. Au
point où le procès en diffamation, dans ce contexte, tend à devenir l'arme
de l'impunité. Portant sur des opinions, ces plaintes visent en réalité à
effacer des faits, à les dénaturer en les ravalant au rang d'opinion.

A l'opposé, le procès de Paris n'a pas effacé un crime, il n'a pas consacré
l'impunité de Nezzar car il n'a pas débouché sur la condamnation pour
diffamation de celui qui dénonçait le criminel. Le général-major a été
débouté de sa plainte. Certes, le tribunal ne l'a pas pour autant condamné
et il n'a pas non plus établi les faits concernant ces crimes. Il ne le
pouvait pas car tel n'était pas son objet. C'est bien ce qui est contenu
dans le réquisitoire du procureur, lorsque, s'adressant aux juges, elle
leur conseilla d'

(..) asseoir (leur) raisonnement sur les deux axes juridiques suivants : le
témoignage, la spécificité du témoignage, avec l'absence d'enquête de
vérification des sources, et la jurisprudence sur la polémique politique
adaptée à notre cas d'espèce - considérer en conséquence que nous sommes
dans un débat d'idées, un débat d'opinions, que tout le monde a livré son
analyse et son avis sur cette affaire.

Mais il a permis de signaler l'absence de justice ainsi que l'absence
d'enquête pour établir la vérité sur les crimes contre l'humanité perpétrés
en Algérie durant cette période. Il a dressé en quelque sorte le constat de
ce manque. En ce sens, il faut le voir comme le moment inaugural d'un long
procès, une étape vers l'élucidation de ce qui est arrivé à l'Algérie. Il a
donné la mesure de la difficulté, mais aussi de l'urgence et de
l'impérieuse nécessité de faire le récit et l'évaluation ce qui s'est
passé. Les longues heures d'audience, cinq jours durant, ont révélé la
dimension tragique de cette catastrophe et des traumatismes qu'elle a
engendrés. Il s'agit maintenant de poursuivre cette action, jusqu'au bout.

L'impossibilité d'un cadre pour l'enquête et le procès

Dans la tectonique des plaques que constitue l'ordre des Etats et des
Nations aujourd'hui, L'Algérie se présente comme une faille, un endroit où
les plaques se plissent, se cognent avec une exceptionnelle et redoutable
violence, ouvrant sur un vide, une béance : celle de l'Etat, de
l'institution, du droit. Sur leur impossibilité. Cette impossibilité, il
est vain comme on l'a souvent tenté, d'en chercher l'explication
exclusivement dans l'histoire propre de l'Algérie, dans le communautarisme,
dans l'islamité, la berbérité ou l'arabité, ou encore dans le rapport de
dépendance à la France qui perdure au-delà de l'indépendance.
A ce propos, il a été beaucoup question de la France lors de ce procès. Il
serait d'ailleurs intéressant d'en étudier les minutes seulement du point
de vue des occurrences du mot France. A certains égards, c'est aussi un pan
de l'histoire de France qui a défilé durant ces cinq jours.
On a souvent dit que la solution au problème d'Alger se trouvait à Paris
et, formulée de la sorte, cette affirmation a quelque chose d'énigmatique,
elle semble accorder un pouvoir mystérieux, presque surnaturel à l'ancienne
puissance coloniale. Lorsqu'elle est explicitée, elle reste insuffisante :
les réseaux de corruption, les commissions sur le commerce extérieur, les
intérêts économiques, les exportations sur le marché algérien... Certes,
tous ces aspects sont vrais, mais l'on sent bien que cela n'épuise pas la
singularité du rapport qui existe entre les deux pays. Si l'on réussissait
à explorer la profondeur et la nature de ce lien, peut-être avancerait-on
dans l'élucidation de ces événements manquants, de cette impossibilité de
l'enquête et du procès, de l'impossibilité, en fait, d'un cadre juridique
et institutionnel pour l'enquête et le procès. Et comment cette
impossibilité se déploie hors des frontières de l'Algérie, dans les
instances internationales, à la Commission des droits de l'homme des
Nations Unies, et jusque dans la justice française. Comment le droit et
l'institution se dérobent lorsqu'il s'agit de l'Algérie, comme l'on dirait
que le sol se dérobe sous les pieds... Il faudrait pour cela, au lieu de
faire comme si nous avions là deux pays et deux Etats séparés, les voir
adossés l'un à l'autre, comme les deux faces d'une même médaille , l'Etat
algérien constituant une sorte d'envers de l'Etat français, sa zone
d'ombre, sa part maudite, laquelle d'ailleurs se prolonge sur le territoire
français et s'étale en larges taches sombres dans les zones de non-droit
des banlieues, dans le flux et le reflux des clandestins, dans la gestion
de " l'islam de France ", dans la suprématie du ministère de l'intérieur
sur celui des Affaires étrangères concernant les relations avec l'ancienne
colonie..

On pourrait emprunter à Giorgio Agamben une remarque qu'il a faite dans un
autre contexte, à propos de la réapparition des camps dans les territoires
de l'ex-Yougoslavie " dans une forme, dit-il, en un certain sens encore
plus extrême que les camps nazis " :
ce qui se passe actuellement n'est pas du tout, comme certains observateurs
intéressés se sont empressés de le déclarer (..) une simple répétition des
processus qui ont conduit à la constitution des Etats-nations européens. Il
y a plutôt une rupture irrémédiable du vieux nomos et dislocation des
populations et des vies humaines selon des lignes de fuite totalement
nouvelles (..)  .

C'est bien ce qui nous semble aussi se passer en Algérie : l'installation
durable dans l'état d'exception, la gestion permanente de la société par la
terreur anonyme, la torture instituée, l'enfermement, les déplacements de
population, le quadrillage du territoire, la manipulation systématique et à
une échelle difficilement imaginable de la " matière humaine ", la
persécution organisée au-delà des frontières... On peut certes trouver,
dans la manière dont tout cela se manifeste, des ressemblances avec du déjà
vu, dans l'histoire de l'Algérie ou dans celle d'autres pays. Mais
fondamentalement, il semble que nous soyons face à quelque chose de nouveau
que nous ne savons encore, au terme de cette réflexion, exprimer que
négativement, par cette impossibilité .

NOTES
   Chef d'état-major de l'armée algérienne lors des émeutes d'octobre 1988
dont la répression s'est soldée par plus de 500 morts, il devint ministre
de la défense (1990-1993) et membre du Haut Comité d'État qui présida le
pays après le putsch de janvier 1992. C'est à ce moment qu'est installé
l'état policier d'exception encore en vigueur aujourd'hui, que sont ouverts
dans le Sud des camps où 12000 personnes selon les chiffres officiels et
bien plus selon les témoignages, seront déportées et, durant des années,
humiliées, torturées, voire assassinées, que se généralisent la torture et
les milliers de disparitions forcées.
   Voir en particulier : " L'Algérie 10 ans après le putsch, les droits
humains : un bilan désastreux ", Algerie-watch, 11 janvier 2002,
http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/aw_dossier_2002.htm ; " Algérie: un
pays pris au piège de l'impunité ", Amnesty International, Les éd.
francophones d'AI, Paris, 2002
   Ne pouvant, dans les limites de cet ouvrage,  aborder la question vaste
et complexe de la manipulation de l'opinion sur la guerre civile en
Algérie, ni même donner les références essentielles sur le sujet car la
liste en serait trop longue, nous préférons nous en tenir au procès et
renvoyer le lecteur aux témoignages de Messieurs Samraoui (ex-militaire
algérien jusqu'en 1996, ancien responsable du service de recherche de la
direction du contre-espionnage), A. Chouchane (ex-militaire algérien, dans
les troupes spéciales jusqu'en mars 1992), et H. Ouguenoune (ex-militaire
algérien jusqu'en 1995, affecté à la direction centrale de la sécurité de
l'armée), consignés intégralement dans les minutes du procès, publiées par
Habib Souaïdia, Le procès de " la sale guerre ". Algérie : le général-major
Khaled Nezzar contre le lieutenant Habib Souaïdia, Paris, La Découverte,
2002. Ils montrent en particulier comment les GIA, d'abord infiltrés, ont
très vite été entre les mains des services de renseignement de l'armée, qui
s'en sont servis de manière cynique pour semer la terreur et la mort dans
le pays et même hors des frontières.
   Le procès de " la sale guerre ", op cit.
   Rappelons qu'a deux reprises, des victimes ont profité de la présence de
Nezzar sur le territoire français pour déposer des plaintes contre lui
auprès du Procureur de la République pour " faits de torture et mauvais
traitements ". La première, en avril 2001, suivie de la rocambolesque et
peu glorieuse " exfiltration " du général-major vers l'Algérie dans un
avion spécial, fut classée un an après par le Parquet de Paris, après qu'à
sa demande, Nezzar fut entendu par la brigade criminelle. La deuxième,
déposée le jour même de l'ouverture du procès en diffamation, est restée
sans suite.
   Habib Souaïdia, La sale guerre. Le témoignage d'un ancien officier des
forces spéciales de l'armée algérienne, 1992-2000, Paris, La Découverte,
2001.
   Le procès de " la sale guerre ", op. cit., p 427 à 431.
   Pour le motif de " démoralisation de l'armée ayant pour objet de nuire à
la défense nationale et appartenance à une organisation secrète ".
   Liès Laribi, Dans les geôles de Nezzar, Paris, éditions
Paris-Méditerranée, 2002.
   Henri Alleg, La question, Paris, éd. De Minuit, 1958.
    Le procès de " la sale guerre ", op. cit., p 364 -365.
   Khaled Satour, " La vérité en quarantaine ", Libération, 6-7 janvier 2001.
   Khaled Satour, L'enquête manquante, 2001,
http://www.algeria-watch.org/farticle/tribune/satour_enquête.htm
   Las massacres en Rabinal, Estudio Historico-Anthropologico, EAFG, Forense
de Guatemala, 1995.
   Voir Armand Veilleux, Hypothèses sur la mort des moines de Tibehirine, Le
Monde du 24-01-03. Pour un dossier complet sur le sujet, voir
http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/tigha_moines/affaire_tigha_moines
.htm.
   sur le massacre épouvantable de Bentalha, dont la médiatisation a ému
mais aussi leurré l'opinion du monde entier, voir le témoignage de
Nasrellah Yous, Qui a tué à Bentalha ? Algérie, chronique d'un massacre
annoncé, Paris, La Découverte, 2000. Ce massacre n'est malheureusement ni
le seul ni le plus terrible de ceux qui se sont déroulés ces dernières
années.
   Pour Pierre Legendre, "la décolonisation (fut) une gageure, un thème
politique plus qu'une réalité, car le système français fait partie des
systèmes administratifs géographiquement dominants (dont) les sphères
d'influence sont, pendant de longues périodes, inexpugnables", Trésor
historique de l'Etat en France: l'administration classique, Paris, Fayard,
1972, p 185.
   Giorgio Agamben Moyens sans fins, Paris, Payot & Rivages, 1995, p 55.
   Cette impossibilité peut être rapprochée de ce dont parle Agamben
lorsqu'il écrit : "(…) car la forme vide de l'Etat tend à produire des
contenus épocaux, et ceux-ci, à leur tour, cherchent une forme étatique
devenue impossible : c'est ce qui est en train de se produire dans
l'ex-Union soviétique et dans l'ex-Yougoslavie." (Giorgio Agamben, Homo
sacer. Le pouvoir souverain et la vie nue, Paris, Seuil, 1997, p.70).

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#1921 De: TCHAMI jovite <tjovite@...>
Date: Vendredi 28. Mai 2004  15:27
Sujet: Re: projet création club de scrabble à alger
tjovite
Envoyer un message Envoyer un message
 
bonjour ELLISA!

   j'ai ete tres ravis de recevoir votre msg, et je ss
vraiment pour la creation d'un club scrab. à alger
ceci aussi dans le but du bon devellopement du
français dans notre ville natale.j'aimerai k même que
vous me donnez plus d'information sur le sujet dans
ton prochain mail ke j'attends impatienment.
     Sur ce je te quitte JOVITE,
   et arrete de me vouvoyer parce ke je t'ai pris pour
mon amie et ma soeur.
                           A+,






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#1922 De: Tahar HAMADACHE <thamadachedz@...>
Date: Dimanche 30. Mai 2004  11:15
Sujet: Pour Hafnaoui, le SNAPAP, le SATEF, les démocrates en lutte.
thamadachedz
Envoyer un message Envoyer un message
 
Un petit cauchemar juste pour commencer. Vous êtes à un barrage filtrant de
police. Quelqu’un d’autre se présente juste avant vous (il vous dépasse par
votre gauche) au premier policier à l’abordage. il a la très mauvaise
spécificité de se décliner sous la même identité que la votre sauf que vous
n’avez pas la même gueule et que, à ce qu’il vous semble, vos papiers ne sont
pas signés par le même agent d’administration. c’est en tout cas ce que le
policier vous laisse comprendre. Le policier vous saisit vos papiers. Vous n’y
comprenez pas une goutte ni un grain, pas même une bulle d’air. vous n’en avez
nulle étincelle d’intelligence. Vous protestez. Il exige de vous, afin qu’il
vous les rende, de lui prouver que c’est véritablement vous le détenteur de
votre identité et pas l’autre. vous insistez encore et l’autre a déjà passé le
barrage filtrant. Vos papiers ne vous sont pas rendus. Il vous faut désormais
une identité pour rester calme, ne pas provoquer une accusation d’outrage à
  agent de l’ordre en fonction, pour ne pas être incriminé au motif de
vagabondage et occultation, voire usurpation d’identité et, enfin, respirer,
au-delà du barrage filtrant. Tout un plan d’organisation de secours que
personne, vous savez que vous le risquez, ne viendra appliquer pour vous en
sortir de peur d’être embarqué pour assistance à personne en danger de perte de
ses ressources identitaires, voire de disparition. Restez cool ! Il y a eu des
gens qui sont sorties vivantes des camps d’extermination nazis, d’Abou-Ghrayeb
(Le Patron / Le Père des mystères… de la torture) et d’autres endroits
infiniment plus terribles qu’un barrage filtrant.



Il en est des individus comme il en est des groupes et des structures, surtout
lorsqu’ils veulent s’affirmer collectivement, surtout lorsque cette volonté
collective est la somme exacte des volontés individuelles qui la constituent,
surtout lorsque le groupe ou la structure a réussi, au prix de luttes, de
sacrifices, d’audaces pas toujours faciles à avoir, à s’établir et à se faire
une assise respectable en société. Il en est ainsi d’un mouvement de masse qui
réussit à se tâter et à se découvrir, d’un parti, d’un syndicat, d’une
association, etc. l’individu ne ressent pas moins le cauchemar du barrage
filtrant par l’absurdité lorsqu’on le laisse « s’échapper » en y retenant son
identité de groupe. La torture est la même. L’abus l’est aussi, multiplié par le
nombre des individus touchés, directement ou par « l’exemple ».

La violation de l’Irak et la violation d’un(e) Irakien(ne) sont deux échelles
d’un même fait violant. Violent aussi, cela va de soi.



La mise hors d’état de militer du militant HAFNAOUI de la LADDH et les micmacs
qui débouchent sur la mise hors d’état de militer du SNAPAP et, avant lui, du
SATEF ne constituent pas moins l’une que l’autre des massacres successifs,
souvent simultanés, de « pastèques démocratiques » - de la locution populaire
‘’felleq tazerra3t-is : éclater le grenier de qqn, massacrer – ou, par
l’euphémisme propre aux gens ultra-puissantes, des ‘’crevages’’  de ballons de
baudruches démocratiques.

Est-ce que, du fait que l’auteur d’un abus autoritariste soit un élu, l’abus
devient autorisé, voire démocratique ? Et, du fait que son auteur soit un député
de la Nation, l’abus dont il est l’auteur (est-il seulement permis de remplacer
‘’auteur’’ par ‘’coupable’’ ! ) est-il lui-même couvert par son immunité
parlementaire ? Devient-il, l’abus, un cas de jurisprudence, candidat à gagner
de plein droit sa place dans la législation ?

Ce qui unit actuellement le SATEF et le SNAPAP, plus que la CASA, non autorisée
à fonctionner, c’est le fait qu’un député en exercice soit derrière chacune des
situations qui leur sont faites. Ce qui diffère d’un député à l’autre, c’est que
dans le premier cas le député se fut porté sur une liste d’un parti d’opposition
et que, dans le second, le député est indépendant dont il reste à vérifier
l’opposition.

Ce qui diffère d’un syndicat à l’autre, c’est que la plus haute instance du
SATEF, le Congrès national ordinaire, le troisième en l’occurrence, a décidé de
ne plus permettre un double syndicat : politique et syndical, et qu’il a élu son
nouveau secrétaire général au terme des travaux du Congrès, resté ouvert pendant
six mois y compris au secrétaire général sortant qui a préféré, au dernier
moment, fabriquer un clone, et que, dans le cas du SNAPAP, un député semble
s’ennuyer à mourir de son seul mandat parlementaire et s’engage à prendre la
place du président de plein exercice de son syndicat d’origine avant le terme de
mandat leurs mandats respectifs.

Ce qui fait la différence aussi, c’est que le syndicat du personnel e
l’administration publique a préparé, du fait qu’il soit revendicatif et qu’il ne
soit éclaboussé par nul scandale de corruption, le lit pour la disqualification
aux yeux de l’opinion de tout indu, usurpateur, opportuniste, et que le syndicat
des travailleurs de l’éducation et de la formation s’est doté de projets
éducatifs et social ainsi que de textes qui font école et constituent une
alternative, prélude à des débats et à une formation syndicale de qualité qui
sont pour le moment obstrués.

Une autre différence cependant est que le SNAPAP a toutes les coudées franches
pour déposer une plainte à l’échelle nationale et internationale, demander la
levée de l’immunité de son assaillant ‘’par-le-mont-Taire’’, activer pendant ce
temps et même faire grève et que le SATEF aurait risqué de rendre un sacré
service à tous les usurpateurs opportunistes chasseurs de mandats s’il l’avait
fait, en participant à la déshabilitation de l’opposition.

Il y a, certes, d’autres différences. Par exemple celle-ci :

Le putsch, au SNAPAP, est dirigé par un député contre le président élu par les
instances de ce syndicat. Il est justifié par le fait que la crédibilité dont
jouit le SNAPAP ne suffit pas au putschiste et qu’il pense pouvoir réaliser au
profit  de ses amis ce qu’il n’a pu atteindre de par son seul mandat politique.

Ce, alors que, au SATEF, le putsch a été dirigé contre le Congrès national
ordinaire et contre ses résolutions. Dans l’immédiat, ce qui a apparu, c’est que
les amendements aux statuts votés par le Congrès n’étaient pas du goût du
secrétaire général sortant qui ne voulait surtout pas sortir mais voulait y
rester à tout prix. Il s’avère que même ses projets éducatif et social ne
l’arrangent pas plus, lui et ses ‘’intérimaires’’, au vu de ce qu’ils livrent à
la presse comme intentions d’orientations du SATEF comme ils se l’autoproclament
: « Cette frange [la classe moyenne] de la société, active et porteuse
d’équilibre et d’espoir pour le pays mais qui se trouve au rez-de-chaussée
social, bafouée dans sa dignité, spoliée de ses droits et privée de sa liberté
de revendiquer » (La Tribune du 03 mai 2004, rubrique ‘’événement’’, page 05).
Comme s’il ne suffit pas du CNAPEST et du CNAPEM pour tenter d’investir ce
double clivage corporatiste et classiste. La rivalité pour la représentation
  des mêmes intérêts, est-ce la raison pour laquelle les putschistes du SATEF ne
montrent aucune souplesse à l’égard de nos confrères du CNAPEST avant même qu’il
ne réussisse à se faire reconnaître en tant que syndicat ? Cette hypothèse est
en tout cas davantage renforcée si l’on considère les propos non publiés par Le
Matin du 04 mai 2004, diffusés par Internet, d’un autre (ex.) député, ami du
premier, qui détecte, parmi toutes les difficultés que subit la société, « le
désarroi d’une partie de la classe moyenne […] bloquée dans son ascension
sociale » (CSSI-Algérie, bulletin du 22 05 2004), dont il faudrait peut-être
s’occuper par les moyens et dans les cadres idoines : il suffirait de triturer
les projets d’un syndicat et, à terme, pourquoi pas, d’un parti. Et vogue la
galère…

C’est dire s’il faut trois ans pour se rendre compte que, pour contrecarrer des
textes émanant de la base syndicale et adoptés par le Congrès national
ordinaire, on pouvait très bien avoir négocié avec le syndicat unique et même à
tromper des éléments du CNES pour les amener à contrecarrer la logique qui
guidait le SATEF au sein du Mouvement citoyen naissant. Quitte à
‘’désyndicaliser’’ ce mouvement de masse.

C’est aussi dire s’il y a autant de clivages et de barrages filtrants
absurdement que de faux clivages et de faux barrages filtrants non moins
absurdement. C’est dire enfin que la lutte doit continuer dans la solidarité et
que les structures comptent moins que le respect des aspirations des bases
populaires et militantes.



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#1923 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Lundi 31. Mai 2004  14:36
Sujet: 31.5 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
Commission socialiste de solidarité internationale
cssi@...

Genève, le 31 mai 2004

Ce bulletin paraît en fonction du soutien qu'il reçoit. Merci à celles et
ceux dont le soutien a permis la parution de ce numéro. Pour les modalités
du soutien, voir en fin de bulletin

ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

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APPEL URGENT – L'OBSERVATOIRE

DZA 002/0504/OBS 039
Menaces / Harcèlement judiciaire
Algérie
27 mai 2004

L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, vous prie d'intervenir
d'urgence à propos de la situation suivante en Algérie.

Description des faits :

L'Observatoire a été informé de la mise en détention préventive de M.
Hafnoui El Ghoul, responsable de la Ligue algérienne de défense des droits
de l'Homme (LADDH) à Djelfa et correspondant de presse.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre de l'instruction de plusieurs plaintes
déposées contre M. El Ghoul. Ces plaintes font suite à un entretien donné
par M. El Ghoul au quotidien national Le Soir, daté du 17 mai 2004, où ce
dernier dénonce, dans la région de Djelfa, la situation des droits de
l'Homme en général, et celle des journalistes en particulier. Plus
précisément, M. El Ghoul en sa qualité de témoin, défenseur des droits de
l'Homme et journaliste, a décrit dans cet article la réalité des conditions
de vie des habitants de la région.

Au motif de cet entretien, il fait l'objet de trois plaintes. Les deux
premières à l'initiative du préfet (wali), pour “diffamation” et “atteinte
à corps constitué”. La dernière, également pour diffamation, a été déposée
par le Directeur de la Santé Publique de Djelfa.

Lors d'une convocation au commissariat de Djelfa, le 15 mai 2004, il a reçu
des menaces de mort explicites, visant également sa famille, pour le cas où
il continuerait à “s'entêter”.

Le 24 mai 2004, M. El Ghoul a été arrêté par des policiers en civil se
déplaçant en voiture banalisée. Il a été conduit depuis son domicile
jusqu'à une cellule où il est depuis enfermé. Il vient d'entamer une grève
de la faim. Le 26 mai, sa famille a été empêchée de lui rendre visite, sans
motif valable.

Avant ces faits, M. El Ghoul avait déjà été victime d'harcèlement :
plusieurs plaintes pour diffamation avaient déjà été déposés par le préfet,
et son domicile était fréquemment surveillé.

L'Observatoire est particulièrement inquiet de cette mesure de détention
préventive qui sanctionne l'usage de la liberté d'expression, consacrée par
l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, le Pacte
international relatif aux droits civils et politiques de 1966, la
Déclaration de l'Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs
des droits de l'Homme, et considère en conséquence que la détention de M.
Hafnaoui El Ghoul est de nature arbitraire. En outre, l'Observatoire est
préoccupé par le fait que M. El Ghoul a entamé une grève de la faim.


Actions demandées :

Merci d'écrire au plus vite aux autorités algériennes et de leur demander :

i. de garantir l’intégrité physique et psychologique de M. Hafanoui El Ghoul ;
ii. que les charges pesant contre M. Hafanoui El Ghoul soient abandonnées,
celles-ci constituant un acte de représailles à son action en faveur des
droits de l'Homme;
iii. en conséquence, que l'instruction soit achevée au plus vite, afin de
permettre sa libération;
iv. mettre un terme à tous les actes de harcèlement à l'encontre des
défenseurs ;
v. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des
droits de l'Homme adoptée le 9 décembre 1998 par l'Assemblée générale des
Nations unies, notamment à son article 1 selon lequel " chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d'autres, des promouvoir la
protection et la réalisation des droits de l'Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international ", et à son article 6.b
selon lequel chacun a le droit “de publier, communiquer à autrui ou
diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les
droits de l'Homme et toutes les libertés fondamentales” ;
vi. se conformer en toutes circonstances aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l'Homme et des instruments internationaux
relatifs aux droits de l'Homme liant l'Algérie.

Adresses :

- M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République
Fax 00 213 21 744 721
E-mail President@...
- M. Yazid Zenhouli, Ministre de l'Intérieur, Ministère de l'Intérieur,
18 rue Docteur Saâdane, Alger / Algérie
Fax 00 213 21 73 61 06
- M. Mohammed Charfi, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice,
8 Place Bir-Hakem El-Biar, Alger / Algérie
Fax 00 213 21 92 21 95
- M. Rachid Ksentini, Président de la Commission Nationale Consultative de
Promotion et de Protection des Droits de l'Homme : Tel/Fax (+213 2) 21 939
005/ +213 21 239 037

Paris - Genève, 27 mai 2004

Merci de bien vouloir informer l'Observatoire de toutes actions entreprises
en indiquant le code de cet appel.

L'Observatoire, programme de la FIDH et de l'OMCT, a vocation à protéger
les défenseurs des droits de l'Homme victimes de violations et à leur
apporter une aide aussi concrète que possible.

Pour contacter l'Observatoire, appeler La Ligne d'Urgence :
Tel et fax FIDH : 33 (0) 1 43 55 20 11 / 01 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : +4122 809 49 39 / 41 42 809 49 29

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VIOLENCES

(AP 29.5) Un milicien local ("patriote") a été tué le 26 mai dans la région
de Tlemcen par des membres d'un groupe armé. Dans la même région, le corps
d'un adolescent, égorgé, a été retrouvé.

(AP 29.5) Une personne a été tuée le 27 mai à Tissemsilt par un groupe armé
qui a mitraillé sa voiture.

(Corr.) Une cinquantaine de personnes (civils, membres de groupes armés,
membres des forces de sécurité) ont été tuées dans les 27 premiers jours de
mai en Algérie, dans des violence impliquant les groupes armés e/o les
forces de sécurité, selon un bilan partiel établi à partir des informations
rendues publiques par la presse e/o les autorités.


GROUPES ARMÉS

(El Watan 30.5, 31.5) Un garde communal de 50 ans, de la garde communale de
Djillali Ben Amar (w. Tiaret) a été retrouvé pendu à son domicile à
Kharouba le 27 mai. Selon ses proches, il se serait suicidé pour protester
contre la décision du tribunal de condamner pour violation de domicile uin
voisin avec lequel il accusait sa femme de le le tromper.
Le 29 mai, un garde communal de Taghdit (w. Bouira) a été condamné à mort
pour l'assassinat de sa femme, de son fils et de sa bru, le 5 octobre 2003.
Après l'assassinat, il avait pris le maquis, mais avait été arrêté lors
d'une opération de ratissage.

(AP 29.5) Un ressortissant algérien, Daoud Ouhnane, résident légalement en
Espagne jusqu'aux attentats de Madrid le 11 mars 2004, fait l'objet d'un
mandat d'arrêt international depuis le 28 mai. Selon le juge auteur du
mandat, les emprintes digitales d'Ouhnane ont été retrouvées sur un sac
plastique contenant des dénotaneurs du même type que ceux utilisés pour les
attentats, lequel sac se trouvait dans une camionnette volée trouvée près
d'une gare d'où les trois trains attaqués par les bombes étaient partis.


FRANCE-ALGÉRIE

(Le Monde 30.6) Un nouveau "procès de la torture pendant la Guerre
d'Algérie" s'est ouvert le 28 mai devant la Cour d'Appel de Paris, à
l'initiative du général maurice Schmitt, ancien chef d'Etat major des
armées, qui a fait appel de sa condamnation, en octobre 2003, pour
diffamation à l'encontre de l'ancien appelé d'Algérie Henri Pouillot, qu'il
avait traité dans un débat télévisé de "menteur ou criminel" après qu'Henri
Pouillot ait dénoncé la pratique de la torture pendant la Guerre d'Algérie,
et ait déclaré en avoir été personnellement témoin. Le général Maurice
Schmitt, tout en reconnaissant "qu'il y a eu des tortures en Algérie", et
"quelques viols, toujours très lourdement sanctionnés" (alors que la quasi
totalité des historiens de cette période s'accordent aujourd'hui à
considérer que la pratique des viols, notamment dans les opérations contre
les villages, douars et les mechtas était presque systématique, et en tous
cas très fréquente), s'est dit "solidaire des camarades qui, en application
de décisions politiques, ont dû pratiquer des interrogatoires sévères pour
sauver des vies humaines". Henri Pouillot s'est ensuite fait traiter par le
général de "pleutre exemplaire" pour n'avoir pas "dénoncé" les crimes dont
il a été témoin (selon le général, il aurait suffi à l'appelé d'"alerter
des journalistes", alors que tous les journaux qui ont évoqué les tortures
ont été censurés, et souvent saisis), puis de "menteur" et de "malade
psychiatrique" par l'avocat du général, José Allegrini. L'avocat d'Henri
Pouillot a appelé le tribunal à ne pas "couvrir des exactions commises au
nom de la France", et à ne pas accepter l'argumentation justifiant la
torture au nom des "nécessités" de la guerre. Le jugement devrait être
rendu le 17 septembre.

(El Watan 29.5) La "journée d'information" que comptait organiser le
mouvement associatif de Beni Illmane sur le massacre de Melouza, le 28 mai
1957, a été interdite par les autorités, après son annonce par "El Watan".
Sur place, seule une visite guidée des lieux du massacre (commis par des
éléments de l'ALN sur des civils, et sur d'autres éléments de l'ALN ayant
refusé de participer à la tuerie) a pu avoir lieu, sur les hauteurs de
Mechta Gasbah.


POLITIQUE

(FFS 26.5 / Quotidien d'Oran 30.5) Dans une déclaration publique à l'issue
de la réunion de sa direction les 24 et 25 mai, le Front des Forces
Socialistes dénonce, derrière la "réconciliation nationale" proposée par le
pouvoir,  "la consécration de l'impunité par des habillages juridiques et
constitutionnels" et estime qu'une véritable réconciliation nationale "ne
saurait être réduite à une opération hyper-médiatisée de redditions", mais
dont "signifier l'ouverture d'un dialogue transparent et être le
couronnement d'un débat franc et serein entre toutes les forces politiques
représentatives, les vrais détenteurs du pouvoir et les représentants de
toutes les victimes de la tragédie nationale". Le FFS dénonce également
"l'entêtementt du pouvoir à vouloir entretenir en Kabylie de faux
représentants", ainsi que le maintien d'un état d'urgence qui "étouffe les
libertés d'organisation et de manifestation" et contribue à "dépouiller la
société de l'ensemble de ses ressorts politiques et de ses énergies de
contestation".
Pour sa part, la porte-parole du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune,
accuse le Premier ministre Ouyahia (qui devant le Parlement a réduit la
"réconciliation nationale" à une sorte de "main tendue aux égarés" désireux
de se rendre) de fermer "toutes les portes du dialogue (...) en écartant
les mécanismes nécessaires" à la réalisation de cette réconciliation, alors
que le président Bouteflika semblait vouloir aller beaucoup plus loin.

(Liberté 30.5 / El Watan 31.5) La section du FFS de Sidi Aïch a annoncé
qu'elle avait décider de "lever la couverture politique" du Maire de la
Ville, M. Beroua, pour de "multiples fautes", dont "la diffamation par voie
de presse contre certains élus et militants", et sa "gestion opaque et
unilatérale" des affaires de la commune, dont l'attribution des logements
sociaux.

(El Watan 31.5) Le Secrétaire général du Parti du Renouveau Algérien (PRA,
parti gouvernemental fondé par Nourredine Boukrouh), Yacine Terkmane,  a
été démis de ses fonctions par le Conseil national du parti, et remplacé
par Mohamed Menaï, afin d'"inscrire le PRA dans le sillage de l'action de
renouveau initiée par le président de la République". Le Secrétaire général
évincé, qui s'était opposé au soutien apporté par le PRA à Abdelaziz
Bouteflika lors de l'élection présidentielle, dénonce un "putsch" fomenté
contre "le direction légale du parti" par un "ramassis de comploteurs
invétérés".

(Liberté 31.5) Le "congrès" que les opposants à la direction du Syndicat
autonome de l'administration publique SNAPAP entendait tenir le 25 mai à
Alger ne semble pas s'être tenu. Le Secrétaire général du SNAPAP, Rachid
Malaoui, dénonce dans cette tentative de "congrès" une tentative du pouvoir
de casser le syndicat, et accuse "des représentants de l'Etat" d'appuyer
les "dissidents" du SNAPAP, conduits par le député Felfoul, que la
direction du SNAPAP entend poursuivre en justice, et dont elle a pour cela
demandé au président de l'Assemblée nationale la levée de l'immunité
parlementaire.

(AP 29.5 / Quotidien d'Oran, El Watan 30.5) Le ministre marocain des
Affaires étrangères Mohamed Benaïssa est arrivé le 29 mai à Alger pour une
visite destinée, selon lui, à "renforcer les relations entre l'Algérie et
le Maroc". Il devait avoir avec son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem
des entretiens pour relancer les groupes de travail installés par les deux
pays, notamment sur les modalités de la réouverture des frontières
terrestres, fermées depuis qu'en 1994 un attentat auquel le Maroc accusait
l'Algérie d'être mêlée a été commis à Marrakech. Les deux ministres ont
également discuté de l'édification de l'"Union du Maghreb Arabe" (UMA), des
relations économiques bilatérales et de "questions internationales
d'intérêt commun" (l'Irak, le proche Orient), mais apparemment pas de la
question du Sahara occidental.


MEDIA

(AFP, Liberté 30.5 / El Watan 31.5) Le journaliste et militant des droits
de l'Homme de Djelfa, Hafnaoui Benameur Ghoul, est incarcéré depuis le 24
mai à Djelfa pour avoir, selon le Syndicat national des journalistes
algérien (qui exige sa "remise en liberté immédiate"), "révélé des abus et
des outrances dont se sont rendus coupables des puissants de la région".
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme
(organisme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits
de l'Homme et de l'Organisation mondiale contre la torture) a également
apporté son soutien à Hafnaoui Ghoul, dont la famille a écrit au président
Bouteflika, pour lui dire notamment que "l'injustice et l'arbitraire sont
des pratiques tout à fait naturelle (à) Djelfa, qu'elles soient l'oeuvre du
Zaïm, du grand chef (...) ou de la famille sacrée", et que Hafnaoui Ghoul
n'a fait que dénoncer cette injustice et cet arbitraire "naturels".
A Bejaïa, un journaliste du "Soir d'Algérie", inculpé de "non-dénonciation
d'un évadé de prison" (un gendarme évadé de la prison de Bejaïa, qu'il
avait interviewé), a été remis en liberté provisoire le 29 mai.

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 30 mai 2004 à Paris
100 DA =
1,16 Euro
1,77 Franc suisse

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"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience"
(René Char)

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#1924 De: mokhtari khaled <troubles@...> (by way of "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>)
Date: Mardi 1. Juin 2004  18:47
Sujet: plainte pour entrave a la liberté syndicale
netchaiev2000
Envoyer un message Envoyer un message
 
aujourd'hui , cela fait un mois que je suis asigné a domicil par le juge
d'instruction du tribunal d'el amria cour de sidi bel abbes , et ce, pour
avoir déposer un préavis de sit in , en ma qualité de président de l'union
national du personnel de la justice affiliée au SNAPAP ? MIS SOUS CONTROLE
JUDICIAIRE , l'assignement a domicil ( résidence surveillée) est une
procédure qui n'est adoptée que par le pouvoir dictateurs , et despotes ,
voila qu'en utilisant mes droits a la libre activité syndicale , j'ai été
avant les présidentielles menacer par le procureur général de la cour de
sidi bel abbes qu'il entamera des poursuites contre ma personne au cas ou
j'exercerais ce droit , maintenant , nous pouvons voir par nos propres yeux
un ministre de la justice qui dépose plainte par tel , et oriente le
magistrat du chef d'inculpation objet de la poursuite INCITATION DIRECTE AU
REGROUPEMENT ainsi je suis menacé par l'aplication d'etre priver des droits
civique et politique mokhtari khaleds président de l'union national du
personnel de la justice SNAPAP

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#1925 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Jeudi 3. Juin 2004  2:37
Sujet: Refus de délivrance d'un passeport à un militant des droits de l'Homme
netchaiev2000
Envoyer un message Envoyer un message
 
Date: Thu, 03 Jun 2004 04:04:41 +0200
To: (Recipient list suppressed)
From: "Salah-Eddine Sidhoum" <salah_sid@...> (by way of
"CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>)
Subject: Refus de délivrance du passeport
Mime-Version: 1.0
Content-Type: text/enriched; charset="iso-8859-1"
X-AntiVirus: checked by Vexira Milter 1.0.6; VAE 6.25.0.3; VDF 6.25.0.66
X-eGroups-Remote-IP: 212.23.249.99


Mes cher(e)s ami(e)s,
Je me permets d'attirer votre honorable attention sur les faits suivants.
  J'avais déposé le 26 janvier 2003 le dossier de renouvellement de mon
passeport à la daïra (sous-préfecture) de Sidi M'Hamed (Alger). A chaque
fois que je me présentais au guichet de cette administration, il m'était
répondu que la fiche de police n'était pas encore revenue de Cavaignac
(police judiciaire). Aujourd'hui, soit plus de quatre mois après le dépôt,
il m'a été répondu par le préposé au guichet de la daïra (sous-préfecture)
que la police judiciaire avait émis un avis défavorable pour la délivrance
d'un passeport sans me donner ni verbalement ni par écrit le motif de ce
refus arbitraire, alors que la loi stipule que l'administration doit
signifier par écrit le motif du refus et ce, un mois après le dépôt du
dossier. En plus de cela, lorsque le préposé de la daïra m'a remis mon
dossier de passeport, j'ai constaté que deux photos d'identité étaient
manquantes, probablement confisquées par la police pour mettre à jour leur
fichier.
Il est clair que ce refus arbitraire de me délivrer ce document de voyage
est en rapport avec mes activités politiques et militantes de défense des
droits de la personne humaine que je continue d'assumer par devoir envers
ma patrie prise en otage par une oligarchie criminelle et corrompue. Je
tiens à préciser que ce ne sont pas ces méthodes staliniennes éculées qui
vont arrêter les hommes libres dans leur combat pour le respect de la
dignité humaine et le droit à l'autodétermination de mes compatriotes.
J'en appelle à toutes les organisations des droits de l'homme et à toutes
les volontés libres de ce monde pour me soutenir dans mon action afin de
recouvrer mes droits et à dénoncer cet arbitraire digne des républiques
bananières.
A toutes et à tous, merci.

Dr Salah-Eddine Sidhoum.
Chirurgien.
Militant des droits de l'Homme.



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"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience"
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#1926 De: "CSSI-Troubles (Pascal Holenweg)" <troubles@...>
Date: Jeudi 3. Juin 2004  21:14
Sujet: 3.6 Bulletin d'information de la CSSI sur l'Algérie
netchaiev2000
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BULLETIN D'INFORMATION SUR L'ALGÉRIE
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Genève, le 3 juin 2004

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ARCHIVES DES BULLETINS PRÉCÉDENTS :
http://groups.yahoo.com/group/CSSI-Algerie

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VIOLENCES

(AFP 1.6) Un militaire et deux gardes communaux ont été tués, et onze
membres de la patrouille des "forces combinées" (armée, gendarmerie, gardes
communaux) blessés dans une embuscade tendue dans la nuit du 30 au 31 mai
entre Theniet El Abed et El-Nawader (w. Batna), dans la Aurès, par un
groupe armé, vraisemblablement du GSPC.

(AP 1.6) Deux membres d'un groupe armé ont été tués le 31 mai à Titmitine
(w. Tizi Ouzou) par l'armée.

(El Watan, Quotidien d'Oran 3.6) Cinq personnes, dont une femme et un
enfant,  et un ou deux policiers, ont été tuées, et cinq autres blessées, à
la kalachnikov par un déserteur de l'armée le 1er juin à Mostaganem. Selon
des témoins, le carnage aurait pour cause le refus de la famille d'une
étudiante d'accepter son mariage avec le tueur. Celui ci a été blessé lors
de son arrestation, après la tuerie.

(El Watan, Le Matin, Quotidien d'Oran 3.6) Deux membres d'un groupe armé
ont été tués dans la nuit du 1er au 2 juin au douar Ouanougha, près de
Chabet ou des Issers (w. Boumerdès) par l'armée. Selon "Le Matin", les deux
hommes faisaient partie de la katibat "El Ansar".

(AFP 2.6 / Le Matin, Liberté 3.6) Au moins dix membres des forces de
sécurité ont été tués, et une quarantaine blessés, le 2 juin dans une
embuscade tendue à un convoi des forces de sécurité par un groupe armé,
vraisemblablement du GSPC, à Tighremt, entre Boulimat et Azzefoun (w.
Bejaïa). L'agence AP et "Liberté" situent l'embuscade à Beni K'sila, "Le
Matin" à Ouadas, entre Boulimat et Faket (ou Saket).


GROUPES ARMÉS

(AP, L'Expression 31.5) Un "émir" d'un GIA de l'est, l'"émir" Fanit, de la
katiba "El Mouahidoune", dont il affirme qu'elle n'avait "aucun lien
organique" avec les GIA de Zotouni et Zouabri, s'est rendu aux autorités,
annonce le quotidien "L'Expression", qui précise que "Fanit" s'est rendu
parce qu'il ne faisait pas l'objet d'une condamnation pour des crimes
contre la population civile, et qu'il a pu regagner son douar, dans la
wilaya de Jijel. "Fanit" a raconté à "L'Expression" que les populations
civiles "ne manifestent plus aucune sympathie" pour les groupes armés, à
qui elles "refusent même l'eau", et que le quadrillage du pays par les
forces de sécurité, y compris les gardes commuinales et les milices (GLD) a
rendu la vie "infernale" aux GIA. Selon lui, plus de trente membres de son
groupe sont morts de maladies entre 1999 et 2003, et il leur arriuvait de
ne pas manger "pendant plusieurs jours". "Le moral de nos hommes est très
bas" et beaucoup d'entre eux "sont au bord du suicide", y compris "les
émirs et leurs proches, qui souffrent d'une misère morale et physique
intolérable" ajoute "Fanit", qui prévoit la reddition de plusieurs GIA
réduits à quelques individus, et conclut : "Nous avons perdu la guerre".

(Le Matin, Liberté 3.6) Successivement donné pour mort, puis prisonnier
d'un groupe armé tchadien, "Abderrazak Le Para", "émir" du GSPC, est
maintenant donné par les uns pour libre, et par les autres pour ayant été
"kidnappé" par des "dissidents" du mouvement tchadien pour la démocratie et
la justice (MDJT). Radio-France internationale (RFI) a annoncé le 2 juin
qu'Abderrazak a été remis en liberté par le  MDJT après versement d'une
rançon de 200'000 Euros, versés par le GSPC, alors que le quotidien
algérois "Liberté" a annoncé le lendemain qu'il a été "kidnappé par un
dirigeant militaire" du MDJT.
RFI annonce que le GSPC a versé une rançon pour récupérer son "émir", qui
aurait regagné la région de Djanet dans le sud algérien, après que le
gouvernement algérien, et les gouvernements allemand, malien, libyen et
nigérien, aient refusé de "récupérer" Abderrazak, contre rançon ou non.
Mais RFI annonce également que la Libye aurait tenté de le "récupérer" pour
lui extorquer des informations sur les liens entre les islamistes libyens
et la Qaeda, et l'Allemagne pour le poursuivre pour l'enlèvement, dont il
serait responsable, de 32 touristes européens dans le sud algérien en 2003.
Le chef du service de politique internationale à RFI, Richard Labévière,
s'appuie sur différentes sources algériennes, "notamment des sources
militaires", pour affirmer que des contacts avaient été pris entre le MDJT
et les autorités algériennes pour la "livraison" d'Abderrazak, mais que ces
contacts n'ont pas abouti, d'abord parce qu'"il est absolument illégitime
qu'un Etat négocie avec un mouvement rebelle d'un pays voisin" comme le
MDJT (l'Algérie ne s'est pourtant pas privée de contacts, pour user d'un
euphémisme, avec le Front Polisario, en lutte contre le Maroc), ensuite
parce qu'aucune médiation (libyenne ou nérienne, par exemple) n'a pu être
trouvée. Quant à la rançon versée par le GSPC pour récupérer son "émir", il
pourrait s'agir d'une partie de celle (de 5 millions d'Euros, selon des
sources fiables) versée par l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse pour
récuprer leurs touristes enlevés par le même Abderrazak en 2003.
De son côté, "Liberté" cite des "responsables" du MDJT qui déclarent
qu'Abderrazak, deux autres islamistes et huit membres du MDJT se trouvent
"dans une zone montagneuse" sous contrôle du mouvement, qui espère
récupérer sesb prisonniers pour les transférer en Algérie.
Par ailleurs, Richard Labévière affirme qu'une "petite base" américaine
"existe bel et bien au sud de Tamanrasset", en Algérie, avec pour fonction
d'"épauler les armées de la région sahélienne, notamment celles du Mali et
de la Mauritanie, dans leur lutte antiterroriste".


POLITIQUE

(Liberté 2.6) La Commission parlementaire (de l'Assemblée populaire
nationale) de la Défense nationale a rejeté le 1er juin, pour
irrecevabilité judirique (et non justification politique) la proposition de
levée de l'état d'urgence déposée par les groupes parlementaires du Parti
des Travailleurs, d'Islah et du MSP. Pour les auteurs de la proposition,
c'est l'état d'urgence prolongé "pour une durée indélterminée" qui est
contraire la Constitution. Pour la commission, "le temps de la levée de
l'état d'urgence n'est pas encore arrivé" et "le peuple algérien n'a pas
souffert de l'état d'urgence".

(AP 3.6) Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Karim
Younès, a annoncé sa démission le 3 juin, à l'ouverture de la séance des
questions au gouvernement. Karim Younès, dont la démission était attendue
depuis des semaines, a annoncé qu'il avait pris la décision de démissionner
de son poste de président de l'Assemblée nationale le 10 avril, deux jours
après la réelection d'Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la
République. Karim Younès ne soutenait pas Abdelaziz Bouteflika mais Ali
Benflis, candidat (et secrétaire général) du FLN, qui n'a obtenu que 7 %
des suffrages selon les résultats officiels.

(El Watan 2.6 / Liberté 3.6) A l'instar de plusieurs autres organisations
issues de l'ancien système de partu unique, l'Union nationale des paysans
algériens (UNPA) est traversée par un conflit entre les anciens partisans
d'Ali Benflis et ceux d'Abdelaziz Bouteflika. Les "bouteflikistes", avec à
leur tête le Secrétaire national à l'organisation de l'UNPA Salah Gaïd,
s'opposent aux "benflistes" conduits par le Secrétaire général de
l'organisation, Mohamed Alioui, et entendent organiser un congrès de l'UNPA
pour consacrer le retrait de confiance au Secrétaire général et nommer une
nouvelle direction. Salah Gaïd accuse en outre Mohammed Alioui de dilapider
les ressources de l'organisation, de détourner des logements destinés aux
victimes du terrorisme et d'accorder des emplois fictifs (mais avec des
salaires réels) à des membres de sa famille.
Au sein du FLN, la préparation du congrès de "redressement" se poursuit. Le
chef de file des "redresseurs" (bouteflikistes), le ministre des Affaires
étrangères Abdelaziz Belkhadem, prendrait la présidence de la commission de
préparation du "huitième congrès-bis" du FLN, et un représentant de
l'ancienne direction, "Benfliste", Salah Goudjil, la vice-présidence.

(Liberté, El Watan 2.6) Le Comité national des libertés syndicales (CNLS),
formé par huit syndicats autonomes*, dénonce les atteintes répétées aux
libertés syndicales en Algérie et les "pratiques de déstabilisation" de
plusieurs syndicats, dont le SNAPAP. Pour le coordinateur de la CNLS, Tahar
Besbès, "le pouvoir veut revenir à la situation d'avant 1989 en s'attaquant
à un syndicat légal reconnu par les lois sociales de notre pays" (le SNAPAP
fait en effet l'objet d'une tentative de "putsch" interne, qui a conduit
des "dissident" à organiser un congrès parallèle et à nommer une direction
(bureau exécutif) contre la direction actuelle du syndicat). "Chaque fois
qu'un mouvement syndicat tend vers l'autonomie, il est déstabilisé pour
être domestiqué", constate le représentant du CNES, Farid Cherbal. Le CNLS
annonce une action commune de protestation, dont la forme et la date seront
décidées ultérieurement.
Une enquête parlementaire vient en outre d'être relancée, après cinq mois,
sur le refus opposé par le ministère du Travail à l'agrément en tant que
syndicat du Conseil national autonome des professeurs du secondaire
(CNAPEST), alors que la loi algérienne n'exige nullement qu'un syndicat
soit agréé comme tel par les autorités, mais uniquement qu'il soit
"enregistré" (la convention de l'OIT sur la liberté syndicale prescrit
d'ailleurs qu'une organisation syndicale doit être reconnue comme telle
après le dépôt d'une simple "déclaration" auprès de l'autorité compétente,
ce qui n'accorde nullement à celle-ci la possibilité de refuser cette
reconnaissance.
*CLA, CNAPEST, SNAPAP, CNES, CNPDSM, SNPMASM, SNPSSP et SNPSP


ECONOMIE

(Quotidien d'Oran 3.6) 164 travailleurs sous contrat avec le groupement
Berkine (Sonatrach-Anadarko, détenue à 51 % par Sonatrach) risquent d'être
licenciés à l'expiration de leur contrat, le 30 juin,  dans la wilaya de
Ouargla en application d'une circulaire du Premier ministre Ouyahia gelant
les activités des sous-traitants de l'emploi (sociétés mettant à
disposition du personnel); les licenciés devraient être remplacés par du
personnel originaire de la région. 460 travailleurs recrutés par des
sociétés de sous.traitance de l'emploi travaillent pour le groupement
Berkine, sont menacés de licenciement et ont dénoncé dans une lettre au
Premier ministre "la ségrégation régionaliste" dont ils sont ou risquent
d'être victimes. Ils dénoncent également une "mauvaise interprétation des
textes", la circulaire du Premier ministre gelant les sous-traitants qui
prévelevaient commissions et pourcentages sur les salaires des travailleurs
qu'ils faisaient engager, mais ne demandant pas le licenciement de ces
travailleurs. Les quatres principales sociétés de sous-traitance concernées
dans la wilaya de Ouargla y ont fermé leurs portes, et c'est l'agence pour
l'emploi, l'ANEM, qui avaient repris les contrats d'embauche de "leurs"
travailleurs. De violentes émeutes avaient éclaté à Ouargla, où les
chômeurs de la région protestaient contre l'embauche de travailleurs venus
du reste du pays alors qu'eux-mêmes ne trouvaient pas de travail.


SOCIÉTÉ

(Le Matin 2.6) Le projet de loi révisant le Code de la Famille en vigueur
depuis 1984 devrait être "prochainement" soumis à débat à l'Assemblée
nationale, annonce "Le Matin". Ce projet ne remet pas fondamentalement en
cause le code, mais lui apporte plusieurs modification destinées à
améliorer le statut juridique de la femme, notamment en cas de divorce
(attribution du logement à qui obtient la garde de l'enfant, notamment).

(AP 2.6) L'évêque catholique de Laghouat, Michel Gagnon, responsable des
communautés catholiques du sud de l'Algérie, est décédé le 1er juin d'une
crise catholique à El Bayadh. Ne nationalité canadienne, Michel Gagnon
avait auparavant été évêque de Dibouti et avait dirigé l'Institut d'études
arabes et islamiques de Rome.


DROITS DE L'HOMME

(Le Matin, Liberté, El Watan 2.6) Des avocats de manifestants arrêtés après
les émeutes de Tkout, en mai, ont dénoncé dans une conférence de presse le
1er juin des actes de violence et de "torture" perpétrés par les forces de
police et de gendarmerie sur 26 personnes arrêtées et mises en détention.
Un jeune homme avait en outre été assassiné parla garde communale (qui
l'avait présenté comme un "terroriste"), ce qui avait déclenché les émeutes.
Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de
protection des droits de l'Homnme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a réagi aux
accusations de torture portées contre des éléments des forces de police et
de gendarmerie après les émeutes de Tkout, dans les Aurès, et leur
répression, en estimant qu'il n'y a pas de cas avérés de torture, mais des
cas confirmés de violence. Farouk Ksentini propteste contre l'utilisation
de la violence par les services de sécurité à l'encontre de citoyens, "et
encore plus lorsque cette violence est accentuée jusqu'à arriver à la
torture". Cependant, la CNCPPDH ne s'est pas, ou pas encore, saisie de ces
cas, précisément parce qu'ils ne sont pas encore "avérés" : "nous voulons
éviter d'intervenir de manière intempestive dans les enquêtes préliminaires
de la police et de la gendarmerie", explique Farouk Ksentini, qui invite
les personnes victimes de violence, voire de tortures, à s'adresser à sa
commission.

(Corr 2.6) Le médecin et militant des droits de l'Homme Salah Eddine
Sidhoum s'est vu refuser la délivrance d'un passeport, sur avis de la
police judiciaire, mais sans que le motif de ce refus ne lui soit
communiqué. Pour Salah Eddine Sidhoum, "Il est clair que ce refus
arbitraire (...) est en rapport avec (ses) activcités politiques et
militantes de défense des droits de la personne humaine".

(El Watan 2.6) Un membre d'un GIA, Mohamed Rouabhia, dit "Le Manchot", a
été condamné à mort le 1er juin par le tribunal criminel de Guelma pour
"constitution de groupe terroriste armé, adhésion à groupe terroriste,
détention d'arme prohibée et de munitions de guerre et meurtre avec
préméditation". "Le Manchot" admettait avoir rejoint les rangs des GIA en
1994, mais niait les crimes dont il était accusé.


MEDIA

(Le Matin 2.6)  Dans un entretien au "Matin", le président de la Commission
nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme
(CNCPPDH), Farouk Ksentini, estime que "la mise en détentin prévisoire du
journaliste Benamar Hafnaoui ne s'imposait pas", et ajoute qu'il n'admet
pas "qu'on envoie un journaliste en prison pour ce qu'il a écrit".

Pétition pour Hafnaoui Ghoul
Hafnaoui Ghoul, journaliste et représentant de la Ligue algérienne pour la
défense des droits de l'Homme (LADDH) dans la wilaya de Djelfa, est
incarcéré depuis le 24 mai 2004, et ce, suite à une plainte déposée par le
wali qui l'accuse de diffamation.
La mise en détention de Hafnaoui, c'est aussi la mise en marche de la
répression pour « bâillonner » la liberté d'expression pour laquelle des
dizaines de journalistes se sont sacrifiés. Mobilisons-nous donc pour la
libération de Hafnaoui Ghoul et pour la défense des droits de l'Homme.

Premiers signataires
Lotfi G. (journaliste), Oussama Wahid (journaliste), Telil Bellekhal
(journaliste), Tellal Dif (journaliste), Harfouche Djillali (journaliste),
Benderrah Ahmed (élu APW), Amara Ahmed (élu APC), Massoud Alliouet (FLN),
Makhlouf Mokhtar (député), Djamel Mekaoui (correspondant), Ghaouli Chaouli
(P. association), Fayçal Métaoui (journaliste El Watan), Smaïl K.
(journaliste El Watan), Ali Benyahia (journaliste El Watan), Omar
Belhouchet (El Watan), Rédha Bekkat (journaliste El Watan), Ali Bahmane
(journaliste El Watan), Nabila Amir (journaliste El Watan), Malika Taghlit
(photographe El Watan), Amine Lotfi (journaliste El Watan), Amar Hamiche
(journaliste El Watan), Ahmed Benchabane (journaliste El Watan), Tayeb
Belghiche (journaliste El Watan), S. Bensalem (journaliste El Watan),
Nassima Chabani (journaliste El Watan), Ancer Ahmed (journaliste El Watan),
Guissem Ali (journaliste El Watan), Aït Laceb Chabane (journaliste El
Watan), Hamid Tahri (journaliste El Watan), Mourad Slimani (journaliste El
Watan), Abdelkrim Mekfouldji (El Watan), Hakima Hebib (journaliste El
Watan), Ahcène Aït Saïdi (journaliste El Watan), Amel Y. (collaboratrice El
Watan), Sedik Nawal (agent de saisie), Benbekhti Abdelhak (El Watan),
Benbakhti Souad (comptable), Mimoun Amel (aide comptable), Benaziez Nora
(assistante publicité), Abdelkrim Benyacoub (photographe), Boutlelis Rachid
(journaliste), Bereksi Souad (journaliste), Benachour Chafik (infographe),
Feham Lokman (dessinateur de presse), H. Bellagha (journaliste), R. Lydia
(journaliste), S. Araslan (journaliste), A. Boussaïd (journaliste), L.
Boumalit (journaliste), Ahmed Yechkour (journaliste), Ali Djerri (El
Khabar), Mahmoud Belhimer (journaliste El Khabar), Iouanoughène Mohamed
(journaliste El Khabar), Senadjki Athmane (El Khabar), Chawki Madani (El
Khabar), Youcef Rezzoug (journaliste Le Matin), Khadidja Chouit
(journaliste Le Matin), Saïda Azzouz (journaliste
Le Matin), Ghania Khelifi (journaliste Le Matin), Rachid Mokhtari
(journaliste Le Matin), Amel Salhi (iconographe Le Matin), Nadir Bensebaa
(journaliste Le Matin), Yousfi Lyèce (Le Matin), Tarzalt Tahar (Le Matin),
Abdelli Malika (Le Matin) Mohamed Benchicou (Le Matin).

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* COURS (officiel et approximatif) DU DINAR ALGÉRIEN le 2 juin 2004 à Paris
100 DA =
1,16 Euro
1,77 Franc suisse

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